- il y a 6 heures
Une marche blanche est organisée au départ d'Aubervilliers par son club de MMA en hommage à Pengo Bossio Wangi, 26 ans, tué dans un attentat raciste vendredi 23 octobre dans les Yvelines. L'occasion pour le maire de souligner que "nos banlieues ne seront jamais de celles qui s'excusent d'être là".
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00:00:00Une marche blanche, donc 48 heures après l'attentat raciste à Trappes, en région parisienne, une marche blanche en hommage
00:00:06à la victime de ce périple meurtrier, Pengo Bossio Wangui, avec une consigne, ensemble, dans le calme et le recueillement.
00:00:14On retrouve sur place notre équipe. Le rendez-vous est donné devant la mairie d'Aubervilliers pour se souvenir de
00:00:19ce jeune homme de 26 ans qui rêvait de devenir professionnel dans le MMA.
00:00:25Oui, absolument. Vous le voyez sur nos images. Nous sommes devant la mairie d'Aubervilliers. Il y a à peu
00:00:30près, on va dire, 200 personnes, plusieurs centaines de personnes, en tout cas, qui commencent à arriver, puisque la réunion
00:00:35était prévue à 14h.
00:00:37Le rassemblement des personnes qui, vous l'avez dit, viennent se souvenir de Pengo Bossio Wangui, 26 ans, combattant amateur
00:00:43de MMA qui rêvait de passer professionnel.
00:00:45Ce rassemblement, cette marche blanche, elle a été organisée par son club de MMA, justement, la Hatch Academy à Aubervilliers,
00:00:53puisqu'il était originaire de Trappes, mais il s'entraînait ici, à Aubervilliers.
00:00:57C'est pour cela que cette marche blanche a lieu dans cette ville. Et vous le voyez. Alors, la famille
00:01:01est présente. Le patron du club de MMA est présent également.
00:01:05Et vous voyez toutes ces personnes qui viennent se souvenir de ce jeune homme dont la vie a été fauchée
00:01:10lors de cet attentat raciste qui a eu lieu dans les Yvelines et notamment à Trappes vendredi matin.
00:01:16La marche blanche devrait s'élancer d'ici quelques minutes, on imagine. On imagine également des prises de parole, peut
00:01:21-être de la famille, mais en tout cas du maire de la ville qui va participer à la marche.
00:01:25Et vous voyez toutes ces personnes, donc, qui attendent de pouvoir s'élancer pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangui.
00:01:30Voilà. Et on va suivre, évidemment, ce rassemblement cet après-midi. Du côté de l'enquête, on a du nouveau
00:01:35également, puisqu'on a appris que la garde à vue du suspect a été levée.
00:01:41L'information est tombée en milieu de matinée. Pauline Revena, vous nous rejoignez. Garde à vue levée pour des raisons
00:01:48psychiatriques.
00:01:49Oui, elle a été levée hier soir. On l'a appris ce matin par le parquet national antiterroriste. Et cet
00:01:54individu a été transféré à l'I3P.
00:01:57C'est l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Il va être mis en observation pendant 48
00:02:02heures.
00:02:02À l'issue de ces 48 heures, il sera décidé, dans ce délai maximum, de poursuivre la garde à vue
00:02:07ou alors de la suspendre.
00:02:09Il faudra voir si son état est compatible avec la poursuite de la garde à vue.
00:02:13Ce qui est intéressant de noter, c'est qu'on a encore quatre gardes à vue dans l'entourage familial
00:02:19et amical de l'intéressé.
00:02:21Que l'analyse toxicologique a aussi permis de révéler la présence de cannabis et de cocaïne dans le sang.
00:02:27Et puis qu'effectivement, on l'a dit il y a quelques instants, sa garde à vue a été levée
00:02:32hier soir.
00:02:33Il va donc falloir attendre que les experts puissent observer et en tirer des conclusions.
00:02:39Savoir si la garde à vue est possiblement poursuivable ou non.
00:02:44Pauline, une suspension de cette garde à vue qui a suscité une très forte réaction de l'avocat de la
00:02:50victime.
00:02:50Oui, l'avocat de la victime qui dit son étonnement.
00:02:53Il explique que son étonnement est renforcé par le souvenir d'un autre crime raciste à caractère terroriste.
00:02:59Et il rappelle l'assassinat d'Aboubacar Sissé.
00:03:01C'était en juin 2025, poignardé de 57 coups de couteau, souvenez-vous, dans la mosquée de la Grande Combe.
00:03:07L'auteur avait pris la fuite en Italie, il s'était rendu à la police, il avait été extradé.
00:03:13Et il avait été présenté comme irresponsable pénalement, a écrit l'avocat de la famille de la victime.
00:03:22Et il note une récurrence préoccupante.
00:03:25Ce sont ces mots.
00:03:26Lorsque l'attentat émane de l'extrême droite, la question psychiatrique s'impose très vite.
00:03:29L'auteur serait forcément un déséquilibré.
00:03:31Mais cette question, en revanche, ne se pose pratiquement jamais avec la même insistance lorsque l'attentat est de motivation
00:03:37islamiste.
00:03:39Rappelons qu'à l'époque, pour cet attentat de la Grande Combe, le PNAT, le parquet national antiterroriste, n'avait
00:03:44pas été saisi.
00:03:45Et on nous avait expliqué que c'était un acte isolé qui n'avait pas de lien avec une idéologie
00:03:49terroriste ou avec une organisation terroriste.
00:03:52Là, dans le cas qui nous occupe, dans le cas de Trappes, le parquet national antiterroriste a été saisi.
00:03:56Et il va donc falloir attendre ces 48 heures d'observation pour savoir si le suspect peut reprendre la garde
00:04:01à vue.
00:04:02Sachez que la garde à vue, elle avait eu lieu sur la personnalité.
00:04:05L'interrogatoire de personnalité avait été fait.
00:04:07Mais l'interrogatoire sur le mobile et sur le fond n'avait pas encore été entamé lorsque la garde à
00:04:12vue a été décidée d'être levée hier soir.
00:04:15Sur les éléments nouveaux, il y a notamment cet exemplaire de Mein Kampf qui a été retrouvé au domicile du...
00:04:20Oui, parce qu'il y a eu une perquisition qui a été effectuée dans la foulée de son interpellation.
00:04:24Il y a un exemplaire de Mein Kampf, donc un ouvrage, on le rappelle, pour les plus jeunes, écrit par
00:04:29Adolf Hitler.
00:04:29Mais également une Bible et un Coran qui ont été saisis.
00:04:32Et puis, je vous le disais, des traces de cocaïne et de cannabis relevées dans ces analyses sanguines.
00:04:37Voilà ce qu'on peut dire pour l'instant concernant le profil du suspect.
00:04:39Si vous nous rejoignez, vous voyez ces images en direct qui nous proviennent du parvis de la mairie d'Aubervilliers.
00:04:45Il y a eu un appel au rassemblement pour une marche blanche en hommage à la victime de cette attaque
00:04:51terroriste raciste
00:04:52qui s'est produite vendredi à Trappes, en région parisienne.
00:04:56Pengo Bossio Wangui, un jeune homme âgé de 26 ans, qui rêvait de devenir un professionnel dans le MMA, a
00:05:03été tué.
00:05:05C'est la victime du suspect qui est actuellement au garde à vue, même si sa garde à vue, on
00:05:09l'a dit, a été suspendue pour des motifs psychiatriques.
00:05:12Il y a eu aussi, Pauline, des victimes, des blessés. Est-ce qu'on en sait plus actuellement sur leur
00:05:18état de santé ?
00:05:18On a une fille de 12 ans qui a toujours un pronostic vital engagé, trois autres blessés grièvement.
00:05:24Et effectivement, cette personne qui a perdu la vie, qui est la première victime de ce périple meurtrier,
00:05:29on le rappelle, vendredi matin à Trappes, un itinéraire meurtrier, et finalement un individu neutralisé, placé en garde à vue.
00:05:38Et on le disait il y a quelques instants, avec une garde à vue suspendue depuis hier soir.
00:05:41Mais le bilan est effroyable, puisqu'il y a une victime, cette personne dont l'hommage est rendu cet après
00:05:47-midi,
00:05:48et plusieurs personnes grièvement blessées, dont cette petite fille, une fille de 12 ans qui est entre la vie et
00:05:53la mort.
00:05:53Alexis Tuvilliers, beaucoup de réactions politiques depuis vendredi, notamment sur ce qui s'est passé,
00:06:00avec des sémantiques différentes entre les responsables de gauche et les responsables du Rassemblement national, notamment.
00:06:06Oui, ce drame, cet attentat raciste, a évidemment suscité énormément de réactions.
00:06:14Le président de la République s'est rendu sur place vendredi soir pour témoigner de son soutien aux forces de
00:06:21l'ordre
00:06:21et exprimer évidemment la solidarité de la nation.
00:06:24On l'a vu, c'est vrai, vendredi, des réactions qui ont parfois varié, des mots qui n'ont pas
00:06:30été toujours les mêmes.
00:06:32Mais évidemment, ça peut paraître un peu dérisoire par rapport à la gravité du moment.
00:06:38À la fin de la journée vendredi, tout le monde a fini par s'accorder au sein de la classe
00:06:43politique
00:06:43à reprendre les termes qui étaient les termes du parquet national antiterroriste
00:06:49sur la suspicion du caractère raciste de ce meurtre.
00:06:55Il y a ensuite eu, au sein de la gauche, un certain nombre d'accusations sur le débat actuel,
00:07:00le débat de la société, dans la société, qui n'est parfois pas toujours à la hauteur
00:07:05sur les questions d'intégration, sur les questions des quartiers.
00:07:09Et c'est quelque chose qui est revenu aussi à plusieurs reprises dans le débat politique des dernières heures.
00:07:15On retrouve notre équipe sur place, plusieurs centaines de personnes qui se sont donc rassemblées.
00:07:20On va écouter le maire d'Aubervilliers.
00:07:30Mesdames, Messieurs, chers amis, merci d'être là aujourd'hui, réunis, rassemblés, pour cet hommage.
00:07:44C'est difficile, je dois l'avouer, pour moi, de trouver les mots.
00:07:50Mais votre présence, votre nombre, dit déjà tout.
00:07:56Il dit notre sidération.
00:08:00Il dit notre émotion.
00:08:03Il dit notre volonté de rendre hommage à un homme, à votre ami, à votre frère, votre compagnon d'entraînement,
00:08:19Pengo, Bossio, Wangi.
00:08:25Pengo avait 26 ans.
00:08:28Il avait toute la vie devant lui.
00:08:32Il avait des rêves.
00:08:33Celui de réussir dans le MMA.
00:08:37Celui de pratiquer son sport au plus haut niveau possible.
00:08:41Vous nous avez raconté, depuis vendredi, son sourire, son abnégation, sa détermination.
00:08:53Oui, Pengo avait l'agnac de ceux qui s'ouvrent le chemin de la réussite.
00:09:03Eh bien, c'est ce chemin que la lâcheté du terrorisme est venu barrer vendredi.
00:09:12Pengo n'avait qu'un tort.
00:09:15Être au mauvais moment, au mauvais endroit, avec la mauvaise couleur de peau.
00:09:23Il y aura évidemment le temps de l'enquête, le temps de la justice.
00:09:29Mais déjà, laissez-moi vous dire ce que ce rassemblement veut dire pour moi.
00:09:36Nous ne baisserons jamais la tête face au racisme.
00:09:44Nous ne baisserons jamais la tête face à la haine de l'autre.
00:09:50Être là aujourd'hui, c'est dire cela.
00:09:55C'est dire qu'Aubervilliers, nos banlieues, ne seront jamais de celles qui s'excusent d'être là.
00:10:04Nous sommes en France, chez nous, et fiers de l'être.
00:10:09Et nous gagnerons le combat face à celles et ceux qui veulent nous diviser.
00:10:18Face à celles et ceux qui veulent nous détester.
00:10:24Voilà, je ne serai pas plus long.
00:10:26Je remercie toutes celles et ceux qui sont là.
00:10:28Je remercie particulièrement la Hatch Académie et son président Stéphane Chauffourier, dit Hatch,
00:10:41qui nous réunissent aujourd'hui.
00:10:45Je sais la tristesse qui est la vôtre.
00:10:48Je sais aussi combien nous avons besoin que vous continuez votre travail ici, à Aubervilliers.
00:10:59Ce que vous faites, les valeurs de votre club, celles auxquelles adhérer Pengo,
00:11:07ce sont celles, je le dis, qui sauveront notre société.
00:11:12Et pour cela, chère Stéphane, merci du fond du cœur.
00:11:19Évidemment, nous avons une pensée pour Pengo, pour sa famille, que je salue,
00:11:25pour ses proches, pour toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont croisé son chemin.
00:11:35Dans quelques minutes, nous allons marcher dans le calme, avec beaucoup de tristesse,
00:11:45une forme de rage aussi face à l'injustice, mais avec dignité, toujours avec dignité.
00:11:56Celles que nous devons à Pengo, à sa famille et à ses proches, qui sont là aujourd'hui.
00:12:07Je vous propose, avant de lancer cette marche, que l'on respecte ensemble une minute de silence en sa mémoire.
00:12:40Je vous propose, avant de lancer cette marche, que l'on respecte ensemble une minute de silence en sa mémoire.
00:13:04Je vous remercie.
00:13:19Voilà, vous venez de suivre en direct la prise de parole du maire d'Aubervilliers.
00:13:23Sept minutes de silence, beaucoup d'émotions.
00:13:25On retrouve notre reporter sur place, avec une centaine de personnes,
00:13:28très émues pour cet hommage qui va donc commencer, et cette marche qui va commencer à Aubervilliers.
00:13:36Oui, évidemment, beaucoup d'émotions pour cette marche en hommage à Pengo Bossio Wangui,
00:13:42cette victime de l'attentat terroriste qui a frappé les Yvelines, et notamment au trap vendredi.
00:13:47Beaucoup d'émotions, vous l'avez dit, je pense qu'on a 200, 300 personnes qui sont ici devant la
00:13:51mairie d'Aubervilliers
00:13:52pour lui rendre hommage, pour dire leur sidération, leur incompréhension et leur tristesse face à la situation.
00:13:58À cette mort, vous l'avez dit, évidemment, au mauvais endroit, au mauvais moment, mais aussi à cause de sa
00:14:03couleur de peau.
00:14:04On entend beaucoup ici que le racisme tue, évidemment, des revendications pour plus de paix.
00:14:09Le maire le disait, justement, c'était un garçon qui était vraiment très aimé, toujours respectueux, toujours très gentil.
00:14:16Il rêvait de passer combattant de MMA professionnel. Alors, évidemment, le maire, mais aussi le patron de la salle de
00:14:23MMA,
00:14:23la Hatch Academy, où Pengo s'entraînait, sont présents, mais également sa famille et tout ce monde, ensemble et avec
00:14:30dignité,
00:14:32comme l'a dit M. le maire, eh bien, tout ce monde va s'élancer pour marcher en l'honneur
00:14:36de Pengo, 26 ans,
00:14:38cette victime de l'attentat raciste qui a eu lieu à Trappes et dans les Yvelines, en général, vendredi.
00:14:44Alors qu'on voit ces images d'Aubervilliers, on le disait, 200 à 300 personnes sur place qui se sont
00:14:49rassemblées
00:14:49pour rendre hommage à cette victime, Pengo Bossio Wangui, jeune homme âgé de 26 ans,
00:14:57qui rêvait de devenir professionnel dans le MMA. Il va y avoir une marche blanche dans le calme et le
00:15:02recueillement.
00:15:04Le maire d'Aubervilliers qui a rappelé le sourire et la détermination de ce génome
00:15:09et qui a appelé à ne jamais baisser la tête face au racisme.
00:15:14Un attentat qui a donc eu lieu il y a 48 heures.
00:15:17Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez, parlait d'un périple meurtrier.
00:15:20Pauline Reunin, est-ce qu'on peut revenir sur ce qui s'est passé il y a maintenant 48 heures
00:15:23à Trappes ?
