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  • il y a 9 heures
Ce samedi 17 octobre, plus de 500.000 personnes ont défilé partout en France, une mobilisation massive, mais très vite, la violence a éclaté.

Au cœur des cortèges, les journalistes de Frontières ont filmé au plus près. Policiers pris pour cible, commerces saccagés, reporters agressés : leurs caméras ont capté une journée sous haute tension. Des images inédites.

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Transcription
00:01Tout commence par de simples vidéos postées sur les réseaux sociaux.
00:05Samedi 17 octobre 2026, retenez bien la tête, s'il vous plaît.
00:11Sur TikTok, Twitch ou encore Instagram, influenceurs.
00:15C'est la guerre, mais nous on va à la guerre. Tu me ramènes deux, trois soldats.
00:19Voilà, je veux des gens qui n'ont pas peur, qui ont déjà fait des garde à vue.
00:23Et figure emblématique du mouvement des gilets jaunes.
00:25Venez soutenir les lycéens, venez exprimer votre mécontentement.
00:28J'affirme mon soutien à votre mouvement.
00:31Appel à bloquer la France le 17 octobre.
00:35Gilets jaunes, lycéens, salariés, retraités, des profils différents réunis par une même colère.
00:41Le pouvoir d'achat, les conditions de vie et le sentiment de ne plus être entendu.
00:45En fait, la situation, elle n'est pas possible. On est en galère, on se lève tôt, on est pays
00:48de la merde, on ne peut pas bouffer.
00:49Pourquoi est-ce qu'on manifeste aujourd'hui ? Parce qu'on s'en rend compte que les riches nous
00:52oppressent.
00:52Mais ce qui était censé être une mobilisation sociale a rapidement tourné au chaos.
01:00Plus de 500 000 personnes dans les rues selon les autorités.
01:03Et partout en France, des scènes d'une violence inouïe.
01:09Vous m'avez dit, il faudrait prendre les armes, c'est ça ?
01:12Bah clairement.
01:13Policier pris pour cible.
01:20Les CRS, ils sont payés pour casser du jeune, ils sont payés pour nous casser la gueule.
01:27Rassurez-moi à vous, condamnez les 800 blessés qui a eu parmi les forces de l'ordre.
01:29Les 800 blessés par les forces de l'ordre ont été causés par eux-mêmes.
01:32Magasins pillés.
01:42Symbol de la République attaquée.
01:44La mairie de Limoges est actuellement en feu.
01:50Au fil des heures, les rues de Paris, Marseille, Bordeaux, Limoges, Rennes ou encore Nantes se transforment en champ de
01:58bataille.
01:58Le pouvoir est dépassé.
02:00L'Etat n'a pas su protéger nos villes des violences de l'extrême gauche et des casseurs.
02:04En regardant ces images, nous nous sommes tous demandés, qu'ont-ils dans la tête ?
02:08Des manifestations largement soutenues, voire encouragées par l'extrême gauche.
02:12Mais la violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi. Elle peut être légitime.
02:16Alors, il y a globalement des références communistes, on peut le dire.
02:18Oui, on peut le dire, c'est surtout le cas.
02:20Au sein des cortèges, des jeunes qui cassent et pillent sans jamais se soucier des conséquences.
02:26Si il va payer.
02:27Qui va payer ? Eh bah l'Etat, il va payer.
02:29Tout au long de cette journée, nos équipes ont suivi les manifestations au plus près.
02:33Au cœur des cortèges, nous avons tendu le micro à ceux qui voulaient bloquer le pays.
02:37Jusqu'où il faut aller pour se faire entendre ?
02:39La Révolution ?
02:40La Révolution ?
02:41Bien sûr.
02:41Cassez-vous !
02:43Certains s'en sont directement pris à nos équipes, allant jusqu'à agresser nos journalistes.
02:57Fermez ! Fermez ! Fermez ! Fermez ! Fermez ! Fermez !
03:02Nos équipes ont également infiltré plusieurs cortèges en caméras cachées pour révéler le vrai visage de certains manifestants.
03:09ultra-violence, intimidation, affrontements. Retour sur le 17 octobre, minute par minute. Et plonger dans les coulisses d'une journée
03:18en enfer.
03:25Partout en France, cette journée du 17 octobre a été le théâtre de nombreuses violences.
03:35Dans plusieurs villes, les affrontements se sont accompagnés de destructions en tout genre et d'atteintes aux symboles de la
03:40République.
03:41Comme ici à Marseille, où des dizaines de casseurs ont envahi la mairie sur le Vieux-Port.
03:46Gilets jaunes ou drapeaux palestiniens sur le dos.
03:58Le chaos également à Limoges, où la mairie a été brûlée sous le regard médusé de nombreux habitants.
