00:00Une situation d'affrontement, c'est clair. Une situation de guerre, le mot est peut-être un peu fort, mais
00:05des meutes violentes, urbaines, à caractère insurrectionnel, incontestablement.
00:10À quoi on assistait hier ? Parce qu'il faut revenir quand même sur la journée d'hier. L'important,
00:14ce n'est pas simplement de faire de l'émotion, c'est d'essayer de comprendre ce à quoi on
00:18assistait.
00:19On assistait à un phénomène qui est nouveau, parce que c'est la première fois que ça se passe comme
00:22ça. Vous avez une fusion entre la DZ mafia et la génération Gaza.
00:30Ils étaient ensemble. Et les policiers n'ont pas compris, n'ont pas anticipé ce qui était en train de
00:35se passer.
00:36Puis quand j'ai fait le rétro-planning de la journée, on voit qu'il y a eu des temps.
00:42Et c'est à partir de 17h30, quand ce parcours stupide qui avait été donné à la manifestation, c'est
00:48-à-dire une dispersion place de Clichy,
00:50c'est-à-dire en gros on ouvrait les portes de tous les beaux quartiers avec la dispersion place de
00:53Clichy,
00:54c'est là que les choses ont basculé et que tous les réseaux, les bandes, sont arrivés à partir de
01:0118h, 18h30
01:02et ont instrumentalisé le reste des manifestations lycéennes avec l'idée de on va chez Macron pour certains
01:08et puis après c'était surtout on casse tout et on pille tout.
01:11Et là il y a eu un manque d'anticipation, une impréparation.
01:15C'est pour ça que quand Gilles William dit que la police est toute seule, c'est vrai,
01:19mais la police elle est épuisée.
01:22Et d'ailleurs c'est pas un hasard si c'est vers 17h, 18h, parce que c'est au moment
01:26où il y a la rotation.
01:27C'est-à-dire ceux qui déjà depuis le matin se tapaient les manifestations, c'est normal,
01:32c'est les nouvelles compagnies qui arrivent.
01:34Et à ce moment-là il y a eu un vide.
01:35Alors pourquoi je vous raconte ça ?
01:37Parce que j'ai été par le plus grand des hasards témoin de cette situation.
01:40J'étais en soins pour mes genoux, vous savez que j'ai une grosse arthrose,
01:43à la rue Monceau, et tout d'un coup je plaisante au début quand j'arrive dans le cabinet,
01:47en disant bon vous êtes tranquille, vous êtes à l'ouest de Paris, il ne va rien se passer.
01:50Parce que moi je venais de l'est de Paris, là où tout barre dans le général.
01:53Et quand je sors, je vois arriver des nuées de lycéens, de tous les côtés,
01:57mais qui se baladent comme si de rien n'était.
01:59Et j'ai essayé de discuter avec eux d'ailleurs, parce que la plupart d'entre eux étaient...
02:03Et puis j'ai vu arriver d'autres derrière, qui étaient avec des portables,
02:06et qui eux savaient où ils allaient.
02:08Et là l'instrument, si vous me permettez, qui est le phénomène nouveau,
02:12parce qu'on dit qu'ils sont décervelés, c'est des casseurs, etc.
02:14Il y a une chose dans laquelle ils ne sont pas décervelés,
02:17c'est l'utilisation des réseaux sociaux et des portables.
02:19Et ça c'est redoutable.
02:21Parce que vous avez des... C'est là où j'ai un problème.
02:23Et je vais y revenir sur le Président de la République.
02:25Vous avez des sites internet, notamment un site qui s'appelle 17 Octobre,
02:29qui donnaient à la seconde près le dispositif,
02:33et qui disaient où il fallait aller, où il ne fallait pas aller.
02:37Voilà. Et eux, ils étaient les groupes d'extrême-gauche,
02:41parce que là c'est l'extrême-gauche radicale,
02:43celle qui a grandi sous les auspices de Jean-Luc Mélenchon,
02:47qui servait des camps protecteurs, qui a dirigé les opérations.
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