00:15:24Je voulais aussi revenir sur les mots du maire d'Aubervilliers, Sofiane Karoumi,
00:15:27qui fustige la lâcheté du terrorisme et qui dit « nous ne baisserons pas la tête »,
00:15:30vous l'avez dit, face au racisme, face à la haine de l'autre.
00:15:33« Nous sommes en France chez nous et fiers de l'être »
00:15:36et de rappeler que la victime était là au mauvais endroit, au mauvais moment
00:15:39et en raison de sa couleur de peau, c'est la raison pour laquelle il a perdu la vie.
00:15:43Le périple meurtrier a démarré vendredi matin
00:15:46et l'auteur des faits dont la garde à vue, l'auteur présumé, pardon,
00:15:51dont la garde à vue a été levée hier soir, on l'a dit il y a quelques instants,
00:15:55s'est fait en plusieurs endroits.
00:15:56On compte à ce jour une personne qui a été décédée,
00:15:59Pengo Bosuo Wangui, dont on honore la mémoire aujourd'hui, au moment où on se parle,
00:16:04et cinq blessés avec des pronostics vitaux engagés, dont une fillette de 12 ans,
00:16:09dont le corps a été touché à plusieurs endroits par des balles
00:16:12et qui se bat entre la vie et la mort.
00:16:15Donc voilà, c'est un périple meurtrier qui a été en plusieurs endroits,
00:16:19avec plusieurs temporalités, et in fine, il a été interpellé par la BAC des Yvelines,
00:16:23cet individu placé en garde à vue et interrogé sur sa personnalité,
00:16:28mais l'interrogatoire sur le fond n'a pas pu débuter,
00:16:30puisque je vous le rappelais, la garde à vue a été levée,
00:16:32il a été placé dans une unité psychiatrique de la préfecture de police de Paris
00:16:35pour une période d'observation de 48 heures maximum.
00:16:39On va retourner à Aubervilliers, l'un de nos reporters nous attend sur place.
00:16:42La marche blanche s'élance en ce moment même.
00:16:48Effectivement, la marche blanche qui vient de s'élancer.
00:16:50C'est à l'instant où vous avez entendu ce discours du maire d'Aubervilliers,
00:16:56discours évidemment très émouvant, qui rappelait l'engagement de Pengo Bossio-Wangui
00:16:59dans la ville d'Aubervilliers, dans son club de MMA, cet art martial qu'il est mettant.
00:17:05Il a répété notamment que Pengo Bossio-Wangui aspirait à devenir combattant professionnel.
00:17:11Il a rappelé toute cette émotion aussi envers la famille de Pengo Bossio-Wangui,
00:17:18cette marche blanche composée de nombreux élus de la ville,
00:17:23du département aussi des Yvelines,
00:17:25avec cette banderole en hommage à l'ancien combattant de MMA.
00:17:31Donc voilà, on va s'élancer avec ce cortège dans les rues d'Aubervilliers,
00:17:35évidemment dans le calme et dans le recueillement,
00:17:39avec, voilà, aux côtés de ces...
00:17:43se recueillir ici en la mémoire de Pengo Bossio-Wangui.
00:17:49Voilà pour ces images d'Aubervilliers,
00:17:52alors que le cortège s'apprête à s'élancer.
00:17:55Il doit partir de la mairie d'Aubervilliers
00:17:57pour passer devant le club de MMA
00:18:00où s'entraînait Pengo Bossio-Wangui.
00:18:03On le rappelle, tu es vendredi dernier, il y a 48 heures,
00:18:07à l'âge de 26 ans.
00:18:10On rappelle aussi les mots très forts du maire d'Aubervilliers.
00:18:13À l'instant, nous ne baisserons jamais la tête face aux racines.
00:18:16Nous sommes en France chez nous et fiers de l'être.
00:18:19Il a aussi, bien évidemment, condamné la lâcheté du terrorisme.
00:18:22On voit cette banderole tenue par ses élus avec leur écharpe.
00:18:27Repose en paix, tu resteras à jamais dans nos cœurs.
00:18:30Au moins 500 personnes sur place, c'est ce que nous disent nos équipes.
00:18:34500 personnes qui se sont rassemblées 48 heures après ce drame,
00:18:39finalement, pour soutenir la famille de cette victime.
00:18:43Voilà la marche blanche qui, vous le voyez en direct,
00:18:46s'élance dans les rues d'Aubervilliers en ce dimanche.
00:18:49Et c'est vrai, Pauline, revena que cette marche blanche
00:18:52coïncide avec cette décision qu'on a appris aujourd'hui,
00:18:55avec cette levée de la garde à vue pour des raisons psychiatriques.
00:18:57Et une décision qui a été interrogée, ou en tout cas mise en cause,
00:19:01par l'avocat de Pengo Bossio Wangui.
00:19:05Oui, Maître Yacine Bouzrou, qui a pris la défense de la famille de Pengo Bossio Wangui,
00:19:10qui se dit étonné de cette levée de la garde à vue,
00:19:13qui a eu lieu dès hier soir, mais qu'on a appris, nous, aujourd'hui, à la mi-journée.
00:19:16Et son étonnement est renforcé, dit-il, par le souvenir d'un autre crime raciste
00:19:20à caractère terroriste, l'assassinat d'Aboubakar Sissé.
00:19:23Poignardé, souvenez-vous, de 57 coups de couteau dans la mosquée de la Grande Combe,
00:19:27c'était en juin 2025, l'année dernière.
00:19:29À l'époque, le parquet national n'avait pas été saisi,
00:19:31le suspect avait pris la fuite en Italie, il s'était rendu à la police,
00:19:35il avait été extradé, il avait été mis en examen pour meurtre
00:19:38avec circonstances aggravantes en raison de la race ou de la religion.
00:19:41Et puis, il y avait une première expertise psychiatrique, puis une deuxième.
00:19:44Il avait quitté la prison, il avait été transféré dans une unité psychiatrique.
00:19:48Mais aujourd'hui, le contexte est un peu différent,
00:19:50parce que le parquet national antiterroriste s'est saisi,
00:19:54et là, la garde à vue est levée depuis hier soir,
00:19:57il y a 48 heures d'observation dans ce qu'on appelle l'I3P,
00:20:00c'est l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police.
00:20:03Il va être examiné, ce suspect, et à l'issue des 48 heures,
00:20:07on décidera s'il peut reprendre sa garde à vue,
00:20:10ou s'il n'est pas en état de la reprendre,
00:20:13et alors il y aura une solution psychiatrique qui sera trouvée.
00:20:15Donc, effectivement, les deux actualités se percutent,
00:20:19et on peut comprendre, évidemment, la colère
00:20:23et les questions que se pose la famille de cette victime.
00:20:28Une réponse qui sera donnée à l'issue de ces 48 heures,
00:20:32où le suspect est examiné à l'infirmerie de la préfecture de police de Paris.
00:20:38Lundi soir, on devrait être fixé sur la suite.
00:20:41Vous voyez en ce moment les images en direct d'Aubervilliers,
00:20:44Saint-Denis, au moins 500 personnes qui se sont rassemblées pour cet hommage.
00:20:50On retrouve notre équipe sur place.
00:20:52Un mot d'ordre, calme et recueillement.
00:20:58Absolument, et je rajouterai même un mot, dignité.
00:21:01C'est ce qu'a dit M. le maire dans son discours.
00:21:03Un discours très émouvant, très posé,
00:21:06en contre, évidemment, l'acte odieux qui a fauché la vie de Pengo Bossio-Hwangi,
00:21:12vendredi, dans cet attentat raciste qui a eu lieu à Trappes,
00:21:15notamment, mais également dans les Yvelines,
00:21:17où vous avez dit d'autres blessés sont également à déplorer,
00:21:20dont certains entre la vie et la mort.
00:21:22Donc ici, on marche pour se souvenir de Pengo.
00:21:24Alors pourquoi Aubervilliers ?
00:21:25Eh bien c'est tout simplement parce que le club où ce jeune homme,
00:21:28la victime, pratiquait le MMA, se trouve dans la ville à Aubervilliers.
00:21:32Et c'est son club, justement, la Hatch Academy,
00:21:35le club de MMA qui a décidé d'organiser cette marche
00:21:38en concomitance avec la mairie pour se souvenir,
00:21:41pour rendre hommage à ce jeune homme que tout le monde décrit
00:21:43comme quelqu'un de très respectueux, très gentil,
00:21:47comme une bonne personne qui voulait réussir,
00:21:49qui voulait passer combattant de MMA professionnel.
00:21:52Et c'est pour ça que là, dans Aubervilliers,
00:21:54cette marche a lieu pour se souvenir
00:21:56et pour ne jamais oublier et ne jamais excuser,
00:22:00ne jamais faiblir face au racisme.
00:22:02C'est vraiment le mot d'ordre aujourd'hui à Aubervilliers
00:22:04avec, vous l'avez dit, des centaines de personnes
00:22:06qui marchent pour se souvenir de Pengo Bossio Wangi.
00:22:09Voilà la marche blanche qui se poursuit,
00:22:12des images en direct.
00:22:13Michael Dequin, vous êtes avec nous, délégué national unité police.
00:22:17On rappelle, ce sont des agents de la BAC
00:22:19qui sont intervenus très rapidement vendredi
00:22:22pour stopper le suspect.
00:22:24Oui, oui, je pense qu'il faut, c'est important,
00:22:27avec ce drame, de rappeler encore une fois
00:22:29le professionnalisme des collègues
00:22:30qui sont issus de la brigade anticriminalité
00:22:33de Saint-Quentin-en-Yvelines,
00:22:34qui sont très rapidement intervenus
00:22:36et qui ont mis fin à ce périple
00:22:38qui avait déjà fait de nombreuses victimes
00:22:41sans leur intervention, sans leur détermination
00:22:44et leur sang-froid,
00:22:45parce qu'il n'y a pas eu d'échange de coups de feu.
00:22:46Il faut aussi le signaler.
00:22:49Alors, visiblement, il a été plutôt coopérant
00:22:51au moment de son interpellation.
00:22:53Mais en réalité, quand on se retrouve
00:22:55face à ce genre de situation,
00:22:56il faut vraiment faire preuve d'un très grand sang-froid.
00:22:58Et je pense que c'est important de le rappeler,
00:23:00surtout dans un contexte où, je vous le rappelle quand même,
00:23:03qu'il y a quelques années,
00:23:05on avait encore des élus,
00:23:07pour ne pas les nommer les LFistes,
00:23:08qui avaient tendance à solliciter la dissolution
00:23:11des brigades anticriminalité.
00:23:12Force est de constater que devant ce genre de fait,
00:23:15ces brigades qui sont réparties
00:23:17sur l'ensemble du territoire
00:23:18et qui dépendent de commissariats
00:23:19ou des départements,
00:23:20sont les primo-intervenants
00:23:22sur ce genre d'intervention.
00:23:23Et c'est hyper important d'avoir des gens
00:23:24qui sont justement très pros
00:23:27et enclins à intervenir le plus vite possible
00:23:30dans ce genre de phénomène.
00:23:31Ils sont intervenus très rapidement,
00:23:32puisque le ministre de l'Intérieur,
00:23:33qui s'est rendu sur place vendredi après-midi,
00:23:36a parlé de ce périple meurtrier,
00:23:37d'une intervention très rapide
00:23:38de ces cinq personnes de la BAC.
00:23:41On va réécouter le maire,
00:23:43les mots du maire d'Aubervilliers.
00:23:45Nous ne baisserons jamais,
00:23:49jamais la tête face au racisme.
00:23:53Nous ne baisserons jamais la tête
00:23:56face à la haine de l'autre.
00:24:00Être là aujourd'hui,
00:24:02c'est dire cela.
00:24:05C'est dire qu'Aubervilliers,
00:24:07nos banlieues,
00:24:08ne seront jamais de celles
00:24:10qui s'excusent d'être là.
00:24:14Nous sommes en France,
00:24:15chez nous,
00:24:17et fiers de l'être.
00:24:19Voilà les mots du maire d'Aubervilliers
00:24:21il y a quelques minutes à peine,
00:24:22juste avant le départ de cette marche blanche.
00:24:25Notre reporter est sur place.
00:24:27Tu resteras jamais dans nos cœurs.
00:24:30C'est ce qu'on peut lire sur la banderole
00:24:31de tête de cortège.
00:24:35Oui, absolument.
00:24:36Alors nous, nous sommes à l'arrière du cortège,
00:24:38en fin de cortège.
00:24:39Ce cortège qui est composé
00:24:40de centaines de personnes
00:24:42venues rendre hommage
00:24:43à Pengo Bossio Wangui,
00:24:45ce jeune homme dont la vie a été fauchée
00:24:47dans cet attentat raciste
00:24:48qui a eu lieu à Trappes,
00:24:50notamment,
00:24:50mais également dans d'autres villes
00:24:51des Yvelines,
00:24:53vendredi matin.
00:24:53On rappelle qu'également,
00:24:54cinq personnes ont été blessées
00:24:56dans cette terrible attaque.
00:24:58Et vous l'avez dit,
00:24:59ici, on marche pour se recueillir,
00:25:01pour se souvenir de ce jeune homme,
00:25:03ce jeune homme qui faisait partie
00:25:05du club de MMA,
00:25:06d'un club de MMA
00:25:07qui se trouve à Aubervilliers.
00:25:08C'est pour ça que cette marche blanche
00:25:10se passe aussi,
00:25:11non pas à Trappes,
00:25:12comme le rassemblement
00:25:13qui a eu lieu hier,
00:25:14mais également à Aubervilliers aujourd'hui,
00:25:15pour rendre hommage à ce jeune homme
00:25:17que tout le monde décrit
00:25:19comme un jeune homme très respectueux,
00:25:21très gentil,
00:25:21qui voulait réussir avec tout,
00:25:23qui avait toujours le sourire.
00:25:24Il voulait passer combattant pro de MMA.
00:25:28Il travaillait dur
00:25:29pour réaliser ses rêves,
00:25:32malheureusement,
00:25:32ses rêves qui ont été fauchés
00:25:34lors de cet attentat raciste
00:25:36qui a eu lieu notamment à Trappes.
00:25:38Et voilà,
00:25:38ici, on marche dans le calme,
00:25:40comme l'a dit
00:25:40M. le maire d'Aubervilliers,
00:25:42et également dans la dignité.
00:25:43Un mot aussi qui a été utilisé
00:25:45par le maire de la ville.
00:25:47On marche pour se souvenir
00:25:48et pour ne jamais excuser
00:25:50et laisser faire le racisme.
00:25:52Ici, c'est le mot d'ordre aujourd'hui.
00:25:55Merci.
00:25:56Merci à vous.
00:25:57Nous sommes également en direct
00:25:58avec Maître Carbon de 16.
00:26:00Bonjour.
00:26:00Merci d'être avec nous,
00:26:01avocat au Barreau de Paris,
00:26:02responsable de la commission ouverte
00:26:03droit de l'homme au Barreau de Paris.
00:26:06La garde à vue du suspect
00:26:07a été suspendue pour 48 heures
00:26:09pour des raisons psychiatriques.
00:26:10Il a été transféré
00:26:11à l'infirmerie de la préfecture de police
00:26:13de Paris.
00:26:14On est dans une procédure normale ?
00:26:17Bonjour, madame.
00:26:18Oui, l'objectif de la loi,
00:26:21c'est de s'assurer que la personne gardée à vue
00:26:25est en capacité de conscience
00:26:28pour répondre aux questions des enquêteurs.
00:26:33Donc, si on constate que quelqu'un
00:26:35n'est pas en état psychique,
00:26:37psychologique, mental,
00:26:39de répondre,
00:26:40on se suspend,
00:26:41on consulte un psychiatre
00:26:42qui déclare la personne
00:26:45dans un état compatible ou non
00:26:47avec la mesure de garde à vue.
00:26:49Donc, oui, c'est une procédure
00:26:50qui est habituelle.
00:26:52Parce que l'avocat de la famille de la victime
00:26:55estime que c'est lever le garde à vue
00:26:56pour motifs psychiatriques
00:26:58sont très rares.
00:26:59Ce que vous nous dites,
00:27:00c'est que ce n'est pas si rare que ça,
00:27:01si je vous comprends bien ?
