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  • il y a 2 jours
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00On va s'intéresser maintenant à ces émeutiers, à ceux qui ont pillé, dégradé, détruit.
00:05Écoutez, Jordan Bardella, eurodéputé, président du RN, sur le profil de ces émeutiers.
00:09Il était l'invité de Laurence Ferrari ce matin sur Europe 1.
00:12On voit bien là qu'il y a une jonction mortifère, mortelle,
00:15entre l'ultra-gauche, entre les casseurs d'ultra-gauche d'un côté,
00:20dont l'objectif est la destruction de l'État,
00:22et de l'autre, des prédateurs de banlieue, des hordes déracinées, de sauvages,
00:27qui se trouvent de l'autre côté du périphérique et qui viennent dans les grandes agglomérations
00:31et dans les grandes villes pour piller et pour exprimer un sentiment de revanche à l'égard de la France.
00:38Sentiment de revanche, c'est ça qui les anime, pour certains en tout cas, Jean-Michel Salvatore ?
00:43Ah oui, moi je pense qu'on en est là, et Jordan Bardella a l'immense mérite de nommer les
00:49choses.
00:49Parce que c'est vrai que quand on écoute certains commentaires sur certains médias,
00:54c'est un concours de périphrase.
00:57Les Black Blocs, il faut dire ce que c'est, les Black Blocs, c'est l'ultra-gauche,
01:00et l'ultra-gauche, c'est à la fois la France Insoumise et ses proxys,
01:04et tous ces casseurs, qu'on appelle parfois casseurs,
01:08enfin tous ces pilleurs qu'on appelle parfois des voleurs d'opportunités,
01:13ce qui est une certaine façon, enfin, qui est une façon finalement de les excuser un peu,
01:18excusez-moi, mais ce sont les banlieues qui débarquent.
01:20Ce sont les banlieues qui débarquent avec un sentiment de haine,
01:23un sentiment de vengeance vis-à-vis de la France,
01:25du ressentiment,
01:27et c'est ça auquel on assiste.
01:30Donc il faut vraiment nommer les choses,
01:31et ça prend des proportions considérables.
01:35Samedi soir, on a eu une statistique qui était absolument affolante,
01:39à Marseille,
01:41on a essayé de compter, si vous voulez,
01:43le nombre de pilleurs,
01:45on en a compté 30 000.
01:47Alors, Benoît Payon est revenu un peu sur ce chiffre, il dit à voir.
01:51Oui, mais ce n'est pas lui qui l'a donné, c'est la police.
01:53Et la police, en général, ils savent compter.
01:55Ils savent compter,
01:56et je n'imagine pas une seconde que la police ait voulu exagérer.
02:01Parce que 30 000, ça marre beaucoup, effectivement.
02:02C'est quasiment le Parc des Princes, vous vous rendez compte ?
02:05Et si ce ne sont que des pilleurs,
02:07ça fait froid dans le dos.
02:08Donc en fait, si vous voulez, c'est un mouvement de masse,
02:10avec plein de gens qui se sentent totalement désinhibés
02:13à partir du moment où certains ont commencé le mouvement.
02:15Et il y a même des très jeunes,
02:16puisque je ne sais pas si vous avez lu,
02:18mais dans Le Parisien,
02:18vous aviez le patron d'Intermarché qui expliquait
02:21que dans certains intermarchés qui avaient été pillés,
02:25les premiers rayons à avoir été pillés,
02:27c'était le rayon des bonbons.
02:28C'est-à-dire que c'était des gamins de 10-12 ans
02:31qui s'étaient joints à leurs aînés
02:34pour piller à leur tour.
02:35Mais eux, c'est vraiment le ressentiment et la haine
02:37qui les animent ?
02:38Ou c'est juste l'opportunisme en disant
02:39on va les casser,
02:40on va aller jouer à se faire chasser
02:43par les forces de l'ordre ?
02:44Non mais ce n'est pas un jeu,
02:46et là, c'est une transgression majeure.
02:48Si vous voulez, dans le vivre ensemble,
02:49comme dirait la gauche,
02:51on ne va pas piller un magasin,
02:52même s'il y en a qui le font.
02:54Non, non, moi je pense que là,
02:55si vous voulez, par capilarité,
02:57vous avez ce sentiment de haine
02:59et de vengeance vis-à-vis de la France.
03:02Il y avait des femmes aussi, pas mal,
03:03dans les cas.

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