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00:08Après ces événements qui secouent notre pays, et au lendemain de l'allocution du Président de la République,
00:13nous allons prendre le temps de la discussion dans le contexte de la présidentielle qui arrive.
00:17Mais d'abord, nous nous arrêtons sur la situation locale, le bilan au Mans.
00:21Y a-t-il eu de nouveaux incidents hier dans la métropole ?
00:24Au Mans, il n'y a pas eu de nouveaux incidents.
00:26Il semble qu'il y ait eu quelques incidents du côté de Coulennes hier soir.
00:30Mais à ce stade, ni au Mans, ni semble-t-il à Allonne, il y a eu de nouveaux incidents.
00:36C'est tant mieux.
00:37Oui, c'est tant mieux. Après la journée de samedi, des pillages, des tentatives de pillages, des scènes d'émeute
00:42en centre-ville.
00:43Que ressent-on quand on est le maire d'une ville face à ces images ?
00:45Qu'est-ce qu'on ressent ? D'abord, beaucoup de peine pour son pays.
00:49Parce qu'au-delà du maire du Mans, il y a un homme politique qui a été ministre, qui a
00:53assumé des responsabilités nationales,
00:54qui sait qu'on traverse quelquefois des grandes difficultés, les actes terroristes,
00:59et qui a vu samedi soir un pays basculer dans des formes inattendues, inacceptables, de violences partout,
01:10avec des images qui resteront marquées.
01:13Je pense en particulier à la mairie de Limoges, que je connaissais bien en plus, de l'avoir brûlée comme
01:18ça.
01:19Marseille, Lyon, enfin je ne vais pas citer toutes les villes.
01:21On a connu au Mans aussi des dégradations et des violences.
01:26Et je voudrais ce matin surtout quand même rappeler deux choses.
01:29Moi j'avais dénoncé très vite le fait que manifester est tout à fait légitime,
01:33et il y a un certain nombre de problèmes, et on pourra en discuter, sur lesquels il faut apporter des
01:37réponses.
01:38Mais parce qu'on manifeste, on peut casser.
01:41J'ai toujours dit, dès le départ, dès les premières manifestations, que moi là-dessus je n'étais pas d
01:46'accord.
01:46Et qu'à force de légitimer l'idée qu'après tout, quand on manifeste, on peut casser,
01:51il y a un jour où on casse vraiment.
01:54Qui légitime le fait que...
01:55Ben écoutez, il y a certains députés, ici dans la Sarthe en particulier,
01:59qui ne cessent de dire qu'à un moment, quand on condamne le fait qu'on casse un abribus,
02:06compte tenu du fait que ce n'est pas grand chose, on stigmatise les lycéens.
02:09Je n'ai jamais stigmatisé les lycéens.
02:10J'ai toujours cherché, au contraire, à trouver des solutions pour les jeunes et la jeunesse,
02:15que ce soit dans le domaine de la culture, que ce soit dans le domaine de l'éducation,
02:20de tout ce qu'on fait sur l'accès justement à grands enjeux culturels.
02:24Donc moi, au contraire, je suis là pour essayer d'apporter un peu d'espoir et d'avenir,
02:30et de communion.
02:31Mais pas non plus accepter le fait qu'on puisse casser pour casser.
02:36Et après casser, on a maintenant le pillage.
02:40Donc tout ça, quand on est maire et qu'on le regarde à l'échelle nationale,
02:44comme tout citoyen, mais comme responsable politique,
02:47on ne peut pas s'en satisfaire.
02:49Et on est assez, non pas en colère, ça ne suffit pas.
02:53On est sur la mesure de ce qui se passe.
02:57Et surtout l'idée qu'à partir de là, il faut avoir du sens de la responsabilité
03:00pour ceux qui en ont peu.
03:01On a entendu tout à l'heure dans le reportage de Julien Jean,
03:04les témoignages des manceaux sonnés, désemparés.
03:06C'est aussi ce qu'ils vous ont dit, par exemple, hier matin sur le marché à Pontlieu ou au
03:10Jacobin ?
03:11Hier marché à Pontlieu ou au Jacobin, il y avait bien entendu des questionnements.
03:16Et puis hier aussi, je suis passé rue des Minimes.
03:18J'ai vu des gens qui étaient extrêmement inquiets.
03:21Les gens sont inquiets.
03:22C'est là qu'il faut qu'on en prenne la mesure.
03:25Et que, je le dis à tous ceux qui pensent que le chaos permet potentiellement de changer les choses,
03:31on ne change jamais rien en ayant construit tout ça sur le chaos.
03:35La question, bien sûr, c'est comment est-ce qu'on en est arrivé là ?
03:38Alors même que la manifestation s'était déroulée très majoritairement dans le calme un samedi.
03:41Est-ce que les forces de l'ordre étaient en nombre suffisant au Mans ?
03:44Alors si je commence à discuter du nombre de forces de l'ordre,
03:47je vais revenir à quelques années en arrière.
03:50On nous avait promis 10 policiers supplémentaires, on ne les a pas.
03:53Donc ça, c'est global.
03:55Après, ce qu'ont fait les forces de l'ordre au Mans, je tiens à le saluer.
03:58Parce que ces policiers qui sont là ont été capables,
04:02même si on a eu des débordements et même si on a eu deux ou trois magasins qui ont été
04:07pillés
04:08et c'est parfaitement inadmissible, on fait un travail remarquable.
04:12De la même manière que les gendarmes qui sont venus en appui avec le PSIG au Mans,
04:16comme à Allonne.
04:17Il y a 20 gendarmes des PSIG.
04:18Et les pompiers, et je ne vais pas oublier non plus mes services,
04:21qui ont nettoyé directement après.