04:18A Lyon, c'est tout un pan de l'histoire de la ville qui disparaît en fumée avec l'incendie
04:23volontaire de l'office du tourisme, monument construit il y a près de deux siècles.
04:30Mais cette scène semble plutôt amuser ce jeune manifestant qui va jusqu'à poser fièrement devant le bâtiment en flamme.
04:38À Toulouse, une statue de Jeanne d'Arc a été voilée d'un gilet jaune et affublée d'un drapeau
04:43palestinien.
04:50Sur ces images inédites, des casseurs brisent des dalles pour en faire des projectiles destinés à être lancés sur les
04:56forces de l'ordre ou contre les vitrines des commerces.
04:58Incendie en pleine rue, voitures brûlées, vitrines fracassées.
05:15Les scènes de destruction se multiplient, puis viennent les pillages.
05:24À travers les vitrines brisées, des groupes de jeunes s'engouffrent dans les magasins et en ressortent les bras chargés
05:30de différents produits.
05:47Malgré les promesses d'Emmanuel Macron.
05:50Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser.
05:55Difficile d'imaginer que chacun de ces jeunes délinquants paiera pour ce qu'il a volé.
06:06Sans pitié, les casseurs sèment la peur par la violence avant de dévaliser les commerces.
06:16Comme ici dans cette boutique de prêt-à-porter à Lyon. Terrorisée, la vendeuse fuit son propre magasin, laissant une
06:23horde de jeunes le piller sans aucun scocule.
06:39Plus de 1500 commerçants ont été touchés par ces dégradations.
06:43Derrière les devantures détruites, ce sont parfois des années de travail qui sont anéantis.
06:47Un préjudice énorme que la plupart des contrats d'assurance ne prennent malheureusement pas en charge.
06:54Nous avons demandé aux manifestants ce qu'ils pensaient de ces destructions et de ces pillages.
06:58Certains les condamnent du bout des lèvres.
07:00Je n'encourage pas les violences parce que c'est jamais bon.
07:04Mais je pense qu'il faut se faire entendre d'une certaine façon pour avancer dans la vie.
07:08Tous les droits sociaux hyper importants qu'on a aujourd'hui sont souvent passés par des manifestations physiques où on
07:14se fait entendre.
07:15En termes de violence, vous pensez que vous êtes capable d'aller jusqu'où ?
07:19Non mais moi je suis le mouvement de manière pacifique et je donne juste ma présence.
07:25Est-ce qu'il faut casser ? Est-ce qu'il faut qu'il y ait des dégâts pour se
07:28faire entendre ?
07:29Jusqu'où vous pensez qu'il faut aller désormais aujourd'hui pour que le peuple français se fasse entendre ?
07:34Je sais pas, moi je casserais pas mais je comprends que les gens ils ont envie de se faire comprendre.
07:40Et la plupart les justifient ouvertement.
07:43Est-ce que vous la condamnez cette chasse ? Pardon ? Est-ce que vous la condamnez cette chasse ?
07:46Écoutez, on peut considérer ça comme radical, comme violent, comme tout ce que vous voulez,
07:51mais ce que nous fait l'Etat et ce que fait l'Etat aux français depuis maintenant,
07:54notamment depuis dix ans avec Macron, c'est bien plus radical.
07:58Jusqu'où vous êtes prêts à aller monsieur, pour faire entendre vos revendications ?
08:01Est-ce que c'est possible d'avoir un mouvement de plus en plus violent pour se faire entendre ?
08:05Bah bien sûr, pour se faire entendre, faut aller loin.
08:08Faut se faire entendre quoi.
08:10Si on se fait pas entendre normalement, faut agir quoi.
08:13Si on agit pas, on va pas se faire entendre, ça va rien changer à ce qui se passe maintenant.
08:19Mais lorsqu'il s'agit de savoir qui va payer la facture, les réponses se font plus hésitantes.
08:25Qu'est-ce qu'il va payer ? Vos parents par exemple avec les impôts ?
08:28Qu'est-ce qu'il va payer pour réparer tout ça ?
08:30Bah écoutez, les impôts ils sont déjà massivement investis dans les énormes camions, les rangées qu'on a vu en
08:35arrivant.
08:36Qu'est-ce qu'il y a de la police et les moyens ?
08:37Ah bah énormément, c'est extrêmement cher, tous les moyens.
08:40Bon bah ma question, qui va payer pour la casse de tout ça, c'est des gradations ?
08:43La casse, elle est, par rapport à toute la mobilisation qu'il y a eu, la casse elle est minoritaire.
08:47Mais qui va payer ?
08:48Ça coûte rien.
08:48Qui va payer ? Et bah l'Etat il va payer.
