- il y a 20 heures
Mobilisation du 17 : la colère monte ! Le chaos en France !
Par Aldo Sterone
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NewsTranscription
00:00Mes amis, bien le bonjour. Le décor de cette vidéo va vous rappeler une scène du film
00:04Le Père Noël est une ordure où t'as Thierry l'Hermite qui est assis sur un sofa
00:10et son costume a exactement la même couleur du sofa.
00:14C'est que par hasard que ma chemise matche complètement le rideau.
00:20Je n'ai pas, compte à moi, un penchant particulier pour cette couleur.
00:23Aujourd'hui, je viens vous parler de ce qui est en train de se passer en France.
00:26Je vais regarder les images, c'est littéralement une, j'avais presque envie de dire une intifada.
00:31C'est des scènes, des scènes terribles, mais des scènes malheureusement qui étaient prévisibles,
00:37qui étaient écrites il y a extrêmement longtemps, il n'y a rien de nouveau vraiment.
00:41Et quand je vois ce que les manifestants réclament, bien sûr les manifestants réclament...
00:46Allez, je vais résumer. Si je suis brutal en un seul mot, réclame plus d'État.
00:50Ça signifie, ils demandent à l'État, je veux plus de profs, certains veulent une meilleure retraite,
00:56d'autres veulent un travail, d'autres veulent une subvention, d'autres veulent qu'on rénove leur hôpital, leur lycée
01:03ou autre.
01:04Et tout ça appelle à plus d'États, plus de dépenses étatiques.
01:08Maintenant, le problème, c'est que l'État français, ça fait très longtemps qu'il vit sur la carte de
01:11crédit.
01:12Donc il est extrêmement endetté.
01:14Et aujourd'hui, il arrive un moment où le poids de la dette, rien que les intérêts,
01:20vont coûter plus cher que, par exemple, un ministère comme celui de l'Éducation.
01:24Ça signifie, la France se retrouve à payer plus pour rémunérer le capital,
01:29pour, en réalité, payer les intérêts des dépenses d'hier,
01:34des dépenses qui ont été faites pour certaines, peut-être sous Chirac ou sous Sarkozy ou autres.
01:40Et aujourd'hui, il est temps d'en payer les intérêts.
01:45L'autre problème aussi avec la dépense française,
01:49c'est que la plus grande partie de ces dettes n'ont pas été contractées pour être investies
01:55dans quelque chose qui peut donner un retour.
01:59En fait, ça a été investi plutôt, ou dépensé, en frais de bouche, en aide sociale,
02:04distribué à l'étranger, parti en fraude,
02:07parti dans les poches des commencaux de la République.
02:11Donc, quand tu regardes, c'est un petit peu, si je veux donner l'exemple d'un patron d'entreprise,
02:16imagine un patron d'entreprise qui va s'endetter, endetter sa boîte.
02:20Il peut s'endetter pour acheter plus de machines, par exemple,
02:23ouvrir une nouvelle unité de production, tout ça.
02:25Donc ça, il y a une chance que cet investissement puisse, à un moment donné,
02:31donner ses fruits et justifier le prêt initial.
02:33D'accord ? Ça, c'est bien.
02:34Mais imagine une entreprise, on le voit souvent d'ailleurs,
02:37imagine des entreprises qui s'endettent pour payer des bonus, tu vois ?
02:41Donc, des bonus à la direction.
02:43Ce qui fait que l'argent qui a été emprunté va partir, effectivement,
02:47en voiture de sport, en yacht, en voyage, en frais d'hilaire.
02:51Et en fait, c'est un argent qui ne va rien rapporter.
02:54Mais qui sera quand même à la charge de l'entreprise.
02:57C'est exactement la situation où se trouve la France aujourd'hui.
03:00Alors, si on regarde l'évolution du capitalisme d'État français,
03:04ou ce que j'appelle des fois le capitalisme de connivence,
03:07en fait, si tu vois, il a eu une phase montante, ce qu'on a appelé les 30 glorieuses.
03:12Donc, c'est la phase montante, montante, montante.
03:14À ce moment-là, il a fait beaucoup d'argent.
03:16Tout simplement, il a surfé sur une guerre où tout était détruit,
03:20tout était à pourvoir, n'est-ce pas ?
03:22Donc, il y avait encore un marché vierge.
03:24Enfin, il n'était pas vraiment vierge.
03:26Il a été rendu vierge par les bombardements, par la destruction, tout ça, 39-45.
03:31Et donc, ce qui se passe, c'est que cette guerre, je disais,
03:36elle a arrêté à la période, tu vois, elle a arrêté un creux économique,
03:41la Grande Dépression de 1929, qui s'est arrêtée nette en 39, 10 ans plus tard.
03:46Parce que, tout simplement, il y a la guerre, et les guerres sont bien connues
03:49pour arrêter les Grandes Dépressions, pour régler les problèmes bancaires et tout ça.
03:53Donc, elles ont du bon là-dedans.
03:56Il ne faut pas regarder seulement les batailles, les drapeaux, tout ça.
04:01Il faut regarder plutôt aussi comment la Grande Finance vit les guerres.
04:05Et en général, elle y vit très bien.
04:08Et donc, je disais, les 30 glorieuses, tu as un capitalisme qui fait beaucoup d'argent.
04:11À ce moment-là, qu'est-ce qu'il fait ?
04:13Il va lâcher à la population.
04:14Il va leur lâcher, il te laisse tomber un micro-ondes, une Renault 5, une Renault 4.
04:21Il va te laisser tomber une de chevaux, tu vois, te donner de la retraite,
04:26te permettre de passer des vacances au soleil, tout ça.
04:28Donc, en réalité, c'est un moment où il est sur la pente ascendante,
04:35et donc il a un excédent qui va te lâcher, tu vois.
04:38Mais en réalité, ça ne correspond pas,
04:40mais il ne faut pas croire que ça correspond à ses penchants naturels à l'intérieur.
04:43Alors, c'est plutôt quelque chose qu'il fait pour acheter la paix, n'est-ce pas ?
04:48Parce qu'il n'hésite pas, quand il a la dominance entière,
04:53de faire travailler des enfants, de faire bosser des gens dans des conditions d'esclavage, etc.
04:59Donc, sincèrement, il n'est pas là pour donner des micro-ondes et des voitures de petites cylindrées.
05:03Donc, en tout cas, une fois que les choses se retournent,
05:08et les choses malheureusement sont retournées,
05:10le système économique rentre dans sa pente descendante.
05:14Et quand il est dans sa pente descendante, il va prendre tout, il va tout prendre.
05:19Le fourmicron, la voiture, d'ailleurs, regarde, le parc automobile français n'a jamais été aussi vieux.
05:25Les voitures ont dépassé, ont atteint littéralement les 10 ans d'âge en moyenne.
05:28Jamais on n'a vu des chiffres pareils.
05:30Donc, il te reprend la voiture, il te reprend la médecine, il te reprend ta retraite.
05:38Et j'ai envie de dire, il te reprend jusqu'à ta dignité.
05:41Si tu regardes en France, aux Etats-Unis par exemple,
05:45où ils vivent un petit peu cette pente également,
05:48il y a, j'avais vu un chiffre assez ahurissant, je crois à peu près,
05:5210% des femmes américaines qui vont de leur charme sur des plateformes en ligne.
05:56Et quand tu te dis que c'est grosso modo,
06:01ce 10% au niveau de la population, en réalité,
06:04est principalement formé de la jeune génération,
06:07tu réalises qu'au sein de la jeune génération,
06:09si on ne regarde que celle-ci maintenant,
06:11on est sur des chiffres beaucoup plus élevés.
