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Le député du Rassemblement National de la Somme, Jean-Philippe Tanguy était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invité ce matin sur CNews et sur Europe 1, c'est Jean-Philippe Tanguy.
00:03Bonjour à vous, bienvenue, membre du bureau exécutif du RN, député de la Somme.
00:07Le congrès du Rassemblement National s'est tenu hier dans un calme relatif à Orléans,
00:12à six mois de la présidentielle, mais au prix, Jean-Philippe Tanguy,
00:15d'un dispositif policier draconien d'innombrables restrictions pour les Orléanais.
00:19Est-ce que vous allez faire campagne pendant six mois comme ça,
00:21sous haute sécurité, avec des villes mises sous cloche, dès qu'il y aura un meeting du RN ?
00:25Écoutez, j'espère que non, évidemment on regrette, comment dire,
00:28non pas le dispositif et le dévouement des forces de l'ordre,
00:31que je veux saluer, le maire d'Orléans qui a été courageux également,
00:34nos militants, nos sympathisants qui ont été courageux de venir,
00:37parce que c'est vrai que toute la semaine, la gauche, l'extrême gauche et les syndicats
00:40ont essayé de dissuader, parce que le but, au-delà de mettre le bazar,
00:43était évidemment de faire en sorte que notre meeting ne fonctionne pas.
00:46Et donc on est très fiers d'avoir des militants courageux,
00:48et on était presque 9000 hier, pour le grand lancement de cette campagne,
00:52sur l'optimisme. Je pense aussi que le discours de Marine Le Pen a surpris nos opposants.
00:57Mais est-ce qu'il faut s'habituer ou ne pas s'habituer à ce confinement sécuritaire,
01:02que je mets entre guillemets, auquel on est astreint, en réalité,
01:05chaque samedi, chaque week-end désormais ?
01:07Non, il ne faut pas s'y habituer, c'est anormal,
01:09et ça vient de cette pression, une fois plus, de forces politiques,
01:12y compris de syndicats, parce que c'est quand même très choquant
01:14que des syndicats comme la CGT, qui fut dans le passé un grand syndicat,
01:19s'associe à ce bazar, à cette haine aussi des commerçants,
01:23des entrepreneurs, des forces de l'ordre,
01:24qui sont menacés dans ces manifestations, puis on voit le niveau.
01:28La CGT, pour vous, c'est la haine des commerçants ?
01:30Oui, Madame Binet, aujourd'hui, est dans une rhétorique très proche
01:33de M. Mélenchon, contre toute forme d'entrepreneuriat,
01:36n'a pas eu un mot pour les commerçants.
01:38Est-ce qu'on a entendu Mme Binet s'excuser ou regretter ce qui s'est passé
01:41au-delà de quelques formules convenues ?
01:43Non, elle nous parle, comme les autres, des assurances.
01:45Je rappelle que les assurances, déjà, ça ne prend pas tout en compte,
01:48il y a des franchises, ça coûte très cher,
01:50et puis ça ne remplace pas le traumatisme physique, déjà, pour les agressions,
01:53et aussi le traumatisme de la perte de l'œuvre de toute une vie.
01:56Mais Mme Binet, qui est une spécialiste, comment dire, du non-travail,
02:00puisqu'elle n'a jamais travaillé, Mme Binet,
02:01elle a toujours été une syndicaliste ou assimilée à,
02:04donc elle n'a aucune idée de ce qu'est le travail.
02:05Ce qui est quand même différent, parce qu'avant,
02:07on pensait ce qu'on voulait de la CGT,
02:09mais c'était quand même un syndicat qui faisait monter
02:12des ouvriers, des métalleux, des cheminots.
02:14Alors, on n'était pas d'accord avec la CGT,
02:16mais c'était des gens qui connaissaient le monde du travail, le terrain.
02:18Enfin, là, avec Mme Binet, on est très loin,
02:20c'est un peu une spécialiste, si vous voulez, du non-travail.
02:23Jean-Philippe Tanguy, est-ce que vous demandez quelque chose
02:24à Emmanuel Macron aujourd'hui, en termes de sécurité,
02:27d'assurer la sécurité, de donner un tour de vie sécuritaire
02:30pour que la campagne, il nous reste six mois,
02:32ne se déroule pas dans un tel climat, week-end, après week-end,
02:35que ce soit pour les commerçants ou pour ceux qui veulent faire des meetings,
02:38quelque partie que ce soit ?
02:39Moi, je le souhaite, et il n'est jamais trop tard, si vous voulez,
02:41pour donner un tournant d'autorité,
02:44mais si vous voulez, M. Macron, il incarne ce qu'il a toujours incarné,
02:46il a toujours été sur ce laxisme,
02:48il a toujours été sur l'excuse, comment dire, pour les voyous.