08:50Vos parents, avec leurs impôts, vont payer pour les réparations ?
08:52Mais les réparations c'est rien. En fait vous savez...
08:541 milliard d'euros en 2023 après les émeutes, c'est rien, 1 milliard d'euros pour vous ?
08:57Bah oui mais c'est légitime, les émeutes, ils ont tué un gosse.
08:59Au total, les dégâts représenteraient plusieurs centaines de millions d'euros.
09:03Une facture qui pèsera sur les commerçants, et encore et toujours, les finances publiques.
09:19Plus tôt dans la journée, à 11h du matin, Porte-Saint-Denis, au cœur de la capitale,
09:24les manifestants défilent déjà par centaines.
09:27À peine arrivés sur place, notre équipe est prise à partie par certains d'entre eux.
09:33Huées.
09:37Insultes.
09:38On essaie de travailler.
09:39On essaie de travailler.
09:41On essaie de travailler.
09:42Les gars !
09:43Fâchot ! Fâchot !
09:44Bonjour monsieur !
09:46Fâchot ! Fâchot !
09:47Fâchot ! Fâchot !
09:51Très vite, la violence monte d'un cran.
09:53Un manifestant lance un sac rempli d'ordures sur notre équipe.
10:01Un autre tente d'arracher notre micro.
10:08Quelques secondes plus tard, une bouteille en verre est lancée dans notre direction depuis un balcon.
10:20Fâchot !
10:22Puis soudain, un homme surgit par la gauche et tente de frapper notre journaliste au visage.
10:27Fâchot !
10:36C'est en allemagne.
10:40Notre équipe décide de prendre la fuite.
10:42Dans la confusion, nous ne voyons pas que l'un de nos agents de sécurité est plaqué au sol,
10:48puis roué de coups par des manifestants.
10:50Il s'en sort avec une déchirure au mollet.
10:52Mais les conséquences auraient pu être bien plus graves.
11:01Nous nous réfugions dans un restaurant voisin.
11:09Fermez, fermez.
11:11Fermez, fermez.
11:20Encore sous le choc, notre journaliste revient sur l'agression que l'équipe vient de subir.
11:24Nous avons été obligés de courir après des jets de bouteilles qui ont été lancés sur nous,
11:29des jets de poubelle, ainsi que des coups que nous avons évités de justesse.
11:33Un de nos agents de sécurité a été pris à partie, il a été mis au sol,
11:36il a été frappé, notamment un coup de pied dans la tête,
11:39il a également le mollet déchiré.
11:40Nous avons dû courir tout du long en direction de la porte de Saint-Denis
11:44pour nous réfugier dans un restaurant juste ici.
11:47Voilà ce début de manifestation du 17 octobre avec énormément de tensions.
11:52Quelques minutes seulement sur le terrain et la violence est déjà au rendez-vous.
12:00Pour prévenir les débordements lors de cette manifestation XXL,
12:04plus de 10 000 policiers ont été déployés à travers la France, dont 5 000 à Paris.
12:09Leur mission, sécuriser les cortèges et maintenir l'ordre.
12:19Mais sur le terrain, il cristallise la colère d'une partie des manifestants.
12:34Slogans et tags anti-flics.
12:43J'ai de projectiles en tout genre.
12:56Véhicules pris pour cible.
13:04Pour certains manifestants, la violence serait inhérente à l'action de la police.
13:08Madame, vous pensez que les forces de l'ordre se lèvent le matin en se disant qu'on va taper
13:11les gens ?
13:12Pas les gendarmes, mais les CRS, ils sont payés pour ça.
13:14Ils sont payés pour casser du jeune, ils sont payés pour nous casser la gueule.
13:18Mais bien sûr, vous croyez quoi ?
13:23D'autres dénoncent un climat de peur et de répression
13:26qui les empêcheraient d'exercer leur droit de manifester paisiblement.
13:29On s'est retrouvés dans une rue, on avait des gaz à droite, des gaz à gauche,
13:32les flics qui se refermaient sur nous, les gaz avec le vent, on est au milieu,
13:35on est juste bloqués dans le gaz, les gens ne peuvent plus respirer,
13:37on sait qu'il y a des gens qui font des malaises,
13:39des personnes qui ont des problèmes, il y a des plus jeunes qui se retrouvent là
13:43et qui ne peuvent juste pas sortir.
13:44Qu'on ait le droit de manifester ou pas, à la fin on se fait nasser, on se fait gazer,
13:46on se fait tabasser.
13:47Moi j'ai des bleus actuellement sur le corps.
13:48T'en penses quoi des CRS qui m'ont fait ça ?
13:51Tu vois, moi j'ai un gros bleu lac.
13:54Mais au cœur des manifestations, une autre réalité se dessine,
13:58celle des violences subies par les forces de l'ordre.
