- il y a 15 heures
Éric Ciotti, maire de Nice et président de la Métropole, invité de L'Interview à la une
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00:10Bienvenue sur le plateau de l'interview à la une de votre émission d'entretien sur les sites et réseaux
00:15du groupe Nice Matin.
00:17Notre invité cette semaine, Éric Ciotti, maire et président de la métropole Nice-Côte d'Azur.
00:23Bonjour. Merci d'avoir accepté l'invitation de Nice Matin à la veille de cette journée.
00:30Qui s'annonce comme à haut risque puisque après les émeutes du 17 octobre, le dispositif de sécurité sera gigantesque
00:39dans les Alpes-Maritimes, notamment à Nice.
00:41On va en parler évidemment largement dans cet entretien.
00:45Êtes-vous inquiet ? Quel soutien aux commerçants ? Quelle réponse aussi aux délinquants, aux casseurs et à la crise
00:51sociale ?
00:52Parce qu'il y a aussi derrière ce mouvement une crise sociale latente dans notre pays.
00:57Avant cela, deux questions d'actualité.
00:59La première qui concerne Trappes, un homme a ouvert le feu aujourd'hui à Trappes, visiblement pour des motifs racistes.
01:07Un mort, quatre blessés, une fillette de 12 ans.
01:11Je précise qu'on enregistre cette émission au début d'après-midi.
01:13Donc ce sont les seules informations dont nous disposons à ce moment-là.
01:18C'est un drame, Éric Ciotti.
01:20C'est une abomination.
01:23Je condamne naturellement avec la plus grande force cet acte.
01:28Je pense aux victimes.
01:30Je remercie les policiers qui ont procédé juste à côté de Trappes à Cognères à l'interpellation de cet individu.
01:42Je dénonce, bien entendu, cet acte qui est insupportable.
01:46Je pense, je le redis aux victimes et tout particulièrement à cette petite fille qui a été touchée.
01:55L'enquête dira ce qu'il a né exactement sur le profil de l'auteur.
02:03Sur le profil, j'allais vous poser la question.
02:05Vous ne disposez pas d'éléments là qu'on peut évoquer ?
02:09Non, à cette heure, je n'ai pas d'éléments supplémentaires.
02:12Autre dossier d'actualité avant qu'on arrive à la journée de demain,
02:15c'est cette rixe mortelle hier à Nice, à l'est de Nice,
02:20qui a fait donc un mort à l'arme blanche.
02:25Et puis, donc, ces échauffourés devant l'hôpital Pasteur,
02:29avec des scènes de violence là aussi assez incroyables.
02:33Comment on est arrivé là, Éric Ciotti ?
02:35Là aussi, il va falloir une réponse ferme.
02:39Alors, d'abord, l'enquête le dira,
02:43mais nous sommes vraisemblablement dans cette affaire sur fond de trafic de stupéfiants,
02:52à l'origine de ce qui s'est passé.
02:55Je veux remercier tout à la fois la police nationale et la police municipale
03:01qui sont intervenues immédiatement.
03:05Dans les quelques minutes, la police municipale était devant l'hôpital Pasteur
03:10où a été déposée la victime qui est décédée aux urgences.
03:16Dire tout mon soutien au personnel hospitalier des urgences
03:20qui font face souvent à des situations tendues.
03:24Je suis allé quelques minutes après ce drame sur place.
03:32J'ai vu les médecins, j'ai vu les infirmières, j'ai vu les personnels du service
03:38où est décédée la personne qui était arrivée, je dirais, en marchant à l'hôpital
03:45et qui est décédée quelques minutes après.
03:48Il y a du personnel de l'hôpital qui a été blessé, pris à partie ?
03:51Non, le personnel de l'hôpital n'a pas été pris à partie, mais ils ont été choqués.
03:56Il y a eu des tensions avec les familles, dans un contexte d'émotion, de colère.
04:04Mais les forces de l'ordre ont joué leur rôle pleinement.
04:08Police nationale, police municipale en coordination, le personnel de santé également.
04:17J'ai vu aussi une infirmière qui avait été agressée il y a quelques jours.
04:22Donc nous allons voir avec le directeur général du CHU d'ailleurs
04:26comment renforcer encore les dispositifs de sécurité aux urgences
04:32qui sont souvent les réceptacles de tous les maux de la société.
04:38Je voudrais qu'on regarde cette vidéo ensemble du moment où ça a vraiment chauffé.
04:44Écoutez.
04:45Attention le poutreau, les gars !
04:47Attention le poutreau, laissez-moi !
04:51Laissez-moi !
04:52Laissez-moi !
04:53Laissez-moi !
05:01Laissez-moi !
05:04Ce sont nos policiers municipaux qui ont fait face à cette situation.
05:09Ils ont fait usage de leurs pistolets à impulsion électrique,
05:16le taser, des gazeuses.
05:18Et puis ils ont sorti leurs armes aussi.
05:20Donc c'était en effet extrêmement tendu.
05:24Pour terminer sur ce dossier,
05:26et ça concerne d'ailleurs beaucoup de services d'urgence en France,
05:29il y a un problème de sécurité globale avec beaucoup, beaucoup d'incidents, d'agressions.
05:37Là, vous le disiez, vous allez étudier avec le directeur du CHU des mesures supplémentaires ?
05:42D'ores et déjà, nous avons un système d'alarme
05:46qui a permis d'ailleurs que dans les quelques minutes,
05:49je crois que la police municipale a dû arriver dans les cinq minutes,
05:53il y ait une intervention très importante.
05:56Le personnel hospitalier me disait d'ailleurs qu'au bout de quelques minutes,
06:00il y avait une soixantaine de policiers sur place, nationaux et municipaux.
06:05Donc on a ce système, ces protocoles d'alerte, d'alarme qui sont mis en place.
06:10On a aussi des rondes très fréquentes des policiers municipaux.
06:15Quand il y a, bien entendu, des personnes qui sont hospitalisées,
06:20qui présentent des risques ou qui présentent des menaces,
06:26il y a une présence policière qui est assurée sur place.
06:29On va voir comment utiliser au mieux les protocoles,
06:33sachant que le service des urgences avait été confiné.
