00:01RMC, le choix de la rédaction.
00:03Et le choix de la rédaction ce matin, c'est avec vous, Léonie Guilbault pour RMC.
00:07Bonjour. Bonjour.
00:08Les pillages, violences et dégradations dans toute la France en marge des manifestations de ce week-end
00:12ont terni l'image du mouvement, éclipse les revendications des manifestants pacifiques.
00:18Pourtant, sur les réseaux sociaux, une date revient, c'est le 24 octobre,
00:22acte 2 de la mobilisation contre la vie chère et des revendications lycéennes.
00:25Et évidemment, la question qu'on se pose, c'est de savoir si ces violences vont dissuader ou non les
00:30manifestants.
00:30Est-ce que le mouvement peut réellement se poursuivre ?
00:32Et ce sont précisément les questions que vous avez posées ce matin, Léonie.
00:36Oui, il y a ceux qui ne se posent pas la question, comme Benjamin Boll, militant et créateur du site
00:4124octobre-gilets-jaunes.fr.
00:44Rendez-vous samedi, donc, pour l'acte 2 de la mobilisation, blocage, barrage filtrant, manifestation.
00:50Gilets jaunes et manifestants seront à nouveau dans les rues, promet Benjamin Boll.
00:55Le fait qu'Emmanuel Macron ait eu pour réponse à cette mobilisation
00:58qu'une extrême violence de la part des forces de l'ordre et son allocution complètement vide après,
01:03ça fait que ce n'est pas possible, en fait.
01:05Les gens, ils se disent qu'il faut qu'on continue et on va continuer jusqu'à ce qu'on
01:07gagne.
01:08Et gagner, c'est quoi ?
01:09C'est jusqu'à ce que l'ensemble des revendications de l'ensemble des secteurs soient satisfaits.
01:13On ne veut pas des miettes, on veut la boulangerie.
01:15Et pour ça, ils sont prêts à se mobiliser sur la durée.
01:18Un acte 3 se profile déjà le samedi 31 octobre.
01:22Et du côté des lycéens, des étudiants dont on entend la colère depuis plusieurs semaines déjà,
01:26est-ce qu'on est prêts à se remobiliser samedi ?
01:29Oui, beaucoup d'entremises sur la convergence des colères,
01:33celle des Gilets jaunes et des travailleurs, mais aussi des lycéens, des étudiants.
01:37Donc, on veut tous la même chose, explique-t-il.
01:40Au micro de Solène Leroux, ils assurent que la violence de ce week-end ne les a pas démobilisés.
01:45Ils iront jusqu'au bout.
01:47Il faut continuer à maintenir le mouvement pour ne pas qu'il y ait des soufflements.
01:50C'est vraiment important de continuer à mettre la pression sur le gouvernement.
01:52L'idéal, ça serait de continuer à se mobiliser jusqu'à ce qu'il y ait du changement.
01:56Les prochaines manifestations, je crois que c'est le 24.
01:58Il faudrait essayer de rassembler un maximum de monde et dans toute la France.
02:01Pas que ça s'arrête parce que sinon, ils vont juste dire que les vacances se sont passées
02:03et que tout le monde a oublié.
02:05Il ne faudrait pas que ça fasse ça.
02:05Et même du côté des syndicats, la CGT appelle ses 600 000 adhérents à participer pacifiquement
02:12aux manifestations de ce week-end.
02:13Jouin par Victor Johanin, le secrétaire confédéral de la CGT, Thomas Vacheron condamne les violences
02:19et mis surtout sur le nombre pour se faire entendre.
02:22S'il y a des initiatives samedi, il faut que ce soit des initiatives, des grandes marches pacifiques.
02:28Ça n'enlève en rien de la détermination.
02:30Ce qui compte, c'est d'organiser la force du nombre, des gens qui sont mécontents et il y a
02:34de quoi l'être
02:34pour gagner et améliorer nos vies.
02:37Vous l'avez constaté Léonie, avec les violences du week-end dernier,
02:41tout le monde n'est pas prêt à retourner dans la rue.
02:43Oui, d'ailleurs j'ai pu discuter avec certains manifestants comme Linda.
02:47Cette mère de famille était dans le cortège parisien samedi.
02:51Elle voulait faire entendre sa colère contre la vie chère
02:54mais elle s'est retrouvée coincée entre les forces de l'ordre et les casseurs.
02:57Un coupe-gorge, décrit-elle, au milieu des coups de matraque du mobilier urbain en feu
03:01et des gaz lacrymogènes.
03:02Elle a eu très peur, impossible d'y retourner samedi.
03:06Je n'ai pas envie de la finissement parce que forcément ça va monter crescendo.
03:10La police, ils sont sur les dents, ils n'en peuvent plus.
03:12On peut se recevoir un mauvais coup.
03:14Je ne vais pas aller risquer ma vie non plus.
03:16Refaire une manifestation une semaine seulement après la casse de ce week-end
03:20lui semble irresponsable.
03:21L'INTA se projette plutôt sur la date du 5 novembre prochain,
03:26la journée d'appel à la grève générale lancée par les syndicats.
03:29Et vous, dans tout ça, on vous pose la question ce matin au 32 16 sur le WhatsApp RMC.
03:34Est-ce que vous comptez vous mobiliser à nouveau le week-end prochain, le 5 novembre ?
03:40C'est la question qu'on vous pose et on a déjà reçu des réponses, Victor ?
03:43On a Rudy, par exemple, qui vient tout juste de nous envoyer son message sur le WhatsApp RMC
03:47qui nous dit « Moi, j'appelle à boycotter la journée du 24 octobre »
03:53et qui nous dit que ce serait par solidarité envers les commerçants
03:57qui ont tout perdu et aux forces de l'ordre qui ont été blessés.
04:00On sent que certains ont peur.
04:03Est-ce que c'est votre cas ?
04:04Là encore, vous nous appelez au 32 16.
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