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Le président de l'UDR et maire de Nice Eric Ciotti était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Éric Ciotti.
00:04Bonjour à vous, bienvenue, président de l'UDR et maire de Nice.
00:07Pour vous, la République a vacillé le week-end dernier, Éric Ciotti.
00:11Est-ce que les mesures annoncées par le Premier ministre Sébastien Locornu,
00:14qui sort les grands moyens, dispositifs policiers renforcés,
00:17militaires de la force sentinelle déployés, hélicoptères dans le ciel pour patrouiller,
00:21est-ce que ça peut permettre de ramener le calme samedi ?
00:24Est-ce qu'il n'est pas déjà trop tard ?
00:25En tout cas, je l'espère, nous verrons bien.
00:27Ce qui est sûr, et c'est la première remarque,
00:30c'est que les mesures qui avaient été prises samedi dernier
00:33n'étaient pas proportionnées, n'étaient pas adaptées,
00:37n'étaient pas à la hauteur de la violence que l'on a connue
00:41et de l'ampleur des manifestations.
00:45Naturellement, par manque d'anticipation,
00:47mais aussi par des décisions contradictoires.
00:50Ce que nous avons payé, quelque part, c'est le en même temps macroniste.
00:55J'ai échangé avec beaucoup de policiers, avec beaucoup de préfets.
00:59Ils ont tous été déstabilisés par la prise de parole du président de la République
01:04qui leur a en gros donné des consignes relayées par M. Nunes,
01:08qui en gros n'existent pas dans le dispositif,
01:10qui n'est que le porte-parole de M. Macron,
01:13pour dire, attention, il ne faut pas de vague.
01:18L'empathie face à des casseurs,
01:21c'est la consigne qu'avait donnée le président de la République.
01:24Donc il y a eu moins de force.
01:27Ça a joué, vous pensez ? Ça a désarmé moralement les forces de l'ordre ?
01:29Il y a eu moins de forces, moins de moyens,
01:32et puis on a une gestion de l'ordre public qui était totalement incohérente,
01:36totalement incohérente.
01:37Il y avait, samedi dernier,
01:40il y avait, on dispose aujourd'hui de 170 forces mobiles,
01:46CRS ou escadrons de gendarmerie.
01:49Il y en a eu à peine 70 qui ont été mobilisés.
01:54Donc on était à moins de la moitié des effectifs possibles.
01:58Je prends un exemple à Nice, dans ma ville.
02:00On nous a enlevé une compagnie républicaine de sécurité, la CRS,
02:04un quart d'heure avant le début de la manifestation,
02:07pour la rapatrier en urgence à Marseille,
02:11désorganisation totale,
02:12alors qu'il y avait une CRS au repos à Saint-Laurent-du-Var,
02:16dans le département des Alpes-Maritimes.
02:18J'ai moi-même appelé pour dire, mais activez cette CRS.
02:21Alors, on en a fait venir une autre,
02:23mais ça veut dire que c'est de la désorganisation,
02:26c'est de l'amateurisme.
02:28Les policiers ont manqué de moyens,
02:30ont marqué de grenades, de désencerclements,
02:32ont marqué de lacrymogènes.
02:34Il fallait qu'ils aillent en urgence,
02:36chercher des munitions qui faisaient défaut,
02:38parce que, comme il y avait peu de policiers,
02:41ils ont utilisé pour sortir de nasses
02:46qui les entouraient avec des casseurs ultra-violents.
02:49Donc, il y a un problème de compétence,
02:52il y a un problème de gestion du maintien de l'ordre,
02:54que l'on doit aujourd'hui dénoncer, j'espère.
02:57Donc, c'est le ministre de l'Intérieur que vous pointez du doigt,
02:59Laurent Nouniès, il aurait dû démissionner ?
03:01C'est lui qui est dans cet organigramme,
03:03même si, dans l'État macroniste,
03:05tout vient d'en haut, tout vient de M. Macron,
03:07et la désorganisation vient toujours de M. Macron.
03:10Bien sûr.
03:11Est-ce qu'il y a une différence pour vous
03:12entre ce qui s'est passé le week-end dernier
03:14et les émeutes qui étaient liées à la mort de Noël,
03:16ou même les émeutes des Gilets jaunes ?
03:17C'est quoi la grande différence pour vous, Éric Ciotti ?