06:36Les entrées, sauf l'entrée principale pour les urgences vitales, avaient été limitées.
06:41Il y a un protocole qui a permis de détourner aussi les urgences
06:45vers les services d'urgence privées de Nice,
06:48Parc-Impérial ou Saint-Georges ou Saint-Jean à l'ouest.
06:52Voilà, tout ça a été mis en place en quelques minutes.
06:54Nous en venons maintenant à l'actualité de la semaine
06:59et à l'actualité chargée en France avec ces émeutes du 17 octobre dernier
07:05qui n'ont pas épargné Nice, bien au contraire.
07:09Demain, journée à haut risque avec des appels à manifester dans le pays.
07:15Manifestation interdite à Nice dans un large périmètre
07:18avec un dispositif impressionnant présenté hier par la préfecture.
07:23650 policiers dans tout le département,
07:25450 à Nice policiers et gendarmes pour sécuriser la ville
07:31avec une interdiction de manifester entre 8h et minuit
07:35et puis toujours ce couvre-feu que vous avez pris, vous, en début de semaine.
07:41Est-ce que c'est suffisant ?
07:42Est-ce que vous avez tout de même des inquiétudes pour demain ?
07:45Les inquiétudes demeurent, subsistent.
07:49Bien entendu, on a un dispositif beaucoup plus conséquent que le week-end dernier.
07:55Le week-end dernier, le gouvernement a failli.
07:57Il a failli dans l'anticipation, il a failli dans le maintien de l'ordre.
08:03Nous n'avions pas les moyens, et particulièrement à Nice,
08:06pour faire face à ce déchaînement de ces hordes barbares
08:10qui ont pillé, cassé, qui ont voulu s'attaquer aux policiers,
08:15qui ont exprimé un déchaînement de violences inédites,
08:20je pense dans notre pays, mais également dans notre ville.
08:24Même si les dégâts que nous avons subis sont incomparablement inférieurs
08:30à ce que d'autres villes ont subi.
08:32Nous avons eu une vingtaine de commerces qui ont été attaqués,
08:36qui ont été dégradés, qui ont été pillés.
08:38C'est une abomination.
08:40À Marseille, il y en a 400 pour dire que nous avons,
08:45avec le peu d'effectifs de police nationale qui étaient présentes,
08:49avec des gendarmes qui ont été appelés en renfort par le préfet,
08:52je l'en remercie,
08:52nos policiers municipaux ont été là aussi.
08:56Nous sommes une ville où la police municipale est forte.
09:00Son rôle n'est pas de maintenir l'ordre,
09:02mais dans une situation d'urgence, ils ont été là.
09:05Demain, il y aura, j'espère, les effectifs de police nationale,
09:10même si on nous a fait un petit coup tordu dans la nuit
09:13où le ministre de l'Intérieur a enlevé une force CRS à Nice.
09:18M. Nunes, peut-être que nous ne sommes pas suffisamment gauchistes pour lui
09:22pour protéger notre ville.
09:25C'est-à-dire qu'on a enlevé une compagnie qu'on a mise ailleurs ?
09:28Absolument.
09:29Sans la remplacer ?
09:30Absolument.
09:30Elle n'est à ce stade pas remplacée.
09:33Je m'en suis ému auprès du préfet de région.
09:35J'ai envoyé un message au ministre de l'Intérieur.
09:37Nous aurons autour de 420 policiers et gendarmes nationaux
09:43avec des forces sentinelles aussi dans les centres commerciaux.
09:48Et puis, j'ai mobilisé autour de 280 policiers municipaux
09:54qui, dès demain matin, seront mobilisés pour protéger notre ville
10:02partout dans ses points les plus stratégiques,
10:04dans ceux qui avaient été visés, notamment le week-end dernier,
10:08mais dans d'autres, dont on ne parlera peut-être pas ici,
10:11mais qui seront protégés.
10:13La police municipale, dans le maintien de l'ordre,
10:16quel est son rôle exact ?
10:18Puisque, a priori, ce n'est pas son corps de métier au départ.
10:22La police municipale ne peut pas encadrer une manifestation,
10:26si ce n'est gérer les flux et les interdictions de circulation.
10:31La police municipale peut intervenir en flagrant délit
10:35lorsqu'il y a des casses, lorsqu'il y a des pillages,
10:39lorsqu'il y a des violences urbaines, des incendies de véhicules.
10:42Là, c'est sa compétence.
10:43C'est ce qu'elle a fait samedi dernier.
10:46Et puis la dissuasion aussi.
10:47Vraiment, et je veux remercier nos forces de l'ordre,
10:49parce qu'ils sont dans un pays où tout s'effondre.
10:54La France macroniste est à terre, elle est à genoux.
10:58Le gouvernement a failli, et il a failli depuis des années.
11:02C'est un gouvernement d'incompétents,
11:05qui mène une politique laxiste en matière pénale,
11:09en matière de sécurité publique,
11:12en matière migratoire depuis des années.
11:14C'est la continuité d'une politique.
11:17Pour le coup, la justice a été sévère à Nice.
11:20On voit les condamnations,
11:21parfois pour un vol de chaussures de la prison ferme.
11:24Il y a eu une réponse quand même ferme.
11:26Elle est sévère.
11:28Pour les majeurs,
11:30elle demeure impuissante pour les mineurs.
11:33Et c'est bien là le sujet.
11:36On a cette excuse de minorité aujourd'hui,
11:38qui empêche qu'un mineur,
11:41quasiment dans toutes les circonstances,
11:43soit incarcéré.
11:45J'ai évoqué cette situation avec le procureur de la République,
11:49qui a porté une politique pénale ferme,
11:52et je l'en remercie.
11:53Mais les magistrats demeurent impuissants
11:56par rapport à notre système législatif.
11:59Vous réclamez une réforme ?
11:59Les magistrats appliquent des lois aussi,
12:01depuis des années,
12:03j'allais dire des décennies maintenant,
12:05depuis l'élection de M. Hollande et de M. Macron,
12:08qui sont les mêmes visages du socialisme,
12:10d'une gauche laxiste impuissante.
12:13Il y a ce débat sur la délinquance des mineurs.
