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  • il y a 4 heures
Après les violences qui ont émaillé la journée de manifestations du 17 octobre contre la "vie chère", le gouvernement a annoncé ce mardi que les couvre-feux en vigueur dans plusieurs villes seraient reconduits "là où la situation le nécessite" pour une deuxième nuit.

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Transcription
00:00Plus radicaux et qui vont encore chercher davantage à mettre le feu non seulement aux poubelles mais aux édifices publics
00:07ou à piller partout dans notre pays.
00:10Et donc nous qui souhaitons au contraire le retour au calme, la possibilité de la paix civile.
00:16Je suis ici avec Doreen Bregman qui a été adjointe au commerce pendant de longues années à Paris,
00:21qui a visité l'ensemble des commerçants qui ont été victimes de ces exactions du week-end.
00:26Comment voulez-vous que ces gens qui voient la saison de Noël arriver, qui est leur saison pendant laquelle ils
00:32font l'essentiel de leur chiffre d'affaires de l'année,
00:34ne soient pas désespérés de ce qui se passe ? Est-ce que nous voulons connaître un week-end supplémentaire
00:38qui ressemble au week-end précédent ?
00:41La réponse est non. Mais pour cela, il faut une réponse politique. Il faut une réponse sur le fond.
00:46Il faut des gens qui prennent conscience de leur responsabilité.
00:49Ce n'est pas parce que nous sommes à six mois d'une élection présidentielle qu'il faut renvoyer tout
00:53à plus tard.
00:53Il faut agir dès maintenant. Voilà.
00:55Est-ce que les annonces de Laurent Nunez qui parlent d'un dispositif massif pour samedi vous rassurent ?
01:01Je viens de vous dire qu'il y a un problème, un problème simple.
01:06C'est qu'on ne peut pas à chaque fois répondre uniquement par une réponse sécuritaire.
01:12C'est un mouvement social qui est un mouvement puissant, qui est né sur des bases claires.
01:16D'abord les lycéens, les étudiants et ensuite les salariés et les agents du service public.
01:21Ils demandent quoi ? Ils demandent des moyens pour étudier pour les uns.
01:24Pour les autres, ils demandent à pouvoir vivre dignement dans leur travail.
01:27Tant que ces réponses-là ne seront pas apportées, ce mouvement ne s'arrêtera pas.
01:32Et chacun ici le sait.
01:33Et plus il sera poussé à la radicalisation, et plus il se radicalisera.
01:38Et plus il se radicalisera, et plus il faudra mettre de force de l'ordre face à lui pour tenter
01:43d'éviter le pire.
01:44Et donc si nous voulons arriver à quelque chose de propre, il faut que le gouvernement accepte l'idée d
01:50'une désescalade.
01:52C'est simple.
01:53Et la désescalade, c'est d'abord répondre à des gens qui sont en colère et qui demandent des réponses
01:59et qu'on ne leur fait jamais depuis 10 ans.
02:01Ils ont tous manifesté à de nombreuses reprises.
02:04On ne les a jamais écoutés.
02:05Ils ont voté.
02:06Il y a eu une dissolution.
02:07Ils n'ont pas été écoutés davantage, et le nouveau Front Populaire n'a jamais été appelé à gouverner ne
02:13serait-ce qu'une demi-heure,
02:14le temps de prendre une dissolution, de prendre, pardon, une motion de censure.
02:18Et donc chacun comprend bien qu'à force de mépris, il y a des gens qui n'en peuvent plus.
02:24Et moi, je ne suis pas là pour justifier, et je ne le ferai jamais, des violences qui sont impardonnables.
02:30Mais je vois bien qui les pousse aussi à bout.
02:32Et donc j'aimerais que le gouvernement accepte l'idée, enfin, de rentrer dans un dialogue qui permette la désescalade.

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