06:14On est peut-être à 20 ou 30 ou quelque chose comme ça,
06:16ce qui est énorme.
06:18Et là, on va arriver justement à la jeunesse.
06:20On va arriver à la jeune génération par ce moyen.
06:23En fait, il faut savoir une chose.
06:25On avait une règle économique en Europe qui semblait ne pas se démentir,
06:29mais maintenant, elle s'est démentie.
06:31C'est que chaque génération était plus riche que la précédente.
06:35Chaque génération était mieux que la précédente.
06:37Quelque part, ça permettait par exemple cette inflation,
06:41ou j'ai envie de dire hyperinflation, sur l'immobilier.
06:44Parce que beaucoup de personnes, genre,
06:47tu as des fois un couple, ils sont jeunes dans les années,
06:50mettons, 80, ils achètent une maison pour l'équivalent,
06:53allez, 2500 euros,
06:56elles se valorisent, elles se valorisent, elles se valorisent,
06:58arrivent 2010, ils la vendent pour, voilà, 400 000, etc.
07:02Tu vois, ils ont fait, c'était à leur époque,
07:05c'était le bitcoin de cette époque-là.
07:07Les gens, ils achetaient un domicile, vivaient dedans,
07:10ils vieillissaient, ils se dégradaient,
07:13voilà, les chiottes étaient bouchées,
07:16les interrupteurs ne marchaient pas,
07:17mais malgré tout, ils le vendaient 20 fois sa valeur initiale.
07:22Ceci exigeait, attention,
07:24exigeait que la nouvelle génération à laquelle ils vendent ce bien
07:28soit en mesure de l'acheter.
07:30Aujourd'hui, par exemple,
07:31pourquoi on assiste à un effondrement immobilier en France,
07:34au Royaume-Uni et tout ça ?
07:36Eh bien, tout simplement parce que les nouvelles générations
07:38ne sont pas en mesure d'acheter, tu vois.
07:40Donc là, c'est parce qu'elles sont pauvres.
07:43Elles sont pauvres parce qu'elles n'ont pas de travail,
07:45elles n'ont pas de perspective,
07:46elles vivent dans un monde, tu vois,
07:48elles reçoivent des leçons de la part de gars de 60 ou de 70 ans
07:52qui leur disent, ouais, vous n'avez qu'à vous lever le matin
07:54et travailler comme nous à notre époque.
07:57Sincèrement, je vais te dire un truc.
07:59Si aujourd'hui, tu avais 20 ans à leur époque
08:03et que tu as vécu, mettons,
08:05que tu es né dans les années 60,
08:06si tu as grandi durant ces années-là,
08:07si aujourd'hui on te transforme,
08:09on te donne 20 ans à cette époque-là,
08:11tu serais bouffé par les chiens, d'accord ?
08:13Tu serais SDF, je te donne une semaine,
08:16je te donne une semaine, t'es fini à la pisse, tu vois.
08:18Ils vivent le niveau VIP, le niveau Jedi,
08:23les mecs, ils ont unlocké,
08:24dans le jeu, ils ont unlocké un niveau caché,
08:27tu vois, avec un degré de difficulté
08:29qui n'est pas de ce monde.
08:31Donc, tu vois, il n'y a rien qui marche pour eux, d'accord ?
08:35C'est aussi une génération, il faut le retenir.
08:37Aujourd'hui, ils ont allé 17 ans, 18 ans,
08:41il y a 6 ans, ils avaient 11 ans, ils avaient 12 ans, d'accord ?
08:45Et puis, c'est des enfants qui ont été privés de scolarité,
08:49c'est des enfants qui ont été masqués,
08:51tu vois ce que je veux dire ?
08:52C'est des enfants qui ont été privés de contact humain, d'accord ?
08:55Alors bon, peut-être que pour beaucoup,
08:58ils s'en rappellent à peine,
09:00mais n'empêche, psychologiquement, c'est brutal.
09:03Moi, ma fille, je vais te dire un truc,
09:06moi, ma fille, quand elle apprenait à marcher,
09:10c'était durant cette période funeste du Covid,
09:13et j'ai mon téléphone, je peux prendre mon iPhone et te montrer,
09:17elle a tout plein de photos de cette époque,
09:19parce que je l'ai prise en photo, c'est ses premiers pas,
09:21les fois où elle commençait à courir, à être stable et tout ça,
09:25c'est dans un cimetière.
09:27J'ai des centaines de photos de ma fille, un gros bébé,
09:33courant entre les pierres tombales,
09:35tout simplement parce qu'à l'époque, c'était le confinement,
09:38la fermeture, tout ça, il n'y avait qu'un seul endroit,
09:41n'est-ce pas, qui était disponible pour nous,
09:43pour sortir, c'était le cimetière.
09:45Donc voilà, elle a eu des souvenirs d'enfance dans les cimetières.
09:49Donc tu imagines, quand ils ont connu cette ville-là,
09:52ils ont la rage, il ne faut pas s'étonner qu'ils aient la rage à un moment donné.
09:58Aujourd'hui, là, ils veulent qu'eux aussi,
10:02c'est normal, ils ont des aspirations, ils ont des attentes,
10:06le problème, ils arrivent dans un pays qui est fauché.
10:08Et il y a aussi un degré mettant d'injustice également.
10:13Et ça, c'est terrible parce qu'ils disent,
10:16bon d'accord, on paye beaucoup d'impôts,
10:19nos parents payent beaucoup d'impôts, tout ça, d'accord, on comprend.
10:22Et la France est le champion, le champion de l'impôt, littéralement.
10:26Moi, regarde, j'ai les cheveux gris,
10:29aussi loin que je me rappelle,
10:31la France crée un nouveau prélèvement par semaine.
10:33Je ne sais pas combien de centaines de prélèvements ils sont aujourd'hui,
10:36mais littéralement, chaque semaine, chaque dix jours,
10:38tu as quelqu'un qui arrive avec un prélèvement.
10:40Le dernier en date, c'était, on veut prélever sur le trafic Internet,
10:43sur la quantité de data qui circule sur Internet.
10:47Je vais dire, au moins le gars qui est,
10:50quand en commerce, tu as un racketeur qui débarque,
10:54à la rigueur, je dis à la rigueur,
10:55tu peux t'entendre avec lui pour une somme unique,
10:58tu lui payes et puis il part, il te laisse tranquille jusqu'au mois prochain.
11:01Et en plus, lui, le gars qui vient prélever de cette manière-là,
11:05à la rigueur, il te dit qu'il va te protéger,
11:07il va vraiment te protéger.
11:08Parce que si tu le contactes, tu lui dis,
11:10oui, il y a quelqu'un qui est venu me demander encore de l'argent,
11:12il va te dire c'est quoi, quoi, il ressemble,
11:14quelle tête il a, je m'en occupe.
11:15D'accord ? Au moins, il te protège.
11:17Tu n'as pas d'insécurité dans un cadre pareil.
11:20Alors qu'avec l'État français,
11:22c'est tout le temps, chaque fois que tu penses
11:24que tu t'es saigné à blanc,
11:25que tu as tout donné, qu'il ne te reste plus rien,
11:28que tu es obligé d'envoyer tes enfants avec des chaussures,
11:31tu aurais bien aimé les remplacer parce qu'elles sont trop petites,
11:33mais tu ne le fais pas.
11:34Tu as des lunettes qui sont rafistolées,
11:36mais tu te dis, bon, ça coûte, j'attends encore.
11:39Parce que tu as un État gloutant,
11:41tu as un État gourmand, obèse,
11:43qui prend, qui prend, qui prend.
