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Chaque matin à 6h10, retrouvez le choix de la rédaction en direct : Enquête, infos, témoignages

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00:00RMC, le choix de la rédaction.
00:02Les réseaux sociaux abîment nos démocraties.
00:06Ce sont les mots d'Emmanuel Macron,
00:07alors que le débat autour du blocage de cette plateforme
00:10revient sur la table avec les manifestations.
00:13On en parle avec vous, Pierre Bourges, bonjour.
00:15Bonjour Victor, bonjour Élise, bonjour à tous.
00:17Pierre, retour sur la journée du 24 octobre,
00:19mais via le prisme des réseaux sociaux,
00:22des centaines d'utilisateurs ont dénoncé une censure de la part des plateformes.
00:25Certains se sont plaints de ne trouver aucune photo ou vidéo des manifestations.
00:29Qu'est-ce qui s'est passé concrètement, Pierre ?
00:31Déjà, ça s'est vu directement dans les chiffres.
00:34Prenez TikTok, par exemple.
00:36Le hashtag 24 octobre a été utilisé 7 fois moins que le hashtag 17 octobre.
00:41Et c'est pareil pour les autres plateformes.
00:43Clément Domingo, alias Saxe, un expert en cybersécurité, l'a également remarqué.
00:48Beaucoup d'internautes en France, surtout sur X,
00:52ont peut-être vu beaucoup, beaucoup moins, si ce n'est pas du tout,
00:56que ce soit des vidéos, que ce soit des tweets autour de la manifestation du 24 octobre.
01:01Je me suis donc rendu compte que sur X, il y avait en tout cas une forme de modération,
01:06en tout cas de modération plus-plus.
01:07Je n'avais jamais encore vu une telle modération plus-plus,
01:10si ce n'est même plus que plus-plus, un peu en France métropolitaine.
01:14Et effectivement, Pierre, différents acteurs vous ont confirmé avoir renforcé la surveillance des réseaux sociaux.
01:21Oui, on peut vous révéler ce matin sur RMC que le groupe Meta,
01:24qui détient Instagram et Facebook, a mis en place une équipe dédiée à la modération des contenus
01:29en relation avec les manifestations de samedi.
01:31Le groupe est aussi en relation permanente avec les autorités françaises,
01:35qui, pour le 24 octobre, avaient créé aussi une cellule pour signaler des contenus illicites.
01:40Et alors, autre information que l'on vous donne ce matin sur RMC,
01:43112 contenus ont été supprimés sur les plateformes samedi dernier, à la demande du gouvernement.
01:48Oui, c'est ça, des contenus qui étaient en majorité des appels à la violence,
01:52selon une source proche du ministre de l'Intérieur.
01:54Selon les plateformes, des contenus auraient pu générer près de 2 millions de vues
01:59et auraient pu être relayés par près de 350 000 comptes s'ils n'avaient pas été supprimés.
02:04Une goutte d'eau pour certains spécialistes, un bilan prometteur pour l'entourage du ministre,
02:08qui n'exclut pas de remettre en place cette cellule pour samedi prochain.
02:12Et Pierre, ce qui est aussi dans l'air du temps, on peut dire,
02:15c'est de bloquer temporairement l'accès aux réseaux sociaux,
02:18à l'image de ce que propose, par exemple, le candidat à l'élection présidentielle, Gabriel Attal.
02:23Mais est-ce que ça, c'est possible ?
02:24Alors, en théorie, oui.
02:26Selon plusieurs avocats spécialistes du droit du numérique,
02:29l'État peut, sur simple demande, imposer une restriction d'accès aux réseaux sociaux.
02:33En revanche, il y a plusieurs conditions à respecter pour faire cette demande.
02:37Il faut que ce soit indispensable pour faire face à une situation grave,
02:41qu'aucun autre moyen moins contraignant ne soit possible et que ce soit provisoire.
02:46Mais pour Alexandre Lazareg, avocat spécialiste du droit du numérique,
02:49l'interdiction des réseaux sociaux est une dérive inquiétante.
02:52Ça correspond un peu à l'air du temps, cette forme de populisme
02:55qui se débarrasse de toutes les règles élémentaires, des procédures, du respect.
03:00Et il y a véritablement, chez nos gouvernants, la tentation de prendre ce type de dispositions.
