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  • il y a 11 heures
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud revient sur les violences, les dégradation, les émeutes et les pillages qui ont eu lieu tout le week-end dans de nombreuses villes en France.

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Transcription
00:00C'est Éric Zemmour.
00:02Cette violence, cette anarchie, ces images qui choquent le monde entier,
00:08parce qu'on a des réactions du monde entier, le monde entier nous regarde et est atterré.
00:13Ça tient évidemment à l'alliance entre les pillards venus de banlieues,
00:19les pillards de culture arabo-musulmane, africain ou du Maghreb,
00:24alliés à les mervis d'extrême-gauche, des antifas et autres black blocs.
00:31Bon, cette analyse-là est peu dite sur les médias.
00:37Écoutez, Emmanuel Petit, curieusement, ancien joueur de l'équipe de France,
00:40qui précisément dit la même chose qu'Éric Zemmour.
00:43Je trouve que c'est un pur scandale.
00:45Il n'y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens.
00:48J'ai une colère profonde au fond de moi sur des gens qui sont censés être comme moi,
00:53nés français, mais apparemment ils s'en branlent complètement d'avoir le passeport français.
00:58Je suis même persuadé qu'ils détestent la France.
01:00J'adore mon pays, j'adore tous les étrangers qui adorent mon pays, qui veulent s'intégrer.
01:04Mais tous les autres, à commencer par les Français,
01:06qui ne souhaitent pas justement que la France continue à être ce qu'elle est,
01:11retournez d'où vous venez, on n'a pas besoin de vous.
01:15Et l'intervention la plus extraordinaire, je trouve, la plus révélatrice, c'est Ariane Ascaride.
01:20Parce qu'elle reconnaît, de fait, qu'il y a une sociologie particulière,
01:25elle le reconnaît, alors que d'habitude, les comédiens, surtout,
01:29ou les artistes de gauche sont toujours dans le déni,
01:31mais elle dit que ce n'est pas de leur faute.
01:33C'est ça qui est extraordinaire.
01:34Ce qu'elle dit là, je trouve que c'est le témoignage le plus formidable sur cette séquence.
01:39Écoutez Ariane Ascaride.
01:42Ce sont des jeunes gens qui, au fond, n'ont aucun sens de la République.
01:46Mais pourquoi ils n'ont aucun sens de la République ?
01:48Parce que ça fait plus de 40 ans qu'on ne les a pas inclus dans la République.
01:54Qu'on n'a plus appris à ces jeunes gens, à ces enfants,
01:58qu'ils pouvaient faire partie de la République.
02:00Donc ils s'en foutent complètement.
02:02Eux, ce qu'ils voient, c'est des images qu'on leur envoie à longueur de temps,
02:05sur des réseaux, sur des machins comme ça, de luxe.
02:08Et de, tiens, si on pouvait avoir telle tablette,
02:11tiens, si on pouvait avoir telle robe,
02:12tiens, si on pouvait avoir telle paire de chaussures.
02:14Et alors, comme des débiles, parce qu'il n'y a pas d'autre mot que ça,
02:17des débiles, ils s'attaquent et ils fracassent tout.
02:20C'est formidable.
02:21Elle ne dit pas expressément des jeunes issus de l'immigration,
02:24mais tout le monde a compris.
02:26Elle ne le dit pas.
02:26Non, mais si, elle répond à la question,
02:29c'est les jeunes gens qui ont des dépiardus.
02:31Mais dans sa réponse, elle ne le dit pas expressément.
02:34C'est peut-être trop difficile de le dire,
02:36mais on voit bien qu'elle vise, effectivement, cette population.
02:38Son côté paternaliste témoigne quand même de qui elle parle.
02:41Oui, mais il n'y a même pas de discussion.
02:43Il n'y a même pas d'excusions.
02:44Il s'applique à beaucoup de gens en France.
02:45Ce que je trouve, c'est la culture de l'excuse.
02:48D'abord, ce qu'elle dit est faux,
02:50parce que l'école a intégré depuis toujours,
02:54et tous ces jeunes gens, bien sûr,
02:58on a transmis, on a essayé de transmettre,
03:01mais simplement, tout le monde n'est pas...
03:03Pascal, je suis désolée.
03:03Je vais peut-être vous choquer,
03:04mais elle n'a pas complètement tort,
03:06sauf qu'elle n'utilise pas les bons mots.
03:07Parce qu'en l'occurrence, ce qu'on a vu samedi,
03:09ce n'est pas des gens qui n'ont pas le sens de la République.
03:11Franchement, il faut utiliser les bons mots.
03:13C'est des gens qui haïssent, en effet,
03:16le pays qui est le leur.
03:18Et là où elle n'a pas complètement tort,
03:20c'est que c'est quand même des enfants d'une génération,
03:22où la génération qui était au pouvoir
03:25a refusé la conscience nationale,
03:27a refusé qu'on transmette ce qu'était la France
03:30aux petits Français, et donc à leurs hôtes,
03:33à ceux qui arrivaient.
03:34Donc, en effet, l'attachement à la France,
03:36déjà, l'assimilation ne se fait plus
03:38de génération en génération.
03:40Parce que l'assimilation, c'est d'abord
03:41de génération en génération.
03:43On assimile des enfants à l'histoire
03:45de leurs parents, de leurs grands-parents,
03:47et donc à la longue histoire de France.
03:48On ne l'a déjà pas fait pour les petits Français
03:50de souche, comme on les appelle.
03:52Donc, évidemment, on l'a refusé pour les autres.
03:54Donc, l'attachement, il faut bien comprendre
03:56quand même que le nombre, évidemment,
03:59ajoute et aggrave la situation
04:00de manière évidente.
04:02Mais simplement, quand vous naissez
04:04dans un pays, dans une famille,
04:06où on vous arrache à des racines
04:07que par ailleurs on fantasme,
04:09et que vous n'avez aucun moyen
04:10de vous réenraciner,
04:11parce que le réenracinement est lui-même suspect
04:14pour les gens qui vous accueillent,
04:17franchement, oui, ça génère de la haine,
04:19de la colère, ça n'enlève rien
04:21à la responsabilité directe des actes
04:24qui sont posés.
04:25Donc, moi, je n'ai pas la même analyse.
04:27Genre, c'est pas tout de leur faute.
04:28Je comprends ce que vous dites
04:29et j'entends ce que vous dites.

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