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Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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Transcription
00:00Est-ce que c'est le midi ? Le zapping RMC.
00:03On commence ce zapping avec un extrait des GG.
00:06En plein chaos, Emmanuel Macron est parti dans les pays du Golfe.
00:10Est-ce que c'est scandaleux ?
00:11Le président de la République est sous le feu des critiques depuis son départ.
00:14Pour les pays du Golfe, le Koweït, le Qatar, aujourd'hui, au lendemain du week-end de pillage.
00:19Et pour Charles Consigny, l'avocat des GG, Emmanuel Macron a pris la bonne décision.
00:24Moi, je ne suis pas choqué, honnêtement, qu'il soit allé en plus en pleine crise des carburants,
00:28chercher de l'essence dans les pays qui peuvent nous en donner.
00:31Surtout que ça a été efficace.
00:32Je pense que ce n'était pas indispensable d'aller voir Céline Dion avec...
00:36Mais c'était la veille !
00:37La veille de...
00:39Bon, ce n'était pas indispensable.
00:40C'était rien passé encore.
00:41Oui, mais moi, tu vois, j'avais planqué mon scooter, par exemple.
00:44Donc, j'étais au courant qu'il y avait des risques.
00:47Donc, à sa place, je me serais abstenu de cette énième mondanité.
00:52Surtout qu'elle revient, en plus, en printemps prochain.
00:55Absurde, mais en revanche, aller dans le Golfe chercher du diesel, oui.
00:58Oui, c'était, on va le rappeler, il est parti dans le Golfe chercher des promesses,
01:03des engagements de livraison de diesel pour assurer l'approvisionnement de la France en carburant ces prochains mois.
01:10Est-ce qu'il a eu raison de maintenir ce déplacement à l'étranger, Karine Galli ?
01:12Plutôt oui, vu le but de ce voyage.
01:15De toute façon, quoi qu'il fasse, il y a une telle fronde que ce n'est jamais ce qu
01:19'il faut faire.
01:20Il y a eu les émeutes de samedi et de dimanche, parce qu'en fait, au final, ça n'a
01:24pas été que samedi.
01:25Ça a aussi commencé et continué dimanche.
01:28Il y avait un voyage qui était prévu.
01:30Il y a une problématique qui est aussi, évidemment, le prix de l'essence.
01:33Donc, ce voyage-là ne me choque pas du tout.
01:36Ça n'a rien de plaisant.
01:37C'est dans le cadre de ses fonctions de président de la République
01:40et de tentatives de faire avancer le problème du prix du carburant.
01:44Donc, oui, il n'y a pas de quoi être choqué.
01:46Pas de quoi être choqué, Ilan Gabet ?
01:48Moi, de toute façon, je veux qu'il parte et s'il veut rester au Koweït.
01:53Quand il part à l'étranger, il reste président de la République.
01:56Il revient à priori.
01:58Il va rentrer aujourd'hui.
01:59Il reste au Koweït, il est très bien là-bas.
02:01De toute façon, je n'attends rien de lui.
02:02Je ne pense pas qu'il va régler la crise politique.
02:04Mais il y a une question de Saint-Mole.
02:06Il a pris la parole dimanche soir.
02:07C'était solennel.
02:07Une allocution, 16 millions de Français qui regardent la télé
02:10pour dire, en effet, pas grand-chose.
02:11Et le lendemain, il prend l'avion pour l'étranger.
02:13C'est le soir même.
02:14Il a pris l'avion dimanche soir.
02:15Pardon, il est hors sol.
02:16Il est complètement hors sol.
02:18Quand vous connaissez les coulisses de ce type de voyage,
02:20vous savez pertinemment que ça a été organisé, anticipé.
02:23La décision qui a été prise, évidemment, sur ce diesel,
02:28s'était prise avant.
02:29Il aurait pu envoyer son ministre de l'économie.
02:31Qu'est-ce qu'un VRP, chef de l'État,
02:34à un moment où on est en plein ou au bord du chaos,
02:37va faire là-bas ?
02:38C'est une vraie question.
02:40Aujourd'hui, franchement, il y a une crise.
02:42Il faut la régler.
02:43Quel intérêt d'aller là-bas ?
02:45C'est un VRP à deux balles.
02:46Moi, j'appelle ça un peu comme ça.
02:47Une espèce de commercial qui va juste faire de la figuration.
02:51Ça fait partie de la diplomatie.
02:52Il a aussi montré que le chef de l'État français se déplace au Koweït.
02:56On aurait dit qu'il ne se déplace même pas en personne.
02:59Il ne prend pas la mesure de la gravité.
03:01Au lieu de se déplacer lui-même, il envoie juste un ministre.
03:04Dans tous les cas, il n'y aurait pas eu la bonne solution.
03:06Mais pourquoi aller dans les Émirats alors qu'on a du pétrole, du gaz ?
