Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 minutes
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1, Eliott de Valais-Vous.
00:02Il est midi 47 sur Europe 1 et je vous rappelle que cette semaine dans la collection de podcasts Au
00:07cœur de l'Histoire,
00:07Clélie Mathias vous raconte la jeunesse du chef-d'œuvre de Victor Hugo, Les Misérables.
00:11Et pour être certain de ne rater aucun nouvel épisode d'Au cœur de l'Histoire,
00:15abonnez-vous à la chaîne Au cœur de l'Histoire sur le site et l'application Europe 1.
00:18Midi 48 si vous nous rejoignez à l'instant pour la dernière partie d'Eliott de Valais-Vous,
00:22édition spéciale au lendemain de cette journée de violences émeutières dans toute la France.
00:26On est toujours avec Mathieu Hauck et Georges Fenech, les chroniqueurs de ce dimanche.
00:30Et on a une question qui vient d'arriver sur WhatsApp.
00:31Comment se fait-il que les agriculteurs ont eu le droit aux centaures,
00:35alors qu'hier dans les rues nous avons pu voir seulement quelques fumées et des grenades à peine pour disperser
00:41les foules ?
00:42Alors que pour des agriculteurs qui en fait c'est ça que veut pointer l'auditeur du doigt,
00:45les agriculteurs étaient là de façon pacifique.
00:48Alors c'est vrai qu'en amont vous aviez un dispositif de sécurité qui était XXL
00:53lorsque la mobilisation agricole était lancée et tout le monde était surpris de voir des blindés face aux agriculteurs.
00:59Il s'avère qu'hier de nombreux maires pointent le peu de moyens policiers sur le terrain.
01:07Je vois qu'à Nice par exemple, Éric Ciotti a du mal à expliquer le manque d'effectifs.
01:11Il y avait 30 policiers nationaux et seulement 50 gendarmes mobilisés.
01:15À Limoges, on a entendu le même discours d'un maire, Les Républicains.
01:20On a entendu ça du côté de Paris, de Lyon et de Marseille,
01:24où là c'est des personnalités de gauche qui pointent la responsabilité du manque d'effectifs.
01:32Mais les centaures ont été déployés par exemple après les tensions,
01:39ou du moins pendant les tensions, notamment à Marseille.
01:42Trois informations importantes qui nous parviennent à midi 49.
01:46Au moins 1800 personnes ont été interpellées hier dans toute la France.
01:50Et vous avez plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers blessés.
01:54Première information.
01:55Deuxième information importante, Yael Brown-Pivet qui donc va proposer une commission d'enquête parlementaire
02:00sur les violences et la stratégie du maintien de l'ordre.
02:02Alors c'est intéressant que Mme Yael Brown-Pivet mette sur le même pied d'égalité ou de responsabilité
02:13les violences pendant les émeutes et la stratégie du maintien de l'ordre.
02:17J'espère qu'elle ne considère pas que les violences ont été commises en soi par les violences policières.
02:25Bon, mais c'est à creuser.
02:26Mais l'information la plus importante, c'est qu'Emmanuel Macron va prendre la parole ce soir à 20h.
02:32Une allocution prévue à 20h ce soir.
02:35Je vous pose la question à tous les deux.
02:37Que peut-il dire ce soir à 20h, Emmanuel Macron-Georges Fenech ?
02:40Moi ce que je souhaite c'est qu'il annonce son départ.
02:43Alors ça c'est votre souhait.
02:44Ça c'est mon souhait.
02:44Alors qu'est-ce qu'il va dire ?
02:47Peut-être qu'il le dira.
02:48Mais ce qu'il va dire, en tant que président de la République,
02:53au Rassemblement des Français, il dira, il appellera au calme, évidemment,
02:58il demandera de la fermeté aussi au niveau des sanctions qui devront être prononcées,
03:02et il apportera son soutien à toutes les victimes.
03:05Qu'est-ce que vous voulez qu'il dise de plus ?
03:07C'est l'échec de toute sa politique qui est en jeu dans cette affaire.
03:11Il ne va pas faire le constat d'échec,
03:13puisqu'il n'y a que lui qui fait la promotion de son quinquennat.
