00:00La première réaction, c'est celle d'un père de famille et d'un Français qui voit le sang couler.
00:10Et donc ma première réaction, c'est de penser aux victimes, cette petite, cette jeune fille de 12 ans qui
00:19est entre la vie et la mort,
00:22aux familles endeuillées, aux familles qui souffrent d'un acte odieux.
00:30Insupportable, contraire à toute forme de paix civile et d'humanité.
00:40Je pense aussi aux policiers, très souvent critiqués depuis plusieurs semaines, alors qu'ils sont admirables.
00:53Ils travaillent dans la discrétion, ils sont le dernier rempart de la paix civile et on ne le reconnaît pas
01:04assez, cette vertu civique.
01:08Ils défendent l'innocence.
01:15Et là, à Trappes, ils sont intervenus très vite.
01:21La BAC et les autres policiers sont intervenus très vite pour arrêter le massacre.
01:33Je pense aussi qu'on ne sait rien de ce qui s'est passé, donc il faut être très prudent.
01:45Moi, je ne ferais pas comme le maire de Trappes qui avait derrière lui, d'ailleurs, Imzalem, l'islamiste qui
01:52avait appelé Alinti Shada, place de la nation, en 2024.
01:55Je crois l'avoir reconnu.
01:58Et qui a tout de suite succombé à la tentation de régler ses comptes.
02:06Dans une circonstance comme celle-là, il faut être à la bonne hauteur.
02:13Simplement, ce qu'on peut dire.
02:17Moi, depuis trois ans que je vous retrouve le vendredi pour faire cette émission,
02:25je constate que nous parlons ensemble, tous les trois,
02:30de la violence pour la condamner
02:37et de la vie pour la protéger.
02:43Pourquoi je dis ça ?
02:44Parce qu'en fait, une société qui se désagrège,
02:50elle remplace la force, qui est une vertu,
02:53par la violence, qui est un péché, comme on disait au catéchisme jadis.
02:57Et que la violence, elle est là,
03:00elle se glisse dans tous les interstices de la société
03:03quand il n'y a pas la force.
03:06Or, aujourd'hui, en France, aujourd'hui, il n'y a plus la force.
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