03:09Avec les Algériens, il suffirait d'aller les voir.
03:12Je crois qu'entre la France et l'Algérie, ça ne se passe pas très bien.
03:14Mais si, justement, c'est le rôle d'un président de comprendre qu'aujourd'hui,
03:17si on veut augmenter le pouvoir d'achat des Français,
03:19il va falloir un moment regarder là où on peut avoir un pétrole et un gaz moins cher.
03:24Franchement, aujourd'hui, c'est une vraie question.
03:27C'est-à-dire que, et là, ça a du sens qu'un chef de l'État se déplace.
03:30Parce que la portée symbolique d'un déplacement en Algérie,
03:34plutôt que dans les Émirats-Unis, pardon, elle est quand même énorme.
03:38La vraie question, c'était le timing.
03:39Il aurait pu annoncer au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, dire...
03:43Ils ont la télé, ils savent ce qui se passe en France.
03:45Leur dire, vous avez vu ce qui s'est passé ce week-end.
03:47Désolé, je viendrai que dans quelques semaines.
03:48Il aurait pu décaler, en tout cas, ce déplacement.
03:51Il ressortait de son discours de dimanche qu'en fait, il confiait les tâches françaises au gouvernement.
03:56Et qu'il se débarrassait de tout et qu'il allait gérer la diplomatie.
03:58Donc finalement, c'est ce qu'il fait.
04:00Mais de toute façon, on n'attend rien de lui pour gérer...
04:01Est-ce que c'était la bonne décision ?
04:01C'est le gouvernement qui est censé gouverner de toute façon.
04:04Et vous savez très bien que le gouvernement ne peut plus gouverner.
04:06De toute façon, il n'y a pas de majorité.
04:08Donc Emmanuel Macron qui reste là à Paris, ça change quoi ?
04:12Rien !
04:13Parce que de toute façon, potentiellement, le week-end prochain, il y aura à nouveau du caillassage, du malheureusement...
04:21Des lacrimaux ?
04:23Non mais il va y avoir un épisode de ce moment.
04:25Jusqu'à la fin de son quinquennat, il ne va plus partir de la France.
04:30On va en parler de samedi prochain parce que justement, on va écouter un autre extrait des GG.
04:34Vous savez que le RAID, la BRI, le GIGN, l'opération Sentinelle seront déployés samedi prochain pour les prochaines manifestations.
04:41Est-ce que ça vous rassure ?
04:43Le gouvernement dégaine un arsenal XXL pour la manifestation du 24 octobre.
04:47Dispositif qui ne convainc pas du tout Abel Bowie, l'éducateur des GG.
04:52Moi, ce qui me fait rire, c'est qu'on est toujours dans le même cycle mortifère.
04:55C'est-à-dire que quand il se passe un drame, c'est quoi ?
04:57Drame, indination générale, discours de cow-boy politique, plus jamais ça.
05:03Et on se donne rendez-vous au prochain drame.
05:05Donc là, on est dans l'épisode des musclores où effectivement, on annonce les gros bras.
05:09Ça me fait penser un petit peu quand on avait annoncé le dispositif des opérations Placnet.
05:13Donc comment vont réagir les casseurs ?
05:15Évidemment que ça va bien se passer parce qu'ils ne vont pas prendre le risque d'envoyer leurs troupes
05:19face à tout ce dispositif.
05:21Le gouvernement va se réjouir du fait que la situation s'est calmée.
05:25Et ça reprendra à un autre moment, dans un mois, dans deux mois, dans trois mois.
05:30Il est optimiste Abel Bowie.
05:31Quand tu dis ça va bien se passer samedi, tiens, Hélène Gabet.
05:34Non, moi, je ne pense pas du tout parce qu'on a très bien vu pendant les émeutes après le
05:38meurtre de Naël
05:39que le règne n'est pas formé au maintien de l'ordre.
05:41Ils avaient des fusils spéciaux qui n'étaient pas mortels, mais qui étaient hyper...
05:46Je ne me souviens plus comment ça s'appelle, mais qui étaient hyper blessants,
05:50qui causaient des blessures graves.
05:51Il y a des policiers qui ont été mis en examen.
05:53En fait, ils ne sont pas formés.
05:54Donc ça sert à quoi d'envoyer des policiers qui ne sont pas formés au maintien de l'ordre faire
05:57du maintien de l'ordre ?
05:58Ça va forcément dégénérer.
05:59Il va forcément y avoir un drame.
06:01Et dimanche, on dira...
06:03Juste, on remet dans l'ordre.
06:04Ce qui fait dégénérer, ce n'est pas le raid au dégénère.
06:06C'est les casseurs et les pilleurs.
06:08C'est ça qui fait dégénérer les événements.
