- il y a 16 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00Est-ce que le midi ? Le zapping RMC.
00:03Le meilleur de l'actu sur RMC et on démarre avec les GG ce matin.
00:07La France Insoumise qui cible des journalistes est-ce scandaleux ?
00:10Samedi, lors de la manifestation, Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise,
00:14a ainsi répondu de manière violente à un journaliste de BFM TV. Écoutez.
00:19Vous BFM, commencez à vous calmer sur les remarques racistes de toutes sortes,
00:23parce que ça commence à bien faire. Allez, allez, c'est bon.
00:26Allez faire du racisme à la télé et foutez-nous la fête.
00:29Voilà une séquence qui a profondément choqué Ali Boyi, l'éducateur des GG. Écoutez.
00:37On pourrait institutionnaliser.
00:41Alors on écoute Abel Boyi, l'éducateur des GG.
00:46Bon, on t'en a pas Abel Boyi.
00:47Tout le monde condamne les violences et un journaliste n'a pas à se faire tabasser, conspuer.
00:51Mais il faut écouter aussi le ressenti des gens.
00:54Ce pouvoir, comment dire, appelle à des responsabilités, mais des responsabilités peuvent avoir des conséquences.
01:01Alors c'est pas pour dire que Pengo est mort à cause des journalistes, c'est pas ça du tout.
01:05Mais il y a une ambiance mortifère.
01:06Quand on désigne des ennemis matin, midi et soir, on crée des cibles en réalité.
01:12Est-ce que vous avez été très choqué par la réaction de Jean-Luc Mélenchon, Baptiste Desmontiers,
01:16lors de la manifestation samedi envers des journalistes de BFM TV ?
01:19Je suis outré par cette réaction parce que j'ai passé 20 ans sur le terrain avec le micro de
01:24BFM,
01:24avec le micro de Quotidien, avec le micro de France Télévisions, avec différents micros,
01:27avec des micros d'M6, de TF1.
01:30On est des cibles, les journalistes.
01:31On aime, on n'aime pas tel ou tel titre de presse.
01:34Mais le journaliste qui porte le micro n'est pas responsable de tout ce qui se dit sur l'antenne.
01:39Outré des propos de Jean-Luc Mélenchon,
01:41outré des propos et des attitudes du Front National, ex-Front National, désormais RN, pendant des années.
01:48Parce que ce sont deux formations politiques qui ciblent les journalistes.
01:51Je suis outré de voir ce genre de comportement
01:55quand on sait la difficulté que c'est d'être journaliste sur le terrain pendant ces manifestations.
02:00Pendant les Gilets jaunes, j'ai été menacé de mort par de l'ultra-gauche.
02:04J'ai été physiquement violenté par des gens de l'extrême droite.
02:09Moi, j'étais au milieu, je faisais mon boulot.
02:11Donc je suis scandalisé par les propos de Jean-Luc Mélenchon,
02:14mais qui n'en est pas à son premier coup d'éclat.
02:19Vous êtes un égout, a-t-il dit à un de mes confrères de complément d'enquête.
02:23Crâne de piaf avait-il lancé à un jeune journaliste qui a depuis quitté la profession.
02:27Je veux dire, c'est l'attitude de ces leaders politiques
02:33qui ciblent du doigt des journalistes dans une manifestation
02:36et qui en font des cibles.
02:37Pardon, mais c'est dégueulasse.
02:39Et qui font leur boulot.
02:40Et qui font leur boulot, mais c'est dégueulasse.
02:42Et je vais vous dire, il m'est arrivé de commenter des journalistes
02:45que je ne porte pas dans mon cœur.
02:48D'autres chaînes d'informations en face.
02:50Je n'aime pas leur boulot.
02:52Mais laissez les journalistes.
02:54On n'a pas envie de répondre, on s'en va.
02:56N'allez pas insulter, n'allez pas victimiser,
02:59n'allez pas violenter, n'allez pas cracher,
03:00n'allez pas voler la bonnette.
03:02Moi, on me l'a fait.
03:03Pas pas si tôt, m'a volé ma bonnette quand j'étais à Quotidien.
03:06Je ne sais plus qui m'a volé ma bonnette.
03:07Alors, ça fait marrer au moment, ça fait marrer sur le moment.