02:52Souvenez-vous, l'affaire Naël, tout de suite,
02:55sans aucune preuve, sans aucun élément de l'enquête,
02:58il accuse la police et les forces de l'ordre,
03:00en provoquant, en tout cas, mettant l'huile sur le feu
03:02sur le phénomène d'émeute.
03:05Encore quelques jours avant, le 17 octobre,
03:08il a dit aux policiers de faire preuve d'empathie,
03:11alors qu'il est bien content de les trouver pour protéger l'Elysée,
03:14protéger ses déplacements,
03:16quand on voit le dispositif, parce que vous savez,
03:17c'est aussi à ça qu'on reconnaît les crises d'une institution.
03:21Moi, je suis souvent à Paris en tant que député,
03:23quand on voit les dispositifs de sécurité
03:25autour d'Emmanuel Macron ou des ministres.
03:27Parfois, ce sont des convois de 20, 25 voitures
03:30et de policiers pour défendre...
03:32Non, mais il y a des pays...
03:33C'est normal ?
03:34Non, non, non.
03:35Vous trouvez que c'est disproportionné ?
03:36Vous voudrez moins protéger le président ?
03:37Mais c'est proportionné parce qu'il a conscience de l'état du pays
03:39et du fait qu'il ne peut pas se balader
03:42sans une demi-armée pour l'entourer.
03:44Et ça choque les gens.
03:45Vous savez, quand le moindre ministre a besoin de cinq voitures,
03:48on le repère plus, parce que souvent, c'est un inconnu.
03:50Donc, en fait, on repère plus qu'il est ministre
03:52au dispositif de sécurité complètement dingue qui l'entoure
03:56qu'à la personnalité elle-même qui est dans la bagnole.
03:58Et on le voit...
03:59Moi, je vois Amiens.
04:00Moi, j'ai des gens qui sont choqués.
04:01Vous savez, ils ont été aussi très choqués à Amiens.
04:03Parce qu'il y a des commerces qui ont été abîmés.
04:04Parce qu'il y a eu six quarts de CRS que je salue à Amiens,
04:08de forces de l'ordre, pour protéger la boutique de la famille Tronieux.
04:11Alors, moi, je suis pour que la boutique de la famille Tronieux,
04:14qui sont des gens courageux, des bons artisans,
04:16qui n'ont rien à voir avec M. Macron, soient protégés.
04:19Mais ils doivent être protégés comme les autres.
04:21Il n'y a pas de raison de mettre six véhicules
04:23pour protéger à Amiens la boutique des Tronieux
04:26et puis de laisser les autres s'abîmer,
04:27même si à Amiens, les forces de l'ordre et le préfet
04:29ont fait un bon travail.
04:30Ça a choqué les gens, à juste titre,
04:32parce qu'en France, on n'aime pas les privilèges.
04:33– Jean-Philippe Tanguy, encore un mot sur Emmanuel Macron.
04:35Est-ce que vous avez été surpris de l'entendre dire,
04:38après l'horrible attentat de Trappes vendredi
04:40qui a fait un mort et cinq blessés,
04:42que c'est le premier acte terroriste
04:44en raison de la couleur de la peau de la religion ?
04:46Il a dû rectifier après ses propos.
04:48Il avait oublié, bizarrement,
04:50les enfants de l'école Osaratora,
04:52tués par M. Mera en 2012,
04:54les pères Cacher en 2015,
04:55le père Hamel en 2016,
04:56l'attentat de la basilique de Nice en 2020.
04:57Vous avez été choqué par ses propos ?
04:59– Très choqué, et je dois dire que dans une incompréhension,
05:02parce que comment le président de la République
05:03peut oublier ses victimes,
05:04et puis choqué aussi parce que ça a créé,
05:06de facto, une indignation dans le pays
05:08qui est venu un peu obscurcir l'hommage aux victimes,
05:12à la personne qui est morte sous les balles
05:14de ce meurtrier raciste, visiblement,
05:17même si les circonstances de l'enquête
05:19doivent encore être précisées,
05:20et des autres victimes, notamment une petite fille…
05:22– Elle a pu être élevée pour raisons psychiatriques ?
05:23– Oui, absolument,
05:25et notamment cette petite fille qui a reçu des balles,
05:27mais les autres aussi,
05:28il y a des images très cloquantes
05:29qui montrent la violence de l'attaque,
05:31les blessures, la gravité des blessures,
05:33on pense aux victimes,
05:34les forces de l'ordre qui sont intervenues,
05:36et je dois dire d'ailleurs que le maire de Trappes…
05:38– M. Ali Rabbet,
05:39– Voilà, qui est venu…
05:40– Qui dit « il y a la République,
05:41elle est raciste en face de nous »,
05:42il parle de vous.
