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  • il y a 4 minutes
« BFM POLITIQUE » est LE rendez-vous média incontournable rythmant la vie politique française. Chaque dimanche, en direct et en public, l’émission présentée par Guillaume Daret donne la parole aux personnalités de tous bords. Durant deux heures, un représentant politique au cœur de l’actualité répond aux questions de la journaliste de BFMTV, puis débat dans le « face à face » avec un contradicteur sur un sujet qui les oppose.

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Transcription
00:00L'édition spéciale se poursuit bien sûr sur BFM TV après ces manifestations d'hier et ces scènes de chaos
00:07dans toute la France au lendemain de cette journée de mobilisation.
00:111800 interpellations, 500 policiers blessés, ce sont les derniers chiffres communiqués par le ministre de l'Intérieur et une édition
00:17spéciale de BFM Politique.
00:19Notre invité Marion Maréchal, bonjour. Députée européenne, présidente d'identité et liberté, merci d'être à nos côtés avec Hugo
00:26Capelli de BFM TV et Pierre Le Pelletier.
00:29Bonjour.
00:30De la tribune dimanche. On a vu ces scènes absolument sidérantes dans un certain nombre de communes. On va revoir
00:36ces images. Regardez, on parlait évidemment de Limoges, ces mairies qui ont parfois été ciblées directement à Limoges.
00:43Regardez où on voit le défroid qui s'est effondré. Il y a eu un certain nombre d'autres communes
00:48également qui ont été touchées. Bien sûr, on l'a dit Limoges, on l'a dit Marseille et on l
00:53'a dit aussi Paris, Paris, Marseille.
00:55Regardez d'abord ces images d'une porte de la mairie qui a été évidemment ciblée avec notamment une Marianne
01:03qui a été jetée à terre.
01:07Et vous allez le voir effectivement sur ces images des personnes qui pénètrent à l'intérieur de l'Hôtel-Eldeville
01:15de Marseille.
01:16Touchez aussi bien sûr la ville de Paris. On retrouve tout de suite Igor Seyri. Vous êtes sur le terrain,
01:20Igor.
01:20Alors qu'est-ce que vous constatez ce matin, quelques heures après ces affrontements sans précédent ?
01:27Depuis ce matin, je sillonne le quartier République et notamment la rue Beaurepère qui a été victime de nombreux pillages
01:35de magasins.
01:35Je me trouve précisément dans un magasin de vente d'accessoires de boxe qui a été pillé aux alentours de
01:4123 heures.
01:42Je vais vous juste montrer les images qui sont sidérantes. Là, il s'agit de la partie textile, donc des
01:47vêtements de sport, des vêtements de boxe aussi.
01:51Il ne reste quasiment plus rien, juste quelques cintres complètement vides.
01:54On va rentrer à l'intérieur de la boutique juste pour vous montrer que les gens qui sont rentrés à
02:00l'intérieur étaient déterminés.
02:02Il y a la partie gants de boxe. Il s'agit de tous les gants de boxe de luxe qui
02:06ont été volés par ces individus, ces casseurs qui ont méthodiquement récupéré tous ces accessoires, tous ces objets d'une
02:15grande valeur.
02:16Je suis avec Yannick qui est le gérant de cet établissement. Yannick, tout s'est passé très vite à 23
02:21heures.
02:22Une fois que la manifestation était largement terminée, vous n'étiez pas à l'intérieur.
02:26Ce sont des voisins qui vous ont indiqué que le magasin était en train d'être pillé. Qu'est-ce
02:30qui s'est passé à 23 heures ?
02:31À 23 heures, j'ai un voisin qui m'envoie un message et qui me dit qu'ils sont en
02:35train de dépouiller la boutique.
02:38Je suis forcément étonné. Je me dis qu'il est tard. À 21 heures, 22 heures, on n'avait aucun
02:42souci.
02:43Dès 23 heures, on reçoit ce message. Immédiatement après, j'appelle la police. Je tombe sur la pointe de la
02:50police.
02:50Ça met du temps. Une fois que j'arrive à les avoir au téléphone, je leur dis qu'on est
02:53le magasin.
02:53C'est Trubo Repère à Paris, magasin Boxing Shop. Il y a des gars qui sont dedans. S'il vous
02:57plaît, faites quelque chose. Allez-y. Est-ce qu'on peut y aller ? Est-ce qu'on peut se
02:58déplacer ?
02:59Ils nous ont dit que je passe ce message à la compagnie. Mais il y a quasiment zéro chance qu
03:06'on puisse accéder sur le site et s'occuper des malfaiteurs.
03:12Donc on s'est retrouvé complètement désarmé. On ne savait pas quoi faire. J'ai appelé tous mes collègues. On
03:16a essayé de voir si on pouvait venir.
03:18Au moment de l'appel téléphonique chez le policier, à la police, le policier m'a dit « Ne venez
03:24surtout pas. C'est ultra dangereux. Ils sont des centaines. Votre sécurité, on ne peut pas vous l'assurer. »
03:29Donc débrouillez vous.
03:30On s'est retrouvé complètement désarmé. Et finalement, on n'a pu venir constater l'état des lieux que vers
03:362h du matin parce qu'il y avait encore moins de monde à ce moment-là.
03:42Mais on a pu vraiment venir à ce moment-là et constater l'état des lieux et ranger ce qu
03:48'on a pu toute la nuit et constater qu'il ne restait plus grand-chose.
03:52– Merci beaucoup Yannick. Ce qu'on ne dit pas, c'est que beaucoup de riverains, beaucoup d'habitants ont
03:56filmé le pillage de cette boutique.
03:59Il y avait une camionnette qui était prête dans la rue juste en face avec les pilleurs qui ont fait
04:03des allers-retours entre la boutique et la camionnette
04:06qu'ils ont remplie avant de partir tranquillement sans avoir été arrêtés par les forces de l'ordre.
04:11– Merci beaucoup Igor Saïry avec Romain Nau dans le 10e arrondissement de Paris. Quand vous voyez ces images de
04:16pillage dans cette boutique parisienne, Marion Maréchal, qu'est-ce que ça vous inspire ?
04:19– Je pense qu'avec une immense majorité de Français, je suis sous le choc, même si je ne suis
04:23pas surprise,
04:23parce que les symptômes qui ont conduit manifestement à cette situation, je les connais, je les dénonce depuis longtemps,
04:28mais je pense qu'il faut d'abord poser les mots. Ce que nous avons vu hier, dans la continuité
04:31d'ailleurs de ce que nous voyons depuis trois semaines,
04:33c'est en fait le summum d'une insurrection racaillot-gauchiste.
04:38– Une insurrection racaillot-gauchiste ?
04:40– Oui, une insurrection racaillot-gauchiste, c'est-à-dire qu'on n'a pas seulement une convergence des luttes,
04:43on a une convergence des haines, haines contre la France, haines contre l'autorité, contre l'uniforme,
04:47contre les juifs, qui s'expriment de différentes manières, et on a une forme d'hybridation, finalement,
04:52entre d'un côté l'extrême-gauche révolutionnaire et violente, avec des groupes bien connus de type black bloc,
04:58avec d'ailleurs des élus même insoumis, avec des profs syndiqués, avec des étudiants à vie,
05:03là dont nos impôts financent la petite litanie marxiste, et puis on a de l'autre,
05:08voilà, je pose les mots avec gravité, ce qui s'apparenterait à des formes d'émeute ethnique,
05:12c'est-à-dire qu'en fait, ce qui a été sous-estimé hier, c'est l'entrée dans la
05:16violence,
05:17et la montée des banlieues, à forte population d'origine immigrée,
05:21– Et qu'est-ce qui vous permet de dire ça ? – Ah bah tout, en fait tout, toutes
05:25les images.
05:25– Dans les images que vous voyez hier, est-ce que vous avez des éléments, des chiffres, des informations ?
05:29– Il suffit d'avoir des yeux pour voir, il suffit d'avoir des oreilles pour entendre,
05:33c'est-à-dire que quand on regarde les images, et qu'on voit du wesh, du wala à toutes
05:37les sauces,
05:38quand on voit des drapeaux étrangers brandis à toutes les sauces, de type drapeau algérien,
05:43drapeau marocain, dénique la France en veux-tu, en voilà,
05:47quand on voit même à l'occasion des émeutes et des blocages lycéens,
05:50des maillots portés avec l'apologie de Mera, de Ben Laden, de Hitler.
05:53– C'est ce que vous avez vu ça hier ? – Ah bah c'est les mêmes, excusez-moi.
05:56– Mais est-ce que vous l'avez vu hier ? – Oui bien sûr, quand on voit aujourd'hui,
05:59d'ailleurs dans ces images, et je suis désolée, je sais que ça heurte de dire la réalité,
06:05mais je crois qu'aujourd'hui plus personne ne peut le contester,
06:07donc oui je vous le dis, dans cette insurrection, il y a la part d'un symptôme
06:11d'une immigration inassimilée, d'une politique migratoire folle,
06:14qui aboutit à ce qu'aujourd'hui, eh bien des parts de la population française
06:18se sentent totalement déliées d'un quelconque civisme, d'un quelconque respect de la loi,
06:22et qui voient dans chaque faille de l'autorité, parce qu'on va y revenir,
06:25sur le fait que le gouvernement a perdu le contrôle,
06:27qui voient dans chaque faille de l'autorité de l'État, la possibilité d'exprimer une pulsion nihiliste et violente,
06:34qui évidemment est l'intérêt de pouvoir aller voler des Nike et des produits de luxe,
06:38mais en plus d'exprimer sa détestation de ce que nous sommes.