12:16On voit bien aujourd'hui,
12:17dans les personnes interpellées,
12:19à peu près une sur deux,
12:21ce sont les chiffres 83 gardes à vue samedi,
12:25presque 120 sur le week-end,
12:27à peu près la moitié des gardes à vue,
12:30ce sont des mineurs.
12:31Et ces mineurs,
12:31on va leur donner des mesures éducatives,
12:34bref, du blabla,
12:35qui ne sert à rien,
12:36qui ne leur fait pas peur.
12:37Il faut reprendre pour les mineurs
12:40de vraies sanctions,
12:42et il faut aussi des sanctions pour les parents.
12:45Même s'il peut y avoir des difficultés sociales,
12:48des injustices,
12:49mais si on ne responsabilise pas les parents,
12:52eh bien, naturellement,
12:53on ne tiendra pas les enfants.
12:55C'est la parole de Platon,
12:57quand les fils ne respectent plus les pères,
13:00quand les fils ne respectent plus les maîtres,
13:03c'est le début de la tyrannie.
13:05On a pas mal de profils d'ados,
13:08jeunes adultes,
13:09alors avec 15-16 ans,
13:11pour un vol de chaussures,
13:12il faut aller en prison ?
13:14Mais quand on rentre dans un magasin,
13:17quand on pille,
13:19quand on participe à des actes de violence
13:22dans les magasins de l'avenue Jean-Médecin,
13:25il y a aussi le tiroir-caisse
13:27qui a été dérobé.
13:29Donc c'est des organisations de braquage,
13:32de cambriolage.
13:33Et donc, il y a des sanctions dans le Code pénal,
13:36elles doivent être appliquées.
13:39Et moi, je crois en la force dissuasive de la sanction.
13:43Le meilleur moyen de dissuader la délinquance,
13:47c'est la certitude d'une sanction rapide et ferme.
13:51C'est pour cela aussi
13:52qu'il faudrait des comparutions immédiates pour les mineurs.
13:56Ce qui n'est pas prévu aujourd'hui par la loi.
13:58J'avais défendu par amendement à l'Assemblée nationale
14:02à plusieurs reprises
14:03le fait qu'on puisse déférer des mineurs
14:06devant les tribunaux en comparution immédiate.
14:09Le macronisme impuissant, lâche, coupable,
14:13s'y est toujours opposé.
14:15Donc, ça préfigure si, dans six mois,
14:19Marine Le Pen est présidente,
14:21une réforme complète de la justice.
14:24C'est ce que vous demandez ?
14:25Parce que là, ça veut dire réformer tout le système,
14:27créer, j'imagine, des instances spécifiques,
14:29parce que les tribunaux sont déjà débordés par les affaires.
14:33Il va falloir absorber tout cela.
14:35Et puis, à quel stade de la minorité
14:38on fixe aussi la limite ?
14:40Parce qu'un enfant de 13, 14 ans
14:42qui commet une bêtise...
14:44Je crois que 16 ans est une bonne limite.
14:4516 ans ?
14:4516 ans est une bonne limite.
14:47Mais après, quand il y a des actes
14:48d'une extrême violence,
14:51ils doivent être jugés
14:52en fonction aussi de la gravité de l'acte.
14:57Moi, je travaille en ce moment
14:59avec des experts
15:00à un texte que je proposerai à Marine Le Pen
15:05lorsqu'elle sera présidente de la République,
15:07parce qu'elle sera présidente de la République,
15:09parce que les Français en ont marre
15:11aujourd'hui de la situation actuelle,
15:13de l'impuissance de ceux qui les gouvernent.
15:15Ils veulent un vrai changement.
15:17Je l'entends tous les jours dans les rues de Nice.
15:19Ils veulent une rupture
15:20avec les comportements
15:22qui nous ont conduits à cette situation.
15:24Crise financière, crise sécuritaire,
15:28crise sociale
15:29où des gens n'arrivent plus à se chauffer
15:31aujourd'hui par perte de pouvoir d'achat,
15:34crise migratoire
15:35où on est devenu un pays passoire
15:37de toute l'Europe.
15:38Donc, soit on garde les mêmes
15:40qui nous ont mis dans cette situation,
15:41soit on change.
15:42Je suis convaincu qu'on va changer.
15:44Et donc, je proposerai,
15:47j'y travaille à Marine Le Pen,
15:48un texte,
15:48une grande loi de programmation
15:50sur la sécurité,
15:51mais aussi sur la justice,
15:53qui prévoira un volet matériel.
15:55Vous savez, aujourd'hui,
15:57on a manqué cruellement
15:58d'effectifs de policiers
15:59le week-end dernier.
16:01Bien sûr, par incompétence
16:03du ministre de l'Intérieur
16:04qui ne les avait pas mobilisés,
16:05mais aussi parce que
16:07nous manquons
16:08de force de sécurité.
16:10Je vous donne un chiffre.
16:11Quand on consacre,
16:13on dépense 1 000 euros
16:14d'argent public,
16:15il y a à peine 4 euros
16:17pour la sécurité.
16:19Si on enlève
16:20les retraites
16:21du ministère
16:22de l'Intérieur,
16:24donc ça veut dire
16:25que c'est totalement
16:28ridicule
16:28par rapport aux enjeux.
16:29Donc, il faut réarmer l'État,
16:31il faut plus de moyens
16:32pour nos policiers,
16:33pour nos gendarmes,
16:35plus de places de prison.
16:37Aujourd'hui,
16:37on manque cruellement
16:38de places de prison.
16:39Il n'y avait même pas
16:40suffisamment de cellules
16:41de garde à vue
16:42pour mettre en garde à vue
16:44ceux qui ont cassé
16:45samedi dernier.
16:47Il faut aussi...
16:48Il y a des difficultés
16:48chez les enquêteurs,
16:49puisqu'on les a interrogés
16:50cette semaine.
16:50Il faut aussi
16:51une politique pénale
16:53radicalement plus ferme.
16:55Il faut de la fermeté.
16:57Il faut restaurer
16:58l'ordre et l'autorité
16:59dans ce pays,
17:00à tous les niveaux.