03:19Là, on a eu une conjonction un peu de tout cela,
03:24avec, et il faudra que la commission d'enquête,
03:27les commissions d'enquête s'y attardent,
03:30mais il y a sans doute des activistes
03:33qui ont allumé la mèche derrière l'ultra-gauche,
03:38l'extrême-gauche, leur vitrine légale qui est LFI,
03:42et les proxys clandestins violents
03:46qui relèvent quelque part du terrorisme.
03:49Je le dis, et j'ai souhaité, je crois,
03:51avoir été un des premiers à le faire,
03:53à parler de terrorisme,
03:55et on voit bien que ce qui s'est passé à Limoges
03:57est un acte de terrorisme.
03:59Quand on incendie une mairie,
04:02c'est un acte de terrorisme.
04:04Quand on menace de mort des élus,
04:06des grands patrons,
04:08c'est un acte de terrorisme,
04:09relayé par cette sphère de l'ultra-gauche,
04:14y compris médiatique.
04:15Quand Radio Nova porte un message
04:19disant sous pseudo alibi humoristique
04:24qu'il faut tuer des grands patrons,
04:26parce que c'était ça le message,
04:27en donnant l'adresse de leur domicile,
04:30eh bien c'est toute une sphère d'ultra-gauche
04:32qui a fédéré à la fois des réseaux islamistes,
04:37qui a fédéré des mouvements politiques insurrectionnels,
04:43et puis il y a eu aussi ces casseurs
04:48et ces pilleurs qui ont suivi derrière
04:50et qui ont apprécié tout cela.
04:50Et on va revenir sur leur procédé dans un instant.
04:53Donc vous vous dites que vous pointez du doigt
04:54la responsabilité de la France insoumise.
04:56Sébastien Lecornu l'a fait hier à l'Assemblée,
04:58dans un face-à-face avec Mathilde Panneau.
05:00Il lui a notamment demandé de dénoncer
05:02ou de condamner l'incendie de la mairie de Limoges,
05:04ce qu'elle n'a pas fait.
05:05Cela veut dire quoi ?
05:06Bien sûr, la responsabilité de la France insoumise,
05:09elle est immense.
05:11Ils sont là pour déstabiliser le pays.
05:13Mais vous savez, je m'attarderai quelques secondes
05:15sur l'hypocrisie de ceux qui nous gouvernent.
05:18Pourquoi il y a 70 députés de la France insoumise
05:21aujourd'hui à l'Assemblée nationale ?
05:22Parce que le bloc central,
05:25qui va de LR aux amis de M. Lecornu,
05:29se sont désistés pour les candidats
05:31du nouveau Front populaire,
05:32qui était dirigé par LFI.
05:34La réalité, elle est là.
05:36Tous Beaumonde, qui aujourd'hui s'insultent.
05:38Ils étaient tous ensemble aux élections,
05:41alors que nous, nous avions formé,
05:42avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella,
05:45une coalition des droites,
05:48une coalition nationale.
05:50Si nous avions gagné ces élections législatives,
05:53nous sommes très largement arrivés en tête.
05:55Mais il y a eu ce chaos parlementaire,
05:57justement, parce qu'il y a eu l'alliance
06:00de Renaissance, d'Horizon de M. Philippe,
06:04de LR de M. Wauquiez,
06:06avec la gauche.
06:07Donc, n'oublions jamais,
06:08quand on entend ce discours
06:10qui se veut martial de M. Lecornu,
06:13c'est que ce discours,
06:14il ne vaut qu'avant les élections,
06:17mais pendant l'élection,
06:20eh bien, tout ce Beaumonde est uni.
06:21Et c'est pour cela qu'il faut tous les changer.
06:23J'entends Éric Sauty,
06:24mais vous pointez aussi la responsabilité
06:26directement de la France insoumise,
06:28qui jette de l'huile sur le feu.
06:29Bien sûr.
06:30Est-ce qu'il faut aller en justice
06:32pour condamner ces propos ?
06:33C'est pour ça qu'on ne s'allie pas
06:34avec la France insoumise.
06:36On doit faire un cordon sanitaire étanche
06:39contre la France insoumise.
06:41La France insoumise,
06:41c'est une menace contre la République.
06:43Si demain, les insoumis
06:45autour de M. Mélenchon
06:46arrivent au pouvoir,
06:47on basculerait immédiatement
06:49dans un régime autoritaire,
06:51dans une forme de dictature.
06:53Et donc, on ne s'allie pas
06:55avec ces gens-là.