14:14Depuis le début des blocus lycéens, plus de 800 policiers et gendarmes ont été blessés.
14:19Un bilan que ce militant accueille sans aucune compassion.
14:22Rassurez-moi, vous condamnez les 800 blessés que tu as eu parmi les forces de l'ordre.
14:25Les 800 blessés par les forces de l'ordre ont été causés par eux-mêmes majoritairement.
14:27Donc bon, ils se tapent eux-mêmes.
14:29Oui, oui !
14:30Nous évoquons également aux manifestants interrogés ces images d'une policière à terre,
14:34violemment insultée et frappée par plusieurs jeunes lors des blocus lycéens.
14:38Voilà, ça le pute va !
14:39Voilà, ça le pute !
14:43Voilà, tu es là !
14:43Voilà, tu es là !
14:48Là encore, chez nombre d'entre eux, elle ne suscite absolument aucune émotion.
14:52La femme qui a été lynchée au sol, vous condamnez ?
14:55Je ne condamne rien, rien.
14:56Vous condamnez pas la femme policière qui a été lynchée au sol ?
14:58Je ne condamne rien !
14:58Est-ce qu'il faut condamner cette femme qui a été lynchée au sol ?
15:01Je ne sais pas de quoi tu parles !
15:02Vous n'avez pas vu les images ?
15:04Regarde-moi, sale fils d'oeuf !
15:05Vous avez autre chose que des insultes ?
15:07Cette policière qui a été lynchée au sol, c'est elle-même qui s'est lynchée au sol ?
15:10Rassurez-moi, c'est une femme, vous condamnez les violences contre les femmes.
15:13Ah bon, ouh, les violences contre les femmes, déjà vous, vous ne condamnez pas vous-même,
15:16donc qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, donc...
15:17Bien sûr !
15:18Moi, je tourne à mes violences contre cette femme policière, pas vous ?
15:20Ah oui, contre cette femme, bien précisément, bah évidemment, oui, oui, les policières, nous, tient les gens !
15:23Ça vous a pas acheté ces images de voir plusieurs personnes lynchées une femme au sol ?
15:26Moi, j'ai vu cette femme, j'ai vu cette femme avant se faire gazer les gens, donc bon...
15:29Vous n'avez pas un mot pour cette femme qui a été brutalement lynchée au sol ?
15:32C'est ça que je n'ai pas d'honneur, vous lui dites ?
15:34C'est ça.
15:34À cette policière, brutalement lynchée au sol ?
15:36Faites-moi passer à la télé du...
15:37Vous n'avez pas honte, madame ?
15:38Non.
15:39Vous soutenez les femmes ?
15:40Oui.
15:41Cette policière, c'est pas une femme ?
15:42Non, c'est une policière.
15:43Voilà, c'est tout, c'est bon, bon, au revoir.
15:46Je crois que tout s'est dit.
15:48Autre scène saisissante filmée ce samedi 17 octobre.
15:52Après de violents affrontements, un policier, visiblement inconscient, doit être évacué par ses collègues, qui le portent à bout de
15:58bras.
16:01Tout au long de la journée, les cortèges ont mis en avant une jeunesse qui ne semble plus avoir aucun
16:06respect pour la police, ni pour toute forme d'autorité.
16:12Selon le ministère de l'Intérieur, plus de 150 policiers ont été blessés au cours de cette seule journée de
16:18mobilisation.
16:22Mais au-delà de l'hostilité envers la police exprimée dans les cortèges, quelles sont les principales revendications de cette
16:28mobilisation, censées réunir lycéens, gilets jaunes et travailleurs en général ?
16:33Nous leur avons posé la question.
16:35C'est quoi l'objet de la révolte d'aujourd'hui ?
16:37Moi, honnêtement, moi ça va, c'est en soutien aux autres, en soutien au peuple français.
16:41En fait, la situation, elle n'est pas possible. On est en galère, on se lève tôt, on est payé
16:44de la merde, on ne peut pas bouffer.
16:45Faites-moi vous dans la vie ?
16:46Je suis animateur, en alternance.
16:48Vous gagnez combien ?
16:49700 euros.
16:50Combien ce serait pour vous le salaire minimum légal ?
16:522000 balles. 2000 balles ? Non, mais en fait, il y a des boulangers qui se lèvent à 5h pour
16:58faire du pain, qui ne touchent rien,
16:59pendant qu'il y en a qui sont dans leur bureau et qui font des milliers. Et ce n'est
17:02pas normal.
17:03Je vais vous dire un truc, la France, elle a beaucoup d'argent. On n'est pas en crise, ce
17:07n'est pas la chesse.
17:08On peut redistribuer à l'école, on peut redistribuer dans les hôpitaux. On est tous concernés.
