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  • il y a 9 minutes
Après plus d'un mois de colère des lycéens, le président de la République va recevoir ce vendredi 23 octobre les organisations lycéennes à l'Élysée pour "écouter les revendications", selon la présidence. Il se rendra ensuite auprès des forces de l'ordre à 24 heures des manifestations du 24 octobre, particulièrement tendues après les violences de la semaine dernière.

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Transcription
00:00Le ministre, le procureur général et la procureur de la République, le préfet, je vous propose de répondre directement à
00:08vos questions,
00:09puisque j'ai eu l'occasion de m'exprimer tout à l'heure à la mairie, et donc je préfère
00:13approfondir les points qui vous tiennent à cœur.
00:15Peut-être commencer par la presse quotidienne régionale, ici, par respect, puisque vous nous accueillez.
00:20— Bonsoir. — Bonsoir. — Il a fallu plus de 20 minutes, pour force de l'ordre, pour intervenir à
00:25la mairie de Limoges, lorsque l'incendie a été provoqué.
00:30Est-ce qu'on peut dire que l'État est responsable de l'incendie de la mairie de Limoges, comme
00:34on a pris l'entente dans la bouche de Guillaume Gérin, le maire ?
00:37— Bonne réunion de travail avec le maire, qui me permet évidemment aussi de revenir sur le premier engagement que
00:43j'ai pris vis-à-vis de lui.
00:45D'ailleurs, je l'ai signé dans ce courrier dès dimanche, c'est la transparence sur ce qui s'est
00:48passé.
00:49Cette transparence, évidemment, elle incombe à l'État, au gouvernement.
00:53Puis désormais, on est dans le cadre d'une enquête judiciaire.
00:56Et on voit bien que les faits sont des faits qui sont particulièrement graves.
00:59Et d'ailleurs, plus on avance dans cette enquête de flagrance, mais même la procureure de la République s'est
01:04déjà exprimée,
01:05plus on voit bien que tout ça est encore plus grave qu'il n'y paraissait.
01:09Plus grave qu'il n'y paraissait.
01:10Par le degré de planification, par la volonté de passage à l'acte,
01:14et même d'ailleurs par les différents chefs d'inculpation, en tout cas de poursuite, de motifs de poursuite,
01:20que la justice a retenus.
01:22Donc ça, c'est la première des choses.
01:24La deuxième des choses, moi, je crois encore à la responsabilité individuelle.
01:27Si on peut faire transparence sur comment les opérations de sécurisation se sont tenues samedi dernier,
01:33on ne doit pas moins que celles et ceux qui sont responsables de l'incendie de l'hôtel de ville
01:36de Limoges,
01:37ce sont celles et ceux qui ont mis le feu.
01:39Alors après, je sais qu'on vit désormais dans une société dans laquelle il peut y avoir des excuses sociales
01:43faciles,
01:44une repentance collective facile à considérer que l'État, c'est tout le monde.
01:48Après, il y a le gouvernement, il y a le préfet, il y a les forces de police.
01:51Enfin, la réalité, c'est que celles et ceux qui ont mis le feu sont les principaux responsables.
01:56Après, c'est normal qu'un maire, engagé pour sa commune, avec en plus de l'émotion,
02:00parce que ce n'est pas que de la politique, tout ça, ce n'est pas que de l'action
02:03publique,
02:04il y a aussi une dimension particulièrement humaine,
02:06ait envie de comprendre ce qui s'est passé,
02:07parce que, tout simplement, il a besoin aussi d'expliquer à sa population.
02:11J'étais maire, je suis toujours premier adjoint de ma commune,
02:13et ça, pour le coup, dans les discussions entre l'autorité judiciaire et le maire,
02:17la réunion de travail qu'on a eue ensemble ce soir,
02:20il est clair qu'on commence à mettre aussi des choses plus concrètes, plus tangibles,
02:24sur la manière dont ça s'est passé.
02:26Et vous le verrez, je crois, le temps prochain,
02:29que tout ça, évidemment, a été complètement délibéré, planifié, organisé,
02:35avec un degré de menace élevé.
02:37Et donc, maintenant, ce qui nous appartient, évidemment,
02:39c'est d'en faire le retour d'expériences nécessaires.
