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Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle 2027, était l’invité du Face-à-Face de ce vendredi 23 octobre sur BFMTV et RMC. Il a notamment été interrogé sur la gestion du 17 octobre par le gouvernement et les forces de l’ordre.
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00:00Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
00:01Bonjour Madame.
00:02Merci d'être dans ce studio face à moi ce matin.
00:05Je le disais, vous êtes pour la quatrième fois candidat à l'élection présidentielle,
00:09président de votre parti Debout la France.
00:12On va revenir longuement sur ces mobilisations,
00:15sur ce tour de vie sécuritaire annoncé par le Président de la République,
00:19ce Conseil de Défense organisé ce matin,
00:22après une réunion hier à l'Elysée avec notamment les services de renseignement.
00:26Mais d'abord, on l'a appris tard hier,
00:28le Président recevra aussi aujourd'hui les organisations de lycéens,
00:33écouter leurs revendications, leurs inquiétudes,
00:36après plus de trois semaines de revendications, des blocus dans les lycées.
00:40Vous dites quoi ce matin Nicolas Dupont-Aignan ?
00:42Il était temps qu'il les reçoive, qu'il les mette autour d'une table ?
00:45Il était temps bien sûr, mais en fait je vois que le Président fait tout, tout seul.
00:50C'est incroyable ce qui se passe,
00:52parce que la question ce n'est pas simplement de les recevoir,
00:54c'est de savoir si on va entendre des revendications,
00:58souvent, pas toujours, de bon sens,
01:02que personnellement je réclame depuis des années,
01:04c'est-à-dire la suppression ou la modification profonde du système Parcoursup
01:10qui génère une angoisse terrible dans toutes les familles de France.
01:14Ça fait partie en effet de leurs revendications.
01:16C'est fondamental.
01:17C'est fondamental, vous dites aujourd'hui,
01:19le gouvernement qui s'appuie notamment pour répondre à cette colère lycéenne,
01:22en tout cas c'est ce qu'on nous explique,
01:24sur, vous savez, cette plateforme qu'ils ont mise en ligne
01:27pour recueillir les formes de doléances.
01:30Et ils disent que dans, finalement, le décryptage de ces 100 000 doléances,
01:3514% concernent justement Parcoursup,
01:38contre 70% pour les emplois du temps,
01:41pour les classes surchargées, 28% pour les professeurs non remplacés.
01:45Comme si, finalement, Parcoursup et son abrogation,
01:48en tout cas sa remise en cause,
01:50arrivaient loin derrière.
01:52Qu'est-ce que cela sous-entend, selon vous ?
01:55Le coût des plateformes...
01:56Enfin, on est dans une situation incroyable.
02:00Ils ont besoin d'une plateforme.
02:03Il y a un ministère, il y a un ministre,
02:05il y a un ministre de l'enseignement supérieur,
02:06il y a un ministre de l'éducation.
02:08Donc on nous invente une plateforme
02:09qui était faite, en fait, pour noyer le poisson.
02:11Vous ne trouvez pas la démarche saine, citoyenne ?
02:14Non, la démarche, c'est du pipeau intégral.
02:16On a connu ça avec les cahiers de doléances
02:18au moment des Gilets jaunes.
02:19Ils ont tous été foutus à la poubelle.
02:21On n'en a jamais tiré la moindre leçon.
02:23À la poubelle, je ne sais pas.
02:23Ils sont dans les archives.
02:24Dans les archives, voilà.
02:25Non, mais il faut arrêter tout ça.
02:27Pourquoi il y a une telle protestation populaire
02:29qui est extrêmement profonde ?
02:32C'est parce que ça fait dix ans que la seule politique menée,
02:37c'est celle du mépris.
02:38Du mépris.
02:39Vous ne pouvez pas gouverner un peuple avec le mépris.
02:42Donc il y a incompétence, on voit les résultats sur les finances,
02:45sur la sécurité, sur l'immigration, etc.
02:49Et puis il y a mépris.
02:50Donc là, il va recevoir les jeunes en catastrophe,
02:54tout en interdisant les manifestations des jeunes.
02:57On va voir ce que ça donne.
02:58Moi, j'espère toujours, parce que je suis un optimisme,
03:02j'espère, mais tout ça n'est pas sérieux.