17:01Il faut restaurer
17:02l'autorité parentale,
17:04il faut restaurer
17:05l'autorité à l'école,
17:06il faut restaurer
17:07l'autorité
17:08de la sanction pénale.
17:10Tout cela est important.
17:11Et puis,
17:12il faut de nouvelles règles,
17:14et notamment
17:15sur les mineurs.
17:16Notamment sur les mineurs,
17:17moi, je crois
17:18qu'il y a deux sujets
17:19où on peut très vite
17:20améliorer les choses.
17:21La délinquance
17:22des mineurs
17:23et l'immigration.
17:24On voit aussi
17:25que ce qui s'est passé
17:26dans les rues,
17:27le préfet Jean-Marie Chirier
17:29a cité les chiffres.
17:3138% des personnes
17:32en garde à vue samedi
17:33sont de nationalités
17:35étrangères,
17:36totalement étrangers.
17:38Alors, on en est où là-dessus ?
17:39Ce ne sont même pas
17:40des binationaux,
17:41ce ne sont même pas
17:42des personnes
17:43issues
17:45de l'immigration,
17:47ce sont des étrangers.
17:48Comment on peut
17:49être d'une telle naïveté ?
17:51Donc,
17:52celui qui est arrêté,
17:54la réponse,
17:55elle doit être claire
17:56lorsqu'il est étranger,
17:58c'est la prison
17:59et c'est l'avion.
18:00Je le répète
18:02depuis des années,
18:03mais si on avait
18:03mis en oeuvre
18:04ce principe
18:05assez simple,
18:06comment se fait-il
18:07que dans les
18:0890 000 détenus
18:11aujourd'hui
18:12qui occupent
18:13les prisons françaises,
18:15on a
18:15plus de 20%
18:18d'étrangers ?
18:19Là encore,
18:19je ne parle pas
18:20de binationaux,
18:20d'étrangers,
18:23donc ça veut dire
18:24près de 20 000 étrangers
18:26et on manque
18:27de place de prison.
18:28Il faut
18:28une expulsion
18:30immédiate.
18:31Est-ce qu'ils vont
18:32être jugés,
18:33placés sous OQTE ?
18:34Quelle est la suite
18:34pour eux ?
18:34Le préfet a indiqué
18:36qu'il leur rend
18:36leur titre de séjour,
18:39je le souhaite,
18:40je le demande,
18:41il a été courageux,
18:43eh bien,
18:44si on n'a plus
18:45de titre de séjour,
18:46la réponse,
18:47c'est le retour
18:49au pays d'origine,
18:50on renvoie
18:51le paquet cadeau,
18:51voilà.
18:53Alors,
18:53sur cette question-là,
18:56donc des binationaux
18:58et donc des étrangers,
19:01est-ce qu'il ne faut pas
19:02sortir quand même
19:03un peu
19:04de cette vision
19:05très manichéenne
19:07et très ferme
19:07au regard
19:09de certains profils,
19:10de certaines situations,
19:11de privilégier aussi
19:12parfois
19:12la prévention,
19:14l'éducation ?
19:15C'est un volet
19:16qu'il ne faut
19:17pas négliger non plus.
19:18Moi,
19:18je crois qu'il y a
19:21deux volets essentiels,
19:25même trois.
19:26Un,
19:27il faut que la loi
19:29soit appliquée
19:30et que ceux qui ne respectent
19:31pas la loi
19:32soient sanctionnés.
19:33Systématiquement,
19:34automatiquement,
19:36rapidement
19:36et sévèrement.
19:39Il faut ensuite
19:40que nous arrêtions
19:42d'accueillir
19:43550 000 étrangers
19:45chaque année
19:46qui arrivent
19:47dans notre pays
19:47en important
19:49une culture,
19:50des modes de vie,
19:52des pratiques aussi
19:53et une relation
19:54à la loi
19:55et à la violence
19:56qui ne sont pas
19:57les nôtres.
19:58Et il faut
19:59qu'on ait un volet
19:59d'intégration.
20:01Quand j'ai proposé
20:02de mettre
20:03le drapeau tricolore
20:04dans les écoles
20:04de Nice
20:05avec une levée
20:07des couleurs,
20:07ça participait
20:09de ce troisième volet.
20:10Ce n'était pas
20:10quelque chose
20:11de répressif.
20:12C'était quelque chose
20:13de dire
20:15reconnaissons
20:15qu'il y a quelque chose
20:16qui nous dépasse,
20:17c'est notre pays,
20:18c'est son histoire,
20:19c'est notre nation.
20:20Respectons sa culture,
20:22son identité,
20:23aimons la France.
20:25Et qui s'y est opposé ?
20:26Un obscur ministre
20:27de l'éducation
20:28macroniste
20:29dont j'ai même oublié
20:30le nom.
20:31Édouard Léffray.
20:31Voilà.
20:32Mais la réalité,
20:33elle est là.
20:34Ce n'est pas,
20:34elle est fille.
20:35Elle est fille.
20:36C'est une abomination,
20:37c'est un danger.
20:38On va y revenir aussi.
20:39Mais ceux qui sont
20:40tout aussi dangereux,
20:41c'est ceux
20:41qui par lâcheté,
20:43par coardise,
20:44les partisans
20:45du pas de vague
20:46ont laissé prospérer
20:48cette gangrène républicaine.
20:50Quand vous dites
20:5138% d'étrangers,
20:52ça veut dire
20:53qu'il y en a
20:54encore 62%
20:56qui sont français,
20:57pas tous mineurs,
20:59pas tous
21:00d'origine étrangère.
21:03Il y a un problème
21:04de violence
21:04plus générale
21:05avec des profils
21:07assez variés.
21:08On l'a vu
21:08sur les images aussi.
21:09On a des jeunes
21:11qui étaient là
21:12plus par opportunisme.
21:14Il y a quand même
21:14des profils
21:16disparates.
21:17C'est-à-dire que
21:17le problème
21:18ne sera pas forcément
21:19réglé.
21:20Mais naturellement,
21:21mais si on n'a pas
21:21d'exemple,
21:23si celui
21:24qui
21:25n'est pas tenté
21:26par le vol
21:27mais se laisse
21:28entraîner
21:28ne craint pas
21:30la sanction.