02:40Après, il y a aussi un volet de réparation, d'aider.
02:44C'est le début du mandat municipal,
02:46ce n'est pas parce que l'État n'est pas responsable,
02:48l'État n'a pas mis le feu la mairie de Limoges,
02:49ce n'est pas pour autant que l'État doit abandonner le conseil municipal de Limoges,
02:52le maire de Limoges et la population de Limoges.
02:54Alors, c'est le sens de ce que les ministres ont fait avec les adjoints au maire cet après-midi,
02:59ce qu'on a refait ensemble ce soir, après un certain nombre d'engagements.
03:03Si le contribuable municipal, les habitants de Limoges,
03:07doivent consacrer de l'argent pour reconstruire la mairie,
03:10il est certain que c'est d'autres projets qui ne vont pas sortir de terre.
03:12Premier engagement, premier, c'est que le contribuable local, communal,
03:17ne mettra pas un euro dans la reconstruction de cet hôtel de ville.
03:20Tout simplement parce que l'État sera là,
03:22parce que même la ministre de la Culture,
03:24on va classer l'ensemble de la mairie en monuments historiques,
03:28parce qu'on va appeler aussi la responsabilité civile de celles et ceux qui ont brûlé,
03:32parce qu'il n'y a pas que l'argent du contribuable,
03:33je crois que c'est utile de le rappeler,
03:34parce que le contribuable municipal est aussi contribuable national.
03:38Donc je pense que l'argent public, à un moment donné,
03:40mérite aussi d'être préservé et protégé,
03:42et le système assurantiel.
03:43Mais comprenez le message,
03:45le message, c'est qu'on est en début de mandat municipal,
03:47on ne peut pas dire au maire qu'il va renoncer à des engagements de campagne électorale
03:50pour lequel elle a été élue,
03:51parce que des gens ont mis le feu à sa mairie.
03:52C'est ça le message, c'est un message de solidarité.
03:55Après, ce n'est pas que de l'argent.
03:56On a un texte de loi qui va bientôt être discuté à l'Assemblée nationale,
04:00sur le logement,
04:01dans lequel j'avais dû malheureusement introduire des dispositions spécifiques
04:04sur les incendies en Gironde.
04:05On va créer un article qui va être consacré à la mairie de Limoges,
04:09qui va permettre de reconstruire à l'identique,
04:11qui va permettre d'accélérer l'ensemble des procédures.
04:14Tout ça, c'est important,
04:17mais ça ne règle pas non plus la question de la continuité des services publics
04:20municipaux.
04:21Il y a des personnes demain ici qui devaient se marier.
04:25Et puis d'hôtels de vie.
04:27Donc en fait, on va aussi élaborer un plan de continuité
04:29des services publics communaux,
04:32parce que l'État civil, parce que l'urbanisme,
04:34l'administration locale.
04:36C'est normal quand il y a quelque chose de très grave
04:39pour l'administration locale,
04:41que l'État vienne au secours.
04:42C'est vrai du bâtimentaire,
04:43c'est vrai de la fonction publique territoriale
04:44qui a fait un travail remarquable.
04:46Et puis il y a forcément des dépenses exceptionnelles.
04:48Et donc on va imaginer une petite dotation exceptionnelle,
04:50je dis petite,
04:52elle correspondra aux besoins,
04:53mais qui permet surtout aux services publics communaux
04:55de fonctionner.
04:56Il faut bien que le maire et les adjoints maires
04:58répondent à la question qu'il leur est posée cette semaine,
05:00quand est-ce qu'on va pouvoir se faire marier,
05:02et où.
05:02Donc ça, pour moi, évidemment,
05:04c'est un point important.
05:05Puis après, il y a d'autres projets
05:06qui ont été évoqués avec le maire
05:07pour être plus complet,
05:09y compris devant la presse nationale,
05:10parce qu'il y a un enjeu de sécurisation,
05:12il y a des engagements de campagne
05:13qui ont été pris, je crois,
05:14sur la vidéoprotection,
05:16dont on voit bien ici
05:17que la police nationale s'en sert.
05:19L'État va accompagner sur le terrain financier.
05:22Puis on en a profité,
05:22parce que je ne voulais pas non plus
05:24que cette visite ne soit marquée
05:25que par le drame de l'incendie
05:28de l'hôtel de ville.