06:56C'est aussi cette leçon
06:58qu'il faut tirer.
06:59Moi, j'ai de la mémoire.
07:00Mais ne croyez-vous pas
07:01que ce chaos qui s'est installé
07:02n'est pas une stratégie en réalité
07:04qui va perler et se poursuivre
07:06jusqu'en mai 2027 ?
07:07C'est naturellement le danger.
07:10On voit bien les dessins
07:11de M. Mélenchon.
07:13C'est pour cela que, face à cela,
07:15nous avons besoin d'ordre,
07:17nous avons besoin d'autorité,
07:19nous avons besoin de nations aussi.
07:21Nous avons besoin...
07:22On a vu cette jeunesse
07:25sans aucun repère,
07:27si ce n'est les repères de la violence,
07:30les codes de la violence.
07:32Il faut redonner à cette violence
07:34et notamment à celle issue de l'immigration
07:39qui était manifestement extrêmement présente
07:43dans les manifestations.
07:44Le préfet des Alpes-Maritimes,
07:46vous avez rappelé, je crois,
07:47tout à l'heure les chiffres,
07:49a indiqué que dans notre département,
07:52un tiers des interpellations
07:54des casseurs, des pilleurs,
07:56sont des étrangers.
07:58Donc là aussi,
07:59nous devons tirer toutes les conséquences
08:02en rompant avec la naïveté.
08:04Cela veut dire qu'il faut plus de nations,
08:07plus d'intégration.
08:08Quand je veux mettre les drapeaux tricolores
08:10dans les écoles,
08:11qui s'y oppose ?
08:12Le ministre de l'Éducation,
08:14macroniste.
08:15Aujourd'hui,
08:16il faut avoir à la fois ce message
08:18et il faut avoir un message
08:19d'extrême fermeté.
08:21Quand on est étranger,
08:22qu'on commet un délit,
08:24qu'on est condamné pour les émeutes,
08:27qu'on est condamné pour avoir pillé
08:29dans un magasin,
08:30eh bien immédiatement,
08:31on doit être expulsé.
08:33Cela doit être la prison et la vie.
08:35Une immense majorité de ceux
08:37qui ont été arrêtés sont français.
08:38Je remercie d'ailleurs
08:38dans les Alpes-Maritimes,
08:39on en a parlé ensemble
08:40et on y a travaillé ensemble,
08:41le préfet des Alpes-Maritimes
08:43qui a indiqué qu'il retirerait
08:45les titres de séjour
08:46aux étrangers qui sont condamnés.
08:48Qui ne quitteront pas le territoire français,
08:50comme vous le savez.
08:51Il restera à les faire quitter le territoire.
08:52Je crois que la volonté de M. Macron
08:55en la matière est assez faible.
08:56C'est pour ça qu'il faut aller très vite.
08:59J'aurais espéré d'ailleurs,
09:00j'ouvre encore une parenthèse,
09:03mais dimanche,
09:03dans ce discours inutile,
09:04M. Macron est un sursaut d'honneur
09:07en disant qu'on ne va pas vivre
09:08six mois comme ça.
09:09On anticipe l'élection présidentielle
09:12en redonnant la parole aux Français.
09:14Vous demandez la démission
09:15d'Emmanuel Macron aujourd'hui, Eric.
09:16Je demande sa responsabilité.
09:18On va vivre six mois difficiles.
09:20On est dans un chaos financier.
09:23On est dans une crise financière
09:25qui a commencé.
09:26Ce matin, les taux d'intérêt,
09:28les OAT à 10 ans,
09:29sont quasiment à 5 points, 5%.
09:32C'est un coût considérable
09:35pour nos finances publiques.
09:36On va avoir aujourd'hui
09:37une spirale,
09:39une boule de neige
09:40qui va creuser les déficits
09:42pour payer la dette,
09:43qui va alourdir la dette
09:45et à nouveau alourdir les déficits.
09:46Donc, on est dans la crise financière,
09:49dans un chaos budgétaire inédit.
09:52Dans une crise sécuritaire aussi.
09:54Dans une crise sécuritaire majeure.
09:56On est dans une crise sociale
09:57où les Français souffrent
09:59d'une baisse massive
10:01de leur pouvoir d'achat.
10:02Alors qu'on va s'engager
10:04les négociations annuelles obligatoires,
10:06les NAO pour les entreprises,
10:08pour éventuellement augmenter les salaires,
10:10parce que l'inflation est désormais
10:12de plus de 3%.