00:27:03Non, ce n'est pas si rare que ça
00:27:05dans la mesure où, par exemple,
00:27:08les gardes à vue pour consommation
00:27:11de stupéfiants ou d'alcool
00:27:13où les deux sont de plus en plus courantes.
00:27:16Et on comprendrait mal
00:27:18que quelqu'un interpellé
00:27:19qui est encore sous l'effet
00:27:21des substances qu'il a absorbées
00:27:23soit interrogé
00:27:25et donne des réponses cohérentes
00:27:26sur la situation
00:27:28qui a conduit à sa garde à vue.
00:27:30Donc, si vous voulez,
00:27:31en matière criminelle,
00:27:33ce n'est pas différent
00:27:34de la matière délictuelle.
00:27:36Dès qu'il y a un doute,
00:27:37on vérifie la compatibilité
00:27:39de la garde à vue.
00:27:40Pourquoi ?
00:27:40Parce que sinon, la personne,
00:27:43une fois qu'elle sera amenée
00:27:44à se défendre,
00:27:45indiquera que ses déclarations
00:27:46en garde à vue
00:27:47n'étaient pas livrées
00:27:49dans un état conforme
00:27:51à percevoir la réalité
00:27:53de la situation
00:27:54ni à comprendre exactement
00:27:55les questions
00:27:56et par conséquent,
00:27:57demandera la nullité
00:27:58de sa garde à vue.
00:27:59Donc, la garde à vue
00:28:00ne sert plus à rien.
00:28:02Donc, c'est normal
00:28:03qu'on s'assure
00:28:04de ce que la personne
00:28:06gardée à vue
00:28:06soit en état
00:28:08de comprendre
00:28:09les questions
00:28:09qui lui sont posées.
00:28:11Mais qu'est-ce qui se passe
00:28:12au bout de ces 48 heures
00:28:13de suspension
00:28:14de la garde à vue ?
00:28:15Très concrètement,
00:28:15qu'est-ce qui va se passer ?
00:28:23Il est visiblement
00:28:24liaison interrompue.
00:28:26On va retrouver
00:28:26notre journaliste
00:28:27qui est sur place
00:28:28alors qu'on voit
00:28:28le maire de Saint-Denis
00:28:30qui est aussi présent
00:28:31dans le cortège.
00:28:37Effectivement,
00:28:38le maire de Saint-Denis,
00:28:39Balibayoko,
00:28:40qui vient d'arriver
00:28:41en tête de cortège.
00:28:45Troisième ou quatrième
00:28:46moment de recueillement
00:28:47depuis le départ
00:28:48de cette marche blanche
00:28:49il y a une dizaine
00:28:49de minutes maintenant.
00:28:51Il faut évidemment
00:28:52parler très bas
00:28:53car ici,
00:28:54c'est le silence
00:28:55qui règne.
00:28:56Le recueillement,
00:28:57vous voyez aussi
00:28:58ces quelques pancartes,
00:29:00un drapeau français,
00:29:01tous ici sont présents
00:29:03en mémoire
00:29:04de cet ancien combattant
00:29:07de MMA
00:29:08à qui tout le monde
00:29:09ici rend hommage
00:29:11évidemment
00:29:12dans les rues
00:29:13d'Aubervilliers.
00:29:14Ce cortège
00:29:14qui est parti,
00:29:16il y a une
00:29:17de régulièrement
00:29:20désarrêt
00:29:20en mémoire
00:29:21ici de Pengo
00:29:22Bossi-Wangui.
00:29:24Voilà,
00:29:25nous sommes toujours
00:29:26le maire de Saint-Denis.
00:29:30La tête de cortège.
00:29:32Une marche blanche
00:29:34organisée
00:29:34à Aubervilliers
00:29:36cet après-midi.
00:29:37Pengo Bossi-Wangui
00:29:38avait 26 ans,
00:29:39jeune espoir du MMA.
00:29:40C'est son club de MMA,
00:29:42un latch académique
00:29:42qui organise cet hommage
00:29:43à Aubervilliers.
00:29:45L'appel des organisateurs
00:29:46était le suivant.
00:29:48Venons nombreux
00:29:48dans le calme,
00:29:49dans la dignité,
00:29:50le recueillement
00:29:51comme Pengo
00:29:51l'aurait mérité.
00:29:52Et les images
00:29:53qu'on voit effectivement
00:29:54en direct,
00:29:54beaucoup de dignité
00:29:55et de recueillement.
00:29:56On rappelle aussi
00:29:57qu'hier,
00:29:58il y a eu un rassemblement
00:29:58qui a déjà eu lieu
00:29:59à Trappes
00:30:00sur les lieux
00:30:01de la fusillade,
00:30:02la population évidemment
00:30:03qui reste extrêmement choquée
00:30:05à la fois les habitants
00:30:06et évidemment les proches
00:30:07de la famille de la victime.
00:30:09Si vous nous rejoignez
00:30:10quasiment 14h30,
00:30:11vous voyez ces images
00:30:11en direct de la ville
00:30:13d'Aubervilliers
00:30:13en Seine-Saint-Denis
00:30:14puisque depuis une demi-heure
00:30:16il y a eu un rassemblement
00:30:17et une marche blanche
00:30:17qui ont été organisées
00:30:19au départ de la mairie
00:30:20qui doit longer
00:30:21le club de MMA
00:30:22que fréquentait
00:30:23la victime
00:30:24de l'attentat,
00:30:25de l'attaque raciste
00:30:27qui a eu lieu
00:30:28à Trappes vendredi,
00:30:29Pengo,
00:30:29Bossio,
00:30:30Wenghi,
00:30:31jeune homme âgé
00:30:32de 26 ans
00:30:33qui a succombé
00:30:34sous les tirs
00:30:35du suspect,
00:30:36suspect qui n'est
00:30:37actuellement plus
00:30:38en garde à vue
00:30:39parce que sa garde à vue
00:30:40a été levée
00:30:41pour le moment.
00:30:42Pauline Revena,
00:30:44Pauline Revena,
00:30:45on va revenir avec vous
00:30:46sur ce qui s'est passé,
00:30:47sur ce qu'on a appris,
00:30:48cette suspension
00:30:49de la garde à vue
00:30:49qui, soyons blancs clairs,
00:30:50ne veut pas dire
00:30:51une fin
00:30:52de la garde à vue ?
00:30:53Non,
00:30:54cette garde à vue
00:30:55a été suspendue
00:30:55et il a été placé
00:30:56à l'infirmerie psychiatrique
00:30:57de la préfecture
00:30:58de police de Paris.
00:31:00Il va être mis
00:31:01en observation
00:31:01pendant 48 heures.
00:31:03A l'issue de ces 48 heures,
00:31:04il sera décidé
00:31:05s'il est en état
00:31:06que la garde à vue
00:31:06puisse reprendre
00:31:07et s'il n'est pas en état,
00:31:08il faudra trouver
00:31:09une solution psychiatrique.
00:31:10Mais ce n'est pas
00:31:11les experts psychiatres
00:31:12qui vont déterminer
00:31:13s'il est apte
00:31:15à être jugé.
00:31:16Ce sera dans un deuxième temps.
00:31:17Pour l'instant,
00:31:17il faut comprendre
00:31:18s'il est capable
00:31:19de tenir les questions
00:31:20des enquêteurs.
00:31:21Il y a eu
00:31:21un interrogatoire
00:31:21de personnalité.
00:31:22Il a répondu aux questions
00:31:24visiblement.
00:31:24Et lorsqu'il s'est âgé
00:31:25d'attaquer
00:31:27l'interrogatoire de fond,
00:31:28le mobile,
00:31:29les explications
00:31:30de son geste,
00:31:31alors ça a été
00:31:31plus compliqué.
00:31:32Rappelons aussi
00:31:32que dans ses analyses
00:31:34sanguines,
00:31:34il y a des traces
00:31:34de cannabis
00:31:35et de cocaïne.
00:31:36Raison pour laquelle
00:31:37Maître Carbon de 16
00:31:38l'expliquait
00:31:39il y a quelques instants.
00:31:40Il y a peut-être
00:31:41nécessité de suspendre
00:31:42cette garde à vue
00:31:43parce qu'il n'est pas
00:31:43dans son état normal.
00:31:44Raison pour laquelle
00:31:45il a donc été transféré
00:31:46à l'I3P.
00:31:47Il faudra donc
00:31:49voir au bout
00:31:50de ses 48 heures
00:31:51ce qu'il est décidé
00:31:51pour ce suspect,
00:31:52auteur présumé
00:31:53de cette fusillade
00:31:54de trappe.
00:31:54Rappelons-le
00:31:54qui a coûté la vie
00:31:55à ce jeune homme
00:31:56de 26 ans.
00:31:57Rappelons aussi
00:31:57qu'il y a 5 blessés
00:31:58très lourdement touchés
00:32:00dont cette petite fille
00:32:01de 12 ans
00:32:02qui est encore
00:32:03en réanimation.
00:32:04Et on retourne
00:32:04dans le cortège
00:32:05à Aubervilliers.
00:32:06Notre reporter
00:32:07est sur place.
00:32:09Le cortège
00:32:10qui continue
00:32:11d'avancer
00:32:11dans les rues
00:32:11de la ville.
00:32:15Oui absolument.
00:32:16Et le cortège
00:32:16qui est en train
00:32:16d'entonner.
00:32:18Nous sommes tous
00:32:19antifascistes
00:32:20prononcés
00:32:20comme de coutume
00:32:21en italien
00:32:22si à mot tutti
00:32:23antifascisti.
00:32:24Évidemment
00:32:24pourquoi ?
00:32:25Évidemment
00:32:25parce que
00:32:26c'est le racisme
00:32:27qui a tué
00:32:27Pengo Bossio
00:32:28Wangui
00:32:29à Trapp
00:32:30vendredi
00:32:31avec ce terroriste
00:32:33qui lui a fauché
00:32:34la vie.
00:32:35Et c'est pour cela
00:32:35que des centaines
00:32:37de personnes
00:32:38on pense
00:32:38qu'on a peut-être
00:32:39atteint
00:32:39même le millier
00:32:40de personnes
00:32:40ici à Aubervilliers
00:32:41que tous ces gens
00:32:42marchent
00:32:43pour rendre hommage
00:32:44à ce jeune homme
00:32:45de 26 ans
00:32:46qui était licencié
00:32:47dans un club
00:32:48de MMA
00:32:48ici à Aubervilliers
00:32:50qui voulait passer
00:32:51combattant professionnel
00:32:52il était pour l'heure
00:32:53combattant amateur
00:32:54et tout le monde
00:32:55ici le répète
00:32:57c'était un jeune homme
00:32:58gentil
00:32:59respectueux
00:33:00qui avait toujours
00:33:00le sourire
00:33:01et qui travaillait dur
00:33:02pour réaliser ses rêves
00:33:04ses rêves
00:33:04qui ont donc été
00:33:05fauchés tragiquement
00:33:06vendredi matin
00:33:07à Trapp
00:33:07dans cette attaque
00:33:08raciste
00:33:09dont il a été victime
00:33:10je rappelle également
00:33:11qu'il y a 5 personnes
00:33:12blessées
00:33:12dont certaines
00:33:13entre la vie
00:33:15et la mort
00:33:15ici on marche
00:33:17évidemment
00:33:17posément
00:33:18calmement
00:33:19comme l'a dit
00:33:20monsieur le maire
00:33:20avec dignité
00:33:21également un mot
00:33:24utilisé par le maire
00:33:25d'Aubervilliers
00:33:25qui s'est exprimé
00:33:26en amont du départ
00:33:27de cette marche
00:33:28la famille
00:33:28est présente
00:33:29plusieurs personnalités
00:33:31politiques également
00:33:32on a vu le maire
00:33:33de Saint-Denis
00:33:33Bali Bagayoko
00:33:35donc voilà
00:33:35on marche
00:33:36pour se souvenir
00:33:37de Pengo Bossio
00:33:38ici à Aubervilliers
00:33:40une marche
00:33:41dans le calme
00:33:42posément
00:33:42avec parfois
00:33:43des slogans
00:33:44antifascistes
00:33:44entonnés
00:33:45évidemment
00:33:46une marche blanche
00:33:47donc organisée
00:33:48au départ
00:33:48de la mairie
00:33:49d'Aubervilliers
00:33:50on a vu le maire
00:33:51de Saint-Denis
00:33:51qui s'est joint
00:33:52au cortège
00:33:53les mots
00:33:54très calmes aussi
00:33:55du maire
00:33:56d'Aubervilliers
00:33:56sourire et détermination
00:33:58c'est ce qu'il a rappelé
00:33:59sur la victime
00:33:59Pengo Bossio
00:34:01Wengi
00:34:01nous nous battrons
00:34:02il ne faut jamais
00:34:03baisser la tête
00:34:04face au racisme
00:34:05nous sommes en France
00:34:06chez nous
00:34:06et fiers de l'être
00:34:07ce sont les mots
00:34:08du maire d'Aubervilliers
00:34:09avant d'appeler
00:34:10à une marche
00:34:11dans le calme
00:34:12et dans le respect
00:34:13Pauline Revena
00:34:14pendant ce temps
00:34:15se déroule l'enquête
00:34:16malheureusement
00:34:17on va dire
00:34:18le principal suspect
00:34:18n'a pas encore pu être entendu
00:34:20sur le fond
00:34:21de ce qui s'est passé
00:34:22oui il a été interrogé
00:34:23oui il a été interrogé
00:34:23sur sa personnalité
00:34:24et lorsqu'il a fallu
00:34:25s'attaquer
00:34:26à l'interrogatoire de fond
00:34:27pour l'interroger
00:34:29sur le mobile
00:34:30sur les explications
00:34:31de son acte
00:34:32et de ce périple meurtrier
00:34:34la garde à vue
00:34:35a été levée
00:34:36au tout début
00:34:37de la garde à vue
00:34:37il avait vu un médecin
00:34:38qui lui avait déclaré
00:34:40que son état
00:34:40était compatible
00:34:41avec la garde à vue
00:34:42elle a débuté
00:34:43interrogatoire de personnalité
00:34:44donc
00:34:45et puis hier soir
00:34:46la garde à vue
00:34:46a été suspendue
00:34:47il a vu un expert psychiatre
00:34:48et après examen
00:34:49le psychiatre a conclu
00:34:50que sa garde à vue
00:34:51n'était pas compatible
00:34:52avec son état de santé
00:34:53la garde à vue
00:34:54a donc été suspendue
00:34:55et il a été transféré
00:34:56à l'infirmerie psychiatrique
00:34:57de la préfecture de police
00:34:59de Paris
00:34:59et il y est sous observation
00:35:00je vous le disais
00:35:01pour une durée maximale
00:35:02de 48 heures
00:35:03il va être vu
00:35:04et suivi par un psychiatre
00:35:05pendant ce laps de temps
00:35:07et à l'issue
00:35:07de ces 48 heures
00:35:08soit son état de santé
00:35:10est jugé compatible
00:35:10et la garde à vue
00:35:11se poursuit
00:35:11on rappelle
00:35:12qu'en matière de terrorisme
00:35:13ça peut aller jusqu'à 96 heures
00:35:15soit son état de santé
00:35:16est considéré
00:35:17comme incompatible
00:35:18avec la garde à vue
00:35:18elle est interrompue
00:35:20et il faudra trouver
00:35:21une solution psychiatrique
00:35:22Pauline c'est vrai
00:35:23que le parquet national
00:35:24antiterroriste
00:35:24a été très vite saisi
00:35:26de l'affaire des vendredis
00:35:27oui très vite saisi
00:35:28et il faut rappeler
00:35:29l'avocat de la famille
00:35:30de Pengo Bossio Wangui
00:35:32dit son étonnement
00:35:33à la levée
00:35:34de sa garde à vue
00:35:34et il en profite
00:35:35pour rappeler un précédent
00:35:36on est en juin 2025
00:35:38avec l'assassinat
00:35:39d'Aboubakar Sissé
00:35:40qui a été poignardé
00:35:41de 57 coups de couteau
00:35:42dans la mosquée
00:35:42de la Grande Combe
00:35:43et l'auteur
00:35:44avait pris la fuite en Italie
00:35:45s'était rendu
00:35:46avait été extradé en France
00:35:47lui avait été mis en examen
00:35:49et placé en détention provisoire
00:35:51mais après une expertise psychiatrique
00:35:53et une deuxième
00:35:54il avait été transféré
00:35:55dans un hôpital psychiatrique
00:35:57le parquet national antiterroriste
00:35:58à l'époque
00:35:59c'est à dire il y a un an
00:36:00c'était pas il y a si longtemps
00:36:01ne s'était pas saisi
00:36:02en expliquant
00:36:02qu'il avait agi
00:36:03de manière isolée
00:36:04et qu'il n'y avait pas
00:36:05d'idéologie
00:36:05derrière son acte
00:36:07là on est dans un autre cas
00:36:08parce que le parquet national
00:36:09antiterroriste
00:36:10vous l'avez dit
00:36:10c'est très rapidement saisi
00:36:12c'est lui qui diligente
00:36:15les investigations
00:36:16et les enquêtes
00:36:17et on a aussi
00:36:17de nouveaux éléments
00:36:18on a
00:36:19lors de la perquisition
00:36:21un exemplaire de Mein Kampf
00:36:22une bible et un courant
00:36:23qui ont été retrouvés
00:36:23au domicile du suspect
00:36:25dans les analyses sanguines
00:36:27il est positif
00:36:28au cannabis
00:36:28et à la cocaïne
00:36:29ce qui peut expliquer aussi
00:36:30la suspension de sa garde à vue
00:36:31et puis il y a 4 personnes
00:36:33de son entourage familial
00:36:34ou amical
00:36:34qui sont encore en garde à vue
00:36:36à l'heure où on se parle
00:36:36et nous sommes en direct
00:36:37avec Romain Ruiz
00:36:38avocat pénaliste
00:36:39au barreau de Paris
00:36:40bonjour maître
00:36:41merci d'être en direct
00:36:43avec nous
00:36:43on a envie d'avoir
00:36:44votre réaction
00:36:45face à ce que dit
00:36:46l'avocat de la famille
00:36:47de la victime
00:36:48qui estime que
00:36:48ces levées de garde à vue
00:36:50pour motifs psychiatriques
00:36:51sont très rares
00:36:53alors il a
00:36:54il a raison
00:36:55c'est à dire que
00:36:56la rareté
00:36:57de ces mesures
00:36:58fait que
00:36:59on peut les noter
00:37:01maintenant
00:37:01moi je tiens à dire
00:37:02que ce que signifie
00:37:03cette levée de garde à vue
00:37:04ça n'est à aucun moment
00:37:06le fait qu'il aurait
00:37:09été irresponsable
00:37:10au moment des faits
00:37:11qui lui sont reprochés
00:37:14mais tout simplement
00:37:15qu'à ce stade
00:37:16de sa garde à vue
00:37:17il n'est pas en capacité
00:37:18de répondre
00:37:19suffisamment
00:37:20correctement
00:37:21ou en tout cas
00:37:21de façon utile
00:37:22aux questions
00:37:23qui lui sont posées
00:37:23par les enquêteurs
00:37:25qu'est-ce qui va se passer
00:37:26concrètement
00:37:27pendant ces 48 heures
00:37:28d'observation
00:37:31alors pendant ces 48 heures
00:37:32d'observation
00:37:32il va faire l'objet
00:37:33d'un examen
00:37:34par des médecins
00:37:35dont c'est le métier
00:37:36et qui vont déterminer
00:37:38si son état de santé
00:37:39est compatible
00:37:39avec la poursuite
00:37:40de sa garde à vue
00:37:41ce qui ne veut pas dire
00:37:42que si sa garde à vue
00:37:44venait à être levée
00:37:45pour des raisons psychiatriques
00:37:46il serait de facto
00:37:48irresponsable
00:37:48et qu'il serait blanchi
00:37:49ou en tout cas
00:37:51lavé du crime
00:37:52qui lui est reproché
00:37:55très concrètement
00:37:56qu'est-ce qui peut se passer
00:37:57lundi soir
00:37:58à l'issue de ces 48 heures
00:38:01alors une reprise
00:38:02de garde à vue
00:38:02c'est-à-dire le fait
00:38:03de continuer
00:38:03la garde à vue
00:38:05là où elle avait été laissée
00:38:06par les enquêteurs
00:38:07ou alors effectivement
00:38:08une levée totale
00:38:10de garde à vue
00:38:10avec une hospitalisation
00:38:12dans le temps
00:38:13d'un retour
00:38:13à la réalité
00:38:14à la normalité
00:38:15de cet homme
00:38:18Est-ce qu'on sait
00:38:18ce que risque
00:38:19le suspect
00:38:20ou il est encore
00:38:21trop tôt
00:38:21à l'heure actuelle ?