11:44Mais en fait, il ne se contente pas.
11:46Il ne se contente pas.
11:47Il n'y a rien, il n'y a aucune quantité d'argent
11:49qui l'engloutit,
11:50où il va se dire,
11:51est-ce que ce peuple-là,
11:53on ne les a pas suffisamment mis à l'esclavage,
11:55est-ce qu'on ne les a pas suffisamment écrasés,
11:58et on va les laisser respirer un peu,
12:00on va peut-être les lâcher un petit peu.
12:01C'est vrai que, je me rappelle à l'époque de Sarkozy,
12:04il s'est déplacé un jour vers un salon,
12:09et ils avaient payé 50 000 euros pour des toilettes,
12:11pour des chiottes qu'il n'a même pas utilisées,
12:13parce que M. le Président est par là et par là.
12:15Donc on fabrique des chiottes rien que pour lui.
12:17Je veux dire, les gens,
12:19les gens qui sont au crochet de ce peuple,
12:21sont en train de se gaver comme jamais.
12:24Mais ça ne leur suffit pas.
12:26Donc chaque fois, ils reviennent, ils reviennent, ils reviennent.
12:28Et à terme, le système est en train de s'effondrer,
12:32mais aussi ce qui est en train de s'effondrer avec,
12:33c'est le contrat social.
12:35Parce qu'au bout d'un moment,
12:36on arrive à la situation,
12:38les gens disent,
12:40pourquoi je paye des impôts sur la coercition ?
12:43Si on retrouve, je n'ai rien.
12:44Pourquoi ?
12:45Et en plus, ils vont me demander encore plus.
12:47Pourquoi vous avez augmenté quoi que ce soit
12:48depuis la semaine dernière ?
12:50Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ?
12:51Et là, on arrive justement à ces situations de violence.
12:55D'ailleurs, il y a d'autres pays
12:56qui sont dans la même situation de violence.
12:57Il y a la Grèce, il y a l'Albanie également.
13:00L'Albanie, c'est encore plus violent.
13:02Ils ont pris le Parlement,
13:03le ministère de l'Éducation,
13:05le ministère de l'Économie, tout ça.
13:07Tu sais, c'est énorme.
13:08C'est énorme en Albanie.
13:09Ça avait commencé à l'époque où ils avaient voulu vendre,
13:11l'État a voulu vendre une île
13:13par l'entremise d'un mafieux qui vit à Miami.
13:16Ils avaient voulu vendre une île à Jared Kushner, n'est-ce pas ?
13:19Et puis, voilà, depuis, ça n'arrête pas, tu vois.
13:23Ils n'avaient pas envie de voir des Boeing 727
13:26plein en blanc faire des rotations sans arrêt vers l'île.
13:29On les comprend, d'accord ?
13:31Donc, je te dis,
13:34moi, je vais dire un truc simple, regarde.
13:37À l'époque où il y avait l'esclavagisme,
13:40il y a des gens qui l'attaquaient,
13:43mais il y a des gens, qui étaient la plupart d'ailleurs,
13:45qui disaient, mais on n'a pas un meilleur système.
13:47L'esclavagisme, ça dure depuis des temps bibliques.
13:50Je n'arrive pas à envisager un monde
13:52ou un système économique sans esclavagisme.
13:54Comment tu vas faire pour faire tourner le système ?
13:57Il y a d'autres qui étaient plutôt des gens
14:00qui disaient, on aimerait bien un esclavagisme
14:03peut-être à visage humain, d'accord ?
14:05On aimerait bien un petit peu l'améliorer.
14:07Pareil pour la féodalité.
14:08Il y a des gens qui disaient,
14:10moi, je suis contre la féodalité.
14:11Il y a d'autres qui disaient, oui,
14:12on est pour parce que c'est un système qui est parfait,
14:15on ne peut pas imaginer notre économie fonctionner sans féodalité.
14:19Et d'autres qui disaient,
14:20on peut imaginer une meilleure féodalité.
14:22Le cerf, tu n'as pas besoin de le faire fonctionner,
14:26de le faire travailler 7 jours sur 7.
14:27Tu n'as pas besoin de le ramener,
14:29de lui dire, écoute, viens travailler chez moi obligatoirement.
14:32Il y a un travail qui va durer 3 jours,
14:34alors que finalement, tu lui as donné 15 jours de travail.
14:36C'est des réalités, ça.
14:38Donc, et c'est pareil aujourd'hui.
14:40C'est pareil pour le système que nous vivons aujourd'hui.
14:42C'est un système qui ne sera pas plus éternel
14:45que le système qui l'a précédé.
14:47Et c'est le propre de chaque système
14:49de dire que lui, il est éternel.
14:50L'URSS pensait qu'ils étaient éternels.
14:53L'Union Européenne pense qu'elle est éternel.
14:54Beaucoup de systèmes pensent
14:56qu'ils ont atteint la fin de l'histoire
14:59et qu'après eux, il n'y a rien.
15:00Non, après eux, il y a le néant.
15:02Non, ce n'est pas vrai.
15:03Et en fait, aujourd'hui,
15:05on va trouver exactement la même situation.
15:07On va trouver des gens qui disent
15:08que le système actuel,
15:11bon, il est bon parce que je ne vois pas trop.
15:13Tu vas trouver des apologistes du système
15:15qui vont te dire
15:16comment veux-tu faire tourner l'économie autrement
15:19que comme on le fait maintenant ?
15:21D'accord ?
15:21Alors qu'on est en train de laisser.
15:24On n'a plus de problème.
15:25Le système actuel, il est instable.
15:28Il est instable, il jette des gens.
15:29Toutes les quelques années,
15:30bon, ben voilà, ça vient de s'effondrer, machin.
15:32Tout le temps.
15:33Tu vois, moi, avec ma famille,
15:35avec ma fille, avec ma femme, tout ça,
15:37je suis en CDI.
15:39Je suis à vie.
15:40Alors que l'économie te jette sans arrêt.
15:42L'économie, tu es en CDD.
15:43Tu ne peux pas savoir.
15:44Même quand tu es en CDI, tu es en CDD.
15:46Tu ne peux pas savoir
15:46quel moment il y aura une faillite,
15:48il y aura un plan social,
15:50il y aura un effondrement,
15:51il y aura une hyperinflation.
15:52Tu ne peux jamais savoir cela.
15:55Ça, ce n'est pas un accident, mes amis.
15:57Ce n'est pas un accident.
15:58On te dira à chaque fois
15:59qu'il y a un effondrement,
16:02on te dira que,
16:04ben, tu vois, c'est un accident
16:05et puis on cherchera à te l'expliquer.
16:06Une fois par les subprimes,
16:08une fois par la bulle d'Internet,
16:09une fois par la bulle de mariage immobilière,
16:11etc.
16:12Mais la réalité,
16:14ce n'est pas un problème de bulle,
16:15ce n'est pas un problème de spéculateur.
16:17Le système est construit
16:18pour s'effondrer régulièrement.
16:20Il a besoin de faire un reset.
16:21Tu sais, quand toi et moi,
16:23on joue au Monopoly, par exemple,
16:24quand on joue au Monopoly,
16:26que va-t-il se passer ?
16:27Vers la fin de la partie,
16:29ça ne devient pas intéressant,
16:30franchement,
16:31parce qu'il y en a qui ont
16:32toutes les bonnes cases,
16:33d'autres n'ont rien,
16:34tout le monde est fauché,
16:36d'accord ?
16:36Et les billets,
16:37certains accumulent
16:38tous les billets,
16:38les autres n'ont rien.
16:39Le jeu n'est plus intéressant.
16:41Qu'est-ce qu'on fait à ce stade ?
