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Regardez Le grand jury avec Thomas Despré du 25 octobre 2026.
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00:03Générique
00:09Le Grand Jury, présenté par Thomas Despré.
00:13Bonjour à tous et bienvenue dans ce Grand Jury.
00:15Très heureux de vous retrouver pour votre grand rendez-vous politique du dimanche.
00:19Bonjour Olivier Faure.
00:20Bonjour à vous Thomas.
00:21Bienvenue en direct sur RTL et sur Public Sénat.
00:23Canal 8 de la TNT, vous êtes premier secrétaire du Parti Socialiste.
00:27Plus de 410 000 manifestants ont défilé partout en France hier.
00:31Vous avez parlé de marées humaines mais toujours en marge des cortèges, des tensions, des poubelles brûlées, des slogans anti
00:38-police également.
00:38Comment en est-on arrivé là ? La France ne sait-elle plus se parler sans casser ?
00:43Quelle réponse ? Attendez-vous désormais du gouvernement ?
00:46Nous sommes ensemble pendant une heure.
00:48Bienvenue dans ce Grand Jury, Olivier Faure.
00:51A mes côtés pour vous interroger aujourd'hui, Céline Bardi de Ouest France et Steve Jourdain de Public Sénat.
00:57Bonjour à tous.
00:58Dans ce Grand Jury, Olivier Faure, nous évoquerons aussi bien sûr l'élection présidentielle et votre candidat tout juste désigné,
01:04Raphaël Glucksmann.
01:05Avec lui, est-ce la fin de toute alliance avec la France Insoumise ?
01:08Nous parlerons de l'examen du budget au Parlement.
01:11Vous répondrez à nos questions express et à celles des lecteurs de Ouest France, notre partenaire.
01:17Le Grand Jury, l'événement.
01:20Mais d'abord l'événement de la semaine Olivier Faure, c'est bien sûr cet acte 2 des manifestations pour
01:25le pouvoir d'achat.
01:26Hier, 410 000 manifestants selon les autorités, 800 000 selon la CGT et deux images, les cortèges remplis un peu
01:34partout en France, à Rennes, à Marseille, à Nice, à Paris.
01:37Mais toujours ces scènes de tension en fin de manifestation avec près de 1000 interpellations selon le ministre de l
01:43'Intérieur.
01:43Quelle image, vous, vous retenez de ce samedi de manifestation, Olivier Faure ?
01:47Je retiens celle qui est derrière vous, cette image d'une foule incroyable, jeune, enthousiaste, heureuse, joyeuse,
01:56qui vient en fait dire aux adultes ce qu'ils veulent.
02:02Et je vois en fait une génération qui se lève, comme d'autres avant elle, et qui veut prendre sa
02:10place dans la société française.
02:12Et c'est un formidable moment.
02:14Et les messages qu'elle développe sont des messages de générosité, une volonté de vivre ensemble, loin de toute forme
02:22de séparation entre les uns et les autres.
02:24Et je souhaite qu'on les entende, qu'on ne fasse pas simplement semblant de les écouter, mais qu'ils
02:29soient entendus pour leurs revendications.
02:31Et c'est la meilleure façon de mettre fin à ce mouvement.
02:33On va revenir sur les revendications, bien sûr, sur le fond.
02:35Mais il y a tout de même eu hier des images de violences, des casses dans certaines villes de France.
02:40Et des slogans très violents, entendus par des reporters d'RTL hier sur le terrain.
02:44À câble, les policiers sont tous des bâtards.
02:46Louis XVI, on l'a décapité.
02:48Macron, on peut recommencer.
02:50Est-ce que c'est tolérable ?
02:52Écoutez, CRS, SS n'étaient pas forcément du meilleur goût non plus.
02:57Et vous avez, nous avons résisté.
03:01Il y a toujours des CRS, il y a toujours des gens qui sont là pour assurer l'ordre.
03:04Et personne n'est mort.
03:06Donc tout va bien.
03:08Mais c'est acceptable, c'est tolérable ?
03:09Je ne dis pas que c'est acceptable.
03:11Je dis simplement que vous avez toujours, dans ce type de manifestation, une forme de colère qui s'exprime parfois
03:16de manière exagérée.
03:18Mais nous n'arrêtons pas à l'anecdote.
03:21Allons jusqu'au bout.
03:23Et regardons quel est le message qu'ils adressent.
03:25Le message n'est pas d'aller tuer les policiers.
03:27Le message, c'est d'avoir un pays dans lequel on peut vivre, dans lequel on peut étudier, dans lequel
03:32on peut avoir un avenir.
03:33Plusieurs centaines de policiers qui ont été blessés.
03:36Ce n'est pas de l'anecdote non plus.
03:37Vous dites anecdote.
03:38Non, je ne dis pas, je dis simplement que les slogans qui sont développés, on a toujours connu ça dans
03:43tous les pays du monde.
03:44Et je ne veux pas que d'un seul coup, on laisse penser qu'on aurait là une jeunesse qui
03:49serait prête à aller tuer des policiers.
03:51Ce n'est pas vrai.
03:51Est-ce que ça veut dire que le gouvernement et le ministère de l'Intérieur ont cette fois réussi à
03:55ce que la manifestation se passe plutôt bien ?
03:57Ça veut dire que quand ils anticipent, quand ils y mettent les moyens, quand ils font en sorte que les
04:04choses se passent bien, ça se passe bien.
04:05Et la réalité du cortège hier à Paris, c'est qu'il a défilé totalement pacifiquement.
04:11Et c'est seulement à l'arrivée, place de la nation, qu'à ce moment-là, les échaufferées ont commencé.
04:17Parce que là, pour le coup, les choses étaient moins préparées et que c'est très difficile.
04:22Quel est le sujet, en fait, pour celles et ceux qui assurent l'ordre ?
04:26C'est d'avoir des lieux de dispersion qui soient des lieux de dispersion possibles, faciles.
04:31Justement, jusqu'au dernier.
04:32Sur cette place-là, et donc, évidemment, ça se finit toujours avec des échaufferées.
04:38Et puis, on le sait bien, ce n'est pas un phénomène exclusivement français.
04:42Il y a dans tous les pays européens des casseurs, des pilleurs qui, opportunément, viennent se mêler à la foule
04:49pour commettre des exactions qui doivent être condamnées et qui doivent être effectivement sanctionnées.
04:53Justement, jusqu'au dernier moment, hier, le ministère de l'Intérieur, la préfecture de police de Paris,
04:59a modifié le tracé de la marche qui était prévue à Paris.
05:03Est-ce que, finalement, c'était une bonne chose d'avoir cette manifestation autour de Paris,
05:09qui ne traverse pas les quartiers où il y avait beaucoup de commerces qui auraient pu être cassés,
05:14qui auraient pu être pillés, comme la semaine dernière ?
05:16Vous avez contesté cette décision dans un premier temps hier.
05:19Est-ce que, finalement, le gouvernement, le ministère de l'Intérieur, a eu raison de modifier ce tracé au dernier
05:23moment ?
05:24Ce que j'ai contesté, c'est le fait qu'un tracé qui avait été signé avec les organisations syndicales,
05:30après deux jours de débat, a été, en fait, transformé à la veille du défilé.
05:36Et le risque pris, heureusement, ça n'est pas intervenu.
05:39Mais le risque pris, c'est qu'il n'y ait non pas un cortège, mais deux cortèges,
05:42avec des manifestants ne sachant plus très bien où on manifeste,
05:46et se retrouvant dans une situation où, justement, le désordre aurait pu s'installer.
05:51De manière heureuse, les manifestants se sont tout de suite rabattus sur le nouveau tracé,
05:57et c'est bien passé.
05:59Donc, il y avait une prise de risque.
06:01On aurait pu l'éviter.
06:02Je souhaite que, désormais, les gouvernants adoptent des tracés,
06:09qui sont des tracés connus à l'avance, qui permettent la mobilisation,
06:12parce qu'on sait aussi que les changements peuvent dissuader les gens de manifester.
06:16Là, on avait le mauvais temps.
06:17Il y a eu plusieurs manifestations qui ont été interdites.
06:19Malgré cela.
06:20Il y a eu des manifestations qui ont été interdites sur le territoire.
06:22D'autres ont été déplacées.
06:24Vous avez dénoncé, vous, des atteintes graves à la liberté de manifester.
06:27Mais quand on voit les scènes de casse qu'on a pu voir le week-end dernier,
06:30qu'est-ce que vous vous dites ?
06:31Est-ce que, finalement, l'interdiction, ce n'est pas, dans certains cas, la seule solution ?
06:35Mais, je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous venez de dire.
06:39Si, désormais, pour éviter les casseurs, on interdit de manifester,
06:44nous ne sommes plus en démocratie.
06:45Alors, il y a la liberté de manifester, il y a le respect de la propriété privée.
06:49Nous avons besoin.
06:50Donc, c'est deux principes qu'il faut tenir ensemble.
06:52Cette tension-là existe entre ces deux principes.
06:54Vous avez raison de le rappeler.
06:55Mais, ça ne peut jamais se faire au péril de la démocratie
06:59et de la possibilité de manifester et d'exprimer une opinion.
07:02Imaginez que, demain, un pouvoir autoritaire s'installe en France
07:04et qu'il vienne et qu'il reprenne vos arguments
07:07et qu'il dise simplement...
07:07Ce n'est pas mes arguments.
07:28qu'on entre dans une démocratie dite illibérale,
07:31qui n'est plus vraiment une démocratie,
07:33mais déjà un régime dans lequel...
07:34Interdit d'interdire les manifestations, selon vous.
07:36...m manière naturelle.
07:37Interdiction d'interdire les manifestations, selon vous.
07:39Les interdictions qui ont été décrétées n'ont pas été bonnes.
07:40Il faut...
07:41Quand il y a des lieux qui sont des lieux à risque,
07:44on peut, effectivement, changer les tracés.
07:46On peut faire en sorte que, sur des délais très courts,
07:50sur des endroits qui sont des foyers de casseurs, de pilleurs, etc.,
07:55on peut aussi mettre en place un couvre-feu provisoire
07:58pendant un jour, deux jours, le temps de rétablir l'ordre,
08:00mais on ne peut pas avoir...
08:01Les couvre-feu, pour vous, vous acceptez que le gouvernement propose des couvre-feu ?
08:06Quand il est très limité à quelques rues,
08:09dans un endroit où, effectivement, les choses se passent mal,
08:11mais qu'on n'interdit pas de manifester de manière générale,
08:13effectivement, je ne suis pas un abruti.
08:15Je pense qu'effectivement, l'ordre doit revenir.
08:17Qu'est-ce qui doit prendre le pas, selon vous ?
08:18Le maintien de l'ordre ou le droit de manifester ?
08:20Il n'y a aucun intérêt pour les manifestants à ce que les autres s'installent.