04:23Et je tiens aussi ce matin à leur donner ce message.
04:27Le risque avait été correctement anticipé, en tout cas chez nous ?
04:30D'après ce que je sais, le risque des RT, et ce qu'on entendait avant,
04:35c'est qu'on n'avait pas mesuré l'ampleur des manifestations.
04:39Et ça n'avait pas été analysé avec le niveau auquel on a été confronté.
04:45Ça, j'allais dire, la littérature et ce que j'entends,
04:49donnent clairement une indication sur le sujet.
04:52Après, une fois que les événements se déroulent,
04:56eh bien, je le dis, ce qui a été fait ici, par les policiers,
05:01on a été en relation avec le préfet,
05:03la police municipale du Mans a été aussi mobilisée et a fait un excellent travail.
05:08On a essayé de faire en sorte de tenir et d'éviter le pire.
05:13Et c'est ça qui a été l'objectif.
05:15À partir de là, globalement, on voit bien qu'il y a des grands enjeux de réflexion à avoir
05:23sur le maintien de l'ordre, le nombre de policiers.
05:26Voilà.
05:27On ne peut pas toujours tout renvoyer aux collectivités.
05:29Et en même temps, sur le fait que, je l'ai dit tout à l'heure,
05:34il y a un certain nombre de questions qui étaient posées,
05:36en particulier par le mouvement lycéen,
05:39sur lesquelles il va falloir quand même se mettre d'accord
05:42pour apporter des réponses claires.
05:44Il ne s'agit pas de compter les milliards.
05:46Il s'agit de regarder ce qu'on fait clairement comme investissement, rapidement.
05:50Et on va y revenir dans un instant, Stéphane Le Foll.
05:53La préfecture de la Sarthe a donné le chiffre d'une centaine d'émeutiers
05:56samedi en fin d'après-midi.
05:58Hier, un nouveau communiqué évoquait 2 à 300 casseurs.
06:01Est-ce que vous avez des informations sur leur profil et leur motivation ?
06:04Non, je n'ai pas encore d'informations.
06:05Je sais qu'il y a eu plusieurs gardes à vue qui ont été opérées.
06:09Je n'ai pas d'informations particulières.
06:11On ne les donne pas.
06:12J'aurai l'occasion d'en discuter avec le préfet aujourd'hui.
06:15S'il a lui aussi des informations à me livrer, je n'en ai pas.
06:21Je sais qu'aujourd'hui, ceux qui ont été arrêtés ont eu des gardes à vue.
06:25Et ces gardes à vue doivent déboucher sur des sanctions.
06:28On ne peut pas laisser penser que rentrer, s'amuser, casser, ça n'a aucune conséquence.
06:34Là, aujourd'hui, on est dans un moment, je l'ai dit, où il faut retrouver un peu de sens
06:39de la responsabilité.
06:40Mais il faut que chacun ait bien en tête de savoir quels sont les devoirs, quelles sont les règles.
06:48Et que lorsqu'on ne les respecte plus et qu'on n'en a, j'allais dire, plus rien à
06:52faire, eh bien ça a des conséquences.
06:54Sinon, on est dans un moment où toute cette violence va se poursuivre, va continuer.
07:01Donc moi, je demande aujourd'hui que tout ça soit fait dans le respect de la loi, mais que les
07:08sanctions soient prises rapidement.
07:10– C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron hier, il a dit « nous serons intraitables ».
07:13Emmanuel Macron qui a refusé ce matin la démission du ministre de l'Intérieur.
07:16– Qui a refusé la démission du ministre de l'Intérieur.
07:19Emmanuel Macron qui a donné l'impression de survoler un peu le sujet.
07:21Il aurait dû rentrer beaucoup plus dans les détails.
07:24Donner aussi des perspectives, je pense en particulier sur les lycées.
07:28si on dit qu'on réunit les collectivités, lesquelles ?
07:30C'est les régions qui sont en charge des lycées.
07:32Qu'est-ce qu'on peut dégager comme moyen pour avoir un plan de rénovation
07:36et qui réponde quand même aux besoins minimaux qui sont demandés par les lycéens ?
07:42Ça doit être fait immédiatement.
07:44– On reviendra sur les revendications des lycéens tout à l'heure,
07:46mais pour revenir sur la situation au Mans,
07:48vous allez ce matin aux côtés du préfet de la Sarthe à la rencontre des commerçants.
07:51Est-ce que vous arrivez avec des mesures concrètes pour les soutenir ?
07:53– Non, je n'arrive pas avec des mesures concrètes.
07:55La ville ne va pas être celle qui va devoir payer,
08:00ce qui a été la conséquence d'un mouvement national.
08:04Je vois qu'il y a des maires qui demandent d'un fonds de solidarité
08:06qui soit créé après ces émeutes pour pouvoir accompagner les commerçants.
08:11Et je pense qu'il faut que ça soit fait.
08:13C'est une idée qu'il faut porter,
08:15puisqu'on a eu affaire à un événement qui a dépassé le Mans.
08:21Et je le dis avec des conséquences des fois dans des endroits.
08:23Qu'est-ce qui va se passer pour la mairie de Limoges ?
08:26C'est combien de millions d'euros dans un bâtiment historique ?
08:29Donc on ne peut pas demander aux villes d'ensuite,
08:33en plus, j'allais dire, réparer et financer les réparations.
08:38Donc on va tout faire pour essayer d'aider.
08:40On va mettre en place un certain nombre de choses.
08:42J'attends ce matin des discussions avec le préfet.
08:45Est-ce qu'il y aura aussi, puisque ça a été évoqué,
08:48il y aura une rencontre au niveau de Matignon ?
08:50Donc on va demander la mise en place de ce fonds de solidarité,
08:53parce que c'est absolument nécessaire.