05:43– Oui, mais c'est lamentable,
05:45parce que déjà, il n'a pas les éléments pour l'enquête,
05:47et visiblement, les premiers éléments qui sortent
05:49montrent que ce n'est pas du tout le profil
05:50dont parle M. le maire de Trappes,
05:51et surtout, il est venu à Orléans,
05:53donc si vous voulez,
05:53quand on a une ville qui est frappée
05:55par une telle violence,
05:56qui est en deuil,
05:57venir manifester contre un autre parti politique
05:59plutôt que d'être dans sa ville
06:01auprès des habitants et des familles choquées,
06:03je n'ai pas compris du tout cette action,
06:04ça veut dire la haine quand même
06:05du Rassemblement National,
06:07gratuite,
06:07la haine gratuite qui habite le maire de Trappes,
06:09mais bon, on le connaissait avant,
06:10et aussi, je tiens à signaler,
06:12parce que le deuil et l'indignation
06:14face à l'horreur qui est arrivée aux victimes
06:17de l'attentat de Trappes,
06:18ne doit pas faire oublier les fréquentations de ce maire,
06:20il y avait un fichier islamiste
06:22à la conférence de presse du maire de Trappes,
06:24donc je ne vois pas très bien ce qu'il faisait là,
06:26à part montrer que le maire de Trappes
06:28est dans un projet qui n'a rien de républicain,
06:30et le deuil des victimes
06:31ne protège pas le maire de Trappes
06:32de ses propres turpitudes.
06:33C'était un attentat raciste, selon vous ?
06:35C'est les premiers éléments qui ont été indiqués,
06:37avec des témoignages,
06:38moi que je respecte
06:39et que je prends au sérieux,
06:40parce que, vous savez,
06:41le racisme dans notre pays, ça existe,
06:43le racisme contre les personnes de couleur,
06:45le racisme contre des gens
06:47qui peuvent être identifiés
06:48avec certaines religions,
06:49vous avez parlé des attentats antisémites,
06:51des attentats contre les chrétiens,
06:52il y avait eu un musulman assassiné
06:54dans sa mosquée aussi
06:55par un déséquilibré,
06:57mais qui était animé
06:58de sentiments malheureusement racistes,
07:00le racisme anti-blanc,
07:01on l'a vu à Crépole,
07:02la haine existe,
07:03dans le pays il faut le combattre,
07:05et M. Macron,
07:06qui avait été élu...
07:06Et vous n'en êtes pas les artisans,
07:08comme le dit Balibagayoko ou Olivier Faure ?
07:10Mais pas du tout,
07:11parce que déjà,
07:11les seuls partis politiques
07:12qui aujourd'hui identifient
07:13les Françaises et les Français
07:14ou les étrangers dans notre pays,
07:16selon leur couleur de la peau
07:17ou leur religion,
07:18c'est la gauche,
07:19malheureusement,
07:19qui parle de ça matin, midi et soir,
07:21tout le monde est résumé
07:22à son soi-disant ethnie,
07:23à sa soi-disant couleur de peau,
07:25à sa soi-disant religion.
07:26C'est une assignation résidence ?
07:27Bien sûr,
07:27ils assignent les gens à leur identité,
07:29c'est eux qui font campagne là-dessus,
07:30d'ailleurs,
07:30en trahisant de la gauche,
07:31puisque la gauche française,
07:32une fois plus,
07:32comme la CGT,
07:33quoi qu'on en pense,
07:34c'est une gauche universaliste,
07:36émancipatrice,
07:36on voit bien aujourd'hui
07:37que ces idéaux sont du côté
07:38du Rassemblement National
07:39et des Patriotes
07:40qui revendiquent la République,
07:42les idéaux républicains
07:43et quand même M. Macron
07:44qui a été élu deux fois
07:45pour faire ce disant
07:46barrage à la haine,
07:47malheureusement,
07:47la haine se déploie dans le pays
07:49sous Emmanuel Macron,
07:50qu'on n'a rien à faire.
07:51Je pense que Emmanuel Macron,
07:52ce sont des choses
07:52qui ne l'intéressent pas du tout
07:53à part lui-même
07:54et la seule haine
07:55qui intéresse...
07:56C'est un jugement de valeur.
07:56Oui, oui,
07:57c'est un jugement de valeur
07:58mais je pense qu'au bout de 10 ans,
07:59la seule haine
07:59qui intéresse M. Macron,
08:00c'est la haine
08:01qui lui est consacrée.
08:03CNews et Europe 1,
08:03nous sommes avec
08:04Jean-Philippe Tanguy.
08:05Revenons au discours
08:05de Marine Le Pen.