17:12Si un jour on est blessé, on se retrouve à l'hôpital, on ne veut pas attendre 10h à l
17:15'urgence.
17:15Pour moi, les revendications ? Pour les conditions des lycées, contre la vie chère, contre la répression.
17:21Pourquoi est-ce qu'on manifeste aujourd'hui ? Parce qu'on s'en rend compte que les riches nous
17:24oppressent.
17:25On voit qu'à la fois les travailleurs, que ce soit les agriculteurs, que ce soit les pompiers, que ce
17:29soit tout corps de métier,
17:30tout le service public, parce que quand tu vas à l'hôpital, tu attends tellement longtemps, tu appelles,
17:34il y a des gens qui sont morts juste parce qu'il n'y a pas d'ambulance, ils ne
17:36sont plus venus les chercher à temps.
17:38Donc c'est un ras-le-bol, en fait, général.
17:41Un ras-le-bol général et des explications parfois surprenantes.
17:45Nous sommes jeunes en France. Notre avenir est extrêmement incertain.
17:48La planète va probablement mourir d'ici, je ne sais pas, une tierzaine d'années.
17:51Notre société s'effondrera dans une agonie absolument horrible.
17:54Et tout ça, c'est tout ça à cause du pouvoir en place.
17:58Certains jeunes présents dans le cortège n'ont pas l'air de trop savoir pourquoi ni contre quoi ils manifestent.
18:05Pour mes amis, bien sûr, parce qu'eux, ils ont des revendications, je suis aussi venu pour les soutenir.
18:10Mais sinon, moi, personnellement, je n'ai pas de revendications.
18:11Je ne sais pas encore qui voter parce que je ne m'intéresse pas trop à la politique.
18:14On est venu, vous connaissez des stickers de la France Insoumise sur vous ?
18:17Oui.
18:18Ils vous utilisent, en fait ?
18:20Peut-être, oui.
18:23Vous êtes un peu comme un homme sandwich avec des logos de la France Insoumise, quoi.
18:26C'est ça.
18:27Au sein de la manifestation, plusieurs générations se côtoient.
18:32Pas de quartier pour les fachos.
18:34Je suis là, je vais te laisser, vous, monsieur, je crois.
18:36Mais je t'emmerde, mon pauvre ami.
18:38Pourquoi on vient manifester ?
18:39Pour soutenir la jeunesse.
18:41D'accord.
18:42Donc, comment ça se traduit, madame ?
18:43Il y a des manques d'infrastructures, des manques de profs.
18:45Expliquez-moi, pourquoi vous êtes là, vous ?
18:46Des manques de profs, une société liberticide et un pays qui fout le camp.
18:49La simple.
18:51Cette jeune femme, elle, étudie dans une école d'art.
18:54C'est quoi, justement, vos revendications quand on est dans une école d'art ?
18:57Nos revendications, déjà, c'est qu'on soutient les lycéens, qu'on est contre l'extrême droite.
19:01Elle vous coûte combien, votre école d'art ?
19:03Quoi ? Elle est gratuite ?
19:05C'est des écoles gratuites.
19:07Voilà.
19:07Et aujourd'hui...
19:08C'est pas mal, le système français, quand même, d'avoir des écoles d'art gratuites ?
19:11Il y en a très, très peu.
19:13Il y en a très, très peu.
19:14Et on est très peu soutenus, d'accord ?
19:17Un peu plus loin, nous rencontrons un étudiant algérien venu défendre ses droits en tant
19:22qu'étrangers sur le sol de France.
19:24Excusez-moi, moi, si je mets un étranger, je mets un étudiant ici en France.
19:27Je casse pas, je manifeste, je suis juste sur les droits.
19:32J'ai rien cassé, moi, si je mets un étudiant ici en France.
19:35Ça fait, ça fait, ça fait, ça fait 7 ans que je suis en France.
19:37Quand aujourd'hui, on n'a aucun droit ici en France.
19:40Faut parler sur ça.
19:41L'accélération des rendez-vous à la préfecture.
19:43La délivrance pour les étudiants étrangers des cartes séjours
19:47pour qu'ils puissent continuer leur étudiant en France.
19:52Parmi les drapeaux palestiniens, algériens et ceux de la France insoumise,
19:56nous apercevons un drapeau tricolore, plutôt rare dans ce genre d'événement.
20:00Nous allons à la rencontre de celles qui le portent.
20:03Bonjour madame.
20:04Vous portez un drapeau français, on n'en a pas vu beaucoup.
20:06Est-ce qu'on peut vous demander pourquoi vous manifestez aujourd'hui ?
20:09On me manifeste pour nos droits,
20:11pour pas que le drapeau français soit repris par le RN par les gens comme vous.