06:40Quelle réponse, demandez-vous, quelle réponse immédiate devrait avoir l'État
06:44pour que ce genre de choses ne se reproduise plus dès les prochaines manifestations ?
06:48Alors déjà, je le redis, en l'État, le gouvernement a perdu le contrôle.
06:53Ça il faut quand même l'admettre, je veux dire le témoignage de ce commerçant juste avant,
06:56on est la démonstration.
06:57Nous avons énormément d'endroits où il y a des commerçants qui se sont retrouvés seuls,
07:02qui ont appelé la police et qui n'ont pas pu voir d'intervention pour les protéger.
07:05On entendra des témoignages.
07:06Absolument, on a vu d'ailleurs des images extrêmement choquantes de commerçants
07:09qui ont tenté de se défendre en sang avec un courage incroyable.
07:12Et pourquoi je vous dis ça, c'est extrêmement grave,
07:14parce que l'étape suivante, ce sera l'autodéfense.
07:18C'est ce qui s'est passé en Nouvelle-Calédonie en 2024.
07:20Ça veut dire que quand l'État a perdu le contrôle et n'a plus été en capacité de protéger
07:23les citoyens,
07:24vous verrez demain des citoyens qui se défendront eux-mêmes.
07:27Et je vais vous dire, ce sera bien légitime.
07:29Donc ça, c'est très important de le dire.
07:30Et nous sommes victimes à travers ça.
07:31Ça veut dire que vous n'attendez plus rien de l'État
07:33et que vous pensez, vous appelez les commerçants à s'armer ?
07:37Non, je ne dis pas ça.
07:38Je dis que l'État n'a pas fait le nécessaire.
07:40Parmi les choses qu'il eût été nécessaire de faire,
07:42me semble-t-il, au regard de toutes les informations que nous avions,
07:45notamment des services de renseignement
07:46ou même des différents appels aux émeutes, au rassemblement et à la violence
07:50venus de toutes parts,
07:51eh bien, il aurait fallu décréter en amont l'État d'urgence.
07:54Vous pensez qu'il fallait décréter l'État d'urgence ?
07:56Bien sûr, bien sûr.
07:57Il aurait fallu anticiper la possibilité de mettre en place un couvre-feu
08:00pour éviter que les pillages puissent se prolonger de fait,
08:03ou en tout cas les limiter la nuit et encore davantage le lendemain.
08:06Ça n'a pas été fait et c'est évidemment un tort.
08:08D'autant plus un tort que quand on rétorque cela à Laurent Nunez,
08:11j'ai vu dans une interview,
08:12il est quasiment outré qu'on puisse évoquer cette possibilité.
08:15Mais excusez-moi, on répond précisément au cadre de la nécessité d'un État d'urgence
08:19puisque c'est un grave risque de troubles à l'ordre public.
08:22Pierre, qu'est-ce que vous répondez aux Français
08:23qui sont venus manifester paisiblement, on va dire ?
08:27550 000 Français qui sont venus manifester contre la vie chère
08:29qui, eux, n'ont rien cassé ?
08:30Ce n'est pas les chiffres de la police.
08:31C'est les chiffres des autorités, 550 000.
08:33Non, c'est un peu moins que ça, me semble-t-il.
08:35C'est le chiffre du ministère de l'Intérieur,
08:36c'est 550 000 manifestants.
08:38Non, mais en fait, le problème, c'est que moi, je refuse de rentrer.
08:42C'est comme pour les blocages et les émeutes lycéennes
08:45qu'on m'impose de donner du crédit à ce que je ne considère pas
08:49comme un mouvement qui pourrait s'apparenter hier à un mouvement lycéen
08:52ou aujourd'hui à un pseudo-mouvement Gilets jaunes.
08:54Je ne crois pas à cela.
08:55Je pense que ce sont des manifestations
08:57qui sont totalement pilotées par l'extrême-gauche française.
09:01Je ne crois pas d'ailleurs que la violence,
09:02contrairement à ce qu'essaye de faire dire Jean-Luc Mélenchon,
09:05quand il n'accuse pas littéralement la police d'être responsable des violences,
09:07parce que c'est quand même ça la tonalité,
09:09aujourd'hui, des chefs de l'extrême-gauche française,
09:12je considère que la violence n'est pas un dommage collatéral,
09:14ça n'est pas un débordement, contrairement à ce qui a été dit,
09:17c'est, comment dire, un des leviers de la lutte.
09:20Mais Marion Maréchal...
09:21Non, mais pardon, je vais au coup, parce que c'est très important.
09:23C'est doctrinal.
09:24C'est doctrinal.
09:25Quand Jean-Luc Mélenchon lui-même dit en métire
09:27qu'il faut tout conflictualiser,
09:28quand Bali Bagayoko dit que la violence peut être légitime,
09:32quand on a au sein même de cette organisation LFIS
09:34des gens comme Raphaël Arnaud,
09:35qui sont des chefs d'une milice violente,
09:38qui a tué l'année dernière, en l'occurrence, Quentin.
09:42Quand on a Delogu, député LFI,
09:45qui lui-même a été condamné pour avoir frappé, excusez-moi du coup,
09:48un proviseur et une CPE devant un lycée à Marseille.
09:51Mais il y a quand même, excusez-moi,
09:52mais il y a des Français qui sont allés manifester,
09:55vous pouvez dire le contraire, pacifiquement hier,
09:57contre la vie chère.
09:58Ceux-là, qu'est-ce que vous leur dites ?
09:59Qu'est-ce que vous leur dites ?
10:00550 000 personnes, c'est pas rien.
10:02D'accord, mais moi, les slogans, excusez-moi,
10:04majoritaires que j'ai entendus,
10:06parce qu'il va falloir m'expliquer le rapport, quand même,
10:08entre le fait de lutter contre Parcoursup
10:10et d'aller brûler ou attaquer des commissariats
10:12et des mairies...
10:13La police dit que c'était pas les mêmes.
10:14Excusez-moi, pardon, tout ça, vous voyez...
10:16Mais qu'est-ce que vous dites à ces Français
10:17qui sont allés manifester pacifiquement ?
10:18Mais les slogans qu'on a entendus hier,
10:20bien plus d'ailleurs que des slogans contre la bûchère,
10:22c'est des slogans comme « Acabe »,
10:24c'est-à-dire « Tous les flics sont des bâtards »,
10:25c'est des slogans comme « Antifa, Antifa »,
10:27c'est des slogans qu'on n'entend plus qu'on a chanté...
10:29Mario Maréchal, vous ne les faites pas aller voir,
10:30mais il y a des cortèges qui se sont bien déroulés.
10:32Non, mais d'accord, mais encore heureux
10:33que les 550 000 n'aient pas mis le pays à feu et à sœur,
10:36parce que si vous voulez...
10:36Cela, vous leur dites quoi ?
10:37En l'occurrence, on serait en guerre similée.
10:38Vous les assimilez pas aux autres ?
10:39Non, si, je les assimile aux autres.
10:40Je les assimile aux autres, vous savez pourquoi ?
10:42Parce qu'ils ont défilé derrière Jean-Luc Mélenchon
10:44et que Jean-Luc Mélenchon,
10:45il n'a jamais condamné ces violences.
10:47Jean-Luc Mélenchon, alors plus que vous en parlez...
10:49Si, Jean-Luc Mélenchon, il a précisé
10:51que ceux qui partageaient notre combat,
10:54dit-il, n'ont rien à faire dans le pillage et dans le saccage.
10:57Il a dit ça, Jean-Luc Mélenchon.
10:58Et vous ne lisez pas l'intégralité ?
10:59Et il dit en fait, juste après,
11:00qu'en réalité, c'est de la faute des forces de l'ordre.
11:02Et que soi-disant, partout, les forces de l'ordre n'étaient pas...
11:04Il ne dit pas ça exactement.
11:05Mais bien sûr qu'il dit ça.
11:06Il dit ça comme l'ensemble de ses responsables politiques.
11:08Il dit ça d'ailleurs également comme Sandrine Rousseau,
11:10de manière très explicite.
11:11On a des élus aujourd'hui,
11:13et c'était vrai avant cette manifestation,
11:15qui ont participé à des blocages de lycées.
11:16Mais est-ce qu'on se rend compte des élus de la République
11:18qui violent la loi ?
11:20Il y a une nouvelle manifestation le 5 novembre.
11:22Comment l'État doit appréhender ce nouveau rendez-vous ?
11:25De manière beaucoup plus grave
11:28que ce qui a manifestement été fait jusqu'ici.
11:29C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui des moyens
11:31dans notre code pénal qui sont considérables.
11:34Notamment pour aller poursuivre condamnés
11:36et empêcher les meneurs.
11:37Parce que des appels à la violence,
11:38il y en a eu énormément.
11:40On a par exemple un délit de provocation à la rébellion.
11:44On a un délit de provocation directe à un attroupement armé.
11:47Tout ça, ce sont des articles du code pénal
11:49qui sont peu utilisés.
11:51Il faut évidemment,
11:52là en l'occurrence,
11:53ça aurait dû être dans la continuité des émeutes lycéennes,
11:55mais prendre des sanctions contre tout fonctionnaire
11:57à l'époque qui avait pu bloquer des lycées
12:00et donc mettre à mal le bon fonctionnement d'un service public.
12:03C'était quand même la moindre chose.