08:54Oui, on a deux mois de Noël,
08:55après une période qui a été assez compliquée pour les commerçants,
08:58notamment au Mans.
08:58Nous, ce qu'on va poursuivre au Mans,
09:00c'est surtout toutes les animations,
09:02toute l'illumination,
09:03tout ce qui va être fait,
09:04parce qu'il faut qu'on continue à vivre
09:06et à faire en sorte que le centre-ville continue de vivre,
09:08parce que c'est la meilleure manière
09:09de pouvoir faire venir du monde
09:11et d'avoir ensuite des clients pour les commerçants.
09:13Et à rassurer les manceaux,
09:14leur dire qu'ils peuvent venir en centre-ville.
09:15Et à rassurer les manceaux qui peuvent venir en centre-ville.
09:19Bien entendu, on va essayer de faire tout ce qu'il faut
09:23pour continuer à donner un cadre
09:24qui permette à chacun de pouvoir s'exprimer
09:27et profiter de ces fêtes de fin d'année.
09:30Mais je le dis, en même temps,
09:32il faut qu'au niveau national,
09:33les choses soient tenues.
09:34Et l'appel des maires aujourd'hui,
09:36au fond,
09:37qu'est-ce qui reste quand il y a beaucoup de choses
09:39qui ont été perdues ?
09:40Et la preuve,
09:41c'est que ceux qui ont voulu s'attaquer fondamentalement
09:45à ce qui est le symbole de la République,
09:47ils ont été brûlés, une mairie.
09:49Il reste les maires et les mairies.
09:50Donc on va essayer de faire en sorte
09:52d'être ce repère,
09:54d'être ce point sur lequel les gens
09:56peuvent s'accrocher
09:58et avoir de l'espoir pour la vie.
10:00C'est en tout cas la manière dont moi,
10:02je vais faire les choses.
10:04Mais avec les conséquences
10:07qu'on a eues aujourd'hui,
10:09il faut qu'on trouve des solutions
10:10de manière collective au niveau national.
10:12On a tous conscience,
10:14en tant qu'élus,
10:16d'une situation dégradée.
10:17Les finances publiques
10:18sont une situation jamais vue.
10:20Donc on a besoin d'investir
10:22et on n'a plus les moyens de le faire.
10:24Donc il va falloir trouver des priorités.
10:26Dans les priorités,
10:27je les ai évoquées,
10:28il y en a quelques-unes,
10:29mais il faut qu'on soit capable
10:31de dégager des moyens
10:33pour assurer des priorités,
10:35pour faire en sorte que,
10:36en particulier pour la jeunesse,
10:38on puisse donner autre chose à voir
10:40que des manifestations
10:41de la casse,
10:43de la répression,
10:43de la violence.
10:44Ce n'est pas possible.
10:45Et donc là,
10:46il faut aussi qu'il y ait un vrai travail
10:47et c'est à l'État en partie.
10:49Et je le pense aussi,
10:50d'ailleurs au niveau
10:50de l'éducation nationale,
10:52quand je regarde l'histoire
10:52des profs non affectés,
10:54qu'il a fallu que ça remonte
10:55jusqu'au ministère
10:56sur un logiciel
10:57pour pouvoir affecter des profs
10:58alors qu'on apprend qu'il y avait,
11:00alors je mets tous entre guillemets,
11:013000 profs
11:01qui n'étaient pas affectés.
11:03Franchement,
11:03il y a un moment
11:04où il va falloir réfléchir
11:05à la manière
11:08de nos discussions
11:08jusqu'à 8h30.
11:09Vous êtes l'invité spécial
11:13d'Issimène ce matin,
11:14mais rapidement,
11:15vous disiez à l'instant
11:16qu'Emmanuel Macron
11:17a survolé son discours hier soir.
11:19Quel mot adapté à la situation
11:20aurait-il dû prononcer selon vous ?
11:22Il n'a pas survolé son discours,
11:24il a survolé la situation.
11:26Quand il dit au préfet
11:28et au maire
11:28de décider si on interdit
11:29ou pas une manifestation,
11:31c'est renvoyer une responsabilité
11:33directement au niveau local
11:34sans qu'il y ait de consignes
11:35qui soient données.
11:36On va interdire ici,
11:37on ne va pas interdire ailleurs.
11:38Comment ça va se passer ?
11:39Quels sont les moyens
11:40si on interdit
11:41pour interdire une manifestation ?
11:43Sachant que par exemple,
11:44comme le disait la dame
11:45hier,
11:46samedi,
11:47manifestation qui se déroule
11:48avec beaucoup de monde.
11:49Et puis après,
11:50il y a la décision
11:51qui est prise,
11:51je ne sais pas par qui,
11:52de descendre
11:53vers la permanence du RN.
11:55Et tout le monde suit.
11:57Et qu'est-ce qui se pose
11:58comme problème à partir de là ?
11:59C'est comme tout le monde suit,
12:00ceux qui veulent casser
12:01et qui veulent mettre le chaos
12:03ont, j'allais dire,
12:05l'appui passif
12:06de ceux qui les suivent.
12:07Et dans cette confusion,
12:09le travail de la police
12:11est compliqué.
12:12Donc on a bien
12:13un phénomène d'entraînement
12:14et que le président
12:16de la République
12:16a survolé.
12:17De la même manière
12:18que quand il dit
12:19on va réunir
12:20les collectivités locales,
12:21il doit être précis.
12:22On ne dit pas
12:23lesquelles ?
12:24Pour faire quoi ?
12:25On doit dire,
12:26voilà,
12:26il y a le problème
12:27des lycées,
12:28donc on va réunir
12:29les régions,
12:30on va discuter
12:30sur un plan
12:31pour dégager des moyens,
12:32pour régler tous les problèmes
12:33qui ne sont pas réglés.