20:16Et voilà, en fait, ce qui ne vous appartient pas, il appartient au peuple.
20:19C'est le drapeau de la révolution française, c'est nos drapeaux.
20:23Des revendications multiples, parfois difficiles à cerner.
20:27Mais dans plusieurs témoignages, une même cible revient.
20:30Les médias auxquels des manifestants attribuent une part de responsabilité
20:34dans la situation qu'ils dénoncent.
20:36Je pense que les revendications, vous les connaissez.
20:38Je pense que de toute façon, peu importe ce qu'on va défendre,
20:39vous allez les instrumentaliser pour nous faire passer pour des animaux et des gens dangereux.
20:42Nous, on défend juste les gens qui crèvent à cause de vous, qui crèvent à cause de vos idéologies
20:46et qui n'en peuvent plus, en fait, de vivre dans un État qui les opprime et qui les rende
20:50plus faibles
20:50parce que vous, ça vous arrange et que ça enrichit vos petits patrons.
20:53Donc ça, c'est mes revendications.
20:56Cette journée de chaos se poursuit.
20:58Et face à la violence de certains manifestants et des casseurs,
21:01nos reporters ont de plus en plus de mal à faire leur travail.
21:04Madame, est-ce qu'on peut échanger ?
21:07On peut le chercher à la ferme.
21:10Pour que nous, on puisse avoir un tout petit peu...
21:18Ces militants nous font comprendre que nous ne sommes pas les bienvenus au sein de leur cortège.
21:22Vous n'avez rien à faire ici.
21:23Je suis journaliste, madame, je fais mon travail.
21:25Vous ne faites pas votre travail, vous faites que de la désinformation, c'est tout ce que vous faites.
21:28Vous avez divisé la France.
21:32Allant jusqu'à tenter de nous intimider.
21:53Un peu plus tard, sur la place Vendôme, devant le ministère de la Justice,
21:57nous croisons un autre groupe de manifestants.
21:59On est devant le ministère de la Justice.
22:01Qu'est-ce que vous dites à la justice française, là, par exemple ?
22:03Ils arrêtent de taper sur les enfants.
22:06Le droit...
22:07Et la situation va de nouveau dégénérer.
22:11Depuis très longtemps...
22:17Nous tentons néanmoins d'instaurer un dialogue avec eux.
22:20Qu'est-ce que vous espérez de cette journée, là, ce soir ?
22:22Abattre le capitalisme.
22:24Ça te va ?
22:25Est-ce que vous cherchez à prendre l'Elysée, prendre la rue ?
22:27C'est quoi l'objectif ?
22:28Prendre tout.
22:29La rue, l'Elysée, tout.
22:30Comment vous aimeriez que cette journée se termine ?
22:33Comment va se terminer cette journée ?
22:35Que t'arrêtes tes conneries.
22:37Que les CNews y ferment, qu'on caillasse leur siège, qu'on prenne l'Elysée, qu'on prenne lieu de
22:41pouvoir.
22:41Que vous caillassez le siège de CNews ?
22:42Oui, totalement, oui.
22:44Ah oui, oui, oui.
22:44Plus CNews que l'Elysée, même, je pense.
22:46Oui, avant, c'est nous, avant, oui.
22:50Car au début de cette journée, le siège de CNews et Europe 1 a été dégradé par plusieurs délinquants.
23:06La mobilisation du 17 octobre promettait de rassembler des Français de tous horizons.
23:11Mais dans les cortèges que nous avons suivis, les slogans et les drapeaux témoignent d'une forte présence
23:16de la gauche radicale.
23:17C'est quoi l'objectif d'aujourd'hui ? C'est Jean-Luc Mélenchon à l'Elysée ce soir ?
23:20C'est de prendre les institutions ?
23:21Jean-Luc Mélenchon, bon, déjà, s'il était un peu plus de gauche, ce serait quand même vachement bien.
23:24Mais surtout...
23:25Il n'y a pas assez de gauche, Jean-Luc Mélenchon ?
23:26Jean-Luc Mélenchon n'est même pas de l'extrême-gauche, c'est ce qui est celui que je vous
23:28dise.
23:28Évidemment, c'est considéré comme de l'extrême-gauche.
23:30De toute façon, en face, c'est des gens qui veulent juste défoncer tout ce qui n'est pas blanc.
23:33Alors, il y a globalement des références communistes, on peut le dire.
23:35Oui, on peut le dire, c'est surtout le cas.
23:38Vous défendez le communisme ?
23:39Bien sûr.
23:41Avec un point de ralliement, le rejet d'Emmanuel Macron.
23:47Est-ce que ça passe par la chute d'Emmanuel Macron, par exemple ?
