- il y a 9 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de police UN1TÉ, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00RMC face aux grandes gueules
00:04C'est Linda Kebab qui est avec nous, secrétaire nationale du syndicat Unité.
00:08Bonjour Linda Kebab.
00:09Bonjour.
00:10Avant de revenir sur les événements de samedi,
00:12vous êtes arrivée au moment où on a appris l'information à Limoges.
00:16Le suspect de l'incendie de la mairie a été interpellé, c'est un homme de 40 ans,
00:20il est fiché S, connu pour la mouvance d'ultra-gauche.
00:23Est-ce que ça vous étonne ou pas finalement ?
00:25Absolument pas, puisque pour le coup c'est une destruction
00:29d'un symbole de la République et pas des moindres.
00:31Et donc de fait, il y a forcément une portée politique à ce geste.
00:35On a d'un côté les pilleurs casseurs qui sont là avec des velléités
00:38d'accaparer le bien d'autrui, ce qu'on appelle les pilleurs opportunistes.
00:43Et puis de l'autre côté, il y a les casseurs avec des velléités politiques.
00:45Donc non, ça ne nous étonne pas.
00:46Quand l'ultra-gauche lance des cocktails Molotov sur les policiers,
00:50quand ils tentent de détruire une mairie,
00:52quand ils renversent le bus d'une Marianne,
00:54ils s'attaquent à quoi ?
00:54Ils s'attaquent au symbole de notre État, de la République, de la France.
00:57Donc évidemment qu'il y a une velléité idéologique.
00:59Et qui dit velléité idéologique accompagnée de la violence, dit terrorisme.
01:03C'est eux que, oui, parce que là c'est le parquet national antiterroriste
01:06qui est saisi de cette affaire.
01:07C'est eux qu'on retrouve dans toutes les manifs
01:10et qu'on a retrouvés samedi face aux policiers ?
01:12Je me garderais de bien donner des éléments d'instruction à cette heure-ci.
01:17Parce que vous savez que je déteste commenter les éléments d'instruction
01:20et en tout cas de les révéler.
01:21Mais de fait, l'ultra-gauche est celle qui ouvre la porte.
01:24Enfin, je veux dire, on parle de situation sociale éruptive dans le pays
01:29avec des années, on parle de dix ans, moi je dirais même des décennies
01:33où les politiques de tous bords ont laissé pourrir la situation sociale du pays.
01:37Donc on donnait la clé.
01:38Ils l'ont donnée à qui la clé ?
01:40Eh bien à cette ultra-gauche qui ouvre la porte
01:42et où s'engouffrent ensuite des pilleurs.
01:45Donc la métaphore, en réalité, elle est très...
01:48Je trouve, elle illustre parfaitement ce qui s'est passé ce week-end.
01:51C'est-à-dire qu'en fait, on a une situation où l'ultra-gauche joue un rôle majeur.
01:55Alors oui, certes, ils ne sont pas forcément les pilleurs,
01:57mais ils ne sont pas là pour ça, l'ultra-gauche n'est pas là pour ça.
01:59Il peut même y avoir des espèces de convergence
02:02entre les pilleurs, les pillards et l'ultra-gauche.
02:05C'est-à-dire, il y en a un qui déstabilise
02:07et puis l'autre vient faire son marché ensuite.
02:09Ça peut être une connivence ?
02:10Ça fait dix ans que l'ultra-gauche rêve de la convergence des luttes.
02:12Ça fait dix ans qu'elle passe par différents mouvements
02:15que je me garderais bien de citer ici parce qu'ils sont nombreux
02:18pour trouver cette forme de convergence.
02:20Déjà, il y a dix ans, un peu moins de dix ans,
02:23l'ultra-gauche avait traversé le périph'
02:26pour se rendre, pour la première fois de sa vie,
02:27je parle de l'ultra-gauche parisienne,
02:28avait traversé le périph' pour se rendre dans la banlieue nord parisienne
02:32afin de manifester à Persan, Beaumont-sur-Oise
02:33au moment de l'affaire Adama Traoré.
02:36C'était le début du rêve de l'ultra-gauche,
02:38du bourgeois parisien,
02:39de cette convergence des luttes.
02:41Sauf que ce qui leur revient à la figure,
02:43c'est qu'en fait, ils ne s'adressent pas à des gens qui sont politisés.
02:45Ils s'adressent à des gens, en l'occurrence les pilleurs,
02:47qui se fichent complètement des causes sociales.
02:51Je veux dire, eux, ils sont là, ils se servent.
02:52Que vous soyez riches, pauvres,
02:54ils se fichent de savoir qui vous êtes,
02:56qui est leur interlocuteur.
02:57Pour eux, il y a des chasseurs et des chassés.
02:59C'est tout.
03:00La convergence des luttes, c'est un rêve de bourgeois,
03:03vraiment politisé,
03:04qui ne réalise pas qu'en fait,
03:05ils s'adressent à des criminels à leur attention.
03:07Ils ne représentent évidemment pas la majorité de la banlieue.
03:09Et pour en être originaire,
03:10je me garderais bien de dire la chose contraire.
03:13Mais en tout cas, ces gens qu'on a vus
03:15qui viennent notamment des quartiers,
03:17et la raison pour laquelle ces gens ont arrêté de piller
03:20à partir de 23h minuit,
03:21M. Marshall, ou en tout cas moins,
03:23c'est parce qu'en fait, c'était le dernier RER.
03:25On va arrêter de se voiler la face.
03:26Moi, j'étais sur le terrain samedi soir et dimanche soir,
03:28je l'ai vu de mes propres yeux.
03:29Ça jouait au chat à la souris,
03:31avec des sacs plein les bras,
03:32et puis ça allait récupérer le dernier métro,
03:34le dernier RER.
03:35En fait, c'est ni plus ni moins que ça.
03:36Donc quand je vois cette ultra-gauche
03:37qui n'a que la destruction à la main et à la bouche,
03:40comme la mairie de Limoges, mais pas que,
03:42parce qu'elle cherche à détruire aussi d'autres symboles,
03:45des symboles humains,
03:45qui sont les policiers.
03:46Ça veut dire, Linda Kebab,
03:48qu'est-ce qui s'est passé ?
03:51Puisque le schéma, apparemment,
03:53tout le monde, du côté des policiers,
03:55on se doutait un peu de ce qui allait se passer,
03:56mais pourquoi il y a eu autant de temps d'intervention
03:59vis-à-vis de certains commerces,
04:00et les commerçants ont eu le sentiment d'être abandonnés,
04:03ou d'être mis de côté,
04:05en se disant, finalement, on sacrifie les commerces
04:07pour protéger d'autres choses.
04:11J'essaierai d'avoir la décence
04:12de ne pas dire de ces commerçants
04:13que ce n'est qu'un sentiment.
04:14Ils ont été abandonnés.
04:16Mais en fait, M. Marchal,
04:17c'est ce que je dis depuis des années,
04:19c'est ce que nous disons depuis des années.
04:20Il suffira un moment horribatif dans la société,
04:22un moment qui n'est pas tenable
04:24pour que les policiers se retrouvent
04:25réellement sous-effectifs.