12:04Il faut remettre sur la table la loi anti-casseurs
12:06qui, je le rappelle, avait été censurée
12:08par le Conseil constitutionnel dans laquelle était prévue
12:11une interdiction de manifester
12:12pour des profils particulièrement dangereux,
12:15sur le modèle de ce qu'on a par exemple
12:16pour les interdictions de stade
12:17pour des supporters dangereux.
12:19Et au-delà de ça,
12:20eh bien moi, en tout cas, c'est ma position,
12:22il faut élargir la possibilité de retrait
12:24et de déchéance de nationalité
12:26pour des binationaux qui s'en prennent à des forces de l'ordre.
12:28– Marion Maréchal, ce qu'on a vu hier,
12:31c'est aussi symboliquement des mairies qui ont été attaquées.
12:34Limoges, la mairie brûlée,
12:35Marseille, on l'a vu, la mairie forcée.
12:39Qu'est-ce que ça dit de la République ?
12:42– Je pense que ça dit qu'on a, une fois de plus,
12:46perdu le contrôle.
12:47Et je vais vous le dire, au-delà de ça,
12:48je crois que ça interroge aussi,
12:50puisque je vois que la France insoumise
12:52et les élus d'extrême-gauche interrogent
12:54et demandent la démission de Laurent Nunez
12:55parce qu'ils considèrent que notre doctrine du maintien de l'ordre
12:58n'est pas adéquate.
13:00Je rappelle d'ailleurs qu'Emmanuel Macron disait
13:02il y a encore quelques jours, en lâchant notre police,
13:04qu'elle avait manqué d'empathie lors des émeutes lycéennes.
13:08Moi, j'interroge aussi, en effet,
13:10la doctrine du maintien de l'ordre français.
13:11Quand on voit ces images de policiers qui sont pris à partie
13:13et qui sont obligés de prendre la fuite,
13:15parce que là encore, ça n'a pas été isolé,
13:16quand je vois des images de policiers qui sont lynchés au sol
13:19avec manifestement des émettus et des casseurs
13:21qui n'ont pas peur de la réponse de l'État
13:23et qui n'ont pas peur de la police.
13:26Et je crois que nous payons là
13:27ce qu'on a longtemps appelé le syndrome Malek-Oussekine
13:30qui est évidemment une affaire triste et terrible
13:34qui a eu lieu il y a 40 ans de cela
13:36et qui, 40 ans après, continue de produire des effets
13:38parce que, chez les gouvernants français,
13:40on préfère avoir un flic baissé,
13:43comme avec un bras cassé,
13:44comme on a entendu sur vos antennes d'ailleurs,
13:46que d'avoir un casseur et un émeutier blessé.
13:48Vous voyez, moi, je ne partage pas ça.
13:50Je considère que quand on attaque la police,
13:52eh bien, on prend le risque, oui, en effet, d'être blessé.
13:54Et quand je vois...
13:55Laurent Nouniès doit-il démissionner ?
13:58En l'occurrence, il ne doit pas démissionner
13:59parce que, me semble-t-il,
14:01les forces de l'ordre n'ont pas été assez, comment dire, compétentes
14:05ou parce qu'elles auraient provoqué des violences.
14:07Moi, je ne partage pas du tout le diagnostic de l'extrême-gauche.
14:09C'est surtout un manque de moyens policiers, notamment Benoît Payan.
14:11Mais je crois surtout que, parce qu'une fois de plus,
14:12il n'a pas pris la gravité de la mesure, il n'a pas décrété...
14:14Alors, écoutez, justement, vous parlez, Pierre, à l'instant, des maires.
14:17Écoutez ce que disait, ce matin, Benoît Payan, le maire de Marseille,
14:20qui demande des comptes au ministre de l'Intérieur.
14:23Demain, j'aurai l'occasion de m'entraîner avec le ministre de l'Intérieur
14:26qui vient me voir à Marseille, qui vient à Marseille.
14:30Et on aura l'occasion de revenir exactement sur ce qui s'est passé
14:33parce que je veux savoir ce qui s'est passé dans ma ville.
14:37Et je demande, évidemment, à ce que la lumière soit faite
14:42de manière totale et complète sur ce qui s'est passé.
14:46Je n'imaginais pas voir ça de mon vivant.
14:48Je ne peux pas laisser ça se reproduire.
14:51Demain, je veux des explications et je veux des moyens
14:53pour que ça ne se reproduise plus dans ma ville, ni partout en France.
14:58Qu'est-ce que vous pensez de ces propos ?
15:00Est-ce que c'était sous-dimensionné, effectivement, comme dispositif ?
15:02Il dit qu'il y avait des alertes qui avaient été données
15:03qui n'ont pas été suivies.
15:04Je trouve ça toujours drôle quand je vois, en effet,
15:06des responsables de gauche venir expliquer
15:08que, finalement, on a été débordés sur le plan sécuritaire
15:11parce que je considère que tous ces gens interrogent peut-être,
15:14d'ailleurs, moi aussi, de manière légitime,
15:16ce qui n'a peut-être pas été fait ou pas assez bien fait
15:18dans les circonstances, mais jamais tout ce qui nous a conduit à cela.
15:21C'est-à-dire quand même, disons-le, un laxisme d'État,
15:25une doctrine de maintien de l'ordre, là encore, extrêmement faible,
15:28mais également un manque de sanctions, de suivi des faits.
15:33Vous ne pouvez pas dire que c'est que la gauche ?
15:35La mairie de Limoges a été attaquée, le maire de Limoges dit la même chose.
15:38La police a manqué de moyens.
15:39Je parle des politiques nationales.
15:40Je veux dire, la réalité qui nous a conduit à ce qu'on puisse arriver
15:42à un tel niveau de violence et de gravité,
15:46ce n'est pas du jour au lendemain.
15:47C'est parce qu'on a aujourd'hui des groupes, des militants,
15:50des racailles de banlieue qui se sentent dans une forme d'impunité totale
15:53et qui donc n'ont à aucun moment peur de l'autorité de l'État,
15:56de la police ou de la justice.
15:58Et j'ai envie de vous dire, allons un petit peu plus loin sur ce sujet
16:00parce que c'est intéressant.
16:01Parce que pour moi, il y a une forme de continuum dans tout ça.
16:04D'où est partie, d'où est partie d'abord la mobilisation et la violence ?
16:11Dans les émeutes, notamment lycéennes et les blocages lycéens,
16:13c'est du 93, notamment de lycées comme le lycée Paul-Éloire
16:17qui a été au cœur de l'actualité.
16:19Moi, je vous le dis, je considère qu'après tout ce qui s'est passé,
16:22le gouvernement devrait mettre en place une enquête administrative
16:25sur un certain nombre de ces lycées.
16:26Parce qu'on a vu des choses absolument folles.
16:29On a vu des profs, dont certains d'ailleurs, on découvre,
16:32étaient sur des listes de type NPA, c'est-à-dire d'extrême-gauche.
16:36On a vu des profs qui participaient, une fois de plus, au blocage,
16:40donc de manière totalement illégale et qui encourageaient les étudiants à bloquer.
16:45On est dans des établissements où des syndicats comme Sud Éducation,
16:48d'extrême-extrême-gauche font trois fois plus que la moyenne nationale.
16:51C'est quand même des syndicats, je le rappelle, il faut le préciser,
16:54qui sont contre l'interdiction de la baïa à l'école,
16:56contre l'interdiction du voile à l'école,
16:58qui organisent des grèves pour Gaza.
17:00C'est un lycée où on fait des grèves pour Gaza.
17:01Ce n'est pas eux qui sont allés casser hier, Mario Maréchal ?
17:04Quel est le rapport avec ce qui s'est passé hier ?
17:05Pourquoi je vous dis ça ?
17:06Parce que ça a été le cœur névlagique du déclenchement
17:09des blocages et de la violence, dont hier, excusez-moi,
17:11le 17 octobre, n'est que l'aboutissement.
17:13Parce que ce qu'on a vu piller, casser, bloquer depuis des semaines,
17:16d'ailleurs j'ai encore vu une représentante étudiante, pseudo-représentante,
17:20là encore, apprenti, député et les filles sur votre plateau,
17:22juste avant d'être là.
17:23Je veux dire, elle était là pour commenter les émeutes d'hier
17:25et la manif d'hier, comme elle était là il y a trois semaines.
17:27Donc c'est la même chose.
17:28Pourquoi je vous dis ça ?
17:29Parce qu'on est manifestement dans un certain nombre d'établissements
17:32devant une subversion politique organisée de l'extrême-gauche,
17:36avec des profs qui sautent complètement de leur rôle,
17:39dont je ne crois pas une seule seconde, excusez-moi,
17:41qui laissent de côté leur passion rouge aux portes de l'établissement,
17:44qui se retrouvent devant des étudiants.
17:46Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
17:47Qu'est-ce qui me fait dire ça, c'est que manifestement,
17:49ils invitent des étudiants à bloquer de manière illégale leur lycée.
17:52Donc déjà, ils sortent un petit peu, me semble-t-il,
17:53de leur mission de service public.
17:54Mais sur la contestation lycéenne, tout est acheté.
17:56Pourquoi je vous dis ça ?
17:56Parce que si on veut avoir une réponse globale, structurelle,
18:00il faut qu'on s'interroge aussi sur les raisons qui ont conduit
18:04à ce que ces violences émergent.
