- il y a 1 jour
Avec Noémie Halioua, Louis Leroy, Arnaud Benedetti
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##ZAPPING-2026-10-19##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##ZAPPING-2026-10-19##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:04A vous de le dire, 10h33 sur Sud Radio, l'heure d'accueillir mes débatteurs.
00:09Louis Leroy, conseiller municipal à Orsay, bonjour Louis.
00:13Plutôt calme à Orsay, tout le week-end ?
00:15Tant mieux.
00:16Arnaud Benedetti, professeur à la Sorbonne, directeur de la nouvelle revue politique,
00:21auteur de « Aux portes du pouvoir », RN, l'inéluctable victoire aux éditions Michel Laffont.
00:26Bonjour Arnaud Benedetti.
00:28On se dit, quand on lit le titre de votre ouvrage, que peut-être, peut-être, je ne sais pas
00:33qui disait,
00:34Marine Le Pen a gagné ce week-end.
00:36J'ai entendu ça ce matin.
00:37Je vais vous poser la question sur les conséquences politiques, mais on a tellement de choses à voir avant.
00:42Et à commencer par le zapping de Gilles Gansman.
00:46Sud Radio, 10h midi, l'instant zapping.
00:48Si l'ampleur du chaos a surpris, il faut dire qu'il y avait, on en a parlé avec votre
00:53invité,
00:54il y avait des signes avant-coureurs, que ce soit sur les réseaux, il nous a expliqué tout ça.
01:00Déjà les lycées qui ont brûlé, c'était déjà un mouvement.
01:04Puis les appels sur les réseaux sociaux, comme l'a dit votre invité.
01:08Et même Radio Nova, qui est très influente auprès de la jeunesse,
01:12avait eu un de ses chroniqueurs qui avait appelé à pénétrer le domicile de Bernard Arnault.
01:18Vous verrez quand même, il faut noter que Mathieu Pigasse a fermement rejeté la séquence que vous allez entendre,
01:23qui a été enlevée des réseaux de Radio Nova, mais évidemment elle persiste et elle est reliée.
01:29Cette semaine, j'ai vu qu'il y a des étudiants qui ont parlé d'organiser une manif et une
01:34marche
01:34en direction de l'hôtel de Matignon où réside le Cornu.
01:37Je ne sais pas si vous avez vu.
01:37Franchement, vous me faites rêver les jeunes.
01:39Non, si tu n'es pas jeune à 50 ans, tu as raté ta vie.
01:43Par contre, manifester jusqu'à Matignon, c'est éclaté.
01:47Des Matignon, ça sert à héberger des parasites, pas obtenir des réponses.
01:50Comme Frank Tireur, le journal de Henthoven, ça sert à se torcher le cul, pas obtenir des infos.
01:56En vrai, il ne faut même plus calculer nos ministres.
02:04Ils ont moins d'influence qu'une pastille bleue sur un compte Insta à 10 abonnés, mon gars.
02:07Non, parce qu'objectivement, c'est quoi l'intérêt d'aller manifester devant chez le Cornu
02:11alors qu'au ***, c'est à l'hôtel particulier de Bernard Arnault ?
02:16Non ? Je pose la question.
02:22Attends, attends, attends, attends, attends, attends, redis l'adresse, je n'ai pas bien entendu.
02:26Alors ***, c'est à l'hôtel particulier de Bernard Arnault ?
02:29Certains veulent le digicode.
02:31Je l'envoie en DM.
02:33D'accord ?
02:34C'est très intéressant de nous repasser ça parce que ça, c'était joli au mercredi.
02:38Quand on sait qu'il y a des immeubles qui ont été pénétrés pour aller chez les gens et qu
02:43'on a vu ça,
02:43alors à noter...
02:44Enfin, c'est mis en danger de la vie d'autrui.
02:45À noter, Stéphanie, quand même, que Mathieu Pigasse a fermement rejeté la séquence auprès de l'AFP.
02:52Il les a convoqués aujourd'hui, ce lundi.
02:55C'est pour ça que je vous passe ce son qui est lié à l'actualité.
02:58Et de son côté, Éric Ciotti a saisi l'ARCOM sur cette séquence et demande l'interdiction de Radio Nova.
03:06Peut-être pas interdire un média, mais évidemment, ça fait partie de tout ce qui s'est passé avant et
03:11qui était annoncé.
03:12On a fermé des chaînes pour moins que ça, quand même, je vous rappelle.
03:15Non, mais c'est vrai.
03:16Attendez, c'est quoi ?
03:17Enfin, c'est insurrectionnel, c'est dans l'air, quoi, comme on dit Arnaud Bénédetti.
03:23Vous avez raison d'employer l'expression insurrectionnelle.
03:25C'est une parole insurrectionnelle, clairement.
03:29Et cette parole insurrectionnelle, elle circule sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines,
03:34voire depuis, en tout cas, parfois plusieurs mois.