04:26Quand on dit depuis des années,
04:28et la police,
04:29comme d'autres branches du service public,
04:31comme d'autres services publics,
04:32quand on dit qu'on est en sous-effectif,
04:33je veux dire,
04:33ce n'était pas des mots en l'air.
04:35On disait qu'on arrive plus ou moins
04:36à tenir la digue,
04:37mais au moment des Jeux Olympiques,
04:39on a su mobiliser tous les effectifs à Paris.
04:41On a su mobiliser dans un contexte logistique
04:45bien particulier.
04:45Je rappelle juste que notre organisation syndicale
04:47avait quand même depuis six mois
04:49bien alerté le ministre de l'Intérieur
04:50en disant qu'il fallait une capacité logistique
04:52à la hauteur de cet événement
04:53qui au demeurant était un événement festif.
04:55Donc je veux dire,
04:56la disponibilité psychologique et physique
05:00de l'agent,
05:00elle n'est absolument pas la même.
05:01Quand vous êtes là au contact des touristes
05:03pour un moment festif,
05:04évidemment que vous êtes moins rincé
05:05et moins épuisé.
05:06Ça fait des semaines qu'on les rince
05:07et qu'on les épuise les policiers.
05:09Et donc de fait,
05:10il y a eu une forme de tétanie,
05:11mais pas que de samedi.
05:12Ça date depuis le début du mouvement lycéen.
05:15Depuis le début du mouvement lycéen,
05:17il y a une tétanie des autorités.
05:18C'est-à-dire qu'il y a le discours public
05:19et après il y a les instructions
05:20sur la voie publique.
05:21Et sur la voie publique,
05:22il y a une tétanie des autorités
05:23et des hiérarchies.
05:24Et samedi,
05:25oui,
05:26les autorités,
05:26le pouvoir,
05:27l'administration,
05:28la hiérarchie,
05:30on verra,
05:30non,
05:31en réalité,
05:32on ne verra pas
05:32qui sont les responsables.
05:33Parce qu'ils se garderont bien
05:34de révéler leurs propres responsabilités.
05:37Il ne faudrait pas
05:37qu'ils mettent en périple
05:39l'ordre national du mérite
05:40ou la Légion de l'honneur
05:40qui viendra arborer
05:42leur revers de veste
05:42dans quelques années.
05:43Mais en fait,
05:44ces gens-là sont dans la tétanie
05:45et surtout dans la sous-estimation
05:47des éléments
05:47qui sont des remontées de terrain.
05:48Ça fait des années
05:49qu'on leur dit écoutez-nous.
05:50C'est juste une question d'effectifs ?
05:52C'est une question d'effectifs,
05:53déjà.
05:53C'est une question de politique.
05:56C'est une question d'anticipation.
05:58C'est une question de technocratie.
05:59C'est une question de rejet
06:00des rétextes d'expérience
06:01de terrain,
06:02ce qu'on avait il y a encore
06:03quelques années
06:03où aujourd'hui,
06:04on est géré par des gestionnaires RH
06:06qui se fichent complètement
06:07de notre expérience.
06:08Nous, notre organisation syndicale
06:09unitée,
06:10particulièrement sur la plaque parisienne,
06:11ça fait des années.
06:13Par voie de tract,
06:13on le dénonce.
06:14On dit laissez-nous participer
06:16aux rétextes
06:16qu'on vous fasse remonter
06:17de manière empirique
06:18la vision du terrain
06:19qu'on connaît.
06:20Alors oui, certes,
06:21on n'est pas des prépa-science-po,
06:22on ne fait pas partie de l'élite,
06:23mais on a une vision
06:25pragmatique, opérationnelle
06:26et on est complètement balayé
06:28et la porte se referme
06:28sur notre nez.
06:29Résultat, samedi.
06:30Tu remplaces police par santé,
06:32c'est la même chose.
06:34Professeur, santé...
06:34Mais le même diagnostic,
06:36le problème du terrain
06:37qui n'est pas écouté,
06:38le seul moment
06:39où ça a bien fonctionné,
06:40début du Covid,
06:41quand les ARS et tout ça
06:42nous ont foutu la paix
06:42et où on s'est organisé nous-mêmes.
06:44Voilà.
06:45Mais le reste,
06:45tu prends l'exemple des policiers,
06:47c'est stricto sensu la même chose.
06:49Et on en revient
06:50à ce qu'on disait tout à l'heure,
06:51le problème du commandement,
06:52quand on voit que
06:53lors de la manifestation
06:54ou du mouvement
06:55en bloquant tout,
06:56on a mis plus de policiers
06:58sur le terrain
06:58et ça a été...
06:59Il n'y a rien eu, en fait.
07:00Il n'y a rien eu.
07:01Donc le renseignement
07:02s'est planté
07:02et là,
07:03on a sous-dimensionné
07:04considérablement.
07:05On vous a placé
07:06à un seul endroit
07:07et on a laissé
07:08les commerçants tout seuls.
07:09Là aussi,
07:10pas de commandement.
07:10Et je suppose que vous,
07:11les signaux faibles,
07:12vous avez su les analyser.
07:13Mais en fait,
07:13je vais même aller plus loin que vous,
07:15docteur.
07:15Je veux dire,
07:16on l'a vu déjà
07:17pendant les Gilets jaunes.
07:17On a des compagnies de CRS,
07:19des unités de force mobile,
07:20des gendarmes mobiles
07:21qui sont moins,
07:22plus taiseux
07:23mais qui parlent quand même
07:24aux organisations syndicales
07:25de police en réalité.
07:26Les compagnies d'intervention
07:27à Paris qui nous disaient
07:28pendant les Gilets jaunes,
07:29on n'en a pas vu passer
07:29un seul Gilet jaune,
07:30on a été prostrés,
07:33planqués,
07:34fixés devant l'Elysée
07:35où il n'y avait absolument pas
07:36un seul Gilet jaune
07:37qui passait.
07:38Et pendant ce temps-là,
07:38ça a pillé
07:39sur les Champs-Elysées.
07:40Voilà ce qui se passe.
07:41C'est la même chose.
07:44Qu'est-ce que vous dites
07:44aux commerçants ?
07:45Ils étaient où ?
07:47J'ai une question précise.
07:49Au moment où la nuit
07:49est tombée samedi,
07:50donc vers 19h,
07:52c'est autour du secteur République
07:54qui a été le cœur
07:55de ce ville
07:58des pillages.
07:59Les policiers,
08:00ils étaient où
08:00à ce moment-là ?
08:01Parce que vous dites
08:01pendant les Gilets jaunes,
08:02ils étaient devant l'Elysée
08:03et pas sur les Champs.
08:03Au moment où ils devaient
08:04être à République,
08:05ils étaient où ?
08:05Déjà, il n'y avait pas
08:06assez d'effectifs,
08:07c'est ce qu'on l'a dit
08:08depuis plusieurs jours.
08:08C'est-à-dire qu'en fait,
08:09il y a une sous-estimation
08:10par l'autorité.
08:11Tout le monde blâme
08:11les services de renseignement.
