00:00Écoutez, en premier lieu, c'est vrai que la France se réveille avec, passez-moi l'expression, la gueule de
00:06bois ce matin.
00:09Mais eux étaient là. Ils sont restés, toute la nuit, des vacations de 6h à 3h, 4h du matin, sans
00:16manger, sans boire.
00:17Et ils ont tenu au maximum. Ils ont tenu tout ce qu'ils pouvaient. Ils ont contenu et ils ont
00:23interpellé autant qu'ils pouvaient.
00:24Ça continue. Il y a encore des interpellations qui se font. On parlait de bilan. Le bilan est le message
00:31politique de nos lycéens et étudiants.
00:33Le seul chiffre précis que j'ai pour l'instant, c'est 200 ERP pillés sur Paris.
00:38Ça veut dire quoi, ERP ?
00:39Les établissements recevront du public. Donc, les magasins, tout ce qui est boutique, tout ce qui peut être commercial.
00:46Rien que là, c'est le premier chiffre. Maintenant, oui, on en parlait tout à l'heure. Le chiffre précis
00:51des blessés, on ne l'a pas encore.
00:52Mais c'est pour ça que moi, sur les chiffres, je n'ai même pas envie de les donner ce
00:54matin. Vous savez pourquoi ?
00:56Parce qu'ils sont en deçà de ce qu'on a vécu hier. Tant c'est immense, je le dis,
01:01c'est un tsunami.
01:02Et vous dites, on a la gueule de bois. Moi, ce n'est pas la gueule de bois que j
01:05'ai.
01:05J'ai le sentiment que c'est une agression contre la nation française, contre la France.
01:09C'est le sentiment d'avoir été victime ce matin.
01:12Oui, oui, tout à fait. Et vous aviez raison de souligner que plusieurs franches se sont agglomérées.
01:17Et on a un déroulement coordonné dans toutes les villes de France, notamment de la franche d'extrême-gauche politisée,
01:26avec les Black Blocs, parce qu'on sait, on le sait dans les renseignements, que ça n'est dû absolument
01:33pas au hasard.
01:35Et oui, on a la délinquance d'opportunité, mais qui n'est absolument pas dû au hasard.
01:40Vous parliez des événements de Noël, de tout ça.
01:42Moi, je vais vous parler des violences urbaines de 2005, qui déjà, à l'époque, ont créé ce même chaos.
01:49Alors oui, hier, sur une seule et unique journée de mémoire de policiers,
01:53et personnellement, dans ma 29e année de police, c'est vrai, on n'avait jamais vu ça.
01:58Oui, on n'avait jamais vu ça.
01:59Mais ce qu'on n'avait pas vu non plus, c'est l'abandon total, et même plus, sans négociation,
02:07d'énormément de politique.
02:09On paye, ce matin, l'abandon du régalien depuis des décennies.