03:37Et c'est vrai que vous avez tout un écosystème politique, numérique,
03:42qui se met en place et qui constitue l'une des conditions de ce que l'on est en train
03:47de vivre aujourd'hui.
03:49Et la réalité, c'est qu'il y a un poison qui est inoculé dans la tête d'un certain
03:55nombre de catégories,
03:57qui, en plus, très souvent, sont des têtes, malheureusement, qui n'ont pas été très bien construites sur le plan
04:03éducatif,
04:04il faut le dire.
04:04Je le dis bien, ce n'est pas de responsabilité personnelle.
04:07Et qui sont totalement, non seulement exposées, mais réceptives à ce discours.
04:13Ils finissent par croire à cette parole et à la réalité d'une situation où ils considèrent que la France
04:19est un État policier,
04:21que la France est un État qui n'est pas démocratique,
04:24que la République est profondément inégalitaire et qu'il faut renverser tout cela.
04:29Donc, il y a une responsabilité, en effet, d'un certain nombre de leaders d'opinion.
04:31Il se pense en 1789, mais ce n'était pas tout à fait...
04:33Oui, mais on a une responsabilité...
04:35Oui, alors, attention, il faut méfier...
04:36Parce que, si vous voulez, les phénomènes insurrectionnels qu'on a bien connus en France sur le plan historique
04:41et les phénomènes révolutionnaires n'ont jamais donné lieu, par exemple, aux scènes de pillage,
04:47contrairement à ce que l'on pense, je veux dire, notamment des commerces.
04:49En 1830, en 1848, en 1870, les émeutiers, en effet, menaient des combats politiques.
04:56Il y avait des barricades, il y avait des morts, mais la propriété privée était toujours respectée.
05:02Donc là, on a quelque chose qui est, en tout cas, pratiquement toujours respecté.
05:06Là, on a quelque chose de tout à fait nouveau qui est en train de s'installer depuis, en tout
05:10cas, quelques jours.
05:11C'est ce que nous a expliqué Olivier Vial.
05:14Vous avez l'ultra-gauche qui est, a priori, sur un objectif politique,
05:18et derrière, les pillages qui sont faits par des jeunes, notamment de banlieue,
05:24qui trouvent là une opportunité pour voler, tout simplement.
05:28Louis Leroy.
05:29Non, sur la séquence qu'on vient d'entendre, moi, je pense que ce n'est pas l'ARCOM qu
05:33'il faut saisir,
05:33c'est le procureur de la République.
05:34Il doit y avoir des poursuites et des poursuites graves.
05:36Vous avez raison, c'est le parti 40.
05:37Je veux dire, à un moment, on met des cibles dans le dos de tout un tas de gens.
05:39Tout un tas de gens, aujourd'hui, ne vivent plus et ne vivront plus en sécurité
05:44si on laisse passer ce genre de choses.
05:46Et donc, je pense que c'est tout simplement inacceptable.
05:48Et puis, excusez-moi, mais qu'aurait-on dit si un autre média, si d'autres médias,
05:56avaient eu les mêmes paroles que ce qu'on a entendu sur Radio Nova ?
06:00Et comme vous l'avez dit, on a fermé des chaînes pour beaucoup moins que ça.
06:03Donc, encore une fois, il y a deux vitesses, il y a deux manières de s'indigner.
06:08On salue Noémie Alia, qui nous a rejoint,
06:12journaliste et séïste, auteur de La Terreur,
06:14sous nos draps, pardon, chez Plon,
06:18un ouvrage qui porte bien son nom, aujourd'hui.
06:21Puisqu'on est quasiment dans un week-end de terreur.
06:25La suite de votre zapping, Gilles.
06:26Bon, Emeline Paris, elle peut aller se rhabiller pour l'image glamour de Paris.
06:32C'est un peu foutu les croissants.
06:34C'est plutôt dans la gueule que tu n'y reçois que...
06:37C'est notre événement triste du jour.
06:41Vous nous faites sourire, c'est bien.
06:43Ça fait du bien, quand même.
06:45C'est gentil, les croissants, on aurait bien aimé.
06:48On n'a pas vu voler beaucoup de croissants.
06:51Exactement, mais on salue la boulangère d'Adida,
06:54qui était d'ailleurs ce matin sur Sud Radio.
06:56En tout cas, l'image d'épinal d'Emeline Paris,
06:59on peut l'oublier.
07:01Évidemment, la France en a pris un sacré coup.
07:03Les touristes qui étaient sur place
07:05et les journaux étrangers étaient effrayés
07:07de voir ce chaos.
07:08Reportage de TF1.
07:10Dans les rues de Paris,
07:12les touristes étrangers découvrent aujourd'hui
07:14une ville méconnaissable.
07:17Ce que nous voyons ici,
07:18ce n'est pas une manifestation,
07:20ça va bien au-delà.
07:21Et je trouve ça très triste.
07:26Une actualité longuement décryptée
07:29sur les chaînes de télévision internationales.