08:12Enfin, ce n'est pas
08:12les agents de renseignement
08:13qu'il faut blâmer.
08:14Moi, je suis toujours curieuse
08:15de savoir,
08:16parce que je connais
08:16un petit peu la pratique,
08:17ce qui a été écrit
08:18par les premiers agents,
08:19parce qu'en fait,
08:19ce sont des remontées territoriales.
08:21Chaque région fait une remontée
08:22territoriale de ces militants
08:25potentiellement violents,
08:26des personnes qui pourraient
08:27remonter vers la capitale
08:28ou les grandes villes
08:29et faire remonter à Paris.
08:30Et progressivement,
08:31les notes s'accumulent
08:32et la DNRT collationnent.
08:34Moi, j'aimerais bien savoir
08:35qui est l'autorité
08:36qui a lissé les informations.
08:38J'aimerais bien connaître
08:39quelles sont les différentes
08:40notes de renseignement
08:41qui ont émané
08:42des différents services
08:43par les agents
08:44qui, eux, connaissent la matière.
08:45Et deuxième chose,
08:46en fait,
08:47on regarde tous
08:47à la hauteur de notre nez,
08:49je suis désolée,
08:50mais enfin,
08:50le problème,
08:50il a 20 ans pratiquement.
08:52Qui a démanté
08:52les renseignements généraux ?
08:54C'est ça.
08:54La capacité à traiter
08:55de la matière humaine.
08:56Maintenant,
08:56on nous dit
08:56qu'il y a les renseignements
08:57territoriaux.
08:57La matière humaine,
08:58le traitement des sources,
09:00l'infiltration,
09:01les moyens,
09:01c'était le renseignement
09:02de proximité.
09:03Ceux qui connaissaient,
09:04qui savaient traiter,
09:05prendre la température,
09:06la société,
09:06que tout le monde
09:07nous enviait depuis 200 ans,
09:09depuis Napoléon.
09:10Qui a fait ça ?
09:10C'est le régime général,
09:13enfin,
09:13le régime de révision
09:14des politiques publiques,
09:16en 2008,
09:17qui était au pouvoir.
09:18Donc,
09:18j'entends les mêmes
09:19aujourd'hui.
09:22Alors,
09:22sur votre groupe
09:24sur BFM hier soir,
09:25M. Retahou,
09:26qui parlait de l'ordre,
09:26il faisait quoi en 2008 ?
09:28Il s'opposait en fait
09:29au démantèlement
09:30du renseignement général ?
09:31Il a été ministre de l'Intérieur
09:32il n'y a pas très longtemps en plus.
09:33Alors,
09:34vous nous donnez plein d'infos
09:35et c'est passionnant.
09:36Juste,
09:36j'ai une question
09:37pour être sûr
09:37qu'on ait bien compris.
09:38Ce que vous dites,
09:39c'est qu'il y a eu
09:40plein de renseignements
09:41qui sont remontés
09:41et puis ils ont été lissés
09:42par quelqu'un.
09:43Mais il y a toujours
09:44un lissage de l'information.
09:45Ça veut dire quoi ?
09:45Toutes les matières politiques.
09:48Le maintien de l'ordre,
09:48c'est politique.
09:49En fait,
09:50on dit toujours
09:50le maintien de l'ordre,
09:50c'est l'acceptation
09:51d'un certain désordre
09:52et c'est le politique
09:52qui met la jauge.
09:53Je considère
09:54depuis quelques temps,
09:55depuis quelques années,
09:56que le politique
09:56a tendance à faire baisser la jauge.
09:58C'est-à-dire qu'habituellement,
09:58on laisse une poubelle,
09:59un abribus cramé,
10:00quelques caillassages de policiers
10:01tant que ce n'est pas grave,
10:02notamment parce qu'ils sont formés
10:03et équipés,
10:04ce qui est de moins en moins le cas
10:05puisqu'on est en manque de CRS,
10:07je tiens à le préciser,
10:07donc c'est un tout.
10:08Et de plus en plus,
10:09les politiques considèrent
10:10qu'il faut abaisser
10:11la jauge d'acceptabilité
10:12du désordre.
10:13C'est un premier point.
10:15Donc c'est politique.
10:15Et ensuite,
10:16il y a le renseignement.
10:17C'est-à-dire qu'en fait,
10:17il y a les notes de renseignement
10:18qui se réunissent
10:19et tout en haut,
10:20vous avez des personnes
10:21qui se disent
10:22qu'est-ce qu'on peut donner
10:22aux politiques
10:23pour ne pas trop l'alerter,
10:25pour ne pas prendre le risque
10:27d'avoir un déploiement
10:28d'effectifs surévalué.
10:30Est-ce qu'il ne faudrait pas
10:31peut-être...
10:32Vous savez,
10:32c'est un peu 500 000
10:34selon les organisateurs,
10:35un million selon la préfecture,
10:37un million selon les organisateurs.
10:39Bon, ben on coupe
10:39la poire en deux.
10:40Moi, j'aimerais savoir
10:41à quel niveau
10:42cette poire a été coupée.
10:43D'accord,
10:43donc vous cherchez quand même
10:44un coupable ?
10:45Non, mais je ne cherche pas
10:46un coupable.
10:46Moi, je suis pour la just culture.
10:48Moi, je suis pour la just culture.
10:49Je considère qu'il faut
10:51être en capacité
10:51de faire sa propre introspection
10:53dans l'administration,
10:54ce que l'administration policière
10:55ne sait pas faire.
10:55Ce qu'elle va faire aujourd'hui,
10:56ce n'est pas son introspection,
10:57c'est de dire aux policiers
10:58bon, prochain appel,
10:59là le 24 octobre,
11:05déneutralisation
11:06des compagnies de CRS
11:06sans aucune capacité
11:08de jugement
11:09et de jugement
11:09en se disant
11:11peut-être que cette fois-ci
11:12il y en aura moins,
11:12peut-être que finalement
11:13les remontées terrain
11:13vont dire il y en a moins
11:14parce que les pilleurs
11:16se disent bon,
11:17déjà, j'ai envie de dire
11:17qu'est-ce qu'ils vont piller ?
11:18Il ne reste plus grand-chose.
11:19Ils se disent on est détronchés,
11:21ça y est,
11:21on a les polices sur le dos.
11:24Le Premier ministre
11:26l'a dit hier
11:27qu'il avait mis
11:27200 enquêteurs
11:28notamment pour vérifier
11:30toutes les vidéos
11:30qui traînent sur les réseaux sociaux
11:31et identifier les auteurs.
11:32Évidemment que dans l'ultra-bauche...
11:33On va vraiment aller les chercher
11:34chez eux, ces auteurs-là ?
11:35Dans la mesure du possible.
11:37On ne va pas tous
11:37aller les récupérer,
11:38M. Marshall,
11:39vous doutez bien.
11:39D'ailleurs,
11:40le sentiment d'impunité
11:40qui n'est pas un sentiment
11:41dans notre pays,
11:42il est aussi la résultante
11:43des services de police
11:44qui écroulent littéralement
11:47sous les procédures.