03:04Tout ça n'est pas sérieux.
03:05C'est du grand n'importe quoi.
03:07Vous le dites et redites, mais...
03:08Mais c'est la vérité.
03:09Pour avancer, l'abrogation de Parcoursup, par exemple,
03:13fait partie, vous dites, des mesures impératives aujourd'hui
03:16sur lesquelles il faut avancer.
03:17Ou du moins la réforme.
03:18Moi, je ne suis pas un jusqu'au boutiste.
03:20Il faut que les gens comprennent, parce qu'en fait,
03:22peu de gens savent ce qui se passe avec Parcoursup.
03:25Les étudiants mettent dix voeux,
03:27mais ils n'ont pas le droit de les hiérarchiser.
03:28Ce qui fait qu'il y a un algorithme obscur
03:31et que le destin des étudiants et de leur famille
03:35dépend de cet algorithme.
03:37Et surtout, comme ils ont supprimé le bac égalitaire,
03:40anonyme, il y a quelques mesures du bac,
03:43quelques épreuves du bac,
03:43mais la réalité, c'est que l'orientation
03:46de tous les jeunes de France
03:47se fait aujourd'hui sur un contrôle continu
03:49qui commence en début de première.
03:52et ce contrôle continu est d'une injustice incroyable
03:54parce que, selon le professeur et selon le lycée,
03:57vous n'avez pas la même grille d'évaluation.
03:59Et les jeunes ont très bien compris.
04:01Vous savez, il y a des jeunes casseurs,
04:03il y a des pilleurs,
04:04il faut les sanctionner.
04:06Et comme on ne les a pas sanctionnés,
04:07on aboutit à ce qui se passe aujourd'hui.
04:09Mais vous distinguez cela des autres
04:11qui ont fait des blocus,
04:12qui manifestent justement.
04:13Évidemment, et comme ça fait des mois
04:16que ces jeunes qui manifestent,
04:18qui protestent,
04:19qui d'abord, au début,
04:20n'ont pas manifesté,
04:22réclament un changement,
04:24le gouvernement et le président de la République
04:26les a totalement ignorés.
04:28C'est aberrant.
04:29Mais c'est important de préciser
04:30que vous faites cette distinction
04:31parce que certains responsables
04:33ne la font pas.
04:34Mais moi, je la fais.
04:35Et je vais vous dire,
04:36je crois, et j'ai été à Limoges,
04:38présenter 10 mesures pour rétablir l'ordre,
04:40précises.
04:41Mais j'ai aussi, au même moment,
04:43présenté 10 mesures
04:44pour désamorcer la crise sociale
04:47qui est là,
04:48qui est profonde,
04:49qui touche autant les jeunes.
04:50Il n'y a pas que Parcoursup,
04:52il y a les stages.
04:52On demande même en troisième
04:54de faire un stage.
04:55Et moi, je vois des collégiens dans ma ville
04:56parce que je suis maire d'une ville de banlieue
04:58et je sais ce qui se passe.
04:59Je vois des collégiens
05:00qui frappent à 60 portes
05:01et qui n'obtiennent pas de stage.
05:03Ils commencent comme ça en troisième.
05:05Et ça pointe selon vous quoi ?
05:06L'inégalité des chances totale ?
05:07De là où vous venez ?
05:09Dans quelle famille vous évoluez ?
05:10Bien sûr,
05:11parce qu'on a abandonné
05:13ce que je crois profondément,
05:14c'est-à-dire un système méritocratique
05:16de la Troisième République,
05:18une école du savoir,
05:19de l'effort,
05:20du mérite,
05:21de la note,
05:22de l'exigence.
05:23C'est la faillite
05:24de l'école post-68 Ard.
05:26C'est-à-dire qu'en fait,
05:27on a détricoté,
05:28déconstruit l'école de la République
05:30et on a abouti à un système gazeux,
05:33totalement injuste,
05:34parce que ce sont les catégories populaires
05:36qui ne peuvent pas se payer des petits cours,
05:38qui n'ont pas la famille pour les aider,
05:39qui n'ont pas les relations.
05:40Et on aboutit à cette espèce
05:42de frustration généralisée
05:44d'une jeunesse qui, par ailleurs,
05:46n'a pas de boulot en sortant,
05:47qui ne peut pas se loger
05:49puisque la crise du logement
05:50est monstrueuse.