18:05Et donc je demande, je le redis, je demande à ce qu'il y ait
18:08des enquêtes administratives sur le fonctionnement aujourd'hui de ces écoles,
18:11sur le respect ou non de la neutralité de ces professeurs devant leurs élèves,
18:16avec quand même, il faut le mesurer, des populations, là encore,
18:19à Paul-Éloire, de Français qui sont d'origine extra-européenne
18:23pour une partie d'entre eux, avec qui on a déjà...
18:26D'accord, mais je pose un sujet qui va plus loin que ça.
18:28Dont on sait qu'on a un certain nombre de difficultés aujourd'hui
18:31d'assimilation et d'intégration à la République française et à la France.
18:35Et on a donc en face d'eux des profs qui expliquent
18:37qu'il y a un racisme structurel, qu'il y a un racisme d'État
18:40dans l'éducation nationale, et donc en fait qui alimente le ressentiment.
18:43– Marion Maréchal, Yael Brun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale,
18:47va proposer la création d'une commission d'enquête parlementaire
18:49sur les violences et la stratégie de maintien de l'ordre
18:51après ce qui s'est passé hier. C'est une bonne chose ?
18:54– Sincèrement, je ne suis pas sûre qu'on en soit encore au stade
18:57d'avoir besoin de commissions d'enquête.
19:00Voilà, je crois que ça va au-delà de ça,
19:02qu'une fois de plus, le code pénal en France, il est bien fait.
19:05Il est bien fait que les délits existent
19:09et qu'il suffit encore de les activer,
19:11d'avoir une réponse judiciaire rapide, ferme et véritablement appliquée.
19:15Encore faut-il, il ne faut plus se donner aussi les moyens
19:18d'aller chercher tous ceux qui sont complices de cela,
19:21non seulement les meneurs, ceux qui ont appelé,
19:22mais je vais dire, je vais même au-delà de ça,
19:24je pense qu'aujourd'hui, ces délits dont je vous ai parlé tout à l'heure,
19:27d'incitation à la rébellion ou d'incitation à un rassemblement armé,
19:30on pourrait même l'élargir, un certain nombre d'élus aujourd'hui, LFI,
19:33quand on voit la manière dont ils ont appelé à la violence et au blocage,
19:37on pourrait l'élargir, un certain nombre de syndicats étudiants d'extrême-gauche,
19:41dont certains étaient parfois sur les plateaux.
19:43Excusez-moi, la jeune femme que j'ai vue juste avant d'arriver,
19:46qui est de l'ancienne de l'Union syndicale étudiante,
19:48c'est un syndicat très très très à gauche,
19:50à aucun moment, elle condamne les violences,
19:54elle les justifie, elle dit,
19:56oh là là, bah oui, ils sont pauvres, ils ne sont pas bien,
19:58donc c'est normal qu'ils attaquent des flics, qu'ils attaquent des commerces.
20:00Vous parlez justement de la réponse policière.
20:02C'est une folie.
20:03Écoutez la réponse du ministre de l'Intérieur
20:05quand on lui demande si le dispositif était sous-dimensionné ou pas.
20:08Le dispositif n'était pas sous-dimensionné.
20:11On avait mobilisé trois forces mobiles à Marseille pour cette journée,
20:15et puis une force mobile supplémentaire, ce qu'on appelle des UPR,
20:18et nous avons déployé les Centaures.
20:20Mais ce matin, 2000 casseurs sont arrivés sur la Cannebière depuis les réformés,
20:24très tôt, et nous avions une force mobile qui était employée à ce moment sur la Cannebière,
20:28et j'ai pu m'entretenir avec le maire, avec le Premier ministre.
20:30D'ailleurs, on a fait un call à Troyes,
20:32et nous avons anticipé la prise de service de deux nouvelles CRS qui étaient prévues.
20:36Elles étaient prévues.
20:37Simplement, on a anticipé l'heure de prise de service,
20:39et nous avons déployé par ailleurs des Centaures,
20:41comme il y en a d'ailleurs dans toutes les zones.
20:44Le dispositif n'était pas sous-dimensionné, dit le ministre de l'Intérieur.
20:47Non mais écoutez, on peut interroger ici et là la manière dont les forces de l'ordre ont été déployées.
20:51Maintenant, il faut bien le dire, quand on a, je veux dire,
20:55potentiellement entre 150 000 et 450 000 personnes,
20:58dont une grande partie qui sont dans une logique sédicieuse,
21:01vous pouvez avoir demain un million de policiers sur le territoire,
21:04il y aura toujours à un moment donné un dépassement.
21:07Et pourquoi j'en reviens toujours à la politique ?
21:08Parce qu'on est quasiment...
21:10Mais sur le maintien de l'ordre, là, il y a eu un problème ou il n'y a pas
21:12eu de problème à vos yeux ?
21:13Non mais évidemment qu'il y a eu un problème,
21:14puisqu'on a bien vu des gens qui se sont retrouvés totalement seuls
21:17face à des pillages, face à des agressions.
21:19Donc ce qui est sûr, c'est que le déploiement, en tout cas tel qu'il s'est fait,
21:22n'a pas permis d'endiguer.
21:23Mais parce que je pense que ça a été un problème d'anticipation et d'évagulation.
21:25Vous, au pouvoir, vous auriez fait différemment, justement,
21:27qu'aurait fait un ministre de l'Intérieur de votre parti, de votre formation politique ?
21:30Je ne suis pas de professe de police, donc je ne vais pas vous dire,
21:31« Oui, à Limoges, il aurait fallu, dans la rue, machin, avoir une compagnie de CRS en plus. »
21:36C'est un peu ridicule.
21:37Mais par contre, ce que je peux vous dire, d'un point de vue politique,
21:39c'est que le combat que nous allons devoir mener,
21:41c'est quasiment un combat, j'ai envie de dire, et aussi idéologique et moral.
21:45Parce que, quand vous avez ce discours, j'y reviens, de l'extrême-gauche française,
21:50il ne faut pas croire que ça ne concerne que quelques militants de lycée ou quelques élus.
21:54Mais au-delà de la question de l'extrême-gauche,
21:56si demain Marine Le Pen est au pouvoir, est-ce qu'on aura ces images ?
21:58Est-ce qu'on reverra ce genre d'image lors de manifestation ?
22:01Pourquoi je vous dis ça ? Pourquoi je vous dis ça ? Je vais juste au bout.
22:03Parce que, vous voyez, il y a un sondage, au moment des émeutes de Naël,
22:07il y a eu un sondage qui a été fait par un institut de sondage, Cluster 17,
22:11qui avait interrogé les électeurs de la France insoumise.
22:14Ils étaient 59%, donc quasiment 60% d'électeurs de la France insoumise,
22:18à défendre et légitimer les violences contre 77% des Français.
22:22On vérifiera ce sondage.
22:23Aucun problème. Contre 77% des Français qui ne les justifiaient pas.
22:27Pourquoi je vous dis ça ?
22:28Parce que quand vous vous retrouvez avec un Jean-Luc Mélenchon à 20%,
22:31et que vous avez dans ces 20%, 60% des gens,
22:34qui aujourd'hui, sur l'impulsion d'un discours d'extrême-gauche,
22:37qui n'est pas suffisamment combattu,
22:39légitiment la violence comme un mode d'action politique,
22:42oui, vous êtes débordés parce qu'on parle de centaines de milliers de personnes potentielles.
22:47La France insoumise, mise en cause d'ailleurs par Sébastien Lecornu, dès hier soir.
22:51On en parle dans une seconde.
22:52C'est toujours l'objet d'un affrontement politique après ces scènes de chaos
22:55qui se sont déroulées partout en France hier.
23:07BFM Politique en édition spéciale se poursuit.
23:09Notre invité Marion Maréchal, le lendemain de cette journée,
23:11mobilisation et une mobilisation qui s'est pour une partie du cortège bien passé,
23:16mais des scènes de chaos partout en France.
23:181800 interpellations, 500 policiers blessés.
23:21La question de la réponse judiciaire se pose aussi.
23:23Mario Maréchal, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice assure avoir donné instruction au parquet
23:27d'apporter une réponse judiciaire extrêmement ferme aux violences urbaines d'une gravité inouïe, dit-il.
23:32Quelle réponse judiciaire faut-il ?
23:33Oui, on en a parlé avant la pause, mais je crois qu'en effet la réponse est globale.
23:38Au-delà du fait qu'il aurait fallu décréter l'état d'urgence, il y a après la réponse pénale.
23:42Notre code pénal est plutôt bien fait de ce point de vue-là.
23:45Au-delà même de ceux qui cassent et agressent, il y a la question des meneurs et des incitateurs
23:50avec des délits bien documentés, comme les appels à la rébellion
23:53ou les appels à la provocation à un rassemblement armé.
23:57Déjà, on aurait pu aller beaucoup plus loin là-dessus,
23:59et pas seulement s'arrêter d'ailleurs aux quelques influenceurs,
24:01mais interroger même, là encore, la responsabilité ou la complicité
24:03de responsables politiques ou de responsables syndicaux.
24:06Le problème, si vous voulez, c'est que, je prends un exemple,
24:09il y a notamment un des influenceurs qui a appelé aux émeutes et à la violence.
24:12Alors, il a été foutu en garde à vue, et puis il était dehors à la manifestation le lendemain.
24:16Donc là, c'est vrai que c'est la question derrière, au-delà d'avoir une loi qui existe,
24:21comment est-elle appliquée et quelle est la rapidité et l'efficacité de la réponse judiciaire ?
24:26Mais ça, ça va au-delà, j'ai envie de dire, des émeutes.
24:27C'est un problème structurel en France, on le sait.