05:29Guillaume en a profité, évidemment,
05:30pour me parler de la 6e année de spécialisation
05:32de l'école vétérinaire,
05:33parce qu'on a aussi une crise agricole en ce moment,
05:35je le rappelle,
05:35et qu'on a une part du monde de l'élevage
05:37ici dans le Limousin
05:38qui attend aussi des réponses.
05:40Et donc, pour le coup,
05:41on va avancer,
05:42la ministre de l'Agriculture le vaillera
05:44la semaine prochaine.
05:45Il y a des enjeux sur ce qu'on appelle
05:47le 3e épisode de l'ANRU,
05:49qui est la rénovation urbaine des QPV,
05:50sur lequel un quartier va être accompagné par l'État.
05:53Bref, je remettrai tout ça par écrit,
05:55pour ne pas être trop long,
05:56je le suis déjà,
05:57mais je vais faire un courrier
05:58qui va engager l'État
05:59et qui va permettre au maire aussi
06:01de se dire qu'il peut continuer aussi
06:04ses feuilles de route locales,
06:05ses engagements municipaux par ailleurs,
06:07parce que, pour le coup,
06:08la solidarité nationale
06:09vient évidemment à ses côtés.
06:11Enfin, après, ce soir,
06:12on a parlé aussi d'autres choses,
06:13notamment la sécurisation de demain,
06:15parce qu'évidemment,
06:17demain est de nouveau
06:18un enjeu important de sécurité
06:19et d'ordre public.
06:21Et c'est aussi, évidemment,
06:22le sens de cette visite
06:23ici à l'hôtel de police,
06:24avec une rencontre
06:25particulièrement émouvante,
06:26je veux bien le dire,
06:27avec les policiers et les gendarmes
06:29qui ont été sur le terrain
06:31le week-end dernier.
06:32Peut-être que si tu veux dire un mot,
06:34on est chez toi.
06:36remercier le Premier ministre
06:37de sa venue rapide à Limoges
06:40depuis le drame de l'incendie,
06:41remercier les ministres
06:42qui l'ont accompagné,
06:43la ministre Gattel,
06:44la ministre Pégard
06:46et M. le ministre du Commerce,
06:47M. Papin.
06:48Remercier M. le préfet
06:50pour l'organisation
06:51de cette rencontre ce soir.
06:53Vous voyez, il est tard.
06:54L'idée était aussi
06:55d'aller remercier
06:56les pompiers à l'hôtel de ville
06:57qui ont sauvé
06:58ce qu'ils ont pu sauver,
07:00remercier les forces
07:01de police municipales
07:01qui ont tout fait,
07:03parfois jusqu'au péril
07:04de leur vie pour protéger
07:04cet édifice.
07:06Et saluer, bien sûr,
07:07nos forces de sécurité intérieure
07:09présentes ici au commissariat
07:11qui ont fait un travail formidable.
07:12Vous savez,
07:13ce qui m'a profondément choqué
07:14ce soir,
07:14c'est qu'il règne
07:15dans l'esprit
07:16de certains policiers nationaux
07:18un sentiment de culpabilité
07:19d'avoir laissé
07:20mourir la mairie.
07:21Je n'en veux à aucun policier national
07:23ni à aucun membre
07:25des forces de sécurité intérieure.
07:27Ce n'est pas de leur fait.
07:29En revanche,
07:30je m'adresse à la presse
07:31et en particulier
07:31à la presse quotidienne régionale.
07:34Minimiser l'ampleur
07:35et la violence
07:36de l'attaque
07:36qui a eu lieu
07:37à l'encontre
07:37de l'hôtel de ville
07:39samedi
07:39relève de l'absurdité
07:41intellectuelle.
07:43Et je m'en tiendrai là
07:45en termes de qualification.
07:46Ce qui s'est passé
07:47est extrêmement grave.
07:49Je vous invite prochainement
07:51à consulter
07:52un certain nombre d'images
07:52qui seront un jour
07:53rendues disponibles
07:54pour voir
07:55l'entraînement,
07:56la violence,
07:58l'organisation
07:59qu'il y avait derrière tout ça.
08:00On n'est pas face
08:01à des petits casseurs
08:03de base.
