00:00Je ne dis pas que ça réglera tout, mais ils cristallisent aujourd'hui.
00:03Mais même parfois de façon injuste.
00:05Aujourd'hui, ils pourraient dire ça c'est de l'eau, puisque c'est de l'eau.
00:10Il y aurait la moitié des Français qui dirait non c'est du vin.
00:13Tellement ils n'en peuvent plus.
00:15Il est au-delà de la décribilisation.
00:18Il est aujourd'hui radioactif.
00:21Aujourd'hui, il n'y a pas un gouvernement de M. Macron qui puisse être accepté par les Français.
00:27Il suffit qu'il présente que, mais même de très très loin, il y ait l'ombre d'Emmanuel Macron
00:33sur une décision pour qu'elle soit inacceptable pour les gens.
00:37Il a trompé les gens.
00:38Il a trompé les gens.
00:40Il a menti.
00:41Il a trompé.
00:42Il s'est moqué des Français.
00:44Et aujourd'hui, c'est l'effet boomerang.
00:47Les gens ne le supportent plus.
00:48Alors quand c'est comme ça, si tu aimes la France, et je ne veux pas douter qu'il l
00:52'aime, tu te tires.
00:54Tu dis, ça va, écoutez, on n'a qu'à avancer de six mois, et alors, je veux dire, qu
00:59'est-ce que ça va changer ?
01:00De toute façon, il ne sera pas président dans six mois.
01:01Il n'est pas candidat.
01:02Tu t'en vas et tu dis, voilà, si ça doit calmer les choses, je m'en vais, il y
01:06a des élections, et peut-être qu'il en sortira quelque chose de politique.
01:09Il a dit qu'il présiderait jusqu'à la dernière seconde et qu'il ne lâcherait pas une seconde.
01:12Et qu'est-ce qu'on fait si samedi ça recommence ?
01:15Qu'est-ce qu'on fait si tous les samedis ça recommence ?
01:17Qu'est-ce qu'on fait si demain, des commerçants, on aura le bol de voir leur boutique cassée ?
01:23Mais dans ces cas-là, on dira, c'est la rue qui décide, Robert Ménard ?
01:26C'est la rue qui décide si le président doit démissionner ?
01:28Non, mais non, ce n'est pas la rue qui décide.
01:29Quand tu es à ce point incapable d'assurer l'ordre, tu en tires des conclusions.
01:36D'abord, tu ne dis pas non que le ministre de l'Intérieur ne démissionne pas.
01:41Enfin, je t'en foutrai.
01:42Vous savez ce qu'il va se dire ?
01:43Moi, je dis, on n'est pas à la guerre civile.
01:45Non, on est à la pré-guerre civile.
01:49On est dans des guérillas urbaines, avec une différence.
01:53Et non, c'est que pour l'instant, personne n'a tiré ce personne.