21:31aujourd'hui,
21:31nous vivons
21:32et notamment
21:33pour beaucoup
21:34de mineurs,
21:34regardez
21:35Hamza Ladouane
21:36qui est devenu
21:38un héros
21:38qui a été mis
21:39encore en garde à vue,
21:40qui sort de garde à vue
21:42en disant
21:42allez à la prochaine fois.
21:44Mais ça veut dire quoi ?
21:45Ça veut dire
21:45que l'impunité
21:47pour cela,
21:48pour ses profils,
21:50s'est installée.
21:51Alors,
21:51pour cela,
21:52il faut
21:53la sanction,
21:54la fermeté
21:55et pour les autres
21:56qui sont un peu tentés
21:57de franchir
21:57la ligne rouge,
21:59il faut de la dissuasion,
22:00il faut dire
22:01attention,
22:02si on y va,
22:02on risque cela.
22:04S'ils pensent
22:04qu'ils ne risquent rien,
22:06eh bien c'est,
22:06j'allais dire,
22:07open bar à la délinquance
22:09et ça,
22:09ce n'est pas possible.
22:10Sur le bilan
22:11du 17 octobre,
22:13on a eu
22:15120 interpellations
22:16avec garde à vue
22:18et des dégâts
22:19quand même
22:20importants.
22:21Vous aviez estimé
22:21400 000 euros,
22:22si je ne dis pas de bêtises,
22:23des dégâts sur le matériel municipal.
22:25Sur les biens publics,
22:26c'est autour de 400 000 euros.
22:28Et chez les commerçants,
22:29c'est en plusieurs millions d'euros.
22:30Sans doute.
22:32Avec des pertes
22:33de chiffre d'affaires,
22:34avec la marchandise
22:35qui a été dérobée.
22:37Sur les biens publics,
22:38on a 5 véhicules
22:39de la police municipale
22:40qui ont été...
22:40Je ne parle pas
22:41des biens de l'État,
22:42notamment des véhicules
22:43de la police nationale
22:44qui ont été dégradés,
22:45mais on a 5 véhicules
22:47de la police municipale
22:48qui ont été dégradés.
22:49On a des arrêts
22:51de tramways,
22:52des abribus,
22:53on a une caméra
22:55de vidéosurveillance
22:56qui a été cassée
22:58au moulin
22:58par les narcotrafiquants.
23:00Parce qu'on voit bien
23:01qu'il y a des connexions
23:02dans ces réseaux.
23:03Je les ai dénoncés.
23:05Les services de renseignement,
23:06d'ailleurs,
23:07les soulignent.
23:08On a aussi...
23:10Donc les narcos
23:11qui ont alimenté...
23:12On peut avoir
23:13des influences étrangères.
23:14Les groupes.
23:14On peut avoir
23:15des influences étrangères.
23:16On peut avoir
23:18des groupes
23:20radicaux,
23:20religieux.
23:22Tout cela
23:22qui participe...
23:23Qui tourne dans les boucles.
23:24C'est ça et qui...
23:25C'est ce qu'on voit
23:25dans les boucles.
23:26C'est ce qui déstabilise.
23:27Des gens qui veulent
23:29déstabiliser la République.
23:30S'attaquer à nos institutions.
23:32Quand on s'attaque
23:32à une mairie,
23:34c'est un acte
23:34de terrorisme.
23:36Ce qui s'est passé
23:37à Dimanche.
23:38Mais nous,
23:39si nos policiers
23:40n'avaient pas gardé
23:41la mairie de Nice,
23:42on aurait pu avoir
23:42le même sort
23:43parce qu'ils se sont attaqués
23:44à la mairie de Nice
23:45comme ils se sont attaqués
23:46aux postes de police
23:48municipale des Moulins.
23:49Pourquoi ?
23:49Parce que ce poste,
23:50c'est un obstacle
23:51au trafic de drogue.
23:52On a aujourd'hui
23:54éradiqué
23:55un des points d'île
23:56des Moulins
23:56grâce à cette présence
23:59quotidienne.
23:59Et donc,
24:00tout cela,
24:01ça gêne le trafic,
24:02ça gêne
24:04ceux qui...
24:05Oui,
24:06ceux qui sont
24:06les malfaisants
24:07de notre territoire.
24:08Sur la journée de demain,
24:11les commerçants de Nice
24:11vont faire quoi ?
24:12Vous les avez vus ce matin.
24:13Est-ce qu'ils vont ouvrir ?
24:14Est-ce que certains
24:15vont rester fermés ?
24:16Est-ce que vous,
24:17vous leur conseillez
24:17aussi quelque chose ?
24:18Puisque le préfet,
24:19hier,
24:20nous a dit
24:22que les Nissois
24:23pouvaient aller
24:23faire leur course.
24:25Si en tout cas...
24:26Moi,
24:26j'ai souhaité,
24:27et notamment
24:28sur les manifestations
24:29culturelles,
24:31que l'on reste,
24:32et notamment
24:33pour l'opéra,
24:35que l'on reste ouvert.
24:36Parce que je ne veux pas
24:38céder aux barbares.
24:40Voilà.
24:40Parce que quand la civilisation
24:42recule devant la barbarie,
24:43eh bien,
24:45c'est le commencement
24:46de la tyrannie.
24:48Je ne veux pas céder
24:49à ceux qui veulent
24:51déstabiliser notre République.
24:53Derrière LFI,
24:54qui est la vitrine légale
24:56des proxys
24:57qui agite
24:59tous ces événements
25:00et tous ces mouvements.
25:01D'ailleurs,
25:02on le voit bien,
25:02le préfet des Alpes-Maritimes,
25:05et je l'en remercie,
25:06interdit les manifestations.
25:07Je l'ai demandé.
25:07Qui conteste
25:09l'interdiction ?
25:11LFI,
25:12Madame Damiano,
25:13qui a été mon adversaire
25:14LFiste
25:15aux élections municipales.
25:17Donc,
25:17on voit bien
25:17qui est derrière.