08:24Pourquoi ? Parce qu'on sait très bien que ce que cherchent tous les gouvernants,
08:27notamment de droite,
08:29c'est de faire en sorte de glisser progressivement
08:31d'un sujet qui est un sujet social, politique,
08:34vers un sujet qui est exclusivement sécuritaire.
08:36Et on voit bien ce qui se passe.
08:38Quand on a été convoqué cette semaine à Matignon avec le Premier ministre...
08:41Jeudi après-midi.
08:42Jeudi après-midi.
08:43De quoi nous parlent-ils ?
08:44Ils nous parlent exclusivement de sécurité.
08:46Comme si le sujet était exclusivement sécuritaire.
08:49Non, le sujet, il est d'abord au départ un sujet social et un sujet politique
08:54auquel il faut apporter une réponse, et sociale et politique.
08:57C'est l'absence de réponse politique qui a amené à l'accentuation pour vous
09:01de la contestation et des mobilisations et parfois des drames.
09:04C'est ce que dit Baliba Gayoko notamment ?
09:06Ce que je dis, c'est que c'est à l'épreuve de l'histoire.
09:10Quand vous avez un mouvement auquel personne n'entend répondre,
09:14qui est depuis un mois laissé face à lui-même,
09:19forcément vous avez des mouvements qui se radicalisent,
09:22avec des revendications qui sont de plus en plus radicales,
09:28et puis parfois des formes qui prennent des formes plus radicales aussi.
09:32Est-ce qu'il y a la moindre violence légitime dans ces cortèges ?
09:36Si vous voulez à un moment que les choses se calment,
09:38si vous voulez que les manifestations s'interrompent,
09:41c'est simple, il suffit de répondre aux revendications.
09:44Est-ce que vous trouvez logique et normal que le chef de l'État
09:46ait attendu vendredi pour recevoir enfin les lycéens ?
09:49Il les a reçus pour ne rien leur dire.
09:50Et c'est maintenant, lundi, que le Premier ministre va les recevoir à son tour.
09:54Mais il aurait pu les recevoir avant la manifestation,
09:57il aurait pu leur dire, écoutez, Parcoursup, c'est fini.
10:00La réforme Blanquer, j'y reviens.
10:02On va revenir sur les revendications, Olivier Faure, on va revenir sur les revendications.
10:05C'est simple, en fait, il y a quelque chose qui est incompréhensible
10:08dans la façon dont est géré ce mouvement.
10:10On voit bien qu'il y a eu une tentation très claire de la part du pouvoir,
10:14c'est de dire, ah, bientôt les vacances de la Toussaint.
10:17Les vacances de la Toussaint, ils vont finalement se démobiliser.
10:22À la rentrée, il ne se passera plus rien.
10:24Attendez, on ne va pas aller vraiment des revendications.
10:26Et donc, maintenant, après, il y a eu une deuxième tentation,
10:27c'était de se dire, bon, ça barre le 17, donc on va pouvoir dire
10:30que le sujet n'est pas un sujet social, mais un sujet sécuritaire.
10:33Et ne jamais répondre sur le fond.
10:34Eh bien non, le moment est venu de répondre sur le fond.
10:36Sur la responsabilité politique, Steve Jourdain.
10:38Effectivement, vous renvoyez la responsabilité du chaos,
10:41en tout cas de ce qu'on a pu constater la semaine dernière,
10:43sur les épaules du gouvernement.
10:44Le gouvernement qui renvoie la responsabilité sur la France insoumise,
10:47est-ce que, selon vous, la France insoumise a une responsabilité
10:50dans ce qu'on a pu constater ces derniers jours ?
10:52Mais, là aussi, ça fait partie, en fait, de l'écran de fumée du pouvoir.
10:58Trouver un adversaire, commode, un épouvantail,
11:01et dire, voilà, en fait, le problème, il est là.
11:04Mais, vous pouvez supprimer la France insoumise,
11:06vous pouvez l'interdire,
11:08ça n'empêchera pas les lycéennes être dans la rue.
11:10Donc, pas de responsabilité du tout.
11:11Quand on entend un élu, quand on entend un élu de la France insoumise...
11:14Attendez, on n'est pas une île.
11:16Regardez ce qui se passe dans les autres pays européens.
11:18Vous voyez bien que la jeunesse se soulève partout.
11:19Et, je ne crois pas qu'en France insoumise ait ce pouvoir incroyable
11:23de pouvoir lever les masses partout en Europe et dans le monde.
11:28Quand Jean-Luc Mélenchon dit la police tue,
11:29est-ce que ça ne contribue pas à un climat de violence ?
11:33Mais, c'était une erreur de sa part de dire la police tue.
11:36Il y a, malheureusement, des policiers,
11:38et on le voit bien encore dans les manifestations,
11:40qui prennent peu de précautions.
11:42Et, quand on voit ces jeunes avec les mains arrachées
11:45ou les yeux crevés,
11:47forcément, on se dit qu'il y a des gens
11:49qui n'ont pas le souci
11:52et que, quand on a des enfants face à soi,
11:54on ne leur tire pas dessus.
11:56Moi, je souhaite que les armes,
11:57qui sont des armes classifiées comme armes de guerre,
12:00soient proscrites dès lors qu'on a des jeunes face à soi.
12:03Parce qu'on ne peut pas tirer sur nos enfants.
12:04Il faut que la police n'utilise plus,
12:07dans sa doctrine de maintien de l'ordre,
12:09par exemple, les grenades de désencerclement ?
12:11Oui, parfaitement.
12:12Je pense qu'il y a des armes qui ne sont pas utilisables
12:15face à des jeunes, face à des enfants.
12:18On parle là de jeunes qui ont 14, 15, 16, 17 ans.
12:21On parle de jeunes qui arrivent parfois dans des manifestations
12:22avec un attirail,
12:23comme s'ils voulaient en découdre, justement,
12:25avec les forces de l'ordre.
12:26Il y a des jeunes qui, peut-être, veulent en découdre,
12:29mais rien ne mérite le fait qu'il y ait des tirs tendus,
12:34qu'il y ait des...
12:36Quand on voit quelqu'un qui se fait arracher la mâchoire,
12:38j'ai vu cette vidéo,
12:40en fait, il est attrapé, il se défend,
12:43ensuite, il y a un policier qui lui tire dessus,
12:45à bout portant, il est à un mètre,
12:47il lui déchire la mâchoire.
12:48Est-ce que vous pensez sérieusement
12:49que, dans une grande démocratie,
12:51cet acte-là n'est pas répréhensible ?
12:53Je crois qu'il l'est, et je crois qu'il doit l'être,
12:55et je pense qu'il y a effectivement des armes
12:57qui ne peuvent pas être utilisées face à des enfants.
12:59C'est un principe simple.
13:01L'Assemblée nationale lance une commission d'enquête
13:03sur les violences en marge du 17 octobre.
13:05La commission des lois du Sénat
13:06va aussi se pencher sur les événements.
13:08Est-ce que c'est une décision que vous saluez ?
13:10Et à quelle question souhaitez-vous
13:11qu'elle réponde, ces commissions d'enquête ?
13:13Je souhaite qu'elle reprenne tout le continuum
13:15de tout ce mouvement,
13:17et que ce ne soit pas simplement fixé sur le 17 octobre,
13:20mais sur tous les événements
13:21qui ont précédé le 17 octobre.
13:23Comment le maintien de l'ordre a été assuré ?
13:25Comment est-ce qu'en fait,
13:27on s'est déployé face à nos enfants ?
13:30Qu'est-ce qui s'est passé
13:31pour qu'à un moment,
13:33effectivement, vous ayez des slogans
13:34qui fleurissent sur les murs,
13:36à câble,
13:36même si je ne suis pas sûr
13:37que ce soit l'exclusivité des lycéens,
13:39plutôt de l'ultra-gauche
13:41ou de casseurs
13:43qui sont venus là pour en découdre.
13:45Mais ce que je crois,
13:47c'est qu'effectivement,
13:48il faut faire la lumière
13:49sur ces événements
13:51et que nous puissions en tirer des leçons.
13:53Qu'on ne soit pas là
13:54à reproduire, année après année,
13:56les mêmes erreurs.
13:57Vous considérez cette initiative
13:58de Yael Brown-Pivet ?
14:00La question d'enquête a été demandée
14:01par l'ensemble des oppositions.
14:03Yael Brown-Pivet, ensuite,
14:05y a accédé
14:06d'une manière un peu particulière
14:07parce qu'elle a souhaité
14:08que ce soit,
14:09je vais en avoir la technique de seconde,
14:10mais que ce soit la commission des lois
14:11qui soit, en réalité,
14:13donc...
14:13Comme c'est le cas régulièrement,
14:15ça a déjà été le cas
14:15pour l'affaire Benalla,
14:16par exemple.
14:17Oui, d'accord,
14:17mais enfin,
14:17ce n'était pas un grand succès.
14:18Donc, j'aurais préféré
14:19que ce soit une commission ad hoc.
14:20C'est comme ça,
14:21on va prendre notre partie
14:23de cette solution-là
14:24et maintenant,
14:26enquêtons
14:26et faisons en sorte
14:27de tirer les bonnes leçons
14:28d'un mouvement
14:29qui n'a pas été forcément
14:31exemplaire à tout point de vue.
14:32Olivier Faure,
14:33en un mot,
14:33avant de revenir
14:33sur les revendications
14:34des lycéens
14:35et pour plus de pouvoir d'achat,
14:37ces manifestations,
14:38la semaine dernière,
14:39elles ont coûté cher
14:40entre 800 000 euros
14:42à minima selon les assureurs
14:43et 1 milliard d'euros
14:45de coûts,
14:46notamment pour les commerçants.
14:48Qui doit payer ?
14:49Il y a un projet de loi
14:50qui va arriver bientôt,
14:51le projet de loi
14:51Casseur-Payeur,
14:53il arrive au Sénat mardi.
14:55Le texte doit donner
14:56la possibilité
14:57de faire payer
14:58les dégâts
14:58à toute personne,
14:59qu'elle soit auteure de violence
15:01ou pas,
15:01au simple motif
15:02qu'elle appartient
15:03à un groupe
15:04ayant lui-même
15:05commis des dégradations.
15:06Est-ce que vous,
15:06vous y êtes favorable ?
15:08Mais,
15:09vous venez,
15:10enfin,
15:13je suis assez interdit.
15:15Vous venez presque
15:17de donner la réponse
15:17dans l'énoncé même
15:19de cette loi.
15:20vous pouvez n'avoir
15:21commis aucun délit
15:23et être condamné.
15:24Mais participer
15:25à un groupe
15:25qui lui-même
15:26a commis des délits.
15:27Participer à un groupe,
15:27ça passe par quoi ?
15:28Ça passe par être présent
15:29à un moment
15:30dans une manifestation
15:30où il y a des dégâts
15:32et parce que vous étiez là
15:33au mauvais moment.