16:42Ben, on prend la planche du Monopoly,
16:45on la retourne
16:46et puis on reset toute la partie.
16:50Donc, on crée un effondrement
16:51et l'effondrement permet
16:52de repartir encore,
16:54tu vois ?
16:54Donc, je te dis,
16:57le système actuel,
16:58il est instable,
17:00il est profondément inégalitaire,
17:03tu le vois ?
17:04Les inégalités,
17:04on va te dire,
17:05regarde, on va te dire,
17:06oui, mais tu sais,
17:07ce qui est bien,
17:08le capitalisme,
17:09c'est que tout le monde
17:10peut devenir riche,
17:11tu vois ?
17:11Il suffit de traverser la rue,
17:13tu vois ?
17:14Tu traverses la rue,
17:15ben voilà,
17:16tu deviens riche.
17:16Tout le monde peut devenir
17:18Bernard Arnault,
17:19d'accord ?
17:19Mais ce n'est pas vrai,
17:21ça c'est juste la carotte
17:22qu'on fait traîner.
17:23Dans la réalité,
17:25des millions,
17:26des millions de gens
17:26vivent de RER en RER,
17:29des milliers de gens
17:30vivent sous des bureaux
17:31avec des néants,
17:32vivent de quart de crédit
17:33en quart de crédit,
17:34sont à découvert
17:36le 5 ou le 6 du mois
17:39et c'est par design,
17:40j'ai envie de dire,
17:41c'est pas un accident,
17:43le système est conçu,
17:44conçu comme ça.
17:45Et aujourd'hui,
17:46les inégalités se creusent
17:47et je vous dis,
17:48je vous dis mes amis,
17:49il y en a encore.
17:50Il ne faut pas croire
17:51qu'on a touché le fond.
17:52Non,
17:53il y a du potentiel,
17:54il y a beaucoup,
17:55beaucoup de potentiel.
17:56Il y a des pays,
17:57il y a des pays
17:59où tu as le caddie
18:00de supermarché
18:02de 3-4 jours
18:03de quelqu'un
18:04qui est supérieur
18:06au salaire
18:07d'un autre.
18:08ça,
18:08tu ne l'as pas encore
18:09en France.
18:09En France,
18:10même si tu vas
18:11chez Carrefour,
18:12y compris la veille de Noël,
18:14et puis tu te lâches,
18:15tu n'atteindras pas
18:16le salaire mensuel
18:17de quelqu'un d'autre.
18:18Il y a tout plein
18:19de pays dans le monde
18:19où tu l'atteins
18:20assez facilement.
18:21D'accord ?
18:22Donc,
18:22je cherche à te dire
18:23qu'en termes d'inégalité,
18:24tu n'as rien vu encore.
18:25Donc,
18:25il est inégalitaire,
18:27c'est un système
18:28qui n'est pas démocratique.
18:31Quand tu regardes
18:32que tu votes
18:33à droite,
18:33à gauche,
18:34tout ça,
18:34les mêmes mécanismes fondamentaux
18:38sont toujours là.
18:39Tu vois ?
18:40Donc,
18:40on arrive
18:41à une situation
18:42aujourd'hui
18:42où ce système,
18:44il y a des gens,
18:45comme les précédents,
18:46il y a des gens
18:46qui vont te dire
18:47on aimerait bien
18:50l'améliorer,
18:50on aimerait bien
18:51lui donner un visage humain,
18:53on aimerait bien
18:53le réformer.
18:56Et il y a des gens,
18:57j'en fais partie,
18:58qui pensent que ce système
18:59doit s'effondrer,
19:00que ce système
19:01ira vers l'effondrement.
19:02Ce n'est pas un système parfait
19:04il n'est pas plus parfait
19:05que l'esclavagisme,
19:06il n'est pas plus parfait
19:06que la féodalité,
19:07ni plus éternel
19:10que les systèmes
19:10que je viens de citer.
19:12Donc forcément,
19:12tôt ou tard,
19:13il s'effondrera.
19:14Ça peut être aujourd'hui,
19:15ça peut être l'année prochaine,
19:16ça peut être dans dix ans.
19:19Mais il est clair
19:20qu'il ira vers son effondrement.
19:22Les graines mathématiques,
19:23on peut le démontrer
19:25mathématiquement,
19:25ce n'est pas une question
19:26d'opinion,
19:27ça signifie le fait
19:28qu'il va s'effondrer ou pas
19:29est une certitude mathématique,
19:31ça signifie
19:31on ne va pas y échapper,
19:32on y va.
19:34Les dégâts,
19:34il fera lors de son effondrement.
19:36Et ce qu'on espère,
19:37c'est que ce système
19:39saura partir avec grâce
19:41et saura laisser
19:42peut-être autre chose,
19:43cette autre chose
19:44qu'il faudra collectivement définir,
19:46bien sûr.
19:46Je ne suis pas en train
19:47d'appeler à la restauration
19:49d'un quelconque système du passé.
19:51Les systèmes du passé,
19:53ils ont eu leurs intérêts,
19:54ils ont eu leurs avantages,
19:55ils ont eu leur contexte historique,
19:56puis ils ont eu leur haut
19:57et leur bas.
19:58Mais on ne peut pas
19:59repasser les plats,
20:00on ne peut pas prendre l'histoire
20:01d'avant et repasser les plats aujourd'hui.
20:02Il va falloir créer
20:03quelque chose d'autre.
20:04Mais on ne peut pas
20:05continuer à vivre comme ça.
20:06Honnêtement,
20:07ce n'est pas possible,
20:08ce n'est pas pérenne.
20:09Et quand je parle,
20:10moi, de la pérennité,
20:11je ne parle pas des chauves-souris
20:14ou je parle des...
20:16je ne parle, moi,
20:16des irrigations
20:17ou des champs de patates.
20:19Non.
20:19Je parle déjà
20:20sur le plan social,
20:21sur le plan sociétal
20:23comme nous sommes nous.
20:24Aujourd'hui,
20:25cette organisation
20:25est en train
20:26de détruire
20:26des millions de gens.
20:27ont détruit
20:28des millions de gens
20:30pour pouvoir
20:31mettre quelques personnes
20:32en haut de la pyramide
20:33et puis se mettre
20:35à genoux devant eux.
20:36Ce n'est pas possible.
20:37Je veux dire,
20:38comme on est en train
20:38de partir là,
20:40il faudra redescendre
20:41à l'époque des pyramides,
20:42à l'époque de la construction
20:43des pyramides,
20:44à l'époque des pharaons
20:45pour trouver
20:45une telle disparité.
20:47Et je vous dis,
20:48on creuse encore.
20:49Donc, quelque part,
20:50mes amis,
20:51je comprends
20:53le mécontentement,
20:54mais je vais vous dire
20:55un truc.
20:56Je pense que
20:58le mécontentement
20:59tout seul,
21:01il engendre,
21:02bien sûr,
21:02la fracture
21:03ou la rupture
21:04du contrat social,
21:06il engendre
21:06la violence,
21:07je n'ai pas besoin
21:08de le démontrer,
21:09d'accord ?
21:10Tu as lu ta télé,
21:10tu vas la voir,
21:11la violence.
21:12Donc,
21:12c'est engendré automatiquement
21:14par les frustrations,
21:15les injustices,
21:16et j'ai envie de dire
21:17les violences
21:18de ce système.
21:19Les violences
21:20de ce système.
21:21attention,
21:23la violence,
21:24la violence appelle
21:25la violence
21:25et on le voit
21:26à travers la planète.