07:39Les images des débordements ont fait le tour du monde,
07:42accompagnées de nombreuses réactions.
07:45Certains chefs d'État n'ont pas hésité
07:47à faire un raccourci entre les dégradations
07:49et l'immigration,
07:50à commencer par le président américain,
07:53Donald Trump.
07:54La France brûle l'immigration
07:55de personnes issues d'un monde
07:57totalement différent,
07:58des gens qui ont la haine au cœur
07:59à briser ce pays autrefois grand.
08:02Eh bien dis donc,
08:03quelle image de la France ?
08:05C'est d'une tristesse absolue
08:06parce que les commerçants
08:07qui sont déjà pillés,
08:08qui ont des millions de dégâts
08:11à réparer,
08:12en plus n'auront pas les touristes.
08:14Là, c'est sûr.
08:15Et ça, c'est un sujet,
08:16vous imaginez,
08:17les touristes hier à Paris,
08:18et puis l'image qu'on renvoie,
08:20les Américains ne viendront plus.
08:22L'image de la France
08:23est totalement dégradée.
08:24Pour tout vous dire,
08:25là, en Asie, au Japon,
08:26les émeutes en France,
08:28on peut appeler ça des émeutes,
08:29c'était en une de la presse,
08:31en une des titres d'information,
08:33et j'ai vu que le Malaisie,
08:34écoutez bien,
08:35a donné des consignes
08:36à leurs ressortissants
08:37de ne pas voyager en France
08:39comme si on était
08:39un pays en guerre.
08:41C'est-à-dire qu'en fait,
08:42en Asie,
08:42ils voient ce qui est en train
08:43de se passer chez nous,
08:44peut-être avec plus de gravité
08:45que nos propres dirigeants.
08:48L'image de la France
08:49est totalement dégradée.
08:51Ça ne m'étonne pas,
08:52mais je vais vous dire,
08:52je crois qu'on ne mesure pas
08:53à quel point les Français,
08:54là, depuis deux jours,
08:55sont traumatisés
08:56par ce qui se passe.
08:57Ils sont traumatisés.
08:58Et quand on entend les discours,
09:00moi, j'ai entendu le discours
09:01du président de la République hier,
09:03je me suis dit,
09:03mais mon Dieu,
09:04mais est-ce qu'il est en train
09:05d'entendre ce qu'on est
09:06en train de vivre ?
09:07On sent un président
09:08qui est complètement déconnecté,
09:10déconnecté de ce qui est
09:11en train de se passer,
09:12qui ne prend pas la mesure.
09:13Il y a une impuissance totale.
09:14Nous avons une première nuit
09:15d'émeutes
09:16qui a été insupportable.
09:17les grands discours
09:18qui sont sortis
09:19pour nous dire
09:20que ça ne devait pas
09:20se reproduire.
09:21Et hier soir,
09:23ça s'est de nouveau passé.
09:25Moi, j'étais dans les rues
09:25de Paris hier soir.
09:26J'ai mis une casquette.
09:27Je suis partie
09:27voir un petit peu
09:28ce qui se passait.
09:30Mais des gens...
09:31C'est la jungle,
09:32en fait,
09:33ce qui s'est passé.
09:33C'est la jungle.
09:34Il n'y a pas de sécurité.
09:35À quel moment
09:36est-ce que les Parisiens,
09:37les Français,
09:38peuvent se dire
09:40qu'ils ont peur
09:40de sortir de chez eux
09:41le soir ?
09:42Comme ça ?
09:42Ils ont peur d'être volés.
09:44Ils ont peur d'être
09:45en insécurité.
09:45Ils ont peur d'être chez eux.
09:47On a même vu
09:47des domiciles violés.
09:49Heureusement,
09:50ce n'est pas la majorité.
09:50Mais enfin,
09:51on a quand même vu
09:51des casseurs pénétrer
09:53dans des domiciles.
09:55Et la violence.
09:56On ne parle pas
09:56de la violence.
09:57C'est la prochaine étape.
09:59Vous n'avez pas d'idée.
10:00C'est vrai que j'ai des amis
10:02en Angleterre
10:03et au Brésil.
10:05Et il y en a
10:05deux, trois
10:06qui m'ont écrit
10:07me demandant
10:07si j'allais bien.
10:08C'est pour dire
10:08l'image
10:09qu'ils reçoivent
10:10de la France.
10:11J'ai reçu des WhatsApp
10:12de copains
10:12qui sont aux Etats-Unis
10:14en Suisse
10:16ou partout ailleurs
10:17dans le monde.
10:18Pareil,
10:18j'ai pas mal de copains
10:19un peu partout
10:20qui nous demandaient
10:21si c'était la guerre,
10:21si on allait bien,
10:22si c'était rien passé,
10:23si la maison n'était pas menacée,
10:24si les enfants allaient
10:25à l'école lundi.