03:09Mais moi, je suis désolé, c'est de la violence.
03:11C'est de la violence, c'est de la violence vis-à-vis de ces journalistes
03:13qui ont, regardez la tête des journalistes
03:15qui vont le week-end bouffer des gaz lacrymogènes
03:17dans les manifestations,
03:19qui ont 25, 30, 35 ans,
03:21qui commencent leur carrière.
03:22Mais c'est dégueulasse de faire ça.
03:24C'est inadmissible ce que M. Mélenchon a fait.
03:26Et honnêtement, je suis tout cœur avec tous ces journalistes
03:29qui aujourd'hui, quelles que soient leurs idées politiques,
03:31quelle que soit la marque de la chaîne pour laquelle ils bossent,
03:33qui sont aujourd'hui, qui font leur boulot dans les manifs.
03:35Et ça, c'est dégueulasse ce que M. Mélenchon a fait.
03:38Vous êtes d'accord avec ça, Pierre Rondon ?
03:39Je n'ai rien à rajouter aux propos de Baptiste Desmontiers.
03:44Je souscris à tout ce que tu as dit.
03:45Évidemment qu'on ne peut que s'insurger
03:47contre les propos de Jean-Luc Mélenchon
03:49et du RN aussi,
03:51qui l'a fait avant.
03:53Donc effectivement, ils sont tous condamnables.
03:54Là, c'est la violence qui est nouvelle.
03:55La violence physique.
03:57Et le mépris envers un journaliste qui fait son métier.
04:00Qui est surpris, effectivement.
04:01Ça fait des années que Jean-Luc Mélenchon,
04:02qu'on fonde commerce, se mettre en avant
04:04et victimiser la profession,
04:06quelle qu'elle soit.
04:07Qu'on parle du micro de BFM,
04:08de CNews, de France Info, peu importe.
04:10On doit défendre la liberté de la presse.
04:12On doit défendre la presse.
04:13La quatrième colonne.
04:15Qu'on n'aime pas tel ou tel propos,
04:16on peut le dire.
04:18On peut s'offusquer contre des propos tenus à l'antenne.
04:21Mais cracher, violenter,
04:23victimiser, s'insurger,
04:24critiquer la presse,
04:26la presse libre en France,
04:27oui, on ne peut que être outré par ces propos.
04:30Et voilà, je souscris à tout ce qu'a dit Baptiste.
04:33C'est scandaleux.
04:33Et il n'y a aucune défense.
04:36Aucune défense en disant oui,
04:37mais ce pourrait être...
04:38Non, aucune défense.
04:39Vous êtes scandalisée également, Juliette ?
04:40Moi, je suis scandalisée par la violence.
04:43Moi, c'est la violence qui me scandalise.
04:44Donc, on a le droit de critiquer la presse en France.
04:46On a le droit de critiquer les journalistes
04:48et les chaînes, il n'y a aucun problème.
04:50Je condamne la violence.
04:51Je vois aussi tout à fait que les journalistes
04:53sont de plus en plus en danger sur le terrain.
04:55J'aimerais simplement qu'on condamne la violence
04:58envers les journalistes dans son ensemble.
05:00Il y a des journalistes de toutes les chaînes
05:02qui se font agresser,
05:04mais ils ne récoltent pas le même soutien,
05:07je trouve, en permanence.
05:09Non, ce n'est pas vrai.
05:10Il y a des journalistes...
05:11On a totalement raison de dénoncer
05:14ce qui s'est passé ce week-end sur le terrain
05:17avec des journalistes de BFM.
05:18Mais quand c'est des journalistes de CNews,
05:20c'est exactement la même chose.
05:21Je suis désolée.
05:22En fait, la violence n'est jamais légitime.
05:23Non, mais je ne parle pas du tout de temps.
05:25Dans le paysage médiatique, en général,
05:27il y a quand même certains qui récoltent du soutien
05:29et d'autres, on n'en entend jamais parler
05:30quand on a des manifestants
05:32qui se ramènent devant les locaux d'Europe 1 CNews.
05:35Tout le monde s'en fout.
05:37Personne ne prend leur défense.
05:39C'est CNews, donc ça va.
05:40Donc, quelle que soit la ligne éditoriale
05:43de toute manière du média,
05:45la violence n'est jamais acceptable.