25:19Parce qu'Éric Ciotti,
25:19il y a derrière
25:20un mouvement légitime
25:21de colère,
25:22de manifestation sociale,
25:24avec des syndicats
25:26qui ont manifesté
25:27d'ailleurs de leur côté
25:28dans la paix.
25:32Personne ne déclare
25:33les manifestations.
25:34On voit les drapeaux
25:35de la CGT,
25:36mais pourquoi la CGT
25:38ne déclare pas
25:38les manifestations ?
25:39Elle n'en peut plus.
25:41Si elle est déclarée,
25:42elle aurait dû payer
25:43ce qui est arrivé.
25:44Donc,
25:44il y a une forme
25:45de lâcheté,
25:46je le dis,
25:47mais aussi
25:49de responsabilité
25:50extrêmement grave.
25:52Voilà,
25:53rien ne peut justifier
25:54la violence.
25:56Aucune revendication
25:57aussi légitime
25:59soit-elle,
26:00même si,
26:01quelquefois,
26:02on a un peu du mal
26:03à comprendre
26:03les revendications
26:05d'un lycéen
26:06qui dit qu'à 18h,
26:08il est fatigué.
26:08Bon,
26:09de mon temps
26:11à 18h,
26:13chez ceux
26:14qui travaillent,
26:15qui se lèvent
26:15à 8h,
26:16qui disent
26:17si on travaille
26:18de 8h à 18h,
26:20il faut dire
26:20à cette jeunesse
26:21qu'elle n'y arrivera pas
26:23aussi dans ce cadre.
26:24Mais je pense que
26:25s'ils avaient été reçus
26:27par les ministres,
26:28par le Premier ministre,
26:29s'ils avaient été écoutés,
26:30peut-être qu'on aurait pu
26:33désamorcer cette crise ?
26:34Non,
26:34mais la crise des lycéens,
26:35je ne parle pas de...
26:36Il y a beaucoup,
26:37derrière tout cela,
26:38il y a aussi beaucoup
26:39de manipulations
26:40de l'extrême-gauche.
26:41Et on voit très bien
26:42les tracts au départ,
26:44les messages
26:44d'où ils viennent.
26:45Chaque fois,
26:46il y a un point de départ,
26:47c'est LFI.
26:51LFI est là
26:52pour déstabiliser
26:52la République.
26:53Voilà.
26:53Ils sont là
26:54pour prendre le pouvoir
26:55par la force,
26:56par la violence.
26:58malgré les déclarations
26:59depuis de Jean-Luc Mélenchon
27:00qui assure que...
27:02Oui,
27:02c'est une pseudo-vitrine légale
27:05qui cache une arrière-cour
27:09très nauséabonde.
27:10Voilà.
27:10Donc,
27:10il y a ce danger
27:11et face à ce danger,
27:13la réponse,
27:14elle est dans la sécurité,
27:16bien sûr.
27:17Et je fais confiance
27:18à nos forces de l'ordre
27:19et les Français
27:20font confiance
27:21à nos forces de l'ordre.
27:22Mais la réponse,
27:23elle est aussi politique.
27:25et je le dis,
27:26et ceux qui,
27:28en juin 24,
27:29ne m'ont pas suivi,
27:30notamment dans ma famille politique,
27:33LR que je présidais,
27:34ceux qui ont préféré
27:35faire des alliances
27:36avec la gauche,
27:37comme à Nice,
27:38rappelons-vous quand même,
27:40troisième circonscription,
27:41M. Pradal,
27:43qui est candidat
27:44contre Bernard Schex,
27:45qui appelle à voter pour lui ?
27:47LFI.
27:49La réalité,
27:50la réalité,
27:51elle est là,
27:53elle est là,
27:55il y a donc cette situation,
27:58M. Pradal appelle
27:59à voter pour la gauche
28:00au second tour.
28:01Il n'appelle pas,
28:02il se désiste,
28:05il n'appelle pas.
28:06Il se désiste,
28:07oui,
28:07il appelle à s'opposer
28:09à Bernard Schex.
28:11Moi,
28:11dans ma circonscription,
28:12je suis opposé
28:12à un candidat LFI,
28:15mais la réalité,
28:16elle est là.
28:17Est-ce qu'à l'époque,
28:18on me soutient
28:19face à LFI ?
28:20Non.
28:20Donc,
28:21il y a une responsabilité politique
28:23que je veux dénoncer.
28:25M. Attal
28:26appelle à voter LFI.
28:28M. Philippe
28:29appelle
28:29à voter
28:30Nouveau Front Populaire.
28:32M. Bertrand
28:33appelle à voter
28:34M. Ruffin.
28:35Aujourd'hui,
28:36on voit bien,
28:36on voit tout le monde.
28:37M. Wauquiez
28:38est élu
28:39grâce au désistement
28:40d'une écologiste.
28:42Et tout ce beau monde,
28:43aujourd'hui,
28:44tape sur LFI,
28:45mais ils étaient alliés
28:46avec eux.
28:47La réalité,
28:48elle est là.
28:49Aujourd'hui,
28:50il faut choisir.
28:51Ils n'étaient pas
28:51candidats aux législatives.
28:52C'est peut-être plus facile.
28:53Ils avaient une voix
28:55qui portait.
28:56Aujourd'hui,
28:57il faut être clair.
28:58On ne peut plus
28:59tergiverser
29:00au plan politique.
29:01Et je le dis d'ailleurs
29:02à Bruno Retailleau
29:03et à David Lysnard.
29:04Je l'ai déjà dit
29:05cette semaine,
29:06mais il faut qu'ils choisissent
29:08le camp
29:10du progrès,
29:11de la liberté,
29:11du sursaut,
29:12de la renaissance.
29:14Aujourd'hui,
29:15leur position centrale
29:16ou quelque part
29:17a l'impression
29:18qu'ils refusent
29:19de choisir
29:20n'a plus aucun sens.
29:21La République
29:22est en danger.
29:23Qui peut la sauver ?
29:25Ceux qui sont unis
29:26et ceux qui sont patriotes.
29:29Au milieu,
29:30il n'y a rien.
29:31J'en suis convaincu.
