00:00Abba, Parcoursup ! Abba, Abba !
00:03Au cri d'Aba, Parcoursup, le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon,
00:09est venu apporter son soutien aux manifestants.
00:12A Paris, prévu entre les places de la Bastille et de la Nation,
00:16a été modifié à la dernière minute par la préfecture de police de Paris.
00:21Je pense que ce changement de parcours a pour but de casser les manifestations et le mouvement en ce moment.
00:27Il participe de tout un ensemble de mesures.
00:30On a la mise en place d'un couvre-feu, cet hélico qui tourne au-dessus de Paris,
00:36tout un ensemble de prises de positions médiatiques aussi,
00:39qui visent à faire aussi un espèce d'amalgame entre des manifestants qui ont des revendications légitimes,
00:45des gens qui seraient des caisseurs, des pilleurs, etc.
00:48Finalement, je pense que c'est une volonté d'empêcher le mouvement social,
00:53et c'est quelque chose qui m'énerve beaucoup.
00:57Les enfants ont été accompagnés par leurs parents et leurs proches,
01:00qui n'ont pas hésité à expliquer les raisons de leur présence dans le cortège.
01:05Ayant été parents d'élèves pendant des années, au conseil d'administration, au conseil de discipline,
01:11je me suis rendu compte qu'effectivement, il y avait un vrai problème dans les établissements,
01:17où on a tendance à dénaturer le travail manuel,
01:22à faire penser aux enfants qui ne feront rien de leur vie parce qu'ils ne sont pas intellectuels,
01:26et que dans la réalité, en fait, il y a beaucoup d'enfants qui auraient pu trouver un travail
01:30ou faire une formation et qui sont aujourd'hui plutôt dans les rues à faire n'importe quoi,
01:35parce qu'on les oblige à aller jusqu'en troisième, après d'aller dans des bacs professionnels.
01:43Très reconnaissables à leurs gilets jaunes clairs,
01:46les gilets jaunes ont eux aussi exprimé leur mécontentement, à l'image de Fadi Kassel.
01:52Écoutez, en 2018, les gilets jaunes étaient sortis dans la rue, j'y étais déjà,
01:56nous avions des revendications précises, bien entendu qu'elles n'ont pas du tout été entendues,
02:00encore moins respectées, et donc c'est pour ça qu'on assiste aujourd'hui à un retour des gilets jaunes
02:05également,
02:06qui n'ont jamais réellement disparu.
02:07Et les revendications, elles sont très simples, nous voulons le peuple souverain,
02:11nous voulons la démocratie, nous voulons pouvoir vivre dignement,
02:14nous ne voulons pas avoir la terre qui est saccagée, saccagée par un ordre qui s'appelle l'ordre capitaliste,
02:19il faut être très clair.
02:20Malgré leur mobilisation du 17 octobre dernier.
02:24Je suis revenue après le 17, parce que le 17, la répression policière, elle était énorme,
02:28on a parlé juste des casseurs, on n'a pas parlé de nos revendications,
02:31donc pour moi c'était important qu'encore aujourd'hui, on sorte dans la rue, on se fasse entendre,
02:35jeudi j'étais aussi dehors, on s'est fait nasser par la police,
02:39ils nous ont obligés à faire une manifestation statique, alors que le parcours était autorisé,
02:43donc pour moi c'est important qu'on soit encore là aujourd'hui dans la rue,
02:46même s'ils ont changé le point de départ et le point d'arrivée,
02:50c'est important qu'on soit encore là aujourd'hui.
02:54Le cortège s'est finalement élancé en début d'après-midi,
02:58depuis la porte d'Italie, en direction de la porte de Vincennes.