00:38:23Au plan juridique
00:38:25il risque
00:38:25la peine
00:38:26qui est prévue
00:38:26pour un assassinat
00:38:28en relation
00:38:28avec une entreprise
00:38:29terroriste
00:38:29c'est-à-dire
00:38:30la peine de réclusion
00:38:31criminelle
00:38:31à perpétuité
00:38:32et bien évidemment
00:38:34qu'après
00:38:34l'analyse
00:38:35sera faite
00:38:37de son niveau
00:38:38de dangerosité
00:38:38mais je crois
00:38:39que ce qui est important
00:38:40aujourd'hui
00:38:41c'est de comprendre
00:38:41aussi le contexte
00:38:42dans lequel
00:38:43cet homme a pu agir
00:38:44et peut-être
00:38:45ce qui a été
00:38:47son moteur
00:38:47et son carburant
00:38:48idéologique
00:38:48c'est-à-dire
00:38:49une certaine permission
00:38:50de la parole
00:38:51raciste et islamophobe
00:38:52en France
00:38:53depuis un certain temps
00:38:54qui peut-être
00:38:55lui a donné
00:38:56le sentiment
00:38:56de pouvoir agir
00:38:57non pas dans l'impunité
00:38:58mais en tout cas
00:38:59d'un certain côté
00:39:01de la réalité
00:39:01de la vérité
00:39:03historique
00:39:03que lui imagine
00:39:04être celle
00:39:05d'un certain nombre
00:39:06de décideurs politiques
00:39:07aujourd'hui
00:39:07dans notre pays
00:39:09il y a aussi
00:39:10cette déclaration
00:39:10de l'avocat de la victime
00:39:11qui dit
00:39:12je constate ainsi
00:39:12une récurrence préoccupante
00:39:14lorsque l'attentat
00:39:15émane de l'extrême droite
00:39:16la question psychiatrique
00:39:17s'impose très vite
00:39:18qu'en pensez-vous ?
00:39:19je pense qu'il a parfaitement raison
00:39:21il est vrai qu'on a
00:39:22beaucoup plus tendance
00:39:24historiquement
00:39:24à se poser
00:39:26la question
00:39:26de la folie
00:39:27de la maladie mentale
00:39:28d'un auteur
00:39:29d'infraction terroriste
00:39:30lorsqu'il est
00:39:31disons-le très clairement
00:39:32blanc
00:39:32et issu
00:39:33de l'extrême droite
00:39:34ce qui est
00:39:35beaucoup
00:39:35beaucoup
00:39:36beaucoup plus rare
00:39:37lorsque
00:39:37on a des attentats
00:39:38qui sont reprochés
00:39:39à des gens
00:39:40qui appartiennent
00:39:41à une autre mouvance
00:39:42typiquement
00:39:42la mouvance
00:39:43dite djihadiste
00:39:44et il est vrai
00:39:45que même dans la sémantique
00:39:46parfois on a la sensation
00:39:47qu'on utilise des qualificatifs
00:39:50qu'on refuse à d'autres
00:39:51par exemple
00:39:51un acte fou
00:39:52un acte d'un malade mental
00:39:53un acte qui serait
00:39:55lié à des fragilités
00:39:57psychologiques
00:39:57et je veux le dire
00:39:58cet acte
00:39:59si cette personne
00:40:00est parfaitement
00:40:01en capacité
00:40:02de comprendre
00:40:02ce qu'on lui reproche
00:40:03et qu'il n'a pas
00:40:04d'abolition de son discernement
00:40:05alors ça n'est pas
00:40:06un acte fou
00:40:06ça n'est pas l'acte
00:40:07d'un malade
00:40:08c'est un acte raciste
00:40:09islamophobe
00:40:10et parfaitement
00:40:12voulu
00:40:12par je crois
00:40:13cet homme
00:40:14qui a été
00:40:14manifestement nourri
00:40:15par une idéologie
00:40:17qui a peut-être
00:40:18un peu trop de droits
00:40:18de cités
00:40:19aujourd'hui
00:40:19dans notre pays
00:40:20depuis un certain
00:40:21nombre d'années
00:40:21Romain Ruiz
00:40:22une question
00:40:22de Pauline Renat
00:40:23chef du service
00:40:24police justice
00:40:25à BFM
00:40:25oui bonjour
00:40:26maître Yacine Bouzour
00:40:27dans son communiqué
00:40:28qui est effectivement
00:40:29très précis
00:40:30et éminemment politique
00:40:31dirons-nous
00:40:32fustige aussi
00:40:33le parquet national
00:40:34antiterroriste
00:40:34en expliquant
00:40:35que ce n'est pas
00:40:35une juridiction
00:40:36indépendante
00:40:37et qu'il est sous
00:40:38l'autorité du ministre
00:40:38de la justice
00:40:39et il met en cause
00:40:41en fait entre les lignes
00:40:42aussi le garde des Sceaux
00:40:43qui multiplie les instructions
00:40:45au parquet
00:40:46donc est-ce que vous
00:40:47comprenez cette analyse
00:40:49ce regard
00:40:49posé sur le parquet
00:40:51national antiterroriste
00:40:52et rappelons-le
00:40:52cette fois-ci
00:40:53il s'est saisi
00:40:54mais je le rappelais
00:40:54il y a quelques instants
00:40:55dans le cas
00:40:56de l'assassinat
00:40:58d'Aboubakar Sissé
00:40:59la mosquée
00:40:59de la Grande Combe
00:41:00il ne s'était pas
00:41:02saisi des faits
00:41:03concernant
00:41:04cet assassinat
00:41:06Oui alors
00:41:07il a juridiquement raison
00:41:09structurellement raison
00:41:10et politiquement raison
00:41:11il est vrai que
00:41:12le reproche
00:41:13qui a été régulièrement
00:41:14adressé au parquet
00:41:15national antiterroriste
00:41:16c'est celui
00:41:16d'une géométrie variable
00:41:18dans ses saisines
00:41:19qui sont des saisines
00:41:20politiques
00:41:20puisque bien évidemment
00:41:21qu'elles sont guidées
00:41:22par la plume
00:41:23du ministre de la justice
00:41:25alors en exercice
00:41:26et typiquement
00:41:27Gérald Darmanin
00:41:27depuis un certain temps
00:41:28et oui
00:41:29il y avait eu
00:41:30une controverse
00:41:30mais tout à fait légitime
00:41:32lorsque personne
00:41:33au parquet national
00:41:34antiterroriste
00:41:35ne s'était saisi
00:41:36concernant Aboubakar Sissé
00:41:37préalablement
00:41:38à Bayonne
00:41:39en 2019
00:41:39on avait pu regretter
00:41:41aussi l'absence
00:41:42de saisine
00:41:42du parquet antiterroriste
00:41:43également
00:41:44rue Danguin
00:41:45lorsque des kurdes
00:41:46avaient été assassinés
00:41:48sur l'autel
00:41:48d'une idéologie
00:41:50là encore fasciste
00:41:51et réactionnaire
00:41:51pas de saisine
00:41:52du parquet national
00:41:53antiterroriste
00:41:54donc la première saisine
00:41:55du parquet national
00:41:56antiterroriste
00:41:57sur ce volant
00:41:58de ces infractions
00:42:00c'est l'an dernier
00:42:01à Puget sur Argence
00:42:02avec une première
00:42:03cette fois-ci
00:42:04enfin j'allais dire
00:42:05pour nos compatriotes
00:42:07musulmans
00:42:08ou supposés musulmans
00:42:09d'une saisine
00:42:11d'une saisine
00:42:11du PNAD
00:42:12donc je crois
00:42:12que ce qu'il faut dire
00:42:14aujourd'hui
00:42:14c'est qu'on doit
00:42:15être satisfait
00:42:17du fait que
00:42:17enfin peut-être
00:42:18un peu d'égalité
00:42:19existe dans les saisines
00:42:21du parquet national
00:42:21antiterroriste
00:42:22mais ça ne revient pas
00:42:23à donner un blanc-seing
00:42:24à ce qui s'est passé
00:42:25au préalable
00:42:26et qui était évidemment
00:42:27très problématique
00:42:28dans l'image
00:42:29que ça donne
00:42:29par rapport
00:42:30à nos compatriotes
00:42:31musulmans
00:42:31qui n'ont pas
00:42:32à se sentir
00:42:32comme des justiciables
00:42:33de seconde zone
00:42:35Merci, merci Maître
00:42:37Merci Romain Ruiz
00:42:38d'être intervenu en direct
00:42:39sur BFM TV
00:42:40si vous nous rejoignez
00:42:4114h42
00:42:42cette marche qui est partie
00:42:43il y a maintenant
00:42:43une quarantaine de minutes
00:42:45de la mairie d'Aubervilliers
00:42:47environ 500 personnes
00:42:49qui se sont rassemblées
00:42:5048 heures
00:42:50après le meurtre
00:42:51de Pengo Bossio Wangui
00:42:53tués par un suspect
00:42:55c'est un attentat terroriste
00:42:57à mobile raciste
00:42:59le mobile a été
00:43:01assez vite établi
00:43:02marche aussi très politique
00:43:04Alexis Cuvillier
00:43:05on voit que le maire
00:43:06de Saint-Denis
00:43:06est juste derrière
00:43:07la banderole
00:43:07Oui, le maire
00:43:09de Saint-Denis
00:43:09présent derrière
00:43:10cette banderole
00:43:11il était hier
00:43:13à Orléans
00:43:14Balibaga Yoko
00:43:16présent dans cette marche
00:43:18contre la présence
00:43:19du Rassemblement National
00:43:21à l'occasion
00:43:21du meeting
00:43:22que nous allons suivre
00:43:24un peu plus tard
00:43:24dans l'après-midi
00:43:25et cette fois-ci
00:43:26il se trouve
00:43:26aux côtés
00:43:27d'autres élus locaux
00:43:29du maire d'Aubervilliers
00:43:30d'autres élus
00:43:31et de proches
00:43:32de la victime
00:43:33de cet attentat raciste
00:43:35évidemment une dimension
00:43:37politique
00:43:37dès vendredi
00:43:39beaucoup de réactions
00:43:40qui ont été
00:43:42transmises
00:43:43le plus souvent
00:43:44par les réseaux sociaux
00:43:46il y a eu
00:43:47cette présence
00:43:47du chef de l'État
00:43:49sur place
00:43:49vendredi soir
00:43:50qui est venu témoigner
00:43:51de son soutien
00:43:52aux proches
00:43:53aux élus
00:43:54de Trappes
00:43:55et aussi
00:43:56le témoignage
00:43:58du soutien
00:43:58de la nation
00:43:59tout entière
00:44:01évidemment
00:44:01c'est un moment
00:44:02très particulier
00:44:03on le sait
00:44:04qui a alimenté
00:44:05beaucoup de débats
00:44:07dans la classe politique
00:44:08le sujet
00:44:10de ce terreau
00:44:14possible de haine
00:44:15il faut être prudent
00:44:16bien sûr
00:44:16l'enquête commence
00:44:17et ce n'est pas
00:44:19Pauline qui me contredira
00:44:19sur ce point
00:44:20il y a encore
00:44:21beaucoup de choses
00:44:21qu'il faudra éclaircir
00:44:22mais dans cette enquête
00:44:24qui commence
00:44:24le vecteur de la haine
00:44:27semblait s'imposer
00:44:28pour la justice
00:44:30et pour le parquet
00:44:30national antiterroriste
00:44:31et forcément
00:44:32cela a alimenté
00:44:33beaucoup de remarques
00:44:35dans la classe politique
00:44:36avec le sujet
00:44:37aussi d'un débat
00:44:39par exemple
00:44:40des élus de gauche
00:44:40qui estiment
00:44:41que le débat
00:44:41sur l'immigration
00:44:43sur les quartiers
00:44:44n'est pas à la hauteur
00:44:45et qu'il est parfois
00:44:46dévoyé
00:44:46par des élus
00:44:47de droite
00:44:48ou d'extrême droite
00:44:49la personnalité
00:44:50des personnalités
00:44:51du Rassemblement National
00:44:51où Éric Zemmour
00:44:52ont pu être visés
00:44:53par ces élus
00:44:54notamment de la France Insoumise
00:44:55et on retourne sur le terrain
00:44:56notre reporter
00:44:57est sur place
00:44:58quasiment en trois quarts d'heure
00:44:59maintenant que cette marche blanche
00:45:00s'était lancée
00:45:01à Aubervilliers
00:45:06exactement
00:45:07un peu moins
00:45:08de trois quarts d'heure
00:45:09cette marche blanche
00:45:10s'était lancée
00:45:10après un discours
00:45:11du maire d'Aubervilliers
00:45:12devant la mairie
00:45:14discours très émouvant
00:45:15qui a rappelé
00:45:16simplement les faits
00:45:17la personne
00:45:17qui était
00:45:18Pengo Bossio Wangui
00:45:19ce combattant
00:45:21de MMA
00:45:22qui aspirait
00:45:23à devenir professionnel
00:45:24autour
00:45:25devant
00:45:26sur le parvis
00:45:26en fait
00:45:27de cette mairie
00:45:28évidemment
00:45:28des membres
00:45:29de sa famille
00:45:31des personnes
00:45:31qui le connaissaient
00:45:32des membres
00:45:33de son
00:45:35ensuite
00:45:36cette marche blanche
00:45:37s'était lancée
00:45:37aux alentours
00:45:38de 14h10
00:45:39ça fait maintenant
00:45:41une grosse demi-heure
00:45:4240 minutes
00:45:43en tête de cortège
00:45:44vous l'avez vu
00:45:45sur ces images
00:45:45le maire de Saint-Denis
00:45:46Bali Bagayoko
00:45:48le maire
00:45:49d'Aubervilliers
00:45:50des membres
00:45:51encore une fois
00:45:52de la famille
00:45:52des proches
00:45:53de Pengo Bossio
00:45:55Wangui
00:45:56cette marche
00:45:57elle se poursuit
00:45:57évidemment
00:45:58dans le calme
00:45:59il y a eu
00:45:59quelques chants
00:46:00antifascistes
00:46:01il y a une dizaine
00:46:01de minutes
00:46:02avant que le silence
00:46:03revienne
00:46:04à la demande
00:46:04des organisateurs
00:46:05de cette marche
00:46:07voilà
00:46:07cette marche
00:46:07se poursuit ici
00:46:08dans les rues
00:46:09d'Aubervilliers
00:46:10on vous tient
00:46:11au courant
00:46:11de la situation
00:46:12merci
00:46:13ensemble
00:46:14dans le calme
00:46:14et le recueillement
00:46:16c'est le mot d'ordre
00:46:16pour cette marche blanche
00:46:18qui est partie
00:46:18il y a maintenant
00:46:19une quarantaine de minutes
00:46:20au départ de cette marche blanche
00:46:21le maire d'Aubervilliers
00:46:22a pris la parole
00:46:23on l'écoute
00:46:25nous ne baisserons
00:46:27jamais
00:46:28jamais
00:46:29la tête
00:46:30face
00:46:31au racisme
00:46:33nous ne baisserons
00:46:34jamais la tête
00:46:35face