15:34Et parce que vous n'avez pas répondu
15:35aux sommations de la police
15:36qui a demandé de partir.
15:37Comment vous le vérifierez ?
15:39Comment vous vérifierez
15:41le fait que
15:41la sommation a bien été entendue
15:43dans un moment de panique ?
15:45Comment est-ce que vous vérifierez
15:46qu'il n'y a pas quelqu'un
15:47qui, vous avez vu
15:48qu'il y a une jeune fille
15:49qui, dans l'Est de la France,
15:50a pris un tir de LBD
15:51dans l'œil,
15:52sortait d'un restaurant ?
15:54Elle aurait très bien pu
15:55être prise dans une nasse,
15:56être elle-même embarquée,
15:58être mise à contribution
15:59pour des dégâts
16:00qu'elle n'a pas commis.
16:01Voyez bien que ce principe-là
16:02est un principe fou.
16:03Il fut d'ailleurs abrogé
16:04par François Mitterrand
16:06en 81,
16:07parce que cette loi,
16:07elle a déjà existé
16:08et elle avait été justement abrogée
16:10parce qu'elle ne correspondait
16:12évidemment à rien
16:13et que c'est en réalité
16:14un dispositif de dissuasion
16:16des manifestations elles-mêmes.
16:18Laissez entendre
16:18que vous pouvez vous-même
16:19être amené demain
16:20à aller rembourser
16:22le bris d'une vitrine
16:24alors que vous n'étiez pour rien.
16:25Aujourd'hui,
16:25c'est l'État
16:26qui est jugé responsable.
16:27Ce n'est pas mieux ?
16:29L'État,
16:30ce n'est pas mieux.
16:31Enfin,
16:31c'est quand même
16:32un peu mieux
16:33que d'être pris sur même.
16:36En dernier mois,
16:36je ne défends pas
16:37les bris de vitrine.
16:38Je dis simplement
16:39que ce que l'on considère
16:41aujourd'hui,
16:41c'est que c'est l'État
16:43qui a malheureusement
16:45n'a pas été à la hauteur
16:46de sa capacité
16:48à maintenir l'ordre
16:48et donc c'est lui
16:49qui est rendu responsable.
16:50Il y a une partie
16:51les assurances
16:52et une partie l'État.
16:53Et donc,
16:53il faut que l'État...
16:54Et donc,
16:54c'est à tous les Français
16:55de payer pour des jeunes
16:56qui vont manifester
16:57dans des groupes qui cassent.
16:59Écoutez,
17:00quand vous avez des agriculteurs
17:01qui brûlent le Parlement
17:03de Rennes,
17:05est-ce que vous avez considéré
17:07à ce moment-là
17:07que ce n'était pas logique
17:09que la collectivité
17:10le prenne en charge ?
17:10Vous avez accepté
17:11de le faire
17:12parce que malheureusement,
17:13il y a un moment,
17:14on ne sait pas très bien
17:15à qui attribuer
17:16et donc,
17:17forcément,
17:18c'est la collectivité
17:19qui paye.
17:19Est-ce que je m'en félicite ?
17:21Non.
17:22Est-ce que je crois
17:23que la violence
17:24soit une manière utile
17:25de se faire entendre ?
17:26Non.
17:27Est-ce que ça peut arriver,
17:28malheureusement,
17:29à l'insu du plein gré
17:30de ceux qui manifestent ?
17:32La réponse est malheureusement oui.
17:33Et donc,
17:34il y a des règles
17:34et il faut les respecter.
17:36Steve Jourdan.
17:36Sur les revendications
17:37des lycéens,
17:38très précisément,
17:39Sébastien Lecornu
17:40qui reçoit demain
17:42les représentants
17:42des lycéens
17:43pour faire des annonces
17:44après les grèves
17:44et les blocages
17:45qui avaient précédé
17:47les grandes manifestations
17:48qu'on connaît depuis.
17:48Emmanuel Macron,
17:49lui,
17:50a reçu également
17:51les représentants
17:52pendant plus de deux heures et demie.
17:53C'était vendredi.
17:55Selon son entourage,
17:55il a reconnu le besoin
17:56d'une refonte
17:57en profondeur
17:58de Parcoursup.
17:59Vous dites, ça y est,
18:00ils ont compris, là-haut ?
18:02J'attends de voir.
18:04J'attends de savoir
18:04quelles seront les propositions
18:05que fera le Premier ministre.
18:07Vous avez compris
18:08qu'il y a à la fois
18:09le problème de Parcoursup
18:10et puis il y a le problème
18:11de la réforme Blanquer.
18:13Qu'est-ce que vous attendez
18:13demain, justement,
18:14des annonces de Blanquer ?
18:15Et donc,
18:15la réforme Blanquer,
18:16qu'est-ce qu'elle a causé
18:18comme difficulté ?
18:18C'est des rythmes scolaires.
18:19C'est des difficultés.
18:19C'est des rythmes scolaires.
18:21C'est une pression
18:22dès la première
18:23puisque vous êtes jugé
18:24sur un contrôle continu
18:25qui parle de vos notes
18:26de première jusqu'à la terminale.
18:28Et c'est aussi la possibilité,
18:29Olivier Faure,
18:30c'est aussi la possibilité
18:31pour les lycéens.
18:32Les bacs blancs
18:33servent presque plus
18:34dans le contrôle continu
18:35que le bac lui-même.
18:37Et donc,
18:38il y a là
18:38une forme de stress permanent
18:40et vous voyez bien
18:41que,
18:41y compris en termes
18:42de santé mentale,
18:43nous avons aujourd'hui
18:44un vrai problème
18:45avec des lycéens
18:47qui sont de plus en plus
18:48mal à l'aise
18:49avec l'institution scolaire.
18:50Cette réforme blancaire,
18:50c'est aussi la possibilité,
18:52Olivier Faure,
18:52d'ouvrir le champ
18:54des lycéens
18:55qui peuvent choisir
18:56des options
18:56qu'ils ne pouvaient pas
18:57choisir avant.
18:58C'est aussi ça
18:58la réforme blancaire ?
18:59La réforme blancaire,
19:00c'est aussi tellement d'options
19:02que ce qu'on appelait
19:02le bloc classe
19:03a été tellement divisé
19:05que vous avez aujourd'hui
19:06des jeunes
19:06qui vivent
19:07dans une forme de solitude
19:08parce qu'ils sont trimballés
19:10d'une classe à une autre
19:11sans avoir la possibilité
19:13de se ranger
19:14à un collectif.
19:15Et donc,
19:16je ne dis pas
19:16que c'était l'intention
19:18de Jean-Michel Blanquer,
19:19je ne dis pas
19:19qu'il avait l'intention
19:20de faire mal volontairement.
19:22Mais quand on évalue
19:23les conséquences
19:24d'une réforme,
19:25eh bien,
19:25à un moment,
19:26il faut aussi
19:27regarder les choses en face
19:28et se dire que cette réforme,
19:29elle n'a pas eu
19:30que des bénéfices.
19:31Loin s'en faut.
19:32Vous avez évoqué Parcoursup.
19:33Vous,
19:34votre famille politique
19:35propose d'abroger Parcoursup.
19:36Mais au-delà du mode
19:37d'orientation,
19:38il y a une question de place
19:39dans les universités,
19:41dans les filières universitaires.
19:42Comment est-ce que vous vous faites ?
19:43Vous vous souvenez
19:44que quand Parcoursup
19:47a été inventé,
19:47c'était pour résoudre
19:48les problèmes,
19:48dans deux filières principalement.
19:50C'était STAPS
19:51et puis PSYCHO ou SOCIAL,
19:53je ne me souviens plus.
19:55Bon.
19:56Pour deux filières,
19:57on a mis en place
19:58un système
19:59que personne ne comprend,
20:01dont les algorithmes
20:02sont totalement opaques
20:03et qui conduit,
20:04je vois dans ma circonscription,
20:06des jeunes chaque année
20:07qui viennent me voir
20:08en me disant
20:08vous vous rendez compte,
20:09j'habite en Seine-et-Marne,
20:11ma mère travaille
20:13et elle est mère célibataire
20:15et on me demande
20:16d'aller faire mes études
20:17dans le nord de la France.
20:19Comment est-ce que c'est possible ?
20:20Ça, c'est le diagnostic,
20:21mais qu'est-ce que vous proposez
20:22très concrètement
20:23à la place de Parcoursup ?
20:24Moi, ce que je propose,
20:25c'est qu'on ait d'abord
20:26qu'il n'y ait plus jamais
20:28d'algorithme
20:29sans recours humain,
20:30qu'on ait la possibilité
20:32d'avoir la transparence
20:34sur tous les modes
20:35de sélection
20:35qui sont opérés,
20:37que jamais
20:37on ait le sentiment
20:38de dépendre
20:39de critères
20:40qui sont des critères
20:41que personne ne comprend
20:42ni ne connaît.
20:43Vous conservez la sélection,
20:44qu'on comprenne bien,
20:45vous conservez la sélection
20:46à l'université ?
20:47L'orientation.
20:48L'orientation,
20:49la sélection ?
20:50La possibilité de dire
20:51qu'en fonction
20:52de ces résultats,
20:53eh bien,
20:54on va vers telle
20:55ou telle filière,
20:56mais la réalité,
20:57c'est que quand moi,
20:58j'ai passé le bac,
20:59eh bien,
21:00on était,
21:01en fait,
21:02le bac était
21:03le premier étage
21:04qui permettait
21:06d'accéder
21:06à l'entraînement supérieur.
21:07C'était inconditionnel.
21:08Mais quand on échange
21:08à des manifestants...
21:10Et donc,
21:10il faut que le bac reste
21:12le diplôme
21:13qui permet
21:13un accès inconditionnel
21:15à l'enseignement supérieur.
21:17Voilà.
21:17Mais quand on échange
21:18avec les manifestants,
21:19certains ont du mal
21:20à comprendre
21:20qu'aujourd'hui,
21:21il y ait une forme
21:22de sélection,
21:23que les meilleurs élèves
21:24peuvent accéder
21:24aux classes
21:25où il y a le moins de place.
21:27C'est même ce principe même
21:29qui fait débat aujourd'hui
21:30chez certains manifestants.
21:31Non,
21:32je ne crois pas.
21:32Je crois que tout le monde
21:33a bien compris
21:33qu'il y a forcément
21:36à un moment
21:36un critère
21:37qui doit être
21:38un critère objectif
21:39et ce critère
21:40permet d'accéder
21:41à tel ou tel enseignement,
21:43telle ou telle école
21:44et ça,
21:45tout le monde le reconnaît.
21:46Simplement,
21:47pour ceux qui veulent
21:48accéder à l'enseignement
21:49universitaire,
21:50pourquoi est-ce que
21:51la sélection se fait
21:52non pas sur des bases
21:53qui soient des bases claires ?