08:04C'est beaucoup plus grave
08:05que ça,
08:05ce qui s'est passé.
08:06Donc je remercie
08:07Sébastien Lecornu
08:08de sa visite.
08:09Je remercie également,
08:09je ne sais pas si elles sont là,
08:11Madame la procureure générale
08:12et Madame la procureure
08:13pour l'engagement
08:14qui est leur
08:15dans cette affaire.
08:16Je ne ferai aucun commentaire
08:17bien évidemment
08:18sur la procédure
08:19qui est en cours.
08:20En tout cas,
08:20je tiens à saluer
08:21le travail des enquêteurs
08:22et Madame,
08:23le travail de vos équipes
08:25qui est un travail remarquable.
08:26Sur les engagements
08:27pris par le Premier ministre
08:28et les ministres
08:29qui l'ont accompagné,
08:31sans grande surprise
08:32et je l'en remercie,
08:34il a répondu
08:35favorablement
08:36à la prise en charge
08:36des travaux
08:37qui vont devoir s'imposer
08:39sur la rénovation
08:40de l'hôtel de ville.
08:41Je détaillerai demain
08:42ou en début de semaine
08:43avec un point presse
08:44le détail de tout cela,
08:45mais l'idée est de classer
08:46le monument
08:47au monument historique
08:48pour pouvoir être éligible
08:49à un certain nombre
08:50de dispositifs
08:51et un certain nombre
08:52de financements d'État.
08:53Mais le contribuable
08:55Limougeot
08:55n'aura pas à financer
08:56la reconstruction
08:56de son hôtel de ville
08:57conformément à l'engagement
08:59que j'avais pris devant eux
09:00dès lundi matin.
09:01Et puis,
09:01il y a un certain nombre
09:02de dossiers,
09:03de dossiers de sécurité
09:04sur lesquels
09:05nous avons renforcé
09:06grâce à l'action
09:07du Premier ministre
09:08les moyens
09:08de force de sécurité intérieure
09:10sur la ville
09:10pour demain
09:11mais aussi
09:12monsieur le directeur
09:12départemental
09:13de la police nationale.
09:14Je l'espère définitivement
09:16pour les week-ends à venir
09:16parce que malheureusement
09:17il n'y aura pas
09:18que demain.
09:20On peut légitimement
09:21s'en inquiéter
09:22et donc les moyens
09:23alloués à Limouge
09:23seront à la hauteur
09:25des attentes
09:26de la population
09:27avec une pensée particulière
09:28bien sûr
09:28pour nos commerçants
09:30et puis un certain nombre
09:30de dossiers
09:31du territoire
09:32qui sont importants
09:33pour moi.
09:34Le Premier ministre
09:34n'a pas parlé de l'OSP
09:36mais on a aussi parlé
09:37de l'OSP vers Paris
09:38qui sera pérennisé
09:39et les fonds qui iront avec
09:41seront sanctuarisés
09:42par l'État.
09:43On a parlé du train
09:44également,
09:44une vigilance accrue
09:45sur le délai de livraison
09:46des rames oxygène.
09:48On n'avancera pas
09:49malheureusement
09:49le calendrier de travaux
09:50mais le Premier ministre
09:51s'est engagé
09:52à être ferme
09:52sur le calendrier
09:53de livraison
09:54de ces rames oxygène.
09:55Il y a un certain nombre
09:55de dossiers très locaux.
09:57Vous savez que
09:57comme le Président Rousset
09:58je suis très attaché
09:59à la constitution
10:00d'une école vétérinaire
10:01sur le territoire
10:02de Limoges.
10:03On n'est pas encore
10:04en mesure d'avoir
10:05une école de plein exercice
10:06et je soutiens toujours
10:07le Président Rousset
10:08dans cette démarche
10:09d'avoir une école
10:09de plein exercice
10:10mais je considère que
10:12vous savez,
10:13il ne faut pas toujours
10:13courir deux lièvres à la fois.
10:14On a la possibilité
10:15d'avoir une sixième année
10:16de spécialisation
10:18en stagiaisation
10:19avec une soixantaine
10:21d'étudiants vétérinaires
10:22en sixième année
10:23sur une année de spé
10:24sur les gros animaux.