00:46:36à la haine
00:46:37de l'autre
00:46:39être là
00:46:40aujourd'hui
00:46:41c'est dire cela
00:46:43c'est dire
00:46:45qu'Aubervilliers
00:46:46nos banlieues
00:46:47ne seront jamais
00:46:49de celles
00:46:50qui s'excusent
00:46:51d'être là
00:46:52nous sommes
00:46:54en France
00:46:54chez nous
00:46:55et fiers
00:46:57de l'être
00:46:57et nous gagnerons
00:46:59le combat
00:47:00face à celles
00:47:02et ceux
00:47:02qui veulent
00:47:03nous diviser
00:47:06face
00:47:07à celles
00:47:08et ceux
00:47:08qui veulent
00:47:10nous déviser
00:47:11détestés
00:47:12voilà donc
00:47:13les mots
00:47:14très forts
00:47:15Alexis Cuvilliers
00:47:16très digne
00:47:17aussi du maire
00:47:18d'Aubervilliers
00:47:19qui dit
00:47:19on est chez nous
00:47:20on est en France
00:47:21on est fier
00:47:22d'être en France
00:47:24un appel à ne pas
00:47:25se diviser
00:47:25et ça
00:47:26ça rappelle un peu
00:47:27ça fait un peu écho
00:47:28au propos du chef
00:47:28de l'état
00:47:29qui s'est rendu
00:47:29sur place
00:47:30des vendredis
00:47:31appelant la concorde
00:47:32et à l'unité
00:47:32oui le président
00:47:33de la république
00:47:34qui avait
00:47:35employé un ton
00:47:36très solennel
00:47:37très grave
00:47:38vendredi soir
00:47:39à Trappes
00:47:39en expliquant
00:47:40qu'il avait le sentiment
00:47:41que cet événement
00:47:43constituait
00:47:44un tournant
00:47:45la république
00:47:47est une et indivisible
00:47:48a dit le chef
00:47:49de l'état
00:47:50ne laissons
00:47:51rien
00:47:51nous diviser
00:47:53a-t-il
00:47:54assuré
00:47:55il s'est
00:47:56évidemment
00:47:56alarmé
00:47:57de ce
00:47:58racisme
00:47:59installé
00:47:59dans un discours
00:48:00ambiant
00:48:00disait-il
00:48:01encore
00:48:02qu'il a essayé
00:48:03de
00:48:05combattre
00:48:06ces dix dernières années
00:48:07peut-être que
00:48:08j'ai fait des erreurs
00:48:09sur ce point
00:48:10mais il voulait
00:48:11porter un message
00:48:12de concorde
00:48:13il reconnaissait
00:48:14une part de responsabilité
00:48:16une part de responsabilité
00:48:17collective
00:48:18c'est parfois
00:48:18ce que l'on entend
00:48:19dans les prises de parole
00:48:20de certains élus
00:48:21celle du maire
00:48:22de Trappes
00:48:23notamment
00:48:24qui estime
00:48:26en effet
00:48:26que le débat
00:48:27n'est pas toujours
00:48:27à la hauteur
00:48:28qu'il peut
00:48:30éventuellement
00:48:30provoquer
00:48:31des situations
00:48:32où des personnes
00:48:34se retrouvent
00:48:35dans des risques
00:48:37pour leur vie
00:48:38et c'est un peu
00:48:39ce qu'il s'est passé
00:48:40vendredi
00:48:41tandis qu'on voit
00:48:42ici aussi
00:48:43la présence du député
00:48:44Alexis Corbière
00:48:45député de Seine-Saint-Denis
00:48:47qui est présent également
00:48:48dans ce cortège
00:48:49en tête de cortège
00:48:50et puis on le disait
00:48:51on le disait
00:48:52Bali Bagayoko
00:48:53le maire de Saint-Denis
00:48:54et le maire d'Aubervilliers
00:48:55qu'on entendait
00:48:56il y a quelques instants
00:48:56ça fait maintenant
00:48:57une cinquantaine de minutes
00:48:58que 500 personnes
00:48:59marchent au départ
00:49:00de la mairie d'Aubervilliers
00:49:02direction le club de MMA
00:49:03où s'entraînait
00:49:05la victime
00:49:05Pengo Bossio Wangui
00:49:07un jeune homme âgé
00:49:07de 26 ans
00:49:08qui a été brutalement
00:49:10tué
00:49:11vendredi
00:49:12à Trappes
00:49:13lors d'un périple meurtrier
00:49:14mené
00:49:14par un homme
00:49:16qui a été arrêté
00:49:17mais qui a blessé
00:49:17aussi 5 autres personnes
00:49:19dont une fillette
00:49:20grièvement touchée
00:49:22ça fait 48 heures
00:49:23que ce suspect
00:49:24a été arrêté
00:49:25il a été arrêté
00:49:25par la BAC
00:49:27il a été en garde à vue
00:49:29Pauline Revenard
00:49:30et sa garde à vue
00:49:31a été suspendue
00:49:33pour le moment
00:49:33pour une durée
00:49:34de 48 heures
00:49:35oui sa garde à vue
00:49:36a été suspendue
00:49:36hier soir
00:49:37on l'a appris
00:49:37aujourd'hui
00:49:38à la mi-journée
00:49:38parce que son état
00:49:40de santé
00:49:42psychique
00:49:42psychiatrique
00:49:43nécessite une période
00:49:44d'observation
00:49:44donc il est placé
00:49:46il a vu un expert psychiatre
00:49:48et l'expert psychiatre
00:49:48a conclu
00:49:49que sa garde à vue
00:49:50n'était pas compatible
00:49:50avec son état de santé
00:49:51donc sa garde à vue
00:49:53a été suspendue
00:49:53et elle a été transférée
00:49:54à l'I3P
00:49:55c'est l'infirmerie psychiatrique
00:49:57de la préfecture
00:49:57de police de Paris
00:49:58et il va être
00:49:59sous observation
00:50:00pendant ces 48 heures
00:50:02il va voir plusieurs
00:50:04psychologues
00:50:04psychiatres
00:50:05pendant ce laps de temps
00:50:06et à l'issue
00:50:07de ces 48 heures
00:50:09il va être décidé
00:50:09soit que son état de santé
00:50:10est jugé compatible
00:50:12il retourne en garde à vue
00:50:13la garde à vue reprend
00:50:14on avait fait un interrogatoire
00:50:15sur la personnalité
00:50:16on reprendra l'interrogatoire
00:50:17de fond
00:50:17à savoir quel est le mobile
00:50:19quelles sont les questions
00:50:20comment est-ce qu'on peut expliquer
00:50:21ce périple meurtrier
00:50:22et ce geste
00:50:23et la bascule
00:50:24comment est-ce qu'il en est arrivé
00:50:25à tirer depuis sa voiture
00:50:27sur autant d'individus
00:50:28en raison de la couleur
00:50:29de leur peau
00:50:30et puis
00:50:31soit son état de santé
00:50:33est considéré
00:50:34comme incompatible
00:50:34avec la garde à vue
00:50:35alors là
00:50:35elle sera interrompue
00:50:36et il faudra trouver
00:50:38une solution psychiatrique
00:50:39mais comme le rappelait
00:50:41maître Romain Ruiz
00:50:41il y a quelques instants
00:50:43là ça ne veut pas dire
00:50:44qu'il est irresponsable
00:50:45pénalement
00:50:46on est au début
00:50:47du process judiciaire
00:50:50et comme les analystes
00:50:52toxicologiques sanguines
00:50:53avaient détecté
00:50:54qu'il était positif
00:50:55à la cocaïne
00:50:56et au cannabis
00:50:58ceci peut expliquer
00:50:59aussi la suspension
00:51:00des gardes à vue
00:51:00maintenant il faut savoir
00:51:01s'il y a un diagnostic
00:51:02qui doit être posé
00:51:03sur cet individu
00:51:04dans quel état psychiatrique
00:51:06et réel se trouve-t-il
00:51:07et s'il est en capacité
00:51:08donc de poursuivre
00:51:09ou pas sa garde à vue
00:51:09donc garde à vue
00:51:10du suspect
00:51:11levé Pauline
00:51:12mais garde à vue
00:51:13de proches
00:51:13qui se poursuivent
00:51:15ces gardes à vue
00:51:16pour tenter
00:51:16de mieux identifier
00:51:17le profil
00:51:18de mieux comprendre
00:51:19de mieux comprendre
00:51:48il est 14h50
00:51:49retrouver notre équipe
00:51:51sur place
00:51:51une cinquantaine de minutes
00:51:52maintenant que ces 500 personnes
00:51:53marchent dans le calme
00:51:55et le recueillement
00:51:59oui absolument
00:52:00500 personnes
00:52:01peut-être 1000
00:52:01même
00:52:02honnêtement c'est difficile
00:52:03de vous le dire
00:52:04mais il y a beaucoup de monde
00:52:06qui se sont des personnes
00:52:07qui se sont élancées
00:52:08depuis la mairie d'Aubervilliers
00:52:10où le maire d'Aubervilliers
00:52:11a prononcé un discours
00:52:12en hommage
00:52:12à Pengo Bossio Wangui
00:52:14la victime
00:52:15de cet attentat raciste
00:52:16qui a eu lieu
00:52:17à Trappes
00:52:18mais également
00:52:19dans d'autres villes
00:52:19des Yvelines
00:52:21vendredi matin
00:52:22Pengo Bossio Wangui
00:52:23qui était licencié
00:52:24dans un club de MMA
00:52:25ici à Aubervilliers
00:52:26voilà pourquoi
00:52:27cette académie de MMA
00:52:29la Hatch Academy
00:52:29a voulu organiser
00:52:31cette marche blanche
00:52:32en son hommage
00:52:32ici tous parlent
00:52:34d'un jeune homme
00:52:34de 26 ans
00:52:35qui voulait devenir
00:52:36combattant professionnel
00:52:38de MMA
00:52:38qui était respectueux
00:52:40toujours souriant
00:52:41toujours de bonne humeur
00:52:42une bonne personne
00:52:43pour résumer
00:52:44alors évidemment
00:52:44ici l'émotion
00:52:45est très forte
00:52:46le discours de monsieur le maire
00:52:48était très émouvant
00:52:49il a appelé
00:52:50à marcher
00:52:51dans le calme
00:52:52et dans la dignité
00:52:53ce sont ses mots
00:52:54la famille
00:52:54de la victime
00:52:55est également présente
00:52:56ainsi que
00:52:57des personnalités politiques
00:52:58comme Bali Bagayoko
00:53:00ou Alexis Corbière
00:53:01par exemple
00:53:01alors ici
00:53:02ça fait
00:53:03vous l'avez dit
00:53:0350 minutes
00:53:04que la foule
00:53:06c'est 500
00:53:071000 personnes
00:53:08marchent dans le calme
00:53:09pour rendre hommage
00:53:10à Pengo Bossio Wangui
00:53:12et cette foule
00:53:13se cortège
00:53:13cette marche blanche
00:53:14se dirige
00:53:15vers la salle de MMA
00:53:16où il s'entraînait
00:53:18merci pour ce point
00:53:20en direct
00:53:21d'Aubervilliers
00:53:22venons
00:53:23nombreux
00:53:23dans le calme
00:53:24la dignité
00:53:25et le recueillement
00:53:25comme Pengo
00:53:26l'aurait mérité
00:53:27c'est le message
00:53:29délivré
00:53:30sur les réseaux sociaux
00:53:30par les organisateurs
00:53:31de cet hommage
00:53:32de cette marche blanche
00:53:33qui se poursuit
00:53:35donc
00:53:35dans les rues
00:53:36de la ville
00:53:36beaucoup de dignité
00:53:38beaucoup d'émotion
00:53:39une prise de parole
00:53:40assez brève
00:53:41du maire d'Aubervilliers
00:53:42il y a quelques minutes
00:53:43dénonçant
00:53:44la lâcheté du terrorisme
00:53:45et appelant
00:53:46la nation
00:53:47à ne pas se diviser
00:53:48à rester unie
00:53:50c'est vrai
00:53:50Alexis Cuvillier
00:53:52qu'il y a eu
00:53:52beaucoup de réactions
00:53:54politiques
00:53:54et cet attentat
00:53:56raciste
00:53:57a créé une émotion
00:53:58très très forte
00:53:59dans toute la classe politique
00:54:01et au fond
00:54:02dans tout le pays
00:54:03une émotion
00:54:04très forte
00:54:04évidemment
00:54:05dans tout le pays
00:54:06dans la classe politique
00:54:07beaucoup de réactions
00:54:08vendredi
00:54:09on le disait
00:54:10la visite du chef
00:54:11de l'état
00:54:11vendredi soir
00:54:12à Trappes
00:54:14et les remarques
00:54:15des élus de gauche
00:54:17notamment
00:54:17qui
00:54:19se sont émus
00:54:20de
00:54:20évidemment
00:54:21ce crime
00:54:24raciste
00:54:24et
00:54:25le climat
00:54:26dans lequel
00:54:27il a pu
00:54:28être commis
00:54:29c'est un sujet
00:54:31qui a créé
00:54:32de l'émotion
00:54:33au sein
00:54:34des forces de gauche
00:54:35c'est quelque chose
00:54:36dont on entendait parler
00:54:36par exemple aussi hier
00:54:37un peu en marge
00:54:38des différents cortèges
00:54:40qui ont eu lieu
00:54:41en cette journée
00:54:42du 24 octobre
00:54:43on le sent
00:54:44évidemment
00:54:44cette lutte
00:54:46contre le racisme
00:54:47c'est un facteur
00:54:48commun
00:54:49un facteur
00:54:50qui rassemble
00:54:51toute la gauche
00:54:51toute la gauche
00:54:53au-delà de ces différences
00:54:54c'était l'image aussi
00:54:55qui avait lieu
00:54:56hier
00:54:57vous savez
00:54:58lors de cette marche
00:55:00antifasciste
00:55:01contre le rassemblement
00:55:02national
00:55:03antifasciste
00:55:04présenté comme antifasciste
00:55:05par ses organisateurs
00:55:06à Orléans
00:55:07dans le même cortège
00:55:08Bali Bagayoko
00:55:09de la France Insoumise
00:55:10et Olivier Faure
00:55:11du Parti Socialiste
00:55:12là aujourd'hui
00:55:13Bali Bagayoko
00:55:14le maire de Saint-Denis
00:55:15est encore présent
00:55:16dans ce meeting
00:55:18dans cette marche
00:55:19organisée à Aubervilliers
00:55:21nous avons vu
00:55:22Alexis Corbière
00:55:23personnalité
00:55:23qui a pris ses distances
00:55:24avec la France Insoumise
00:55:25député de Seine-Saint-Denis
00:55:27du mouvement
00:55:28L'après
00:55:28qui est présent
00:55:29également dans le cortège
00:55:31le maire d'Aubervilliers
00:55:32qui a pris la parole
00:55:33tout à l'heure
00:55:34et là voilà
00:55:36on entend des applaudissements
00:55:37sur place
00:55:38on voit aussi des drapeaux
00:55:39de représentants syndicaux
00:55:41dans cette marche
00:55:43qui a évidemment
00:55:44une dimension politique
00:55:45les applaudissements
