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  • il y a 8 minutes
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez,était l’invité du Face-à-Face de ce lundi 26 octobre sur BFMTV et RMC. Il a notamment été interrogé sur la gestion des manifestations lycéennes des 17 et 24 octobre par le gouvernement et les forces de l’ordre.

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Transcription
00:00Vous avez parlé de l'ultra-gauche, il y a aussi eu des affrontements entre ultra-gauche et ultra-droite.
00:06On parle de Montpellier, Dijon, Nice, Nancy, Rouen, Tours.
00:10De quoi s'agit-il ? Et est-ce que ça veut dire que désormais, vous avez face à face,
00:15mais aussi face à vous,
00:17deux mouvances ultra-gauche, ultra-droite ?
00:19Je vais bien. D'abord, un point sur les trois villes où je vous ai cité, où les personnes ont
00:23été grèvement blessées.
00:24C'est dans le cadre d'actions de police, compte tenu d'un contexte d'extrême violence.
00:27C'est dans un contexte d'extrême violence.
00:29Je n'ai pas trop de doutes sur la proportionnalité de l'action policière, si jamais elle était à l
00:34'origine de ces blessures.
00:35Sur ce qui s'est passé, effectivement, nous savions, puisqu'il y avait des appels pour le 24 octobre, précisément,
00:42de nombreuses mouvances ultra-droites, pas mal d'identitaires, en fait, de la mouvance identitaire,
00:47ce qui est une mouvance ultra-droite, de nationalistes également,
00:50qui voulaient descendre dans les centres-villes pour protéger les commerces.
00:54Officiellement, évidemment, dans leur discours, enfin, c'est pas bien officiel, mais enfin, sur les réseaux sociaux,
00:59c'est ce qu'ils disaient.
00:59Donc, nous savions qu'ils risquaient de venir, effectivement, dans de nombreuses villes.
01:03Moi, dès samedi soir, il était porté à ma connaissance que ça avait été le cas à Nice, à Montpellier.
01:07On a vu des vidéos, puis les rapports me sont remontés, il y en a eu dans d'autres villes.
01:10Ce sont effectivement des groupes qui sont venus, en groupe constitué,
01:14principalement en réalité pour s'en prendre à la mouvance ultra-gauche,
01:16comme ils le font habituellement.
01:18Et les policiers ont pu constater, effectivement, des affrontements auxquels ils ont mis un terme.
01:22Je veux couper court à ces rumeurs.
01:24À aucun moment, évidemment, la police ne les a protégés.
01:27À aucun moment, ils n'ont travaillé en concertation avec des policiers et des gendarmes.
01:30Bien évidemment.
01:30Si vous répondez à ces rumeurs, c'est parce qu'elles ont été relayées,
01:34pas sous forme de rumeurs, mais sous forme d'accusations.
01:36Manuel Bompard, par exemple, le coordinateur de LFI, qui dit samedi sur Twitter
01:40« À Nice, toute manifestation était interdite, sauf, dit-il, pour les fascistes
01:44qui ont pu se balader en ville armés de couteaux et de barres de fer pour agresser les passants.
01:48Le ministre Nunez et le maire Ciotti les protègent-ils ? »
01:51Non, on ne protège personne, certainement pas.
01:53En tout cas, on applique les interdictions pour tout le monde.
01:56On a empêché des affrontements entre ces groupes.
01:58Les policiers et les gendarmes avaient une mission, c'était d'éviter les pillages
02:01et de mettre un terme aux exactions de la mouvance d'extrême-gauche.
02:03Vous savez qu'en police, en gendarmerie, quand on a une mission,
02:05c'est compliqué de se détourner de cette mission.
02:08Ils ont intervenu à de nombreuses reprises pour disperser,
02:11empêcher les affrontements entre l'ultra-gauche et l'ultra-droite.
02:13Et M. Thomas Porte, je peux l'informer d'une chose, c'est qu'à Nice, notamment...
02:17Député LFI ?
02:18Député LFI.
02:19À Nice, notamment, le groupe a été dispersé et on a 11 personnes d'ultra-droite
02:23qui ont été interpellées.
02:24Et qui sont en garde à vue ?
02:25Le procureur de Nice s'est saisi de la constitution de ce groupe
02:28parce qu'évidemment, il va y avoir des suites.
02:29Ils se sont constitués dans ce qu'on appelle un groupe de combat
02:32ou à tout le moins un groupe constitué en vue de commettre des violences.
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