08:06Elle a hier
08:08voulu insuffler
08:09de l'espérance.
08:10Le thème,
08:11c'est la renaissance
08:11mais la réalité de ce pays,
08:13c'est qu'il est fracturé,
08:13Jean-Philippe Tanguy.
08:14C'est qu'il y a des casseurs,
08:15c'est qu'il retient son souffle
08:16chaque samedi,
08:17chaque jeudi
08:18parce qu'il va y avoir
08:19une manifestation le 5 novembre.
08:20Ce n'est pas un peu utopique
08:22de se dire que c'est la renaissance,
08:24qu'il y a une France apaisée
08:24qui est là,
08:25qui attend juste
08:27un coup de baguette magique ?
08:28Moi, je crois que la France apaisée,
08:34la concorde civile
08:35est d'isoler les casseurs,
08:36d'isoler les voyous,
08:37d'isoler les criminels,
08:38d'isoler ceux qui détestent le pays,
08:40qui détestent l'effort,
08:42qui détestent la France du travail,
08:43la transmission
08:44et de montrer
08:44qu'ils sont ultra minoritaires.
08:46Et parce qu'ils sont ultra minoritaires,
08:47ils peuvent être arrêtés,
08:48identifiés d'abord,
08:49arrêtés,
08:50mis en prison,
08:51faire payer la casse
08:53et s'ils sont étrangers,
08:54les expulser.
08:54Et la France,
08:55on en reviendra effectivement
08:56la douce France
08:57dont a parlé Marine Le Pen
08:58et que les gens savent
08:59à portée de vote,
09:00à portée de main
09:01parce que si vous retirez
09:04qui détestent tout
09:04et qui cassent tout
09:06et qui s'allient
09:07et qui dévisagent la France,
09:08la France est un beau pays
09:09avec des gens braves,
09:10courageux,
09:10regardez les forces de l'ordre
09:11qui tiennent le pays debout,
09:12les soignants qui se battent
09:13à l'hôpital,
09:14les enseignants qui font en sorte
09:15que nos enfants soient éduqués
09:17avec pas beaucoup de moyens
09:18et puis avec une autorité
09:19du ministère de l'éducation
09:20qui raconte n'importe quoi.
09:22Heureusement que la France est là.
09:23On peut parler des agriculteurs aussi
09:25qui traversent une année difficile
09:26et qui ne comptent pas
09:27leurs heures de travail.
09:28Marine Le Pen,
09:29elle a opposé aussi
09:29la France de la Renaissance
09:30à la Nouvelle France.
09:34Oui, mais c'est parce que LFI,
09:36M. Mélenchon,
09:37ouvre en fait ce combat civil,
09:40ce combat,
09:41cette opposition stérile
09:42entre, soit disant,
09:43une Nouvelle France
09:44et une ancienne France
09:45qui serait bonne à jeter,
09:46selon lui,
09:46avec des générations
09:47qui ne vaudraient plus rien,
09:49des générations anciennes
09:49qui ne vaudraient plus rien.
09:50Marine Le Pen l'a très bien dit.
09:52Nous, on n'est pas dans
09:52la France était mieux avant.
09:53On dit la France
09:54c'était bien avant,
09:55ce sera mieux demain
09:56et il n'y a pas à les opposer.
09:57C'est la transmission
09:58des générations,
09:59c'est la transmission
09:59de notre identité,
10:00c'est la transmission
10:01du patrimoine matériel
10:03et immatériel de la France.
10:04Nous, on célèbre cette France
10:06qui a plus de 1000 ans
10:07et d'ailleurs,
10:08à Orléans, évidemment,
10:09on a pensé à Sainte-Gène d'Arc,
10:11à cette jeune femme patriote
10:13qui a relevé le drapeau
10:15qui était bien abîmée
10:16et qui a cru que la France
10:17et qui a su
10:18et qui a cru
10:18que la France pouvait s'en sortir.
10:20Comparée par une de peine
10:20à Jeanne d'Arc,
10:20Jean-Philippe Tanguay ?
10:21Non, mais les Françaises
10:23et les Français
10:23qui croient à leur France,
10:24oui, sont comparables
10:25à Jeanne d'Arc
10:26et sont animées
10:27par cette flamme de Jeanne d'Arc
10:28qui est deux fois sainte,
10:29sainte sous l'Ancien Régime,
10:31sainte par la République.
10:32C'est quand même
10:33la seule personnalité,
10:34je crois,
10:34dans le monde occidental
10:35qui est à la fois reconnue
10:36par l'Église
10:37comme une sainte femme
10:37et par la République
10:38comme une héroïne nationale.
10:40Ce qui montre bien
10:41que l'identité française
10:42est à la fois laïque
10:43et chrétienne.