24:30Et puis, il y a probablement une adaptation législative là encore à faire.
24:33Je rappelle que la loi Casseur devrait être remise en place,
24:37notamment par le seul fait de participer, le seul fait d'être présent,
24:41de participer et de rester, en fait, dans un attroupement qui, comment dire, fait de la violence.
24:46Parce que le problème, c'est que là, cette difficulté, c'est ensuite de réussir à prouver individuellement
24:51que l'un ou l'autre a attaqué ou a agressé ou a brûlé.
24:54Voilà. Donc ça, c'est sûr que ça devrait être remis en place, me semble-t-il.
24:59Et puis, je l'ai dit également tout à l'heure, je crois qu'il faut mettre en place,
25:03ça avait été sanctionné par le Conseil constitutionnel à tort,
25:06il faut revenir sur ce sujet, une interdiction de manifester pour des profils identifiés
25:11comme des profils dangereux sur le modèle des interdictions de stade qu'on a pour certains.
25:15Mais est-ce qu'on avait jusqu'à dire dès aujourd'hui qu'on ne peut plus manifester en France
25:18dans ces conditions ?
25:19Est-ce que vous allez jusque-là ?
25:20Ah non, je ne dis pas ça.
25:21Quand même, c'est notre honneur de pouvoir défendre une liberté fondamentale qui est celle de manifester.
25:27Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il faut être lucide sur le fait qu'aujourd
25:31'hui,
25:31nous sommes de la part d'une partie de la population et d'une partie de la classe politique
25:35dans une logique insurrectionnelle.
25:37Il ne faut pas avoir peur des mots.
25:39Ce qu'on a vu hier, une fois de plus, ce n'est pas un débordement classique de fin de
25:42manifestation.
25:43C'est une logique insurrectionnelle.
25:44On a vu des violences dès la première seconde.
25:46Donc, c'est des gens qui sont venus à dessein pour cela.
25:50Et c'est dans la continuité, je le rappelle, de ce qu'on a vu auprès des...
25:53Mario Maréchal, on a vu que ça a donné lieu à une passe d'arme entre le Premier ministre et
25:56Jean-Luc Mélenchon.
25:57Sébastien Lecornu, qui dans un premier temps, par un tweet, a dit, je cite,
26:00« On ne peut pas appeler à cesser les violences tout en fournissant des excuses à ceux qui les commettent.
26:03C'est votre responsabilité politique », a-t-il dit.
26:06Jean-Luc Mélenchon lui a répondu qu'il n'était pas un homme d'État.
26:08Juste, dit-il, un comique était en train de provoquer une crise de régime.
26:13Le Premier ministre, ensuite, a posé très clairement une question à une partie des responsables politiques,
26:17dont Jean-Luc Mélenchon.
26:18Il leur a demandé de choisir.
26:19Je vous propose de l'écouter.
26:21Il y a 150 policiers et gendarmes qui ont été blessés encore aujourd'hui.
26:25Donc, moi, je le dis aussi avec beaucoup de solennité.
26:27C'est désormais le moment aussi de choisir son camp.
26:30Soit on est dans le camp de la République, et donc des forces de l'ordre,
26:33et celles et ceux qui protègent les biens et les personnes et qui appliquent les lois,
26:37soit on est du côté des casseurs, soit on est du côté de celles et ceux
26:40qui ont un projet violent pour la République et contre la République.
26:42Et maintenant, l'ambiguïté, les changements de position,
26:46attiser la violence le lundi pour mieux la condamner le vendredi,
26:49tout en disant au milieu de la semaine que ce sont les policiers
26:52ou le préfet de police de Paris qui a organisé lui-même le chaos.
26:55Je pense que là, on est désormais sur un point de non-retour.
26:58Qu'est-ce que vous pensez des propos de Sébastien Lecornu ?
27:00Moi, je pense que le sujet aujourd'hui, c'est plus tellement ce que peut dire Sébastien Lecornu
27:04ou faut-il que Laurent Nunez démissionne ou ne démissionne pas.
27:06Le sujet, c'est la présidentielle dans six mois.
27:09Parce que la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, vous l'avez eu sous les yeux hier.
27:13Donc la question, c'est de savoir, est-ce que vous voulez la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon
27:16en totalité ?
27:19Ou est-ce que vous voulez Marine Le Pen ?
27:21Ou même, est-ce que vous voulez...
27:22C'est-à-dire que vous voulez une présidentielle anticipée ?
27:24Non, ce n'est pas ce que je suis en train de dire.
27:25Ce que je veux dire, c'est qu'en fait, l'enjeu pour moi politique,
27:28il n'est plus de savoir si Laurent Nunez doit démissionner aujourd'hui
27:30pour être remplacé par un Laurent Nunez bise dans deux jours.
27:33Le sujet, c'est qu'est-ce qu'on fait des présidentielles à partir de ça dans quelques mois ?
27:37Est-ce qu'on choisit Marine Le Pen ?
27:39Ou est-ce qu'on choisit les promoteurs de la Nouvelle France qu'on a vus à l'œuvre hier
27:41?
27:41Ou même le Bloc central, qui pour moi, ne sont peut-être pas des promoteurs assumés de la Nouvelle France,
27:46mais en sont les facilitateurs.
27:48En sont les facilitateurs...
27:49Non, c'est vraiment, ce n'est pas un peu facile de dire que c'est la France insoumise qui
27:52est derrière ça.
27:53On a vu, c'est des black blocs, les policiers disent qu'il y a des black blocs
27:55qui sont venus pas seulement de France, qui sont venus d'Italie, d'Allemagne.
27:58Ce n'est pas les filles derrière ça.
28:00Mais, alors, c'est marrant que vous vouliez absolument distinguer les deux,
28:03parce qu'une fois de plus, moi je m'en tiens à ce que dit aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon,
28:06et je ne vois pas Jean-Luc Mélenchon condamner clairement,
28:11comment dire, sans ambiguïté ces violences.
28:12Ceux qui partagent notre combat n'ont rien à faire dans le pillage, dans le saccage.
28:16Oui, sauf que, j'y viens, deuxième partie, il arrive en expliquant que partout,
28:20les forces de l'ordre n'étaient pas, soi-disant, ça s'est parfaitement bien passé.
28:23Et donc, en fait, ça n'est pas véritablement, comment dire,
28:25ces casseurs et ces pilleurs qui sont responsables,
28:27c'est la doctrine du maintien de l'ordre de l'État, et ce sont les policiers.
28:30Voilà, c'est ça, en fait, le sous-texte.
28:31Évidemment que Jean-Luc Mélenchon est obligé d'avancer à demi-masqué sur cette affaire,
28:35mais tout ce qu'ils font depuis des semaines,
28:37notamment, j'y reviens auprès du mouvement lycéen,
28:39en sont la démonstration.
28:41Donc, oui, je pense qu'il y a une violence intracèque.
28:44Excusez-moi, je rappelle quand même qu'il y a quelques jours de cela,
28:46on en a très peu parlé, il y a une femme qui s'appelle Fatimé Thé
28:49qui a été incarcérée dans le cadre de l'affaire du meurtre de Quentin Déranque.
28:53Alors, vous allez dire qu'elle me rapporte avec le meurtre de Quentin Déranque.
28:55Je rappelle, il y a quelques mois, ce jeune homme de droite
28:57dont le crâne a été fracassé à coups de pied par terre.
28:59Extrêmement right.
29:00Fracassé à coups de pied par terre, je ne sais pas si du coup ça mérite de mourir,
29:03mais pas du tout.
29:04Merci de le préciser.
29:04Donc, fracassé à coups de pied par terre par des membres de la jeune garde,
29:10milice dissoute, dont le chef est aujourd'hui encore député insoumis,
29:15dont ce même chef député insoumis, d'ailleurs...
29:18Excusez-moi, je vais au bout.
29:19Pourquoi je vous dis ça ?
29:19Parce qu'il y avait un lien structurel entre une milice violente et la France insoumise.
29:26Il y a un débat qui monte plusieurs personnalités politiques,
29:29on en parlait notamment Bruno Rotaillot,
29:30sur une interdiction de la France insoumise.
29:32C'est une proposition choc qui paraît irréelle.
29:36Est-ce que vous rejoignez Bruno Rotaillot sur cette piste-là d'interdiction
29:40d'un parti politique qui est en mesure de se qualifier pour le second tour de la présidentielle ?
29:44Alors, une chose déjà, comment dire, dissoudre la France insoumise,
29:49et je vais vous répondre juste après,
29:50ne dissoudra pas les idées qu'il y a derrière.
29:52Donc, n'imaginons pas qu'avec une réponse magique,
29:56on pourra, comment dire, échapper, si je peux dire,
29:58au grand combat et au grand choix existentiel de la nouvelle France,
30:01qui, que ce soit Jean-Luc Mélenchon ou sous une autre forme,
30:03de toute façon, sera le visage durable de la gauche
30:07et que nous devrons dans tous les cas affronter.
30:09Ça, c'est une première chose.
30:10Deuxième chose, oui, je pense qu'aujourd'hui,
30:12il y a un certain nombre, comment dire, de sujets juridiques
30:15qui pourraient légitimer non seulement d'ailleurs la dissolution
30:17d'un certain nombre de groupes,
30:18y compris d'ailleurs de certains syndicats étudiants,
30:20après tout ce qui s'est passé d'extrême-gauche,
30:22mais sur la France insoumise,
30:24ce qui est vrai, c'est que quand on a aujourd'hui des élus
30:26qui disent qu'ils contesteront le résultat des urnes
30:28en cas de victoire du corps national,
30:29je pense notamment à Mathilde Panot,
30:30donc ils sont clairement dans une logique insurrectionnelle,
30:34antirépublicaine,
30:34qu'on a des élus comme Bali Bagayoko
30:35qui disent que la violence peut être légitime.