06:09Ce que je veux te dire, c'est que ce n'est pas en envoyant le raid qui n'est
06:11pas formé au maintien de l'ordre
06:12qu'on va régler le problème.
06:13Au contraire, on va en causer un plus grave.
06:15On verra dimanche.
06:16La vraie question aujourd'hui, c'est de savoir, est-ce qu'il y a un chef, est-ce qu
06:19'il y a un pilote dans l'avion du gouvernement ?
06:22Est-ce qu'aujourd'hui, ce type de décision va pacifier la situation samedi prochain ?
06:28Tous les Français aujourd'hui n'ont qu'une envie, c'est que ça se calme.
06:31Qu'on soit vraiment dans une logique, une dynamique de pacification.
06:35Là, en l'occurrence, le raid, on connaît effectivement, pour avoir fait quelques reportages avec eux,
06:40je peux vous garantir que quand ils arrivent quelque part, c'est sûr qu'ils vont faire peur.
06:44La vraie question, ce n'est pas de faire peur une population qui manifeste.
06:48500 ou 800 000 personnes qui manifestent.
06:50On ne parle pas des manifestants, là.
06:51C'est précisément pour ça que je vais le dire.
06:53Je vais en venir à ça.
06:55C'est-à-dire, effectivement, aujourd'hui, sortir les unités d'élite, sortir l'armée dans les rues,
07:01ça ne vous rappelle rien ?
07:02C'est l'opération Sentinelle, qui est déjà déployée aujourd'hui.
07:05Si, c'est l'armée.
07:05Oui, mais aujourd'hui, elle est déjà dans les rues.
07:07Vous allez dans une gare, vous allez devant un lieu public,
07:10où vous croisez des soldats dans les rues aujourd'hui.
07:12Est-ce que vous avez tenté une seule fois de discuter avec les militaires ou les policiers de Sentinelle ?
07:23Jamais.
07:24Avant, on avait de la police de proximité.
07:25Il y avait des vrais rapports, des échanges, du dialogue, une vraie connaissance mutuelle.
07:29Là, eux, ils patrouillent, ils ne parlent jamais.
07:32Or, si, quelquefois, on les voit dans les boulangeries,
07:34parce qu'ils font leur travail, ils ne font pas le matin de l'ordre.
07:36Mais encore une fois, oui, sauf qu'on a besoin à un moment
07:39de réconcilier la police, garante de la démocratie.
07:43Mais là, ce n'est pas ce qu'on va réconcilier la police et les casseurs.
07:45Mais non, encore une fois, les casseurs, on sait pertinemment que c'est de l'information.
07:49C'est le service de renseignement qui doit être beaucoup plus fort aujourd'hui.
07:54On a failli à ce niveau-là.
07:56On a fait croire aux Français qu'on ne savait rien.
08:00Les boucles, aujourd'hui, la vraie question,
08:02c'est est-ce qu'on est encore capable de dire à Telegram ?
08:05Pas de soucis.
08:07Continuer.
08:08En effet.
08:08Oui, mais en même temps, ça sert au renseignement.
08:10En théorie, le renseignement doit être capable d'aller sur Telegram.
08:12Est-ce qu'on a l'autorisation légale de le faire ?
08:14C'est très compliqué, mais en attendant.
08:16Oui, mais le gouvernement a reconnu, Laurent Nunez, Sébastien Lecornu,
08:19qu'ils avaient mal anticipé,
08:21qu'il n'y avait pas assez de policiers dans les rues
08:23samedi prochain, samedi dernier, je veux dire,
08:25et dimanche dernier.
08:26Est-ce que là, ça rassure de se dire,
08:28bon, là, on sort les muscles,
08:29on parle de la BRI, du RAID, du GIGN,
08:31de l'opération Sentinelle.
08:32Et là, ça va être a priori dimensionné pour ce week-end.
08:35Il n'y a rien de rassurant.
08:37C'est-à-dire que moi, en tant que citoyenne,
08:39évidemment, jamais je ne mettrai un pied dans les rues de Paris.
08:41Et je vais juste espérer pour tous les commerçants
08:44qu'ils ne soient pas victimes, une nouvelle fois, de saccages.
08:47Mais voilà, c'est juste de l'espoir.
08:49Là, c'est ce qu'on allait faire, là, côté gouvernement.
08:49C'est juste de l'espoir.
08:51Mais non, mais de toute façon,
08:53face à des casseurs, des pilleurs,
08:55des gens qui sont déterminés,
08:57il n'y aura pas de réponse.
08:59Parce que sinon, on peut aller dans une...
09:01Oui, mais le problème...
09:02Là, ils ont profité du fait
09:03qu'il n'y avait pas assez de policiers pour tout casser.
09:05Mais Charles, moi, quand j'entends à chaque fois
09:07qu'il n'y a pas assez de policiers, ça me rend dingue.