10:26Après,
10:26c'est vrai qu'il y a
10:27le miroir grossissant
10:28malheureusement
10:29des réseaux sociaux
10:29et des chaînes d'info.
10:31Il y avait des quartiers
10:32hier où c'était
10:32extrêmement calme.
10:33J'étais sur les champs
10:34d'hérité,
10:34c'était calme.
10:35C'est vrai que
10:37les scènes
10:37auxquelles on a assisté
10:39notamment sur
10:40les réseaux sociaux
10:42qui ont montré
10:42des commerçants
10:43désarmés
10:44en train d'appeler
10:44la police,
10:46je crois qu'il y a
10:46un magasin
10:46pendant trois heures
10:47qui s'est fait piller
10:48sans qu'il y ait
10:49l'intervention
10:49des forces de l'ordre.
10:51Vous avez bien compris
10:52que les forces de l'ordre
10:54ont été exposées
10:56à un afflux
10:58de petits groupes
10:59extrêmement mobiles
11:00et que
11:01l'une des priorités
11:03qui est tout à fait légitime
11:05d'ailleurs
11:05que l'on a constaté
11:07dans le déroulement
11:08de la journée,
11:09ça a été d'abord
11:09de protéger
11:10les lieux de pouvoir.
11:11Clairement.
11:12Donc on a laissé
11:13finalement
11:14un certain nombre
11:15de quartiers
11:16livrés
11:17aux pilleurs
11:18parce qu'il fallait
11:19par manque de moyens
11:20vraisemblablement
11:21sur place
11:21et sur le terrain
11:22protéger
11:23et préserver
11:23et sanctuariser
11:24l'Elysée,
11:25Matignon,
11:26les ministères,
11:26etc.
11:27Et vous,
11:28quand pensez-vous
11:290800,
11:3026,
11:30300,
11:31est-ce que vous vous sentez
11:32inquiet ?
11:33Est-ce que vous vous sentez
11:34suffisamment protégé
11:35par l'État ?
11:36La réponse est dans la question.
11:38En tout cas,
11:38venez nous le dire.
11:39A vous de le dire.
11:400800,
11:4026,
11:41300,
11:41300 sur Sud Radio.
11:44A vous de le dire
11:45avec aujourd'hui
11:46Noémie Alioua,
11:47Louis Leroy,
11:48Arnaud Benedetti.
11:49On parle évidemment
11:50de ce week-end
11:51de cauchemars,
11:52des commerces pillés,
11:54des mairies attaquées,
11:55près de 1000 policiers
11:56et gendarmes blessés.
11:57Une journée de mobilisation
11:58contre la vie chère
11:59supposée se dérouler
12:00dans le calme
12:01qui a débouché
12:02sur ces violences inouïes.
12:04Où est-ce que l'État
12:05a failli ?
12:06Quelle responsabilité
12:07pour ceux qui attisent
12:08la haine ?
12:09Qui va payer
12:10pour les magasins dévastés
12:12et puis surtout
12:13les Français
12:14qui ont besoin
12:14de protection
12:15et de réponse,
12:16qui sont inquiets ?
12:17Qu'est-ce qui va se passer
12:18ensuite ?
12:19On va voir tout ça
12:20avec vous,
12:20mais en attendant,
12:21c'est la suite
12:22du zapping,
12:23de Gilles Gantzman.
12:24Vous avez vu tous
12:25les débatteurs
12:26ce drame
12:27de ce samedi,
12:29ce choc monumental,
12:30cet événement incroyable.
12:33C'était la dernière
12:34de Céline Dion,
12:35samedi.
12:36J'espère que vous avez
12:37été touchés
12:38face à cet événement
12:39très grave.
12:40La veille,
12:41notre président
12:41de la République
12:42a pris toute la mesure
12:43de l'ampleur
12:44de cette dernière
12:45de Céline Dion.
12:46Il s'est rendu
12:46immédiatement sur place
12:48vendredi
12:48accompagné
12:49de la première dame.
12:52C'était important
12:53et les youtubeurs
12:54l'ont remarqué.
12:55Emmanuel Macron,
12:56il est allé au concert
12:57de Céline Dion
12:58hier soir.
13:00Pendant qu'il s'amuse
13:01à taper un manu
13:02contre des murs en béton
13:03pour s'entraider,
13:05lui,
13:05c'est une petite soirée
13:06feng shui
13:06avec Brigitte.
13:09S'il voulait montrer
13:11à quel point
13:12il s'en battait
13:13les yux des Français,
13:14ils ne pouvaient pas
13:15le faire d'une meilleure
13:15manière que ça.
13:16Il s'est dit
13:17« Fais-ce que vous voulez
13:19casser tout ? »
13:19Moi,
13:19je vais aller kiffer
13:20avec ma femme.
13:21Tu me diras
13:21le Titanic
13:22la veille avant de sombrer,
13:23ils faisaient tous
13:24la fête sur le bateau.
13:25Il s'est dit
13:26« Pourquoi pas,
13:26je vais faire un remake. »
13:28Je vous mets
13:29un petit bout
13:30de Céline Dion.