12:35S'il y a d'autres problèmes,
12:36eh bien on doit
12:37en particulier
12:38sur ce qui s'est passé
12:39après les émeutes
12:40avec
12:41de samedi soir,
12:43le soir,
12:43après les manifestations,
12:46le pillage
12:47et les casseurs,
12:48on doit trouver
12:49les moyens
12:50de pouvoir indemniser
12:51ceux qui ont été
12:52directement touchés
12:53les commerçants.
12:53Donc ça,
12:54ça a été dit,
12:55mais à ce moment-là
12:55avec qui ?
12:56Et les mairies ?
12:57Je disais tout à l'heure
12:57qu'est-ce qui se passe
12:58pour Limoges ?
12:59Oui,
12:59donc un discours
13:00qui manque de précision
13:01selon vous.
13:01Merci Stéphane Le Folle,
13:02maire du Mans
13:02et président de la Métropole,
13:04vous êtes notre invité
13:04jusqu'à 8h30 ce matin.
13:08Stéphane Le Folle,
13:09Emmanuel Macron
13:10a donc pris la parole
13:11hier soir.
13:12Une allocution
13:12que vous avez jugée
13:13pas à la hauteur
13:13ou avec trop de hauteur
13:15justement,
13:15en tout cas c'est ce que
13:16vous nous avez dit
13:16il y a quelques instants,
13:17pas d'annonce,
13:18vous en attendiez ?
13:19J'attendais surtout,
13:21alors on peut toujours
13:22reprocher au président
13:23de la République
13:24de décider de tout
13:25et puis quand il n'y a pas
13:26d'annonce de dire
13:26il ne décide de rien.
13:28Donc là,
13:29on est dans une situation
13:29de gravité extrême.
13:31Quand on est président
13:32de la République,
13:33on a à ce moment-là
13:34une responsabilité,
13:36celle qui consiste
13:36d'abord à apaiser,
13:38à donner aussi
13:40deux, trois grands axes
13:42de ce qui va être fait
13:44dans les semaines
13:45qui viennent
13:45pour répondre
13:46à ce qui s'est passé
13:47et pour répondre
13:48à des demandes
13:49qui s'expriment
13:50depuis déjà
13:51plusieurs semaines,
13:52en particulier
13:53par rapport aux lycéens.
13:55C'est ça qu'on attendait.
13:56Ensuite,
13:57il ne s'agit pas
13:57de décider de tout
13:58comme trop souvent
13:59ça a été fait,
14:00mais de fixer
14:01le cadre
14:02dans lequel
14:03doivent se mettre
14:04en place
14:04des discussions
14:06précisément.
14:06Là, c'était,
14:07c'est ce que je disais
14:08tout à l'heure,
14:08un survol général.
14:10Vous allez convoquer
14:11les collectivités,
14:11je vous ai dit,
14:12lesquelles on ne sait pas.
14:13Vous allez,
14:14on va demander
14:15au préfet
14:16et au maire
14:16de décider
14:17qu'est-ce qu'il faut interdire,
14:18qu'est-ce qu'il ne faut pas interdire.
14:19Et puis,
14:20voilà,
14:21on n'a pas eu
14:22ce cadre nécessaire
14:23dans un moment
14:24d'extrême gravité.
14:26Et donc ça,
14:27c'est un manque
14:28qui est imputable
14:30à cette déclaration
14:32hier soir
14:33d'un président
14:34de la République
14:34qui,
14:35on a eu l'impression,
14:36en tout cas,
14:37c'est ce que j'ai eu
14:38comme impression,
14:38à survoler
14:39un sujet
14:40en disant
14:41deux, trois choses,
14:42mais en n'étant pas
14:43du tout dedans.
14:44On n'a pas senti
14:45quelqu'un
14:45qui était directement
14:47concerné,
14:48qui avait envie
14:48de s'investir.
14:49On a senti
14:50quelqu'un
14:50qui avait envie
14:51de partir,
14:52puisque,
14:52si j'ai bien compris,
14:53et qui part dans six mois
14:55en étant fin
14:56de mandat.
14:57On voit bien
15:00crise sociale,
15:02crise économique
15:03et crise politique.
15:05Fin de mandat,
15:07six mois encore
15:08dans une situation
15:09où on voit bien
15:10que toutes les tensions,
15:12et c'est ça
15:12qui m'inquiète aussi
15:13en tant qu'homme
15:13politique nationale,
15:15de dire que
15:16ce pays
15:16est en train
15:17de se diviser,
15:18que ceux qui sont
15:19toujours dans la confrontation,
15:21eh bien,
15:21ils vont l'avoir
15:22la confrontation.
15:23Et qu'à la fin
15:23de tout ça,
15:24eh bien,
15:25dans la confrontation,
15:26il ne sort jamais
15:26rien de bon.
15:27En particulier
15:28pour ceux
15:28qui pourtant
15:29avaient un peu
15:30d'espoir
15:30en manifestant.
15:32Donc moi,
15:32je demande
15:33à ce que tout le monde
15:34retrouve un peu
15:35de sens
15:36de la responsabilité,
15:37qu'on se mette
15:38aussi en capacité
15:40de discuter
15:40et de dégager
15:41un certain nombre
15:42de perspectives
15:43pour les six mois
15:44qui viennent.
15:45On ne va pas tout changer,
15:46on ne va pas demander
15:47à ce gouvernement
15:48qui n'a plus les moyens
15:49et à un président
15:49de la République
15:50qui est en fin de course
15:50de refaire
15:51des grandes réformes.
15:52On doit simplement
15:53se donner les moyens
15:54d'apaiser politiquement
15:56une situation
15:56qui est grave
15:57aujourd'hui.