10:43De ce discours de Marine Le Pen,
10:45est-ce que vous avez été surprise
10:46en l'entendant promettre
10:47un gouvernement d'union nationale ?
10:49On a eu Louis Alliot,
10:50maire de Père Millan
10:50qui tend la main au LR,
10:51Éric Ciotti
10:52qui leur dit
10:52venez, rejoignez-nous
10:53les anciens républicains.
10:55Ça y est,
10:56vous êtes en train
10:56de faire l'union des droites
10:57que vous avez tant décriée,
10:58Jean-Philippe Tanguy ?
10:59L'union nationale,
11:01elle est au-delà de la droite
11:02mais contient la droite,
11:04les patriotes de bonne volonté
11:05qui veulent se battre
11:06pour le pays
11:06comme Éric Ciotti
11:07l'a fait en 2024,
11:10comme Nicolas Dupoignan
11:10l'avait fait en 2017,
11:12comme Sébastien Chenu,
11:13Franck Alizio
11:14viennent aussi de la droite
11:15et puis des personnalités
11:16qui viennent de la gauche
11:18comme Andréa Cotarac
11:19ou de la société civile
11:20comme Pascal Pira.
11:21Elle parle d'un gouvernement
11:22quasiment d'ouverture.
11:24De toute façon,
11:24il faudra faire un gouvernement.
11:25des ministres
11:26viendraient d'autres partis politiques
11:28qui avaient accession à l'Élysée ?
11:30Vous avez raison
11:30mais ça a toujours été
11:31l'esprit de Marine Le Pen.
11:32Déjà en 2022,
11:34elle avait démissionné
11:34du Rassemblement national,
11:35c'est Jordan Bardella
11:36qui avait pris l'intérim
11:37avant d'avoir été élue
11:39et réélue en bonne uniforme.
11:41En bonne et du forme, pardon.
11:4498, il a été réélu hier.
11:45Exactement,
11:46une très belle élection
11:46et je le salue
11:48et c'est la preuve
11:49de la confiance
11:50que le parti a aussi
11:51et Marine Le Pen
11:51dans Jordan Bardella
11:52qui a bien été confirmée
11:53Première ministre
11:53contrairement au
11:55comment dire,
11:55à une certaine presse
11:56qui ne cesse de faire campagne
11:57contre nous
11:57au lieu d'informer les Français.
11:58Ce qui est dommage
11:59parce que quand je lis ce matin
12:00un certain nombre d'articles
12:02qui racontent n'importe quoi
12:04au lieu de raconter le fond,
12:06par exemple,
12:06Le Monde a dit
12:07qu'on voulait supprimer
12:08la couverture
12:09maladie universelle
12:10qui n'existe plus d'ailleurs.
12:11Aujourd'hui,
12:11c'est la Puma
12:12pour les Français
12:13les plus précaires.
12:14on n'a jamais voulu
12:14la supprimer.
12:15Donc quand le journal de référence
12:16raconte absolument n'importe quoi
12:18dans un papier,
12:18le reste est à l'avenant.
12:19Tout est bon
12:20dans une certaine presse
12:21et je le regrette
12:21pour la qualité du débat public,
12:23pour salir le RN
12:24et pour surtout donner
12:25de mauvaises informations.
12:26Et donc j'appelle
12:27les Françaises et les Français
12:28à aller s'informer directement.
12:30Vous êtes aussi au passage
12:31arrivé en tête
12:31de l'élection samedi
12:32des 100 membres
12:33du Conseil national
12:34devant Louis Alliot,
12:35devant Sébastien Chenu
12:36qui sont des historiques du parti.
12:38Vous avez été surpris
12:39de cette popularité,
12:40Jean-Philippe Tanguy ?
12:40Oui, mais avec beaucoup d'humilité.
12:43Je remercie les militants,
12:44je salue tout le monde
12:44parce que nous,
12:45vous savez,
12:45on est à une troupe.
12:46Tout le monde se soutient.
12:48C'est pour ça qu'on est aussi,
12:49je pense,
12:49populaire aujourd'hui dans le pays.
12:51C'est que les gens sentent
12:51une vraie cohésion
12:53au Rassemblement national,
12:54autour de Marine,
12:55autour de Jordan Bardella.
12:56Une troupe,
12:56ça a une connotation armée ?
12:58Non, une troupe,
12:59ça peut être le théâtre.
13:00C'est un côté militaire en tout cas.
13:01Oui, c'est pas ce que je voulais dire.
13:02Je voulais dire un groupe.
13:04Troupe de théâtre.
13:05Oui, ça peut être
13:08de la fraternité.
13:09Il y a du compagnonnage.
13:11Il y a de la solidarité
13:12entre nous.