21:55Comment est-ce qu'il est possible
21:56aussi de ne pas chercher
21:57à faire en sorte
21:58qu'il y ait aussi
22:00les moyens humains
22:00pour accueillir
22:01derrière nos étudiants ?
22:03Il y a aujourd'hui
22:04une forme d'évidence
22:05au fait que l'enseignement supérieur
22:06est un enseignement supérieur
22:07qui est largement oublié,
22:11méprisé
22:11et qu'on a des universités
22:13qui sont aujourd'hui
22:13en péril.
22:14Tout de même,
22:151,2 milliard d'euros
22:16de budget supplémentaire
22:17dans le prochain budget.
22:20On privatise
22:20une part de l'enseignement supérieur
22:22et en fait,
22:24pour ceux qui veulent
22:25poursuivre des études supérieures
22:26de qualité,
22:27on les oriente
22:28vers des enseignements
22:28qui sont des enseignements
22:29très chers
22:30et seule une partie
22:32de nos enfants
22:32peuvent y accéder
22:33pour des raisons
22:33qui sont évidentes
22:34et donc c'est une sélection
22:35qui n'est pas une sélection
22:36par les notes
22:36mais une sélection
22:37par l'argent,
22:38ce qui est bien pire encore.
22:39Dans ce contexte,
22:40vous souhaitez que les lycéens
22:42reprennent leur barrage
22:42à la rentrée ?
22:44Moi, je ne souhaite rien.
22:46Je pense que ce mouvement
22:48est organisé
22:49par des syndicats lycéens,
22:50par des étudiants,
22:52par des syndicats étudiants.
22:52Ce matin,
22:53l'un d'eux dit
22:53qu'il va reprendre le mouvement
22:54s'il n'y a pas d'annonce.
22:55de dicter leur conduite
22:57ni aux salariés
22:58ni aux lycéens
23:00et aux étudiants.
23:01Donc, je m'abstiendrai
23:02de toute forme
23:03le conseil en la matière.
23:04Et si les blocages
23:04se rient éventuellement
23:05sur des points de blocage ?
23:06Je souhaite
23:07qu'ils soient entendus
23:09et donc,
23:10en fonction des réponses
23:11qui leur seront faites
23:12demain par Sébastien Lecornu,
23:14il faudra qu'ils avisent
23:15et qu'ils reviennent
23:16vers leurs assemblées générales
23:17pour voir s'ils prolongent
23:18ou s'ils habitent.
23:19En l'état,
23:19vous considérez
23:20que ce n'est pas satisfaisant
23:21et qu'il faut continuer
23:22la mobilisation des lycéens ?
23:23En l'état,
23:24je ne vois pas très bien
23:25ce qu'ils ont obtenu.
23:27Donc, je ne vois pas très bien
23:28une refonte de parcours sup,
23:29une refonte en profondeur.
23:30C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron.
23:31Ce n'est pas suffisant.
23:31Je ne sais pas
23:32ce que ça veut dire.
23:32En fait, j'attends
23:33de voir concrètement
23:34ce que proposera
23:35le Premier ministre
23:36et en fonction
23:37de ce qu'il dira.
23:38On verra s'il a véritablement
23:39un plan de sortie de crise
23:40ou s'il n'en a pas.
23:42Nous avons présenté
23:43avec Raphaël Guzman,
23:44avec Boris Vallaud,
23:45avec Patrick Caner
23:46jeudi dernier,
23:47un plan de sortie de crise.
23:49Il est sur la table.
23:51Eh bien,
23:51que le gouvernement s'en saisisse
23:53et qu'il voit
23:54s'il est prêt à avancer ou pas.
23:55parce qu'il y a non seulement
23:57les étudiants et les lycéens
23:58mais aussi les salariés.
23:59C'est aussi un mouvement
24:00contre la vie chère
24:00et donc il va falloir quand même
24:02qu'à un moment
24:02quelqu'un au gouvernement
24:03entende.
24:04On va en parler.
24:10Justement, Olivier Faure,
24:12beaucoup de questions
24:12des lecteurs
24:14et des lecteurs
24:15de Ouest-France
24:16qui vous interrogent
24:18justement sur les réponses
24:19à apporter
24:19à cette crise
24:20à Céline Bardi.
24:21Oui, alors André
24:22vous demande
24:22si votre candidat
24:24l'emporte en 2027.
24:25Est-ce que vous vous engagez
24:26à augmenter le RSA,
24:27le SMIC,
24:27à rendre les moyens
24:28de contraception gratuits
24:29et à baisser le prix
24:31des transports en commun
24:31dans toutes les villes ?
24:34Si vous me posez la question
24:35à moi,
24:35je vous réponds oui.
24:37Dans les 10 mesures
24:38de sortie de crise
24:39que fait votre candidat
24:40et votre famille politique,
24:41il y a le SMIC
24:42à 1700 euros.
24:43Aujourd'hui,
24:43il est à 1477,93 euros net.
24:46Pour les autres salariés
24:47qui ne sont pas au SMIC
24:48et qui ont eux aussi
24:49des problèmes de pouvoir d'achat,
24:50qu'est-ce que vous proposez ?
24:51Je propose d'abord
24:52qu'il y a beaucoup
24:53de propositions.
24:54La première proposition,
24:55peut-être la plus simple
24:55à comprendre,
24:56c'est que désormais,
24:57quand on verse 1 euro
24:58de dividendes aux actionnaires,
25:00il y a 1 euro
25:01qui est versé aux salariés
25:02sous forme de participation
25:03d'intéressement
25:04ou de salaire.
25:05Deuxième élément,
25:06c'est qu'il faut convoquer
25:07une grande conférence salariale
25:08qui permette là
25:10de conditionner
25:11les aides d'État
25:12aux entreprises
25:13au fait qu'il y ait
25:14une transformation écologique
25:16dans les entreprises
25:17mais qu'il y a aussi
25:17des salaires qui augmentent.
25:19Et puis,
25:19dernière proposition,
25:20c'est de faire en sorte
25:20que pour toutes les branches
25:22professionnelles
25:23qui ont des minimas
25:24qui sont inférieurs
25:26au SMIC
25:27et donc,
25:27c'est un peu technique
25:28mais en gros,
25:29vous avez des gens
25:30qui sont très en dessous
25:31du SMIC,
25:32ils sont malgré tout
25:33payés au SMIC
25:34mais tout au long
25:35de leur carrière,
25:35à chaque fois que,
25:36chaque année,
25:37ils évoluent,
25:38ils évoluent dans une grille
25:39qui est inférieure au SMIC
25:40et donc,
25:41ils passent toute leur vie au SMIC
25:42sans jamais être augmentés.
25:44Et donc,
25:44ces gens-là,
25:45évidemment,
25:45il faut qu'il n'y ait plus
25:46aucune branche professionnelle
25:48qui ait des minimas
25:49inférieurs au SMIC
25:50pour que,
25:50dans l'évolution d'une carrière,
25:52il y ait la possibilité
25:52de voir son salaire augmenter.
25:55Christian,
25:55dans les Côtes d'Armor
25:56et Delphine en Guadeloupe,
25:57vous interroge
25:57sur les inégalités.
25:59Il vous demande
25:59si être socialiste aujourd'hui
26:01s'est encore lutté
26:01contre les inégalités
26:02et pour ce qui est
26:03des Outre-mer,
26:04Delphine demande
26:05si vous portez toujours
26:06le projet d'égalité réelle
26:08en Outre-mer
26:08qui avait été porté
26:09par Victorin Luttrel
26:10en 2017
26:11et qui est depuis
26:12tombé aux oubliettes,
26:13nous dit-elle.
26:14Absolument.
26:15Absolument.
26:16Et vous me permettez
26:18de saluer aussi
26:19nos compatriotes
26:22ultramarins.
26:24D'ailleurs,
26:25on dit ultramarins,
26:27ils sont,
26:27enfin,
26:28c'est plutôt,
26:29enfin,
26:29moi,
26:29je préfère l'expression
26:30de pays des océans
26:31puisque c'est,
26:31en fait,
26:32une façon de ne pas considérer
26:33qu'ils sont la périphérie
26:34et nous le centre
26:36et qui,
26:37aujourd'hui,
26:38manifestent aussi
26:38pour des conditions
26:39de vie,
26:41d'existence
26:42qui sont encore
26:42bien plus compliquées
26:43que celles
26:44de l'Hexagone
26:45et donc,
26:46qu'il s'agisse
26:48de l'accès aux soins,
26:49qu'il s'agisse
26:49de la vie chère,
26:51qu'il s'agisse
26:51des études,
26:52évidemment,
26:53il y a beaucoup
26:54à redire
26:54sur cette inégalité
26:56qui demeure
26:59entre,
26:59donc,
27:00les pays des océans
27:01et puis l'Hexagone.
27:02Olivier Faure,
27:03la coordination des Gilets jaunes
27:04a déjà appelé
27:05à une nouvelle journée
27:05de manifestation
27:06samedi prochain,
27:07le 31 octobre.
27:08Est-ce que vous participerez
27:09à cet appel ?
27:11Moi,
27:12je participe à chaque fois
27:13que les syndicats appellent,
27:15je participe derrière eux
27:16à ces appels.
27:17Donc, je verrai...
27:18Si les syndicats ne participent pas
27:19parce que là,
27:19c'est les Gilets jaunes ?
27:20Si les syndicats n'y appellent pas,
27:22n'appellent pas,
27:23je n'appelle pas.
27:24Est-ce qu'aujourd'hui,
27:24vous pensez qu'on rentre
27:25dans une litanie
27:27de ces actes 1, 2, 3, 4
27:29comme on a connu
27:30au moment du premier mouvement
27:32des Gilets jaunes ?
27:32Est-ce que vous pensez
27:33qu'on est là-dedans
27:34et que ça va se poursuivre
27:35peut-être jusqu'à
27:36l'élection présidentielle ?
27:38Je n'en sais rien
27:39mais ça dépend en réalité
27:41moins de ce que je vais
27:42vous répondre moi
27:43que de ce que va répondre
27:43le gouvernement.
27:44Si le gouvernement
27:46acceptait
27:47de dialoguer,
27:48pourquoi est-ce que
27:48les choses se passent ainsi ?
27:50C'est assez simple en réalité
27:51parce que ce pouvoir
27:53depuis 10 ans
27:54n'écoute personne.
27:56Il a eu le mouvement
27:57des Gilets jaunes.
27:58Il y a eu un grand débat,
27:59des cahiers de doléances,
28:00ils ont été enfermés
28:01dans une armoire de fer,
28:02personne ne les a jamais revus.
28:03Il y a eu des conventions citoyennes
28:05dont une sur les rythmes scolaires.
28:08Il n'en a pas été tenu compte.
28:09Vous avez eu ensuite
28:11y compris des syndicats
28:13qui ont revendiqué,
28:14qui n'ont jamais été entendus.