05:51Donc, en fait,
05:52au-delà des protestations
05:54dont on parlera sans doute,
05:55il faut traiter les causes
05:57des phénomènes.
05:57Et moi, je me bats.
05:58Et c'est peut-être ma différence.
06:00Je me bats pour apporter des solutions.
06:02Et ces solutions,
06:03je les ai apportées,
06:03mais ça fait des années
06:04que je les propose.
06:05Et on me rit au nez.
06:06On vous rit au nez.
06:08Parce qu'en fait,
06:08dans la vie politique française.
06:10Et on ne vous reçoit pas non plus
06:11à Matignon.
06:11Non.
06:12Je suis président d'un parti.
06:14J'ai un parlementaire
06:15qui est adhérent de notre parti.
06:16Juste aux téléspectateurs
06:17qui ne regardent,
06:18qui n'ont peut-être pas la précision.
06:19Hier, Sébastien Lecornu,
06:21recevez les formations politiques.
06:23Vous n'étiez pas autour de la table.
06:24Vous n'avez pas reçu
06:25de carton d'invitation.
06:26Vous dites que vous avez l'habitude.
06:27Mais j'ai l'habitude.
06:28Pourquoi ?
06:29Vous le regrettez ?
06:30Bien sûr.
06:31Parce que moi,
06:31j'ai des choses à dire.
06:32Mais pourquoi on ne me reçoit pas ?
06:33Parce que je suis différent des autres.
06:35Parce que je propose,
06:36sur l'Europe,
06:37la sortie de l'Union européenne
06:38et que j'ai une vision
06:39totalement différente
06:40sur la paix en Ukraine.
06:41Mais en fait,
06:42ce système politique,
06:44c'est l'effondrement.
06:44C'est la seule raison,
06:45selon vous ?
06:46Ou peut-être quoi ?
06:47Vous n'êtes pas assez crédité
06:48dans les sondages ?
06:49J'ai quand même fait
06:50près de 5%
06:51une élection présidentielle
06:52en 2017.
06:53A l'époque,
06:54j'étais à zéro
06:54dans les sondages.
06:56Donc,
06:56si vous voulez,
06:57tout ça,
06:58en fait,
06:59au-delà même
07:00de la crise sociale,
07:01je pense qu'il y a
07:02une vraie crise démocratique.
07:03Et vous savez d'où elle vient,
07:04cette crise démocratique ?
07:05En 2005,
07:0755% de Français
07:08ont refusé
07:09la Constitution européenne.
07:11Quelques années après,
07:12c'est là où j'ai rompu
07:12avec le système politique
07:13et où j'ai créé
07:14Debout la France
07:15et j'ai quitté l'UMP.
07:17Ce vote a été bafoué.
07:18Et depuis ce temps,
07:20de plus en plus de Français
07:21ne croient plus
07:22en notre démocratie.
07:23Et à partir du moment
07:24où un peuple
07:26comprend qu'il est bafoué,
07:28que la démocratie
07:29ne sert plus à rien,
07:30eh bien,
07:30ça finit dans la rue.
07:31Je l'annonce
07:32depuis des années.
07:32C'est ce qui s'exprime
07:34et c'est ce qui arrive
07:35aujourd'hui.
07:35Nicolas Dupin.
07:36C'est là où il faut
07:36tout reconstruire.
07:38Pas seulement
07:39remplacer M. Macron
07:41par un autre
07:42ou une autre,
07:43mais inventer une démocratie
07:45et je propose
07:46une démocratie
07:46à la Suisse.
07:47Le RIC,
07:48référendum d'initiative citoyenne
07:49que j'ai mis en place
07:50dans ma ville.
07:51Je propose
07:52une nouvelle façon
07:53de faire de la politique.
07:54On reviendra
07:54sur vos propositions
07:55et votre candidature
07:57à la présidentielle,
07:57la quatrième encore une fois.
07:59Je suis persévérant.
08:00Mais si on avance,
08:01la persévérance donc
08:02pour Nicolas Dupin-Aignan,
08:03si on avance,
08:04le Conseil de défense
08:05ce matin
08:06qui s'ajoute
08:06à une réunion
08:07hier autour
08:08des services de renseignement
08:10en vue
08:11et en perspective
08:12du week-end prochain.