13:30On aimerait bien rire,
13:31mais quand même.
13:34C'est dans un look
13:35très très bien.
13:40Et l'extrait
13:41qui est passé,
13:41c'est « Pour que tu m'aimes
13:42encore,
13:42alors est-ce qu'on l'aime encore ? »
13:44Il a chanté
13:44la chanson du Titanic
13:45justement ?
13:46Est-ce que c'était
13:48plus d'actualité ?
13:49Est-ce qu'il nous aime encore ?
13:50Est-ce qu'il a conscience
13:51aussi qu'il dirige
13:52un pays
13:52qui est fracturé,
13:54qui a mal,
13:55qui a peur,
13:56qui vit d'une situation
13:57d'insurrection ?
13:59Est-ce qu'il nous aime
14:00encore ce président ?
14:01Est-ce qu'il a encore
14:02conscience qu'il est
14:02à la tête d'un État
14:04qui a actuellement...
14:05Vous n'avez-t-il jamais aimé ?
14:06Oui, ça vous s'est jamais aimé.
14:09Louis Leroy,
14:10quand vous avez entendu...
14:10On aurait pu faire
14:10plein de titres
14:11de Céline Dion.
14:11Il y avait Titanic,
14:14dans une autre vie.
14:15Non, je pense que le décalage
14:17est assez sidérant,
14:18assez frappant.
14:18Enfin, c'est au-delà
14:20de la maladresse,
14:21je pense.
14:22C'est à l'image, en fait,
14:23de tout ce à quoi
14:25on est en train d'assister.
14:26Mais c'est quoi, en fait ?
14:26C'est de la naïveté,
14:27de l'incompétence ?
14:28Il n'était pas au courant ?
14:30Enfin, vous n'allez pas me dire
14:30qu'il n'était pas au courant
14:32de ce qui pouvait se tramer,
14:33quand même ?
14:34Il y a une part de naïveté,
14:35de sous-estimation
14:36de ce qui allait se passer.
14:37Pourtant, nous savions déjà
14:38que cette manifestation,
14:40nous en parlions déjà
14:41depuis plusieurs semaines,
14:42nous savions
14:43qu'elle allait potentiellement
14:45dégénérer
14:46parce que malheureusement
14:46tous les mouvements sociaux
14:49récents dégénèrent.
14:50Et ça a été
14:51complètement sous-estimé.
14:52C'est la raison pour laquelle
14:53aussi les équipes
14:54de force de l'ordre
14:55n'étaient pas suffisantes
14:56sur le terrain.
14:57Elles ont été complètement dépassées.
14:59Elles n'avaient pas les moyens
15:00de faire respecter l'ordre
15:01dans Paris
15:02comme dans toute la France.
15:04Oui, c'est une forme
15:05de naïveté.
15:06C'est vrai que quand j'ai vu
15:07ces images,
15:07alors que c'était paru
15:09les services au rassemblement
15:10savaient très bien.
15:10Ils savaient
15:11qu'il y allait y avoir
15:12des casseurs,
15:13des black blocs,
15:14au moins dans Paris.
15:15Nous savions
15:16que potentiellement
15:17cette situation
15:18allait dégénérer.
15:19Peut-être pas à ce niveau-là.
15:20C'est ce que nous expliquait
15:21le spécialiste des radicalités
15:22qu'on a eu tout à l'heure,
15:23Olivier Vial.
15:24Bon,
15:25nous dire qu'il y avait
15:26effectivement
15:26la base de l'ultra-gauche
15:28qui a été agrégée
15:30par les jeunes de banlieue
15:31notamment.
15:32Alors d'abord,
15:33je ne reviendrai pas
15:33sur la désinvolture
15:34du président de la République
15:35qui nous a habitués
15:36déjà par le passé
15:37à ce type d'exercice,
15:38malheureusement.
15:39Mais ce qui est évident,
15:40c'est qu'il y a
15:42vraisemblablement
15:42une sous-estimation
15:44de la nature
15:45du risque
15:45et de la menace.
15:46Mais moi,
15:46je vais vous dire
15:47une anecdote personnelle.
15:48Moi, j'ai un gamin
15:48de 18 ans
15:49qui, depuis finalement
15:52le début de la semaine dernière,
15:53ne me cesse,
15:54il est sur des plateformes
15:55d'ailleurs dont certaines
15:55je ne connais même pas le nom,
15:56en l'occurrence,
15:57peu importe,
15:57il me dit
15:58depuis le début
15:59de la semaine dernière
16:00que la situation
16:02va être extrêmement entendue,
16:03que ça va dégénérer.
16:04Et il me a fait
16:05un descriptif 48 heures avant
16:07de ce qui s'est exactement passé
16:09dans un certain nombre
16:10de villes de Paris.
