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  • il y a 4 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:03La suite à 12h47 sur Europe 1, n'hésitez pas, vous réagissez au 01 80 20 30 9 21 pour
00:09réagir avec Christine Kelly sur Europe 1.
00:11Christine.
00:12Oui, il est 12h47, nous sommes avec Olivier Vial, directeur du Centre d'études et de recherche universitaire,
00:18rédacteur de la Lettre des Radicalités et Sabrina Medjeber en direct sur Europe 1.
00:23Je vais vous parler de ce qu'on a entendu à l'instant, le petit sonon que je vous ai
00:27fait entendre,
00:28Balibagayoko est invité de LCI hier soir et qui a réclamé l'interdiction de laisser les élus RN s'exprimer
00:35durant la campagne présidentielle.
00:37Comment réagissez-vous Olivier Vial ?
00:38En fait, on voit que sur cette question du racisme, la gauche et notamment LFI a épousé totalement une définition
00:45qui porte à confusion.
00:48En fait, il faut se rappeler que le retour de la race dans le débat public, c'est la gauche
00:53qui l'a porté.
00:54C'est la gauche notamment avec les études intersectionnelles.
00:56Et aujourd'hui, quand on utilise notamment l'accusation de racisme pour interdire le débat sur l'immigration,
01:04pour interdire plein de choses qui n'ont rien à voir avec le racisme, qui est pour le coup un
01:08délit,
01:08c'est l'idée qu'il n'existe plus de racisme à proprement parler, mais qu'il n'y a
01:12qu'un racisme systémique.
01:14C'est-à-dire que c'est la société qui fait ça.
01:16En faisant ça, ils ont fait deux choses.
01:17Un, ils sont en train d'amalgamer n'importe quel comportement en les accusant de racisme.
01:22Donc, c'est effectivement une porte ouverte à la censure.
01:24Et surtout, ils interdisent de, justement, s'attaquer au vrai racisme.
01:28Le racisme, c'est celui qui a un comportement et qui commet un acte de racisme.
01:32En l'occurrence, la personne qui tire, attrape, il est raciste.
01:36Mais quand on commence à accuser n'importe qui, n'importe quel élu du RN qui n'a tenu aucun
01:41propos de racisme,
01:42d'être raciste et de vouloir l'interdire, c'est quelque chose d'extrêmement idéologique.
01:45Et c'est d'autant plus idéologique qu'on voit bien que dans le cadre des élus LFI,
01:52être racisé, c'est d'abord une idéologie.
01:54Parce que si vous êtes black, si vous êtes...
01:56La question que j'ai envie de vous poser, Olivier Vial, c'est qu'être racisé,
01:59on l'entend bien, effectivement, parce que depuis plusieurs temps,
02:02plusieurs années, on voit à quel point la gauche met en avant ce côté,
02:10cette racialisation de la société.
02:11Est-ce que pour autant, je veux dire, ça explique le racisme ?
02:17Comment est-ce que ça explique le racisme ?
02:18Il y a deux choses.
02:19C'est un racisme extrêmement idéologique.
02:22Parce que, je vous disais, par exemple, être racisé pour eux,
02:25n'importe qui n'est pas racisé.
02:27Si vous êtes un policier noir, vous n'êtes pas racisé.
02:30Vous n'êtes pas ce que vous.
02:31En fait, c'est d'abord adopter l'idéologie de la victime.
02:34Et donc, si vous n'êtes pas dans cette logique-là,
02:36effectivement, pour eux, vous êtes disqualifié.
02:39Et en quoi ça explique le racisme ?
02:41C'est une lecture qui empêche la politique,
02:44puisqu'elle devient simplement identitaire.
02:46Quand vous accusez n'importe quelle chose d'être d'abord une question raciste,
02:49ça veut dire que vous ne pouvez pas négocier.
02:51C'est quelque chose que vous devez combattre.
02:52Et donc, c'est forcément un ferment de violence,
02:55puisqu'on interdit toute forme de débat,
02:57toute forme d'argumentation,
02:58puisque c'est identitaire et plus du tout politique.
03:00Olivier Vial sur Europe 1, c'est vrai qu'on entend régulièrement des élus,
03:05les filles, par exemple, qui sortent trois mots,
03:08extrême droite, racisme, je ne sais plus quoi.