08:13Nouvel appel à manifester,
08:14des décisions lourdes,
08:16tour de vis sécuritaire
08:17disent certains,
08:18des manifestations
08:19interdites
08:20dans plusieurs villes,
08:21pas dans d'autres
08:22et ce retournement
08:23cette dernière minute
08:25on vient de l'apprendre
08:25de la préfecture
08:26des Bouches-du-Rhône
08:27concernant Marseille.
08:29Marseille,
08:30décision avait été prise
08:31notamment
08:32d'interdire
08:32toutes les manifestations
08:33et de suspendre
08:35aussi les transports
08:36en commun
08:36pour toute la journée
08:38de samedi.
08:38Certains ont très vite
08:39dénoncé des mesures
08:41liberticides
08:41parce qu'effectivement
08:42quand vous êtes marseillais
08:43et que vous n'avez pas de voiture
08:44vous faites quoi ce week-end
08:45ça paraissait compliqué.
08:46Là, le préfet renonce ce matin.
08:48Que vous inspire d'abord
08:50cette décision
08:51voire ce que l'on pourrait appeler
08:53ce retournement
08:54du bon sens.
08:55Je vais vous dire
08:56ce qui se passe.
08:58Parce que le gouvernement
09:00a été incapable
09:01d'assurer l'ordre public
09:02n'a pas mis
09:03les effectifs nécessaires
09:04parce que depuis des années
09:05la justice est faible.
09:07Les lois
09:07qui ont été votées
09:09je ne les ai jamais votées
09:10celles-là
09:10les lois ont été laxistes.
09:12On n'est pas capable
09:13d'enfermer
09:14les délinquants
09:15et donc on enferme
09:16tout un peuple.
09:17C'est-à-dire que
09:19on est chez les fous
09:20parce que l'État
09:21n'est pas capable
09:22de jouer son rôle
09:22d'une démocratie
09:24c'est-à-dire
09:25de punir
09:26ceux qui sont malhonnêtes
09:27et qui violent la loi
09:28eh bien on punit
09:30les honnêtes gens.
09:30On leur interdit
09:31de se déplacer
09:32de se manifester.
09:33L'interdiction des manifestations
09:34est stupide.
09:36Et je vais vous expliquer
09:37pourquoi.
09:38Parce que
09:39pour interdire
09:40une manifestation
09:41il faut être capable
09:41de faire respecter
09:42l'interdiction.
09:44Alors vous savez
09:45que la plupart
09:45des manifestations interdites
09:47n'ont jamais été interdites
09:48vraiment
09:49que les pilleurs
09:50et les casseurs
09:51ils ne respectent rien
09:52des interdictions.
09:53Et pourquoi il y a le droit
09:54de manifester dans la Constitution ?
09:56n'empêcheront pas
09:57les violences
09:58que l'on a pu
10:00le week-end dernier.
10:01Elles vont jeter
10:01de l'huile
10:02sur le feu.
10:03Pourquoi il y a le droit
10:04de manifester ?
10:05Pourquoi il y a le droit
10:06de manifester
10:07depuis la Troisième République ?
10:08Garantie par la Constitution
10:10dans les démocraties.
10:11Parce que
10:11vous faites de la cuisine.
10:13Ça m'arrive.
10:14Bon.
10:14Si vous mettez
10:15une bouilloire d'eau chaude
10:17que vous allumez
10:18le gaz à fond dessus
10:19que ça commence
10:19à bouillir
10:21si vous avez
10:22l'idée intelligente
10:23et stupide
10:24de mettre un couvercle dessus
10:24en disant
10:25c'est génial
10:25je vais mettre
10:26un couvercle dessus
10:26c'est l'interdiction
10:27de manifestation
10:28mais que vous laissez
10:29le gaz allumé dessous
10:30et bien votre couvercle
10:31il va sauter au plafond.
10:31Ou en tout cas
10:32il déborde.
10:33Largement.