28:16Certains appellent
28:16à la démission d'Emmanuel Macron.
28:18Il doit partir.
28:19Vous avez eu aussi
28:20une élection.
28:21Même plusieurs élections.
28:22En 2022,
28:23une majorité relative.
28:24En 2024,
28:25une majorité encore plus relative.
28:27Et pour autant,
28:28rien n'a changé.
28:29En un mot,
28:30il doit partir Emmanuel Macron.
28:30Vous comprenez que
28:31quand les gens ont leur dit
28:31les corps intermédiaires,
28:33ça ne sert à rien,
28:34les partis politiques,
28:34ça ne sert à rien,
28:35la rue,
28:36ça ne sert à rien.
28:37À un moment,
28:37ça finit par être
28:38justement la violence.
28:39Et donc,
28:40si on veut éviter
28:41que tout cela dégénère,
28:43il faut des réponses politiques
28:44à un mouvement politique.
28:45Réponse très simple.
28:46Est-ce qu'Emmanuel Macron
28:46doit démissionner aujourd'hui,
28:48selon vous ?
28:48Il doit répondre
28:49aux questions
28:50qui lui sont posées.
28:51Moi, je ne souhaite pas
28:52précipiter l'élection présidentielle.
28:54Pour vous,
28:54c'est plutôt non.
28:55Ça créerait un précédent.
28:57Je ne veux pas
28:58que désormais,
28:59on puisse revenir
29:00sur des institutions
29:01et sur la stabilité nécessaire.
29:03Il y aura un nouveau président
29:04dans six mois.
29:05Mais dans l'intervalle,
29:06il faut que ce président-là
29:07réponde.
29:08Et on va avoir l'occasion
29:08d'en parler
29:09dans la deuxième partie
29:10de cette émission.
29:11On va évoquer la campagne
29:11de votre candidat,
29:13Raphaël Glucksmann.
29:14Merci beaucoup.
29:14Restez avec nous.
29:26Suite du Grand Jury
29:27présenté par Thomas Després.
29:29Et toujours avec nous
29:31dans ce studio,
29:31Olivier Faure,
29:32premier secrétaire
29:33du Parti Socialiste,
29:34député de Seine-et-Marne.
29:35Avec nous dans ce studio,
29:36Céline Bardi
29:37de Ouest France
29:38et Skiv Jourdain
29:38de Public Sénat.
29:40Dans un instant,
29:41nous parlerons
29:41de la campagne
29:42de votre candidat
29:43tout juste désigner
29:44Raphaël Glucksmann,
29:45vainqueur de la primaire
29:46de Place Publique
29:47et du Parti Socialiste.
29:49Le Grand Jury
29:50sur le terrain.
29:53Mais d'abord,
29:53Olivier Faure,
29:54l'autre événement
29:55de ce week-end,
29:56c'est cet attentat
29:57perpétré vendredi soir
29:58à Trappes.
29:59Un homme de 39 ans
30:00a fait un mort
30:01et cinq blessés,
30:02dont une jeune fille
30:03de 12 ans
30:04dans une attaque
30:05qualifiée d'attentat raciste.
30:06Il est soupçonné
30:07d'avoir voulu précisément
30:08s'en prendre à des personnes
30:09en raison de leur couleur de peau
30:11ou de leur religion supposée.
30:13Vous avez dit hier,
30:14l'extrême droite
30:14porte une lourde responsabilité.
30:16C'est le RN,
30:17c'est Marine Le Pen
30:18qui est responsable.
30:19D'abord,
30:20je veux dire un mot
30:21aux familles
30:22que nous sommes avec elle
30:23et à cette petite fille
30:25qui est entre la vie
30:26et la mort,
30:27lui dire
30:28« bats-toi,
30:29on est avec toi ».
30:30Et tout à l'heure,
30:31sur votre antenne,
30:32il y avait Jacques Brel
30:33et cette chanson magnifique
30:35« Fils d'eux »
30:37et qui dit
30:37« Fils de César »
30:38ou « Fils de rien »,
30:39tous nos enfants
30:40sont comme le tien. »
30:41Et bien cette fille-là,
30:43c'est aujourd'hui
30:44une fille de France,
30:46une fille des Français
30:46et nous devons toutes et tous
30:48espérer qu'elle s'en sorte.
30:49Qui est responsable ?
30:50Marine Le Pen,
30:51elle a du sang sur les mains.
30:52Marine Le Pen,
30:52c'est vous qui avez dit
30:53« L'extrême droite
30:54porte une lourde responsabilité. »
30:55L'extrême droite
30:56porte effectivement
30:56une lourde responsabilité.
30:58Non pas directe
31:00et je ne serais pas aussi idiot
31:02que de vous prétendre aujourd'hui
31:04qu'ils ont directement armé
31:06le bras de cet homme
31:08et visiblement
31:10qui est un esprit faible
31:11avec peut-être
31:13des antécédents psychiatriques.
31:15On apprend ce matin
31:16la présence de cannabis
31:17et de cocaïne dans son sang.
31:19Voilà.
31:20Ce que je dis simplement là,
31:21c'est qu'à force de créer un climat,
31:24de laisser penser
31:26que nous sommes envahis,
31:28qu'il y a une forme
31:29de grand remplacement,
31:30que Trapp serait
31:32une république djihadiste,
31:34les mots de Jordan Bardella,
31:35les mots de Marine Le Pen,
31:37eh bien quand vous avez
31:38un esprit faible
31:39qui à un moment
31:40se croit missionné
31:42pour venir rétablir
31:43à sa façon
31:44une forme d'ordre,
31:45eh bien il y a là
31:46passage à l'acte.
31:47Et qu'il est urgent,
31:49urgent,
31:50d'en finir
31:51avec cette idée
31:52que toutes les paroles
31:54sont de même nature.
31:55Non,
31:56tout ne relève pas
31:57de la liberté d'expression.
31:59Quant au gouvernement,
32:01Aurore Berger
32:01laisse penser
32:02un instant
32:03que parler...
32:04Ministre délégué
32:05aux discriminations.
32:07Justement,
32:07aux discriminations
32:08et qui laisse penser
32:09que la théorie
32:11du grand remplacement
32:12relève
32:13de la liberté d'expression,
32:15que ça n'est pas raciste,
32:16mais où vit-on ?
32:18Elle l'a dit
32:18en disant
32:19qu'elle voulait combattre
32:20cette théorie,
32:21justement.
32:21En disant
32:22que c'était une théorie
32:23qui avait sa place
32:23dans le débat public,
32:25etc.
32:25Non,
32:25le racisme
32:26n'est pas
32:27une opinion.
32:28C'est un délit.
32:29C'est simple
32:30à comprendre,
32:31c'est basique,
32:32comme dirait Oriel San.
32:33Et donc,
32:33nous avons là,
32:35franchement,
32:35aujourd'hui,
32:36une forme de dérapage
32:37continu
32:37avec des gens
32:39qui,
32:40finalement,
32:41se contentent
32:42de faire
32:44quelques...
32:45de reprendre
32:46quelques éléments
32:46de langage
32:47après chaque mort.
32:48mais je vois,
32:50je finis juste là-dessus.
32:51Je veux dire quand même
32:52que je suis heurté,
32:53choqué par le fait
32:54qu'à la suite
32:55d'un attentat terroriste
32:57de cette nature,
32:58on n'est pas
32:59David Glissnard,
33:00patron de l'AMF,
33:02qui appelle
33:02toutes les mairies
33:04de France
33:04à observer,
33:05par exemple,
33:06une minute de silence
33:07devant les mairies
33:08tel ou tel jour,
33:09qu'il n'y ait pas
33:09de rassemblement
33:10pour organiser.
33:10C'est un appel
33:12que je lance
33:12effectivement
33:12à David Glissnard.
33:13Je ne le comprends pas.
33:14Je ne comprends pas
33:15qu'il puisse être
33:16celui qui,
33:17sur la boîte de télévision,
33:18vient minorer
33:19les événements
33:20qui ont frappé
33:22notre pays,
33:22Paris,
33:23en l'occurrence,
33:23le 17 octobre 61,
33:25quand le préfet Papon,
33:27de sinistre mémoire,
33:29a jeté à la scène
33:30ou fait jeter à la scène
33:31des dizaines et des dizaines
33:32d'Algériens.
33:33Vous êtes premier
33:33secrétaire du Parti Socialiste.
33:34Vous pouvez lancer
33:35cet appel.
33:36Vous dites à tous les maires
33:37demain,
33:37mardi,
33:38cette semaine,
33:39observer une minute
33:40de silence ?
33:41Demain,
33:42après-demain,
33:43dans ma ville,
33:43ça se fera dimanche prochain
33:44à Savigny-le-Temple.
33:46Très bien.
33:46Moi,
33:47ce que je dis simplement,
33:47c'est qu'il faut qu'à un moment,
33:49ce soit un réveil,
33:49qu'il soit un réveil collectif.
33:51On ne peut pas avoir
33:52le sentiment
33:52d'un deux poids et deux mesures.
33:53Et donc,
33:54il faut que soyons
33:55toutes et tous présents.
33:56Nous avons marché.
33:57Moi,
33:57j'ai appelé il y a quelques années
33:58à un grand rassemblement
34:00après les premiers délires
34:01antisémites
34:01qu'on observait
34:02sur les murs de Paris
34:03et ailleurs.
34:04Et je considère,
34:05et j'ai marché,
34:06évidemment,
34:07au lendemain du 7 octobre.
34:08Et je pense qu'aujourd'hui,
34:10après des attentats
34:11qui se multiplient,
34:12on a eu Aboubakar Sissé,
34:13on a maintenant
34:14ce jeune homme
34:15qui a été tué
34:17parce que,
34:18présumé musulman,
34:19eh bien,
34:19il faut qu'effectivement,
34:20dans ce pays,
34:21on se lève et qu'on dise
34:21non,
34:22ça n'est pas ça la France.
34:23Justement,
34:23Steve Jourdain.
34:24Sur place,
34:25vendredi,
34:25Emmanuel Macron a parlé
34:26d'un tournant.
34:27Est-ce que vous reprenez ces mots ?
34:28Est-ce que, selon vous,
34:29cet attentat constitue un tournant ?
34:31Non,
34:32ce n'est pas un tournant.
34:33c'est une pente dangereuse
34:34dans laquelle nous glissons
34:35progressivement.
34:36Il y a déjà eu
34:37des attentats terroristes
34:39qui frappaient des gens
34:40en raison
34:41de leur religion
34:42ou de leur religion supposée.
34:44Justement,
34:44Emmanuel Macron a dit...
34:46Ok, la polémique,
34:46effectivement.
34:46Ça a commencé avec
34:47Mohamed Merah,
34:48donc,
34:49avec l'école juive
34:51aux Aratora,
34:51et puis ça s'est prolongé,
34:53hyper cachère,
34:54le père Hamel,
34:55Aboubakar Sissé,
34:57et d'autres encore
34:57dont j'ai oublié les noms.