10:25Donc Monsieur le Premier ministre
10:26merci de l'engagement
10:27que vous prenez
10:27de la valider
10:28dès la rentrée prochaine
10:29à l'Université de Limoges.
10:30C'est un bon début
10:31de première pierre
10:32pour la suite des opérations.
10:33L'éligibilité du secteur
10:35Carnot-Marceau
10:36à l'ANRU
10:37vous connaissez tous
10:38en tout cas la presse
10:39quotidienne régionale
10:40connaît le secteur
10:41Carnot-Marceau
10:41l'idée est de le faire
10:42rentrer dans le dispositif
10:43ANRU
10:44pour bénéficier
10:44de fonds d'état
10:45pour justement
10:45pouvoir porter une politique
10:47d'aménagement
10:48sur ce secteur-là
10:49c'est quelque chose
10:49qui me tient à cœur
10:50depuis longtemps.
10:52Voilà,
10:53puis deux, trois autres sujets
10:54mais qui n'intéressent pas
10:55la presse nationale
10:56donc je referai
10:56un point presse plus exhaustif
10:58demain ou lundi
10:59pour vous tenir au courant.
11:00En tout cas,
11:01voilà,
11:01j'ai été,
11:02vous l'avez compris,
11:04très triste
11:05samedi soir
11:06pour les Limougeaudes
11:07et les Limougeaudes
11:07qui ont perdu leur maison.
11:09Je tiens à adresser
11:09un message
11:10à tous ces nervis
11:11de l'ultra-gauche
11:12et je les cite
11:13nommément
11:13qui considèrent
11:15qu'ils ont brûlé
11:15chez Guérin
11:16et la maison
11:17de la droite.
11:18Non,
11:18ils ont brûlé
11:18la maison
11:19de tous les Limougeaudes
11:20et de toutes les Limougeaudes
11:21à commencer par celle
11:22des plus fragiles d'entre nous.
11:24C'est ça la réalité.
11:25Les plus impactés
11:26par la perte de l'hôtel de ville
11:27seront les plus fragiles
11:28d'entre nous.
11:28Donc il y a
11:29quelque chose
11:30de totalement immoral
11:31et d'inacceptable
11:32et surtout d'incompréhensible
11:33à mes yeux.
11:35Et donc,
11:36passé la tristesse,
11:38je suis rentré
11:38dans un sentiment
11:38de colère froide.
11:40Vous me connaissez
11:41pour ceux qui sont ici,
11:42je suis assez linéaire
11:43dans mes émotions.
11:44En revanche,
11:45je considérais normal
11:46que l'État
11:48soit présent
11:48à nos côtés
11:49et soit présent
11:50non pas simplement
11:51pour faire de la compassion
11:52mais pour annoncer
11:53un certain nombre de choses
11:54très concrètes
11:55pour le territoire
11:55et pas que sur le dossier
11:56de l'hôtel de ville.
11:57Et M. le Premier ministre,
11:59cher Sébastien,
11:59je te remercie
12:00d'être venu
12:01et je remercie
12:02l'ensemble des ministres
12:03qui se sont déplacés
12:04à tes côtés ce soir.
12:05Merci beaucoup.
12:06Merci M. le Premier ministre.
12:07Une dernière question
12:08s'il vous plaît
12:08pour France 3 Limousin.
12:10A quelle hauteur
12:10l'État,
12:11si vous pouvez répondre
12:12à cette question,
12:12financera la reconstruction
12:15de l'hôtel de ville ?
12:17On a eu aussi un échange
12:18avec l'architecte
12:19des bâtiments de France
12:20tout à l'heure,
12:21un homme remarquable
12:21qui a déjà pris
12:22les premières mesures
12:23conservatoires
12:24parce qu'il faut bien mesurer
12:25que la protection
12:26évidemment de l'édifice
12:27est clé.
12:29Les débris,
12:30le plâtre,
12:31l'humidité,
12:32en plus la saison
12:33évidemment va jouer.
12:35Donc après,
12:35il y a un chiffrage
12:36de travaux
12:36qui doit être fait
12:37mais la ministre Pégard
12:38y reviendra
12:39avec le maire.
12:40Le vrai message
12:41de toute façon,
12:42c'est que le contribu
12:42municipal ne sera pas sollicité.