29:32On va revenir un instant
29:33à Nice
29:35et puis on parlera
29:35du gouvernement
29:36et puis d'Orléans
29:37pour les cinq dernières minutes
29:39de cette émission.
29:40Je voudrais qu'on écoute
29:40le préfet
29:41qui a donné
29:42une interview
29:43hier à Nice matin,
29:44qui a dévoilé le dispositif
29:48sur les chiffres
29:49de cette mobilisation
29:50des forces de l'ordre
29:51et puis il a donné
29:52quelques précisions.
29:53On va l'écouter ensemble.
29:54Nous allons avoir
29:56toute une série
29:57de contrôles
29:58de l'ensemble
29:58des mesures qui existent.
30:00Interdiction
30:00de venir
30:01avec des lunettes de ski,
30:02des masques à gaz
30:02ou tout autre équipement.
30:04Des groupes
30:05qui viendraient
30:05constituer,
30:06un peu comme on l'a vu
30:07la semaine dernière,
30:08un noir
30:09prêt à en découdre.
30:11Ça,
30:11nous allons
30:12les contrôler
30:13éventuellement en fonction
30:14les interpeller
30:16dès lors
30:17qu'il s'agirait
30:18d'un regroupement
30:18en vue de commettre
30:20des infractions.
30:21Et donc,
30:21cette présence-là,
30:22elle sera bien évidemment
30:24aux abords
30:24des transports publics,
30:26mais également
30:27de partout
30:28autour du centre-ville
30:29de Nice.
30:30Voilà,
30:30Jean-Marie Girier.
30:31Je vous fais écouter
30:33cette interview
30:34pour qu'on comprenne
30:35concrètement
30:36comment ça va se passer
30:37demain.
30:37Est-ce qu'on a
30:39des risques
30:40de contrôle,
30:42des risques
30:42pour le simple
30:44niçois
30:45qui veut se balader
30:47sur Jean Médecin ?
30:48On a parlé
30:48des commerçants
30:48tout à l'heure,
30:49mais pour l'habitant
30:50lui-même,
30:50est-ce que vous lui conseillez
30:51de sortir demain
30:52ou pas ?
30:52Les honnêtes citoyens
30:54n'ont rien à craindre.
30:55Voilà,
30:55ce qui est fait,
30:56et je remercie
30:58le préfet
30:58parce qu'on travaille
30:59bien ensemble.
31:00Voilà.
31:02J'ai pris un arrêté
31:03de couvre-feu
31:04cette semaine.
31:06Nous nous sommes
31:06concertés
31:07avant de prendre
31:08cet arrêté.
31:09et je l'ai fait
31:09aussi
31:11à la demande
31:12du préfet.
31:13Il a pris
31:13un arrêté
31:14d'interdiction
31:14des manifestations.
31:15On s'est concertés
31:16avant.
31:17Il se bat
31:18pour avoir
31:18le plus de force
31:19disponible.
31:20Il prend
31:20ces mesures
31:21de contrôle
31:22qui me paraissent
31:23indispensables.
31:24Donc je veux dire
31:25que je suis heureux
31:26de travailler
31:26avec le préfet
31:27Girier
31:27dans ces bonnes conditions.
31:30Après,
31:30il dépend
31:31d'autorités
31:32qui malheureusement
31:34nous regardent
31:35souvent
31:35avec mépris.
31:37Un ministre
31:38de l'Intérieur
31:39qui n'aime pas
31:39Nice,
31:40les Niçois,
31:41qui est un gauchiste.
31:42Pourquoi vous dites ça
31:43qu'il n'aime pas Nice ?
31:44Parce qu'il nous manque
31:45250 policiers
31:47nationaux
31:48à Nice.
31:49Monsieur Nunez
31:50est un gauchiste.
31:51Donc il a
31:52une difficulté
31:53à faire respecter
31:54l'ordre.
31:55Ça se voit,
31:56ça se sent,
31:57même dans ses expressions.
31:58Et on en subit
32:00les conséquences.
32:02Il nous manque
32:03250 policiers
32:05nationaux.
32:05le syndicat
32:06Allianz
32:07a donné
32:07les chiffres
32:08et ils ont raison.
32:09Il nous manque
32:09des enquêteurs.
32:10Vous savez,
32:11aujourd'hui,
32:11on a besoin
32:12d'enquêtes
32:12parce qu'au-delà
32:13des personnes
32:13qui ont été
32:14interpellées samedi,
32:16c'était difficile
32:16d'interpeller.
32:17Et notamment
32:18les pilleurs
32:19et les casseurs.
32:20On a
32:21les vidéos
32:22de la ville
32:23de Nice,
32:24la vidéosurveillance
32:26permet d'identifier
32:27entre 500
32:28et 800 personnes
32:31de ceux
32:32qui s'est passé
32:33samedi.
32:33Le 17.
32:34On a 4000 caméras
32:36et donc
32:37maintenant,
32:38il faut faire
32:38un travail d'enquête.
32:40Les visages
32:41sont connus,
32:42les actes
32:42sont connus.
32:43Ça veut dire
32:43qu'il faut
32:44mobiliser.
32:44Notamment
32:44l'agresseur
32:45de l'emblématique
32:47Pierre,
32:47gérant de Micromania
32:48qui a cherché.
32:49Très courageux.
32:50Ça veut dire
32:51qu'il faut
32:51maintenant
32:52un vaste travail
32:53d'enquête
32:54mais on n'a
32:54plus d'enquêteurs.
32:55On n'a plus
32:56d'enquêteurs.
32:57On a eu
32:58un effondrement
32:59des services
33:00d'enquête,
33:00de police judiciaire
33:01et c'est cela
33:03le problème.
33:04C'est cela
33:04que j'ai dénoncé
33:06ce sur quoi
33:07j'alerte
33:08depuis des mois
33:10voire des années
33:11et là
33:12on n'est pas entendu.
33:13Vous regrettez
33:13qu'Emmanuel Macron
33:14n'ait pas accepté
33:15la démission
33:15de Laurent Nunez ?
33:16Vous y croyez
33:17au scénario
33:19de Laurent Nunez
33:20qui a déposé
33:21sa démission
33:23et Emmanuel Macron
33:24qui la refuse ?