15:58Et les maires,
16:00aujourd'hui,
16:01politiquement,
16:02dans toutes les communes,
16:03qu'elles soient grandes,
16:04moyennes,
16:05petites,
16:05sont ceux qui ont
16:06aussi cette responsabilité
16:08et il faut qu'on l'assume
16:10avec les préfets
16:11et avec les moyens
16:12qui sont les nôtres.
16:13Mais il va falloir qu'on le fasse.
16:14Les lycéens, par exemple,
16:14ce n'est pas de la compétence
16:15des mairies,
16:16mais est-ce que pour les lycéens,
16:17il aurait fallu
16:17qu'Emmanuel Macron
16:19qui donne satisfaction
16:20à certaines revendications ?
16:21Alors après,
16:22l'histoire de Parcoursup,
16:24il faut que simplement,
16:25on annonce quand même
16:26que si on veut changer,
16:27on dit qu'on supprime.
16:28J'entends ceux qui disent
16:29qu'il suffit de supprimer
16:30Parcoursup.
16:31Bon, d'accord.
16:31Une fois que vous avez trouvé,
16:32qu'est-ce qu'on met à la place ?
16:33Parce que les affectations
16:35dans les universités,
16:36avant,
16:36chaque université
16:37avait ses propres règles
16:39d'attribution des postes.
16:42Donc, ce n'était pas non plus
16:43quelque chose
16:44qui était favorable.
16:46Ce qui est dit
16:46et ce qui je crois avoir perçu,
16:48c'est qu'au travers
16:50de Parcoursup,
16:50ce n'est pas l'outil
16:52mais derrière,
16:53le nombre de postes,
16:54les places,
16:55qu'est-ce qui est accessible,
16:56qu'est-ce qui ne l'est pas.
16:57Moi, je regarde aujourd'hui
16:58ce qui a été fait
16:59à l'université du Mans
17:00avec l'ouverture
17:01de la première année
17:02de psychologie
17:02qui depuis tellement longtemps
17:04a été demandée.
17:05Combien ?
17:051 600, 1 700 inscriptions
17:07pour 80 places.
17:09Bon, vous avez compris.
17:10Et encore,
17:11c'est l'université
17:11qui, sur ses peu de moyens,
17:13a réussi à s'organiser
17:14pour l'ouvrir
17:15avec l'appui
17:16qu'on a pu lui apporter
17:17et qu'on lui apporte
17:18au niveau budgétaire.
17:19Donc, on voit bien
17:19que c'est compliqué.
17:20Donc, c'est plutôt ça
17:21qu'il y a derrière.
17:22Donc, qu'est-ce qu'on peut faire ?
17:23Je vous le dis,
17:24il reste six mois.
17:26Il faut que le débat
17:27présidentiel
17:28apporte aussi
17:28des réponses
17:29pour les années
17:30qui suivent.
17:31Mais là,
17:32dans l'immédiat,
17:33il faut que ce gouvernement
17:34et ce président
17:34se donnent simplement
17:36un peu de temps
17:37pour traiter les sujets.
17:39Voilà la question.
17:40Et avec les maires
17:42qui doivent assumer
17:43le relais
17:44et les présidents de région
17:45pour les lycées
17:46puisque c'est eux
17:46qui ont en charge les lycées.
17:50L'Association des maires de France
17:51appelle les Français
17:52à se rassembler
17:53devant leur mairie
17:54pour dire stop aux violences,
17:55défendre les valeurs républicaines.
17:56Est-ce que vous allez relayer
17:57cette initiative, Stéphane Le Foll ?
17:59Ce matin,
18:00il se trouve que
18:00cette annonce
18:01de l'Association des maires de France
18:03a été faite
18:04et sortie hier soir,
18:05hier dans l'après-midi,
18:06fin d'après-midi.
18:07Donc on avait prévu
18:07avec monsieur le préfet
18:08d'être sur le terrain
18:10en fin de matinée.
18:11Donc on ne va pas pouvoir
18:12faire deux choses à la fois.
18:13Donc je l'ai dit d'ailleurs
18:15à Jean-François Debas
18:16qui est vice-président de l'AMF.
18:18Bon, il m'a dit
18:19de toute façon
18:19toutes les communes
18:20et toutes les villes
18:21ne pourront pas l'organiser.
18:22C'est un principe
18:23et on essaiera
18:23de faire quelque chose
18:25à un moment ou à un autre
18:26en particulier
18:26avec les maires de la métropole.
18:28Ça c'est certain.
18:29Pour marquer notre attachement,
18:31je vous l'ai dit,
18:31aux valeurs de la République,
18:32à la République
18:33et essayer d'être aussi
18:35des interlocuteurs
18:36à la hauteur
18:36d'une situation
18:37qui est grave,
18:38je l'ai rappelé tout à l'heure.
18:39Et marqué par cette image
18:41sidérante
18:41que vous avez déjà évoquée,
18:43celle de l'hôtel de ville
18:44de Limoges, incendié.
18:45Ah ouais.
18:45Ça c'est une image.
18:47Ce qui me fait le plus de peine
18:48c'est de voir ces jeunes
18:50qui se filment
18:51à l'intérieur
18:52qui sont heureux
18:53de foutre le feu,
18:54de même de menacer
18:56les personnels qui étaient là
18:57et qui mettent le feu
18:59à un bâtiment.
19:01On est vraiment
19:02dans un processus.
19:03Alors il y a des références historiques
19:05qu'on pourrait avoir
19:06mais là
19:07il y a quelque chose
19:08qui s'est passé
19:08qui dépasse.