12:45Et l'État le fera
12:46mais en se retournant
12:47aussi évidemment
12:48contre celles et ceux
12:49qui sont responsables
12:50de cet incendie
12:50parce que l'État
12:51c'est tout le monde.
12:52Autre question ?
12:53Monsieur le Premier ministre,
12:53à la veille de cette nouvelle
12:55journée de mobilisation,
12:56dans quel état d'esprit
12:57vous êtes ce soir ?
12:58Est-ce que vous craignez
12:58de nouveaux affrontements,
13:00de nouveaux débordements ?
13:01Je pense à Paris
13:02mais je pense aussi
13:02à Orléans
13:03où une contre-manifestation
13:04est prévue face
13:05au congrès RN
13:05et est-ce qu'une cellule
13:07de crise
13:08va être mise en place
13:09comme la semaine dernière ?
13:10Elle est déjà mise en place.
13:12Elle a été réunie
13:12par mon éditeur de cabinet
13:13aujourd'hui.
13:14Mon état d'esprit,
13:15je fais preuve de sang-froid
13:17en toutes circonstances.
13:18C'est comme ça aussi
13:18qu'on doit gérer
13:19les affaires de l'État.
13:20D'autant plus que
13:21je pense que les circonstances
13:23y exigent.
13:24Ce que je peux dire
13:25aux Françaises
13:25et aux Français
13:26en cette veille
13:27de ce nouveau samedi
13:28c'est que
13:29déjà le retour d'expérience
13:30a été fait
13:31et que le dispositif de demain
13:32n'est pas le même dispositif
13:34que la semaine dernière.
13:35C'est particulièrement vrai
13:36aussi à Limoges.
13:38Pas que par la quantité
13:39des forces
13:39mais par la manière
13:40de renseignement
13:40à travailler,
13:42la manière aussi
13:43dont les forces
13:43vont être utilisées.
13:45Je n'en dirai pas plus.
13:46Le ministre de l'Intérieur
13:47l'a fait aujourd'hui.
13:49La deuxième des choses,
13:50effectivement à Orléans
13:51il y a un événement
13:52particulier
13:53qui mobilise
13:55beaucoup les services
13:55de l'État,
13:56le préfet,
13:57beaucoup de forces
13:59pour permettre
14:00à la démocratie
14:01de fonctionner.
14:02Un parti politique
14:03qui organise son congrès,
14:04ce n'est pas mon parti,
14:05c'est le moins qu'on puisse dire,
14:06et une opposition
14:07qui organise
14:09une manifestation.
14:11Ça dit quelque chose
14:11aussi des semaines
14:12et des mois
14:12qui vont venir.
14:14Et donc notre capacité
14:15à garantir l'ordre public,
14:16elle incombe évidemment
14:17à l'État,
14:18mais enfin elle concerne
14:19aussi l'ensemble
14:19de la classe politique.
14:20C'est bien d'ailleurs
14:20pour ça que je les ai réunis
14:21cette semaine à Matignon.
14:23D'ailleurs,
14:23quels que soient les propos
14:24après qui ont pu être tenus
14:25dans la rue,
14:25je note quand même
14:26que la sécurité
14:27de la campagne présidentielle,
14:29la capacité à sécuriser
14:30les mouvements sociaux,
14:33les manifestations,
14:34le droit syndical,
14:35on est un grand pays,
14:36donc par définition,
14:37c'est quelque chose
14:37qui appartient au gouvernement
14:39mais qui se partage aussi
14:40avec les organisations
14:40politiques et syndicats.
14:43La troisième des choses,
14:44moi je ne veux pas mentir
14:44aux Françaises
14:45ou aux Français
14:45pour avoir fait quand même
14:47des points précis
14:48avec les services
14:48de renseignement,
14:49le niveau de menace
14:50reste encore élevé demain
14:52de plusieurs natures.
14:54La première,
14:55l'ultra-gauche,
14:56maintenant,
14:57et l'extrême-gauche radicale.
14:58Je sens une forme
14:59de complaisance parfois,
15:01un peu comme le maire
15:02de Limoges,
15:03on le répète,
15:04on a l'impression
15:04qu'on n'est pas toujours cru.
15:05que ce qui s'est passé ici
15:06la semaine dernière
15:07n'a rien à voir
15:09avec un mouvement social
15:10ou un mouvement lycéen.