33:25Vous savez,
33:27un pion macroniste
33:28peut en remplacer
33:29un autre
33:31si ce n'est
33:31que M. Nunez
33:33est encore plus
33:33gauchiste
33:34que certains
33:36dans le gouvernement
33:37actuel.
33:38Bon,
33:39ce n'est pas tellement
33:39ça le sujet.
33:40Le sujet
33:41c'est qu'il faut
33:41tout changer.
33:43Il faut tout
33:44ce qui parte
33:44aujourd'hui.
33:45On a vu
33:46ce qu'ils savent faire
33:47ou plutôt
33:47ce qu'ils ne savent
33:48pas faire.
33:49On a vu
33:49leur impuissance,
33:50on a vu
33:51leur lâcheté,
33:52on a vu
33:52leurs erreurs
33:53depuis des années,
33:54leurs gabegies
33:56financières,
33:57les impôts,
33:59les dépenses
33:59inconsidérées,
34:01le chéquier ouvert,
34:02la faiblesse
34:03des moyens
34:03pour la sécurité,
34:05le laxisme
34:06migratoire.
34:07Il n'est le seul
34:08pays d'Europe
34:09à avoir soutenu
34:10M. Pedro Sanchez
34:11lorsqu'il a régularisé
34:13des centaines
34:14de milliers
34:14de clandestins
34:15en Espagne.
34:16Tous les chefs
34:17d'État européens
34:18se sont élevés
34:19contre cette mesure,
34:20sauf M. Macron.
34:21Donc on voit bien
34:22où est le point
34:24d'accord
34:25de ce pouvoir
34:26et ce que je regrette
34:28un homme de droite
34:31héritier
34:32de la famille gaulliste
34:33et mon parti
34:34c'est le dernier
34:34parti gaulliste,
34:36le dernier parti
34:37droite,
34:38c'est qu'on est
34:38quand même
34:39aujourd'hui
34:39sept ministres
34:40qui soutiennent
34:41cette politique
34:42dont encore
34:43un des Alpes-Maritimes.
34:45Philippe Tabarro
34:46qui est ministre
34:47des Transports,
34:49je donne son nom
34:50puisque c'est à lui
34:50que vous faites allusion.
34:52Pour terminer,
34:53Eric Ciotti,
34:54ce week-end
34:55se tiendra
34:56le congrès
34:57de vos alliés
34:58du Rassemblement
34:59national à Orléans.
35:00Est-ce que vous craignez
35:01pour la sécurité ?
35:02On annonce
35:02des dizaines de milliers
35:03de 10 à 15 000
35:05manifestants
35:06voire 20 000
35:07opposés
35:09à la doctrine
35:10et aux idées
35:11du Rassemblement national.
35:12Ils ont obtenu
35:13des garanties
35:13sur la sécurité.
35:14Est-ce que vous êtes
35:15quand même inquiet
35:16sur ce qui pourrait
35:17se passer à Orléans ?
35:17D'abord,
35:18je suis choqué
35:19par ces manifestations.
35:23On veut interdire
35:24le premier parti politique
35:26de France
35:28de s'exprimer,
35:30de tenir son congrès.
35:32C'est l'expression
35:33de la dictature gauchiste.
35:35Il n'y a que la gauche
35:36qui doit pouvoir parler.
35:38Eh bien,
35:39cette attitude,
35:39elle doit s'arrêter.
35:42Pourquoi manifester
35:44devant une réunion politique ?
35:47C'est extrêmement choquant.
35:49C'est contre-intuitif
35:51quand même
35:52quand on se prétend
35:53adepte des libertés
35:55et qu'on interdit
35:56des Français
35:58d'exprimer
35:58leur opinion politique.
36:00C'est extrêmement choquant.
36:01Je serai à Orléans.
36:03J'y serai dimanche.
36:05Je prendrai la parole
36:06pour dire
36:07mon soutien
36:08à Marine Le Pen
36:09au nom de l'UDR
36:10pour l'élection présidentielle
36:12parce que
36:13je le dis
36:14en conscience.
36:15Je ne suis pas membre
36:17du Rassemblement national.
36:18J'ai des différences.
36:20Mais je crois que
36:20j'ai voulu en 2024
36:22l'union.
36:23On voit ce qui s'est passé
36:24depuis deux ans et demi
36:26à cause de ceux
36:27qui ont refusé
36:28cette union des droites.
36:29Aujourd'hui,
36:30je crois que le moment
36:31est arrivé
36:32de dire
36:33on arrête.
36:34On arrête
36:35avec la destruction
36:37du pays.
36:39on commence
36:40une autre étape.
36:42On construit,
36:43on porte
36:45la renaissance française
36:46et je pense
36:47en conscience
36:47que seule Marine Le Pen
36:49qui n'a pas participé,
36:50collaboré
36:51à tout ce système
36:53qui a tellement,
36:54tellement effondré
36:55la France,
36:56fait effondrer
36:57la France,
36:58est à même
36:58de porter
36:59cette espérance
37:00du redressement
37:02national
37:02dont notre pays
37:03a besoin.
37:04Aussi bien
37:05pour établir
37:06l'ordre dans les comptes
37:07que pour établir
37:08l'ordre dans les rues,
37:09que pour respecter
37:11nos frontières,
37:12que pour respecter
37:13notre identité,
37:14notre culture.
37:15Merci beaucoup
37:16Éric Ciotti,
37:17maire UDR de Nice
37:18et président de la métropole
37:19Nice-Côte d'Azur
37:20d'avoir accepté
37:21notre invitation
37:22à la veille
37:22de cette journée
37:23à Haut-Risque
37:24en France
37:24et à Nice.
37:25Interview
37:26à retrouver,
37:27à lire également
37:28demain
37:28dans les pages
37:29de Nice Matin
37:30dans les grandes longueurs.
37:33Merci à Philippe Bertigny
37:34et Sophie Doncé
37:35ainsi que Roxane Darko
37:37et Mathis Buil
37:38pour la préparation
37:39de cette émission.
37:40On se retrouve
37:40la semaine prochaine
37:41pour une nouvelle interview.
37:42À la Une.
37:42Sous-titrage Société Radio-Canada