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  • il y a 11 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On continue de mesurer et de parler des conséquences de la manifestation qui a dégénéré samedi dernier,
00:06entendant un nouveau appel à manifester, à se rassembler samedi prochain.
00:11Sébastien Lecornu a trouvé un coupable, un coupable tout désigné, c'est l'extrême gauche, l'ultra gauche,
00:16comme il le dit aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
00:19C'est un mode opératoire inédit, dans la manière dont un certain nombre d'attaquants et de personnes violentes
00:26s'y sont pris samedi dernier.
00:28Pour la première fois, on a un mode opératoire.
00:30On l'a vu dès le début du départ du cortège, d'ailleurs de la CGT, à Paris.
00:34On l'a vu à Marseille, dès le matin, où un certain nombre d'individus violents,
00:39de l'extrême gauche radicale et de l'ultra gauche, ont décidé de fonctionner en essaim.
00:45La réalité, c'est que ce mode opératoire, évidemment, il a créé une confusion
00:51dans la manière de gérer l'ordre public tout au long de la journée.
00:54Alors, puisqu'on parle de l'ultra gauche, il y a un militant de cette mouvance
00:57qui a été interpellé aujourd'hui concernant l'incendie de la mairie de Limoges.
01:02C'est un activiste.
01:03Marguerite, du coup, Dumont, bonsoir.
01:05Ça nous permet de s'interroger.
01:07Qui sont ces militants, d'une manière plus générale ?
01:09Alors, tout d'abord, l'ultra gauche, ce n'est ni un parti politique, ni une organisation unique.
01:16C'est une galaxie de courants radicaux, profondément hostiles à l'État et aux institutions.
01:22Ce n'est pas l'extrême gauche électorale, comme la LFI ou encore le NPA, qui, eux, jouent le jeu
01:29des élections.
01:30Le terme, d'ailleurs, n'est pas neuf, d'ultra gauche.
01:32Il est apparu dans les années 20 avec la gauche communiste.
01:35Alors, aujourd'hui, qui constitue l'ultra gauche ?
01:38Ce sont des mouvances sans chef, constituées de profils très variés, souvent difficiles à identifier.
01:43Des militants antifascistes, des anarchistes, des autonomes, des écologistes radicaux, des black blocs,
01:49avec des doctrines et des modes opératoires très différents.
01:53Pour les fractions les plus radicales, le sabotage, la violence et l'affrontement avec les forces de l'ordre
01:59sont revendiqués comme des modes d'action politique.
02:02Au contraire, d'autres militants privilégient l'action directe, oui, mais non violente.
02:07Au total, selon les services de renseignement, on comptabilise aujourd'hui un peu plus de 5000 personnes
02:13rattachées à l'ultra gauche en France.
02:14Merci, Marie-Hélène Dumont. C'est elle qui est à la manœuvre, Victor Hérault ?
02:18Alors, à la manœuvre, c'est compliqué déjà. Il y a des enquêtes qui vont le déterminer.
02:21Je pense que le gouvernement...
02:23Qui la tease ?
02:25C'est compliqué de savoir qui est de la poule ou l'œuf.
02:27On va dire que certains vont dire que c'est la police qui l'a provoqué.
02:29D'autres vont vous dire que c'est l'ultra gauche, c'est l'extrême gauche.
02:31D'autres vont vous dire...
02:32Bon, moi, ce que je dis, c'est qu'il y a assurément, comme dans chaque manifestation,
02:37en marge de chaque manifestation, des éléments d'ultra gauche.
02:40On parle souvent des black blocs qui viennent, je le dis avec des gros guillemets, casser du flic.
02:45C'est leur raison d'être. Ils viennent là pour affronter les forces de l'ordre.
02:48Eux se considèrent comme participants au mouvement social.
02:51Beaucoup de manifestants, certainement, se disent qu'on n'a rien à voir avec ces gens-là.
02:54Et le pensent très sincèrement.
02:55Je pense que là, on confond le gouvernement, d'ailleurs sciemment,
02:59dans une logique un petit peu, comme dire, d'électoralisme,
03:03à trop cibler l'ultra gauche, en disant que ces gens-là ont été responsables de...
03:07Et la France insoumise aussi.