19:09En fait il y a
19:10cette espèce d'idée
19:11que détruire
19:12ce que sont les symboles
19:13de ce qui fait
19:15la maison commune
19:16comme on l'appelle
19:16et surtout
19:18quand elles ont
19:18cette valeur symbolique
19:19et cette charge patrimoniale
19:21en plus
19:22avec plaisir
19:23là ça en dit long
19:24sur le fait
19:25qu'il y a quand même
19:25une rupture
19:26qui s'est produite
19:27avec un certain nombre
19:28de personnes
19:28un certain nombre de jeunes
19:29et c'est ça
19:30qui est le plus
19:30le plus grave
19:32dans ce qui se passe
19:32et c'est là-dessus
19:33qu'il faut aussi
19:34que la responsabilité politique
19:36soit à la hauteur
19:37pour pouvoir
19:38donner aussi
19:39des points de repère
19:40essayer de dire
19:41ça c'est bien
19:41ça c'est pas bien
19:42et c'est pour ça
19:43que ceux qui sont tout le temps
19:44en train de dire
19:44c'est bien
19:45quoi qu'il arrive
19:46non
19:47il y a des moments
19:47où il faut dire
19:48c'est pas bien
19:48parce que sinon
19:49c'est notre capacité
19:51à vivre ensemble
19:52c'est notre capacité
19:53à se tourner
19:54vers l'avenir
19:54il y a tellement de choses
19:55à faire aujourd'hui
19:57plutôt que de casser
19:58parce que
19:59une fois qu'on a cassé
20:00il faut simplement
20:02reconstruire
20:02et on met de l'argent
20:03pour reconstruire
20:04on met pas de l'argent
20:05pour investir
20:05pour faire en sorte
20:06qu'on améliore les choses
20:07c'est pas acceptable
20:10et à partir du moment
20:11où on le tolère
20:12et bien on laisse penser
20:13que c'est possible
20:14et quand c'est possible
20:15après on aboutit
20:16à cette rupture totale
20:18qui a consisté
20:19à avoir des jeunes
20:20aller dans une
20:21mairie
20:21à mettre le feu
20:23et à y trouver du plaisir
20:24ceux dont vous dites
20:25qu'ils disent
20:26que tout est bien
20:27ou que rien n'est grave
20:28disent aussi
20:28que passer du temps
20:29comme nous le faisons ce matin
20:30sur les dégradations
20:31c'est occulter
20:32le fond du problème
20:33qu'est-ce que vous en dites ?
20:34oui alors c'est occulté
20:35le fond du problème
20:35mais le fond du problème
20:36il est quand même là
20:37parce que quand ça casse
20:39quand il n'y a plus personne
20:40qui va
20:40parce que derrière
20:41c'est toute l'activité économique
20:43il faut voir
20:43toutes les conséquences
20:44que ça
20:45parce qu'une fois
20:45qu'une économie est mise à terre
20:47ça met du temps
20:48pour la redresser
20:48alors tous ceux
20:49qui pensent
20:50qu'il suffit de faire
20:51de la gîte propre
20:52et puis comme ça
20:52on va pouvoir retrouver
20:53derrière
20:54les bonnes solutions
20:55puis qu'en plus
20:56pour Jean-Luc Mélenchon
20:57cette idée
20:58que le mouvement social
20:59va créer
21:00le rapport de force politique
21:02qui lui-même
21:02va permettre
21:03l'arrivée au pouvoir
21:04mais dans un pays
21:05qui va être fracturé
21:06qui va être cassé
21:07qui va être détruit
21:08qu'est-ce que c'est
21:09que ces histoires ?
21:10comment on peut être
21:10responsable politique
21:11et penser ça ?
21:12mais on pense mal
21:13et je le dis
21:14très clairement
21:15ce matin
21:16on pense très mal
21:17en faisant ça
21:18et que ceux qui ont
21:19le sens de la responsabilité
21:20et ceux qui ont envie
21:21de faire des choses
21:22au contraire
21:22ils doivent être
21:23ceux qui
21:25appellent
21:26à
21:27au calme
21:29au fait que
21:29quand on manifeste
21:30il faut pouvoir manifester
21:31mais je vous l'ai dit
21:32quand on reste après
21:34et qu'on regarde
21:34ceux qui cassent
21:36au fond
21:36on donne la possibilité
21:37à ceux qui cassent
21:38de pouvoir casser
21:38parce que pour la police
21:39c'est beaucoup plus difficile
21:40on a manifesté
21:42on a dit ce qu'on avait à dire
21:43on a exprimé
21:45quelque chose
21:45et une demande
21:46et ça c'est tout à fait légitime
21:47et à un moment
21:48on ne suit pas
21:50ceux qui sont là
21:50pour casser
21:51parce qu'en les suivant
21:52on leur donne
21:53j'allais dire
21:54à moitié raison
21:55donc je le dis
21:57c'est pas une question
21:58de manifester
21:59ou pas de manifester
21:59c'est pas une question
22:00de savoir
22:01s'il n'y a pas des problèmes
22:02oui il y a des problèmes
22:03et il y en a partout
22:03et on en a de plus en plus
22:05avec le réchauffement climatique
22:06il faut bien penser
22:07qu'on est dans un moment
22:08où il y a une mutation
22:10qui est en train de se faire
22:11donc dans toutes ces mutations profondes
22:13il y a souvent des expressions
22:14de crise
22:14parce que ça change
22:16le réel
22:17et il faut être capable
22:18de s'adapter
22:19mais il faut être capable
22:20de s'adapter
22:21en restant
22:22dans la perspective
22:23de la construction
22:24pas de la destruction
22:25et on va continuer
22:26à décrypter avec vous
22:28l'enjeu autour
22:28de la présidentielle
22:29cette présidentielle
22:30qui arrive dans 6 mois
22:31et qui sera forcément
22:33marquée par les événements
22:34de ce week-end
22:35Auverre Action
22:36d'ailleurs au 02-43-29-10-10-8h20
22:42Stéphane Lefol
22:43est l'invité d'Issimène
22:44ce matin
22:44émission spéciale
22:46après le tournant
22:46du 17 octobre
22:48quelle issue
22:49pour la colère exprimée
22:49samedi dans les manifestations
22:50Julie Leduff
22:51vous poursuivez l'entretien
22:52avec le maire du Mans
22:53président de Le Mans
22:54métropole et ancien ministre
22:55Est-ce que l'élection présidentielle
22:56s'est jouée samedi ?