10:33Donc ce que je veux dire
10:34c'est que
10:35encadrer les manifestations
10:36oui
10:38définir un parcours
10:39sécuriser le parcours
10:41punir ceux
10:42qui s'en écartent
10:43oui
10:43mais il y a
10:45le droit de manifester
10:46dans démocratie
10:47encadrée bien sûr
10:48parce que c'est la soupape
10:50de sécurité
10:51d'un peuple
10:52qui a le droit
10:53est lancé hier
10:53par le chef de l'Etat
10:54c'est d'interdire
10:56des manifestations
10:57considérées comme
10:58je mets des guillemets
10:58à cela
10:59sans légitimité
11:00c'est-à-dire que
11:01seules les manifestations
11:02organisées à la demande
11:03des syndicats
11:04voilà ce qui a été précisé
11:06seront autorisées
11:07ce week-end
11:07demain en tout cas
11:08sur des tracés
11:09protégeant
11:10les commerces
11:11et les bâtiments publics
11:12stupides
11:12alors oui
11:13des tracés
11:13oui l'encadrement
11:15je suis pas quelqu'un
11:16je suis quelqu'un
11:17qui respecte l'ordre
11:17et je demande
11:18des mesures sévères
11:19mais les mesures sévères
11:21doivent toucher
11:21les gens qui violent
11:22la loi républicaine
11:23et pas les honnêtes gens
11:25c'est évident
11:26et je vais vous dire
11:26aussi autre chose
11:27et donc à vous écouter
11:27la décision juste prise
11:28par le préfet
11:29elle est de bon sens
11:31c'était un retournement
11:32qui a du sens
11:32et qui va finalement
11:34dans la liberté
11:35de déplacer
11:36parce que je vais vous dire
11:38interdire tout
11:39c'est le meilleur carburant
11:41pour tous ceux
11:42qui veulent récupérer
11:44et instrumentaliser
11:45le désordre
11:46le meilleur carburant
11:47d'ailleurs si on voulait
11:48qu'il y ait encore plus de monde
11:49le 5 novembre
11:50il fallait faire comme ça
11:51ce que je crois vraiment
11:52c'est qu'il faut faire
11:53deux choses
11:54un
11:55prendre des mesures
11:56sur l'ordre public
11:56je veux qu'on vote
11:57une loi anti-casseur
11:58au plus vite
11:59je sais qu'il y a un débat
11:59au Sénat
12:00absolument
12:00il faut aller vite
12:01je veux qu'on interdise
12:02les groupes d'ultra-gauche
12:03dangereux
12:05interdire les groupes
12:06d'ultra-gauche dangereux
12:07quelques milliers de personnes
12:08vous savez bien
12:09que vouloir les interdire
12:11les interdire
12:12vous pouvez proclamer
12:12l'interdiction
12:13c'est un peu comme
12:14ce que vous nous décrivez là
12:15c'est pas parce que
12:16vous interdisez
12:16les manifestations
12:17que vous n'empêcherez pas
12:19des rassemblements
12:19non cela n'a rien à voir
12:20parce que là
12:21c'est une minorité
12:22quelques milliers de personnes
12:23on a bien été capable
12:24d'interdire des groupes
12:25d'ultra-droite
12:25on peut interdire
12:26des groupes d'ultra-gauche
12:27donc je demande ça
12:28je demande qu'on baisse
12:30la majorité pénale
12:31à 16 ans
12:31je demande qu'on mette
12:34de policiers
12:35je demande qu'on expulse
12:36ces délinquants étrangers
12:37je demande qu'on construise
12:40les places de prison
12:41donc je ne suis pas quelqu'un
12:42pour qu'elle désordre
12:44je veux l'ordre
12:45mais parallèlement
12:46il faut qu'une fois
12:47qu'on rétablit l'ordre
12:48il faut parallèlement
12:50qu'on réponde
12:51aux revendications
12:51celles qui peuvent être
12:53raisonnables
12:53et pas trop coûteuses
12:55parce qu'on n'a pas
12:55beaucoup d'argent
12:56et deuxièmement
12:57je veux qu'on réponde
12:58à la crise sociale
12:59parce que pendant qu'on parle
13:00des manifestations
13:00et du désordre
13:01on ne parle pas
13:02de l'essence
13:03et du gazole
13:04sauf que le chef de l'état
13:05pourrait vous rétorquer
13:06qu'il est allé notamment
13:07faire cette tournée
13:08dans les émirats
13:09pour négocier
13:11en tout cas
13:11à la baisse
13:12le prix de notre désordre
13:13et notre essence
13:14mais il ne négocie rien
13:16du tout à la baisse
13:17vous lui en faites crédit
13:17ou non ?