03:16De ses deux quinquennats, vous le savez très bien.
03:17C'est sûr qu'il ne peut pas faire le constat de vérité,
03:21qui est qu'il n'a jamais eu de bonnes intuitions,
03:24le bon diagnostic et des bonnes propositions
03:26sur les questions de sécurité,
03:28sur les questions de logique émeutière,
03:31et qu'il s'est souvent trompé sur la question des violences policières.
03:35Il a parlé de violences policières, le président de la République,
03:37depuis 2015, l'affaire Théo, il en parlait.
03:39Après Naël, c'était le geste est inexcusable et impardonnable.
03:44Et pendant les émeutes consécutives au mouvement lycéen,
03:49il parlait de manque d'empathie,
03:51il demandait de l'empathie aux policiers.
03:53Donc il ne peut pas dire ce qui est la vérité,
03:56c'est qu'il s'est trompé sur les questions de sécurité.
03:59Ce qu'il va dire, effectivement, c'est plutôt appel au rassemblement,
04:02comme l'a dit Georges Fenech.
04:04Là, il va mettre la focale probablement sur la justice,
04:07en disant qu'il faut juger rapidement et fermement.
04:11Et il va probablement peut-être reprendre le discours de Sébastien Lecornu
04:15et de Laurent Nunes sur l'extrême-gauche, l'ultra-gauche.
04:18Mais je pense qu'il va le noyer dans une forme de gloubi-glouba,
04:22de lutte contre les extrêmes, me semble-t-il.
04:24C'est-à-dire qu'il va peut-être...
04:27Mais il y a deux options.
04:28Soit on a un président qui assume d'être le chef de l'État
04:32et d'un chef qui a failli.
04:33Et en chef et en père de famille, quand on faillit,
04:37eh bien, on assume ses responsabilités.
04:40Et donc, il considère qu'aujourd'hui, il n'a plus le pouvoir
04:44et qu'un État faible fait monter une extrême-gauche forte
04:49et qu'il en va de l'intérêt supérieur du pays.
04:55Merci, eh bien, finalement, d'avancer les élections présidentielles
05:00le plus rapidement possible et donc de quitter ses fonctions.
05:01Et il sortirait en se grandissant.
05:04Première option.
05:05Deuxième option, c'est Emmanuel Macron fait du Emmanuel Macron,
05:08va nous inonder de chiffres,
05:10va nous expliquer qu'on était dans un format inédit, jamais vu.
05:14Je rappelle qu'à Lyon, par exemple, le préfet qui ose dire
05:18qu'on n'avait jamais vu une manifestation de cette ampleur,
05:21il y avait 20 000 personnes qui ont manifesté hier.
05:26Et si une ville comme Lyon est incapable de contenir 20 000 personnes
05:32qui manifestent, et parmi ces 20 000 personnes,
05:35plusieurs milliers de casseurs et de pilleurs,
05:38bon, écoutez, à ce moment-là, on arrête.
05:40On change de pays.
05:41Moi, je vais ailleurs.
05:42Si on a un État qui est incapable de contrôler ça.
05:46Donc voilà.
05:47Et donc, après, il va expliquer la lutte contre les extrêmes.
05:51Les extrêmes.
05:51Qui se nourrissent entre eux, si je reprends les expressions.
05:54On pourrait faire le bingo d'Emmanuel Macron ce soir.
05:58Je constate quand même que très rapidement, il prend la parole
06:02parce que les Français ne supportent pas son mutisme.
06:05Vendredi soir, grand bien lui fasse d'aller à l'avant-dernière
06:10de Céline Dion à l'aréna.
06:12Bien sûr, il a évidemment le droit d'y aller,
06:14c'est sa vie privée avec Brigitte Macron.
06:16On était à la veille d'une journée insurrectionnelle.
06:18Tout le monde savait que ça allait péter.
06:20La moindre des choses était peut-être de se déplacer dans un commissariat.
06:25La politique est une question de symbole.
06:27Bien sûr.
06:28Quel beau symbole eût été de voir un président de la République
06:31dans un commissariat prendre la parole en disant
06:33le premier qui touche à un policier est derrière les barreaux.