30:39Je ne reviens pas sur l'affaire Raphaël Arnaud,
30:41je voulais expliciter à l'instant
30:43qu'on a un Jean-Luc Mélenchon
30:45qui lui-même explique qu'il faut tout conflictualiser
30:48et qu'on a des élus qui participent
30:49à des blocages illégaux.
30:50Ce qui est vrai, c'est qu'il y a des éléments juridiques
30:53pour interroger aujourd'hui cette dissolution.
30:56Maintenant, est-ce que c'est la bonne solution
30:57pour lutter contre ces idées ?
30:59Je n'en suis pas absolument certaine,
31:01mais ce qui est sûr, c'est qu'à un moment donné,
31:03si on continue d'avoir des élus
31:04qui portent l'écharpe tricolore
31:06et qui se comportent comme ils se comportent,
31:08ça fait partie des choses qu'ils doivent pouvoir
31:10être mises sur la table le moment venu.
31:12Un élu, le maire de Lyon,
31:13qui a été un peu secoué justement sur le terrain,
31:16écouté pour des supposées proximités
31:18avec la France Insoumise, écouté.
31:19Maire écologiste.
31:46Le maire de Lyon qui était sur le terrain
31:48pour constater les dégâts avec le préfet,
31:50le maire qui sera reçu, c'est ça demain ?
31:51Oui, c'est ce qu'on a appris Sébastien Lecornu
31:53qui va donc recevoir plusieurs maires
31:55et notamment le maire de Paris,
31:57le maire de Marseille et le maire de Lyon
31:59que l'on vient de voir à l'image.
32:00Il va donc y avoir des discussions
32:01entre ces élus et Sébastien Lecornu
32:03dans les prochains jours.
32:04On voit l'office du tourisme
32:05qui est parti en fumée place Belcourt
32:07effectivement hier à Lyon.
32:09Plus largement, on voit qu'il y a eu aussi,
32:11Hugo, une polémique avec des personnalités
32:13qui se sont un peu engagées
32:14dans ce mouvement des sportifs notamment.
32:15Oui, notamment le français,
32:17le basketeur Victor Wembanyama
32:18qui avait mis une petite photo
32:19sur les réseaux sociaux
32:21et cette photo,
32:23Éric Ciotti l'a repartagée
32:24pour dire qu'il avait une responsabilité historique
32:27dans ce qui s'était passé,
32:29qu'en fait Victor Wembanyama avait
32:30entre guillemets participé
32:32à ce qui s'était passé hier.
32:34Est-ce que vous êtes d'accord avec Éric Ciotti ?
32:35Des sportifs, des personnalités
32:37comme Victor Wembanyama ont contribué ?
32:39Je n'ai pas vu la photo en question,
32:40je vais avoir du mal à vous commenter
32:41parce que je ne sais pas exactement
32:42ce qui l'a partagé.
32:42C'était une photo où on voyait juste
32:43un petit chronomètre,
32:44un petit lapin avec un chronomètre
32:46à la veille des manifestations du 17 octobre,
32:49comme quoi ça aurait pu donner envie
32:51à des Français de descendre dans la rue.
32:54Selon Éric Ciotti,
32:55Victor Wembanyama a participé à tout ça,
32:57vous êtes d'accord avec ça ?
32:58Je ne sais pas sur ce cas particulier,
32:59j'imagine que si Éric Ciotti
33:00prend cette position,
33:01c'est qu'il doit avoir d'autres éléments
33:03qui indiquaient que ce sportif en question
33:04avait déjà pu par le passé
33:05exprimer des aquatances
33:07ou des sympathies.
33:09Ce qui est sûr,
33:09c'est qu'aujourd'hui,
33:09toutes paroles publiques,
33:12d'où qu'elles viennent,
33:13j'ai envie de dire,
33:14doit être particulièrement précises
33:18parce qu'évidemment,
33:19tout peut contribuer à l'embrasement.
33:21Maintenant, moi,
33:22ce qui me pose un problème
33:24dans ce genre de position,
33:25c'est qu'une fois de plus,
33:26on nous a sommés quand même
33:27pendant des semaines,
33:29il faut bien le dire.
33:30On était contraints,
33:31d'une certaine manière,
33:32de prendre au sérieux
33:33ce qui nous était présenté
33:35comme un mouvement de jeunesse,
33:37légitime,
33:38avec plein de petits syndicalistes
33:40d'extrême-gauche
33:42qui étaient censés porter la voie.
33:43Oui, enfin,
33:44des revendications
33:46qui ont quand même
33:47très très vite dégénéré
33:48en petite litanie trotskiste
33:50pour devenir d'ailleurs
33:51complètement irréaliste.
33:52Et je vous le dis franchement,
33:54moi, j'entendais des choses
33:55parce qu'on peut discuter,
33:57en plus,
33:57c'est d'ailleurs souvent
33:58des sujets d'établissement
33:59plutôt que des sujets nationaux.
34:00On peut discuter
34:00de l'organisation
34:01des horaires de cours,
34:03du fait qu'il n'y ait pas
34:04de papier toilette
34:05dans les toilettes.
34:05Il y avait quelques revendications.
34:06Je veux dire,
34:06on avait l'impression
34:07qu'on avait des étudiants
34:08qui quasiment étudiaient
34:10par terre dans la boue
34:11son crayon et son stylo.
34:13C'était quasiment ça.
34:14C'est un peu facile de dire ça.
34:15Non, ce n'est pas un peu facile.
34:16C'est une réalité
34:17dans la rhétorique
34:19qu'on entendait.
34:20Moi, je vous prends
34:21un exemple tout bête
34:22parce qu'on parlait beaucoup
34:23du 8h-18h
34:23qui d'ailleurs est le résultat,
34:25il faut le dire,
34:25de la réforme blanquière,
34:26vous le savez,
34:27avec dorénavant
34:28les parcours lycéens à option
34:30qui fait que c'est très compliqué
34:31pour les chefs d'établissement
34:31de ne pas faire des horaires à tour.
34:33Moi, j'ai deux petites filles.
34:34J'ai une fille de 4 ans
34:34à l'école publique.
34:35J'ai une fille de 12 ans
34:36à l'école privée.
34:37Ma fille de 12 ans,
34:38elle est en cinquième.
34:39Elle fait du 8h30-17h15.
34:42Eux, ils ont 16 ans.
34:43Ils font du 8h30-18h.
34:46Je ne vais pas vous dire
34:46que c'est facile.
34:47C'est un sacré rythme.
34:48Et ma fille, aujourd'hui,
34:49à 12 ans,
34:50je pense qu'elle percute
34:51plus vite que moi.
34:51Elle a une mémoire
34:52meilleure que la mienne.
34:53Et je pense qu'elle fera
34:54peut-être des étincelles.
34:55Pourquoi je vous dis ça ?
34:57Je finis là-dessus
34:57parce que c'est très important.
34:59Parce qu'en fait,
35:00l'exigence, c'est de l'amour.
35:02Vous voyez ce que je veux dire
35:02quand je vous dis ça ?
35:03Ça ne veut pas dire
35:04que c'est facile.
35:05Mais moi, cette exigence-là,
35:06je ne veux pas l'avoir
35:06que pour mes filles.
35:07Je veux l'avoir
35:07pour tous les petits-enfants
35:08de France.
35:09Parce que j'ai envie
35:10qu'on donne le meilleur
35:10d'eux-mêmes.
35:11Et donc, je veux dire,
35:11les accompagner,
35:12ou en tout cas,
35:13accompagner ceux
35:13qui sont de bonne foi.
35:14Je mets de côté
35:14les militants extrêmement pauvres.
35:15Mais ceux qui sont de bonne foi.
35:16Dans cette espèce d'idée
35:17de dire,
35:18ah bah oui, les gars,
35:18vous avez raison,
35:19bloquez tout
35:20parce que vous faites
35:20du 8h-18h
35:21et parce qu'on leur dit
35:23qu'il ne faut pas sélectionner,
35:24qu'il ne faut pas faire
35:24des amins sélectifs
35:25entre le collège,
35:26le lycée et la fac.
35:28Eh bien, c'est leur mentir
35:30sur la réalité aujourd'hui
35:31de l'offre d'emploi.
35:32Ce qu'on a vu hier,
35:33ça pose aussi la question
35:34du coût de ce qui a été cassé.
35:36Des millions d'euros,
35:37dit par exemple
35:37le patron de Carrefour,
35:38Alexandre Bonpart,
35:39écoutez-le.
35:43Il est complètement détruit
35:44dans le périmètre
35:45des magasins Carrefour,
35:46comme pour les 1 500 commerçants
35:49qui ont été touchés hier,
35:52pillés, saccagés
35:54une grande partie
35:55de l'après-midi.
35:55Ça se chiffrera
35:56en dizaines de millions d'euros
35:58et pour tout le commerce français,
36:01ça se chiffrera
36:02en centaines de millions d'euros.
36:04Il y a des entrepreneurs,
36:06des gens qui travaillent
36:077 jours sur 7
36:09dans leurs magasins
36:09qui aujourd'hui sont même
36:10en danger économiquement.
36:12Qui doit payer tout ça ?