13:18non parce que
13:18on pourrait baisser
13:20le prix des carburants
13:20aujourd'hui
13:21en supprimant
13:22les certificats
13:23d'économie d'énergie
13:23ça ne coûterait rien
13:25à l'état
13:2517 centimes
13:26et on pourrait supprimer
13:27la taxe
13:29sur la TVA
13:30sur la taxe
13:3113 centimes
13:31je propose de baisser
13:3230 centimes
13:33ça c'est finançable
13:34et on peut le faire tout de suite
13:35la libération
13:36de stocks stratégiques
13:37mais juste
13:37j'aimerais qu'on avance
13:38et revenir
13:38sur week-end
13:40de manifestations
13:41à haut risque
13:41dans tout le pays
13:42vous évoquez
13:43la situation
13:44du congrès du RN
13:45à Orléans
13:45précisément
13:46avec des inquiétudes
13:47là aussi très fortes
13:48des autorités
13:49du préfi
13:503000 forces
13:51de l'ordre mobilisées
13:52parce que
13:5310 000 personnes
13:5310 000 militants du RN
13:55sont attendues
13:56Marine Le Pen
13:58et le parti
13:59à aucun moment
14:00n'a envisagé
14:00de céder
14:01ou de relancer
14:02et heureusement
14:03vous le dites
14:03ce matin
14:03elle a raison
14:04de ne pas céder à cela
14:06là aussi
14:06on vit chez les fous
14:08imaginez
14:09mais ne serait-ce que
14:09de se poser la question
14:10encore une fois
14:11j'ai été à Limoges
14:13à la demande
14:14d'habitants de Limoges
14:15où la mairie
14:15encore une fois
14:16a été incendiée
14:17j'arrive à Limoges
14:18devant la mairie
14:19j'ai 15 dingues
14:21qui me menacent
14:23me menacent
14:24avec des pancartes
14:24veulent m'interdire
14:25de parler
14:27heureusement
14:27il y avait beaucoup
14:28d'habitants de Limoges
14:29qui m'ont dit
14:29mais restez
14:30qu'ils m'ont protégé
14:30et la police
14:31était là
14:31vous imaginez
14:32on en arrive
14:33on en arrive
14:34dans un pays
14:35où un homme politique
14:36candidat à la présidence
14:37n'a pas le droit
14:38de l'ultra gauche
14:41qui veulent terroriser
14:42mais vous en avez la preuve
14:44peut-être simplement
14:45des opposants
14:45mais les opposants
14:47je l'aurais dit d'ailleurs
14:48chers opposants
14:50vous pouvez venir
14:51dans ma ville
14:51si vous venez
14:52dans ma ville
14:53pour visiter ma ville
14:53jamais je ne me permettrai
14:55mes militants
14:56ne viendront pas
14:57vous dire dehors
14:58on est arrivé
14:59dans un état
15:00dans notre pays
15:01d'intolérance
15:02de sectarisme
15:03de guerre civile
15:04c'est pas 15 dingues
15:05qui sont attendus
15:05c'est 2 à 3 000
15:07éléments radicaux
15:09excusez-moi
15:10là je suis très en colère
15:11les éléments radicaux
15:12quand il y a la coupe du monde
15:13c'est bizarre
15:14on les filtre aux frontières
15:16pourquoi là on ne l'a pas fait
15:17et pourquoi on ne le fait plus
15:18les éléments radicaux
15:19quand il y a les Jeux Olympiques
15:20on sait les maîtriser
15:22mais le samedi dernier
15:23on n'a pas dessus
15:24j'espère que ce week-end
15:24on le saura
15:25encore une fois
15:26être intraitable
15:27vis-à-vis des fauteurs de troubles
15:28garder nos libertés d'expression
15:30parce que
15:31s'il n'y a plus de liberté d'expression
15:32aujourd'hui
15:33c'est les manifestations
15:34demain ce sera les réseaux sociaux
15:35puis le troisième jour
15:36ça sera les élections
15:36c'est tellement plus simple
15:38sur la réponse pénale
15:39et les mots du garde des Sceaux
15:41juste une parenthèse aussi
15:42sur l'indignation
15:44l'assidération aussi
15:45de ces images
15:46et qui provoque
15:47en conséquence aussi
15:49des réactions
15:50comment les qualifier
15:51je ne sais pas
15:53un peu surprenantes