16:10Donc je me dis
16:11que si un enfant,
16:12un jeune de 18 ans
16:13est capable,
16:14je veux dire,
16:14de vous faire remonter
16:16les éléments d'information,
16:17je me dis que M. Nunez
16:18et M. Macron
16:19les ont
16:20et que les services
16:21et les renseignements
16:21territoriaux les ont.
16:22Alors, est-ce qu'ils les ont
16:23mal évalués ?
16:24Est-ce qu'ils les ont
16:25sous-évalués ?
16:26Est-ce qu'ils ont considéré
16:27qu'une fine, peut-être,
16:29les vacances scolaires
16:30allaient d'une certaine manière
16:32disperser,
16:33notamment les lycéens ?
16:34Mais ce qu'on a vu
16:34de toute façon,
16:35très rapidement,
16:37samedi matin,
16:38parce qu'on faisait
16:38la comparaison,
16:39tout le monde faisait
16:40la comparaison
16:40avec le mouvement
16:41des gilets jaunes
16:41de 2018.
16:43Mais ça n'avait
16:44strictement rien à voir
16:45avec le début
16:45du mouvement
16:46des gilets jaunes
16:46de 2018.
16:47Alors, je ne parle pas
16:48de la suite du mouvement
16:48des gilets jaunes,
16:49mais des trois premières semaines
16:50où on avait en effet
16:51des gens qui étaient
16:52sur le rond-point,
16:53qui étaient d'ailleurs
16:53des actifs la plupart du temps,
16:55qui avaient des difficultés
16:56liées à leur pouvoir.
16:57Là, ils sont devenus
16:57invisibles et pauvres.
16:58Là, c'était tout de suite,
17:00le mouvement a tout de suite été...
17:04On leur a volé
17:05par des groupuscules
17:06d'extrême-gauche,
17:07auxquels ils sont venus
17:09se joindre quelques heures
17:10plus tard.
17:10En effet, des bandes
17:11venues des cités
17:12qui sont venues
17:13faire leur marché
17:14dans les centres-villes.
17:15Mais vous qui êtes...
17:16Déjà, faites attention
17:17si votre fils vous offre
17:18un portable à Noël.
17:20Mais si...
17:21Vérifiez bien.
17:23En général,
17:24c'est plutôt le contraire.
17:24C'est plutôt moi.
17:27Mais enfin, bon...
17:28Alors, vous qui êtes
17:30un spécialiste de la politique,
17:31est-ce que Macron
17:32aurait dû aller voir
17:33les commerçants ?
17:34Moi, j'étais très surpris.
17:35On a vu le maire de Lyon,
17:37même si c'est fait rabrouer,
17:39le maire de Marseille,
17:40être sur place dans la ville.
17:41On n'a pas vu
17:42le maire de Paris
17:43dans les rues.
17:44On n'a pas vu Macron
17:45aller voir les commerçants.
17:47Est-ce que ça n'aurait pas
17:48été un symbole ?
17:50Le maire de Paris
17:50était dans les rues.
17:51Il a même appelé
17:52les Parisiens
17:52à balayer.
17:53Je ne l'ai pas vu
17:54dans les rues.
17:55Il n'y a pas eu d'image.
17:56Il était dans les rues,
17:57mais ça ne l'a pas vu.
17:59En tout cas...
18:00C'est quand même étonnant
18:00de demander aux Parisiens
18:02de venir balayer
18:02des Parisiens
18:03qui vont déjà payer
18:04de l'euro.
18:04Est-ce que Emmanuel Macron
18:05aurait dû descendre
18:06aller voir les rues
18:08et montrer qu'il était présent
18:10et qu'il avait conscience
18:11de ce qui se passait ?
18:12Je ne sais pas.
18:14C'est vrai qu'il y a toujours
18:14cette demande.
18:16Mais surtout,
18:17il aurait dû tenir,
18:18me semble-t-il,
18:18un autre discours
18:19que celui qu'il a tenu hier
18:21lors de son allocution.
18:22C'est-à-dire que finalement,
18:23il a tenu un discours
18:24où il nous a expliqué
18:26que la priorité
18:27qui avait été la sienne
18:28depuis dix ans,
18:29c'était la jeunesse.
18:30Et que finalement,
18:32il ne comprenait pas
18:32d'une certaine manière
18:35les gestes
18:37des casseurs.
18:38Mais enfin,
18:38comment on en était
18:39arrivé là ?
18:39Mais ça fait dix ans
18:40qu'il est au pouvoir.
18:41Donc il doit avoir
18:42une petite idée
18:45sur les raisons
18:46pour lesquelles,
18:47je veux dire,
18:47aujourd'hui,
18:47on se retrouve
18:48dans une situation
18:48quasi insurrectionnelle
18:50à six mois
18:51de son départ.
18:53Alors, moi,
18:53je pense que,
18:54si vous voulez,
18:54le problème d'Emmanuel Macron,
18:55c'est qu'aujourd'hui,
18:56quoi qu'il fasse,
18:57qu'il parle,
18:58qu'il se rende rencontrer
19:00des commerçants,
19:02il n'est plus audible,
19:03il n'est plus crédible.