03:11Dès qu'on dit ça, tout de suite, on est anesthésiés.
03:13On ne peut plus avoir de débat.
03:14On a Estelle qui nous appelle de Gironde.
03:16Et Frédéric, bonjour Estelle, dites-nous tout.
03:19Bonjour.
03:20Bonjour Estelle.
03:22Écoutez, oui, moi, je voulais réagir à ces propos,
03:24parce que c'est vrai que je trouve toujours qu'il y a deux poids, deux mesures.
03:27Et je suis ravie que les filles et Mathilde Panot, hier,
03:30soient attrapes pour dire, justement, que les mots ont un poids,
03:34mais ça n'a pas de poids quand c'est par rapport aux forces de l'ordre
03:37ou quand c'est par rapport, voilà, à des...
03:40Très bas de remarque.
03:42Oui, du coup, c'est ça qui me dérange.
03:44Quand on dit la police tue, ils ne se sentent pas responsables.
03:47C'est ce que vous voulez souligner, par exemple.
03:48Oui, c'est ça, exactement.
03:50Et quand ils appellent à la désobéissance,
03:51et qu'aujourd'hui, là, on voit qu'il faut manifester,
03:54quand un congrès, je veux dire,
03:56comme le disait justement votre intervenant juste avant,
03:59tout l'URN n'a pas des propos racistes.
04:01Et il faut évidemment condamner ceux qui ont des propos racistes.
04:04Et ça, c'est une évidence.
04:05Tout l'URN n'a pas des propos racistes.
04:08Je ne sais pas.
04:09Je ne connais pas non plus des l'URN qui ont des propos racistes.
04:12Je ne sais pas.
04:12Non, mais il y a eu certains trucs qu'on ne peut pas nier.
04:16Il y a des choses un peu border, quand même.
04:18Et après, il faut quand même avoir deux poids, deux mesures.
04:21Mais il faut évidemment avoir des actions
04:23contre les propos qui ne sont pas tenables,
04:25mais autant à droite qu'à gauche.
04:28Parce qu'appeler à la désobéissance,
04:30quand vous avez des vidéos d'adolescents
04:31qui coursent des policiers en hurlant « Tuez-les ! »,
04:35ben oui, les mots ont un poids.
04:37Et donc, quand on appelle à la désobéissance,
04:39c'est ce que ça donne.
04:41Et donc, effectivement, moi, ça me fait peur.
04:44Et aujourd'hui, tout le monde parle des gens
04:46qui quitteraient le pays si l'URN passe.
04:48Déjà, si l'URN passe, c'est un suffrage universel.
04:50Donc, ça veut dire que la majorité du pays
04:51pense comme ça, quand même.
04:54Moi, c'est si l'extrême-gauche passe.
04:56Mais on est au stade où il y en a qui se disent
04:57qu'ils quittent la France si l'URN passe.
04:58Il y en a qui se disent qu'ils quittent la France
05:00si l'FI passe.
05:00Et on est à cette polarisation
05:02que soulignait Sabrina Medjiburl il y a quelques instants.
05:04Exactement.
05:04Merci beaucoup, Estelle.
05:05Et les gens oublient qu'il y a un entre-deux.
05:06Et qu'il y a un entre-deux, il faut le rappeler.
05:09Et bien sûr, bien sûr qu'il y a de la nuance, bien sûr.
05:11Merci de nous avoir appelé de la Gironde, Estelle.
05:14Merci beaucoup qu'il rappelle ce slogan
05:16« La police tue »
05:17et que là aussi, il faut souligner
05:20la dangerosité de ses propos.
05:22Frédéric, vous nous appelez de l'Essonne.
05:25Oui, c'est ça. Bonjour à tous.
05:26Et vous voulez réagir au propos de Bali Bagayoko.
05:29C'est ça. Je suis un peu écureux
05:31puisqu'il n'arrête pas de tenir de tels propos.
05:35Comment peut-on accepter encore d'interdire aux gens du RN de parler ?
05:44Ce n'est pas possible.
05:45Il appelle à la violence.
05:48Ils sont plus racistes que les élus du Rassemblement national.
05:52Je ne comprends pas cette façon.