21:27On voit tout plein
21:28de gaz civil,
21:29on voit tout plein
21:29de situations
21:30où tu as une violence
21:31et qu'est-ce qui va y répondre ?
21:33Il va y répondre
21:34une autre violence.
21:35Donc, aujourd'hui,
21:35on en voit une
21:36qui est très spectaculaire
21:37à la télévision,
21:38oui, elle est spectaculaire,
21:39elle est effrayante
21:40et elle n'est pas souhaitable.
21:42Si tu m'écoutes,
21:43c'est vrai,
21:43c'est vrai que ce n'est pas
21:44qu'on espère pouvoir
21:45régler nos problèmes
21:46de manière plus civilisée,
21:48mais alors attention,
21:49attention,
21:50il y a une violence sociale
21:53extrêmement brutale.
21:54Tu as des gens
21:54qui vivent avec
21:55moins de 1000 euros
21:56par mois,
21:56tu as des gens
21:57qui ne peuvent plus
21:58se chauffer,
21:58tu as des gens
21:59qui sont dans
21:59la précarité énergétique.
22:01Nous, au Royaume-Uni,
22:03on a plus d'un million
22:04d'enfants pauvres.
22:05Tu imagines
22:06ce que c'est
22:06qu'un enfant pauvre ?
22:07Un enfant pauvre,
22:08ça signifie déjà
22:09au départ de sa vie,
22:10déjà il ne peut plus
22:11manger à sa faim,
22:12il ne peut plus se chauffer
22:12et tout ça,
22:13et ça signifie que,
22:15probablement,
22:16comme la pauvreté,
22:17généralement,
22:17c'est un cercle vicieux
22:18qui engendre encore
22:18plus de pauvreté,
22:20généralement,
22:20toute sa vie,
22:21il va la continuer
22:22dans la pauvreté,
22:23il n'y a pas d'espoir
22:24pour lui,
22:25tu vois ?
22:27Et ça,
22:28encore,
22:28c'est le fruit d'un système
22:29parce que ce n'est pas
22:31un accident du système
22:33parce que les accidents
22:34du système,
22:34tu aurais trouvé
22:35des chiffres ultra faibles
22:37et tout ça,
22:37tu vois ?
22:38Mais là,
22:38tu trouves des chiffres
22:39qui vont grandissant
22:40et à l'échelle même
22:42d'une société,
22:43c'est des chiffres
22:44très élevés,
22:45ce qui veut dire
22:45qu'on est réellement là
22:47face à une violence
22:49systémique.
22:50Des gens n'arrivent pas
22:51à manger à leur faim,
22:52des gens n'arrivent pas
22:53à se soigner,
22:54les gens n'arrivent même
22:54pas à rêver,
22:55tu vois ?
22:56C'est une brutalité inouïe,
22:57ça.
22:58Alors c'est vrai
22:58que ce n'est pas télévisuel,
23:02ce n'est pas télévisuel.
23:03Tu vas mettre une caméra
23:07chez la vieille,
23:08chez elle,
23:10il fait 12 degrés
23:10dans son appartement,
23:12le frigo est vide,
23:14la solde,
23:15voilà,
23:16a été déjà consommée
23:17en médicaments
23:18et tout ça.
23:19Je veux dire,
23:20tu as plombé l'ambiance,
23:22c'est clair.
23:23Tu ne vas pas avoir
23:24un annonceur après derrière
23:26à la télé
23:26qui viendra te vendre
23:28des produits intéressants
23:30et tout.
23:30Non,
23:31tu ne vas pas le faire.
23:32Mais c'est une violence
23:33très brutale
23:34tous les jours
23:35qui touche des millions
23:36de gens.
23:37Donc à terme,
23:38il faut bien comprendre
23:39que tôt ou tard,
23:41voilà,
23:41ça arrive,
23:42ça arrive dans la rue.
23:44Alors,
23:45la situation aujourd'hui,
23:46c'est que les marchés
23:49exigent,
23:50le marché dit,
23:51je veux,
23:52j'exige
23:53que la France
23:55fasse par exemple
23:55comme l'Italie.
23:56Regarde,
23:56tu sais que l'Italie,
23:58je vais te dire un truc,
23:59l'Italie de Mélanie,
24:00elle est plus endettée
24:00que la France.
24:01Oui,
24:01plus endettée que la France.
24:02La France est presque
24:03à 120% de PIB.
24:05l'Italie
24:06ne me cite pas là-dessus,
24:07je ne me rappelle plus
24:08des chiffres exacts,
24:09mais elle est au-delà
24:09des 130.
24:10Tu vois,
24:11l'Italie est plus endettée
24:12que la France.
24:13L'Italie a une plus
24:15mauvaise note
24:15que la France.
24:16Oui,
24:17elle est plus mauvaise note.
24:18Tu regardes les agences
24:19de notation,
24:19ils ont,
24:20alors,
24:20ce n'est pas du junk encore,
24:21mais on y va doucement.
24:23Mais tu sais quoi,
24:24je vais te donner le truc.
24:25L'Italie,
24:26l'Italie,
24:27elle emprunte
24:28à des taux d'intérêt
24:29plus bas que la France.
24:31Alors,
24:31pourquoi ?
24:32Eh bien,
24:32parce que l'Italie
24:34a fait quelque chose,
24:35mais la France
24:35est un peu timide.
24:36Elle veut le faire
24:37et elle va probablement
24:39le faire.
24:39C'est que le marché
24:41dit que la France,
24:44elle a trop de,
24:46elle paye beaucoup
24:47trop de retraites,
24:48elle a beaucoup
24:48de services publics.
24:50Tu vois ?
24:51Donc là,
24:51les retraites,
24:52il va falloir les flinguer
24:53d'une certaine manière.
24:54Il va falloir trouver
24:54le moyen de,
24:55voilà,
24:56augmenter l'âge
24:56de la retraite,
24:57par exemple,
24:59ne plus les indexer
25:00sur l'inflation,
25:01tu as de les taxer.
25:02On les taxer,
25:02comme on l'a fait
25:03au Royaume-Uni.
25:03Au Royaume-Uni,
25:04on a dit,
25:05on va taxer les riches,
25:07on va taxer les milliardaires,
25:08on va taxer,
25:08vous allez voir.
25:10Ah ben,
25:10c'est bien,
25:11c'est bien ça sur un podium.
25:12C'est ce qu'on appelle
25:13le populisme.
25:14C'est bien,
25:15c'est génial.
25:16Le problème,
25:16c'est que quand on a voulu
25:17taxer les milliardaires,
25:18c'est ce qu'on a découvert,
25:19ils sont tous partis.
25:20Et puis ils ont des avocats.
25:22Et puis rien n'est à leur nom,
25:23c'est compliqué,
25:23tu ne veux pas juste
25:24aller les taxer.
25:24Donc qu'est-ce qu'on a fait ?
25:26Eh ben,
25:26on a envoyé
25:28une note d'imposition,
25:30une feuille d'imposition,
25:31on l'a envoyée
25:31à des millions de retraités.
25:33On leur a dit,
25:33bon ben voilà,
25:33il va falloir payer maintenant.
25:35D'accord ?
25:35Donc l'État donne une retraite
25:37puis il vient te la prendre
25:37par la suite.
25:38Donc dans ce cas-là,
25:39il peut même t'augmenter
25:39la retraite.
25:40Il va te dire,
25:41je vais augmenter ta retraite,
25:42on va te la valoriser
25:43de 500 euros par mois.
25:44Sauf que la mauvaise nouvelle,
25:45c'est que,
25:46bon ben,
25:46on va te prendre
25:47600 euros par mois d'impôt.
25:49Voilà.
25:49C'est comme ça.