23:51Ce serait un procédé qui serait sûrement inévitable.
23:54Tout sourire au milieu des manifestations, cette journaliste du Média, l'organe de presse de la France Insoumise,
24:00semble dans son élément.
24:15Si les Insoumis trouvent des soutiens dans la foule,
24:18les autres responsables politiques, eux, en prennent pour leur grade.
24:22A commencer par Raphaël Glucksmann.
24:26Côté RN, Marine Le Pen, représentée pendue sur une pancarte,
24:29et son bras droit Jordan Mardella, ne sont pas en reste.
24:33Mardella, Mardella, entre en cul !
24:35Mardella, Mardella, entre en cul !
24:37Pour cette manifestante, une victoire du Rassemblement National à la prochaine élection présidentielle
24:43est tout simplement inconcevable.
24:45On fait quoi aujourd'hui ? On prend la rue, on prend l'Elysée, c'est quoi le souhait ?
24:48Le souhait, c'est clairement d'aller plus loin,
24:51de rejoindre les travailleurs et de faire tomber ce gouvernement.
24:53Voilà, c'est ça notre souhait.
24:54Faire tomber le gouvernement. Donc on fait tomber Matignon ?
24:57Voilà, c'est ça.
24:57Et on met Dieu au pouvoir ?
25:01Il va bien falloir gérer le pays derrière.
25:04Il va bien falloir quelqu'un à la tête du pays.
25:08Oui, bien sûr.
25:09Mais ça ne sera pas l'extrême droite, ça ne sera pas la droite.
25:12Aujourd'hui, c'est l'extrême gauche qui tient plus la route
25:16et qui soutient aujourd'hui le plus les jeunes.
25:19Imaginez, fictif, le gouvernement tombe, Emmanuel Macron démissionne.
25:22Élection présidentielle.
25:23Vous laissez le vote des Français démocratiques se faire
25:25si Marine Le Pen est élue, par exemple ?
25:27Ben non, on sait très bien que Marine Le Pen, on ne va pas laisser une criminelle au pouvoir.
25:31Est-ce que vous accepterez ce vote ?
25:37Bon, je pense que je vais arrêter de vous répondre parce que ça me fatigue un peu.
25:40Si elle est élue, on veut juste savoir, est-ce que vous respecterez ce...
25:42Poutre, allez, vous assurez, sachez que les jeunes, ils ne sont pas avec vous.
25:51Cette professeure des écoles, elle, est au bout du rouleau.
25:54Je suis enseignante.
25:56Enseignante depuis 25 ans, je ne joins pas les deux bouts.
25:59Je ne joins pas les deux bouts.
26:00Je vois un gilet jaune, là.
26:02Est-ce que ce mouvement, c'est également la résurgence des gilets jaunes ?
26:05Alors moi, j'ai mis ça pour que ma fille, pour que je...
26:07Voilà, voilà, voyez, on est coordonnés.
26:10Voilà.
26:10Alors moi, je ne suis pas gilet jaune, je suis stylo rouge.
26:14Stylo rouge, je ne sais pas si vous connaissez.
26:16Je connais un stylo rouge pour écrire, mais après...
26:18Voilà, stylo rouge, ce sont les gilets jaunes version professeur.
26:22Elle ne cache pas son profond mépris pour une grande partie de la classe politique.
26:28Macron, caca, Nunez, caca.
26:32Ah, mais moi, je suis...
26:33Regardez, je suis maîtresse de maternelle.
26:35Donc, je vais vous...
26:36Vous êtes maîtresse en maternelle ?
26:37Oui, donc je vais vous dire...
26:40Retailleau, caca.
26:42Le corps nu.
26:43Le corps nu, caca.
26:44Marine Le Pen.
26:46Gros caca.
26:47Jean-Luc Mélenchon.
26:50Ça va.
26:51Pas caca ?
26:52Peut-être pipi, mais pas caca.
26:54Non.
26:57Mais en marge du cortège, d'autres voix se font entendre.
27:01Face aux violences et aux divisions, certains expriment leur désolation,
27:04tout en gardant confiance dans l'avenir du pays.
27:07Quel est l'objet de votre présence ?
27:08Vous êtes en train de jouer de la cornomuse, c'est ça ?
27:10Eh bien, écoutez, j'avais envie de rajouter un petit peu d'esthétique dans tout ce bazar.
27:13Alors après, il y a une chose qui me surprend, c'est que je vois beaucoup de drapeaux
27:16algériens, marocains, palestiniens.
27:17Moi, je suis français d'origine polonaise.
27:19Jamais dans ma famille, on n'aurait l'idée de brandir un drapeau polonais en France,
27:23dans le pays qui nous nourrit, qui nous loge, qui nous éduque, qui nous accueille,
27:27qui nous a donné la nationalité, qui nous permet de rester chez lui.
