00:00Nous sommes dans une interdiction, comme le voulait le gouvernement et en particulier Laurent Nunez, le mise intérieure,
00:06c'est-à-dire de dire que toutes les manifestations qui ne sont pas autorisées ou qui ne sont pas
00:13portées par des organisations syndicales
00:15ou par des organisations capables d'organiser, c'est-à-dire aussi de sécuriser la manifestation, elles ne peuvent être
00:21autorisées.
00:22La CGT, hier soir, nous a indiqué le souhait de pouvoir organiser une manifestation de voie publique.
00:27Nous avons discuté ce matin, nous avons abouti rapidement et conjointement à un itinéraire qui nous semble tout à fait
00:36possible,
00:36qui permettra à tout un chacun de venir en toute sécurité, exprimer sa contestation, exprimer aussi ses souhaits qui soient
00:45militants, associatifs, personnels, individuels ou politiques.
00:48Et je remercie la CGT d'ores et déjà d'avoir été porteuse de cette organisation qui est au bénéfice
00:55de tous.
00:56Nous étions aujourd'hui sur un couvre-feu réservé aux mineurs, parce qu'il me semble que passer 22 heures
01:03des mineurs isolés dans une grande ville comme Marseille,
01:05la question peut se poser, elle se pose.
01:07Nous n'interceptons pas un nombre de mineurs importants, mais la mesure en tout cas a été utile.
01:12Il me semble que samedi, on puisse pouvoir porter en termes, j'allais dire, de responsabilité publique de tout un
01:20chacun,
01:21le fait que de dire que dans certains secteurs qui ont été profondément impactés par les manifestations,
01:25qui le sont systématiquement et régulièrement, on puisse, sur une période très ciblée du week-end,
01:31sur lequel on dit, en écoutant les réseaux sociaux, si je puis dire, que tout un chacun souhaite porter le
01:37désordre,
01:37on puisse dire, écoutez, à partir de 23 heures, ce qui permet de venir dîner, d'aller au cinéma et
01:41de repartir sur ces quelques secteurs,
01:43on souhaite que la paix publique puisse continuer à s'y appliquer de façon très exceptionnelle et très particulière.