05:48C'est la seule chose qu'il faut rappeler pour moi.
05:51Le face-à-face ce matin sur RMC.
05:53Faut-il continuer à mettre en place des couvre-feux ?
05:55C'est en tout cas ce qu'a annoncé ce matin
05:56le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
05:58après un samedi de manifestation relativement calme.
06:01Eh bien, Laurent Nunez craint néanmoins
06:03des débordements pour la prochaine journée de mobilisation.
06:05Ce sera le 31 octobre.
06:06Il était l'invité d'Apolline de Malherbe ce matin.
06:10Très honnêtement, dans les jours qui viennent,
06:11la situation ne va pas vraiment changer.
06:13On va continuer des couvre-feux.
06:14On va continuer des couvre-feux, bien sûr.
06:16Les couvre-feux, bien sûr.
06:16Comment se projette sur la suite un mouvement
06:19qui est appelé à durer ?
06:20Voilà ce que disent un certain nombre de manifestants.
06:22Est-ce que samedi après samedi,
06:23parlons déjà du samedi prochain,
06:25il se trouve que c'est aussi la journée d'Halloween,
06:27est-ce que vous redoutez des débordements ?
06:30Est-ce que vous allez devoir mettre en place ?
06:32Clairement, mais clairement, oui.
06:33Clairement, oui.
06:34On ne va pas dire, vous savez,
06:35l'action de police et de Jean-Amory,
06:37ce n'est pas j'appuie sur un bouton
06:38et je fais disparaître des personnes
06:39qui appellent à des messages de violence,
06:42d'insurrection,
06:43qui n'hésitent pas à dire qu'ils lancent la révolte.
06:45Donc, oui, on s'attend à ce que ce soit
06:47à nouveau compliqué,
06:48que ce soit de nouveau une grosse journée de mobilisation.
06:51Pierre Rondeau, est-ce qu'il faut continuer
06:52à mettre en place des couvre-feux
06:53alors que la manif s'est super bien passée samedi ?
06:54Je m'étonne que la sixième puissance du monde
06:57soit incapable de gérer 500 000 manifestants.
07:00Ou septième, mais...
07:01Ou septième, selon la méthodologie.
07:03Sachez-le, parenthèse.
07:05Les Anglais sont devant
07:06parce que les Anglais intègrent l'économie souterraine,
07:07dont la drogue.
07:08Très bien, Pierre.
07:09Fin de la parenthèse.
07:10Vous voulez dire qu'on est mauvais en drogue ?
07:11Ça m'étonne.
07:11Enfin, continue.
07:12Qu'on ne compte pas dans le PIB, la bande de l'ordre.
07:14Sinon, on serait troisième.
07:15On ferme la parenthèse.
07:16Sixième, septième.
07:18Qu'on soit incapable de gérer 500 000 manifestants
07:21et qu'on soit obligé de passer par des couvre-feux,
07:24passer par des interdictions,
07:25passer par des probables interdictions
07:26et suspensions de réseaux sociaux.
07:28Est-ce qu'un gamin de 15 ans
07:29doit être dehors le soir à minuit ?
07:30Est-ce qu'on parle des mineurs
07:31ou de l'ensemble des personnes ?
07:32Oui, c'est les mineurs.
07:33C'est les mineurs.
07:35On est en vacances.
07:42Le samedi soir, je suis en concert
07:46où je vais au cinéma.
07:47Je vais au cinéma, voir un film de 3 heures.
07:49Vous allez à la séance de 17 heures ?
07:51Je vais voir Les Misérables, ça dure 3 heures.
07:53Vous allez à la séance de 11 heures ?
07:54Je suis dehors à 23 heures 50.
07:55J'ai une amende ?
07:57Je vais en garde à vue ?
07:58Maintenant, vous êtes majeur.
08:00J'ai 15 ans, je suis en vacances, je suis au lycée.
08:02Il s'avère que je vais au cinéma, je vais au théâtre,
08:04je vais quelque part, je vais en soirée,
08:05je vais en anniversaire parce que j'ai 15 ans
08:07et j'ai quand même le droit de m'amuser.
08:09Je suis dehors à 23 heures.
08:10Amende ?
08:10C'est mineur non accompagné.