09:08En fait, c'est le monde à l'envers.
09:10C'est comme, par exemple,
09:10quand vous allez au stade et que ça dégénère
09:12et on dit qu'il n'y avait pas assez de CRS
09:14qui étaient envoyés sur une manifestation
09:16ou sur un événement sportif.
09:18Mais on est chez les fous, en fait.
09:20Dans un monde normal, ça ne doit jamais arriver
09:22qu'il y ait des dizaines de milliers de CRS
09:25qui soient présents pour assurer la sécurité.
09:27Je veux dire, des gens déterminés à tout casser...
09:29Là, c'est le réel, Karine.
09:31Oui, mais des gens déterminés à tout casser.
09:32Le rôle de la police, c'est que les commerçants
09:33puissent ouvrir samedi.
09:34Ils arriveront toujours à casser.
09:34Et vous savez très bien que la peur absolue,
09:37c'est qu'il y a en plus un mort
09:38dans le cadre des manifestations.
09:41Alors, il y a eu un mort,
09:42mais malheureusement, a priori,
09:43c'est quelqu'un qui a été victime d'un arrêt cardiaque.
09:46Donc, ce n'est pas une bavure ou quoi.
09:48Mais c'est ce que tout le monde craint.
09:50Donc, effectivement, on veut éviter ça à tout prix.
09:53Est-ce qu'il ne faut pas augmenter le nombre de policiers
09:56en amont sur le renseignement ?
09:58Le travail de renseignement.
10:00On sait aujourd'hui qui sont les casseurs,
10:03d'où ils viennent.
10:04Normalement, puisqu'on a encore une fois
10:06des policiers aguerris,
10:08en tout cas sur le renseignement,
10:10là, ils ont failli.
10:11Pourquoi ?
10:11Peut-être parce qu'en haut,
10:12on ne leur a pas donné les ordres.
10:14Évidemment que la réunion avec les syndicats
10:16aujourd'hui à Matignon est importante
10:18parce que c'est ça qui va forcément pacifier la situation.
10:21S'il pouvait y avoir des appels au calme
10:22de tous bords aussi d'ici le samedi.
10:24Mais c'est déjà le cas.
10:25C'est déjà le cas.
10:25Moi, je n'ai pas entendu un seul leader politique
10:28appeler à la violence.
10:29Pas appeler à la violence,
10:30mais être beaucoup plus clair,
10:32en tout cas, on va le dire comme ça,
10:33dans les condamnations.
10:34Qui alors ?
10:34Qui n'est pas clair ?
10:35On ne va pas ouvrir ce débat maintenant.
10:37Mais tiens, j'ai une autre question pour vous
10:38qui s'est posée tout à l'heure dans les GG.
10:40Est-ce que vous seriez prêt à envoyer vos vidéos,
10:43les vidéos que vous avez tournées avec vos téléphones,
10:45les vidéos des pillages aux autorités ?
10:47Pour identifier les pilleurs du week-end dernier
10:49et faire avancer les enquêtes,
10:50la préfecture de police de Paris
10:51a ouvert une grande plateforme
10:53pour que les citoyens, les témoins
10:55puissent y déposer leurs vidéos
10:56et aider les enquêteurs.
10:57Une très bonne idée pour Joël Lagosseri,
10:59la coach de vie des GG.
11:02Il y a eu beaucoup, beaucoup de vidéos,
11:04des voisins, des gens qui étaient dans les manifs,
11:06je n'en sais rien, des commerçants, etc.
11:08Et il faut retrouver ces gens.
11:10Enfin, je veux dire,
11:10ils ne peuvent pas continuer d'être dans la nature.
11:12Il y en a certains qu'on a attrapés,
11:13mais il y en a certains
11:14qui sont tranquillement à la maison, au chaud.
11:16Et j'espère que les vidéos qui vont être partagées
11:18vont pouvoir aider à l'enquête
11:20et à retrouver ces personnes.
11:22Non, je trouve qu'on doit tous collaborer
11:24dans le même sens.
11:25Ce qui s'est passé ce week-end,
11:27c'est inadmissible,
11:28c'est inadmissible.
11:29Et je trouve que l'idée est plutôt bonne.
11:32Eh ben tiens,
11:32Ilan Gabet,
11:33Maura Daïta Bush,
11:34vous avez tous les deux
11:35tourné des images ce week-end.
11:36Est-ce que vous seriez prêt
11:37à les envoyer à la préfecture de police ?
11:39Si vous avez été témoin de pillage,
11:40je ne sais pas si vous étiez
11:41dans le cortège ou pas.
11:42On peut envoyer les images
11:43de violences policières aussi ?
11:44Oui, mais là, c'est pas l'objet.
11:45Ah, mais j'en ai pas mal, moi,
11:46des images de violences policières.