06:37Le premier qui casse une vitrine payera et payera toute sa vie.
06:40Et il faut soutenir les Français qui ont envie de manifester contre la vie chère.
06:48On va se battre pour redonner du pouvoir d'achat aux Français.
06:51Et j'en fais ma priorité les six prochains mois.
06:53C'est compliqué de dire ça.
06:54C'est peut-être moins complexe de dire ça
06:57que de se retrouver en image toute la soirée de vendredi soir
07:02à danser sur du Céline Dion.
07:05Pour que tu m'aimes encore.
07:06Les Français ne l'aiment plus.
07:07Christiane est en direct avec nous.
07:09Elle nous appelle de Limoges.
07:09Bonjour Christiane.
07:11Bonjour.
07:12Ça change complètement la donne.
07:13Vous attendez quoi de l'allocution du président de la République ce soir ?
07:16Je n'attends rien du tout.
07:18Ce qui s'en aille.
07:19Bon, vous allez l'écouter quand même Christiane ?
07:21Non.
07:22Ah, vous allez boycotter le président de la République ?
07:25Oui, parce que de toute façon,
07:27il nous a conduits dans la situation où on se trouve actuellement
07:30en ne prenant pas les mesures qui s'imposent.
07:34Et quelles auraient été les mesures qui devaient s'imposer selon vous ?
07:39Eh bien, à Athènes, au cinquième siècle,
07:41dans la démocratie athénienne,
07:43lorsqu'il y avait quelqu'un qui menaçait la démocratie,
07:47il était ostracisé.
07:48Il était exilé pour dix ans.
07:50Aujourd'hui, nous avons un homme,
07:52un triste cire qui s'appelle Mélenchon,
07:55qui pousse les jeunes et les moins jeunes à la violence,
07:59théorise cette violence,
08:01et on ne fait rien.
08:04Le gouvernement ne fait rien.
08:05Vous nous habitez de Limoges,
08:07j'imagine que vous êtes dévasté
08:08quand vous voyez la mairie de Limoges saccagée ?
08:11Mais il n'y a pas que la mairie de Limoges.
08:12Il y a la FNAC,
08:14il y a la boutique Orange,
08:16il y a la boutique...
08:19Comment elle s'appelle ?
08:20Enfin, il y a plusieurs autres boutiques
08:22qui ont été ravagées par ces tristes cires.
08:26Vous pointez la responsabilité
08:31de la France insoumise
08:33dans les exactions qui ont été commises.
08:34Bien sûr, bien sûr.
08:36Depuis des années maintenant,
08:38il ne parle que de violence,
08:40que de révolution.
08:41Mélenchon propose une sixième république
08:44qui remettrait en cause la cinquième république
08:46et qui remettrait en cause la démocratie.
08:48Et on ne fait rien.
08:49Je vous rappelle qu'Emmanuel Macron
08:51avait pondu un livre
08:52qui s'appelait Révolution en 2017.
08:54Donc Mélenchon n'est pas le seul
08:56à parler de Révolution.
08:58Sauf qu'il y en a un
08:58qui est plutôt efficace
09:00pour la mettre en application,
09:01Jean-Luc Mélenchon.
09:02Et il y en a un autre
09:03qui nous propose
09:03de la perle de Perlin-Pin-Pin.
09:06Pareil pour son grand débat national.
09:08Souvenez-vous.
09:09Poste gilet jaune.
09:11Merci, Christiane,
09:12de nous avoir appelés.
09:13Il nous reste une auditrice,
09:15Delphine,
09:16qui nous appelle de Paris.
09:17Bonjour, Delphine.
09:19Oui, bonjour.
09:21Vous appelez où dans Paris ?
09:23J'appelle de Paris.
09:24Mais dans quel quartier ?
09:25Vous avez été un quartier ?
09:26Cinquième.
09:28Cinquième, ça allait hier.
09:29Vous avez un peu de bobos
09:30et qui ont manifesté,
09:31mais c'était plutôt calme.
09:32Oui, oui, moi j'étais un quartier
09:32qui n'a pas été touché.
09:33Mais j'étais terrifiée
09:34par ce que je voyais,
09:36parce que je plais beaucoup
09:37tous les commerçants.