08:13Tu vas à un anniversaire à 15 ans,
08:14tu termines à minuit,
08:15et papa vient te chercher.
08:16Je suis désolé, moi, quand j'avais 15 ans,
08:18je sortais,
08:19il y a plein de jeunes qui sortent
08:21et qui ne foutent pas le bordel dans les rues.
08:22C'est parce qu'une minorité a foutu le bordel
08:24parce que les autorités ont été incapables
08:26de gérer cette foule,
08:28que tout le monde doit être sanctionné.
08:29Maintenant, elle gère.
08:30Elle gère parce qu'elle fait un couvre-feu.
08:33Elle gère parce qu'elle veut interdire les réseaux sociaux.
08:35Elle gère parce qu'elle veut délocaliser les manifs
08:37à l'autre bout de Paris.
08:38Les résultats, est-ce que ça a marché samedi ?
08:40Est-ce qu'il ne faut pas s'en féliciter ?
08:42Comprenez bien que nous sommes quand même incapables,
08:44malgré toutes les dispositions mises en place,
08:46malgré tous les budgets alloués aux forces de l'ordre,
08:49on est incapables de gérer sereinement.
08:50Un couvre-feu, ça ne coûte rien pour le coup.
08:52Prevendez que les syndicats de police
08:55sont les premiers à dire que le budget n'est pas suffisant.
08:57Les libertés fondamentales vous remercieront.
08:59Voilà.
08:59Vous remercieront de cette interdiction
09:01à pouvoir être dehors dans la rue à 23h.
09:02Excuse-moi, on parle de combien de mineurs de 15 ans
09:04qui pourraient être dehors à minuit, non accompagnés ?
09:06Ce sont les vacances de la Toussaint.
09:07Non, pas 15 ans, t'es petit.
09:08Si j'ai envie d'aller au cinéma, au théâtre,
09:10si j'ai envie d'aller en soirée, un anniversaire ou n'importe où.
09:12Mais à 15 ans, tu ne vas pas au cinéma jusqu'à minuit.
09:21Franchement, je pense qu'après le 17 octobre,
09:24les Français voulaient se rassurer
09:26et voulaient passer un week-end
09:29et constater que l'État était encore capable
09:31de maîtriser une journée de revendication
09:35sans que tout se mette à brûler.
09:37Moi, je suis quand même d'accord avec Pierre.
09:38On doit privilégier, non, on doit refuser
09:41de tomber dans les mesures liberticides
09:43à chaque fois qu'il y a des débordements
09:46parce que ce n'est pas normal.
09:47Non, mais oui, la liberté de circuler.
09:49C'est une liberté fondamentale en France
09:51qui s'appelle la liberté de circuler.
09:53Mais très bien, mais bref.
09:54Mais parlons maintenant précisément du truc.
09:56Un couvre-feu.
09:56Alors, le couvre-feu, je ne vois pas.
09:58C'est-à-dire, je ne vois pas en quoi
10:00ça va venir régler les débordements.
10:02C'est-à-dire que si on a une manifestation
10:04qui déborde, comme on a eu le 17 octobre,
10:05qui a commencé à déborder à 11h du matin,
10:08parce qu'il y a eu des alliances
10:10entre différents groupes, etc.,
10:11qui ont commencé à tout caillasser, à piller,
10:13il n'y avait pas assez de flics dans les rues.
10:15Qu'est-ce qu'un couvre-feu vient faire là-dedans ?
10:17C'est ça que je ne comprends pas, en fait.
10:18Parce que le couvre-feu ne vise pas
10:20les manifestations de la CGT ou de FO,
10:22ou de la CFDT.
10:24Il vise les casseurs qui s'en sont donnés
10:26à cœur joie le 17 octobre.
10:26Oui, mais le maintien de l'ordre,
10:27on est d'accord que le maintien de l'ordre
10:28qui a été efficace ce week-end,
10:30il a été efficace parce qu'on a entouré
10:33cette manifestation, on a choisi
10:34un différent chemin pour cette manifestation.
10:36On l'a encadré comme jamais
10:38une manifestation avait été encadrée.
10:41Il ne faisait pas très beau
10:42qu'il y a certaines alliances dans la rue
10:43qui ne se sont pas faites.