34:58Mais comment vous avez dit
34:59ces propos d'Emmanuel Macron ?
35:00C'est une erreur
35:02qu'il a fait ?
35:02C'est une erreur.
35:03Je ne veux pas
35:04l'accabler de tout.
35:05Je pense que l'UM
35:06est conscient du fait
35:07que nous sommes
35:08dans une forme
35:10d'impasse
35:11dans laquelle
35:12il faut sortir
35:13très très vite.
35:13Et pour cela,
35:14ça suppose
35:14de redéfinir
35:16ce qu'est l'identité
35:16dans notre pays.
35:17Moi, j'ai écrit,
35:18j'ai commis un livre
35:19il y a quelques semaines
35:20qui s'appelle
35:20La loi du plus juste
35:22et qui revient
35:23pour partie
35:24sur la question
35:25de notre identité.
35:26Vous proposez
35:26le concept
35:27de France vivante.
35:28C'est quoi
35:28la France vivante ?
35:29Eh bien,
35:30vous avez des gens
35:30qui parlent
35:31en fait
35:31de la France éternelle.
35:32Comme si la France
35:33avait toujours été
35:34identique à elle-même
35:35et depuis Clovis
35:36la Saint-Gétorix
35:37on n'aurait pas changé.
35:38La réalité,
35:39c'est que cette France vivante
35:40c'est une France
35:40qui a évolué.
35:41C'est une France
35:41qui à la fois
35:42s'est enrichie
35:43d'apports extérieurs.
35:44Je suis moi-même
35:44eurasien.
35:45Ma mère est née
35:47à quelques milliers
35:47de kilomètres d'ici
35:49désormais au Chimineville
35:50autrefois à Saigon.
35:51Bon,
35:52eh bien écoutez,
35:52je pense que je suis français
35:54comme les autres
35:54et je participe
35:55à la vie démocratique
35:55de ce pays.
35:56Nous sommes dans une nation
35:57citoyenne
35:57et puis une nation
35:58qui se confond aussi
35:59avec un état social.
36:01Ce que nous avons fondé
36:03ensemble
36:04depuis la Deuxième Guerre mondiale,
36:06cet état social
36:06qui permet à chacun
36:07face au grand risque
36:09de l'existence
36:09eh bien d'avoir là
36:11le soutien de la nation.
36:12Elle est là notre identité.
36:13Elle n'est pas,
36:13elle ne se confond pas
36:14avec je ne sais quoi,
36:16avec une religion,
36:18une couleur de peau
36:18ou je ne sais quel autre
36:22rapport à notre histoire.
36:23En fait,
36:24nous avons une histoire
36:24bien sûr,
36:25nous avons un patrimoine
36:26mais nous avons aussi
36:27une capacité
36:28de nous enrichir
36:28au fur et à mesure.
36:29Imaginez que par exemple
36:30le cassoulet
36:31trouve ses racines aussi
36:32dans la cuisson du cassoulet.
36:33Eh bien,
36:34j'ai découvert ça
36:35il y a peu de temps
36:36qu'on le devrait au couscous.
36:38Donc vous voyez bien
36:38que même sur le plan culinaire,
36:41nous qui sommes
36:41un grand pays de gastronomie,
36:42nous nous sommes aussi
36:43enrichis
36:44de beaucoup d'autres cultures.
36:45Pourquoi pas la Nouvelle France
36:46comme la propose
36:47Jean-Luc Mélenchon ?
36:48La Nouvelle France,
36:49elle me pose un problème.
36:50Elle a un mérite,
36:50c'est qu'elle dit
36:51à des gens qui jusqu'ici
36:52avaient le sentiment
36:53d'être rejetés,
36:54de ne pas être intégrés
36:55à notre pays
36:56mais elle laisse penser
36:58qu'on pourrait opposer
36:59une nouvelle France
37:00à une ancienne France
37:01et moi je souhaite
37:02donc une France vivante,
37:02une France qui intègre,
37:04qui fédère des gens
37:05qui ont vocation
37:06à vivre ensemble
37:07et donc à partager ensemble
37:10des valeurs,
37:11des principes
37:12qui sont ceux
37:12de la République.
37:14Le Grand Jury,
37:16quel président à l'Elysée ?
37:18Justement Olivier Fort,
37:20de ces concepts
37:20de Jean-Luc Mélenchon,
37:21on va en parler
37:22dans un instant
37:23mais d'abord,
37:24vous dirigez
37:24le Parti Socialiste
37:25depuis 2018,
37:26vous avez passé
37:278 ans
37:28à essayer
37:28de reconstruire
37:30ce parti
37:30après le quinquennat
37:31de François Hollande
37:31et au moment
37:32de choisir son candidat
37:33à l'élection présidentielle,
37:34les électeurs
37:35de la primaire
37:35ont choisi
37:36Raphaël Glucksmann
37:37qui n'est pas membre
37:38du Parti Socialiste.
37:40D'abord,
37:40question très simple,
37:41est-ce que vous considérez
37:42que c'est un échec personnel
37:43de votre part ?
37:44Moi j'ai voulu
37:45une primaire,
37:46pas celle-là,
37:47je voulais une primaire
37:48plus large
37:48qui aille,
37:49j'avais dit,
37:50de Ruffin à Glucksmann
37:51et je voulais
37:52qu'elle soit
37:52à 2 euros,
37:53il se trouve
37:54que j'ai été battu
37:55là-dessus
37:55et que c'était
37:55une primaire
37:56à 15 euros.
37:57Pour ceux
37:57qui n'étaient pas
37:57électeurs
37:58d'un département.
37:59Mais j'en ai accepté
38:00le principe
38:00et à partir du moment
38:02où je concours
38:03à cette primaire,
38:04à partir du moment
38:04où j'en accepte
38:05les règles,
38:06j'en accepte aussi
38:06le résultat.
38:07Vous allez rappeler
38:07les résultats,
38:08Raphaël Glucksmann,
38:1066%,
38:10vous vous avez fait
38:1114% ?
38:12A toutes et tous
38:12et il n'y a pour moi
38:14aucune espèce
38:14de distanciation.
38:16Ce résultat est très clair
38:18et il mérite
38:18d'être respecté aujourd'hui.
38:19Vous acceptez les résultats,
38:20est-ce qu'il ne faut pas
38:21aussi en tirer
38:21les conséquences,
38:22Olivier Faure ?
38:23Vous avez été mis
38:24en minorité
38:25au bureau national.
38:26Vous avez perdu
38:26une primaire
38:27avec, vous avez fait
38:2814%, vous avez perdu
38:29un référendum
38:30au mois de juillet
38:31au Parti Socialiste.
38:32Est-ce que vous avez
38:33pensé à démissionner ?
38:35Mais il n'y a pas eu
38:36de référendum
38:37et la question
38:38qui était posée,
38:39il y avait deux options
38:40et une option
38:41qui était donc
38:41une option large,
38:42la mienne,
38:43puis une option
38:44plus fermée,
38:45celle qui l'a emportée.
38:45D'accord, mais sur les conséquences
38:47de cette succession
38:48de défaites ?
38:49Si à chaque fois
38:50qu'on pose une question
38:51et qu'on nous répond mal
38:52et qu'on ne répond pas
38:53à la question
38:54telle qu'on avait posée
38:55soi-même,
38:56dans ces cas-là,
38:57il ne faut plus poser de questions.
38:58Moi, je suis...
38:59Ça fait trois fois
39:00que vous essuyez des échecs.
39:01C'est pas très bien trois fois,
39:02je ne vois pas très bien où,
39:03mais enfin,
39:03j'ai gagné quatre congrès
39:04et j'ai perdu un vote
39:06sur la primaire
39:07qui ensuite s'est traduit
39:08par une primaire
39:08qui n'était pas celle
39:09que je voulais.
39:09Je viens de m'expliquer.
39:10C'est une ligne qui a été
39:10qui a été contesté.
39:11Sur le fond,
39:12rappelons peut-être
39:12à nos auditeurs aussi,
39:13vous, vous avez plutôt défendu
39:15au cas par cas
39:16sur les dernières élections
39:17des accords nationaux
39:19avec la France insoumise.
39:20Ça a été le cas
39:21lors de la dissolution,
39:22par exemple.
39:23Est-ce qu'aujourd'hui,
39:24vous considérez que c'est...
39:25Ça a été le cas pour tout le monde.
39:26Enfin, franchement,
39:27je veux bien porter
39:28tous les chapeaux
39:28parce que j'ai le dos large
39:30et je dois avoir la tête
39:32suffisamment large aussi
39:33pour porter tous ces chapeaux.
39:34Vous êtes le patron
39:35du Parti Socialiste.
39:36Je suis le patron du Parti Socialiste.
39:36Mais enfin,
39:37ne laissez pas penser
39:38à un seul instant
39:38que je l'ai fait sans vote.
39:40Je l'ai fait avec des votes
39:42qui ont à chaque fois
39:43approuvé ma démarche.
39:44Et vous avez des gens
39:45qui sont venus
39:45à la fois à la NUPES
39:47puis ensuite au NFP
39:49qui maintenant crachent dessus.
39:50Mais enfin,
39:51la réalité,
39:51c'est quand même
39:51que tous ces gens-là
39:52ont été élus
39:53grâce à...
39:54Pour vous,
39:54ils ont simplement choisi
39:55un homme,
39:55Raphaël Glucksmann,
39:56ou est-ce que c'est
39:57une ligne politique
39:57qui a été désavouée ?
39:59Je pense que le poids
40:00des sondages a fait beaucoup.
40:01Vous avez des gens
40:02qui considèrent
40:02qu'il était le mieux placé
40:04pour porter la gauche réformiste
40:06dans un deuxième tour
40:07et que ça a une influence
40:09comme ça a toujours
40:09une influence
40:10dans toutes les primaires
40:11depuis qu'elles existent.
40:13Et donc,
40:13il y a certainement
40:14d'autres raisons.
40:14Peut-être des gens
40:15qui ne me veulent pas du bien aussi.
40:17Tout ça est possible.
40:18C'était un électorat très âgé.
40:20Moyen-âge de 65 ans.
40:21Donc, on sait aussi
40:22que cet électorat-là
40:23est plus sensible
40:24à certains arguments
40:24que d'autres.
40:25Bon, ben voilà.
40:26Ça fait partie du jeu.
40:27Et encore une fois,
40:28moi, je me plie
40:28aux jeux de démocratie.
40:29Vous vous dites
40:29que je ne démissionnerai pas
40:31jusqu'à l'élection présidentielle.
40:32Je reste le premier secrétaire
40:33du Parti Socialiste.
40:34La question posée
40:34par la primaire
40:35était de savoir
40:36qui sera le candidat
40:37à l'élection présidentielle.
40:38Donc, la réponse est non.
