00:00Que nous avons vu, c'est la conséquence de 50 années de vie politique.
00:05Vous parliez des commerçants, justement, est-ce que vous allez aller les rencontrer, ces commerçants ?
00:08Vous étiez avec eux un petit peu plus tôt.
00:09Quel est le problème, monsieur ?
00:11Bonjour, monsieur, mais vous n'êtes pas obligé de m'agresser ?
00:14On peut échanger avec courtoisie.
00:17Je vous ai vu, vous vous en parlez, je ne suis même pas sûr que vous soyez allés les voir.
00:20Je vous ai une posture, je ne vous ai pas vu, j'étais depuis ce matin.
00:23On le fait discrètement, mais c'est très bien pour vous, cher monsieur.
00:25Un peu, mais vos amis hier ont ravagé les rues de Paris.
00:30Vos amis hier, monsieur, ont ravagé les rues de Paris.
00:35Et à cause de vos amis, il y a des commerçants, à cause de vos amis, cher monsieur,
00:40il y a des commerçants qui ont les larmes aux yeux ce matin.
00:43Non, non, mais je n'attise rien du tout, monsieur.
00:45C'est vos amis et votre mouvance politique, cher monsieur,
00:49qui hier s'est illustrée dans les rues de Paris
00:51et qui fait qu'il y a des milliers de commerçants, cher monsieur,
00:54qui ont les larmes aux yeux.
00:55Maintenant, je suis parlementaire, j'ai le droit d'apporter mon soutien à la police,
00:59que vous méprisez et que vous insultez en chaque circonstance.
01:01Je vous remercie.
01:02Est-ce que, comme Marie-Po Delier et d'autres responsables politiques,
01:04vous appelez, vous aussi, à la démission de Laurent Nunez ?
01:08Mais manifestement, le dispositif policier a été sous-dimensionné.
01:14Donc, je laisserai le son au ministre de l'Intérieur de rendre des comptes.
01:17Mais lorsqu'on entend le maire de Marseille,
01:20qui manifestement n'est pas de mon obédience politique,
01:23expliquer qu'il n'avait qu'une seule compagnie de CRS pour l'intégralité de la ville,
01:27je crois qu'on peut dire que les forces de sécurité intérieure n'ont pas eu suffisamment de moyens.
01:31Et la réalité, c'est qu'on paye des décennies de désarmement de notre police,
01:35de désarmement sécuritaire, de désarmement psychologique et de désarmement juridique de notre policier.
01:40Donc, nous incarnons, je le crois, aujourd'hui, dans les positions que nous exprimons,
01:44la France de l'ordre.
01:46Et l'urgence, la priorité absolue dans notre pays, c'est le rétablissement de la sécurité,
01:51c'est le rétablissement de l'ordre et c'est le soutien indéfectible à nos forces de l'ordre.
01:56Aujourd'hui, nous avons vu, et je crains que nous continuions à avoir dans les prochains jours et dans les
02:01prochaines semaines,
02:02une alliance mortifère entre l'extrême-gauche, dont la branche armée hier s'est illustrée dans les rues de Paris,
02:09et des pillards de banlieue qui sont venus pour...
02:13Bonjour, je suis avocat pénaliste.
02:16Qui sont venus...
02:19Qui sont venus...
02:21Oui, je dénonçais la violence de l'extrême-gauche,
02:24mais le climat que fait peser aujourd'hui l'ultra-gauche est dans des conditions difficiles.
02:29Oui, ce qui est intéressant, c'est que le Rassemblement national fait le tour des commissariats
02:33pour vérifier si les policiers vont bien.
02:35L'extrême-gauche fait le tour des commissariats pour vérifier si les casseurs
02:39qui ont jeté des mortiers et des cocktails Molotov sur les forces de sécurité intérieure vont bien.
02:44Donc, encore une fois, il va effectivement falloir que les responsables politiques choisissent leur camp.
02:49Et je crains que M. Mélenchon et que l'ensemble de ses amis,
02:53dont certains sont venus m'interpeller ici avec beaucoup de violence,
02:56soufflent sur les braises.
02:57Et qu'on a aujourd'hui des mouvements politiques qui veulent la guerre civile dans notre pays.
03:01Or, moi, je ferai toujours tout pour l'empêcher.
03:03Qu'est-ce que vous attendez ce soir de la prise de parole d'Emmanuel Macron ?
03:08Qu'il demande pardon et qu'il s'en aille.