00:55:47les applaudissements
00:55:48de ces centaines de personnes
00:55:49500 à milliers de personnes
00:55:50qui ont fait
00:55:51ce chemin
00:55:52cette marche au blanche
00:55:53depuis la mairie
00:55:53pour se rendre au club de MMA
00:55:55des applaudissements
00:55:56pour cette victime
00:55:56Pengo Bossio
00:55:57Wangui
00:55:58décédée il y a 48 heures
00:55:59à l'âge de 26 ans
00:56:01victime d'une attaque terroriste raciste
00:56:04on en parle en direct
00:56:05avec Evelyne Cyr-Marin
00:56:06bonjour
00:56:07merci d'être avec nous
00:56:08vous êtes magistrate honoreure
00:56:09et membre du bureau
00:56:10de la Ligue des droits de l'homme
00:56:12je voudrais revenir avec vous
00:56:13tout d'abord
00:56:14sur ce qui s'est passé
00:56:15autour du suspect
00:56:17dont la garde à vue
00:56:19a été suspendue
00:56:20pour 48 heures
00:56:22oui
00:56:23la garde à vue
00:56:23a été suspendue
00:56:24comme c'est tout à fait possible
00:56:27puisque
00:56:28dans le cas
00:56:29où on soupçonne
00:56:30une altération
00:56:32des facultés mentales
00:56:34dans ce cas là
00:56:36la garde à vue
00:56:37n'est pas compatible
00:56:38en fait
00:56:39avec la personne
00:56:41si jamais
00:56:42cette personne
00:56:43a des troubles mentaux
00:56:45et il faut
00:56:46qu'elle soit examinée
00:56:48par un petit cadre
00:56:50pour savoir
00:56:51si elle relève
00:56:52de la garde à vue
00:56:53ou d'une hospitalisation
00:56:55d'hôpiste
00:56:57puisque si vous n'êtes pas
00:56:59responsable pénalement
00:57:00à ce moment là
00:57:02vous ne relèverez
00:57:04vous ne relèverez pas
00:57:06du judiciaire
00:57:08mais de l'hospitalisation psychiatrique
00:57:10qui peut d'ailleurs durer
00:57:11très longtemps
00:57:11donc c'est le but
00:57:13de voir si
00:57:15son état psychique
00:57:16est compatible
00:57:17avec la garde à vue
00:57:18c'est la raison pour laquelle
00:57:19je pense que
00:57:21la garde à vue
00:57:22a été suspendue
00:57:23pour qu'il soit examiné
00:57:24et qu'éventuellement
00:57:26de deux choses l'une
00:57:27où les psychiatres
00:57:30estiment que son état
00:57:31est compatible
00:57:32avec la garde à vue
00:57:32il retournera
00:57:33en garde à vue
00:57:34il sera présenté
00:57:35à un juge d'instruction
00:57:37où son état
00:57:37est incompatible
00:57:39avec la garde à vue
00:57:40parce qu'il a
00:57:40des troubles mentaux
00:57:43extrêmement importants
00:57:44auquel cas
00:57:45il relèvera
00:57:45de l'hospitalisation
00:57:46d'office
00:57:49juridiquement
00:57:49c'est ce qu'il tâche
00:57:50Est-ce que vous partagez
00:57:51l'émotion de l'avocat
00:57:52de la famille
00:57:54pour qui
00:57:54la levée
00:57:55de la garde à vue
00:57:56pour motifs psychiatriques
00:57:58est très rare
00:57:59c'est ce qu'il a écrit
00:58:00aujourd'hui
00:58:02Oui enfin
00:58:04je pense qu'il est
00:58:05tout à fait
00:58:06dans son rôle
00:58:06d'avocat
00:58:07de victime
00:58:08et de partie civile
00:58:10maintenant
00:58:10c'est pas si rare
00:58:11que ça
00:58:12parce que
00:58:12l'infirmerie
00:58:16psychiatrique
00:58:16de l'hôpital
00:58:17Saint-Anne
00:58:19est en permanence
00:58:21occupée
00:58:23précisément
00:58:23par des personnes
00:58:24qui sont en garde à vue
00:58:24et dont l'état
00:58:25est incompatible
00:58:26avec la garde à vue
00:58:27donc
00:58:28non non
00:58:29c'est pas
00:58:29c'est pas si rare
00:58:30que ça
00:58:31du tout
00:58:31du tout
00:58:32ça se fait
00:58:32de façon
00:58:33très très courante
00:58:35ceci dit
00:58:36ce qui est important
00:58:37aussi
00:58:38c'est de voir
00:58:39que
00:58:41les attentats
00:58:42d'extrême droite
00:58:43qu'ils soient préparés
00:58:44ou malheureusement
00:58:45qu'ils réussissent
00:58:47comme celui-là
00:58:48sont en augmentation
00:58:50permanente
00:58:51comme le dit
00:58:52le procureur national
00:58:54antiterroriste
00:58:54monsieur
00:58:55Olivier Christen
00:58:57il y a quand même
00:58:58une grosse inquiétude
00:59:00sur cet extrémisme
00:59:02d'extrême droite
00:59:04qui mène
00:59:06à des crimes
00:59:07racistes
00:59:08terroristes
00:59:09et qui
00:59:10vraiment
00:59:11ont augmenté
00:59:13augmenté
00:59:14et ce terrorisme
00:59:16d'extrême droite
00:59:16a augmenté
00:59:17depuis
00:59:18en gros
00:59:192025
00:59:20c'est ce que dit
00:59:21le procureur national
00:59:22antiterroriste
00:59:23avec notamment
00:59:24des mineurs
00:59:25c'est pas le cas ici
00:59:26mais avec des mineurs
00:59:27qui sont
00:59:28de plus en plus
00:59:29concernés
00:59:29et la France
00:59:30est un des pays
00:59:31en Europe
00:59:32où
00:59:32le nombre
00:59:34de personnes
00:59:35d'extrême droite
00:59:36d'activistes
00:59:37d'ultra
00:59:38d'ultra droite
00:59:39qui peuvent
00:59:40passer à l'acte
00:59:41qui préparent
00:59:42des attentats
00:59:43est le plus
00:59:45important
00:59:45en Europe
00:59:46on est vraiment
00:59:47malheureusement
00:59:48sous le coup
00:59:49d'une menace
00:59:50d'ultra droite
00:59:50qui est importante
00:59:53qui n'est pas négligeable
00:59:54et qui est en augmentation
00:59:56permanente
00:59:57dans le but
00:59:58notamment
00:59:58de déstabiliser
01:00:00l'État
01:00:00avec
01:00:01ces théories
01:00:04accélérationnistes
01:00:05puisque
01:00:06un certain nombre
01:00:07de groupes
01:00:07pensent que
01:00:08il faut
01:00:09qu'il y ait
01:00:11le plus possible
01:00:12de violences
01:00:15de crimes
01:00:16etc
01:00:17pour qu'on
01:00:19bascule
01:00:19dans un État
01:00:21qui selon
01:00:22leur théorie
01:00:23complètement folle
01:00:24doit devenir
01:00:26un État
01:00:27totalement blanc
01:00:28moi ce qui
01:00:30m'inquiète
01:00:30beaucoup
01:00:30si vous voulez
01:00:31c'est que
01:00:32notamment
01:00:33des centaines
01:00:34de personnes
01:00:35qui sont
01:00:35rassemblées
01:00:36en ce moment même
01:00:37dans le silence
01:00:39dans la dignité
01:00:40il y a eu
01:00:41des mots
01:00:41très forts
01:00:42de la part
01:00:43du maire
01:00:44d'Aubervilliers
01:00:45on va aller
01:00:45dans le cortège
01:00:46tout de suite
01:00:47à 15h
01:00:48ça fait bientôt
01:00:49une heure
01:00:49maintenant que
01:00:50la marche blanche
01:00:51s'était lancée
01:00:54oui absolument
01:00:55et là le cortège
01:00:56est arrêté
01:00:56on arrive
01:00:57à la fin
01:00:57de cette marche blanche
01:00:59en hommage
01:00:59à Pengo
01:01:00Basio Wangui
01:01:01cette victime
01:01:02de l'attentat
01:01:03raciste
01:01:03qui a eu lieu
01:01:04à Trappe
01:01:04notamment
01:01:05mais également
01:01:05dans d'autres
01:01:06villes
01:01:06des Yvelines
01:01:07vendredi matin
01:01:08une marche blanche
01:01:09qui le maire
01:01:10le voulait
01:01:11le maire
01:01:11a insisté
01:01:12avant que cette marche
01:01:14ne parte
01:01:15depuis la mairie
01:01:15d'Aubervilliers
01:01:16une marche
01:01:16qui s'est débroulée
01:01:17dans le calme
01:01:18et dans la dignité
01:01:19c'était les mots
01:01:19utilisés par le maire
01:01:21le maire
01:01:22qui a prononcé
01:01:22un discours
01:01:23avec évidemment
01:01:23chargé
01:01:24de beaucoup
01:01:25d'émotions
01:01:25alors pourquoi
01:01:26cette marche
01:01:27est eu lieu
01:01:27à Aubervilliers
01:01:27évidemment
01:01:28c'est parce que
01:01:29Pengo Basio Wangui
01:01:30était licencié
01:01:31dans une salle
01:01:31de MMA
01:01:32ici à Aubervilliers
01:01:33il aspirait même
01:01:34à devenir
01:01:34combattant
01:01:36professionnel
01:01:36et cette marche
01:01:38a été organisée
01:01:39également
01:01:40par la Hatch Academy
01:01:41son club
01:01:41de MMA
01:01:42pour se souvenir
01:01:43de cet homme
01:01:44qui tout le monde
01:01:45le dit
01:01:45était un homme
01:01:45gentil
01:01:46généreux
01:01:47souriant
01:01:48une bonne personne
01:01:49dont la vie
01:01:49a été fauchée
01:01:50vendredi matin
01:01:51tragiquement
01:01:51lors de cet attentat
01:01:52raciste
01:01:53qui a frappé
01:01:53les Yvelines
01:01:54et la ville de Trappe
01:01:55en particulier
01:01:57si à vous
01:01:57il est 15h
01:01:58ça fait donc une heure
01:01:58que cette marche blanche
01:01:59a commencé
01:02:01en mémoire
01:02:02de Pengo Basio Wangui
01:02:03tué il y a 48h
01:02:05lors d'une attaque terroriste
01:02:06raciste
01:02:07nous sommes en direct
01:02:08avec Florian
01:02:09Florent
01:02:10Gaterias
01:02:11psychocriminologue
01:02:12bonjour
01:02:12merci d'être en direct
01:02:13sur BFM TV
01:02:14on a appris
01:02:15que la garde à vue
01:02:16du principal suspect
01:02:17avait été levée
01:02:19pour motif psychiatrique
01:02:21pendant 48h
01:02:22expliquez-nous
01:02:22comment ça va se passer
01:02:24pour cette personne
01:02:25pendant 48h
01:02:27il va être
01:02:28pendant 48h
01:02:29sous observation
01:02:30psychiatrique
01:02:31pour confirmer
01:02:32si oui ou non
01:02:34il y a
01:02:35un diagnostic
01:02:37de pathologie mentale
01:02:39qui peut lui être attribué
01:02:41c'est juste une période
01:02:42d'observation
01:02:43qui ne présuppose pas
01:02:45de la suite
01:02:46qui sera donnée
01:02:47à la procédure policière
01:02:52à la garde à vue
01:02:54une petite explication
01:02:55quand on en vient
01:02:56à ouvrir le feu
01:02:57sur des passants
01:02:58il y a forcément
01:02:59un problème
01:03:00on va dire
01:03:01psychiatrique
01:03:01ou psychologique
01:03:02comment on fait
01:03:03la part des choses
01:03:03au fond
01:03:04pour dire
01:03:05de quelqu'un
01:03:05au fond
01:03:06qu'il est psychiatriquement
01:03:08on va dire
01:03:09responsable
01:03:09ou irresponsable
01:03:10de ses actes
01:03:11alors il ne faut pas
01:03:12confondre
01:03:13les actes
01:03:14et la personne
01:03:15une personne
01:03:16peut relativement
01:03:19pas forcément équilibrée
01:03:20mais en tout cas
01:03:21qui n'a pas
01:03:21de problèmes pathologiques
01:03:23peut très bien
01:03:24faire des actes
01:03:24aussi inconsidérés
01:03:26que ça
01:03:26mais ce qui est intéressant
01:03:27dans un cas
01:03:28comme celui-ci
01:03:29c'est la rencontre
01:03:30entre une fragilité
01:03:31particulière
01:03:33qui est celui
01:03:34de ce jeune homme
01:03:35et le groupe
01:03:39les groupes
01:03:40qui l'ont poussé
01:03:42directement
01:03:43ou indirectement
01:03:44au passage à l'acte
01:03:45parce que
01:03:45ce type
01:03:46de passage à l'acte
01:03:50est un signal
01:03:52pour une demande
01:03:54d'appartenance
01:03:55au moins symbolique
01:03:57à une communauté
01:03:58particulière
01:03:58là c'est une communauté
01:03:59effectivement
01:04:00plutôt raciste
01:04:03ou extrémiste
01:04:03et avec en même temps
01:04:06et on le voit
01:04:08par le fait
01:04:09qu'il avait piégé
01:04:10son appartement
01:04:11un côté suicidaire
01:04:13c'est un petit peu
01:04:14comme dans
01:04:15toutes ces attaques
01:04:17massives
01:04:18que l'on peut voir
01:04:20essentiellement
01:04:20dans d'autres pays
01:04:21je pense aux Etats-Unis
01:04:22mais là actuellement
01:04:23il y a quelque chose
01:04:25de cette nature
01:04:25c'est-à-dire que
01:04:27c'est un acte
01:04:28qui va jusqu'au bout
01:04:31qui se développe
01:04:32sur une personnalité
01:04:33qui est particulièrement
01:04:35perturbée
01:04:37Florian Gaterias
01:04:38l'avocat
01:04:39de la famille de victimes
01:04:40estime que les levées
01:04:41de garde à vue
01:04:42pour motifs psychiatriques
01:04:43sont très rares
01:04:46oui globalement
01:04:47elles sont
01:04:47elles sont
01:04:48relativement rares
01:04:50dans un contexte
01:04:52d'homicide
01:04:53elles sont moins rares
01:04:56dans tous
01:04:56les personnes
01:04:57que l'on peut arrêter
01:04:58sur la voie publique
01:04:59avec troubles
01:05:00à l'ordre public
01:05:01et pour des
01:05:02pour des problèmes
01:05:03pathologiques
01:05:05mais c'est vrai
01:05:06que dans
01:05:06des cadres
01:05:07de meurtre
01:05:08et surtout
01:05:09de meurtre
01:05:10de cette nature
01:05:11c'est-à-dire
01:05:13c'est une volonté
01:05:15de meurtre de masse
01:05:16même s'il n'y a pas eu
01:05:17énormément
01:05:19de victimes
01:05:19par rapport
01:05:21au nombre
01:05:21que l'on peut retrouver
01:05:22généralement
01:05:22dans les meurtres de masse
01:05:23mais c'est quand même
01:05:24ce principe-là
01:05:26et c'est vrai
01:05:27que dans ces cas-là
01:05:28il y a moins
01:05:29d'irresponsabilité pénale