03:08Et la France insoumise, qui n'y est pas pour rien,
03:10parce qu'elle appelle...
03:11Elle est assez floue, la France insoumise, si vous voulez, dans son vocabulaire,
03:13sur la légitimation de la violence qui ne serait pas seulement le monopole de la police.
03:18Loup, malheureusement, elle est claire.
03:19Elle n'est pas claire parce qu'elle essaie de jouer sur la limite.
03:22Le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, dit la violence peut-être légitime.
03:25C'est clair.
03:26Le propos n'est pas complété, là.
03:28Mais de toute façon, c'est pas vrai du tout.
03:31Est-ce que vous êtes proche de la France insoumise, Lola Fleur ?
03:34Moi, je ne suis pas porte-parole de la France insoumise.
03:35Vous avez des candidats de la France insoumise à Paris.
03:38J'étais sur une liste de la France insoumise,
03:40un gagnable dans le 15e.
03:41Mais assumez-le, il n'y a pas de honte.
03:42Ah mais moi, il n'y a aucune honte, ça n'a pas une grande fierté.
03:46Ah non, je ne le cache pas du tout.
03:47Vous êtes solidaire de la phrase de Bali Bagayoko
03:50et qui dit la violence peut-être légitime.
03:52Je suis solidaire de tous les propos de tous les élus de la France insoumise
03:55qui appellent au calme depuis même le début du mouvement
03:57et qui sont présents partout avec nous, étudiants et lycéens.
04:01Est-ce que c'est un propos qui appelle au calme
04:03ou qui peut peut-être légitimer la violence par définition ?
04:06Depuis le début, que ce soit le candidat Jean-Luc Mélenchon,
04:10l'absus révélateur, le président, j'ai failli dire,
04:13et les élus appellent justement au calme.
04:16A cab, ce n'est pas un appel au calme ?
04:17A cab, on peut en parler de A cab.
04:19A cab, ça veut dire...
04:21A cab, ça veut dire...
04:23Bastards, ça veut dire traîtres.
04:25Des traîtres, parce que des traîtres à leur classe.
04:27Non, ils sont des salauds.
04:28Non mais maintenant, je vous le dis, c'est bâtard.
04:31Et bâtard veut dire traître, c'est des traîtres à leur classe
04:33parce que ce sont... Enfin bref, on ne va pas rentrer dans des...
04:35Et c'est vous qui jetez de l'huile sur le feu alors ?
04:37Vous jouez la sémantique.
04:38C'est vous qui jetez de l'huile sur le feu dans les manifestations ?
04:40Enfin, quand je dis vous de manière générale,
04:42les mouvements...
04:42Vous allez...
04:43Vous pensez que les...
04:44Vous allez...
04:45Mais je ne représente absolument pas les filles.
04:46Vous étiez sur la liste et les filles assumées.
04:48Oui, mais non, mais oui, mais je suis là en tant que manifestante.
04:50On a des images de vous avec Sophia Chikirou, avec Jean-Luc Mélenchon.
04:53Ah mais oui, mais moi, il n'y a aucun souci.
04:55Mais je suis en train de dire que...
04:57Mais je ne cache absolument rien.
04:59Je dis juste que moi, en tant que...
05:01Je vous dis, en tant que manifestante,
05:02vous pensez qu'on attend la validation de qui que ce soit
05:05avant d'aller revendiquer quoi que ce soit ?
05:07Vous pensez qu'on a attendu la validation d'un élu
05:10pour aller bloquer notre fache,
05:13pour aller bloquer notre école ?
05:14Vous pourriez vous désolidariser de phrases comme celles de Bani Bagaioco ?
05:16Vous voulez parler de violence ?
05:18Quand on a bloqué Assas,
05:20c'était vraiment hyper pacifique.
05:22On était assis, il y avait des poubelles.
05:23Donc, un groupe d'extrême droite et des militants de l'Uni
05:26sont venus nous jeter des bouteilles en verre.
05:28Est-ce que pour vous, oui ou non, la violence peut être...
05:31Mais je condamne toutes les violences.
05:33J'aimerais que vous fassiez de même.
05:34Mais il n'y a pas de souci.
05:35La violence n'est absolument pas une réponse.
05:36Est-ce que vous condamnez, du coup, la violence aussi de l'État ?
