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  • il y a 9 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00On vient à la primaire socialiste.
00:02Écoutez, Jean-Yves Le Drian, l'ancien ministre, l'ancien socialiste,
00:05qui a fustigé ce premier débat, il était sur France Inter ce matin.
00:09Je suis triste de voir ce grand parti de gouvernement
00:13devenir un petit parti de contestation.
00:15C'était malheureusement tous, si j'ai bien compris, tous contre Glucksmann.
00:19Donc je trouve que c'est vraiment petit et médiocre.
00:22Petit et médiocre, il ne marche pas ces mots.
00:25Bah oui, moi je me souviens que Jacques Attali,
00:27qui était l'ancien conseiller de François Mitterrand,
00:30il avait parlé aussi du débat des médiocres.
00:32Et moi je pense qu'ils sont particulièrement bien placés pour se prononcer.
00:37Ils les connaissent bien.
00:38Honnêtement, faire une primaire pour se disputer l'investiture
00:42d'un parti qui a fait 1,75% la dernière fois,
00:46c'est vraiment se foutre du monde.
00:48Très honnêtement, si vous voulez, ça n'a ni queue ni tête.
00:51En plus, vous avez un espèce de vaudeville autour de Philippe Brun
00:56qui n'a pas pu se présenter, parce qu'il aurait violenté une de ses collaboratrices.
01:01Mais finalement, le témoignage dont on nous disait qu'il était arrivé
01:07aux dernières minutes, finalement, il n'est pas arrivé.
01:09Tout ça est totalement ridicule.
01:12Avec au milieu de tout ça, Ségolène Royal,
01:14qui a eu son heure de gloire, qui a été une grande politique.
01:18Mais je dirais que son avenir est plutôt derrière elle.
01:21Honnêtement, tout ça...
01:22Mais non, mais c'est vrai, il faut dire les choses comme elles sont.
01:24Il faut dire les choses comme elles sont.
01:26Donc voilà, et on est face à des gens qui vous expliquent...
01:30Si elle gagne, je vous ressortirai cette phrase.
01:31On est face à une gauche, paraît-il, irréconciliable.
01:36Donc c'est vrai que le vrai sujet du débat,
01:37c'était quand même Mélenchon ou pas Mélenchon.
01:40Il y avait les uns qui disaient jamais, les autres qui disaient pourquoi pas.
01:42Et on sait très bien qu'à la fin des fins,
01:44ils finiront par se rallier à Jean-Luc Mélenchon.
01:47Donc franchement, c'est ridicule.
01:49Non, quand même, parce qu'on dit, et là on le voit dans la presse ce matin,
01:53il y avait plutôt consensus dans ce débat,
01:55notamment sur les sujets économiques et sociétaux,
01:57sauf sur deux points, Israël et la France insoumise.
02:00Or, quand même, la France insoumise et Israël,
02:03et ce que ça en dit, d'ailleurs les implications,
02:05ce n'est pas des petits sujets.
02:06C'est des clivages qui sont des clivages doctrinaux.
02:11Et donc ils ont raison d'ailleurs de se sharper sur ce sujet-là.
02:14La question est de savoir, est-ce que ces gauches-là, finalement, sont incompatibles ?
02:18Et c'est vrai que quand on regarde, si même dans le camp social-démocrate,
02:21ils ont des gauches et réconciliables,
02:23ça fait beaucoup de gauches et réconciliables,
02:24celles qui avaient été théorisées par Manuel Valls.
02:26Donc la question est de savoir, en fait je pense que Mme Royal ne sait plus où elle habite, malheureusement.
02:31Je pense que Mme Royal...
02:33Non mais ce n'est pas contre elle, c'est que Mme Royal, aujourd'hui,
02:36elle aurait plus sa place à la France insoumise qu'au Parti Socialiste.
02:38Ce n'est pas lui faire injure que de dire ça.
02:40C'est juste regarder ses prises de parole de ces derniers mois,
02:43notamment par exemple sur le rapport avec le régime algérien,
02:46notamment son rapport à la France insoumise.
02:48Mme Royal, elle est pour l'ouverture à la France insoumise.
02:50Elle a envie de se faire manger par la France insoumise et par Jean-Luc Mélenchon.
02:53Mais grand bien lui fasse, elle n'a qu'à y aller.
02:54Donc moi je comprends la limite.
02:56Quelqu'un comme Raphaël Glucksmann, comme Jérôme Guedj,
02:58et comme Olivier Faure, juste une chose en revanche,
03:00vous savez que je suis un grand optimiste,
03:02et un grand optimiste socialiste.
03:03Et il y a un motif d'espoir quand même,
03:06c'est que ce débat a réuni quasiment 800 000 téléspectateurs.
03:11C'est quand même 200 000 de plus que le score des Nédialgaux
03:13à l'élection présidentielle qui a fait 616 000 voix.
03:17Donc c'est intéressant, ça veut dire qu'il y a peut-être une appétence
03:20pour la social-démocratie dans le pays,
03:21et que tout n'est pas perdu.

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