05:55Qu'est-ce qui vous fait dire qu'ils sont plus racistes
05:57que les élus du Rassemblement national, Frédéric ?
06:01Il y a plusieurs faits.
06:04À chaque fois qu'il y a quelque chose,
06:07c'est un problème de racisme.
06:08On n'arrête pas de traiter les élus du RN de fachos.
06:12Mais pour quelle raison ?
06:13Pour quelle raison ?
06:15Où est le fascisme ?
06:16Quelle est la définition du fascisme aujourd'hui ?
06:20Comment osent-ils traiter des gens de fascisme ?
06:23Je veux juste essayer de comprendre comment peut-on accepter
06:27et comment la justice, je ne sais pas, n'intervient pas.
06:31On ne peut pas laisser dire des gens de chez LFI
06:35que le RN est fasciste
06:38ou que les élus sont des fachos
06:41ou que les sympathisants sont des fachos.
06:44De quel droit emploie-t-il ces termes-là ?
06:47Et pourquoi la justice n'intervient pas ?
06:50On a laissé faire.
06:51Comme la police, tu nous disais,
06:52notre précédente interlocutrice.
06:54Merci beaucoup Frédéric
06:55d'avoir appelé en direct sur Europe 1.
06:58Notre émission s'achève.
06:5910 secondes, Sabrina Medjébert pour le mot de la fin.
07:01Et 10 secondes, Olivier Vial.
07:03Je vais citer Pasolini.
07:05L'antifascisme d'hier,
07:07le fascisme d'hier est devenu l'antifascisme d'aujourd'hui.
07:10Voilà, c'est ça.
07:10C'est-à-dire le racisme à géométrie variable,
07:13les indignations à géométrie variable.
07:14En effet, comme l'a souligné Olivier,
07:18il y a en effet, simplement dans certains,
07:21la perception que le racisme serait ontologiquement
07:24l'émanation de la population blanche,
07:26en occultant également le racisme intracommunautaire
07:29qui existe, entre autres.
07:31Donc il faudra en parler pendant des heures de ce sujet.
07:34Sabrina Medjébert en direct sur Europe 1
07:35que l'on va retrouver mercredi
07:37pendant l'absence de Gabriel Cluzel.
07:39Olivier Vial, quelle serait votre conclusion peut-être
07:42de cette émission lorsqu'on entend ces auditeurs
07:45qui nous ont témoigné de ce qu'ils vivent
07:48et comment ils ressentent effectivement la société aujourd'hui ?
07:50C'est qu'effectivement, on voit qu'il y a une inquiétude
07:52qui est normale vis-à-vis de cette tension,
07:53mais que cette tension, elle n'est pas spontanée.
07:56C'est que quand on a décidé de faire de la conflictualisation,
07:58une stratégie,
07:59eh bien, on a les fruits de cette conflictualisation
08:02et malheureusement, ce sont des fruits qui sont très amers.
08:05Merci beaucoup de faire de la conflictualisation,
08:08une stratégie.
08:10Bonjour ma chère Clélie, quel est le programme aujourd'hui ?
08:13Bonjour Christine, bonjour à tous.
08:14Europe 1 Info, dans quelques instants,
08:15évidemment, on va revenir sur les propos d'Emmanuel Macron,
08:18le gouvernement qui respire après ce samedi,
08:20qui s'est relativement bien passé,
08:21mais il a reconnu un manque d'anticipation pour le précédent.
08:25On en parle, on en débat dans Europe 1 Info.
08:27Et cet après-midi à 14h30,
08:29les lycéens en rendez-vous avec Sébastien Lecornu.
08:31Vont-ils supprimer Parcoursup ?
08:33C'est une question personnellement que je me pose.
08:36On suivra tout ça.
08:36Non surtout, demain, exceptionnellement,
08:38à 10h sur Europe 1.
08:40Demain, mardi, rendez-vous à 10h sur Europe 1
08:43pour Christine Kelly et vous.
08:44Merci Sabrina, merci Olivier.
08:45Merci Christine.
08:46Excellent journée.
08:47Merci Christine.
08:48A demain de 10h à 13h sur Europe 1.
08:50Et vous pouvez bien sûr prendre la parole
08:52demain entre 10h et 13h au 01-90-20-39-21-12h56.
08:58Excellente journée sur Europe 1.
09:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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