05:39Est-ce que vous condamnez les morts ?
05:40Est-ce que vous comparez la violence physique ?
05:42La violence de l'État et légitimement.
05:44Les pillages, par exemple.
05:45Et puis la violence sociale,
05:47qui, évidemment, mérite d'être une politique.
05:51Mais vous mettez sur le même plan.
05:53Ah oui, pour moi, des personnes qui meurent au travail,
05:55pour moi, c'est très violent, oui.
05:56Vous mettez sur le même plan.
05:57Les revendications sociales et les pillages et les violences physiques,
06:00c'est ça qui est grave.
06:02Moi, j'apporte tout mon soutien à...
06:04À Lola Fleur.
06:05À Lola Fleur.
06:07Devant ce procès d'inquisition, d'inquisiteur,
06:11c'est incroyable de mener une telle charge.
06:14Vous savez, quand un pouvoir est déstabilisé,
06:18c'est toujours classique.
06:19Il faut chercher un ennemi de l'intérieur.
06:21Alors là, vous avez votre petite politique politicienne,
06:24votre bagarre pour 2027.
06:26Donc, c'est et les filles, et les filles, et les filles.
06:29Quand ça ne marche pas, c'est les musulmans.
06:32Moi, j'ai critiqué sa stratégie, justement.
06:35Demain, peut-être, ça sera les frères musulmans ou l'Iran
06:37qui seront à l'origine de ce qui est en train de se passer en France.
06:41Bref, vous cherchez des causes absolument
06:43qui sont étrangères au mouvement.
06:45Les causes de ce mouvement, de cette mobilisation,
06:49c'est Emmanuel Macron.
06:51C'est la politique depuis, non pas 10 ans,
06:53mais depuis 40 ans, 50 ans,
06:56de casse des services publics, de l'école publique,
06:59de l'université, des hôpitaux, de la santé publique.
07:01Et c'est la vie de...
07:03On vit dans une maison de fous.
07:05On nous fait vivre dans une maison de fous.
07:07Et après, vous, politiciens du CERA,
07:09vous vous étonnez qu'il y a une colère
07:11et qu'il y a une rage qui s'exprime.
07:12Eh bien, vous n'avez pas fini de vous étonner.
07:14Parce que si les travailleurs rentrent dans la danse,
07:17les travailleurs d'usines, d'entreprises,
07:19ce n'est pas simplement 500 000 personnes
07:21que vous allez avoir dans la rue.
07:23C'est une grève générale sur les bras
07:24avec des dizaines de millions de travailleurs en grève
07:27et qui vont demander à arrêter les licenciements,
07:30à augmenter les salaires,
07:31à répartir le travail entre tous,
07:32à embaucher les chômeurs.
07:34Et que les riches, les milliardaires,
07:36les actionnaires du CAC 40,
07:37ils payent parce que les retraités, les chômeurs,
07:39et nous, les travailleurs, on en a marre de payer
07:42pour ces gens-là.
07:43C'est ça que vous allez avoir.
07:45Alors, je l'espère bien.
07:46En tout cas, nous, à Lutrouillère,
07:47on met toute notre énergie militante
07:50à militer dans cette perspective.
07:52C'est le 5 novembre qui a un appel, le général.
07:54J'aimerais juste que vous respectiez votre interlocuteur.
07:56Vous dites que je suis un politicien de ces rails.
07:58Oui, c'est vrai.
07:59D'abord, moi, j'ai un métier.
08:00Je ne sais pas si vous en avez un.
08:01Vous êtes avocat.
08:02Ou si vous êtes un représentant syndical à temps plein,
08:04je ne le sais pas.
08:05Non, pas à temps plein.
08:06Très bien.
08:07D'accord.
08:07D'accord.
08:08Vous, vous êtes avocat.
08:09Oui, je suis avocat.
08:10Ouvrier cariste à Stellandis.
08:11Ok.
08:12Eh bien, je respecte le métier de chacun,
08:13mais respectez le mien aussi.
08:14Et deuxièmement, vous êtes un militant politique,
08:16comme moi.
08:17Donc, on a le droit de défendre ses convictions politiques.
08:20Vous avez le droit de défendre les vôtres.
08:21Mais admettez aussi que j'ai le droit de défendre les miennes.