11:47Elles tournent aussi sur les réseaux.
11:48Et il y a des enquêtes de l'IGPN.
11:50Pourquoi est-ce que ça n'intéresse pas
11:51la police autant que ça intéresse
11:52sur les pillages ?
11:53C'est vrai.
11:54On peut peut-être les envoyer
11:55sur cette plateforme.
11:56Ah, je pense pas.
11:56Je pense qu'on va être bien reçu.
11:58Ilan, je vais vous poser
11:59la question directement.
12:00Est-ce que vous avez filmé
12:00des pillages ce week-end ?
12:01Non, parce que moi,
12:02je m'intéresse sur ce qui se passe
12:04sur le maintien de l'ordre.
12:05C'est ça qui m'intéresse.
12:06Pourquoi il n'y a qu'une partie
12:07qui t'intéresse ?
12:07Quand il y a un pillage,
12:08vous ne filmez pas.
12:08Je ne suis pas CENU,
12:09ce n'est pas mon travail.
12:11Justement, il y a raison.
12:12C'est de filmer ce qui se passe.
12:12Moi, je suis journaliste.
12:13Ah oui, mais ce qu'ils sont passés,
12:14les pillages.
12:15Non, mais encore une fois.
12:16J'ai filmé quelques images aussi.
12:17Mais moi, ce qui m'intéresse aussi,
12:18c'est de montrer la réponse de l'État.
12:20Parce que moi,
12:20ce qui m'intéresse,
12:21c'est la politique.
12:22Et c'est la réponse politique
12:23qui apporte l'État
12:24aux manifestations
12:25qui m'intéresse.
12:25Et c'est pour ça que je filme ça.
12:26Moi, je suis journaliste.
12:27Je suis observateur.
12:29J'ai filmé.
12:30Ce que j'ai filmé,
12:31je l'ai contextualisé
12:33dans des postes que j'ai faits
12:34sur différents réseaux sociaux.
12:36Parce qu'en tant que journaliste,
12:38éthiquement,
12:39je n'ai pas, moi,
12:40à donner non seulement
12:41mes images,
12:42mes sources, etc.
12:43Ben non.
12:44Sinon, c'est la fin.
12:45Oui, mais en les mettant en ligne,
12:46les enquêteurs y ont accès.
12:48Encore une fois,
12:48j'ai des images
12:49que je n'ai pas mises en ligne
12:50pour de multiples raisons.
12:51J'en ai,
12:52et j'ai été, moi, sidéré
12:53de voir des jeunes cagoulés
12:56tous en noir
12:57avec des vies libres
12:57probablement volées
12:58qui, et je les ai vus
13:00faire des actions flash,
13:02arriver, piller, repartir, etc.
13:05J'ai surtout,
13:05et là, Ilan a parfaitement raison,
13:07j'ai vu l'absence de policiers.
13:09J'ai vu aussi
13:10des pompiers acclamés.
13:11J'ai vu tout un tas d'actes.
13:13Et la Marseillaise,
13:15tout ça, je l'ai montré.
13:16Parce que dans un contexte...
13:17Oui, mais Morad,
13:17quand on est témoin d'un délit...
13:19Non, je ne donnerai pas mes vidéos.
13:21Mais quand on est témoin
13:22d'un crime ou d'un délit,
13:23c'est important de participer à l'enquête.
13:24Je suis journaliste,
13:25je réponds,
13:27qu'en tant que journaliste,
13:28aujourd'hui,
13:28j'ai une éthique,
13:29une déontologie.
13:30Autrement, c'est la fin de tout.
13:32C'est-à-dire qu'en fait,
13:33tous vos contacts,
13:34tous vos sources, etc.
13:35vont demain être en garde à vue, etc.
13:38Non, je ne suis pas collabo.
13:40Je suis journaliste.
13:41Je suis là, moi,
13:42pour documenter une période.
13:45Parce que le 17 octobre,
13:47ce qui s'est passé
13:47est une période qui,
13:49pour moi,
13:49en tant que journaliste,
13:50était importante.
13:51Pourquoi aller sur le terrain ?
13:52Pour comprendre,
13:53pour documenter
13:54et pour demain,
13:56avoir, voilà,
13:57des réflexions comme celle-ci.
13:58Je vais chercher un peu de soutien
13:59auprès de Karine Galli.
14:00Mais je n'ai aucune vidéo, moi.
14:01Non.
14:02Moi, je ne suis pas allée
14:02dans les cortèges, vous voyez.
14:04J'ai regardé 100 colliers,
14:05ça m'a apaisée.
14:06Oui, mais si...
14:06Depuis 18,
14:07les adoptions d'animaux,
14:08c'est beaucoup plus...
14:09D'accord.
14:10On reparlera des animaux.
14:11Pour la santé mentale,
14:12c'est important de regarder
14:13des images positives
14:14et de voir des belles histoires.