40:39Vous ne démissionnerez pas.
40:41Pardon.
40:41J'essaie de vous dire une chose.
40:42C'est que la question...
40:44Pourquoi quand Emmanuel Macron
40:46dissout et qu'il n'y a pas
40:46de majorité,
40:47vous ne demandez pas
40:47à Emmanuel Macron de partir ?
40:49D'autres ont appelé
40:49à sa démission.
40:50Mais la presse ne l'a pas fait.
40:52Je ne crois pas.
40:53Et d'autres présidents
40:53sont partis après avoir perdu
40:54des scrutins.
40:55Quand on pose une question,
40:56on répond à la question posée.
40:57Les gens,
40:58la question qui leur a été posée,
41:00c'était
41:00qui souhaitez-vous comme candidat ?
41:01Ils ont répondu
41:03Raphaël Glucksmann.
41:03La question n'était pas
41:04de savoir
41:05qui est le premier secrétaire.
41:06Le premier secrétaire,
41:06il est désigné
41:07par les militants socialistes.
41:08Il n'est pas désigné
41:08par une primaire.
41:09Donc, ne mélangez pas tout.
41:11S'il vous plaît,
41:12ça nous évitera
41:12de perdre du temps.
41:13Ce n'est pas qu'une question
41:14de journaliste.
41:14Je précise qu'on a beaucoup
41:15de questions de lecteurs
41:16qui nous interrogent
41:17et qui vous demandent
41:18si vous n'avez pas
41:19l'intention de démissionner.
41:20Les lecteurs socialistes aussi,
41:21peut-être des gens
41:21qui veulent refaire un congrès.
41:23ça n'était pas
41:24un congrès.
41:25Notamment Patrick Dumont
41:26se demande
41:26pourquoi vous n'avez pas
41:27démissionné de votre poste
41:28de premier secrétaire
41:29après votre défaite
41:30à la primaire.
41:30C'est une question
41:31qui a été envoyée.
41:32Je vous ai répondu.
41:33Est-ce que ce n'était pas
41:34le sujet du scrutin ?
41:36Ce n'était pas le sujet
41:37du scrutin.
41:37Est-ce qu'on imagine
41:38Gérald De Gaulle
41:39perdre un scrutin
41:40et rester à la tête
41:41d'un parti ?
41:42Vous n'aurez pas échappé
41:43que ce n'est pas tout à fait
41:44ma famille de pensée
41:45et je crois me souvenir
41:47qu'il y a un certain nombre
41:48de gens qui ont perdu
41:49des référendums
41:50sont démissionnés
41:50et par ailleurs
41:52je ne crois pas
41:53que dans les autres
41:54partis politiques
41:55il y a eu
41:55d'autres cas de figure.
41:56Vous avez eu en fait
41:58des primaires
41:58qui n'ont pas été gagnées
42:00par le premier secrétaire.
42:01Martine Aubry
42:01n'a pas gagné
42:02la primaire
42:03face à François Hollande.
42:04On a compris.
42:04Il n'a pas démissionné.
42:06Éric Ciotti n'a pas gagné
42:07la primaire
42:07face à Valérie Pécresse.
42:08Il n'a pas démissionné.
42:09Pourquoi vous me posez
42:10la question à moi ?
42:10C'est personnel ?
42:11Ce n'est pas personnel.
42:12Si ce n'est pas personnel,
42:14revenons aux choses sérieuses.
42:15Les choses sérieuses
42:18c'est la campagne présidentielle.
42:19Qui c'est qui fixe
42:21la ligne aujourd'hui ?
42:22C'est Raphaël Glucksmann
42:23ou c'est vous Olivier Faure ?
42:24Je crois que Raphaël Glucksmann
42:26a une volonté
42:27on a discuté
42:28à plusieurs reprises
42:28et la volonté
42:29de rassembler
42:30les socialistes
42:31et places publiques
42:32et donc c'est à lui
42:34maintenant
42:34de porter cette campagne.
42:35C'est lui l'émetteur
42:36central de cette campagne.
42:37C'est lui le candidat
42:38et donc évidemment
42:40il y aura des interactions
42:41avec le Parti Socialiste.
42:42Vous n'imaginez pas
42:42que d'un seul coup
42:43le Parti Socialiste
42:44s'efface et disparaisse.
42:46Donc évidemment
42:47nous avons voté un projet
42:48nous avons des propositions
42:50et donc évidemment
42:51le candidat
42:52ne reprendra pas forcément
42:53l'intégralité
42:54mais il sera amené
42:55à discuter avec nous
42:56forcément.
42:58Est-ce qu'il vous a attribué
42:59un rôle précis
43:00dans cette campagne
43:01au-delà de mobiliser l'EPS ?
43:02Mais il n'a pour l'instant
43:03attribué aucun rôle précis
43:04à personne.
43:05Est-ce que vous vous souhaitez
43:06avoir un rôle dans sa campagne ?
43:07Il va dans les prochaines heures
43:07ou les prochains jours
43:08faire part de son organigramme
43:10de campagne
43:11et donc dire
43:12comment il entend
43:13mener sa campagne.
43:13Est-ce que vous-même
43:14vous souhaitez faire partie
43:15de cet organigramme
43:16d'une manière ou d'une autre ?
43:17Mais je suis premier secrétaire
43:19du PS
43:19donc vous imaginez bien
43:21que je serai associé
43:22à cette campagne
43:22et nous nous parlons
43:24régulièrement
43:24avec Raphaël Glucksmann
43:25on continuera à se parler
43:26et puis ça va bien se passer.
43:28Une campagne présidentielle
43:29ça coûte beaucoup d'argent
43:30est-ce que le parti socialiste
43:31accompagnera la campagne
43:32de Raphaël Glucksmann
43:33et à quel niveau ?
43:34Forcément
43:34l'argent qui a été
43:37économisé
43:37pour la campagne présidentielle
43:38quel qu'en soit le candidat
43:39sera utilisé
43:40pour la campagne
43:40de Raphaël Glucksmann.
43:41Est-ce que les yeux dans les yeux
43:42sur le plateau du grand jury
43:43vous pouvez dire aujourd'hui
43:44je soutiendrai Raphaël Glucksmann
43:45jusqu'à la fin
43:46jusqu'à l'élection présidentielle ?
43:49Quelle drôle de question !
43:50En fait je viens de vous dire
43:51que moi je suis un démocrate
43:53et j'ai été
43:54donc battu
43:55dans une élection primaire
43:56il est celui
43:57qui a été choisi
43:58et donc évidemment
43:59je respecte...
44:00Si la question c'est
44:02est-ce que vous me prenez
44:03pour Manuel Valls
44:04la réponse est
44:05je ne suis pas Manuel Valls
44:06Voilà
44:06Ah donc c'est le contre-modèle
44:07c'est Manuel Valls
44:08et si François Hollande
44:09arrive un peu plus tard
44:10Je ne suis pas un parjure
44:11je ne veux pas
44:12enfin je ne vois aucune raison
44:13je peux à la fois
44:14avoir des désaccords
44:16avec Raphaël Glucksmann
44:17je peux lui en faire part
44:18je peux lui dire
44:18à tel moment
44:19ou à tel autre
44:19sur telle proposition
44:21ça n'est pas exactement
44:21comme ça que je la prendrais
44:22mais est-ce que
44:24je m'en vais soutenir
44:26François Hollande
44:26parce que c'est votre question
44:27en cours de route
44:28la réponse est non
44:29je ne vais pas en fait
44:30d'un seul coup
44:32devenir celui
44:33qui trahit un vote
44:35qui a été un vote
44:36de 120 000 personnes
44:37Est-ce que vous répondez
44:38à François Hollande
44:39qui dit que la campagne
44:39présidentielle pour l'instant
44:40elle n'a pas commencé
44:41et qui continue
44:42quelque part
44:43d'entretenir le doute
44:43sur une possible candidature
44:45à la présidentielle ?
44:46La campagne présidentielle
44:47elle a un peu commencé
44:48malgré tout
44:49je crois que
44:50ce serait difficile
44:51de ne pas le remarquer
44:52maintenant
44:53est-ce que
44:55François Hollande
44:56ne sera candidat
44:56je n'en sais rien
44:57il n'a pas voulu participer
44:58à cette primaire
44:59Vous lui demandez
44:59de se ranger aujourd'hui
45:00derrière Raphaël Bluxmann ?
45:01Je pense qu'il a un rôle
45:03éminent
45:04il a été président
45:05de la République
45:05il a notamment
45:06sur le plan international
45:08beaucoup de choses
45:09à transmettre
45:10et je pense que
45:12sur ces sujets-là
45:13il pourrait être
45:14un atout
45:15je suis moins d'accord
45:17pour ne pas dire
45:17que je suis en désaccord
45:18avec les propositions
45:19qu'il a faites
45:20sur les retraites
45:21de 63 ans
45:21sur le regroupement familial
45:25qu'il veut désormais
45:26contraindre
45:27et puis évidemment
45:28sur la télé sociale
45:29que l'OM avait combattu
45:31quand François Fillon
45:32la proposait
45:32et que je n'entends pas
45:33reprendre à mon compte
45:35aujourd'hui
45:35mais là où François Hollande
45:37a raison
45:38c'est que la cristallisation
45:39le moment où les gens
45:41rentrent complètement
45:42dans la campagne
45:43ce moment-là
45:43n'est pas encore
45:44effectivement complètement
45:45advenu
45:45et c'est plutôt
45:46janvier, février
45:47voire mars
45:47vous savez
45:48les sondages
45:49sont ce qu'ils sont
45:50comment vous les regardez
45:51justement les sondages
45:52il a été élu
45:52pour aller sondage
45:53jusqu'en mars
45:53il n'a même pas été
45:54au second
45:55comment vous les regardez
45:55aujourd'hui les sondages
45:56Raphaël Duxman
45:57est plutôt en dynamique
45:58aujourd'hui
45:59j'imagine que vous vous en réjouissez
46:00comment vous les observez
46:01ces sondages
46:03je viens de vous le dire
46:04en fait d'abord
46:05je trouve que les sondages
46:06ont un poids
46:07qui est trop important
46:08dans la vie politique
46:09on devrait d'abord
46:10s'intéresser
46:10à ce que chacun raconte
46:12et ce que chacun
46:13est prêt à faire
46:14et comment il entend le faire
46:15ce serait
46:16beaucoup plus intéressant
46:17on passe notre vie
46:18à compter des chiffres
46:19qui changent tous les jours
46:20et rappelez-vous
46:22que dans la dernière présidentielle
46:23Éric Zemmour était à 17%
46:24il a fini à 7%
46:26on a eu en fait
46:27Valérie Pécasse à 18%
46:29elle a fini à moins de 5%
46:31tout ça relève
46:31aujourd'hui Raphaël Duxman
46:32il est le troisième homme
46:32dans certains sondages
46:33de cette campagne
46:34oui
46:34tant mieux
46:35il peut aujourd'hui
46:36passer devant Jean-Luc Mélenchon
46:37vous le souhaitez ?