01:05:35en tout cas
01:05:35ce n'est pas encore
01:05:36le moment
01:05:36où l'on décrète
01:05:37l'irresponsabilité
01:05:38mais en tout cas
01:05:39on considère
01:05:40que la plupart du temps
01:05:41il faut que la procédure
01:05:43aille à son terme
01:05:45comment peut s'expliquer
01:05:46un passage à l'acte
01:05:47est-ce qu'il y a
01:05:47des éléments déclencheurs
01:05:49dans la vie de la personne
01:05:50ou dans l'actualité
01:05:52qui peut expliquer
01:05:54le fait qu'une personne
01:05:56en vienne aux actes
01:05:58il y a toujours
01:05:59des éléments déclencheurs
01:06:00mais qui partent
01:06:01d'un terreau
01:06:03particulièrement
01:06:05fécond
01:06:07les éléments déclencheurs
01:06:08peuvent être aussi bien
01:06:09personnels
01:06:10que sociaux
01:06:13et les éléments sociaux
01:06:15ou sociétaux
01:06:17rencontrent
01:06:17les failles personnelles
01:06:20alors là
01:06:22il faudrait connaître
01:06:23effectivement
01:06:23ce qui s'est passé
01:06:24ces derniers temps
01:06:25dans la vie
01:06:26de ce monsieur
01:06:27mais
01:06:28l'ensemble
01:06:31des tensions
01:06:34sociales
01:06:35que l'on entend
01:06:35depuis un certain temps
01:06:36et qui sont
01:06:37répertoriées
01:06:38très régulièrement
01:06:40sur les médias
01:06:41les réseaux sociaux
01:06:42participent
01:06:43à une anxiété sociale
01:06:45qui trouve forcément
01:06:47un certain écho
01:06:48chez des personnes
01:06:49relativement
01:06:50vulnérables
01:06:50fragiles
01:06:51comme c'est le cas ici
01:06:52c'est la question
01:06:53que j'allais vous poser
01:06:54est-ce que le contexte
01:06:55actuel
01:06:56de tensions
01:06:57extrêmes
01:06:59a pu jouer
01:07:00sur ce passage
01:07:00à l'acte
01:07:02certainement
01:07:03alors il faut ensuite
01:07:05analyser plus précisément
01:07:06ce qui s'est passé
01:07:07dans ce cas là
01:07:08pour cet individu là
01:07:09mais il est clair
01:07:10que le climat ambiant
01:07:12participe
01:07:14avec cette volonté
01:07:15de réclamer
01:07:19un territoire donné
01:07:20pour une partie
01:07:21de la population
01:07:22et je pense
01:07:23à une partie
01:07:24de l'extrême droite
01:07:27qui quelque part
01:07:28se sent
01:07:30dépossédée
01:07:31d'une part
01:07:32de leur identité
01:07:33alors c'est
01:07:34quand on y réfléchit
01:07:35ça peut paraître
01:07:36assez absurde
01:07:37mais c'est en tout cas
01:07:38un sentiment
01:07:38qu'ils ont
01:07:39et qui se répercute
01:07:41sur des personnalités
01:07:42de ce genre
01:07:43Merci beaucoup
01:07:44Florent Gatterias
01:07:45d'être intervenu
01:07:46en direct
01:07:46sur BFM TV
01:07:47alors que vous voyez
01:07:47les images
01:07:48toujours en direct
01:07:48d'Aubervilliers
01:07:49cette marche blanche
01:07:50qui se poursuit
01:07:52On retrouve sur place
01:07:53Dominique Sopo
01:07:54président d'SES Racisme
01:07:55Merci beaucoup
01:07:56d'être en direct
01:07:57avec nous
01:07:58sur BFM TV
01:07:59Il était important
01:08:00pour vous
01:08:00d'être présent
01:08:01aujourd'hui
01:08:02dans ce cortège
01:08:04avec un message
01:08:07antiraciste
01:08:07plus que jamais
01:08:08important
01:08:09à délivrer
01:08:09j'imagine
01:08:10c'est votre message
01:08:11aujourd'hui
01:08:15Évidemment
01:08:16vous savez
01:08:16nous sommes face
01:08:17à un crime raciste
01:08:18de nature terroriste
01:08:20ça fait penser
01:08:21à ce qui est arrivé
01:08:22l'an dernier
01:08:22aussi avec
01:08:22Hichem Miraoui
01:08:23à Puget sur Argent
01:08:25et ce que l'on sait
01:08:26c'est que ce racisme là
01:08:28quel que soit
01:08:28d'ailleurs
01:08:28l'état psychiatrique
01:08:29du meurtrier
01:08:32ce sont des actes
01:08:33qui sont précédés
01:08:34par des paroles
01:08:35on voit bien
01:08:35qu'il y a une ambiance
01:08:36dans laquelle
01:08:37l'extrême droite
01:08:38notamment
01:08:38et bien
01:08:39depuis plusieurs années
01:08:41explique que
01:08:42les noirs
01:08:43les arabes
01:08:43les musulmans
01:08:44les étrangers
01:08:45les jeunes
01:08:46dans les quartiers populaires
01:08:47seraient des dangers
01:08:48existentiels
01:08:49pour la France
01:08:50et bien
01:08:50lorsque vous mettez
01:08:51dans la tête des gens
01:08:52qu'une partie de la population
01:08:53constitue un danger existentiel
01:08:55vous autorisez
01:08:56ces personnes
01:08:59et bien
01:08:59à aller
01:09:01supprimer
01:09:01ces dangers
01:09:03existentiels
01:09:03donc il y a une responsabilité
01:09:05de la parole
01:09:06médiatique
01:09:06de la parole politique
01:09:07et il faut rappeler
01:09:09que lorsqu'on lutte
01:09:10contre le racisme
01:09:11lorsqu'on lutte
01:09:11contre les paroles racistes
01:09:12c'est pas juste
01:09:13parce que les paroles
01:09:14sont désagréables
01:09:15encore que ce soit suffisant
01:09:16pour ne pas les entendre
01:09:18c'est aussi parce qu'on sait
01:09:19que les paroles
01:09:20elles aboutissent
01:09:21toujours à des drames
01:09:22et qu'on n'est pas
01:09:23dans des faits divers
01:09:23on est dans un sujet
01:09:25de société
01:09:25c'est pour ça
01:09:26que j'étais présent
01:09:27à cette marche blanche
01:09:28et que demain d'ailleurs
01:09:28nous organisons
01:09:29à Paris à 19h
01:09:30un rassemblement
01:09:31contre le racisme
01:09:33place Stalingrad
01:09:34à Paris
01:09:36Dominique Sopo
01:09:37aujourd'hui
01:09:37dans un climat
01:09:38extrêmement tendu
01:09:39à 6 mois
01:09:40de l'élection présidentielle
01:09:41vous appelez
01:09:41à la responsabilité
01:09:42de tous
01:09:45à la responsabilité
01:09:47en tout cas
01:09:47de celles et ceux
01:09:48qui ces dernières années
01:09:50ont cédé
01:09:51face à la question
01:09:53des paroles de haine
01:09:55je n'en appelle pas
01:09:56l'extrême droite
01:09:57puisque l'extrême droite
01:09:58j'allais dire
01:09:58par nature
01:09:59est faite
01:10:00pour distiller la haine
01:10:02par contre
01:10:02celles et ceux
01:10:03qui font les yeux doux
01:10:05à l'extrême droite
01:10:05qui leur laissent
01:10:06les plateaux ouverts
01:10:07à longueur de journée
01:10:08et qui font que
01:10:09par exemple
01:10:09il y a quelques jours
01:10:10on a eu plein de leaders
01:10:12d'extrême droite
01:10:13qu'on peut venir expliquer
01:10:14que les pillages
01:10:15du 17 octobre
01:10:16c'était lié à l'immigration
01:10:17que c'était des hordes
01:10:19de sauvages
01:10:19maghrébins et africains
01:10:21et bien quelques jours plus tard
01:10:22ça a produit un effet
01:10:23très concret
01:10:24puisque le meurtrier
01:10:25manifestement
01:10:26il a expliqué
01:10:27qu'il voulait venger
01:10:27les commerçants
01:10:28du 17 octobre
01:10:29en s'en prenant
01:10:30à des arabes
01:10:31et à des africains
01:10:32donc vous voyez
01:10:33discours
01:10:34conséquence immédiate
01:10:35à un moment donné
01:10:36on ne peut pas faire
01:10:36comme si on ne savait pas
01:10:37que les mots
01:10:38préparaient des actes
01:10:39merci beaucoup
01:10:40Dominique Soppo
01:10:41d'être intervenu
01:10:41en direct sur FM TV
01:10:43la marche blanche
01:10:43se poursuit
01:10:44Alexis Cuvilli
01:10:45on vient d'entendre
01:10:46le président
01:10:47de SOS Racisme
01:10:49et beaucoup d'élus
01:10:51de gauche
01:10:52notamment
01:10:52on a vu le maire
01:10:53de Saint-Denis
01:10:54ou encore Alexis Corbière
01:10:55en tête de cortège
01:10:56on comprend bien sûr
01:10:57l'émotion de Dominique Soppo
01:10:58qui est un militant
01:10:59anti-racisme
01:11:00en sa qualité de président
01:11:01de SOS Racisme
01:11:03il faut faire attention
01:11:04sur la relation exacte
01:11:06entre ce qu'il s'est passé
01:11:06bien sûr
01:11:07vendredi
01:11:08et attrape
01:11:09ce drame
01:11:10cet attentat
01:11:11terroriste raciste
01:11:12et évidemment
01:11:14ce qu'il s'est passé
01:11:15le 17 octobre
01:11:16et les débats politiques
01:11:17qui ont suivi
01:11:18parce que
01:11:18en l'état de l'enquête
01:11:20il y a beaucoup de choses
01:11:22qui restent
01:11:23à détailler
01:11:24et à définir
01:11:25c'est vrai
01:11:25le parquet national
01:11:26anti-terroriste
01:11:27a tout de suite parlé
01:11:28de ce motif
01:11:30raciste probable
01:11:31il reste à ce stade
01:11:32de l'enquête
01:11:33à étayer
01:11:34totalement
01:11:35et à argumenter
01:11:36totalement
01:11:36le président
01:11:37de la république
01:11:38qui parfois
01:11:38prend plus de précautions
01:11:39lorsqu'il s'agit
01:11:40d'affaires judiciaires
01:11:41a choisi lui aussi
01:11:43de parler d'attentats
01:11:44terroristes et racistes
01:11:45il disait
01:11:45se baser
01:11:47notamment sur
01:11:48des propos
01:11:48consignés
01:11:49par le
01:11:51par le
01:11:52suspect
01:11:53et expliquer
01:11:54que ce dernier
01:11:54avait assumé son acte
01:11:56ça c'était les mots
01:11:56d'Emmanuel Macron
01:11:57à Trappes
01:11:58vendredi soir
01:11:59Emmanuel Macron
01:12:00qui parlait
01:12:00d'un racisme
01:12:01installé
01:12:02dans un discours
01:12:02ambiant
01:12:03racisme
01:12:04qu'il dénonçait
01:12:05évidemment
01:12:06en sa qualité
01:12:07de chef de l'état
01:12:09et c'est vrai
01:12:10que sur ce sujet
01:12:11les élus
01:12:12qui sont présents
01:12:12aujourd'hui
01:12:13Bali Bagayoko
01:12:14pour la France
01:12:15Insoumise
01:12:15Alexis Corbière
01:12:16mais aussi
01:12:17d'autres élus
01:12:18de gauche
01:12:18et bien
01:12:19ils se sont
01:12:19beaucoup inquiétés
01:12:21de ce qu'ils jugent
01:12:22être parfois racistes
01:12:23dans le débat politique
01:12:25des propos racistes
01:12:26tenus par des responsables
01:12:27politiques
01:12:28ils estiment
01:12:29qu'il y a
01:12:30parfois
01:12:31un débat
01:12:31qui n'est pas sain
01:12:32et qui met en danger
01:12:33un certain nombre
01:12:34de personnes
01:12:35même si là encore
01:12:36il faudra que l'enquête
01:12:38explique bien
01:12:39à la fin des fins
01:12:40tous les contours
01:12:41de ce qu'il s'est passé
01:12:42vendredi
01:12:42La très grande prudence
01:12:43on l'a dit
01:12:44par rapport à ce qui s'est passé
01:12:45il y a 48 heures
01:12:46le parquet antiterroriste
01:12:47saisi
01:12:48Pauline Revena
01:12:48chef du service
01:12:49polyjustice de BFMTV
01:12:50avec une nouvelle information
01:12:51sur ce suspect
01:12:52Oui confirmant
01:12:53une information donnée
01:12:54par nos confrères de TF1
01:12:55le suspect
01:12:55de la tuerie de Trappes
01:12:57qui avait été placé
01:12:58en garde à vue
01:12:59et dont la garde à vue
01:12:59avait été levée
01:13:00et bien schizophrène
01:13:02c'est ce que nous confirme
01:13:02une source proche
01:13:03de l'enquête
01:13:03à BFMTV
01:13:05schizophrène
01:13:06et on va du coup
01:13:07pouvoir
01:13:08avec les expertises
01:13:09et ses 48 heures
01:13:10d'observation
01:13:11comprendre
01:13:11si à l'issue
01:13:12de cette période
01:13:13soit son état de santé
01:13:14est jugé compatible
01:13:15avec la garde à vue
01:13:15et elle reprendra
01:13:16soit son état de santé
01:13:17est considéré comme incompatible
01:13:19avec la garde à vue
01:13:19elle sera interrompue
01:13:20et une solution psychiatrique
01:13:22sera alors trouvée
01:13:23mais l'information
01:13:23de l'après-midi
01:13:24que l'on retiendra
01:13:25donc
01:13:25c'est que ce suspect
01:13:27est bien diagnostiqué
01:13:29schizophrénique
01:13:29c'est une source proche
01:13:30de l'enquête
01:13:30qui nous le confirme
01:13:31à l'instant
01:13:31et ça explique donc
01:13:32la suspension
01:13:33de la garde à vue
01:13:34qui avait été annoncée
01:13:35ça peut l'expliquer
01:13:35mais pas uniquement
01:13:36c'est aussi son état
01:13:38possible
01:13:38je rappelle qu'il y a eu
01:13:39des traces de cocaïne
01:13:40et de cannabis
01:13:41qui ont été retrouvées
01:13:41dans des analyses sanguines
01:13:43après est-ce que c'est
01:13:44du déclaratif
01:13:45il va falloir creuser
01:13:46ce diagnostic de schizophrénie
01:13:48comprendre s'il a
01:13:48un traitement médical
01:13:49ou non
01:13:50quel est le degré
01:13:51de pathologie
01:13:51et en tirer
01:13:52toutes les conséquences
01:13:53sur le plan judiciaire
01:13:57avec Samuel Lepastier
01:13:59bonjour
01:14:00vous êtes psychiatre
01:14:01merci d'être en direct
01:14:02sur BFM TV
01:14:03j'aimerais avoir
01:14:03votre réaction
01:14:04à cette information