15:55mais en même temps
15:55dans l'air du temps
15:56de la volonté
15:57de s'auto-défendre aussi
15:59on a vu sur les réseaux sociaux
16:00des appels
16:02à se barricader
16:04faire des appels
16:05à de la protection privée
16:07et des commerçants
16:09notamment
16:09qui s'arment
16:11on voit des armureries
16:13dont les ventes
16:14ont été multipliées par 10
16:15c'est le début
16:18dans la guerre civile
16:19c'est le début
16:20d'une guerre civile
16:21faute
16:22du rôle
16:23de l'état
16:23Emmanuel Macron
16:24a laissé le pays
16:25dans le chaos
16:26parce que là aussi
16:27ça fait des années
16:28qu'on demande
16:29la construction
16:29des places de prison
16:30il s'était engagé
16:31sur 15 000
16:32parce qu'il faut traiter
16:32la cause des problèmes
16:33pourquoi les tribunaux
16:34ne condamnent pas
16:35je suffisais mon raisonnement
16:36si je puis me permettre
16:37pourquoi les tribunaux
16:38ne condamnent pas en France
16:39c'est pas qu'il y a
16:40des mauvais magistrats
16:41c'est qu'il n'y a pas
16:42de place de prison
16:43Emmanuel Macron
16:44en avait promis 15 000
16:45il ne les a pas réalisés
16:45moi j'en avais promis
16:4640 000
16:47on peut le faire
16:48tous les pays le font
16:49pourquoi le Salvador
16:50de Bukele
16:51a été capable
16:52de rétablir l'ordre
16:52et que la France
16:53n'est pas capable
16:55les conditions de détention
16:57un petit pays
16:58et ce qu'il met en place
16:59vont totalement
17:00à l'encontre
17:01des conditions
17:02et des droits de l'homme
17:03ça aussi c'est une réalité
17:04les droits des voyous
17:04ou les droits des citoyens
17:06parce que
17:06excusez-moi
17:07en France aujourd'hui
17:08on s'attaque
17:09aux droits des citoyens libres
17:10on s'attaque
17:11aux honnêtes gens
17:12on met en danger
17:13les honnêtes français
17:14parce que l'état
17:15a été incapable
17:16depuis 10 ans
17:17ou 20 ans
17:18ça date d'avant
17:19de s'attaquer aux voyous
17:20donc je demande simplement
17:21qu'il y ait des mesures
17:23dit quoi à ces commerçants
17:25dit quoi à ces français
17:26mais les commerçants
17:26je leur dis
17:27mais vous seriez
17:28à la place de ce commerçant
17:29est-ce que
17:30vous vous armeriez pas
17:32puisque la police
17:33même la préfecture de police
17:35alors je veux vérifier
17:36parce que j'ai lu
17:36est-ce que c'est vrai
17:38j'ai lu que même
17:39la préfecture de police
17:40recommandait à des commerces
17:41de prendre des vigiles
17:41oui en tout cas
17:42de renforcer leur sécurité privée
17:44mais on en est où
17:44mais on vit où
17:45mais tout ça pourquoi
17:46parce qu'on a oublié
17:48deux choses dans notre pays
17:49la dissuasion de la peine
17:51s'il y a des peines de prison
17:53c'est parce que ça permet
17:54de mettre hors d'état
17:55de nuire
17:56des gens dangereux
17:57ça fait 20 ans
17:58qu'en France
17:58on ne veut pas mettre
17:59les gens en prison
18:00voilà la conséquence
18:01deuxièmement
18:02la situation sociale
18:03parce qu'on a un pays
18:04de plus en plus pauvre
18:05inégalitaire
18:06et que je revendique moi
18:07un programme de production
18:09en France
18:09il faut rapatrier
18:10de la production
18:10de la richesse
18:11et il faut la partager
18:13s'il n'y a pas de production
18:14il n'y aura pas de partage
18:15j'évoquais les propos
18:16du garde des Sceaux
18:17la volonté
18:17d'une réponse pénale
18:19rapide
18:20efficace
18:20certains parlent
18:21de justice expéditive
18:23mais plus personne ne croit
18:23et cette circulaire
18:24envoyée au procureur
18:25il a demandé
18:26de prévenir
18:27à tous les employeurs