14:15Mais en attendant,
14:16si en bas de chez vous,
14:17vous voyez des casseurs
14:19qui pillent un magasin
14:20à visage découvert,
14:21vous les filmez,
14:22ça vous semblerait choquant
14:24d'envoyer ensuite
14:24la vidéo à la police ?
14:26Ah non,
14:27j'ai jamais été
14:28dans ce cas de figure,
14:29même quand je vivais à Paris
14:30où, voilà,
14:30aujourd'hui,
14:31je vis dans un endroit
14:31où il n'y a rien.
14:32Donc, effectivement,
14:33il n'y a pas ce cas de figure
14:35qui se présente.
14:35Mais quand je vivais
14:35dans le cœur de Paris,
14:37je n'ai jamais filmé ça.
14:37Moi, j'ai pas mal d'amis
14:38qui bossent dans des boutiques
14:39qui ont été, évidemment,
14:41victimes de pillages
14:42et de casses.
14:43Et ils ont des vidéos.
14:45Et évidemment,
14:45les vidéos,
14:46elles sont de toute façon
14:48aussi même exploitées
14:50par les gérants
14:52des boutiques.
14:52Et par aussi,
14:54en l'occurrence,
14:54là, moi et mes amis,
14:55ils bossent pour
14:56des grandes marques.
14:57Donc aussi,
14:58après, ça remonte au siège,
14:59etc.
15:00Parce qu'ils doivent voir
15:01dans les stocks
15:02tout ce qui a été piqué.
15:03Ils doivent faire un inventaire,
15:04etc.
15:04Mais typiquement,
15:04moi, je pense que
15:05toute la France a vu
15:06cette image du gérant
15:07du Micromania de Nice
15:08qui se prend un coup de pied
15:09dans le dos par un gamin.
15:10Oui, par un lâche,
15:11évidemment, dans le dos.
15:12Exactement, dans le dos,
15:12évidemment.
15:14Sur la vidéo,
15:15heureusement que quelqu'un
15:15l'a filmée,
15:16elle a été diffusée
15:17et donc tout le monde
15:18a pu voir le visage,
15:19y compris les policiers.
15:20Donc j'imagine que ça facilite
15:21l'enquête pour retrouver
15:22celui qui a frappé.
15:23Mais il y a d'autres images,
15:24j'imagine que des gens
15:24ne les ont pas mises en ligne
15:26où on a peut-être vu
15:26d'autres commerçants
15:27se faire frapper
15:28si quelqu'un a la vidéo
15:29sur son téléphone
15:31et qu'il n'a pas forcément
15:32envie de la mettre en ligne,
15:33de faire du buzz, etc.
15:34Mais qu'il peut la transmettre
15:35à la police pour dire
15:36voilà comment résoudre l'enquête,
15:37voilà comment retrouver
15:38ce délinquant.
15:39Charles, l'idée,
15:39ce n'est pas de faire du buzz.
15:41L'idée, c'est de témoigner
15:42d'une journée qui a été
15:44pour le coup particulière.
15:46On est au bord d'une crise.
15:47Très franchement,
15:48on est au bord du chaos.
15:49Quand on est journaliste,
15:50on a juste envie de comprendre
15:52ce qui est en train
15:52de se passer.
15:53Mais on peut avoir envie
15:54de justice en tant que citoyen.
15:55Mais si on a les moyens
15:56de retrouver les pilleurs,
15:57il faut qu'on puisse le faire.
15:58Encore une fois,
15:59je pense qu'effectivement,
16:00aujourd'hui,
16:01on est suffisamment
16:03vidéosurveillés
16:03pour imaginer
16:04qu'il y aura suffisamment
16:06de caméras
16:07et de témoignages.
16:09Entre eux,
16:09ils se sont filmés
16:10tout le week-end.
16:10Donc on coule sur les images.
16:11Mais tu pourrais être
16:12tout aussi choqué
16:13que par exemple,
16:13effectivement,
16:14tu reviens à ce qui s'est passé
16:15à Nice,
16:16mais c'est partout.
16:17À chaque fois qu'il y avait
16:18des scènes de pillage
16:19ou de caillassage,
16:20tu avais énormément de gens
16:21qui étaient là
16:22pour assister au spectacle
16:23avec tous les téléphones
16:24pour filmer,
16:25pour rigoler,
16:26etc.
16:27Même quand tu vois...
16:28Je l'ai vu,
16:29la mairie de Limoges
16:30qui est en feu
16:31et finalement,
16:32quand ça s'écroule,
16:33tu as des gens
16:33qui applaudissent,
16:34qui rient, etc.
16:35C'est quand même
16:36le comble du choquant
16:37et c'est des gens
16:38qui assistent à un spectacle.
16:39Un spectacle qui est sordide.