01:14:05on apprend que le suspect
01:14:07de la tuerie de Trapp
01:14:09est schizophrène
01:14:10on sait que sa garde à vue
01:14:12a été suspendu
01:14:13pour 48 heures
01:14:14qu'il a été transféré
01:14:15à l'infirmerie
01:14:16de la préfecture de police
01:14:18de Paris
01:14:18pour une évaluation
01:14:20expliquez-nous
01:14:21comment tout cela
01:14:22va se mettre en place
01:14:26l'infirmier psychiatrique
01:14:28de la préfecture de police
01:14:29de Paris
01:14:30accueille les malades mentaux
01:14:33qui ont commis
01:14:34des troubles
01:14:35à l'ordre public
01:14:36ne serait-ce qu'insulter
01:14:37des passants
01:14:38on les amène
01:14:39ils sont examinés
01:14:40par un psychiatre
01:14:43généralement
01:14:43s'il y a des troubles
01:14:45et un danger
01:14:46il y a un certificat
01:14:48des soins
01:14:49sont contraints
01:14:49ou sont hospitalisés
01:14:51encore que maintenant
01:14:52il y a la possibilité
01:14:53d'avoir des soins
01:14:54sous contrainte
01:14:54ambilatoire
01:14:55mais c'est rare
01:14:56dans un premier cas
01:14:57mais ce qu'il faut comprendre
01:14:59c'est que la reconnaissance
01:15:00de la schizophrénie
01:15:01n'implique pas nécessairement
01:15:03une abolition
01:15:04du discernement
01:15:05lorsqu'un acte
01:15:07a un sens
01:15:07on va dire
01:15:08en même temps
01:15:09c'est un acte insensé
01:15:11c'est ce dilemme
01:15:12auquel aujourd'hui
01:15:13nous sommes confrontés
01:15:14je dirais
01:15:15qu'on voit bien
01:15:16que le sujet
01:15:17avait un but
01:15:18même si ce but
01:15:19était en partie
01:15:20délirant
01:15:21et par conséquent
01:15:23effectivement
01:15:23pour lui
01:15:24la sanction pénale
01:15:25a un sens
01:15:26le diagnostic
01:15:27n'implique pas
01:15:29nécessairement
01:15:29une responsabilité pénale
01:15:31ce qui veut dire
01:15:33que même
01:15:33étant diagnostiqué
01:15:35schizophrène
01:15:35il pourra
01:15:36il pourrait répondre
01:15:37pénalement
01:15:37de ses actes
01:15:40tout à fait
01:15:41si effectivement
01:15:44on y explique
01:15:45que ce sont les martiens
01:15:46qui ont commandé
01:15:47le détiré
01:15:48de tirer
01:15:50il était responsable
01:15:51s'il pense
01:15:52qu'il veut venger
01:15:53effectivement
01:15:53les commerçants
01:15:54à ce moment-là
01:15:55il y a un sens
01:15:56à son acte
01:15:57même si
01:15:57en effet
01:15:57sa pathologie
01:15:59a pu favoriser
01:15:59le passage à l'acte
01:16:01le problème
01:16:03c'est de savoir
01:16:03si le sujet
01:16:04est accession
01:16:04à la sanction pénale
01:16:06il peut
01:16:08éventuellement
01:16:08avoir des aménagements
01:16:10de sa peine
01:16:10aller
01:16:11à l'hôpital
01:16:12pendant un service
01:16:14hospitalier
01:16:15lié à l'administration
01:16:18pénitentiaire
01:16:18et être
01:16:20au fond
01:16:21au bout
01:16:22de sa peine
01:16:25au fond
01:16:26à payer sa dette
01:16:28dans l'égard
01:16:28de la société
01:16:29en plus
01:16:30parler de schizophrénie
01:16:31depuis que je pratique
01:16:33le terme
01:16:34de schizophrénie
01:16:35a recouvert
01:16:35des pathologies
01:16:36extrêmement différentes
01:16:38quand j'étais jeune
01:16:39on avait
01:16:40une définition
01:16:41classique
01:16:42de la schizophrénie
01:16:43à savoir
01:16:43que c'est une maladie
01:16:44mentale définitive
01:16:46caractérisée
01:16:47par la dégradation
01:16:48de la personnalité
01:16:49alors qu'aujourd'hui
01:16:51ça peut être
01:16:52ce qui nous est dit
01:16:52transitoire
01:16:54probablement d'ailleurs
01:16:55parce que le délire
01:16:56est très mal compris
01:16:57par les classifications
01:16:59internationales
01:17:00actuelles
01:17:00que la paranoïa
01:17:01n'existe plus en tant que telle
01:17:02et pourtant
01:17:03s'il y a quelque chose
01:17:05effectivement
01:17:05qu'on peut donner
01:17:06de cet acte
01:17:07c'est bien
01:17:08qu'il y a le sentiment
01:17:09d'être persécuté
01:17:10de pouvoir
01:17:11se sortir
01:17:12est-ce qu'en 48 heures
01:17:16les médecins
01:17:17vont être capables
01:17:18de faire cette évaluation
01:17:20et d'évaluer
01:17:21finalement
01:17:21encore en 48 heures
01:17:22s'il est capable
01:17:23de retourner
01:17:24en garde à vue
01:17:24pour être entendu
01:17:25sur le fond de son acte
01:17:26ce qui ne s'est pas encore passé
01:17:28ou si ce n'est pas possible
01:17:32si le diagnostic
01:17:33de schizophrénie
01:17:34a été avancé
01:17:35ça veut dire
01:17:35qu'on a estimé
01:17:37qu'il était délirant
01:17:37ce qui implique
01:17:38très probablement
01:17:39essayer de nos sublimations
01:17:41et de soins
01:17:41sous contrainte
01:17:42mais justement
01:17:44auparavant
01:17:44rien n'indique
01:17:45qui était déjà
01:17:46suivi sur le plan psychiatrique
01:17:47j'en sais rien
01:17:48et puis il est possible
01:17:49que le délire
01:17:51soit lié
01:17:52à la prise de cocaïne
01:17:54par exemple
01:17:54il est possible
01:17:56que ce soit
01:17:56un délire très court
01:17:58et à ce moment-là
01:17:59il pourrait être
01:17:59entendu après
01:18:02atténuation des symptômes
01:18:04merci
01:18:05merci beaucoup
01:18:06Samuel Lepastier
01:18:07d'être intervenu
01:18:08en direct
01:18:09sur BFMTV
01:18:10on vous rappelle
01:18:11la dernière information
01:18:12donc
01:18:13information du service police
01:18:15justice de BFMTV
01:18:16le suspect
01:18:17donc qui a été
01:18:18diagnostiqué schizophrène
01:18:19et qui
01:18:20dont la garde à vue
01:18:22a été suspendu
01:18:23ce matin
01:18:23on va retourner
01:18:24évidemment dans les rues
01:18:25de Aubervilliers
01:18:26toujours ces images
01:18:27en direct
01:18:27notre reporter
01:18:28est sur place
01:18:29beaucoup
01:18:30beaucoup de monde
01:18:31plusieurs centaines
01:18:32de personnes
01:18:33manifestement
01:18:34sur place
01:18:39oui au moins
01:18:40je dirais
01:18:41au moins
01:18:42600-700 personnes
01:18:44qui ont participé
01:18:45à cette marche blanche
01:18:47pour rappel
01:18:47c'était lancé
01:18:48de la mairie
01:18:49d'Aubervilliers
01:18:50aux alentours
01:18:50de 14h10
01:18:51après le discours
01:18:53du maire de la ville
01:18:54du maire d'Aubervilliers
01:18:55discours
01:18:56qui rendait hommage
01:18:57justement à Pengo
01:18:58Bossio Wangui
01:18:59à cet homme
01:19:00qui rappelait simplement
01:19:01l'effet
01:19:01l'homme
01:19:02qu'il était
01:19:02l'homme
01:19:03qui était apprécié
01:19:04de ses proches
01:19:05de tous ceux
01:19:05qui le connaissaient
01:19:06notamment dans son club
01:19:07de MMA
01:19:09de Latch Academy
01:19:10c'est ce club là
01:19:11qui a été à l'initiative
01:19:13de cette marche blanche
01:19:15donc elle s'est été lancée
01:19:1614h10 je le disais
01:19:17une cinquantaine de minutes
01:19:18de marche
01:19:19dans le calme
01:19:20dans les rues
01:19:21d'Aubervilliers
01:19:22qui s'est achevé
01:19:23aux alentours
01:19:24de 15h
01:19:25plusieurs responsables politiques
01:19:27également
01:19:27qu'on a pu
01:19:29croiser en tête
01:19:30de cortège
01:19:31notamment
01:19:32Bali Bagayoko
01:19:33maire de Saint-Niz
01:19:34Alexis Corbière
01:19:36également
01:19:36Bali Bagayoko
01:19:37qui s'est exprimé
01:19:38à la fin de cette marche blanche
01:19:40une prise de parole
01:19:41forcément
01:19:42très politique
01:19:43et voilà
01:19:43maintenant
01:19:44les images
01:19:44que vous voyez
01:19:45ce sont toujours
01:19:46ces centaines
01:19:47de personnes
01:19:48qui
01:19:48alors pour le coup
01:19:49font le chemin inverse
01:19:50retournent vers la mairie
01:19:52d'Aubervilliers
01:19:53dans le calme
01:19:54voilà
01:19:55qui se sont recueillis
01:19:56dans le silence
01:19:57évidemment le respect
01:19:58en hommage
01:19:59à Pengo Bossio Wangui
01:20:02si vous nous rejoignez
01:20:03quasiment 15h20
01:20:04ça fait 1h20
01:20:05que ce rassemblement
01:20:06est parti de la mairie
01:20:06d'Aubervilliers
01:20:07un rassemblement
01:20:08dans le calme
01:20:09et le recueillement
01:20:10en hommage
01:20:11à Pengo Bossio Wangui
01:20:12ce jeune homme
01:20:13de 26 ans
01:20:14qui voulait devenir
01:20:15un professionnel de MMA
01:20:16qui a été abattu
01:20:17lors du périple meurtrier
01:20:19qui s'est déroulé
01:20:19à Trappes
01:20:20il y a 48 heures
01:20:21une attaque terroriste
01:20:22raciste
01:20:23le parquet antiterroriste
01:20:24a été très rapidement saisi
01:20:25un suspect
01:20:26a été arrêté
01:20:27par 5 hommes
01:20:29de la brigade
01:20:30anticriminalité
01:20:31sa garde à vue
01:20:33a été suspendue
01:20:33pour des motifs psychiatriques
01:20:35pendant 48 heures
01:20:36la dernière information
01:20:37du service
01:20:38polyjustice
01:20:39de BFM TV
01:20:40c'est qu'il y aurait
01:20:42un diagnostic
01:20:43de schizophrénie
01:20:43on va y revenir
01:20:44pour le moment
01:20:45mais cette marche
01:20:46c'est avant tout
01:20:46un hommage
01:20:47un hommage
01:20:48à une victime
01:20:49écoutez les mots
01:20:50du maire d'Aubervilliers
01:20:51nous ne baisserons
01:20:54jamais
01:20:56la tête
01:20:57face
01:20:58au racisme
01:20:59nous ne baisserons
01:21:01jamais la tête
01:21:02face
01:21:03à la haine
01:21:04de l'autre
01:21:05être là
01:21:07aujourd'hui
01:21:08c'est dire cela
01:21:11c'est dire
01:21:12qu'Aubervilliers
01:21:13nos banlieues
01:21:14ne seront
01:21:15jamais
01:21:16de celles
01:21:17qui s'excusent
01:21:18d'être là
01:21:19nous sommes
01:21:21en France
01:21:21chez nous
01:21:22et fiers
01:21:24de l'être
01:21:24et nous gagnerons
01:21:26le combat
01:21:27face à celles
01:21:29et ceux
01:21:29qui veulent
01:21:30nous diviser
01:21:33face
01:21:34à celles
01:21:35et ceux
01:21:35qui veulent
01:21:37nous détester
01:21:39avec
01:21:40le maire
01:21:41d'Aubervilliers
01:21:43tonalité
01:21:44un peu différente
01:21:44du maire
01:21:45de Trappes
01:21:46qui s'était exprimé
01:21:46vendredi
01:21:47oui oui
01:21:48on est sur une tonalité
01:21:49un peu
01:21:50différente
01:21:51pour le maire
01:21:52d'Aubervilliers
01:21:53nouveau maire
01:21:54élu
01:21:54cette année
01:21:55à la tête
01:21:56aux dernières élections
01:21:57municipales
01:21:58à la tête
01:21:58d'une alliance
01:21:59large
01:21:59de gauche
01:22:00de LFI
01:22:01jusqu'au
01:22:02parti socialiste
01:22:03il y a cet hommage
01:22:05à Pengo Bossio Wangui
01:22:06qui s'entend
01:22:07dans les propos
01:22:07du maire
01:22:08d'Aubervilliers
01:22:09et le fait
01:22:10qu'en effet
01:22:11il faut
01:22:11de la considération
01:22:13pour le sujet
01:22:14des quartiers
01:22:16qu'il faut
01:22:17de la considération
01:22:18pour des populations
01:22:19qui sont
01:22:20parfois
01:22:20qui ont
01:22:21parfois le sentiment
01:22:22que les débats
01:22:23ne sont pas
01:22:24à la hauteur
01:22:24et que parfois
01:22:25certains débats
01:22:26les mettent en cause
01:22:28les ciblent
01:22:29et ça c'est quelque chose
01:22:30que nous avons
01:22:30beaucoup entendu
01:22:31dans la classe politique
01:22:33à gauche
01:22:34depuis plusieurs
01:22:37jours
01:22:37c'est une remarque
01:22:39qui est revenue
01:22:40à plusieurs reprises
01:22:41des élus de gauche
01:22:41très remontés
01:22:43notamment
01:22:43contre certains propos
01:22:44tenus par des responsables
01:22:46de droite
01:22:46ou d'extrême droite
01:22:48des propos tenus
01:22:49après les émeutes
01:22:51du 17 octobre
01:22:52des propos tenus
01:22:53plus généralement
01:22:54dans le débat public
01:22:56un racisme installé
01:22:57dans un discours ambiant
01:22:58a même dit
01:22:59Emmanuel Macron
01:23:00l'autre jour
01:23:01lorsqu'il est allé
01:23:02à Trappes
01:23:04pour rencontrer
01:23:05le maire
01:23:06et saluer
01:23:06les forces de l'ordre
01:23:08et les secours
01:23:08qui étaient intervenus
01:23:09lors de l'attentat
01:23:11on sent donc
01:23:12qu'il y a ici
01:23:13bien sûr
01:23:13quelque chose
01:23:14qui est douloureux
01:23:16évidemment
01:23:17pour tous ces gens
01:23:17qui sont réunis
01:23:18à Aubervilliers
01:23:19et pour le maire
01:23:20qui a tenté
01:23:20d'exprimer cela
01:23:21tout à l'heure
01:23:21Merci Alexis
01:23:23alors que cette marche
01:23:24à Aubervilliers
01:23:24se poursuit
01:23:25en hommage
01:23:25à la victime
01:23:26tuée à Trappes
01:23:26il y a 48h
01:23:27Pingo
01:23:28Bossio Wang
01:23:28de la victime