11:48Je veux dire,
11:49le ministère de l'Intérieur,
11:50ce n'est pas mes chiffres,
11:50le ministère de l'Intérieur
11:51a parlé de 30 000 pilleurs à Marseille.
11:53Vous croyez que les policiers
11:54vont être capables
11:55de traiter 30 000 pilleurs ?
11:56C'est impossible.
11:57Antoine ?
11:58Un mot sur le renseignement.
11:59Vous avez évoqué effectivement
12:00le démantèlement supposé
12:02du renseignement.
12:03Ce n'est pas supposé,
12:03c'est factuel.
12:05Mon point,
12:06c'est que le renseignement,
12:06il n'a jamais traité
12:09la banlieue.
12:09C'est-à-dire qu'il traite
12:11des sujets politiques,
12:12des mouvements politiques
12:13qu'il suit,
12:14sur lesquels il se renseigne,
12:15sur la banlieue,
12:16le nouveau phénomène
12:18depuis les émeutes de Naël,
12:19etc.,
12:20avec des pillards
12:21venus de banlieue,
12:22ça, le renseignement
12:23ne l'a jamais traité
12:23et on est probablement
12:24un peu faible là-dessus.
12:26Donc, oui...
12:27Non, il le traitait,
12:27le renseignement général,
12:28là-dessus.
12:29Non, non, vraiment,
12:29je vous arrête.
12:30Je vous arrête tout de suite.
12:32Je vais, sur le point suivant,
12:33face à ce type de phénomène,
12:36on doit avoir une réponse physique,
12:38sur place,
12:39le soir même,
12:39et avoir des consignes
12:40pour rentrer plus fortement
12:42dans l'art,
12:43en l'occurrence,
12:44appréhender, etc.
12:45Est-ce que vous êtes en mesure
12:47d'appréhender,
12:48dans la police ?
12:50Est-ce que vous attendez
12:51les consignes pour le faire ?
12:52Ou est-ce que,
12:53effectivement,
12:54même avec des consignes,
12:55vous n'auriez pas été en mesure
12:56d'arrêter les pillages
12:57ce soir-là ?
12:59Alors, deux choses.
13:00Le renseignement général
13:01traitait l'ensemble
13:01de la société.
13:03Il y a, évidemment,
13:04à l'époque,
13:04en l'occurrence,
13:05avant le démantèlement des RG,
13:06il y avait ce que Nicolas Sarkozy
13:07va appeler
13:08le renseignement politique.
13:10Bon, soit.
13:10Il y avait une dimension sociale.
13:11Il y avait une dimension sociale,
13:12il y avait les initiatives citoyennes
13:13qui ont été reprises.
13:14Alors,
13:15vous permettez,
13:16je suis obligée de répondre,
13:17mais quand les RG
13:18ont été démantelés,
13:19est née la sous-direction
13:20de l'information générale.
13:21Comme le dit l'acronyme,
13:22c'était que de l'information
13:23on ne travaillait
13:23qu'en source ouverte.
13:24Donc, on a perdu la matière
13:25du renseignement,
13:26à savoir aller traiter
13:27sur le terrain,
13:27aller sur place.
13:28Et puis,
13:28avec l'émergence de Facebook,
13:30limite les hiérarchies
13:30imposées aux agents
13:31contre leur gré.
13:32Je précise,
13:33moi je représente
13:33ceux qui sont sur le terrain
13:34et qui demandent à travailler
13:35et avoir les moyens
13:36et les instructions pour ça.
13:37Qui leur disent,
13:38elle va voir sur Facebook,
13:39regarde combien de personnes
13:39ont répondu à l'événement
13:40et puis sur la note,
13:41tu mettras que X personnes
13:43seront présentes
13:43sur la manifestation.
13:44Même si, en réalité,
13:45tu n'as pas pu le confirmer
13:46sur la voie publique
13:47parce que je ne te permets pas
13:47d'aller sur la voie publique.
13:49Et donc, évidemment
13:49qu'il y a eu cette perte
13:50de savoir-faire.
13:51Ensuite, dire qu'il n'y a pas
13:52d'observation sur les banlieues,
13:53c'est faux,
13:53puisque l'ensemble du territoire
13:54est couvert.
13:55Non, que les initiatives citoyennes
13:58soient beaucoup plus observées
14:02parce qu'elles sont
14:02beaucoup plus publiques.
14:03Oui, mais les pillards,
14:04comme vous dites,
14:05s'ils se concernent...
14:06Alors, les pillards,
14:06de toute façon,
14:07vous ne pouvez pas les observer
14:08sauf à vivre avec eux.
14:09C'est bien ce que vous dites.
14:09Mais, juste une chose,
14:10s'ils se concertent, monsieur,
14:12on n'est plus sur le travail
14:13du renseignement,
14:13on est sur la criminalité organisée.
14:15Et là, c'est le travail judiciaire.
14:16Et le...
14:16Et, attendez, juste,
14:17la PJ fait aussi
14:18son travail de renseignement.
14:19Elle collationne
14:20avec les éléments
14:20du renseignement territorial,
14:21de la DRPP à Paris,
14:22mais elle a aussi
14:23ses propres agents
14:24qui vont aller récupérer
14:25les informations
14:26autour de la criminalité organisée.
14:28Sinon, on n'aurait pas de travail...
14:29On est tous étonnés, pardon, Gérôme,
14:30mais on est tous étonnés...
14:32Linda Kebab va rester avec nous,
14:33de toute façon.
14:33On est tous étonnés quand même,
14:35samedi,
14:36qu'il n'y ait pas eu
14:36plus d'interpellations,
14:37que les policiers
14:38ne soient pas allés plus au contact
14:39face aux émeutiers.
14:40Ça, c'est les images
14:41que tout le monde voit.
14:42Alors, on voit effectivement
14:43les policiers avancer,
14:44charger, reculer,
14:45en prendre plein la gueule,
14:46remonter.
14:46On se dit, mais...
14:47Alors, on voit
14:48quelques interpellations,
14:49mais on se dit, quand même, là,
14:50c'est...
14:51Pourquoi ça n'agit pas plus vite ?
14:53Vous n'y arrivez pas ?
14:54Première chose,
14:55pas assez d'effectifs,
14:56particulièrement les CRS
14:57qui, vous le dites,
14:58ils font des bons offensifs
14:59ou les compagnies d'intervention
15:00que vous affichez
15:01avec les rayures bleues,
15:02compagnies d'intervention
15:03de sécurité publique,
15:04notamment,
15:04rayures jaunes, CRS.
15:05Je précise juste.
15:06Parce que beaucoup de journalistes
15:07ont du mal à faire
15:08la part des choses.
15:09Quand vous voyez
15:10des bons offensifs,
15:11l'idée, c'est justement
15:11de faire reculer les personnes.
15:14La tradition du maintien
15:15dans la française,
15:16c'est la distance
15:17et la dispersion.
15:18Ce n'est pas d'aller au contact.
15:19Ce n'est pas d'aller au contact.
15:20Quand on va au contact,
15:21c'est quand, justement,
15:21on considère que ça va trop loin
15:23et à ce moment-là,
15:24l'autorité,
15:25il y a le commandement de la loi,
15:26il y a l'ordre de la loi,
15:27et le commandement légitime.