27:31Voilà, je trouve ça un peu bizarre.
27:32Après, c'est comme ça.
27:34Vous pouvez nous décrire ce qui est en train de se passer là ?
27:36C'est une drôle d'ambiance, mais voilà.
27:37C'est une zone de guerre.
27:38C'est clairement une zone de guerre.
27:40Je suis ancien militaire, là, ce que je vois, on dirait les entraînements qu'on fait au
27:44Sansub, etc., ou en opération, les zones brûlées, etc.
27:47C'est quand même très particulier.
27:50Une exaspération partagée par ce jeune actif, qui ne se reconnaît ni dans les discours,
27:54ni dans les méthodes des militants.
27:56Monsieur, vous disiez, ça vous désole, vous ?
27:58Ça me désole, il me dégoûte.
27:59On se fait entendre par la voix, pas par la violence.
28:02Malheureusement, c'est tout le monde qui paye.
28:03Alors que normalement, ça devrait être eux.
28:05Mais bon, moi, mes parents, ils sont à la retraite maintenant.
28:07Mais forcément, sur le prélèvement, sur les impôts, ça va être nous.
28:11Ça va être moi, maintenant, que je travaille.
28:12Donc oui, c'est désolant.
28:14Pour les gens qui, malheureusement, habitent dans les zones où il va y avoir ces revendications,
28:18ces manifestations, ces gens-là vont payer alors qu'ils n'ont rien demandé.
28:21Et c'est ça le problème.
28:28À la tombée de la nuit, les cortèges se dispersent.
28:31Mais la violence, elle, ne s'arrête pas.
28:42Aux quatre coins de l'Hexagone, les casseurs poursuivent leur ravage.
28:48À Lille, de nombreux magasins sont saccagés.
29:03À Paris, des dizaines de jeunes prennent d'assaut les galeries Lafayette.
29:10D'autres gagnent les Champs-Elysées et détruisent tout sur leur passage.
29:23À Nantes, les forces de l'ordre sont prises pour cible par des tirs de mortier.
29:41Au total, plus de 1 800 personnes ont été interpellées dans la journée du 17 octobre.
29:46Un record selon la préfecture de police.
29:51Le lendemain, l'heure est au constat des dégâts.
29:56Commerce pillé, vitrine éventrée, bâtiment incendié.
30:00Pour les habitants et les commerçants, c'est la douche froide.
30:11À Paris, nous assistons à une scène sidérante.
30:14Alors que des adolescents s'amusent à pénétrer dans un restaurant incendié pour filmer les décombres,
30:19une passante laisse éclater sa colère face à leur attitude.
30:22T'as pas honte ? Mais t'as pas honte ?
30:24Les gens, ils ont tout perdu, t'as pas honte ?
30:26Mais c'est qu'est-ce qu'il est volé ?
30:27Mais qu'est-ce qu'il rentre dedans ?
30:28Mais il veut juste regarder ?
30:30Il n'a plus rien, pourquoi tu rentres dedans ?
30:32Il n'a plus rien !
30:33Il est là, il est là !
30:34Il est là !
30:36C'est un trop-doigre, il peut passer !
30:38C'est un trop-doigre !
30:39C'est ton magasin ?
30:41C'est ton magasin ?
30:42Mais fais-le juste là-dedans, ouais !
30:43Dégage, c'est là !
30:46Je ne respecte plus rien !
30:48La jeune femme interpelle le député écologiste et social Pourria Amir Chahi, présent sur place.
30:53Mais vous vous rendez compte, monsieur ?
30:55Vous vous rendez compte ?
30:56Excusez-moi, excusez-moi, je vais faire que vous servez.
30:58Mais est-ce que vous vous rendez compte que les jeunes continuent de rentrer dedans ?
31:01Mais vous avez vu, vous faites quoi ?
31:03Je vais faire un visage de voler.
31:04Mais vous faites quoi ?
31:05Allô ?
31:06Putain !
31:07C'est un petit coup de rigole, madame.
31:08Je ne peux plus, je ne peux plus de cette France de laxisme, là.
31:10Tout le monde est là, tout le monde les regarde rentrer dedans comme si c'était normal.
31:14Et personne ne dit rien, personne ne dit rien, tout le monde se fait pas.
31:15Mais vous avez raison, madame !
31:17Vous avez raison, madame !
31:27Alors que de nouvelles journées de mobilisation sont d'ores et déjà annoncées,
31:31les commerçants tentent de réparer les dégâts et les habitants de retrouver une vie normale.
31:36Mais tous redoutent de voir ces scènes se répéter.
31:39Sous-titrage Société Radio-Canada
31:42C'est parti !

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