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Grenoble faced unprecedented urban violence. How can authorities restore order?

Prefect Catherine Séguin discusses the aftermath of recent protests, where widespread destruction and looting marred demonstrations. She addresses the challenges of managing multiple events simultaneously and the swift, organized response of black bloc groups.

Discover the measures being implemented to prevent future unrest. Learn about the enhanced intelligence gathering, legal arsenal, and significant police and gendarmerie deployment aimed at protecting public safety and commercial areas in Isère.

#GrenobleViolence #PublicOrder #PrefectInterview

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Transcription
00:0046, c'est le moment de retrouver l'invité d'ici matin avec qui nous allons revenir sur la manifestation
00:04contre la vie chère Noémie Philippot
00:05entachée par des violences inédites à Grenoble.
00:0813 000 personnes ont manifesté selon les autorités, 22 000 selon les syndicats.
00:12Le cortège a défilé dans le calme mais en parallèle des centaines de casseurs ont mis le centre-ville de
00:18Grenoble à sac.
00:19On en parle ce matin avec la préfète de l'Isère. Bonjour Catherine Séguin.
00:22Bonjour.
00:23Emmanuel Macron a pris la parole suite à cet épisode de violence qui a touché plusieurs villes de France
00:27et demandé au préfet de prendre des décisions localement pour protéger les villes, les bâtiments publics, les commerces.
00:34Concrètement, quelles décisions pourront être prises en Isère ?
00:38Alors d'abord je voudrais dire qu'effectivement Grenoble a été le théâtre, Grenoble particulièrement mais pas seulement.
00:44Il y a eu aussi Échirol, Saint-Martadère qui ont connu des incidents.
00:48Mais Grenoble particulièrement était le théâtre de violences inouïes ce samedi
00:55avec effectivement plusieurs centaines de personnes cagoulées, équipées, parfois armées
01:00qui s'en sont pris aux forces de l'ordre et qui ont dégradé, incendiées, pillées
01:08qui ont été rejoints d'ailleurs au fil de l'après-midi par des personnes qui relèvent plus du profil
01:14de la délinquance d'opportunités qui se sont donc agrégées au cortège.
01:21Et quelles décisions prendre suite à ça puisque le président de la République a renvoyé vers la responsabilité des préfets
01:26?
01:26Alors la préparation des prochains jours et notamment de la manifestation qui a été annoncée pour le 5 novembre
01:34sera réalisée évidemment sous l'autorité du ministre de l'Intérieur.
01:39Nous devrons tirer les leçons de ce qui s'est passé à Grenoble comme sur le reste du territoire français.
01:45Alors les grenoblois doivent savoir que nous serons là, que nous ne lâcherons rien.
01:49Nous reposerons évidemment sur des renseignements qui devront être particulièrement élaborés.
01:55Le président de la République l'a évoqué aussi, la question de l'information brute, du renseignement sur ce qui
02:03est susceptible de se passer,
02:05sur l'évaluation précise des risques et des menaces.
02:07Et puis nous mettrons en œuvre, comme nous l'avons fait déjà samedi, l'ensemble de l'arsenal à disposition,
02:15l'arsenal juridique notamment, à disposition des préfets mais également à disposition des forces de l'ordre sous l'autorité
02:22des préfets
02:22pour pouvoir mettre en œuvre une organisation, un dispositif le plus efficace possible pour prévenir les troubles.
02:28Justement, on entendait dans le journal de cette heure le syndicat Unité Police en Isère dénoncer un manque de moyens
02:34pour faire face aux violences qui ont éclaté samedi. Est-ce que le dispositif était adapté, suffisant ?
02:40C'est un sujet qui revient sans surprise, de façon récurrente.
02:44Je l'ai entendu ce matin même de la bouche du maire de Marseille.
02:49Grenoble a connu ce que la France a connu.
02:51Vous avez vu que ce samedi a été un samedi extrêmement difficile.
02:56Vous avez été surprise par l'ampleur des violences ?
02:58Mais est-ce que la question des effectifs est celle qu'on doit poser aujourd'hui ?