10:13On a un gouvernement
10:15qui prélève encore de l'argent
10:17sur les entreprises
10:18en supprimant les exonérations de charges.
10:21Donc, c'est de l'incohérence totale.
10:23Il faut que ces gens s'anaillent
10:24le plus vite possible.
10:26Il faut un vrai changement.
10:27Et c'est pour cela
10:29que j'ai souhaité cette alliance
10:30avec Marine Le Pen,
10:31parce que le seul changement,
10:34et je le dis, il est là.
10:35Alors, vous irez demain à Matignon
10:37pour discuter avec Sébastien Lecornu,
10:39qui convoque les chefs de parti.
10:41Jordan Bardella et Marine Le Pen
10:43ne diront pas.
10:43Ils ont dit qu'ils se feraient représenter.
10:45Jean-Luc Mélenchon dit
10:46« On va y aller
10:47et on va te pourrir la réunion ».
10:49Je cite ces mots.
10:50Et vous, Éric Setti ?
10:51Moi, je n'irai pas
10:52parce que ces messes
10:54ne servent à pas grand-chose.
10:56J'ai l'habitude de ces discours
10:58où celui qui les tient
10:59s'écoute parler.
11:01Et ça s'arrête à peu près à cela.
11:03Donc, on n'est pas des alibis de communication.
11:06Un de mes députés
11:08du groupe UDR à l'Assemblée
11:10sera présent.
11:11C'est Bartholomé Lenoir, d'ailleurs.
11:13Et pourquoi ce sera lui ?
11:15Parce que c'est lui qui,
11:15depuis deux ans,
11:17député de la Creuse,
11:18alerte sur l'infiltration
11:20de l'ultra-gauche
11:22sur le plateau de Millevaches.
11:24Et il a été caricaturé,
11:26il a été attaqué.
11:27Le ministre ne lui a jamais répondu.
11:30Pourtant, il avait pointé
11:31ces réseaux d'ultra-gauche
11:32qui sont en cause
11:34dans l'incendie
11:35de la mairie de Limoges.
11:36L'homme en garde à vue
11:37fiché, il vient du plateau de Millevaches.
11:39Absolument, il vient de là.
11:39Il vient de ces réseaux
11:40que l'UDR avait dénoncés
11:42depuis deux ans
11:43et qui sont restés
11:46lettres mortes
11:47face à l'inaction du gouvernement.
11:48Éric Sioti,
11:49vous êtes l'invité
11:49de la matinale de CNews et Europe 1.
11:51Est-ce que la réponse pénale
11:52est à la hauteur ?
11:53Hier, nous avions Gérald Darmanin,
11:54un garde des Sceaux,
11:55à votre place,
11:55qui disait
11:56la réponse sera extrêmement ferme.
11:58300 personnes ont été jugées
11:59en comparaison immédiate.
12:00Et visiblement,
12:01il y a beaucoup plus
12:02de peines de prison
12:04avec sursis
12:04que de peines de prison ferme.
12:05On a beaucoup d'exemples
12:07sur des dizaines de condamnations.
12:09Est-ce que les juges
12:11ne tiennent aucun compte ?
12:13Ça, c'est normal,
12:13les instructions du garde des Sceaux.
12:15Mais est-ce que finalement,
12:16la justice ne s'inscrit pas en faux
12:18par rapport à cette volonté
12:20de fermeté affichée, en tout cas ?
12:21Je crois que la réponse pénale
12:23n'est pas adaptée.
12:24Dans une crise de cette ampleur,
12:27de cette violence
12:28qui a sidéré le pays,
12:30qui conduit à un risque
12:32d'effondrement de nos institutions,
12:34on doit avoir
12:35une réponse implacable.
12:37Moi, je crois
12:37à l'exemple,
12:39à la capacité
12:40de dissuasion
12:41de la fermeté.
12:42On a besoin
12:43de retrouver
12:44de l'autorité,
12:45de la fermeté,
12:46de l'ordre
12:46dans ce pays.
12:47C'est tout ce qui a disparu.
12:49Et il faut
12:50qu'il y ait
12:50des instructions pénales
12:52du garde des Sceaux
12:52qui arrivent au parti.
12:54Il dit les avoir données.
12:55Il faut aussi
12:55qu'il l'a dit hier.