36:14C'est bien le drame,
36:15si vous voulez,
36:16c'est que nous sommes
36:16un pays au bord de la faillite
36:17et qu'on voit les millions,
36:19les dizaines de millions,
36:20peut-être même les centaines
36:21de millions s'accumulaient
36:22de casses depuis des semaines.
36:23Ce qui est sûr,
36:24c'est qu'il va falloir
36:25là encore avancer
36:26sur cette proposition
36:27qui dorénavant
36:27fait relativement l'unanimité.
36:29Nous avons été seuls
36:29pendant longtemps à la portée
36:31du casseur-payeur.
36:32C'est-à-dire que
36:32quand on est condamné
36:34pour de la casse,
36:35on est également condamné
36:37à payer les dégâts,
36:38y compris si on est considéré
36:39comme insolvable,
36:40c'est-à-dire y compris
36:41s'il faut pour cela
36:43être privé de tout ou partie
36:45des aides sociales
36:46dont on bénéficie
36:47et y compris
36:48si vous êtes mineur
36:49et dans ce cas-là,
36:50c'est vos parents
36:50qui sont vos responsables
36:53qui devront là encore
36:54payer ou du moins
36:55être privés
36:56d'une partie
36:56des aides sociales
36:57dont ils bénéficient
36:58parce qu'il n'y a pas
36:58de raison,
36:59si vous voulez,
36:59de bénéficier
37:00de la solidarité nationale
37:02quand on casse,
37:03on pille,
37:04on agresse
37:04et on s'en prend
37:05à l'uniforme français
37:06donc je ne dis pas
37:08que ça réglera
37:08toute la solution
37:09sur le plan financier
37:10mais je pense que
37:11c'est un symbole
37:12extrêmement important
37:13et qui sera peut-être
37:14paradoxalement
37:15un petit peu plus dissuasif
37:16qu'une réponse judiciaire
37:17qui parfois est tardive
37:19et très faible.
37:20Il y a une cellule de crise
37:21qui va se tenir ce soir
37:22du côté du ministère
37:24de l'Intérieur
37:24en présence du Premier ministre
37:25pour justement
37:26parler de ces prochains jours,
37:28de ces dégâts à réparer,
37:30tout ça se fait
37:30à la veille de déplacement
37:31on sait que Laurent Nunez
37:32va aller à Marseille
37:33demain matin,
37:34Sébastien Lecornu
37:35a annoncé il y a quelques instants
37:36qu'il se rendrait
37:37à Limoges
37:38où la mairie
37:38a été brûlée.
37:40Que peut faire
37:41l'État
37:42là,
37:42tout de suite,
37:43maintenant
37:44pour réparer les dégâts ?
37:46Que peut-il faire
37:46pour réparer les dégâts ?
37:48Il n'y a pas de solution miracle
37:49il va falloir
37:50que les Français payent.
37:51Nicolas va payer
37:52encore
37:52et encore
37:53et encore.
37:54Mais une fois de plus
37:55j'y reviens
37:56on ne serait peut-être
37:57pas dans cette situation
37:58si on avait
37:59contrecarré tout de suite
38:00et je dis on
38:00parce que c'est un peu
38:01le discours général
38:02y compris d'ailleurs
38:03de ce gouvernement
38:03quand on a entendu
38:05des étudiants dire
38:05j'y reviens
38:07lycée Paul-Éloire
38:0793 dès le début
38:08parce que c'est le cœur
38:09de ce départ
38:11dire
38:11vous comprenez
38:12il y a un racisme d'État
38:13en gros
38:13le gouvernement
38:14ne fait rien pour nous
38:14si on avait entendu
38:16le gouvernement
38:16à ce moment-là
38:16dire
38:17mais c'est faux
38:17c'est faux
38:18sachez que sur 51
38:20des 66 lycées du 93
38:23tous bénéficient
38:23Je vous redonne la parole
38:25de vous interrompre
38:25avec cette information
38:26qui vient de nous parvenir
38:27le président de la République
38:29va s'exprimer
38:30ce soir à 20h
38:32il s'adressera
38:33solennellement aux Français
38:34à la suite des événements
38:35le président de la République
38:36qui réunit à 17h30
38:38au palais de l'Élysée
38:39le Premier ministre
38:40et les ministres du gouvernement
38:41qui sont concernés
38:42et donc Emmanuel Macron
38:43le chef de l'État
38:44va prendre la parole
38:46ce soir
38:47à 20h
38:48depuis l'Élysée
38:49qu'est-ce que vous attendez
38:49de cette prise de parole ?
38:50Je finis juste ce que je disais
38:51juste avant
38:51et je vais vous répondre
38:52parce que ça me semble important
38:54donc c'est le lycée du 93
38:55qui ont bénéficié
38:57pour une majorité d'entre eux
38:58une immense majorité d'entre eux
38:59de projets de rénovation
39:00le lycée Paul-et-Loire
39:01c'était un projet
39:01à court
39:02de 43 millions d'euros
39:03et au lieu
39:04de dire cela
39:05à ces jeunes
39:06de dire
39:06mais en fait
39:06vous bénéficiez
39:07de dizaines de millions d'euros
39:08d'investissement
39:09alors tout n'est peut-être pas parfait
39:10peut-être que l'argent
39:10n'est pas toujours très bien employé
39:11mais vous êtes complètement
39:12dans le champ
39:13peut-être même plus
39:13que d'autres parties
39:14de la population
39:15et bien on a complètement
39:16accompagné ça
39:17on a dit
39:17oui oui c'est vrai
39:18vous êtes mis de côté
39:19et donc finalement
39:20on a justifié le fait
39:21qu'ils puissent
39:22s'en prendre à ces établissements
39:23Marie-Marie Chal
39:24Emmanuel Macron
39:25qui s'exprime ce soir
39:26à 20h
39:26le chef de l'État
39:27on va avoir cette information
39:28qu'est-ce que vous en attendez ?
39:29Rien
39:30Rien ?
39:30Non j'en attends rien
39:31qu'est-ce que vous voulez
39:32que j'en attende ?
39:33Une fois de plus je rappelle
39:34on a un président de la République
39:35qui il y a quelques jours
39:35de cela
39:36expliquait que
39:37les policiers manquaient d'empathie
39:39et qu'ils y étaient allés trop fort
39:40sur les émeutes lycéennes
39:41Il ne l'a pas dit
39:42on ne l'a pas entendu
39:43devant un micro dire ça
39:43Oui d'accord
39:44j'ai pas l'impression
39:45qu'il est contesté
39:46donc à partir de là
39:47moi je considère
39:48qu'il a participé
39:49aux conditions du désarmement
39:52moral, psychologique
39:52et peut-être même d'ailleurs
39:54logistique
39:54de ces forces d'ordre
39:56moi j'en attends rien
39:56moi c'est la seule chose
39:57que j'attends d'Emmanuel Macron
39:58c'est qu'on puisse le remplacer
39:59dans 6 mois
40:00Vous dites qu'il a laissé pourrir
40:01le mouvement
40:02justement
40:02ça fait longtemps
40:03qu'il y a cette contestation lycéenne
40:04pour vous la racine
40:06de ces pillages d'hier
40:06ça vient des lycées
40:08le gouvernement n'a pas fait le job
40:10donc selon vous
40:11pour arrêter
40:12suffisamment tôt
40:12le mouvement lycée
40:13le gouvernement n'a pas été
40:14à la hauteur
40:14non pas hier
40:15mais en fait ces derniers jours
40:16à vous entendre
40:18Moi je pense qu'une fois de plus
40:19ça c'est un continuum
40:20et ce que nous avons vécu hier
40:21c'est l'aboutissement
40:22d'une situation
40:23qu'on a laissé en effet pourrir
40:24Qu'est-ce qu'on a raté
40:26collectivement ?
40:27Comment c'est possible
40:28que dans un pays
40:29tel que la France
40:30on puisse laisser
40:31rien que ça déjà
40:32des lycées bloqués ?
40:33Parce que vous savez
40:34dans le droit français
40:35il y a le droit à manifester
40:36c'est un droit légal
40:38on peut déposer une manifestation
40:39on peut d'ailleurs
40:40être devant son lycée
40:41décider de ne pas aller en cours
40:42et manifester en disant
40:43on veut ci, on veut ça
40:44parcours sub
40:45c'est pas bien
40:45très bien
40:46Et c'est rare en plus
40:48s'exprime
40:49bloc
40:49qu'on les laisse parler
40:50qu'on les entende
40:51Si tant est que ce soit
40:52vraiment des lycéens
40:52et qu'ils étaient vraiment
40:54dans l'établissement
40:55parce que par exemple
40:56le grand show
40:57qu'on nous a fait
40:57devant la Cato
40:58je pense que c'était
40:59pas des étudiants de la Cato
41:00Juste quand même
41:00pour en revenir au chef de l'État
41:01vous dites
41:02j'en attends rien
41:02mais c'est le président
41:03de la République
41:03vous l'appréciez
41:04vous l'appréciez pas
41:05qui s'exprime
41:05après ce qu'on a vécu
41:06des scènes de Kaouni
41:08d'Hit hier en France
41:09qu'est-ce qu'il doit dire
41:10à vos yeux ?
41:10Mais qu'est-ce que vous voulez
41:11que j'en attende ?