13:13Et c'est vrai que parfois,
13:14nos opposants
13:14ne comprennent pas trop
13:15comment fonctionne l'ERN.
13:17Eux qui sont toujours animés
13:18par les dissensions,
13:19les haines internes,
13:20les motions,
13:21les courants,
13:21tous ces trucs
13:22qui n'intéressent personne
13:23à part eux-mêmes.
13:24Nous, on est tous unis.
13:25Donc, évidemment,
13:26je remercie les militants.
13:29Mais, comment dire,
13:30on est tous
13:31dans le même bateau
13:31pour la France.
13:32Le mouvement lycéen,
13:33le président Emmanuel Macron,
13:34Jean-Philippe Tanguy,
13:35affirme qu'il y aura
13:36des annonces concrètes
13:37aujourd'hui pour les lycéens.
13:38On parle d'une refonte
13:39de Parcoursup,
13:41de l'ouverture de places
13:41à l'université,
13:42de manque de profs.
13:44Il y aura une conférence
13:45de presse dans l'après-midi.
13:46Et puis, il y a aussi
13:47le Premier ministre
13:47qui pourrait lâcher du lest
13:48sur le SMIC
13:49pour apaiser les syndicats.
13:51Il pourrait y avoir
13:51une revalorisation automatique
13:52dès le 1er novembre
13:53plutôt que le 1er janvier.
13:55Visiblement,
13:56ils ont compris
13:56qu'il y a urgence
13:57à lâcher du lest
13:57pour éviter que les scènes
13:59de violence
13:59ne se répètent indéfiniment.
14:01Mais si le programme
14:02pour l'éducation
14:03s'est annulé
14:03tout ce qu'ils ont fait
14:04depuis 10 ans,
14:05bon, écoutez,
14:05tant mieux parce que
14:05Parcoursup,
14:06ça ne fonctionne pas
14:07et qu'il faut que les profs
14:08soient déployés
14:09devant les élèves,
14:10évidemment,
14:10qu'il faudrait revoir
14:11la réforme du bac
14:12qui n'a pas du tout fonctionné,
14:13qui a beaucoup perturbé
14:14les agendas.
14:15Donc, tout ça,
14:15on y est favorable.
14:16Mais ça veut dire
14:16qu'encore sur ce sujet-là,
14:18la fin du macronisme
14:19va consister à annuler
14:21tout ce qu'ils ont fait
14:22et mal fait.
14:22Donc, en fait,
14:23c'est une fois plus
14:2310 ans pour rien
14:24avec Emmanuel Macron.
14:25Donc, le besoin de renaissance,
14:26y compris sur l'éducation
14:27avec Marine Le Pen,
14:28il est d'autant plus fort.
14:29Et sur les mesures sociales,
14:31c'est surtout qu'il faut
14:31libérer du pouvoir d'achat.
14:32Est-ce que vous demandez,
14:33on est d'accord sur le SMIC ?
14:34La revalorisation du SMIC,
14:35si c'est pour écraser,
14:37comment dire,
14:38les entreprises
14:38et le fait qu'elles ne peuvent pas payer,
14:39là, tous les commerçants
14:40qui ont vu leur vitrine fracturée
14:44qui ne vont pas pouvoir faire
14:45de commerce jusqu'à Noël,
14:47ils vont payer comment
14:47la hausse du SMIC ?
14:48Donc, les mesures de Marine Le Pen
14:50qui consistent à baisser la TVA
14:51sur l'énergie,
14:52sur les produits de première nécessité,
14:54ce qui renvoie
14:5520 milliards d'euros
14:56en taux de pouvoir d'achat
14:58aux Françaises et aux Français,
14:58c'est beaucoup plus efficace
14:59parce que c'est l'État
15:00qui fait des économies,
15:01un État obèse
15:02qui dépense beaucoup trop d'argent
15:03et qui redonne leur argent aux Français
15:05sans obéir les marges de manœuvre
15:08des petites entreprises.
15:09Moi, aujourd'hui,
15:10je ne sais pas comment vont faire
15:11pour payer plus
15:12les petites entreprises.
15:13Elles ne peuvent pas le faire.
15:14Je veux dire,
15:14entre les charges,
15:15elles aussi,
15:15il y a la crise de l'énergie
15:16pour les petites entreprises.
15:18Tous les dégâts qu'il y a eu,
15:19il y a quand même eu 4000 commerces
15:20qui ont été abîmés la semaine dernière.
15:21Combien encore est abîmé ce week-end ?
15:23Même s'il y en a moins eu,
15:24il y a eu des commerces encore abîmés.
15:25Parce que le dispositif
15:26des forces de l'ordre
15:27était absolument énorme aussi.