03:03Est-ce que ce déchaînement d'ultra-violence est un problème d'effectifs ?
03:06Je ne pense pas que ce soit le cas.
03:06Est-ce que vous avez été surprise et du coup le dispositif peut-être pas calibré pour des violences ?
03:11Vous le disiez inédite.
03:11Je vais vous répondre sur le dispositif.
03:13Le dispositif qui a été mis en place était très conséquent.
03:15Vous avez évoqué une manifestation contre la Vichère.
03:18En fait, nous avions quatre manifestations déclarées sur Grenoble.
03:21Et effectivement, au plus fort de la journée, nous avions 13 000 personnes qui défilaient.
03:26Très rapidement, dès la première manifestation, qui était une manifestation étudiante portée par l'UNEF,
03:32dès la première manifestation, nous avons constaté la présence sur 600 participants de 300 équivalents black blocs.
03:40Alors, on les reconnaît très vite, tout de noir vêtu, cagoulé, visage dissimulé, armé, équipé, équipé non pas pour des
03:48revendications pacifiques,
03:50vous l'avez bien compris.
03:51Ils se sont assez rapidement dispersés et les forces de l'ordre ont pu protéger le cortège tout en les
03:58éloignant.
03:59Mais il a fallu effectivement les traiter tout en poursuivant de la gestion de la manifestation.
04:05Je voudrais revenir quand même sur le dispositif. Je le redis, c'est un dispositif extrêmement conséquent qui a été
04:10mis en place.
04:11Nous avions un centre opérationnel de défense pour coordonner toutes les opérations,
04:15qui a été ouvert pendant près de 13 à 14 heures.
04:20Je l'ai...
04:20Vous dites, Catherine Seguin, pardon, un dispositif très important.
04:24Malgré tout, il y a des commerçants qui se sont retrouvés ciblés.
04:27On entendait un agent de sécurité qui a raconté à notre reporter ce matin avoir appelé la police
04:32qui n'est jamais venu devant le commerce qu'il essayait de sécuriser.
04:35Donc comment ça s'explique ?
04:36Je vous explique.
04:38Nous avons fait face à des violences très exceptionnelles, inouïes.
04:42Vous le notez, Grenoble, mais également dans de nombreuses villes de France,
04:47sur un même mode opératoire, vous aurez pu noter.
04:49Je reviens quand même sur le dispositif pour vous donner un élément de réponse.
04:54550 policiers et gendarmes mobilisés sur Grenoble et les quelques villes qui ont pu être concernées.
05:02Deux unités de force mobile ont pu être obtenues.
05:05Une compagnie de CRS, un escadron de gendarmerie mobile.
05:09C'est un dispositif exceptionnel.
05:11C'est un dispositif déjà très conséquent.
05:13Nous avons eu une mobilisation, je l'ai dit, au-delà de 12, 13, 14 heures.
05:17Et toute la nuit, les policiers ont continué de sévir et d'intervenir sur les commerces.
05:23Les commerces qui étaient, 36 d'entre eux, ont fait l'objet de vandalismes, ont été pillés.
05:32Et donc pour sécuriser les commerces, en parallèle des mesures de défense passive
05:36qui étaient mises en place pour reformer des portes, des fermetures et prévenir ces risques.
05:44Nous avions un drôme, nous avions un hélicoptère et je le redis, nous avons procédé à 58 arrestations.
05:51C'est le début, c'est le début d'une série puisque nous avons des images.
05:54Qui mènent à des comparutions immédiates ce matin, c'est ça ?
05:56Nous avons des enquêtes qui sont ouvertes.
05:58Nous avons aujourd'hui, j'avais la procureure adjointe à l'instant au téléphone,
06:028 comparutions immédiates, 5 CRPC défermants et ce n'est que le début.
06:0958 arrestations, je le redis, on a des images et les enquêtes sont ouvertes.
06:13Elles vont se poursuivre en vue de présenter devant le juge tous ceux qui ont participé
06:19d'une manière ou d'une autre à ces exactions qui sont d'une très grande gravité.
06:22Merci beaucoup Catherine Séguin, préfète de l'ISER, d'avoir été avec nous ce matin
06:26pour revenir sur cet épisode de violence, vous le disiez, inédit, exceptionnel à Grenoble.
06:31En marche donc des manifestations contre la vie chère.
06:33Merci à vous.

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