03:06À force de les faire, on se rapproche gentiment d'un régime, il faut bien oser le mot, autoritaire.
03:12Et alors, autre problème, plusieurs experts rappellent aussi que de nombreux outils,
03:16comme parfois un simple VPN, peuvent suffire à contourner ces interdictions.
03:20– Et oui, et ça les jeunes le savent a priori.
03:23Merci infiniment Pierre Banges, c'était le choix de la rédaction.
03:26Et on vous pose la question ce matin, on vous demande votre avis
03:29sur la question de la modération des réseaux sociaux, les jours de manifestation,
03:33sur le blocage temporaire aussi.
03:36Vous n'hésitez pas, vous faites le 3216, vous nous écrivez aussi sur le WhatsApp RMC 0612 424 424.
03:41Et vous allez l'entendre, ça a fait réagir Gilles au 3216 qui nous appelle depuis l'Isère.
03:45Bonjour Gilles !
03:46– Bonjour, bonjour à toute l'équipe, et bonjour à mes potos, comme d'hab.
03:50– Eh oui, comme d'habitude.
03:52– Le bonjour général est passé.
03:53Alors Gilles, vous l'avez écouté, ce soit de la rédaction et vous, ça vous a fait bondir.
03:59– Il est de notoriété publique que la nature psychologique de M. Macron,
04:05c'est un narcissique, un grandiose comme il est qualifié chez les psy,
04:08c'est-à-dire les plus dangereux.
04:09C'est lui, sa persona avant tout, vous avez remarqué que ses premiers ministres et tout,
04:13ils ont un charisme de bulot, il ne faut surtout pas lui faire de l'ombre.
04:17M. Macron, dans sa nature, a besoin de contrôle.
04:20Il doit absolument tout contrôler.
04:22– Alors là, pour le coup, on n'a pas parlé d'une décision d'Emmanuel Macron,
04:25on a même d'ailleurs plutôt parlé d'une initiative qui émanait de Matignon
04:30et donc du Premier ministre Sébastien Lecornu.
04:33– Oui, mais bien sûr, on est d'accord, c'est qui le patron de Matignon ?
04:47– Gilles, sur l'interdiction des réseaux sociaux, les blocages temporaires,
04:50revenons-en au fond du sujet.
04:52Est-ce que c'est une bonne idée ou pas pour vous ?
04:54– Non, parce qu'en fait, moi je suis de ceux, parce que là, on évoque les étudiants,
05:00c'est un phénomène, un problème parmi tant d'autres dans le pays.
05:04Le fond d'un caddie de course, c'est 80 balles.
05:06Donc ça, la majorité de la population en a ras-le-bol,
05:10elle veut le faire savoir, elle veut se battre pour ça.
05:12M. Macron et son gouvernement, ça leur pose un très gros problème.
05:16L'information va très vite entre les gens.
05:18Il y a à boire et à manger sur le net, on est bien d'accord.
05:20On est parfaitement d'accord.
05:22Mais il y a quand même pas mal de choses de véridiques.
05:25– Mais c'est un outil d'information qu'il faut absolument maintenir,
05:29c'est ce que vous dites en fait.
05:30– Oui, parce qu'on ne peut plus avoir confiance dans la plupart des médias mainstream.
05:34On va être d'accord, ça c'est de notoriété publique.
05:36C'est de notoriété, mais vous ne posez pas en victime, je n'ai pas dit RMC.
05:40– Moi je ne me suis pas posé en victime, je me suis posé fièrement.
05:44– Non mais ce que je veux dire par là, c'est que Noam Chomsky disait
05:50la communication est à la démocratie, ce que la propagande est à la dictature.
05:54Vous comprenez ça ?
05:55Donc voilà, et maintenant M. Macron il dit que ce n'est pas bien,
05:58ça fait du mal au pays, c'est lui qui a détruit le pays en premier.
06:0170 000 dépôts de bilan d'entreprise, un chômage de fou,
06:05la trahison stratégique du pays sur plusieurs points, c'est lui et sa politique.
06:08– Et on entend en tout cas Gilles votre colère contre Emmanuel Macron
06:11et sur cette question de la vie chère qui est au cœur aussi des revendications
06:15des prochains week-ends de mobilisation.
06:17Merci beaucoup de nous avoir appelé au 32-16.
06:19– J'ai prépare dans les personnages.
06:19– Mais allez, pessoal!

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