46:39moi je souhaite
46:40qu'il soit
46:40le président de la république
46:42face à Marine Le Pen
46:44qui vraisemblablement
46:45sera qualifiée
46:45pour le second tour
46:46vous souhaitez encore
46:47un accord avec Jean-Luc Mélenchon
46:48ça n'arrivera plus
46:49ça ne peut plus arriver
46:50je ne sais pas de quoi
46:51vous me parlez
46:51on a passé la primaire entière
46:53à se parler de Jean-Luc Mélenchon
46:55et de la France Insoumise
46:56j'ai dit les choses
46:57dans l'élection présidentielle
46:59il y a des candidatures
47:00qui sont des candidatures concurrentes
47:02et donc il y a d'un côté
47:03Jean-Luc Mélenchon
47:04de l'autre il y a Raphaël Luxman
47:05et on ne peut pas faire plus simple
47:07il n'y a pas d'accord possible
47:08Olivier Faure
47:08c'était la question de Thomas
47:09pour les élections législatives
47:10on est dans les élections présidentielles
47:12vous êtes déjà
47:12dans les élections législatives
47:13et pourquoi vous ne me parlez pas
47:14des cantonales
47:15et des régionales
47:16qui endront l'année d'après
47:17ça compte aussi pour les candidats
47:18vous savez bien
47:19qu'on commence
47:19vous êtes député
47:20vous avez été président
47:21du groupe socialiste
47:22vous avez souvent commencé
47:23votre campagne
47:23avant même
47:24l'élection présidentielle
47:26cette campagne
47:27elle va commencer
47:28la campagne des législatives
47:29aussi pour élire des députés
47:31est-ce que demain
47:32il y aura un accord
47:33à nouveau
47:33entre le parti socialiste
47:35et la France Insoumise
47:35vous savez ce qui va se passer
47:36vous à l'élection présidentielle
47:37vous savez qui va gagner
47:38l'élection présidentielle
47:39parce que moi je ne le sais pas
47:40donc comme je ne le sais pas
47:41je passe d'abord par la présidentielle
47:43et ensuite je verrai
47:44quels seront en fait
47:46les accords
47:47que nous devrons nommer
47:48ou pas
47:48en fonction de ce qu'est
47:50l'intérêt général
47:50et l'intérêt du pays
47:51donc vous n'excluez pas
47:52complètement à nouveau
47:54des accords
47:54avec l'État
47:55je n'exclue pas rien
47:55et il y a un principe
47:57par contre qui est clair
47:57c'est que le parti socialiste
47:58est souverain
47:59sur les choix qu'il fait
48:00à chaque échéance
48:01là son choix souverain
48:02est sorti sur l'idée
48:03d'une primaire
48:04cette primaire
48:05a été emportée
48:06par Raphaël Glucksmann
48:07il est le candidat
48:07de la présidentielle
48:08ensuite il y aura
48:09une élection législative
48:11et dans cette élection législative
48:12le parti socialiste
48:13se retrouve à pleine souveraineté
48:14et il fera ses choix
48:15comme il l'entend
48:16donc peut-être
48:16à ce moment-là
48:17des accords
48:17peut-être avec
48:18la France insoumise
48:20ça veut dire
48:20que nous verrons
48:22de la présidentielle
48:24et des suites
48:24de la présidentielle
48:25voilà ce que ça veut dire
48:26vous avez vu le jingle
48:27question express
48:28Olivier Faure
48:28c'est une série de questions
48:29et des réponses
48:31par oui ou par non
48:32ou bien pour pour
48:33ou contre
48:34faut-il interdire
48:35le RN
48:35vous manifestiez hier
48:36à son congrès
48:37à Orléans
48:38est-ce que c'est-à-dire
48:39que le parti
48:40devrait être interdit
48:41non
48:42faut-il avancer
48:43la date de l'élection
48:43présidentielle
48:44pour éviter un second tour
48:45le lendemain du 1er mai
48:46c'est ce que propose
48:47notamment Bruno Retailleau
48:48non
48:48est-ce que vous aviez prévenu
48:50Raphaël Glucksmann
48:51que vous iriez à Orléans
48:52avant de l'annoncer publiquement
48:53oui
48:53faut-il interdire
48:55à nouveau les réseaux sociaux
48:56au moins de 15 ans
48:57certains considèrent
48:58qu'ils attisent
48:58la violence
48:59et les pillages
49:01je ne sais pas
49:02comment cette
49:04proposition
49:05est
49:06praticable
49:07dans les faits
49:07elle a été jusqu'à présent
49:08retoquée
49:09par le conseil constitutionnel
49:10oui
49:10et puis je ne vois pas très bien
49:11comment en fait
49:12on l'interdirait
49:13donc
49:16sans doute
49:16faut-il que
49:17les plus jeunes
49:18s'abstiennent
49:18de participer trop tôt
49:19à des réseaux sociaux
49:20qui peuvent être
49:21une vraie pollution de l'esprit
49:22mais je ne sais pas
49:24comment on le pratique
49:25Olivier Faure
49:26vous avez dit
49:27que la censure
49:27vous semblait inéluctable
49:29j'aimerais qu'on parle
49:30désormais du budget
49:31est-ce que c'est-à-dire
49:32que vous préférez
49:33aujourd'hui
49:34qu'il n'y ait pas de budget
49:35y compris
49:35pour le prochain président
49:37de la république
49:37plutôt qu'un mauvais budget
49:41vous faites comme si
49:43la cinquième république
49:44n'avait pas été bonne mère
49:45avec les gouvernants
49:46et comme s'il n'y avait pas
49:48ce qu'on appelle
49:49le parlamentarisme
49:50rationnalisé
49:51le 49.3
49:52les ordonnances
49:53et donc
49:54il y aura
49:55je pense
49:56à la fin de cette histoire
49:56un budget
49:57mais je ne vois pas
49:58comment nous ne censurerions pas
50:00le gouvernement
50:00sur la base de ce budget
50:01c'est-à-dire que
50:02si le gouvernement
50:03utilise l'article 49.3
50:05vous déclencherez
50:06automatiquement une censure
50:07ça fera tomber le budget
50:08à ce moment-là
50:09mais
50:11là encore
50:11vous me posez des questions
50:12qui sont de l'ordre
50:13de la politique fiction
50:15je ne sais pas
50:15ce que fera le gouvernement
50:17je ne sais pas
50:17ce qu'il acceptera
50:18concrètement
50:19qu'est-ce qu'il faudrait alors
50:20qu'est-ce qu'il faudrait
50:20dans un budget
50:21Sébastien Lecornu
50:22dans une deuxième version
50:23pour que vous souteniez ce budget
50:25trois mesures
50:26très concrètes
50:27pour que vous votiez
50:27le budget de Sébastien Lecornu
50:28il faudrait déjà
50:29de la justice fiscale
50:31pourquoi ça ?
50:32parce que nous avons
50:32un problème
50:33de marge de manœuvre
50:34on a des étudiants
50:35des lycéens qui manifestent
50:36ils veulent 10 milliards
50:37est-ce que ces 10 milliards
50:38sont dans le budget actuellement ?
50:40Non
50:40c'est même l'inverse
50:41on réduit le nombre d'enseignants
50:42on réduit
50:43le budget des collectivités locales
50:45qui doivent elles
50:45venir rénover
50:47les lycées
50:47les collèges
50:48les écoles
50:48un peu le budget
50:49de l'éducation nationale
50:49un peu beaucoup
50:50et une loi de programmation
50:52qui permette derrière
50:53d'assumer dans la durée
50:55cette rénovation
50:56l'éducation
50:57c'est le premier point
50:58l'éducation
50:58ensuite il faut effectivement
51:00revenir sur toutes les mesures
51:01qui sont des mesures
51:03qui sont des mesures
51:05qui viennent
51:06qui contreviennent
51:06à ce principe
51:08d'accès
51:09à la santé
51:10aux soins
51:10et donc
51:11toutes ces mesures
51:12qui ont été prises
51:13pour le coup
51:13souvent par décret
51:15pour éviter de passer
51:16par la loi de finances
51:16et la société sociale
51:18et donc là
51:19il y a quelque chose
51:19effectivement
51:20évidemment
51:21tout ce qu'on avait évité
51:22l'an passé
51:22doit être évité
51:23cette année aussi
51:25l'année dernière
51:25il y a eu un accord
51:26avec Sébastien Lecornu
51:27parce que vous discutiez
51:28avec lui notamment
51:29sur le sujet des retraites
51:30est-ce que vous discutez
51:31encore avec Sébastien Lecornu
51:32ou est-ce que le contact
51:33est rompu aujourd'hui ?
51:34Le contact
51:35n'est jamais rompu
51:37en fait
51:37on se parle
51:38je suis un républicain
51:39et donc quand je suis invité
51:40à parler je parle
51:40mais ce que je vois
51:42aujourd'hui
51:42c'est qu'on a
51:43un premier ministre
51:44qui en réalité
51:45est otage
51:45de sa propre majorité
51:46relative
51:47qui elle
51:47n'a plus du tout
51:48envie de négocier
51:49avec qui que ce soit
51:50je vois bien que
51:51ni Bruno Rutaillot
51:52ni Edouard Philippe
51:53ni Gabriel Attal
51:54qui sont les trois piliers
51:55de cette majorité
51:57relative
51:57et bien
51:58aujourd'hui
51:58sont dans une forme
51:59d'intransigeance
52:00et ne veulent rien entendre
52:02et donc
52:03la réalité
52:04c'est qu'on voit bien
52:05que ce qui va se passer
52:06c'est qu'ils vont rester bloqués
52:07jusqu'à la fin
52:08et qu'il n'y aura
52:09aucune marge
52:10à cette négociation
52:10donc vous
52:11vous confirmez
52:12à nouveau
52:12sur le plateau
52:12du grand jury
52:13que les socialistes
52:14censureront
52:15le prochain budget
52:15de Sébastien Lecornu
52:16Oui
52:17ça me paraît
52:18une évidence
52:19c'est que
52:19si rien ne changeait
52:20évidemment
52:21je ne vois pas très bien
52:22au nom de quoi
52:23nous irions
52:23prêter main forte
52:25à un gouvernement
52:25qui revient
52:27y compris
52:27sur ce que nous avions obtenu
52:29l'an passé
52:29et moi je veux
52:31non pas un répit
52:32on a eu un répit d'un an
52:33moi ce que je veux
52:33c'est le changement
52:35et le changement
52:35j'espère qu'il viendra
52:36en 2027
52:37Merci beaucoup
52:38Olivier Faure
52:38premier secrétaire
52:39du parti socialiste
52:40d'avoir été avec nous
52:40on se retrouve
52:41la semaine prochaine
52:42pour le grand jury
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