09:39Mais en dehors de cela,
09:40c'était la France.
09:42C'était les institutions de la France
09:44qui étaient touchées.
09:46Et ces gens n'aiment pas notre pays.
09:48Et donc à partir de là,
09:50c'était une mini-révolution.
09:52premier point d'une révolution.
09:54Et là-dessus,
09:55on a un président
09:56qui ne nous gouverne plus.
09:57Ça fait des années qu'il voyage.
10:00Il essaie pendant ce temps-là
10:01à nos frais, bien évidemment,
10:03pour aller chercher des honneurs
10:05et sous des prétextes différents.
10:08Et pour demain,
10:10il part au détroit d'Hormuz.
10:12Et la France,
10:12il ne la gouverne pas.
10:14C'est dramatique.
10:15Effectivement,
10:16il faut qu'il s'en aille.
10:17Parce qu'on ne peut plus,
10:19on est en train...
10:20Nous avons une dette abyssale.
10:22La dette,
10:23nous allons avoir
10:24de plus en plus de mal
10:25à emprunter.
10:26Parce que qui voudrait
10:27prêter de l'argent
10:28dans un pays
10:28qui va à volo
10:29comme la France ?
10:31Et les étudiants
10:33ont beau réclamer
10:36des avantages
10:36et des climatiseurs
10:38et autres,
10:38mais il faut être réaliste.
10:40On ne peut pas les réaliser
10:41du jour au lendemain.
10:42Et il faut pouvoir le faire
10:43avec de l'argent.
10:46C'est absolument terrible
10:48ce que nous vivons.
10:49Terrible.
10:50Merci beaucoup
10:50pour cette intervention
10:53d'Elphine
10:53et merci à tous les auditeurs
10:54européens qui ont réagi.
10:56On va se quitter
10:56dans quelques instants.
10:57Je voudrais remercier
10:57toutes les équipes en régie
10:59qui ont préparé
10:59tout le week-end
11:00nos émissions
11:01et nos éditions spéciales
11:02consacrées
11:03à ces violences
11:05et cette journée
11:07d'insurrection en France
11:08hier,
11:09ce samedi 17 octobre
11:11qui a donc
11:12basculé dans le chaos
11:13et qui entrera
11:14malheureusement
11:14dans notre histoire.
11:16Je précise une chose
11:17parce que le résumé
11:18de l'AFP
11:19qui en avait été fait
11:19ne me paraissait pas complet.
11:22Yael Brown-Pivet
11:22demande à ce qu'il y ait
11:24une commission d'enquête
11:25sur les violences
11:26du 17 octobre.
11:28Cette commission d'enquête
11:29aura vocation
11:30à faire toute la lumière
11:31sur les scènes
11:32de chaos et de pillage
11:33auxquelles nous avons assisté
11:34et sur leurs responsabilités
11:37et à apporter aussi
11:39des réponses aux élus,
11:40aux commerçants
11:40et à toutes les victimes
11:41des violences d'hier
11:41mais aussi aux citoyens
11:42qui s'interrogent
11:43sur l'ampleur du débordement
11:44et la réponse
11:45qui leur a été apportée.
11:47Donc c'est intéressant
11:50de voir sur la doctrine
11:52du maintien de l'ordre
11:52et son dimensionnement
11:53également.
11:54Mais savoir s'il y avait
11:55suffisamment de moyens
11:56et si pour répondre
11:58à des émeutiers
12:00et des gens
12:01qui participaient
12:02à une insurrection,
12:02on était suffisamment armés.
12:04Ce n'est pas pour parler
12:05des violences policières.
12:06Merci à tous !
12:07L'information du jour
12:08quand même,
12:0920h,
12:09allocution d'Emmanuel Macron
12:11ce soir.
12:11Merci Elliot,
12:12merci à tous !
12:13Bonne journée à l'écoute
12:13d'Europe 1.
12:14Dans un instant,
12:14votre flash
12:15et puis enquête d'esprit
12:16présentée par
12:17Hermeric Pourbet
12:18de 13h à 14h.
12:20Bon dimanche à tous
12:20sur Europe 1.

Recommandations