15:29Oui, oui, mais tant mieux.
15:31Mais moi, une fois plus,
15:32les forces de l'ordre,
15:33quand on leur donne des ordres clairs,
15:35elles font un travail remarquable.
15:36Mais je ne vois pas
15:37comment aujourd'hui,
15:37on peut augmenter le SMIC.
15:39On aimerait tous faire des gestes
15:42pour les Françaises et les Français,
15:43mais je crois que la baisse
15:43de la TVA de Marine Le Pen,
15:45elle est beaucoup plus efficace
15:47pour ceux qui sont au SMIC
15:48et aussi pour les classes moyennes
15:49et pour les retraités.
15:50Le projet de loi Casseur-Payeur
15:52qui est inspiré
15:53du casse-du-part de Gabriel Attal
15:54arrive demain au Sénat.
15:56Marine Le Pen a affirmé
15:57que la grande révolution
15:58ne serait pas de nouvelle loi
15:59mais de rétablir l'État de droit
16:00avec plusieurs items.
16:02Vous allez le voter,
16:03juste tout simplement,
16:04ce texte-là,
16:05Casseur-Payeur ?
16:05Ça vient d'une proposition
16:07de Marine Le Pen.
16:08Nous, on vote tout ce qui va
16:09dans le bon sens,
16:10même si ce n'est pas parfait,
16:11tout ce qui permet
16:12d'améliorer la protection des Français,
16:13tout ce qui permet
16:13de faire payer les voyous
16:15et le cacher,
16:16en s'ils sont mineurs,
16:17leur famille,
16:18supprimer par exemple
16:19les allocations familiales
16:20pour les familles
16:21qui ont des voyous
16:23récidivistes
16:23en leur sein.
16:25Nous, on est totalement pour,
16:26mais je dois dire
16:27qu'il leur manque souvent
16:28de courage
16:28et qu'entre les textes annoncés,
16:30les textes votés,
16:31surtout les textes appliqués
16:32ou pas appliqués,
16:33il y a de la marge.
16:34C'est pour ça qu'il faut voter aussi
16:35pour une personnalité courageuse
16:37comme Marine Le Pen
16:38parce que c'était le sens
16:39de ce que vous avez cité,
16:41à savoir,
16:41il ne suffit pas
16:42de re-voter des lois
16:43ou de voter toujours plus de lois,
16:44il faut faire appliquer des lois
16:45l'ordre public
16:46et il faut que les mesures
16:47soient suivies
16:48parce que les effets d'annonce,
16:50je pense que les Français
16:51en ont soupé.
16:51Mais l'État de droit allié,
16:52elle veut restaurer l'État de droit.
16:54À la fois, vous le décrivez
16:55et à la fois,
16:56vous voulez le restaurer.
16:57Voilà la cohérence.
16:58Parce que pour Marine Le Pen,
16:59l'État de droit,
17:00c'est un État qui assure la sécurité.
17:02Le premier droit
17:02des Françaises et des Français,
17:03c'est le droit à la sécurité,
17:05à l'intégrité physique,
17:06à la défense de son commerce
17:08ou de son patrimoine.
17:09C'est une justice
17:10qui fonctionne
17:10avec des moyens clairs,
17:12avec des moyens solides
17:13et qui peut appliquer des peines.
17:15Parce qu'un État de droit,
17:16c'est-à-dire que si vous êtes condamné
17:17à une peine
17:18et qu'elle n'est jamais appliquée,
17:18ce n'est pas un État de droit.
17:19C'est un État de droit des voyous.
17:21Et aujourd'hui,
17:22l'État de droit,
17:23c'est un slogan
17:23pour nos adversaires politiques,
17:25c'est un mantra.
17:25Mais quand il n'y a pas de place
17:26dans les prisons,
17:27quand il n'y a pas de peine appliquée,
17:29quand vous avez un code pénal
17:31qui prévoit plusieurs années
17:33de détention
17:34pour des voleurs,
17:35des pilleurs,
17:36des casseurs
17:36et qu'à la fin,
17:37ils se retrouvent
17:37avec quelques mois de sursis
17:39ou des travaux d'intérêt général,
17:41ce n'est pas l'État de droit,
17:42c'est l'État des voyous.
17:44Jean-Philippe Tanguy,
17:45il y a aussi la question
17:45de la crise financière
17:46qui menace la France,
17:48la dette dont on connaît
17:49le montant pharaonique.
17:50L'agence de notation Baudit
17:51a maintenu vendredi sa note
17:53de la France
17:54avec une perspective négative.
17:56C'est un soulagement pour vous ?
17:57C'est un simple sursis
17:58avant que le coup prenne tombe
18:00s'il doit tomber
18:00avant la présidentielle ?