15:28Et vous avez besoin
15:29des LBD et des gaz lacrymogènes ?
15:30Ils permettent de tenir à distance
15:32quand on nous dit
15:32qu'on va retirer
15:33tout l'armement
15:34de force intermédiaire.
15:35Mais il nous reste quoi ?
15:36Alors, on ne veut pas de matraque,
15:38on ne veut pas de charge,
15:39on ne veut pas d'AFI,
15:40donc d'armement
15:41de force intermédiaire.
15:41Il nous reste quoi ?
15:42Les mains ou l'arme létale ?
15:43Et vous en avez manqué ?
15:44Il y a eu un problème
15:45de réapprovisionnement ?
15:46Il y a eu un problème
15:46de réapprovisionnement.
15:47Déjà, parce qu'en fait,
15:48c'était la guerre partout
15:49et donc, du coup,
15:49il était difficile
15:50pour les véhicules
15:52de rejoindre les unités
15:53qui étaient sur le terrain.
15:54Il y a eu un problème
15:55d'approvisionnement
15:55mais parce qu'en fait,
15:56il y a eu un problème
15:57d'évaluation à la base.
15:58Quand les autorités,
15:58quand la hiérarchie
15:59à la prise de service le matin
16:00dit aux agents
16:01« Tenez, une bouteille d'eau,
16:02vous inquiétez pas,
16:02vous aurez l'occasion
16:03d'être rechargé ou de vous recharger
16:05en eau et en nourriture
16:06et en munitions
16:07si jamais il y a besoin,
16:08c'est bien qu'ils n'ont pas anticipé.
16:10Les collègues,
16:10quand ils font 15-16 heures
16:11sur la voie publique
16:12avec une seule bouteille d'eau
16:13en guise de repas
16:20pleine,
16:21les enquêteurs sont débordés,
16:22écoutez,
16:23on leur donne des convocations
16:24et on verra pour plus tard
16:24parce que oui,
16:25je vous le dis,
16:26aujourd'hui,
16:26enfin samedi,
16:27il y a eu des interpellations
16:28et ces interpellations
16:29ont été obligatoirement
16:31suivies de libérations
16:32de personnes
16:33parce qu'il n'y avait plus de place
16:34parce que les enquêteurs
16:35étaient débordés
16:35et qu'on savait
16:36qu'on n'allait pas pouvoir
16:37le traiter dans le temps
16:37de la garde à vue.
16:38Mais c'est tout ça
16:39et quand évidemment
16:40à l'Elysée,
16:41on voit que certaines personnes
16:42sont à 100 mètres
16:43et viennent marcher sur l'Elysée,
16:44je tiens juste à rappeler
16:45qu'il y a quelques années
16:46notre président de la République
16:46a dit
16:47qu'ils viennent me chercher
16:48et que quand ils viennent
16:49me chercher,
16:50qui on appelle ?
16:50Les policiers
16:51et qu'on leur dit
16:52bon bah tant pis pour les commerces,
16:54tout le monde sur l'Elysée.
16:55C'est factuel aussi.
16:56Allez,
16:56Linda Kebab reste avec nous,
16:57elle est représentante
16:58de syndicats de policiers
16:59Unité,
17:00le syndicat Unité.
17:02Encore des questions
17:02à poser à Linda Kebab
17:04justement sur ce qui s'est passé
17:05samedi.
17:06Vous écoutez Les Grandes Gueules,
17:07il est 10h20.
17:08RMC.
17:09Alain Marshall,
17:10Olivier Trussaud,
17:11Les Grandes Gueules.
17:23Les Gégés et Les Grandes Gueules
17:24sur RMC,
17:24RMC Storé avec Flora Guebaly,
17:26avec l'ami Antoine Dien,
17:28c'est avec Jérôme Marti.
17:29On revient sur ce qui s'est passé
17:30samedi dernier
17:31avec notre invitée,
17:32la secrétaire nationale
17:32du syndicat Unité,
17:34Linda Kebab.
17:35Donc c'est une policière,
17:37elle nous raconte
17:37le manque de matériel,
17:38la sous-évaluation
17:39de ce qui devait arriver,
17:42le manque d'effectifs aussi
17:44et puis des priorisations.
17:45C'est-à-dire,
17:45vous l'avez dit,
17:46les commerçants,
17:47ils ont été mis de côté
17:48parce qu'il fallait s'occuper
17:49d'autres choses.
17:50On a Rami qui va intervenir
17:52au 32-16,
17:53ensuite Jérôme Marti
17:53prendra la parole.
17:54Rami, bonjour.
17:55Oui, bonjour Alain.
17:56Vous aviez une interpellation
17:58pour Linda Kebab,
17:59la policière,
17:59je vous écoute.
18:00Oui, c'est ça exactement.
18:01Moi déjà,
18:02je veux juste poser les bases.
18:03Là, je ne suis pas là
18:04pour faire un débat
18:06jeune contre anti-police
18:07ou police contre jeunes
18:09qui détestent la police.
18:11Je veux déjà juste poser
18:12cette base-là
18:12pour qu'on puisse discuter
18:13de manière civilisée.
18:15Moi, en fait,
18:15j'avais déjà plusieurs questions
18:16à poser.
18:17J'ai vu des vidéos
18:19qui me sont quand même
18:19parues étranges
18:20que même vous,
18:21Alain Marshall,
18:22je vous ai vu acquiescer,
18:24je crois que c'était hier
18:25dans l'émission d'hier,
18:26auquel on a vu
18:27des policiers
18:28brûler des poubelles.
18:30Des policiers déguisés
18:31en civil brûler des poubelles.
18:33Déjà, ma première question,
18:34c'est de savoir
18:35pourquoi ces policiers
18:36ont fait ça ?
18:37Je n'ai pas compris.
18:38Des policiers déguisés
18:39en civil,
18:39donc des gens en civil en fait.
18:41Oui, des policiers en civil,
18:42si on veut dire.
18:43Qu'est-ce qui vous permet
18:43de dire que ce sont des policiers ?
18:45Parce que tout simplement,
18:46ils ont été rodés
18:47par rapport à ce qu'ils avaient
18:48en dessous
18:49sur leur pull
18:52et ça a été même
18:53M. Marshall.
18:54Alors, c'est vrai
18:54que Rami a raison.
18:55On a vu des vidéos,
18:56je ne sais pas
18:56si elles sont authentifiées
18:58ou pas,
18:58de soi-disant policiers
18:59qui ont participé
19:00à la casse.
19:00On a même vu des policiers
19:01aussi à moto
19:02qui se sont servis
19:03dans des boutiques.
19:04Vrai ou pas alors,
19:05Salida Kebab ?
19:06Je réponds tout de suite
19:06pour la moto.
19:07Il y a eu un démenti.
19:08même la boutique
19:09elle-même a démenti
19:10en disant
19:10non, non, non.
19:11C'était une instruction
19:11de l'officier de police judiciaire
19:13sous, je rappelle,
19:14la houlette du procureur
19:15de la République
19:15qui a demandé
19:16d'aller récupérer
19:17les biens
19:17qui étaient à la porte.