15:11D'ailleurs,
15:12je l'ai redis aussi
15:12à la classe politique,
15:14si on commence
15:14à assimiler les manifestants
15:16et les gens
15:16qui ne sont pas d'accord
15:17avec le gouvernement,
15:18c'est bien naturel.
15:19C'est une démocratie
15:20une fois de plus,
15:21pas n'importe laquelle,
15:22la nôtre.
15:22Bon,
15:23avec celles et ceux
15:24qui pillent et qui cassent,
15:25si on mélange tout,
15:25on ne va pas y arriver.
15:27La menace reste élevée demain
15:28pour l'ultra-gauche.
15:29La vigilance aussi
15:30est mise avec la délinquance
15:31parce qu'elle profite
15:32de ces troubles
15:33et notamment
15:34de ce que peuvent faire
15:34les black blocs
15:35et les casseurs
15:35pour recréer plus de confusion
15:37et en profiter pour voler.
15:39Ceci étant dit,
15:40les préfets sont mobilisés,
15:42les services de police
15:45et de gendarmerie
15:46le sont aussi
15:47pour maintenir l'ordre
15:48et surtout assurer
15:50la sécurité
15:50des Français
15:51qui manifestent,
15:53mais aussi
15:53des commerçants.
15:55Serge Papin est là,
15:57je veux dire aussi
15:57aux commerçants de France
15:58qu'ils n'ont pas passé
16:00un bon samedi
16:01le week-end dernier,
16:02c'est le moins
16:03qu'on puisse dire.
16:03Donc non seulement
16:04on essaie d'être là
16:05pour les accompagner
16:06économiquement,
16:07mais enfin
16:08beaucoup d'instructions
16:09ont aussi été données
16:09pour que les centres-villes
16:10soient protégés
16:11et préservés.
16:12On doit pouvoir concilier
16:14la liberté de manifester
16:15avec la protection
16:16des centres-villes.
16:17C'est aussi quelque chose
16:18qu'on a pu dire
16:18cette semaine
16:19aux différents organisateurs.
16:21Oui ?
16:22Une question peut-être
16:22sur parc poursuit,
16:23M. le Premier ministre.
16:24Le Président de la République
16:24à l'issue d'une rencontre
16:25de 2h30 avec les lycéens
16:26a indiqué qu'il allait faire
16:27une profonde refonte.
16:29Concrètement,
16:29vous annoncez quoi ce soir
16:30sur Parcoursup ?
16:31Vous allez renoncer à Parcoursup ?
16:32On a eu beaucoup de réunions
16:34cette semaine sur le sujet.
16:36Moi, je n'ai pas voulu
16:37faire d'annonce jusqu'à présent
16:39parce que déjà,
16:41je me méfie des effets
16:42d'annonce un peu cyniques.
16:44Je veux que ce qu'on propose
16:47et ce qu'on va mettre
16:47sur la table
16:48soit un plan
16:49qui soit particulièrement concret
16:51et sans tabou.
16:53Ce sont les vacances scolaires,
16:55un certain nombre
16:56de concertation
16:56continue de se faire.
16:57Est-ce qu'on va bouger
16:58sur Parcoursup ?
16:59La réponse est oui.
17:01Oui.
17:01Le Président de la République
17:02l'a dit aux lycéens
17:03qu'il a rencontré
17:04cet après-midi.
17:04Ça fait plusieurs jours
17:05qu'on y travaille
17:06avec les ministres.
17:08Les choses doivent être faites.
17:09Je pense qu'il y a
17:10beaucoup de contributions
17:11et de remarques
17:12qui sont faites
17:12sur la transparence,
17:14sur l'humanisation,
17:15pardon du mot,
17:16mais de la plateforme.
17:18Et moi, je l'ai dit,
17:18y compris d'ailleurs
17:19à des responsables politiques
17:19qui m'ont saisi de ce sujet
17:21encore cette semaine
17:22à gauche notamment,
17:23ou même à droite,
17:24LR ou PS,
17:25y compris d'ailleurs
17:26les formations politiques
17:27qui soutiennent le gouvernement.
17:29Tous veulent bouger
17:30et moi, je l'ai entendu.