12:56Moi, je dis,
12:56il faut que dans ces dossiers,
12:58il y ait même
12:58des instructions individuelles.
12:59quand il y a
13:01des peines
13:01avec sursis,
13:02des rappels
13:03à la loi,
13:04mais tout ça
13:05est ridicule.
13:05Il faut qu'il y ait
13:06des instructions individuelles
13:08du garde des Sceaux.
13:09Il faut que les parquets
13:11fassent appel
13:12lorsque
13:13il y a des décisions
13:14qui sont aussi légères.
13:15Et puis...
13:17Vous voulez des peines
13:18de prison ferme
13:18pour les émeutiers,
13:19Éric Ciotti ?
13:20Moi, je pense
13:20que ça doit être la règle.
13:22Ça doit être, bien sûr,
13:23il y a l'individualisation
13:24des peines,
13:24mais ça doit être la règle.
13:26Alors, face à cela,
13:27on va nous opposer,
13:27notamment la situation
13:29des mineurs.
13:29J'ai échangé
13:30avec le procureur de Nice
13:32qui a fait des audiences
13:33de comparution immédiate
13:34avec des décisions
13:36de fermeté
13:37que je salue
13:40avec une politique pénale
13:42ferme.
13:42Mais il me dit,
13:44et c'est la loi,
13:45qu'il ne peut quasiment pas
13:47y avoir d'incarcération
13:48de mineurs.
13:49Donc, on a
13:50cette problématique
13:50des mineurs
13:51parce que dans
13:52ces casseurs,
13:53dans ces pilleurs,
13:54il y a beaucoup
13:54de mineurs.
13:55Et là,
13:56c'est un problème général,
13:58on l'a vu.
13:58Quelle est la solution ?
13:59On l'a vu.
13:59Il faut supprimer
14:00l'excuse de minorité.
14:02Il faut diminuer
14:03la majorité pénale.
14:04Mais il y aura toujours
14:0520 places en prison.
14:06Quand quelqu'un de 17 ans
14:08agresse un policier,
14:09il doit aller immédiatement
14:11à la casse-prison,
14:12peu importe
14:13qu'il soit mineur.
14:14Après,
14:15vous avez raison,
14:16les places de prison
14:17annoncées par M. Macron
14:18n'ont jamais été construites.
14:20C'est un problème
14:22majeur.
14:22Donc,
14:23il faudra d'urgence
14:24une grande loi
14:25de programmation
14:27sur la sécurité intérieure
14:29et sur la justice
14:30parce que nos policiers
14:31comme nos magistrats,
14:33comme nos capacités carcérales
14:35manquent cruellement
14:36de moyens
14:37pour donner
14:38sur tout le quinquennat
14:39de Marine Le Pen
14:40une visibilité
14:41très forte
14:42pour réarmer
14:44l'État.
14:44Vous savez,
14:45on a divisé par deux
14:46l'effort de protection
14:47dans notre pays
14:48depuis 50 ans.
14:50par rapport aux moyens
14:51qui sont déployés
14:52pour la sécurité,
14:54pour protéger
14:55les Français,
14:55pour la justice,
14:57pour juger
14:57ceux qui ne respectent
14:59pas les lois,
15:01pour assurer
15:02la défense
15:02aussi à l'extérieur
15:03parce que nous avons
15:04beaucoup de menaces extérieures
15:05alors que les menaces
15:06intérieures
15:07et extérieures
15:08ont largement
15:10augmenté,
15:11eh bien,
15:12on a divisé par deux
15:13notre effort national.
15:14À peine 3%
15:15de la richesse nationale
15:16sont consacrés
15:17à la sécurité,
15:18à la justice
15:19et à la défense.
15:20C'était 6%
15:21au moment
15:22où le président
15:23de la République
15:24était le général de Gaulle.
15:26Un autre temps,
15:27j'en conviens,
15:27mais quelques chiffres.
15:29Aujourd'hui,
15:30si on enlève
15:31les pensions
15:31de retraite
15:32et les salaires,
15:33le budget
15:34du ministère
15:35de l'Intérieur,
15:36c'est moins de 5 milliards
15:37d'euros
15:38pour notre police,
15:39pour notre gendarmerie,
15:41c'est-à-dire
15:42que c'est 4,
15:43quand on dépense
15:441 000 euros
15:44d'argent public,
15:46eh bien,
15:46il y en a à peine 4
15:47pour la sécurité.