19:18Un, déjà,
19:19ça permet,
19:19en fait,
19:20quand on interpelle
19:21des voleurs,
19:22il faut l'auteur
19:22et il faut le bien voler.
19:24Et donc, du coup,
19:25si vous interpellez
19:25un voleur
19:26et que vous le ramenez au poste,
19:27il faut ramener le bien volé.
19:28Il faut rapporter le bien volé.
19:29Et donc, de fait,
19:31c'est tout ce qui s'est passé
19:32en fait.
19:32Et d'ailleurs,
19:33je rappelle juste
19:33qu'il y a une procédure
19:34pour dénonciation calomnieuse
19:35qui a été adressée
19:36à l'auteur de cette vidéo
19:37parce qu'il accuse.
19:38La deuxième chose,
19:39en fait,
19:39je veux juste...
19:40Est-ce qu'il y a des policiers
19:41qui provoquent la casse ?
19:42Mais c'est quoi l'intérêt ?
19:44Pour des policiers,
19:45je veux dire,
19:45on n'est pas des policiciens.
19:47Qui sont infiltrés,
19:48qui provoquent la casse
19:48et ça permet d'arrêter
19:49ensuite des manifestants.
19:51Les politiques,
19:52les politiques se succèdent
19:54et passent.
19:55Gauche,
19:55droite,
19:56centre.
19:57Les administrations restent.
19:59Quel est l'intérêt
19:59d'un policier
20:00d'aller cramer une bagnole
20:01alors qu'il voit
20:02toute sa carrière ?
20:03Enfin,
20:03je veux dire,
20:03un policier,
20:04il fait 40 ans de police,
20:05il va voir toutes les couleurs politiques.
20:07Quel est l'intérêt
20:07d'aller cramer une bagnole ?
20:08La deuxième,
20:09en fait,
20:09monsieur est en train de dire que...
20:11Alors d'ailleurs,
20:11je ne sais pas
20:11quels sont les éléments en dessous
20:13qui lui ont permis
20:13de voir que ça pouvait être des policiers.
20:15Mais madame Kebab...
20:17Je vous demande juste
20:17c'est quoi les éléments ?
20:18Non mais les éléments,
20:19c'est qu'il y a aussi
20:20la vidéo du député européen
20:21qu'on a vue,
20:22où on a vu le policier balancer,
20:24on ne sait pas trop
20:25ce que c'était...
20:26Une grenade ?
20:27Ouais,
20:28enfin,
20:30les témoins
20:31étaient pas...
20:32On corroborait
20:33en disant
20:33que c'était pas
20:34une grenade.
20:35D'accord,
20:36donc ils ne savent pas
20:36ce que c'est
20:37mais ils ne savent
20:37ce que c'est pas.
20:38Non mais je veux dire,
20:39on n'est pas,
20:40comme je vous dis,
20:40on n'est pas là
20:40pour faire un débat genre
20:42ne soyez pas dans la défensive
20:44comme si on vous agressait.
20:45Mais c'est pas un débat,
20:46monsieur,
20:46je suis en train de déboumquer
20:47des fake news en fait.
20:48Avec les syndicalistes policiers,
20:49le problème,
20:50c'est que vous êtes toujours
20:51dans la défensive
20:54non mais oui...
20:55Moi je ne suis pas énervé,
20:55visiblement vous êtes le seul
20:56à être énervé sur ce plateau,
20:57monsieur,
20:58mais en fait je suis en train
20:58de déboumquer des fake news
20:59que vous diffusez
21:00à une heure de grande écoute.
21:01D'accord,
21:02des fake news,
21:02d'accord,
21:03si vous le souhaitez,
21:03d'accord,
21:04si vous le dites,
21:04voilà...
21:05Non mais dites-moi
21:06ce qu'ils portaient en fait,
21:07la question elle est simple.
21:07Moi, en fait,
21:08la question c'est simple.
21:09Je n'ai pas de réponse.
21:11Si vous n'avez pas de réponse,
21:12vous n'avez pas de réponse.
21:12Non, je n'ai pas de réponse
21:13à ma question, monsieur.
21:14Je vous ai demandé
21:15qu'est-ce que portaient
21:15ces personnes
21:16pour que vous permettiez
21:17de dire que c'était
21:18des policiers.
21:19Les Kévelards,
21:19de ce qu'on voyait en-dessus
21:20c'est des Kévelards.
21:21Ah, les Kévelards,
21:21c'est policiers ?
21:22Mais vous êtes sérieux ou quoi ?
21:24Les policiers ne portent pas
21:24Non mais attendez,
21:25vous voulez que je vous montre
21:26ce qu'on retrouve
21:27sur l'ultra-gauche
21:28quand on les interpelle ?
21:29Alors tiens, justement...
21:30Mais ils ont même
21:30du matériel de police
21:31quand on se fait voulu
21:32Est-ce que c'est vrai ou pas
21:33que les policiers
21:34ont saisi des armes à feu ou pas ?
21:35Alors, il y a eu du plomb
21:37qui a été tiré
21:37sur des policiers.
21:38Moi, j'ai vu...
21:39J'ai eu une remontée de terrain
21:40avec la photo d'un CRS
21:41qui s'est vu malheureusement...
21:43Enfin, qui a été victime
21:44d'un tir au plomb
21:45à la jambe.
21:46Heureusement, ça a tenu
21:48à éviter
21:49qu'il ne soit blessé gravement.
21:51Après, concernant
21:52les armes automatiques, etc.,
21:53elles ne sont pas confirmées
21:54à cette heure-ci.
21:54J'irai pas plus loin.
21:55Mais oui, il y a eu
21:56en effet des tirs.
21:57Il y a eu des tirs.
21:57C'est pas qu'on a saisi des armes.
21:58C'est qu'il y a eu des tirs
21:59à l'arme à feu
22:00sur des policiers.
22:01Mais moi, ce que j'entends là,
22:02c'est le Kevlar.
22:03Mais le Kevlar, monsieur,
22:04ça se vend dans les armuries,
22:05chez les armuriers.
22:06Et en fait, des Kevlar,
22:07quand on interpelle
22:08des gens de l'ultra-gauche,
22:09vous croyez qu'ils sont pas
22:10hyper équipés en dessous ?
22:11Ils mettent du Kevlar
22:12pour éviter que le LBD
22:13vienne impacter leur torse
22:14quand on l'utilise contre eux.
22:16Donc c'est facile, en fait.
22:17Non, je vais vous poser
22:17une question toute bête, monsieur.
22:19Moi, si demain,
22:19je mets une gelabat
22:20et que je vais cramer
22:21une poubelle,
22:22vous allez me dire
22:22« Attendez, mais en fait,
22:23elle a juste pris un habit
22:25pour aller propager une rumeur
22:28ou jeter l'amalgame
22:29sur des personnes.
22:31Ça ne dit rien.
22:32L'habit ne fait pas le moine.
22:33Faites ce que vous voulez. »
22:34Mais enfin, c'est pas une preuve, en fait.
22:35À un moment, il faut arrêter
22:36de dire « Ah, ils avaient
22:37des éléments constitutifs
22:38de l'identification d'un policier.