08:23Et ce n'est pas parce que les miennes sont différentes des vôtres
08:25que vous devez me traiter de politicien du serrail.
08:27Vous voyez ?
08:28Ça, c'est de la caricature.
08:29Non, mais c'est de la caricature.
08:30C'est de la caricature.
08:32Et deuxièmement, j'observe effectivement qu'il y a des revendications sociales.
08:35J'ai commencé mon propos ce soir par vous dire
08:36qu'il y avait des revendications sociales.
08:39Mais oui, mais vous n'en parlez pas.
08:39Et qu'Emmanuel Macron était bien responsable de tous les mots.
08:41Mais est-ce que vous pouvez quand même aussi condamner
08:44que des prescripteurs d'opinion,
08:46aussi puissants médiatiquement et politiquement
08:48que Jean-Luc Mélenchon,
08:49que le maire de Saint-Denis
08:50et que tous les affidés de Jean-Luc Mélenchon
08:52qui sont à l'Assemblée nationale,
08:54comme Mathilde Panot et d'autres,
08:56qui sont ambiguës sur la violence,
08:58en fait, ils desservent votre cause.
09:00Parce que le problème,
09:01c'est que sans fermeté républicaine,
09:04avec les pillages,
09:06au fond, on n'entend même plus vos revendications.
09:08C'est-à-dire que la seule question
09:09qui va se poser samedi,
09:10ce n'est plus celle de vos revendications sociales,
09:12c'est ce qu'il va y avoir des pillages.
09:13Vous devriez être les premiers contempteurs,
09:15les premiers critiques de LFI.
09:18Et en réalité, vous vous faites l'esclave,
09:21pardon, je vous le dis entre guillemets,
09:22l'esclave de LFI en disant...
09:24Ça a fait passer au deuxième plan,
09:25ça a fait passer au deuxième plan les revendications.
09:27Non, mais c'est ça.
09:29Et vous gâchez vos revendications sociales.
09:31Mais vous, passez les revendications au second plan,
09:34on peut en parler des revendications.
09:35C'est vous qui décidez de ne pas parler des revendications.
09:38Parlons-en des revendications.
09:39Vous êtes d'accord sur quoi ?
09:40Sur les revendications des lycéens et des étudiants.
09:43Vous êtes d'accord sur quoi ?
09:44Sur ce que vous êtes prêts à les soutenir et à les aider.
09:47Les représentants de la région,
09:48j'ai passé des journées avec des lycéens.
09:50Quand ils nous expliquent qu'il n'y a pas assez de profs,
09:51bien sûr.
09:52Et quand Lecornu, tout d'un coup,
09:53Sébastien Lecornu nous trouve comme par miracle
09:563 000 professeurs qui sont nés en une nuit,
09:59je me dis qu'il y a un vrai problème.
10:01Il y a un problème de commandement,
10:02de la police,
10:03il y a un problème d'organisation de l'administration
10:05à l'éducation nationale,
10:07il y a un problème d'emploi du temps
10:08où les élèves nous disent
10:09on a cours à 8 heures du matin
10:10et ensuite entre 9 heures et 15 heures
10:11on n'a plus cours.
10:12C'est absurde.
10:13Je suis d'accord avec eux.
10:14Quand ils nous disent en revanche
10:15qu'il y a des problèmes de moyens dans les lycées,
10:17je ne suis pas d'accord.
10:18Parce que sur le lycée Paul-Éluard,
10:19celui où votre ami Balibagayoko
10:22chantait et essayait d'attiser l'incendie,
10:25eh bien on a mis 45 millions d'euros
10:27avec Valérie Pécresse
10:28pour rénover ce lycée.
10:30Et malgré ça,
10:31vos amis le détruisent.
10:33Donc 45 millions d'euros,
10:34c'est 45 millions d'euros
10:36d'impôts, d'argent public,
10:38cet argent public
10:38qu'on pourrait justement
10:39permettre de satisfaire
10:41vos revendications sociales.
10:42Ce que Geoffroy Didier dit là,
10:44d'ailleurs vous le savez
10:45en tant que syndicaliste
10:46de lutte ouvrière
10:47et vous en tant qu'étudiante
10:48à Sciences Po,
10:49vous avez appris la politique,
10:51Karl Marx le disait en son temps
10:52en appelant ça
10:53le lumpenprolétariat,
10:54le sous-prolétariat.