25:50Donc oui,
25:52la France doit démanteler
25:55ses hôpitaux.
25:56Je sais qu'ils sont
25:56en cours de démantèlement.
25:57Je sais.
25:58Ils sont vraiment
25:59en cours de démantèlement.
26:00C'est bien parti.
26:02Mais il y en a encore.
26:03Il y a encore à faire.
26:04Elle doit démanteler
26:06son système universitaire.
26:07Peut-être vendre
26:08des universités au privé
26:09que les études
26:10deviennent encore une fois
26:11un privilège de caste.
26:13C'est vrai.
26:14Il faut que ça devienne
26:14un privilège de caste.
26:16Qu'elle augmente
26:17les prix des services publics.
26:18Moi,
26:19quand je regarde
26:19le métro parisien,
26:21tu regardes par zone,
26:22etc.
26:23Je veux dire,
26:24même si les Français
26:25se plaignent,
26:25je les comprends,
26:26ils ont leur standard.
26:27C'est deux fois,
26:28trois fois moins cher
26:29qu'au Royaume-Uni.
26:30Au Royaume-Uni,
26:33je veux dire,
26:33tu prends le train
26:35certains jours
26:35entre,
26:36je ne sais pas,
26:36entre Londres
26:37et Manchester,
26:38je veux dire,
26:39c'est beaucoup moins cher
26:39de prendre l'avion
26:40pour aller à New York.
26:41OK ?
26:41Il y a encore à faire.
26:43Les privatisations,
26:44on peut tout privatiser,
26:45tout ça.
26:45Donc,
26:46il y a du chemin.
26:47Il y a du chemin.
26:47Tu vois ce que je veux dire ?
26:49Il y a du chemin
26:50de destruction
26:51sous la coupe des marchés
26:52parce que les marchés disent
26:53ben voilà,
26:55on vous a emprunté de l'argent.
26:56Maintenant,
26:57nous,
26:58on exige de vous
26:59parce qu'ils te menacent.
27:00Attends,
27:02attention,
27:02il y a quand même
27:03un truc très vicieux.
27:05Ce n'est pas qu'ils te diront
27:06moins mon argent.
27:07Non,
27:07non,
27:07attends,
27:08il y a deux choses
27:09dans la dette
27:10et dans ta relation
27:11ou la relation de la France
27:12avec le marché.
27:14La première chose,
27:16c'est,
27:17il te dit,
27:17je t'ai prêté
27:18mettant 100 milliards,
27:20ben à terme,
27:20tu vas me rendre
27:21100 milliards
27:22mais ça,
27:23ça c'est le principal,
27:24ça c'est la dette.
27:26Mais une deuxième partie,
27:27il y a les intérêts
27:28de la dette.
27:29Les intérêts de la dette,
27:29c'est la partie punitive.
27:31Ça signifie,
27:31il va te dire,
27:33tu ne veux pas démonteler
27:33tes retraites,
27:34vraiment,
27:35on te l'a dit mille fois,
27:36tu n'arrives pas à l'entendre,
27:37ça ne t'entre pas dans la tête,
27:38ok.
27:39On va,
27:40pour te punir,
27:42pour te mettre au pas,
27:43augmenter les intérêts.
27:44La France emprunte
27:45à 5%
27:47sur 10 ans,
27:48tu vois.
27:495% !
27:50Les OAT françaises,
27:51voilà,
27:51elles sont à 5%.
27:52C'est une grosse punition.
27:54Après,
27:55si tu ne veux pas entendre,
27:56si tu ne veux vraiment pas entendre,
27:57vraiment,
27:57tu es dur de tête,
28:00on va te mettre 5,5,
28:01d'accord,
28:01et on va voir
28:02comment tu seras.
28:03Et après,
28:04il n'y a aucune limite.
28:05Elles peuvent augmenter,
28:06augmenter,
28:07augmenter sans arrêt.
28:08Et chaque fois que tu as des dettes
28:09qui arrivent à échéance,
28:10tu dois les refinancer,
28:12ou tu dois emprunter
28:13pour les affaires courantes,
28:15ça augmente.
28:15Et le coût de la dette
28:16va exploser
28:17jusqu'à te mettre à genoux,
28:18jusqu'à t'obliger à...
28:19Il faut sortir l'armée
28:20dans la rue s'il le faut.
28:22Tu sors l'armée dans la rue,
28:23tu détruis tout
28:23et puis tu menaces les citoyens.
28:24Tu leur pointes un canon
28:27sur la tranche,
28:28ils vont se calmer,
28:28ils vont rester chez eux.
28:29Voilà.
28:30C'est tout.
28:30Tu vas les calmer,
28:31tu vas les piller
28:32pour les marchés.
28:33Parce que les marchés l'exigent.
28:34C'est tout.
28:35C'est aussi simple que cela.
28:36Tu regardes le Royaume-Uni,
28:37on en traite à 6%.
28:38OK ?
28:39Et ce n'est pas fini.
28:40Ça va monter encore.
28:42C'est ça.
28:42Mais bon,
28:43au Royaume-Uni,
28:44on est encore coincé
28:45à l'ère victorienne.
28:45Donc c'est vrai que nous,
28:47au moins,
28:47on ne risque pas de nous demander
28:48de détruire les services publics
28:50parce qu'il n'y en a pas.
28:51Mais bon,
28:51ça nous enlève
28:52une variable d'ajustement.
28:53La variable d'ajustement,
28:55c'est qu'on a la monnaie,
28:56la monnaie britannique
28:57et la livre sterling.
28:58Et bon,
28:58au pire des cas,
28:59on en imprime
29:00et puis on rembourse.
29:01Mais bon,
29:01regarde à l'inflation,
29:02ce qui est en train de se passer.
29:03Il y a une inflation explosive,
29:04tu vois,
29:05qui ruine beaucoup de gens.
29:07La France n'a pas le contrôle
29:09de sa monnaie,
29:09n'a pas de monnaie.
29:11Bon,
29:12attention,
29:12je ne suis pas en train
29:13de suggérer
29:14que si elle avait sa propre monnaie,
29:15ce serait plus simple.
29:16Non,
29:17ce ne serait pas plus simple
29:18du tout,
29:18du tout.
29:20Le problème est intégral.
29:21Quand tu as un système économique
29:23pourri,
29:24d'accord,
29:25tu ne vas pas
29:26ou tu as un déficit énorme
29:28que tu traînes
29:29depuis 2002
29:30ou depuis les années 90
29:33et tu as de la corruption
29:34et tu as du gaspillage,
29:37ne viens pas me raconter
29:39que tu vas le régler
29:39avec une politique monétaire.
29:41Sinon,
29:42je peux te répondre,
29:42je te prends l'Erythrée,
29:43je te prends des pays très pauvres,
29:45je te prends le Sud-Soudan
29:46et je vais te dire
29:47que ces pays-là,
29:49il leur suffirait
29:50d'une politique monétaire
29:52et pouvoir frapper monnaie,
29:54tu vois.
29:54L'Erythrée,
29:55elle frappe monnaie.
29:56Là,
29:56je te le dis tout de suite.
29:57Ils frappent monnaie
29:58mais la monnaie ne vaut rien du tout.
29:59Monnaie érythérienne,
30:00zéro.
30:01D'accord ?
30:02Donc,
30:02il leur suffirait
30:03juste d'une politique fiscale
30:05et monétaire
30:06et puis après,
30:07ils vont s'en sortir.
30:07Ils vont devenir riches
30:09et puis ramener le bonheur,
30:11le chômage va tomber à zéro,
30:13la sécurité va revenir,
30:14l'espoir reviendra sur le visage,
30:17tout le monde sera souriant
30:19et puis,
30:20voilà,
30:21et un enfant les conduira,
30:22quoi.