22:39Un Kevlar. »
22:41Ils avaient un couteau aussi.
22:42Mais même des brassards.
22:43Non, mais ce que je veux dire par là,
22:44c'est que le Kevlar,
22:45ce n'est pas un élément
22:46d'identification du policier.
22:47Sauf avoir un brassard
22:48avec du mur au trio,
22:50sauf avoir un scratch police dans le dos.
22:52Ça, c'est un élément constitutif
22:53de l'identification du policier.
22:53Amis, voilà la réponse de Linda
22:55qui va avoir.
22:55Question, Jérôme.
22:56J'avais une question.
22:56Pour revenir à l'échec
22:57du renseignement,
22:59c'est un truc qui me taraude,
23:00sans aller tomber
23:01dans le complotisme, etc.
23:02Mais on voit qu'au même moment,
23:03on a les mêmes incidents
23:04en Italie, en Belgique,
23:05en Albanie, en France,
23:07tous des pays
23:07qui soutiennent l'Ukraine.
23:09Est-ce qu'il y a une possibilité
23:11que, et on voit qu'on est soumis
23:12à une espèce de guerre hybride
23:14où en permanence,
23:14on a des attaques,
23:15les frigos
23:16ou les supermarchés
23:18encore dernièrement ?
23:19Est-ce qu'il y a une possibilité
23:20que notre renseignement
23:20soit manipulé
23:21ou se soit fait manipuler
23:22pour sous-dimensionner
23:23à ce point
23:24cette manifestation ?
23:25Alors, qu'elle le soit,
23:26je n'irai pas jusque-là,
23:27qu'il y ait des tentatives,
23:28évidemment, docteur,
23:29mais c'est parti.
23:32Évidemment qu'il y a des tentatives
23:33d'ingérence étrangère.
23:34On le sait déjà,
23:35on le voit sur les réseaux sociaux
23:36avec ces bots
23:36qui diffusent des fake news.
23:38Et d'ailleurs,
23:38je crois que c'était
23:39pendant la réforme des retraites.
23:40Ça a été diffusé,
23:41mais pas débunké,
23:42où il y avait eu cette rumeur
23:44selon laquelle des policiers
23:45avaient tabassé à mort
23:46une sorte de Malik Ousekinbis,
23:48tabassé à mort
23:48un jeune d'origine maghrébine,
23:50qui n'était même pas
23:51un étudiant
23:53venu d'un pays du Maghreb.
23:54Et on voyait
23:55les photos commémoratives
23:57à l'attention de ce jeune homme.
23:59Il y avait son nom
23:59qui était diffusé.
24:00Ça a été repris
24:01massivement,
24:02même parfois par des journalistes,
24:03alors indépendants,
24:04mais des journalistes quand même.
24:05Et il n'y a jamais eu
24:06de débunkage.
24:07Et il s'est avéré
24:07qu'en effet,
24:08c'était une fake news
24:09venue de l'étranger,
24:10et probablement de la Russie.
24:11Donc attention aux déstabilisations
24:12via les vidéos, etc.
24:13Bien sûr, mais c'est évident
24:14qu'il y a des tentatives
24:15de déstabilisation.
24:16Bon, visiblement,
24:17il y a des personnes
24:17qui semblent y être
24:18beaucoup plus sensibles
24:19que d'autres.
24:19Il leur suffit un Kevlar
24:20pour y croire.
24:21Donc j'ai envie de dire
24:21que les fake news
24:22et les théories du complot
24:23ont encore de beaux jours
24:24devant eux.
24:25Mais samedi,
24:25il y a eu une réponse précise.
24:29Est-ce que la police
24:30est en mesure
24:31d'utiliser la force
24:32pour arrêter
24:34les délinquants
24:34ou est-ce que le policier
24:35a peur d'être lâché
24:37par sa hiérarchie,
24:38d'être condamné, etc.
24:39J'ai le sentiment
24:39qu'il y a une forme de tétanie.
24:41La seule tétanie
24:42que l'on observe,
24:43elle se situe au-dessus.
24:44Les effectifs sur le terrain,
24:45ils n'ont pas peur.
24:46Ils y vont.
24:46Et d'ailleurs,
24:47tous les jours,
24:47ils sont mis en cause.
24:48Tous les jours,
24:49ils sont pointés du doigt.
24:50Tous les jours,
24:50ils sont filmés
24:51et jetés en pâture
24:52sur les réseaux sociaux.
24:53Mais ils tiennent bon.
24:54Régulièrement,
24:54il y a des saisines IGPN
24:55qui finalement démontrent
24:56qu'après enquête
24:57sous l'autorité,
24:58je rappelle,
24:58du procureur de la République
24:59et je tiens à rappeler aussi
25:00une autre théorie du complot.
25:01L'IGPN ne sanctionne pas.
25:03Ce sont des enquêteurs
25:04qui agissent
25:04sous l'autorité
25:05du procureur de la République.
25:06Ils remettent leur enquête
25:07et c'est l'autorité judiciaire
25:08qui décide ensuite
25:09de la sanction.
25:10Et donc,
25:10tous les jours,
25:11c'est le cas
25:11et les policiers
25:12ne demandent qu'à pouvoir travailler
25:13et exercer leur métier.
25:15Mais en fait,
25:16ils interpellent.
25:16Je vous ai parlé
25:17de tonneau de danaïde
25:18tout à l'heure,
25:18mais nous,
25:19on fait un métier
25:19qui consiste à remplir
25:20ce tonneau de danaïde.
25:21On interpelle,
25:22ça relâche.
25:22On interpelle,
25:23ça relâche.
25:23On interpelle,
25:24ça relâche.
25:24Et le sentiment d'impunité
25:25et le parcours délinquant
25:27et le parcours criminel,
25:28etc.
25:28Et on en arrive aujourd'hui
25:29à,
25:29ce sont les chiffres
25:30du ministère de l'Intérieur,
25:3130 000 pilleurs
25:31dans une ville
25:32d'un million d'habitants.
25:33Bon,
25:34qu'a fait la société française
25:34pour en arriver là ?
25:35Ce n'est pas le fait des policiers,
25:36c'est bien avant que ça s'éjournit.
25:38Samedi,
25:38il y a une nouvelle journée
25:39de manifestation,
25:39a priori,
25:40à l'appel des gilets jaunes.
25:42Les commerçants vont s'inquiéter.
25:44Est-ce que vous êtes sûr
25:45de pouvoir les protéger,
25:46samedi ?
25:47Vous,
25:47les policiers ?
25:47Alors,
25:48il y a déjà des plans de rappel,
25:50des déneutralisations de CRS,
25:52des plans de rappel
25:53sur les effectifs
25:54de sécurité publique.
25:55On appelle tout le monde,
25:56on fait tous les fonds de tiroirs possibles.
25:58ils font tous les fonds de tiroirs.
26:00Encore une fois,
26:01l'absence de discernement,
26:02c'est-à-dire qu'absence de discernement
26:04pour en mettre assez,
26:05absence de discernement
26:06parce que peur politique,
26:07alors on va peut-être
26:07en mettre trop.