19:04C'est bien ça,
19:05le sujet,
19:05aujourd'hui.
19:06Quoi qu'il fasse.
19:07Mais quoi qu'il fasse,
19:08je pense qu'on a un président
19:09qui est totalement démonétisé.
19:12Et la communication
19:14ne changera rien,
19:15finalement,
19:16à la perception
19:16que se font
19:17une majorité
19:18de nos compatriotes,
19:19à la fois de son bilan
19:20et aujourd'hui,
19:21malheureusement,
19:21de sa personnalité.
19:22qu'il dise Emmanuel Macron
19:23qu'il déclare
19:25une forme d'état d'urgence,
19:28un gouvernement
19:29d'union nationale,
19:30comme l'appellent
19:30de ses voeux
19:31certains maires,
19:32dont celui d'Orléans,
19:33qui a d'ailleurs
19:33mis en place
19:34le couvre-feu
19:35dans sa ville,
19:36les soirs,
19:37notamment,
19:37de matchs de Nouvel An,
19:39pendant les émeutes
19:40suite à l'affaire Naël.
19:42C'est vrai que
19:42ce sont des décisions
19:44qu'ils auraient pu prendre,
19:45ces politiques,
19:46et notamment
19:46Emmanuel Macron,
19:48Noémie.
19:48Oui,
19:48écoutez,
19:49hier,
19:49d'ailleurs,
19:49juste avant qu'ils prennent
19:50la parole,
19:51il y avait des fuites
19:52dans certains journaux,
19:52on disait qu'il était possible,
19:54que ça faisait partie
19:55des possibilités
19:55qui étaient sur la table,
19:56le fait qu'il annonce
19:57un couvre-feu
19:58et l'état d'urgence.
19:59Alors,
19:59l'état d'urgence,
20:00je ne sais pas,
20:00mais un couvre-feu,
20:01ça aurait permis,
20:02il y a encore une centaine
20:03de magasins qui ont été pillés
20:05entre hier et la nuit dernière,
20:07peut-être qu'il aurait été intéressant
20:08à un moment donné
20:09de mettre en place
20:10un couvre-feu
20:10pour quelques jours
20:11pour calmer la situation
20:12parce qu'encore hier soir,
20:14je vous le répète,
20:15j'étais dans les rues de Paris,
20:15et les policiers
20:16étaient complètement débordés.
20:17Ça veut dire quoi ?
20:18Que ça va se reproduire
20:18toutes les soirs
20:19des situations comme ça ?
20:20Qu'on va s'habituer
20:21à une sorte de jungle
20:23où les gens
20:23ne sont plus en sécurité ?
20:24Je peux vous dire
20:25que c'est déjà prévu,
20:26c'est ce que vous expliquez
20:27Olivier Vial le samedi prochain,
20:29le 5 novembre,
20:29n'en parlons pas.
20:31Mais comment c'est possible
20:32qu'on puisse dire
20:32aux citoyens
20:33que nous ne pouvons pas
20:34vous garantir la sécurité ?
20:36Nous sommes la septième
20:36puissance économique du monde,
20:37la septième puissance économique
20:38du monde.
20:39Vous nous attendiez
20:39en sécurité hier ?
20:41Mais pas du tout,
20:41mais ça veut dire
20:41que nous avons les moyens
20:46une sorte d'aveuglement
20:47de la part vraiment
20:48des autorités
20:49que je trouve
20:50d'une dangerosité absolue.
20:52Pourquoi ?
20:53Parce que ça ouvre
20:53la voie vers l'anarchie.
20:54Si on considère
20:55que l'État, l'autorité
20:56n'est pas suffisante
20:58pour protéger la population,
21:00la population va s'armer.
21:01Moi, j'entends
21:02des commerçants
21:03qui vous disent
21:03voilà, on est en train
21:04de réfléchir
21:05à savoir comment s'armer
21:06parce qu'on ne peut pas
21:07perdre toute notre vie.
21:08Certains investissent
21:10des décennies
21:11de leur vie
21:12pour leur commerce.
21:14Ils voient tout être détruit
21:15en une fraction de seconde
21:17parce que la police
21:17n'est pas capable
21:18de les protéger ?
21:19C'est le cran suivant
21:20et c'est déjà une tendance
21:22l'autodéfense
21:23c'est déjà une tendance
21:24qui avait lieu
21:25ces dernières années.
21:26Les stands de tir
21:27sont pris d'assaut.
21:27J'avais fait un sujet là-dessus
21:29je peux vous dire
21:30que c'est déjà
21:31dans les tuyaux
21:32et là,
21:33les amurumuries
21:34ont été prises d'assaut.
21:36Les gens pensent
21:37en effet
21:37à se défendre
21:38et là,
21:39on est dans
21:39toute autre chose
21:40Louis Leroy.