17:31Le problème, c'est que
17:31ces gestion en général
17:32qui veulent bouger
17:33nous disent rarement
17:34quoi faire.
17:35Ceux qui veulent abolir
17:36Parcoursup, en général,
17:37on n'est pas saturé
17:37par les propositions
17:38de Parcoursup
17:39et de le remplacer.
17:40C'est pour ça
17:40qu'un travail est fait
17:42et Philippe Baptiste
17:43le fait avec beaucoup de courage.
17:44Mais la question
17:45ne sera pas que Parcoursup.
17:47Moi, je souhaite
17:47qu'on aille plus loin
17:48et donc en début
17:49de semaine prochaine,
17:49on va pouvoir détailler
17:51un plan de réponse
17:52qui doit embarquer
17:54la question du nombre
17:56de professeurs,
17:57du nombre d'élèves
17:58par classe au lycée,
18:00la question des bâtiments.
18:01Alors, pour les conseils régionaux,
18:03c'est leur responsabilité
18:04pour les lycées.
18:04Je suis conseiller départemental,
18:06je l'ai fait pour mes collèges
18:07dans l'heure.
18:08Mais il y a aussi
18:09les bâtiments
18:10des universités,
18:11l'État.
18:12Donc, je ne fais pas d'annonce
18:13plus que ça ce soir.
18:14Enfin, je donne déjà
18:15des têtes de chapitre
18:15qui sont quand même
18:16assez précises.
18:17Et moi, je l'ai dit
18:18de nombreuses reprises
18:19cette semaine.
18:20Le préalable du tout,
18:20c'est le retour à l'ordre.
18:21Mais j'ai toujours dit
18:22qu'il fallait aussi
18:22une réponse politique
18:23au mouvement lycéen.
18:25Et je distingue
18:26le mouvement lycéen
18:27de celles et ceux
18:28qui cassent.
18:29Il n'y a aucun lien
18:30entre l'incendie
18:31de la mairie de Limoges
18:32et Parcoursup.
18:33En tout cas,
18:34ceux qui voient un lien
18:35sont soit des menteurs,
18:37soit des personnes
18:38qui n'ont vraiment pas compris
18:39ce qui se passait
18:40ou qui ne veulent pas comprendre.
18:41Mais après,
18:41ma responsabilité,
18:42c'est ça.
18:43L'ordre,
18:44avec toutes les difficultés
18:45qui vont avec,
18:46on ne se claque pas
18:47comme ça pour dire
18:48qu'on rétablit l'ordre.
18:49Les policiers,
18:50les gendarmes,
18:50c'est difficile.
18:51On revient aussi aux questions
18:52que vous m'avez posées
18:53précédemment,
18:54à l'instant.
18:55Mais de l'autre,
18:55évidemment,
18:55il faut une réponse politique.
18:57Moi, j'ai vu des lycéens
18:58chez moi à Vernon,
18:59discrètement,
19:00sans caméra,
19:01sans appareil photo.
19:03Comme je le fais d'habitude,
19:05je ne change pas depuis un an
19:06la manière de fonctionner.
19:07mais moi,
19:08il y a des candidats à la présentielle,
19:09ils font des propositions,
19:10ils font des promesses,
19:11plus ou moins réalistes.
19:13Je suis Premier ministre,
19:14donc par définition,
19:15ce que je dois mettre
19:15sur la table,
19:16ça doit être concret,
19:18juridiquement volé,
19:19faire fonctionner
19:19et accessoirement
19:20être financé.
19:21Ça tombe bien,
19:22il y a le budget en cours,
19:23donc ça sera aussi
19:24un moyen pour les formations
19:25politiques au Parlement
19:26de s'emparer aussi
19:27de cette question.
19:28Voilà,
19:28donc je pense qu'on peut
19:29à la fois y répondre
19:30à des attentes légitimes
19:33de la population
19:33et en même temps
19:34être très fermes
19:35sur le retour à l'ordre public,
19:36sans être justement
19:37dans une notion d'excuse
19:38et de porosité
19:39entre l'un et l'autre.
19:40Merci beaucoup.
19:41Merci infiniment.
19:42Merci beaucoup.
19:42Merci beaucoup.
19:42Merci bien.
19:43Merci beaucoup.
19:43Merci beaucoup.
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