22:58Alors c'est une vraie question
22:59Mme Leduff
23:00que vous me posez là
23:03Qu'est-ce qui est en train
23:04de se jouer ?
23:05Moi ce qui me paraît
23:06le plus inquiétant
23:07c'est est-ce que
23:08l'élection présidentielle
23:10va être en mesure
23:10de régler
23:12les problèmes
23:12qui se posent ?
23:13C'est plutôt ça
23:14que je me pose
23:15et que samedi
23:17au vu
23:17de ce qui s'est passé
23:19au vu de la gravité
23:20de ce qui s'est passé
23:21je suis en train
23:21de me poser la question
23:23qu'est-ce qui va se passer
23:24après ?
23:25Quoi qu'il arrive
23:26à l'élection présidentielle
23:27pour celui
23:28ou celle
23:29qui veut être élu
23:30pour pouvoir gérer
23:31un pays
23:31qui a une telle tension
23:34qui porte
23:35une telle tension
23:37et que ceux
23:37qui en plus
23:38ont plutôt tendance
23:40à en rajouter
23:41dans la radicalité
23:43et qui sont pourtant
23:44ceux qui
23:44aujourd'hui
23:46ont
23:46plutôt
23:47le vent au poupe
23:49on va mettre
23:49tout ça de côté
23:50qui sont plutôt
23:50en avance
23:51je me dis
23:52mais pour quel pays
23:53demain ?
23:54Mais qui sort gagnant
23:55de ce qui s'est passé
23:55ce week-end ?
23:56Je pense qu'il y a
23:57beaucoup plus de perdants
23:58que de gagnants
23:59Le Rassemblement National
24:00n'y a rien gagné ?
24:01Il va y gagner
24:02l'idée
24:03qu'il va représenter
24:03l'ordre
24:04et d'ailleurs hier
24:05je le dis au passage
24:06que Marine Le Pen
24:07si j'ai bien compris
24:08c'est un enregistrement
24:09sur les réseaux
24:12soit passé
24:13dans toutes les télés
24:14en même temps
24:14comme si c'était
24:15une allocution
24:16déjà présidentielle
24:17il y a quelque chose
24:18qui ne marche plus
24:20il y a quelque chose
24:20qui ne va pas
24:21enfin je veux dire
24:22moi j'ai regardé
24:23à ce moment-là
24:24vous faisiez
24:24toutes les télés
24:26tout le monde
24:27reprenait
24:27l'allocution
24:28j'allais dire
24:29entre guillemets
24:30de la présidente
24:31de la République
24:31qu'est-ce qui se passe ?
24:33tout le monde
24:34perd un peu
24:34le sens
24:35c'est ce que je vous disais
24:36le sens
24:37un peu de la responsabilité
24:38le sens qu'on donne aux choses
24:39que Marine Le Pen
24:40s'exprime
24:41et qu'elle soit relayée
24:42dans l'expression
24:42qui est la sienne
24:43c'est incontestable
24:44mais elle a fait
24:45toutes les télés
24:46et pratiquement la une
24:47comme si elle était déjà
24:48présidente de la République
24:49qu'est-ce que c'est
24:50que ces histoires ?
24:51juste avant
24:52sur cette chaîne
24:54il y avait
24:54Jean-Luc Mélenchon
24:55qui lui-même
24:56alors banalisant totalement
24:57et mettant l'accent
24:59sur la joie
24:59et la bonne humeur
25:00qu'il y avait
25:01dans les manifestations
25:01effectivement
25:03mais il y a un moment
25:04où ça a basculé
25:04de l'autre côté
25:05et quand on n'est pas capable
25:06de dire
25:06qu'on ne veut pas
25:08que ça bascule
25:08de l'autre côté
25:09qu'on ne veut pas
25:10accepter
25:11le fait de casser
25:12et de détruire
25:13à ce moment
25:13on laisse faire
25:14et on essaye
25:15soi-disant
25:16d'en tirer profit
25:17on ne tirera pas profit
25:18donc ceux qui tirent profit
25:20potentiellement
25:20c'est aujourd'hui
25:21à ce stade
25:22c'est ceux qui
25:23rappellent l'ordre
25:24très bien
25:25mais à force de rappeler l'ordre
25:26avec quelquefois
25:27des expressions
25:28complètement
25:31déraisonnables
25:31j'allais dire
25:33idiotes de Zemmour
25:34jusqu'à
25:35on va tuer
25:35enfin je veux dire
25:36on a perdu
25:37c'est ça qui m'inquiète
25:38c'est que dans cette présidentielle
25:40personne
25:40aujourd'hui
25:42tel que je vois
25:43les choses
25:43n'apporte
25:45véritablement
25:45à la fois
25:46l'incarnation
25:47de ce qui va être nécessaire
25:48c'est-à-dire
25:49l'union
25:51le rassemblement
25:52la concorde
25:54mais que chacun
25:55est dans une ligne
25:56qu'il pense être
25:57indépendante
25:58de toutes les autres
25:58alors que ce pays
25:59est en train de se fraturer
26:00personne même pas
26:01Raphaël Glucksmann
26:02mais Raphaël Glucksmann
26:04il a gagné la primaire
26:05il a clarifié
26:07une question
26:08qui était posée
26:09sur
26:09faut-il
26:10quand on est
26:11sociodémocrate
26:12pouvoir faire
26:12l'union
26:13avec la France insoumise
26:14avec Jean-Luc Mélenchon
26:16dans le cadre
26:17des débats