21:41Oui, sur ce qu'aurait dû dire
21:42le président de la République
21:43déjà dire
21:44que le président de la République
21:45a choisi entre guillemets
21:46de ne rien dire
21:47et la politique du pas de vagues
21:48pour une raison évidente
21:49qui est que le monde entier
21:50nous regarde
21:51et que la moindre annonce
21:52aurait des conséquences économiques
21:54dévastatrices
21:56sur notre économie
21:57à un moment
21:58où on est en train
21:59de travailler
22:00sur le budget.
22:02Deuxièmement,
22:03qu'aurait-il pu dire d'autre
22:06au vu de son bilan,
22:08au vu de ce à quoi ressemble
22:09la France aujourd'hui ?
22:12Vous dites
22:13on assiste à des aides
22:14c'est la jungle
22:15dire que c'est la jungle
22:15envoie quelque part
22:16à l'image des animaux.
22:18Pardonnez-moi de vous dire
22:19que même les animaux
22:20ne se comportent pas comme ça.
22:21Oui, non, c'est sûr.
22:23Je rebondis
22:24sur ce que disait
22:24Noémie Aulia
22:25sur l'autodéfense.
22:27Écoutez,
22:27Franck Chomès,
22:28président confédéral
22:29de l'Union des métiers
22:30et des industries
22:31de l'hôtellerie
22:31sur Sud Radio.
22:33Nous, on va s'armer.
22:34On est obligé
22:35de protéger nos commerces.
22:36J'en appelle à la raison.
22:38Donc, je leur dis
22:38qu'il ne faut pas faire ça,
22:39que ça pâte à nos étudiants,
22:40nos enfants
22:41qui seront face à ça.
22:44Mais ils disent
22:44mais on n'en peut plus.
22:45Ce n'est plus possible.
22:46On ne va pas se laisser
22:47marcher dessus.
22:48Donc, bien évidemment
22:49que j'ai aussitôt appelé
22:51des directeurs de cabinet
22:53de certaines villes
22:54pour leur dire
22:55attention, attention,
22:57parce que la sommation
22:58elle est faite
22:58de façon verbale
22:59mais elle peut passer à l'acte.
23:01C'est vrai que c'est
23:02extrêmement inquiétant
23:03d'entendre ça.
23:03C'est très inquiétant
23:04parce que c'est,
23:05vous savez,
23:05c'est la règle
23:06du contrat social.
23:08C'est les grands philosophes
23:09qui ont pensé à ça.
23:10Il y a eu Rousseau,
23:10il y a eu Hobbes
23:11et c'était l'idée justement
23:12que nous rentrions
23:13dans un processus
23:14de civilisation
23:15parce que justement
23:16nous croyons
23:17que l'État
23:18pouvait nous protéger.
23:19Nous acceptons
23:19de renoncer
23:20à un certain nombre
23:21de nos droits.
23:21Nous n'allons pas tuer
23:22notre voisin
23:22ou la personne.
23:23C'est la rupture de ce pacte.
23:25Voilà, exactement.
23:26Il y a un pacte qui est fait,
23:27un pacte implicite
23:28entre les citoyens
23:29et l'État.
23:29Nous acceptons
23:30de renoncer
23:30à certains de nos droits.
23:32En échange,
23:33l'État nous assure
23:33sa protection.
23:34Mais quand l'État
23:35n'assure plus sa protection,
23:36le citoyen considère
23:37qu'il n'a plus,
23:38lui non plus,
23:38à respecter
23:40un certain nombre
23:41de ses engagements.
23:42Et là,
23:42c'est vraiment la jungle.
23:43Il n'y a plus de loi,
23:44il n'y a plus de règles.
23:45Mais enfin,
23:45encore une fois,
23:46nous sommes un grand pays,
23:48nous méritons mieux que ça.
23:49Nous attendons des discours.
23:51Moi, je n'ai jamais rien attendu
23:53du président de la République,
23:54mais là,
23:54j'attends quelque chose de lui
23:55dans une situation aussi grave.
23:57Quel qu'il soit,
23:58Emmanuel Macron doit montrer
23:59qu'il s'intéresse davantage
24:00à son pays.
24:01Je suis désolée.
24:03partir au Koweït,
24:04etc.
24:04On comprend très bien
24:05la question de l'essence,
24:06mais ce n'est pas le moment.
24:07Il y a des urgences dans le pays.
24:08Il y a encore une fois
24:10des pillages
24:10dans différents quartiers de Paris.
24:12Il n'y a pas de tête chaude
24:13à Sébastien Lecornu
24:14et a refusé d'ailleurs
24:15la démission
24:16de Laurent Nunez
24:17qui lui a proposé ce matin.
24:19Laurent Nunez
24:20qui a clairement admis
24:21que l'État a failli,
24:22qu'il y a eu des défaillances.
24:24On en parle dans quelques instants.
24:26Vous,
24:26qu'en pensez-vous ?
24:270-800-26-300-300.