10:55C'est-à-dire la racaille
10:56qui utilise la cause
10:57et qui en marge des causes
10:58vient casser,
10:59vient piller
10:59pour s'enrichir
11:01et qui nuit à la cause.
11:02Ça ce n'est pas autre chose
11:03qu'un discours marty.
11:04La racaille vous avez dit.
11:05Karl Marx le disait en ces termes.
11:07C'est de la racaille
11:08qui utilise la cause
11:09sans pouvoir la servir
11:10et qui au contraire
11:12dans une violence illégitime.
11:13Il faut,
11:14et je pense qu'on peut
11:14se mettre d'accord,
11:15tous autour de cette table,
11:16autour d'un constat.
11:17Il y a d'une part
11:18ceux qui sont majoritaires,
11:19les manifestants.
11:20Les manifestants qui déclarent
11:21leur manifestation,
11:22qui l'annoncent à tous,
11:23qui sont dans un cadre légitime
11:25et qui sont engadrés
11:25par les forces de l'ordre.
11:26Ils ont le droit de le faire.
11:27Il y a ensuite
11:28ce que le gouvernement appelle
11:29l'ultra-gauche.
11:30Ceux-là s'organisent entre eux
11:31sur des réseaux
11:32un petit peu obscurs
11:34si vous le voulez
11:34et eux viennent parasiter
11:35cette manifestation-là
11:36pour aller, je l'ai dit,
11:37casser du flic.
11:38Et il y a la troisième catégorie
11:40que sont les pillards
11:41qui, eux, ne sont ni organisés
11:43ni déclarés
11:44ni rien du tout,
11:44qui n'ont aucune lutte
11:45et qui viennent simplement
11:46le soir profiter
11:48du désordre ambiant
11:49pour aller s'enrichir
11:50en pillant des magasins.
11:51Ceux-là ne sont
11:52ni de l'ultra-gauche
11:53ni des manifestants.
11:54C'est une catégorie à part
11:55et c'est un problème spontané
11:56que le gouvernement
11:57n'arrive ni à traiter
11:58ni à cernir
11:59ni à rater.
12:00Un dernier mot.
12:01Vous parlez de la majorité
12:02des manifestants.
12:03Nous sommes en démocratie
12:04mais parlons justement
12:05du coup de la majorité.
12:06Est-ce que du coup
12:07vous êtes
12:07pour les revendications
12:08de cette majorité ?
12:10Moi je suis journée
12:10et je n'ai pas à dire
12:11si je ne suis pas au courant.
12:12Mais ça dépend desquelles
12:12je vous ai dit.
12:12Non mais je dis vous.
12:13Si vous, vous,
12:14je ne me permettez pas
12:16de vous tutoyer.
12:17Certaines méritent
12:18de discuter.
12:18D'autres, à mon avis,
12:19sont illégitimés.
12:20Donc vous êtes pour
12:20l'indexation des salaires.
12:22Vous êtes pour aussi
12:23l'augmentation des salaires.
12:24Vous êtes pour
12:24l'augmentation du SMIC.
12:26Vous pouvez continuer
12:28la discussion
12:28sur les revendications
12:30sociales.
12:30Moi ça m'intéresserait
12:32justement d'avoir
12:32un débat sur les revendications.
12:33Je le veux bien.
12:34Merci.
12:35Justement, on va continuer
12:36d'en discuter cette fois-ci
12:37dans le signé consigné.
12:39Et on va réécouter
12:40le témoignage
12:41de Asia Sana,
12:42propriétaire de commerce
12:44qui était avec nous
12:46tout à l'heure
12:46et qui demande
12:46une pause
12:47dans les manifestations
12:48sur ces huit commerces.
12:49Quatre ont été
12:50totalement pillés
12:51et saccagés.
12:53Pause.
12:53Tant mort pour samedi.
12:56Je sais que ça ne sera
12:56pas écouté,
12:57mais tant mort.
12:58Je veux qu'on vienne
12:59sur la rue Étienne Marcel.
13:00Vous allez comprendre
13:01ce qu'on est en train de dire.
13:02Là, ça va être
13:03les immeubles
13:03qui vont être visités.
13:04...
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