15:49Voilà la réalité.
15:50On entend beaucoup
15:51de grands discours
15:51quand il y a des crises,
15:52mais il faut programmer,
15:54il faut anticiper
15:55et il faut le faire
15:56sur le moyen et le long terme.
15:57Rapidement,
15:58Éric Sotis,
15:58est-ce que vous voterez
15:59d'ailleurs le projet
15:59de budget 2027
16:00du gouvernement ?
16:01Est-ce que vous abstiendrez ?
16:02Sans sûr ?
16:02Non, je ne voterai pas
16:04ce budget.
16:05Pas de sûr non plus.
16:05C'est un budget
16:06où il n'y a pas
16:07d'économie suffisante
16:08et où il n'y a encore
16:10que des réponses
16:11fiscales,
16:12d'impôts.
16:13C'est toujours
16:14la réponse identique
16:16du gouvernement.
16:16Plus d'impôts,
16:18plus de normes
16:18et jamais d'économie.
16:20Mais pas de censure
16:21pour ne pas rajouter
16:21du chaos au chaos ?
16:22Moi, je ne m'interdis rien.
16:25Il y a des lignes rouges,
16:26notamment lorsqu'on veut
16:28faire les poches
16:29des retraités,
16:29des entreprises,
16:30de ceux qui travaillent.
16:32Il faut inverser
16:33la problématique
16:34dans ce pays.
16:34Il faut que ceux
16:35qui travaillent gagnent plus
16:36et il faut que ceux
16:38qui ne travaillent pas
16:39soient incités
16:40à aller vers le travail
16:41et ne soient pas payés
16:42par la solidarité nationale,
16:44ce qui est le cas aujourd'hui.
16:45Voilà, moins d'alloc
16:47de la part de l'État
16:48et plus de moyens
16:49pour nos policiers.
16:50Vous avez évoqué
16:50votre alliée Marine Le Pen
16:52dans le dernier sondage
16:53IFOP fiducial
16:54publié par Le Figaro.
16:55Elle monte encore
16:56de deux points.
16:57Le sondage le donne
16:57aux alentours de 38%.
16:59Elle l'emporterait
16:59dans absolument
17:00tous les quatre figures.
17:02L'autre fait notable,
17:02c'est l'effondrement
17:03d'Édouard Philippe
17:04et le fait que
17:05Jean-Luc Mélenchon
17:05ne bouge pas.
17:07Son socle électoral
17:08est extrêmement solide.
17:09Quelle conclusion
17:09vous en tirez ?
17:10La conclusion,
17:11c'est qu'il faut tous
17:11se rassembler
17:12autour de Marine Le Pen
17:13et je le dis
17:14à tous mes amis de droite.
17:17Je leur dis...
17:18À qui ?
17:18À Bruno Retailleau ?
17:19À David Lissard ?
17:19À Bruno Retailleau ?
17:20À David Lissard.
17:21Leurs candidatures
17:22sont désormais
17:23des candidatures
17:23de témoignage.
17:24Ils ne peuvent pas
17:25gagner l'élection présidentielle.
17:27Ils ne peuvent pas
17:28gagner l'élection présidentielle.
17:29Donc, il faut
17:30qu'ils reviennent vers nous.
17:32Il faut qu'ils participent
17:33à cette alliance.
17:34Le moment est grave.
17:35Nous sommes
17:36comme en 1958.
17:37Tout s'effondre.
17:38Il faut redresser le pays.
17:40C'est pour ça
17:40que dès 2024,
17:42j'ai voulu cette alliance.
17:43J'ai des différences
17:44avec le Rassemblement national.
17:45Je ne viens pas
17:46de cette famille.
17:47Je viens de la famille gaulliste.
17:48Mais je pense aujourd'hui
17:50qu'il faut que les patriotes
17:51se rassemblent,
17:53s'unissent
17:53parce que là,
17:54il est essentiel.
17:55Il faut leur demander
17:55d'abandonner leur candidature ?
17:56Oui.
17:57Seule Marine Le Pen
17:58peut gagner
17:59l'élection présidentielle.
18:01Autrement,
18:01nous aurons
18:02une ressucée
18:03d'une gauche
18:05impuissante,
18:06immobile.
18:06Je mets M. Macron
18:07dans la gauche
18:08impuissante et immobile.
18:09Il vient de là d'ailleurs.