26:17politiques et démocratiques
26:19qui ont lieu
26:19et en particulier
26:20pour la présidentielle
26:20ça ça a été tranché
26:22et nettement
26:23et clairement
26:24en faveur de
26:25Raphaël Glucksmann
26:26qui incarne
26:26de ce côté-là
26:27une ligne claire
26:29mais maintenant
26:30une fois qu'on a fait ça
26:33il faut avoir
26:34une incarnation
26:35pour le pays
26:37il faut avoir
26:37un projet
26:38qui n'est pas simplement
26:38des petites touches
26:39de temps en temps
26:41quelle est la ligne
26:42pour moi
26:42qui est essentielle
26:44dans ce pays
26:44aujourd'hui
26:45divisé
26:45et qui porte
26:46cette incarnation
26:47si ça n'est pas
26:47pour l'instant
26:48si je vous dis
26:48que je vais vous donner
26:49ce que je pense
26:50c'est parce que je pense
26:50qu'il n'y en a pas
26:51beaucoup qui l'incarnent
26:52même pas François Hollande
26:53qui n'est pas encore déclaré
26:55qui n'est pas encore déclaré
26:56qui a choisi son calendrier
26:58qui fait ce qu'il a à faire
27:00moi je pense qu'il y a
27:01un mot qui est très clair
27:04c'est qu'on est passé
27:04dans une société
27:05qui a été très individuelle
27:09très individualiste
27:10société où on a donné
27:11beaucoup de droits
27:12et on a oublié
27:13quand même
27:14ce qu'était
27:14l'essentiel
27:15c'est-à-dire qu'au droit
27:17et à la liberté
27:18qu'on donne
27:19il faut être capable
27:19de la partager
27:20elle ne peut pas
27:21s'imposer aux autres
27:22donc on a besoin
27:23de remettre du collectif
27:24dans ce pays
27:25c'est ça la règle
27:26moi c'est ça
27:27qui est au cœur
27:29de ce que j'essaye
27:30de porter
27:30mettre du collectif
27:32que ça soit dans la culture
27:33que ça soit dans le sport
27:34que ça soit
27:35dans l'éducation
27:37remettre du collectif
27:38vous n'êtes pas
27:39tout seul
27:39et vous ne pouvez pas
27:41avoir tout seul
27:42plus de droits
27:43que la somme
27:44des droits des autres
27:45chacun doit partager
27:47et ça
27:48je trouve que ça manque
27:49et c'est ce qui fait
27:50qu'aujourd'hui
27:51quand on dit
27:51faire nation
27:52faire pays
27:53faire France
27:53faire ceci
27:54oui d'accord
27:55mais qu'est-ce qu'il y a
27:56derrière tout ça
27:56le collectif
27:57à force de ne parler
27:58que d'individus
27:59et quand je regarde
28:00ce qui s'est passé
28:01samedi soir
28:02que des pilleurs
28:03sont déjà en train
28:04de revendre
28:04ce qu'ils ont été
28:06volés
28:07à Sephora
28:08sur les réseaux sociaux
28:09pour faire quoi
28:10de l'argent
28:11pour qui
28:11pour eux
28:14le collectif
28:14et a disparu
28:15il n'y a que l'intérêt
28:16individuel qui compte
28:17et vous Stéphane Lefol
28:18vous pourriez porter
28:19cette incarnation
28:19en tout cas je vais la porter
28:20et j'en profite ce matin
28:21pour le dire
28:22je vais porter cette idée là
28:23je trouve qu'elle a disparu
28:25et j'ai plein d'exemples
28:27en agriculture
28:28l'exploitation agricole
28:30et le chef d'exploitation
28:31tout seul
28:31c'est une erreur
28:32alors que l'histoire
28:33de l'agriculture
28:34c'était
28:35les coopératives agricoles
28:36la mutualité agricole
28:37et les cumas
28:38on a oublié le collectif
28:40là aussi
28:41on a oublié le collectif
28:42dans le domaine
28:43de l'industrie
28:44et de l'organisation économique
28:46les branches
28:47qui étaient très structurantes
28:49pendant des années
28:50le plan
28:51de Gaulle
28:52Rocard
28:53sur les branches
28:54ont été oubliés
28:55il faut remettre du collectif
28:57remettre du collectif
28:58pour donner aux salariés
28:59un cadre
29:00sécurisant
29:01alors qu'aujourd'hui
29:01ils se sentent
29:02insécurisés
29:03il faut remettre du collectif
29:05dans l'éducation
29:06une école
29:08c'est un continuum
29:09c'est devant les professeurs
29:11après les professeurs
29:13et ensuite
29:14à la maison
29:15comment je remets
29:16du collectif
29:17voilà le projet
29:18pour moi
29:19voilà le sens
29:20qu'il faut donner aujourd'hui
29:21après ce que je vois d'ailleurs
29:22et les fracturations
29:23je pense que c'est important
29:24de le rappeler
29:24et on entend
29:25qu'il faudra compter sur vous
29:26dans les six mois qui viennent
29:27Stéphane Le Foll
29:28merci beaucoup
29:28d'avoir été avec nous
29:30ce matin sur ICIMEN
29:31on rappelle que vous irez ce matin
29:32à la rencontre des commerçants du Mans
29:34avec le préfet de la Sarthe
29:35merci beaucoup