00:00Je l'ai dit à ce moment-là, comme beaucoup d'entre nous, Mme Habouk. D'abord, un ressenti très
00:05fort pour toutes celles et tous ceux qui ont, comme cette dame, cette pharmacienne, à laquelle vous venez de faire
00:12allusion, tout perdu, en l'espace de quelques minutes, complètement saccagé.
00:18C'est une vie de travail. Donc évidemment, on est tous choqués, très choqués. Un sentiment de honte aussi, un
00:26peu, parce que c'est notre pays. Et je vais vous le dire aussi. Je sais qu'en ce moment,
00:33on est en train d'essayer de chercher les responsabilités.
00:36Un sentiment aussi d'immense gratitude pour nos forces de police et nos forces de gendarmerie, qui étaient en première
00:42ligne, qui visiblement n'ont pas été aiguillonnées là où il fallait, parce que beaucoup se passent désormais sur les
00:49réseaux sociaux et en temps réel, et on aura peut-être l'occasion d'en reparler, parce que c'est
00:53ça aussi ce qui se passe.
00:56Et puis, je voudrais dire aussi que ça a une résonance toute particulière pour nous, Français. Et on va s
01:02'en souvenir. Et il y aura sans doute un avant et un après, quels que soient du reste les évolutions.
01:07On souhaite qu'elles ne connaissent pas les...
01:09Oui, il ne faut pas qu'il y ait un après qui se ressemble à l'avant.
01:11Qu'elles ne connaissent pas les aspects dramatiques que nous avons connus. Mais, bien sûr, on est à six mois
01:16d'un choix dont j'estime qu'il est le plus important, peut-être même existentiel.
01:21Pour le destin du pays.
01:21Pour le destin de notre pays. Donc, évidemment, tout ce qui précède va marquer notre mémoire collective.