10:44et qu'on a mis du bleu sur le terrain.
10:48Peut-être que les parents...
10:48C'était sécurisé.
10:49Oui, mais peut-être que le fait
10:50qu'il y ait un couvre-feu,
10:51certains parents sont aussi interrogés
10:53sur l'éventualité de sermonner leurs enfants
10:57sur les pillages, les machins et tout.
10:59Et donc, tu rends les parents aussi responsables ?
11:02Moi, je trouve ça pas mal.
11:02Estelle, les casseurs et les pillages,
11:04de fait, c'est de l'illégalité.
11:06Voilà ça, ils ne vont pas respecter le couvre-feu.
11:09Je respecte le couvre-feu, c'est la loi.
11:11Par contre, je m'autorise à aller briser une vitrine
11:13et aller piller dans les magasins.
11:14C'est ça qui est bête, en fait.
11:15C'est ça qui est bête, Baptiste Desmontiers.
11:16Vous aidez beaucoup sur ce coup-là.
11:18Non, mais je pose des questions.
11:19Je suis assez d'accord avec ce qui s'est dit pour l'instant.
11:22Mais ça ne me chaude pas.
11:25Moi, en fait, si vous voulez,
11:26aller dans un tout répressif,
11:28aller dans un tout sécuritaire,
11:29ce n'est pas ma philosophie.
11:30Je vous raconte une histoire très simple.
11:31Ce week-end, vous savez où j'habite.
11:32J'habite dans le 92,
11:33dans des quartiers plutôt mignons,
11:35à Surenne.
11:36Je vais faire mon marché dimanche matin.
11:38J'arrive à 9h au marché avec ma fille
11:40et il y a un policier municipal
11:42avec un lanceur de LBD
11:43au marché de Surenne.
11:45Non, mais attendez.
11:45Oh, à quel moment il y a besoin d'avoir ça ?
11:48Un policier municipal...
11:49Ben, remercie-le !
11:50Non, non, non.
11:50Remercie-le !
11:51Mais c'est extrêmement violent.
11:52Ah bon ?
11:52Non, mais attendez, Estelle.
11:53Vous allez faire vos courses
11:54et vous avez envie d'avoir un mec
11:56en tortue ninja avec un LBD ?
11:57Non, je n'ai pas forcément envie,
11:58mais je vous dis que s'il est là,
11:59c'est qu'il y a une raison, en fait.
12:00Justement, je suis allée les voir hyper zen
12:02en leur demandant
12:02s'il y avait eu des remontées du terrain,
12:04est-ce qu'il y avait des informations ?
12:05Parce que je ne me suis pas dit...
12:06C'est bizarre, je me suis dit
12:07merde, il doit y avoir quelque chose.
12:08Je vais les voir,
12:09est-ce que vous avez des remontées ?
12:10Non, pas du tout.
12:11Et là, tout d'un coup, j'ai quelqu'un...
12:11Ben, ils n'allaient pas te le dire !
12:13Il y a une attaque terroriste qui se prépare, là !
12:17Excusez-moi, je vais tous les dimanches
12:18à ce marché-là.
12:19Si, à un moment donné,
12:20il y a une raison, effectivement,
12:22d'avoir de...
12:23Oui, ils auraient pu le dire,
12:24oui, on craint que...
12:27Peu importe qu'ils ne me le disent pas.
12:28Je veux dire, à un moment donné,
12:29oh, les gars,
12:30on vend des pommes de terre
12:30et on vend des poulets,
12:32on est sur un marché...
12:33Mais Baptiste,
12:33il y a des marchands
12:35qui vendent des pommes de terre
12:36et des poulets
12:36et qui se font vandaliser.
12:37Je trouve que c'est pas la France
12:38dans laquelle j'ai envie d'aller.
12:39Donc la France dans laquelle
12:40je vais le dimanche matin au marché
12:41et où il y a un mec
12:42avec un LBD
12:43qui, pardon, excusez-moi,
12:44est pas capable de me dresser un PV
12:46sans faire une faute d'orthographe.
12:47Je suis un peu inquiet.
12:48Mais quel rapport ?
12:49Alors, je reprends ce que je dis.
12:51C'est qu'en fait,
12:52c'est pas des gens
12:52qui sont formés
12:54pour faire du maintien de l'ordre.