26:08Je rappelle juste
26:09que les policiers
26:09sont rincés littéralement.
26:11Ça fait des semaines
26:12qu'ils font du non-stop.
26:13Mais vraiment,
26:14ils sont épuisés.
26:15Et quand on parle
26:16de désengagement potentiel
26:17des policiers,
26:18c'est pas un désengagement
26:19par manque de croyance
26:20dans leur métier.
26:21C'est juste la fatigue.
26:22Ça reste des humains.
26:24Et d'ailleurs,
26:24l'ultra-gauche le sait
26:25et en joue énormément.
26:26Elle renouvelle ses effectifs
26:28plus facilement.
26:29Bien sûr.
26:29Ce soir, il y a match.
26:30Malheureusement,
26:31les viviers criminels
26:32sont beaucoup plus fournis
26:33que les viviers de ceux
26:33qui vont s'arriver en paix.
26:34Et ce soir, il y a match.
26:34Il y a Paris-Saint-Germain,
26:36Paris-Saint-Germain,
26:37Barcelone.
26:38Certains voulaient son annulation.
26:39Ça aurait été dommage quand même.
26:41Enfin, je veux dire...
26:41Il ne faut pas céder.
26:42En plus, vous avez un t-shirt
26:43du PSG là.
26:43Oui.
26:44Vous êtes supportrice du PSG.
26:45Il y a un conflit d'intérêts majeurs.
26:48Pour une lyonnaise,
26:49c'est une forme de trahison.
26:50Mais j'attends juste
26:51que mon ancien club regagne.
26:52Mais en fait,
26:53on a refusé de céder
26:55aux terroristes
26:55quand il y avait
26:55une menace exogène.
26:56Quand même les terroristes,
26:57c'était des Français et des Belges.
26:58C'était une menace exogène
26:59qui venait de l'État islamique.
27:05Poignée de gars
27:06qui arrivent à mettre
27:07le pays à feu et à sang
27:08et à dire aux gens
27:09vous allez rester chez vous,
27:10cloîtrés,
27:10à commencer par les femmes.
27:11Moi, je ne l'accepte pas en fait.
27:12Nous, on se bat.
27:13La sécurité,
27:13c'est la première des libertés.
27:15Garantissons la sécurité
27:16à nos concitoyens.
27:17Donnons les moyens
27:17aux agents
27:18qui assurent cette sécurité.
27:19Enfin, je veux dire,
27:20c'est un aveu d'échec.
27:21Si on est obligé
27:21de cloisonner tout le monde,
27:22ce n'est pas le Covid.
27:23Ce n'est pas des attentats.
27:24C'est de la sécurité publique.
27:26Et ça veut dire
27:27qu'on en arrive en France,
27:28un pays où on dit
27:29parce qu'on n'est pas en capacité
27:30de donner les moyens.
27:31Donc, c'est encore une fois
27:32pas le fait des policiers
27:32mais ceux d'en haut.
27:33De donner les moyens
27:34pour assurer la sécurité,
27:35on enferme les gens chez eux.
27:36C'est catastrophique.
27:37Une dernière chose,
27:37avant d'entendre,
27:38le président de la République
27:38avait demandé aux policiers
27:40de faire preuve d'empathie.
27:42Vous savez,
27:44vu la situation,
27:45toutes les chaînes d'info
27:46parlent de ce qui s'est passé samedi.
27:47C'est effroyable.
27:49Il y a l'international.
27:50Et pourtant,
27:51les interventions de police.
27:52Il n'y a pas eu un mort
27:53et on doit s'en satisfaire.
27:54Il n'y a pas eu un mort
27:55dit d'un côté ni de l'autre.
27:56Vous croyez que c'est pourquoi ?
27:57Quand on sait qu'on a face à nous
27:58des gens,
27:58je vous l'ai dit,
27:59qui tirent avec des armes à feu
28:00sur des policiers
28:01qui utilisent des cocktails Molotov,
28:02qui utilisent des bombes artisanales.
28:04Moi, j'ai des vidéos de collègues
28:04qui me les donnent,
28:05qui me disent
28:05« Regarde, une bombe a explosé
28:06à la figure. »
28:07Et pourtant,
28:08il n'y a pas eu un mort
28:08dit d'un côté ni de l'autre.
28:09C'est pourquoi ?
28:10C'est certainement parce que
28:10les policiers sont beaucoup
28:11plus professionnels,
28:12sont beaucoup plus soucieux
28:13de la vie humaine,
28:14ont beaucoup plus empathie,
28:14de sens pédagogique.
28:16Alors, peut-être qu'ils n'ont pas
28:16les capacités cognitives
28:17d'un président de la République.
28:17Mais il y a eu des jeunes éborniers aussi.
28:19Il y a eu des mains arrachées.
28:20Non, alors, les mains arrachées...
28:22Monsieur Marshall,
28:23bon, je sais, je comprends,
28:24c'est les grandes gueules,
28:25il faut un peu provoquer.
28:26Mais la main arrachée,
28:27c'est quelqu'un qui saisit une grenade.
28:29Je veux dire, c'est un fait,
28:30c'est factuel.
28:30La personne a saisi une grenade.
28:31C'est une personne
28:32qui lance des cocktails Molotov
28:33sur des policiers.
28:34Les policiers utilisent le LBD,
28:36pardon, des grenades
28:37afin de disperser des foules
28:40et une personne ramasse une grenade.
28:41Moi, je ne dirais pas que...
28:43Enfin, je ne me fiche pas
28:44de voir une personne
28:45avec une main en moins.
28:46Je dis juste,
28:47comment est-ce qu'on en arrive ?
28:48On est assez stupide
28:49pour aller ramasser une grenade
28:50après avoir lancé un cocktail Molotov
28:51sur des policiers
28:52alors qu'on sait le risque encouru.
28:53Parce que, juste une chose très technique,
28:55parce que comme ça,
28:55on va débunker autre chose,
28:57la grenade assourdissante
28:58qui a une force détonnante,
28:59c'est une grenade.
29:00Ça n'arrache pas une main comme ça.
29:01Ça n'arrache pas une main
29:02en atterrissant tout simplement
29:03parce que son temps de latence
29:04est trop long pour que ce soit le cas.
29:05C'est 4 secondes pour le lancer,
29:083 secondes au sol.
29:09C'est-à-dire, c'est mécanique.
29:11C'est mécanique.
29:12Elle reste 3 secondes au sol
29:13avant d'exploser.
29:14Et donc, du coup,
29:14ça laisse malheureusement le temps
29:15à des personnes de la ramasser.
29:17Et donc, je pense que cette question,
29:18il faut la poser au ministère de l'Intérieur
29:19et à son service
29:20qui est chargé des achats
29:21et des dotations.
29:22Mais ce n'est pas un problème d'emploi,
29:24ce n'est pas un problème de policiers.
29:25C'est encore un problème
29:25de choix technocratique
29:27quant au matériel qu'on a décidé d'acheter
29:29et de mettre à la disposition des policiers.
29:30Merci Linda Kebab,
29:31secrétaire nationale du syndicat Unité.
29:32Merci de passer par les GGM.