18:01Comme patriote,
18:03on ne peut qu'être content
18:04parce que ça évite
18:05que les Français paient
18:06encore plus d'intérêt
18:07et que la situation soit dramatique.
18:08Donc moi,
18:10demandez une sanction de la France.
18:11Bien au contraire.
18:12Mais ce qui m'inquiète,
18:13c'est que les taux d'intérêt
18:14auxquels on emprunte réellement
18:15n'ont en fait plus de rapport
18:16avec les notations
18:17que nous donnent les agences.
18:19Donc moi,
18:19ce grand écart m'inquiète
18:20parce que ça veut dire
18:21que les agences
18:22accordent un traitement étrange,
18:24obscur
18:24au gouvernement français
18:26par rapport à la réalité
18:27des marchés.
18:28Donc moi,
18:28je ne suis pas pour la politique du pire
18:30donc je ne vais pas me appeler
18:31à sanctionner la France
18:32mais j'appelle
18:32nos compatriotes
18:33à la vigilance.
18:34Aujourd'hui,
18:35on emprunte au-dessus de 5%,
18:36ce qui veut dire
18:37que pour les marchés,
18:38on est mal noté en fait.
18:40Un dernier mot
18:41peut-être plus anecdotique,
18:42Jean-Philippe Tanguy,
18:43les paroles de la Marseillaise
18:44ont été modifiées hier
18:45lors d'un match de football
18:46américain
18:46au Stade de France.
18:48L'hymne avait été entonné
18:49lors de l'avant-match
18:50par la chanteuse franco-canadienne
18:52Ninja Tonji.
18:54Ça vous a surpris
18:55ce changement de l'hymne ?
18:57France unie ?
18:58C'est indigne,
18:59on ne touche pas
19:00à la Marseillaise,
19:01on ne touche pas
19:01à l'hymne d'aucun pays
19:02en particulier,
19:03l'hymne de mon pays.
19:04Un sang uni au lieu
19:06d'un sang impur.
19:06Mais oui,
19:07je pense aussi
19:08que ça démontre
19:09un manque de culture
19:10ou un manque de civisme
19:11parce que le sang impur
19:12dans la Marseillaise
19:14renvoie à la lutte
19:16du tiers-État
19:17contre les nobles
19:17puisque les nobles
19:18revendiquaient à sang pur
19:19contre le peuple français.
19:21C'est le peuple français
19:21qui revendique
19:22son propre sang
19:23et qui aussi répand
19:24le sang des ennemis
19:25de la Révolution
19:26et de la France
19:26qui n'a rien à voir
19:27sans doute
19:28avec le délire raciste
19:31à qu'elle pense cette dame
19:31parce que j'imagine
19:32que si elle a changé
19:33ses termes
19:33c'est qu'elle n'a pas compris.
19:34C'est raciste de dire
19:34juste le sang uni ?
19:35Non, je pense qu'elle n'a pas compris
19:36le sens de la Marseillaise
19:37et la Marseillaise
19:39a souvent été attaquée
19:39par la gauche
19:40sur ses paroles.
19:41Ce sont des gens
19:41qui ne comprennent pas
19:42le contexte historique
19:43de la Marseillaise,
19:44qui ne comprennent pas
19:45l'histoire de France
19:46et c'est un peu plus ironique
19:47parce que c'est un chant
19:48qui vient de la gauche,
19:49en tout cas qui vient
19:50de Révolutionnaire
19:56des gens qui ne connaissent
19:57pas l'histoire de France.
19:58Mais l'unification,
19:58la France a pésée,
19:59c'est bien ce que veut
19:59Marine Le Pen.
20:01Oui, mais ce n'est pas
20:01en s'agguissant l'hymne national
20:03qu'on va faire
20:03l'union nationale.
20:04Mais au contraire,
20:06modifier cette parole,
20:07vous verrez,
20:08si on l'interroge,
20:08je suis sûr que c'est
20:10parce que cette dame
20:11n'a pas compris
20:12ou a été désinformée
20:13sur le sens de l'hymne national
20:15et c'est aussi le problème
20:15aujourd'hui de beaucoup
20:17de désinformation
20:18sur la culture
20:19et l'histoire de France.
20:20On raconte n'importe quoi,
20:21comme par hasard
20:22aux Etats-Unis.
20:23Souvent,
20:23l'influence wokiste
20:25détourne l'histoire de France
20:26avec la vision américaine
20:27et la ségrégation
20:28et le racisme
20:29de la société américaine
20:30n'a jamais sali
20:31l'histoire de France.
20:32Merci Jean-Philippe Tanguys.
20:33C'était votre grande interview
20:34sur CNews et sur Europe 1.
20:35Bonne journée à vous.