12:55Un policier municipal,
12:56il est pas formé
12:57pour faire du maintien de l'ordre.
12:58Et moi, je vois pas non plus...
12:59J'ai pas envie de vivre dans une France
13:00où les municipaux
13:01sont armés avec des LBD.
13:02J'ai pas envie de vivre dans une France
13:03où il y a des couvre-feux
13:04parce qu'on n'est pas capable
13:06d'empêcher des casseurs de casser.
13:07C'est mon point de vue.
13:08Question.
13:09Tu élèves 4 filles.
13:11Exactement.
13:11Il y en a une de 15 ans, j'imagine ?
13:1214, 15 ans ?
13:13Il y en a 2 de 14.
13:14D'accord.
13:14Est-ce qu'elles sortent
13:15jusqu'à minuit ?
13:16Ah non, mais moi, mes filles,
13:17pour l'instant,
13:17la question s'est pas posée.
13:18Est-ce qu'elles sortent
13:19jusqu'à minuit ?
13:20Ça peut arriver, ouais,
13:21mais sur des...
13:22Tu vas les chercher.
13:23Elles ne reviennent pas
13:25en transport en commun
13:26à 14 ans à minuit.
13:27Non, non, non.
13:28Tu vas les chercher.
13:29Mais est-ce que je suis représentatif
13:30de l'ensemble de la France ?
13:31Est-elle ?
13:32En fait, aujourd'hui,
13:33je pense qu'il y a plein de gens
13:34qui nous écoutent
13:34qui ont des enfants de 13, 14, 15 ans
13:37et dont les enfants
13:38ne sortent pas jusqu'à minuit.
13:39Et quand les enfants
13:39de 13, 14, 15 ans
13:41sortent jusqu'à minuit,
13:42je pense que la plupart,
13:43eh bien, papa, maman,
13:45comme certains d'entre nous l'ont fait,
13:46je pense que Rémi l'a fait,
13:48eh bien, tu vas chercher tes enfants
13:49parce qu'ils sont à une soirée
13:49un peu loin, etc.
13:50Oui, mais je pense que
13:52le respect de la loi,
13:54je ne pense pas
13:54qu'il concerne
13:55et qu'il concernait
13:56les pires mineurs,
13:58les casseurs mineurs
13:58qu'on a pu voir
13:59le 24 octobre.
14:00Oui, mais c'est aussi
14:01mettre la responsabilité
14:01sur les parents.
14:02En fait, vous gardez vos enfants
14:03à la minuit, après-midi.
14:05Voilà, très rapidement.
14:06Je voulais juste, rapidement,
14:07Baptiste, personne n'a envie
14:08d'avoir des vigiles
14:09dans chaque monoplie.
14:10Personne n'a envie
14:10d'avoir des plaques de plexiglas
14:12autour de la tour Eiffel.
14:13Personne n'a envie
14:14d'avoir des blocs
14:15anti-voiture-béliers
14:16à l'entrée des parcs.
14:17Personne n'a envie
14:18d'avoir des flics partout
14:18dans les rues.
14:19Mais c'est la réalité
14:20dans laquelle on vit.
14:21Non, mais Juliette,
14:22tu as grandi dans la ville
14:23dont je parle.
14:27Non, je suis née.
14:28Je n'ai pas grandi là-bas,
14:29j'ai grandi en Savoie.
14:30Non, mais tu m'as expliqué
14:31que tu avais habité là-bas.
14:32Non, je suis née là-bas.
14:33Oui, bon, voilà.
14:35Il y a zéro délinquance.
14:35Il y a zéro délinquance.
14:36On va pas faire un débat
14:37sur la ville de Surenne.
14:38Il n'y a pas de délinquance.
14:40On va se détendre, en fait.
14:41C'est un peu court.
14:42Oui, mais il y a plein de villes
14:42où on s'est dit
14:43qu'il n'y a pas de délinquance
14:43et où un jour la délinquance
14:44est arrivée.
14:46Montargy ruiné
14:46pendant les émeux,
14:47tu ne t'y attendais pas.
14:48C'est ce qui s'est passé.
14:49Tu vois, à Montargy,
14:49personne ne portait.
14:50Et Limoges non plus,
14:51tu ne t'y attendais pas.