30:22Ce n'est pas possible.
30:23Non,
30:23ce n'est pas comme ça que ça marche.
30:24Tu vois,
30:25ce n'est pas comme ça que ça marche.
30:26Ça ne marche pas
30:27avec la politique monétaire
30:27et fiscale.
30:28Ça marche
30:30quand tu es capable,
30:31quand tu es un pays en mesure
30:32de créer de la richesse,
30:32par exemple.
30:33Tu es un pays
30:34qui est industrialisé,
30:36tu es un pays
30:36qui est capable
30:37d'exporter à l'étranger,
30:39c'est un pays
30:39qui devient très désirable,
30:41un pays
30:41où les gens sont prêts
30:42à payer très cher
30:43pour acheter tes produits,
30:44acheter ton savoir-faire,
30:46venir te visiter ton pays,
30:48tu vois.
30:48une influence,
30:49une influence économique.
30:51Sans influence économique,
30:52tu es mort.
30:52Tu ne seras jamais sauvé
30:54par la politique monétaire
30:55et fiscale.
30:55Jamais.
30:56Tu es mort.
30:57D'accord ?
30:58Enfin,
30:58mes amis,
30:59qu'est-ce que je voulais
30:59que je vous dise ?
31:02C'est comme ça
31:03et pas autrement.
31:04C'est clair.
31:05Moi,
31:05je suis juste
31:06le narrateur du pourquoi.
31:07Ce n'est pas...
31:08Ce n'est pas...
31:10J'aurais voulu
31:11que les choses
31:11se passent autrement,
31:12mais bon,
31:13on le sait,
31:13on le voit depuis très longtemps
31:15que ça va au mur.
31:16Le mur,
31:17il est très proche.
31:17Et vous avez remarqué,
31:18je ne fais pas de lentilles.
31:19Je n'en profite pas.
31:20Je n'en profite pas.
31:21Je vous le dis,
31:22je vous prends un témoin.
31:23Je n'en profite pas.
31:24Pas pour faire
31:25de lentilles Macron primaires.
31:26Vous avez remarqué.
31:29Ni de faire de lentilles
31:30l'Union européenne primaire.
31:31Non,
31:31je n'ai pas de chien,
31:33moi,
31:33dans ce combat.
31:34D'accord ?
31:35La réalité,
31:36c'est que
31:36c'est un système
31:38profondément gangréné
31:40et chaque président
31:41qui est arrivé,
31:42il a fait progresser
31:44la gangrène de l'avant.
31:46Bien sûr,
31:46Macron,
31:47lui aussi,
31:47a sa responsabilité.
31:48Bien entendu.
31:49Il a sa responsabilité
31:50et les autres,
31:51ceux d'avant,
31:51ils l'ont également.
31:52Bien entendu.
31:53C'est vrai.
31:53C'est vrai, ça.
31:55Mais voilà.
31:55Donc,
31:57maintenant,
31:57que faire ?
31:58Que faire ?
31:59Moi,
31:59j'allais partir.
32:00J'allais appuyer sur
32:01stop,
32:02applaudir la vidéo
32:03et partir.
32:03Non,
32:03non,
32:04c'est pas le moment de partir.
32:05Je vais vous parler encore.
32:06Regarde.
32:07C'est quoi la solution,
32:08vraiment,
32:09aujourd'hui ?
32:09Moi,
32:10je te dis un truc.
32:12Pourquoi,
32:12par exemple,
32:12j'ai quitté le Royaume-Uni ?
32:13Le Royaume-Uni s'est effondré
32:15et atteint le point.
32:16Beaucoup de gens le quittent.
32:17Beaucoup de gens.
32:18Pratiquement,
32:18tous ceux qui peuvent
32:19sont partis.
32:20Pourquoi ?
32:21Parce qu'ils savent que
32:22de leur vivant,
32:23de leur vivant,
32:24ils ne verront pas
32:25le Royaume-Uni prospèrent.
32:28Pourquoi ?
32:29Ce n'est pas du pessimisme.
32:31Ce n'est pas du pessimisme primaire.
32:33C'est que la situation
32:34est tellement dégradée,
32:36tellement profondément dégradée,
32:38gangrénée à tous les niveaux,
32:42que même si on imagine
32:43qu'il y a des forces
32:43de bonne volonté,
32:44il n'y en a pas.
32:45Mais si on imagine
32:45qu'il y avait,
32:46juste pour parler,
32:47on imagine,
32:47qu'il y a des forces
32:48de bonne volonté,
32:50avec de bonnes idées,
32:51avec l'intelligence,
32:52avec tout le support populaire,
32:55et tout ça,
32:55qui veulent régler le problème,
32:57tu ne le verras pas
32:58de temps vivant.
32:59Ce n'est pas de temps vivant
33:00que tu verras
33:00que le problème a été réglé,
33:01que le pays a été restauré.
33:02Non, tu ne verras pas ça.
33:03D'accord ?
33:04Parce que ça prendrait
33:05des décennies.
33:07Qui va attendre
33:08des décennies dans un pays
33:09en attendant
33:10que la situation s'améliore ?
33:11Je vais dire,
33:12bon, d'accord,
33:13on est des humains,
33:14on ne vit pas 2000 ans.
33:16Je vais dire,
33:16au bout d'un moment,
33:17c'est un pays
33:17qui est effondré.
33:20Tu te dis,
33:20à cette vitesse-là,
33:22moi j'attends,
33:23peut-être que quand j'aurai 85 ans,
33:25je verrai une petite différence,
33:26mais bon,
33:26sauf que tu ne pourras pas
33:27en profiter, quoi.
33:28C'est pour ça que moi,
33:30je dis aux jeunes,
33:31à titre individuel,
33:33honnêtement,
33:34si tu peux dégager,
33:35si tu peux dégager,
33:36dégage.
33:36Voilà,
33:37si tu as une opportunité
33:38à l'étranger,
33:39tu as une opportunité
33:40de refaire ta vie ailleurs,
33:42vas-y, fais-le.
33:43Ne donne pas
33:44dans ce discours
33:45de je vais rester
33:46et me battre.
33:47D'accord ?
33:47Je vais rester et me battre.
33:48Tu ne te battras
33:48contre rien du tout.
33:49D'accord ?
33:50Voilà, c'est tout.
33:51J'ai juste été moulé avant,
33:52honnêtement.
33:53Donc si tu peux partir,
33:54si tu peux t'expatrier,
33:55comme on dit,
33:56même si je sais
33:56que ce n'est pas
33:57une voie simple,
33:58une voie facile,
33:59fais le deuil
34:00de cette vie
34:00que tu as aujourd'hui
34:01et puis repars
34:03sur de nouvelles bases ailleurs.
34:05Je te dis,
34:05honnêtement,
34:05quand tu voyages
34:06à travers le monde,
34:07ce que je fais beaucoup,
34:09oui,
34:09la crise économique
34:10a frappé
34:11beaucoup de pays.
34:13Bien sûr,
34:14là,
34:14je suis d'accord avec toi.
34:15Il y a quelque chose,
34:17il y a quelque chose
34:18qui n'est pas
34:18de la faute de Macron
34:20ni des autorités françaises
34:22ni de la République,
34:22ni rien du tout.
34:23Oui, c'est vrai.
34:24Pourquoi ?
34:24Parce que c'est quelque chose
34:25qui frappe tous les pays
34:27de la Terre,
34:27qui va frapper le Chine,
34:29l'Australie,
34:29la Nouvelle-Zélande,
34:30le Mexique,
34:31tout ça.