41:11Parce qu'on regarde
41:13ce qui s'est passé hier
41:13Une mesure concrète
41:14de l'empathie
41:15Certes on est passé
41:16mais il n'a plus de majorité
41:18à l'Assemblée nationale
41:18Que voulez-vous
41:19qu'il puisse annoncer
41:20de révolutionnaire
41:21que ce soit sur le plan pénal
41:22ou judiciaire
41:23ou sécuritaire
41:23ou même migratoire
41:24qu'il n'ait pas fait déjà
41:25depuis 10 ans au pouvoir
41:26parce qu'on fait
41:27on s'étonne
41:28de ce qui s'est passé hier
41:30alors certes
41:30on a passé un cap
41:31en termes de violence
41:32et de gravité
41:33mais je veux dire
41:33des émeutes en France
41:34c'est notre quotidien
41:36Je veux dire
41:36on a quasiment obligé
41:38les émeutes de Naël
41:39mais les émeutes de Naël
41:39c'était la France
41:41pareil à feu et à sang
41:41En cas de victoire du RN
41:42est-ce que vous appréhendez
41:43Delsen ?
41:45Je pense en tout cas
41:46que c'est évidemment
41:48ce qu'aimerait
41:49mettre en place
41:52l'extrême gauche
41:53ça c'est une évidence
41:54ils sont dans une stratégie
41:55du chaos
41:57bien sûr
41:57maintenant donc la question
41:58c'est d'être
41:59à la hauteur
42:01et d'être préparé
42:02déjà à cette hypothèse
42:03et de se donner
42:03les moyens d'y répondre
42:04et au regard évidemment
42:06de ce que nous défendons
42:07depuis des années
42:08dans le camp national
42:09je suis convaincue
42:10que nous sommes
42:10beaucoup plus armés
42:11pour répondre à cela
42:12que ne le serait
42:13le bloc central
42:13qui est toujours quand même
42:14dans une forme
42:15de demi-complexe morale
42:17et de soumission mentale
42:18à ce que pourrait dire
42:19la gauche
42:20voilà j'y reviens
42:21mais moi j'ai beaucoup
42:22entendu sur les antennes
42:23de dire
42:25oui alors il y a eu
42:26des manifestants
42:27qui ont été blessés
42:28c'est vrai
42:28et quand c'est des mineurs
42:29d'autant plus
42:30c'est évidemment
42:30toujours un drame
42:31personne ne peut se féliciter
42:32qu'eux
42:32mais est-ce qu'on interroge
42:33qui a une main arrachée
42:34à Saint-Etienne
42:34oui arrachée
42:36parce qu'il l'a ramassée
42:37en effet
42:37ça n'excuse pas
42:38je veux dire
42:39c'est pas un policier
42:40qui allait lui arracher la main
42:41vous me l'accorderez
42:42voilà
42:43ce que je veux dire
42:44c'est que pourquoi
42:44on a des manifestants blessés
42:45parce qu'un manifestant
42:47qui ne reste pas
42:48dans un attroupement violent
42:49un manifestant
42:50qui respecte les sommations
42:51des forces de l'ordre
42:52parce qu'il y a des sommations
42:53il y a des règles
42:53dans notre pays
42:54et qui sort
42:55lorsqu'il y a un risque de contact
42:56il n'est pas blessé
42:57c'est pas un manifestant
42:58tout seul
42:59avec son drapeau français
42:59qui a trois flics
43:00qui lui sautent dessus
43:01et qui est blessé
43:01c'est des gens qui sont
43:02dans un attroupement
43:04dans lequel il y a des violences
43:05et qui y restent
43:06et qui y participent
43:08voilà
43:08alors on pourrait toujours dire
43:09évidemment
43:10qu'on préférait
43:11qu'il n'y ait pas de blessés
43:12plutôt qu'il n'y en ait
43:13mais quand le choix
43:14à un moment donné
43:14c'est d'avoir des forces de l'ordre
43:15blessés dans le cadre
43:16de l'exercice de leur fonction
43:17pour protéger l'honnête citoyen
43:18parce que c'est quand même ça
43:19dont on parle
43:20et des gens
43:21qui trouvent ça bien
43:22de rester au milieu
43:23d'attroupements violents
43:23bah oui
43:24il y a des blessés
43:25et donc je suis désolée
43:26à un moment donné
43:26il faut choisir son camp
43:28Mario Maréchal
43:29vous évoquiez
43:30la possibilité
43:31d'accéder au pouvoir
43:32pour Marine Le Pen
43:33il y a un grand congrès
43:34qui va se tenir
43:34la semaine prochaine
43:35est-ce que vous serez présente ?
43:37Oui
43:37tout à fait bien sûr
43:39je suis un soutien de Marine Le Pen
43:40donc vous l'avez compris
43:41dans cette campagne
43:42donc ça me paraît logique
43:43d'être là au premier grand meeting
43:44de lancement de sa campagne
43:45Vous prendrez la parole ?
43:46Écoutez ça n'est pas prévu
43:48voilà
43:48ça n'est pas prévu
43:49à l'heure où je vous parle
43:49Vous le souhaiteriez ?
43:51Moi je ne cours pas
43:52derrière les temps de parole
43:53dans les meetings
43:53vous savez je pense que je suis là
43:55devant chez vous
43:55vous allez beaucoup me voir
43:56dans les mois à venir
43:56donc ce n'est pas une demande
43:59particulière de ma part
43:59mais si on considère
44:00que c'est utile
44:01ou nécessaire
44:01que je prenne la parole
44:02je le ferai volontiers
44:03Il y a eu un petit proco
44:04on ne savait pas trop
44:04si vous alliez venir ou pas
44:05on attendait un peu tout
44:06et son contraire
44:06Je ne sais pas pourquoi
44:07parce qu'en l'occurrence
44:08chaque fois que la question
44:09m'a été posée
44:09depuis des semaines
44:10sur les plateaux
44:10j'ai répondu que j'y serais
44:11donc je ne vois pas pourquoi
44:13il y aurait un quelconque malaise
44:14sur le sujet
44:15Quelle place pour vous
44:16dans cette campagne ?
44:17Celle que j'ai aujourd'hui
44:19c'est-à-dire de fait
44:19un soutien de Marine Le Pen
44:20qui va tenter de convaincre
44:22les Français
44:24partout où elle le peut
44:25une alliée
44:26qui porte aussi
44:27une singularité
44:28dans cette coalition
44:29et qui donc
44:30veut aussi
44:31aller au-delà
44:32si je puis dire
44:33du RN
44:34ça me semble important
44:35et puis quelqu'un
44:35qui va contribuer aussi
44:37je l'espère
44:38à pouvoir créer des liens
44:39au niveau européen
44:40parce que moi
44:40je ne suis pas tout à fait
44:41dans le même groupe
44:41que le Rassemblement National
44:42je suis aux côtés
44:43de Giorgia Meloni
44:44de Fratelli d'Italia
44:45et je crois que c'est
44:46très important de rappeler
44:47dans cette élection
44:47il y a l'élection présidentielle
44:49il y a l'élection législative
44:50mais il y a quasiment
44:51un troisième tour
44:51qui est le Conseil européen
44:52qui est un enjeu central
44:54et donc demain
44:55construire une alliance
44:56qui pourrait voir
44:57un couple franco-italien
44:59par exemple
44:59entre Giorgia Meloni
45:00et Marine Le Pen
45:01pour réorienter
45:02l'Union européenne
45:02dans la bonne direction
45:03Jordan Bardella
45:03est toujours cité
45:04pour cibler
45:05par Mediapart
45:06pour des accusations
45:07de propos antisémites
45:10qui lui sont prêtés
45:11est-ce qu'aujourd'hui
45:11il est devenu un poids politique
45:12pour Marine Le Pen ?
45:14Non
45:14non non pas du tout
45:15et d'ailleurs Marine Le Pen
45:17le défend
45:18et soutient et maintient
45:19qu'il sera son Premier ministre
45:21en cas de victoire
45:22je rappelle qu'aujourd'hui
45:23vous le souhaitez toujours
45:23vous aussi ?
45:24Oui bien sûr
45:25je n'ai aucune raison
45:26de douter de la parole
45:26de Jordan Bardella
45:27si vous voulez
45:28on est dans une situation
45:29où on a le président
45:30du Rassemblement National
45:31qui conteste formellement
45:32les accusations
45:33qui lui sont faites
45:33un média d'extrême gauche
45:36qui porte des accusations
45:37donc j'ai envie de dire
45:38aujourd'hui
45:39c'est sa parole
45:39contre la leur
45:40et rendez-vous devant les tribunaux
45:42mais c'est vrai que
45:43je ne vous cache pas
45:43il se passe quoi justement
45:44si on se rend compte
45:46qu'il a menti
45:46qu'est-ce qui se passe pour lui
45:47qu'est-ce que Marine Le Pen doit faire
45:48s'en séparer
45:49non mais permettez-moi
45:50de ne pas me projeter
45:51dans une situation de mensonge
45:52qu'il conteste formellement
45:53voilà moi je ne crois pas
45:55que Jordan Bardella ait menti
45:57puisque s'il avait osé
45:59on va dire mentir
46:00ça lui porterait
46:00très gravement préjudice
46:01donc je crois totalement
46:03à sa sincérité
46:04Merci Marion Béchal
46:05d'avoir été notre invité
46:06l'édition spéciale se poursuit
46:07sur BFM TV
46:08Emmanuel Macron
46:09on vient de la prendre
46:10prendra donc la parole
46:11ce soir à 20h
46:13au lendemain
46:13de ces scènes de chaos
46:15et d'émeutes sans précédent
46:16qui ont touché notre pays
46:17et vous restez bien sûr
46:18sur BFM
46:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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