18:11On aura ce pouvoir
18:12qui ne décide pas,
18:13qui a ruiné le pays
18:16économiquement,
18:17moralement,
18:18au plan sécuritaire,
18:20au plan migratoire.
18:21Donc le moment est venu,
18:22l'urgence de la situation.
18:24Appel à ce qu'on se rassemble.
18:26Alors,
18:26je ne sais pas
18:27si les candidats
18:27écouteront cet appel,
18:29sans doute pas.
18:30J'en doute.
18:30J'en doute.
18:31Je vous fais le pari ici
18:32qu'ils ne seront pas
18:33à tout cela
18:33le moment venu.
18:35Il y aura sans doute
18:35un rassemblement
18:36de survie,
18:37une bouée de sauvetage,
18:39de ce bloc central
18:40qui pourtant
18:41est en train
18:41de couler la France.
18:42Et c'est ça le piège.
18:44Je dis aux Français,
18:45ne tombez plus
18:46dans ce piège.
18:47Ils y sont tombés
18:48en 2024.
18:49On voit
18:49le chaos parlementaire.
18:50Marine Le Pen
18:51n'a jamais tendu la main
18:52à cette droite-là.
18:53Mais bien sûr
18:54qu'elle a tendu la main.
18:55J'en suis l'exemple.
18:56J'étais président
18:57des Républicains,
18:58le parti de la droite gaulliste.
19:01On a fait cette union
19:02avec Marine Le Pen.
19:03Quelques-uns
19:04nous en ont empêché.
19:05Monsieur Larcher,
19:06Monsieur Wauquiez,
19:07Monsieur Copé,
19:08tous les faux soyeurs
19:09de la droite française.
19:11Elle a tendu cette main.
19:12Et aujourd'hui,
19:13bien sûr,
19:14elle parle
19:14à tous les Français
19:15parce qu'elle est en situation
19:17de devenir
19:17la présidente de la République.
19:18Mais ne nous trompons pas
19:19de combat.
19:20Il n'y a pas 12 choix possibles.
19:22Il y en a deux.
19:24Soit Marine Le Pen
19:25pour redresser
19:26un pays qui sombre,
19:27soit la poursuite
19:28du chaos,
19:29du déclin
19:30et de l'effondrement.
19:31Il n'y a pas l'hypothèse
19:31de Jean-Luc Mélenchon
19:32dans ce que vous nous dites
19:33ce matin, Eric Sotty.
19:34C'est naturellement
19:34l'hypothèse à éviter.
19:36C'est le danger
19:37à éviter.
19:39Une dernière question
19:39concernant CNews
19:41européen et le JDD
19:42dont les locaux,
19:42vous le savez,
19:43ont été attaqués
19:43samedi dernier.
19:4525 personnes
19:45ont été placées
19:46en garde à vue.
19:46Il nous a confirmé
19:47le garde des SOS hier.
19:49La liberté de l'expression,
19:51la liberté de la presse
19:51n'est donc pas garantie
19:52dans notre pays ?
19:53Non, elle n'est aujourd'hui
19:55et puis j'ai l'impression
19:57que cette liberté,
19:59selon d'où elles viennent,
20:00ne reçoit pas
20:01la même protection.
20:03Voilà, il y a aujourd'hui
20:04des journaux
20:05ou des radios
20:07comme Radio Nova
20:09qui peuvent dire
20:10des ignominies à l'antenne
20:11financées par l'ultra-gauche
20:14de M. Pigasse
20:15et il n'y a aucune réaction,
20:17aucune.
20:18J'attends,
20:18j'ai saisi l'Arcom
20:19sur ces dérives.
20:21Il y a des messages
20:23sur le service public
20:25qui sont une véritable propagande
20:27pour l'extrême-gauche,
20:28notamment sur Radio France.
20:31Ça ne préoccupe personne.
20:33Et puis,
20:33il y a des attaques
20:34contre des médias
20:35qui ont des voix différentes
20:38du concert ambiant
20:40du pouvoir
20:41et qui, eux,
20:42sont des cibles,
20:43qui sont des cibles
20:44des institutions
20:45et sont assez peu protégées
20:47et je le dénonce.
20:48Merci beaucoup,
20:49Éric Ciotti,
20:49d'être venu ce matin
20:50dans la matinale
20:51sur CNews et sur Europe 1.
20:52Bonne journée à vous.
20:53Sous-titrage Société Radio-Canada
20:54Sous-titrage Société Radio-Canada