16:40Des agressions,
16:41des endroits qui sont pillés
16:42et les gens,
16:43ils sont là juste pour filmer
16:44et pour avoir la bonne image.
16:45Ça fait réagir
16:46sur le WhatsApp de l'émission
16:47cette question des pillages
16:48et des vidéos
16:49que la préfecture de police
16:50appelle à envoyer.
16:51Oui, ça remonte beaucoup.
16:54Beaucoup de gens
16:54nous écrivent en disant
16:55si moi, j'avais des vidéos,
16:56je les enverrais.
16:57Mais Michel qui nous dit
16:58c'est tout à fait normal
16:59d'aider la police.
17:00Ce n'est pas de la délation,
17:02c'est un acte civique.
17:03Et puis Laurent qui nous dit
17:04à 1000%,
17:05je donnerai mes vidéos
17:06ou mes photos
17:07pour retrouver les agresseurs.
17:08Allez, on termine ce zapping
17:09avec un sujet plus léger
17:12mais là aussi,
17:12je sais que vous allez
17:13vous engueuler clairement.
17:15Un extrait d'Apolline Matin.
17:16C'était ce matin sur RMC.
17:17Les jeux vidéo
17:18vous font-ils du bien ?
17:20C'est demain que s'ouvre
17:21la 15e édition
17:22de la Paris Games Week.
17:23Un rendez-vous très attendu
17:24par les amateurs
17:25de jeux vidéo.
17:26C'est ce que nous expliquait
17:27ce matin Nicolas Vignol,
17:28le directeur de cette
17:28Paris Games Week.
17:31Si on considère
17:31le chiffre le plus large,
17:32il y a 40 millions de Français
17:33qui jouent aux jeux vidéo
17:34et si on regarde uniquement
17:36ceux qui jouent au moins
17:36une fois par semaine,
17:37donc les joueurs réguliers,
17:38on va dire,
17:38c'est 30 millions de Français.
17:40Donc il y a très peu
17:40d'industries culturelles
17:42ou même de produits culturels
17:43qui rassemblent autant de monde
17:44et il serait temps d'ailleurs
17:46du point de vue
17:47des pouvoirs publics,
17:47mais je ne veux pas trop
17:48les accabler dans la période,
17:49mais d'ouvrir les yeux
17:50sur la place du jeu vidéo
17:52dans les familles,
17:53dans les foyers.
17:53De 6 milliards d'euros,
17:54il y a plus de 1000 entreprises
17:55en France qui travaillent
17:56pour le jeu vidéo.
17:57Exactement.
17:586 milliards d'euros,
17:58c'est deux fois et demi
17:59la musique et le cinéma réunis.
18:00Le jeu vidéo,
18:01je le dis souvent,
18:02parfois on lui prête
18:02des choses beaucoup
18:03trop sérieuses pour lui.
18:04Nous, on n'a jamais prétendu
18:06qu'on allait redresser
18:06la France grâce aux jeux vidéo.
18:08On dit juste que
18:08la place du plaisir,
18:10du loisir,
18:10elle a encore toute sa place
18:11chez nous.
18:11Du jeu, le fait de jouer,
18:12le cerveau.
18:12Et quand les gamins jouent
18:13aux jeux vidéo dans une maison,
18:14généralement ce qu'on entend
18:15en premier, c'est du rire.
18:17Les Français se font du bien
18:18en jouant aux jeux vidéo.
18:19N'est-ce pas Karine Galli ?
18:20Bien sûr,
18:21mais ils peuvent aller
18:21en forêt également.
18:23Alors évidemment,
18:24il faut faire très attention
18:25parce qu'il y a la période
18:26de chasse et malheureusement
18:28il y a des accidents,
18:28mais il y a également
18:29la période des champignons
18:30et c'est bien
18:32de s'aérer le cerveau,
18:33de s'aérer tout simplement,
18:35d'avoir des gambettes à l'air
18:36et de se balader
18:37et de profiter
18:38des beautés qu'il y a
18:40dans ce pays,
18:40même si on en parle trop peu
18:41bien sûr.
18:42Et c'est gratuit de se balader.
18:43Il y a la forêt
18:44sur Minecraft aussi.
18:44Oui, bien sûr,
18:46c'est pas la même.
18:47Je t'invite à aller voir
18:48la vraie forêt,
18:49à aller te balader vraiment,
18:50à prendre l'air,
18:51à taillerer l'esprit.
18:52Mais il y a des jeux vidéo
18:53qui sont formidables pour le coup.
18:55Moi, je ne suis pas joueur.
18:56Mais tu fais ce que tu veux
18:56avec tes enfants.
18:57Mais encore une fois,
18:58j'en ai pas,
18:58mais simplement pour te dire
19:01qu'effectivement,
19:02il y a des jeux historiques,
19:03il y a des jeux qui permettent aussi
19:05pour le coup,
19:06d'avoir accès à la culture,
19:08d'avoir accès...