34:32Bien sûr,
34:32tu vois,
34:32c'est des systèmes différents,
34:34ils n'ont pas Macron,
34:35on laisse pas à leur tête,
34:36et quand même,
34:36ils sont frappés.
34:37Oui, c'est vrai.
34:38Ça, c'est la partie,
34:39on va dire,
34:39commune.
34:41Maintenant,
34:41il y a la partie spéciale,
34:43unique à la France.
34:44Et cette partie,
34:45elle dépend du système français,
34:47j'ai envie de dire du régime français,
34:48du régime de Paris.
34:50Le problème, là-dedans,
34:52c'est que les autres pays,
34:55quand ils naviguent intelligemment les crises,
34:58quand ils font tout pour protéger leur peuple,
35:02protéger les emplois,
35:04protéger la jeunesse,
35:05fournir des services médicaux,
35:07garantir la sécurité,
35:09essayer de contrôler l'inflation,
35:11essayer de protéger l'emploi,
35:13tout ça,
35:14comme ils ont vraiment et sincèrement
35:16cette intention-là,
35:19ils arrivent à le réaliser.
35:20Ils arrivent à minimiser l'impact de la crise,
35:23tu vois.
35:23D'accord ?
35:24C'est tout.
35:26Alors que d'autres pays,
35:27comme la France,
35:29vu l'idéologie brénéante,
35:33dans les rouages de la République,
35:37vu la corruption également,
35:39il faut en parler,
35:40la corruption endémique,
35:42il fait que,
35:43tout ça fait que,
35:45quand il y a un problème à l'échelle mondiale,
35:47eh bien,
35:48il est multiplié à l'échelle française.
35:50Il est pire à l'échelle française.
35:52Et je peux même te dire,
35:54quand,
35:54imaginons qu'à l'échelle internationale,
35:57imaginons que les choses se calment,
35:58il y a une détente,
35:59tout ça,
36:00et puis qu'un peu d'espoir revient,
36:02tu ne le verras pas en France,
36:03tout simplement.
36:04Il y a un phénomène de clic,
36:05tu vois,
36:06parce que quand une amélioration viendra,
36:08elle ira dans la poche
36:09des commensaux de la République.
36:10Tu vois ?
36:11Donc ils ne laisseront pas en profiter.
36:12Combien même,
36:13à un moment donné,
36:14il y a une détente
36:15à l'échelle internationale,
36:16tu ne la verras pas,
36:17parce que ça sera pris toujours par les mêmes.
36:19Voilà.
36:19Donc c'est pour ça que,
36:21personnellement,
36:22dans la mesure du possible,
36:25je recommande vraiment l'expatriation,
36:27surtout pour les jeunes,
36:28par,
36:29fait ta vie ailleurs,
36:30sincèrement.
36:30j'ai parlé récemment,
36:32il y a quelques mois,
36:33en consulting,
36:35un jeune homme
36:37qui est réparé
36:38des voitures de sport,
36:39en France.
36:40Il est réparé des voitures de sport.
36:42Tu sais que les mécaniciens
36:42des voitures de sport,
36:43c'est très rare,
36:44parce que quand tu maîtrises
36:45la mécanique du Lamborghini
36:46ou d'une Ferrari
36:47ou autre,
36:48ou une voiture similaire,
36:50ce n'est pas tous les jours,
36:51parce qu'on ne te laisse pas toucher
36:52ces voitures juste comme ça.
36:53Elles coûtent tellement cher
36:54quand tu as des voitures rares,
36:56des voitures sorties
36:58à quelques exemplaires
36:59qui coûtent des fois
36:59plus de millions d'euros pièces.
37:01On ne te laisse pas toucher
37:02ça comme ça.
37:03Donc,
37:04c'est très pointu comme métier.
37:05Le mec,
37:06il touchait une fois
37:06et demi le smic en France.
37:08Il touchait une fois
37:09et demi le smic,
37:10il voyait ces voitures
37:11extraordinaires
37:12passer entre ses mains
37:13et les seules fois
37:14où il pouvait monter dedans,
37:16c'est quand il mettait
37:16une combinaison propre,
37:17il mettait un sac en plastique
37:18par-dessus,
37:19il pouvait s'asseoir
37:20sur le siège du conducteur
37:21et rêver.
37:22Et puis,
37:22pour tester le moteur,
37:23des fois,
37:23il le démarrait,
37:24il sentait les vibrations
37:25et tout ça du moteur.
37:26D'accord ?
37:27C'est seulement là
37:27qu'il pouvait s'approcher.
37:29Il est parti aux Etats-Unis,
37:30il s'expatriait aux Etats-Unis.
37:32Lui-même,
37:33il roule dans une de ses voitures.
37:34D'accord ?
37:35Aujourd'hui,
37:35non seulement il les répare,
37:37mais il peut rouler de temps.
37:38Ok ?
37:38Les Etats-Unis ont beaucoup de défauts.
37:40D'accord ?
37:41Je sais bien.
37:42Mais,
37:43le smic français
37:44correspond aux Etats-Unis
37:46pour la majorité des gens
37:47à la mensualité
37:48de leur voiture,
37:49de leur Tesla.
37:50D'accord ?
37:50Vous êtes en train d'être ruinés,
37:52mes amis.
37:53Je suis en train de vous ruiner.
37:54Ok ?
37:55C'est tout.
37:55Donc,
37:56à un moment donné,
37:58je comprends les solutions collectives,
38:01je comprends la colère,
38:03je comprends tout ça,
38:04mais honnêtement,
38:06je te dis,
38:07deviens individualiste,
38:08prends tes affaires et dégages.
38:09Voilà.
38:10C'est m'attendu à me dire
38:11« Et si je peux pas,
38:11qu'est-ce que je fais ? »
38:13Ben,
38:13si tu peux pas,
38:14attends-toi à des moments difficiles.
38:17Il y a des moyens de s'adapter.
38:19Il y a des moyens de s'adapter.
38:20Je ne suis pas en train d'être
38:23pessimiste.
38:24D'accord ?
38:25Il y a des moyens de s'adapter.
38:26C'est s'éloigner,
38:28sortir des grandes villes,
38:30vivre en dessous de ces moyens,
38:31essayer d'éviter l'endettement,
38:34essayer d'éviter les gros achats,
38:36essayer de partir un petit peu dans un coin,
38:39s'approcher de la nature,
38:40tout ça,
38:40puis rester en dehors un petit peu des grands axes.
38:43Et puis,
38:44il y a moyen de survivre
38:45ou de naviguer ce genre de situation,
38:47mais il y a un déclassement pérenne
38:49qui est quand même en train de venir.
38:50Voilà,
38:50mes amis.
38:52Merci d'avoir écouté jusqu'ici.
38:54Et puis,
38:55on se voit dans une prochaine vidéo.
38:57En attendant,
38:58aldosterone.fr,
38:59allez sur aldosterone.fr,
39:01il y a une newsletter.
39:03Abonnez-vous à la newsletter.
39:04De temps en temps,
39:06je ne suis pas un obsédé de l'email,
39:07j'en vois très peu,
39:08mais,
39:09de temps en temps,
39:09j'en vois un email
39:10quand j'ai des news intéressantes
39:12ou des choses à partager.
39:13Merci encore,
39:14mes amis,
39:15d'avoir écouté jusque-là.
39:16Merci aussi à ceux qui me suivent
39:17sur Facebook,
39:18sur la page Facebook,
39:19où cette vidéo sera également postée.
39:21Et on se voit dans la prochaine.
39:22A très bientôt.
39:23Sous-titrage Société Radio-Canada