00:00Non, non, pas du tout. Mais en fait, dans tous les grands mouvements sociaux, il y a eu des violences.
00:04On peut parler de 1968, en 86, en 90, en 2006, en 1936, et même la Révolution française.
00:10Et je suis même allé voir votre page Instagram tout à l'heure, vu que vous aviez fait un post
00:13le 14 juillet,
00:14pour dire, on célèbre cette fête nationale. Mais lors de ce 14 juillet, peut-être vous auriez dit,
00:18c'est des émeutes, c'est des violences urbaines. Effectivement, il y a eu des violences.
00:22Finalement, ça aboutit sur quoi ? Ça aboutit sur la fin de la monarchie, sur la déclaration des droits de
00:25l'homme et d'historien,
00:26dont on est tous très contents. Donc oui, il y a des violences.
00:28Nous, ce ne sont pas nos méthodes, mais je ne crois pas que ça visibilise les revendications et que ça
00:33efface l'ombrement.
00:35J'espère pour vous. Mais vous plaisantez. De quoi on parle depuis samedi ?
00:40C'est vous qui en parlez. Nous, on n'en parle pas. Moi, je viens, je parle des revendications.
00:44Pourquoi ? Moi, j'en parle. Moi, j'en parle. Dans ma ville, ça s'est plutôt bien passé, figurez
00:48-vous.
00:49Donc, personne n'a rien brûlé. Donc, je discute avec tout le monde. Donc, tout va bien.
00:53Mais attendez, moi, j'étais journaliste pendant 40 ans. Les gens dans la rue, je précise, à Bézé,
00:58où il ne s'est rien passé. Il n'y a pas un pot de fleurs qui a été cassé.
01:02Les gens, ils me parlent de quoi ? Les commerçants. Même si c'est ainsi sur le fait que ça
01:06ne les concerne pas directement,
01:07puisque ça ne s'est pas arrivé. Je n'arrive pas à parler avec les gens d'autre chose, évidemment,
01:12que la peur aux ventes qu'ils ont en se disant, demain, si ça se produit comme ça dans la
01:18ville à Béziers,
01:19qu'est-ce que je vais faire ? Et pardon, plus personne ne me parle de parcours sup, du nombre
01:25de...
01:26Non, non, je ne suis pas d'accord avec vous. Et les lycéens et lycéennes, enfin, désolé, mais nous, on
01:30en parle encore beaucoup.
01:31Encore aujourd'hui, on a été reçus par le ministre. Finalement, on n'est pas allé à la réunion.
01:34Mais nous, on en parle et...
01:35Je vous dis... Non, je ne vous dis pas que vous vous en parlez. Je vous dis que simplement, ce
01:39qui s'est passé,
01:41gomme une partie du combat. J'avoue, bien sûr, j'espère bien que vous continuez à en parler.
01:47Je peux se demander pourquoi. C'est-à-dire que si c'est des gens qui s'informent, par exemple,
01:50par la télé,
01:50qui regardent, par exemple, CNews, pour prendre un seul exemple, et qui ne voient effectivement que des violences,
01:54que des dégradations, et qui n'entendent jamais parler des revendications,
01:57il y a peut-être même certaines personnes qui, parce qu'ils ne s'informent que par CNews,
02:00ne connaissent pas les revendications. Évidemment, après, ils ont un mauvais jugement du mouvement.
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