19:09Très franchement,
19:10il y a des jeux vidéo,
19:11on a l'impression d'entrer
19:12dans notre histoire
19:14et c'est passionnant
19:15parce qu'en fait,
19:16il y a des historiens derrière
19:18qui ont tout validé.
19:19Mais surtout,
19:19et c'est ce qu'a dit tout à l'heure
19:20l'intervenant des Grandes Gueules,
19:22moi, ce que je trouve
19:22le plus important,
19:24c'est le chiffre d'affaires.
19:25Oui, c'est une industrie.
19:39Maintenant, je suis d'accord,
19:41rien ne vaut une bonne balade
19:42en forêt,
19:43je suis d'accord,
19:44je suis le premier à le penser.
19:45Mais je pense aussi
19:46qu'il ne faut pas opposer
19:47les deux divertissants.
19:49Là, vous pensiez à Assassin's Creed,
19:51c'est ça,
19:51ce jeu historique.
19:52On a cité Minecraft,
19:53on va beaucoup parler de GTA
19:54qui sort dans un mois,
19:55mais c'est presque un peu cliché
19:57parce qu'aujourd'hui,
19:57quand on parle des chiffres
19:58du jeu vidéo,
19:58ça prend aussi en compte
20:00les jeux sur mobile,
20:01le Candy Crush,
20:02le machin.
20:02Et on a une énorme joueuse
20:03sur mobile autour de cette table.
20:05C'est Karine Galli.
20:05Moi, je joue au Scrabble.
20:07Exactement.
20:07C'est un jeu vidéo en ligne.
20:09Mais ça compte dans les jeux vidéo.
20:10Vous jouez sur un écran.
20:12Vous n'êtes pas en forêt
20:14quand vous jouez au Scrabble.
20:15Je joue au Scrabble.
20:15Non, en forêt,
20:16j'ai autre chose à faire.
20:18Je joue au Scrabble,
20:22le vrai Scrabble
20:22que j'ai à la maison
20:23avec les lettres,
20:24etc.
20:25Mais vous savez qu'il faut être
20:26au minimum deux
20:28et il faut aller jusqu'à quatre.
20:29Et vous savez que tous les gamins
20:30aujourd'hui,
20:30ils jouent en ligne entre eux.
20:32Mais Karine,
20:32vous avez des amis.
20:33Quand je joue,
20:34enfin,
20:35tout le monde est patient,
20:35et quand je joue au Scrabble
20:37face à Estelle,
20:38je ne passe pas ma vie chez Estelle
20:40et Estelle ne passe pas ma vie chez moi.
20:41Donc,
20:41on est obligé de le faire
20:43via un téléphone.
20:44Oui,
20:44mais si vous passez la soirée
20:45sur votre téléphone
20:46à jouer au Scrabble...
20:47Mais je ne passe pas
20:47mes soirées sur le téléphone.
20:48Quand je suis chez moi,
20:50par exemple,
20:51je joue avec ma soeur ou ma mère
20:52avec le vrai Scrabble.
20:54Mais sinon,
20:54je ne vais pas aller harceler
20:55mes voisins
20:56pour leur demander
20:56s'ils jouent au Scrabble
20:57et pour trouver quelqu'un
20:58avec qui jouait...
20:59Avec le Scrabble sous bras
20:59dans l'immeuble.
21:00Bonsoir !
21:01Mes voisins,
21:02ils ont lancé
21:04les dimanches jeux...
21:05Jeux de société ?
21:06Ah, génial !
21:06J'y suis pas encore allée,
21:07mais c'est une bonne idée.
21:08Mais vous vivez dans un épaule
21:09dans les villages à l'époque...
21:10Mais vous savez quoi ?
21:11Mes voisins,
21:12ce sont des personnes âgées
21:13et elles sont absolument géniales.
21:15J'avais un indice.
21:15La dernière fois,
21:16et alors ?
21:17La dernière fois,
21:18elles avaient regardé Estelle Midi,
21:19elles avaient vu que j'adorais les crêpes.
21:20Eh bien,
21:20une semaine après,
21:21elles m'avaient ramené des crêpes.
21:22Ah, ça marche avec tous les voisins, ça ?
21:24Moi,
21:24j'adore les gaufres.
21:25Je mets ça à mes voisins.
21:26Mais si vous êtes gentil
21:27avec vos voisins,
21:28peut-être...
21:28C'est vrai.
21:29Mais c'est sûr qu'en les traitant des pattes,
21:30ça va pas marcher.
21:31Mais Karine a dit un truc très important.
21:33Les lotos dans les villages,
21:34j'adore ça.
21:35J'adorais moi aussi.
21:36C'est du lien social.

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