18:28que leur salarié
18:29leur agent
18:29a été dans un pillage
18:30ou dans une émeute
18:31suite à une condamnation
18:32est-ce que vous validez
18:34ce type
18:35finalement
18:36d'ordre
18:37et de consignes
18:37moins ils sont
18:39comment dire
18:40moins ils sont efficaces
18:42plus ils gesticulent
18:43et je vais vous dire
18:44il n'y a plus un français
18:44qui écoute monsieur Darmanin
18:46monsieur Macron
18:46et les autres
18:47c'est fini
18:48il faut tourner la page
18:49je vais vous dire
18:50le fond de ma pensée
18:52il reste six mois à tirer
18:53mais plus personne ne les croit
18:56parce qu'il y a un moment
18:57dans la vie
18:57vous le savez
18:59dans notre vie personnelle
19:00dans notre vie publique
19:02ce sont les actes
19:03qui comptent
19:04ce ne sont plus les paroles
19:04ce sont des gens
19:05qui ont mis la France
19:06au fond du trou
19:08il faut maintenant
19:09s'en débarrasser au plus vite
19:10moi
19:12la décence
19:13ce serait que le président
19:13de la république
19:14s'en aille un peu plus tôt
19:15et qu'on accélère
19:16l'élection présidentielle
19:17la décence
19:18mais il ne le fera pas
19:18il va s'accrocher jusqu'au bout
19:19vous appelez aujourd'hui
19:20le chef de l'état
19:21à démissionner
19:21oui mais bien sûr
19:22tous les français le pensent
19:23il doit partir
19:24il doit partir avec honneur
19:26le général de Gaulle
19:27qui était autre chose
19:28quand il a perdu un référendum
19:29il est parti
19:30lui il a perdu
19:31les élections législatives
19:32quand même
19:33il s'accroche au pouvoir
19:35il sème le chaos
19:37sa seule personne
19:39insupporte des dizaines
19:41de millions de français
19:41il doit partir
19:42alors il va partir à la fin
19:44mais est-ce qu'il va partir
19:45en ayant semé le chaos
19:46dans le pays
19:47ou est-ce qu'il va partir
19:49avec un peu d'honneur
19:50est-ce que c'est le président
19:51ou ses groupes
19:53ses groupuscules
19:53qu'il sème le chaos
19:54la question peut aussi se poser
19:55les deux
19:56les deux
19:56ben oui
19:57parce que
19:58quand vous laissez le désordre
20:01vous jouez du désordre
20:02quand les députés
20:03parce que
20:03remettons quand même
20:04les choses en place
20:06toute cette petite classe politique
20:07qui crie
20:08haro sur la France insoumise
20:10ils crient tous
20:11haro sur la France insoumise
20:12ce que vous faites aussi également
20:13oui mais comme tout le monde
20:14mais moi la différence
20:15c'est que j'ai pas fait
20:16un accord électoral
20:17entre les deux tours
20:17de l'élection législative
20:18et j'ai pas fait
20:20des désistements réciproques
20:21entre monsieur Attal
20:22monsieur Philippe
20:23les républicains
20:24monsieur Wauquiez
20:25et monsieur Mélenchon
20:27parce que quand même
20:27ce qui est quand même
20:28extravagant dans ce qu'on vit
20:29c'est qu'en 2024
20:30toute cette petite classe politique
20:32en perdition
20:33s'est alliée avec monsieur Mélenchon
20:35à profiter des voix
20:36de monsieur Mélenchon
20:37voilà la réalité
20:38et ils sont complices
20:39de ce qui se passe
20:40donc il faut un grand ménage
20:42ce grand ménage
20:42j'espère qu'il va pouvoir venir
20:44dans les six mois qui viennent
20:45dans le calme
20:46la bienveillance
20:46en essayant que les français
20:48et je fais un appel aux français
20:49se respectent
20:50et je suis certain
20:52que le peuple français
20:53dans sa grande majorité
20:54veut de la démocratie
20:56merci beaucoup
20:57Nicolas Dupont-Aignan
20:58d'avoir été mon invité ce matin
21:00merci à tous
21:00merci à tous