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  • il y a 7 heures
À l'occasion de leur 60e anniversaire, les Archives nationales d'Outre-mer (ANOM) ouvrent davantage leurs portes au grand public et rappellent leur mission essentielle : celle de conserver, transmettre et permettre à chacun de se saisir de cette histoire singulière et plurielle.
L'exposition « Colonies. Des sources pour comprendre » permet de mieux comprendre ce que les fonds des ANOM révèlent de l'histoire coloniale française.

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Transcription
00:00Est-ce que vous savez qu'il existe un lieu qui conserve toutes les archives des anciennes colonies françaises ?
00:05Et oui, ça existe. Ce lieu, c'est celui-ci, les ANOM.
00:09Les ANOM, c'est l'acronyme d'Archives Nationales d'Outre-mer.
00:12C'est un service du ministère de la Culture qui est installé depuis sa création en 1966,
00:18c'est-à-dire il y a 60 ans aujourd'hui, à Aix-en-Provence, au cœur du campus.
00:21C'est un centre d'archives original, puisqu'il a un statut de service à compétence nationale.
00:27Mais pourquoi d'Outre-mer ? Parce que dès l'origine, il y a 60 ans, ce service a eu
00:31pour vocation de conserver et de communiquer
00:34les archives de la présence coloniale française Outre-mer, c'est-à-dire les archives produites dans le cadre de
00:40la colonisation.
00:41Il s'agit du premier empire colonial, dont les Antilles, ou du second, jusqu'à la décolonisation.
00:46Il faut comprendre cette appellation Outre-mer comme à l'extérieur de la métropole ou de l'Hexagone.
00:57Aujourd'hui, au sein de la République française, que d'anciennes colonies qui ont accédé au statut d'État indépendant.
01:03Aux archives nationales d'Outre-mer, on trouve 38 kilomètres linéaires de documents.
01:08Une tablette comme celle qui est derrière moi représente un mètre linéaire.
01:12Donc il faut imaginer que tout milieu tabou représente la distance qui nous sépare d'ici,
01:17Aix-en-Provence, de la mer Méditerranée.
01:20Rosanome, on trouve une grande variété de documents.
01:22D'abord des archives comme il y en a derrière moi, sous forme de registres.
01:25On trouve notamment pour les Antillais ce que l'on appelle les archives issues du triplicata,
01:30c'est-à-dire le troisième exemplaire des documents qui ont été jugés comme les plus importants à recopier en
01:37triple.
01:37Et donc ce triplicata était envoyé en métropole, d'abord à Versailles, puis à Paris.
01:43Il y a aussi des registres de notaires.
01:46On trouve aussi une importante bibliothèque avec plus de 120 000 ouvrages ou encore 60 000 photographies.
01:52C'est d'autant plus important de les conserver et de les communiquer au public.
01:57Cette période est singulière, souvent pénible et difficile.
02:01Et tout simplement parce que ces archives sont des preuves de droit qui sont régulièrement sollicitées auprès de nous
02:05pour permettre aux usagers de les faire valoir devant tout type de démarche.
02:10Notre rôle qui est celui de tout archiviste est avant tout un rôle de transmission.
02:15Et ici, on a vraiment une attention toute particulière sur cette dimension que l'on essaye d'accomplir par tout
02:23un tas de moyens,
02:24qu'il s'agisse de notre salle de lecture, de notre site internet ou de notre exposition permanente.

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