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« Trimarans Ultim, au-délà des limites» raconte des destins et des aventures humaines hors du commun dans l’univers très fermé de la course au large à travers l’un des bateaux les plus rapides du monde : le trimarans ACTUAL ULTIM 4. Durant une année nous avons suivi la renaissance de l’un de ces 5 bateaux qui rivalisent, telles des « Formule 1 » des mers, sur des courses mythiques ou le dépassement de soi est la valeur première. Retrouvez l'épisode 2 : première épreuve, la course de la Fastnet.
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SportTranscription
00:00Sous-titrage Société Radio-Canada
00:08Allo Sandrine.
00:10Coucou.
00:12Bravo, nickel.
00:13Super.
00:14Juste un petit truc rapide.
00:16Ouais.
00:16Sur les 24 heures ultime,
00:19il y a toi et Julien,
00:21est-ce que tu auras quelqu'un d'autre sur le bateau ?
00:23Non, non, non.
00:23On se t'ait dit que non, non, non.
00:25Voilà.
00:26Ouais, ça marche.
00:27Allez, ciao, ciao.
00:30Là où je suis le mieux, c'est en mer,
00:35que ce soit en équipage ou en solitaire.
00:38Quand il n'y a pas de contraintes terrestres
00:40et les contraintes maritimes ne me dérangent pas du tout.
00:43Je ne prends pas ça comme de la contrainte,
00:46comme du devoir ou des choses, des tâches à réaliser.
00:51Et ouais, c'est sûr que non, non, en mer, je me sens bien.
00:56Ça a l'air de se dessiner la semaine prochaine.
00:58On navigue mercredi, jeudi.
01:00Ah oui, vous partez mercredi jusqu'au jeudi, quoi ?
01:02Ouais.
01:03Et le jeudi matin des deux jours,
01:05on manque imago l'écho.
01:06Jeudi matin.
01:07Ah oui.
01:33Ah oui.
01:36ça nous arrive, ça arrive aussi à la concurrence.
01:39En tout cas, il ne faut pas se morfondre.
01:44Encore avec.
01:55Après avoir fait la qualif de Anto et Julien pour la Transat Café Lorre…
02:02Qualifié !
02:03On choose de fait.
02:04Le jalon suivant pour nous, c'est les 24 heures ultimes.
02:11Avant les 24 heures ultimes, on doit mettre le bateau au top de sa perte.
02:17Le mieux le bateau sera préparé pour ces 24 heures ultimes,
02:20plus Anto et Julien seront à même de faire une performance,
02:24et plus nous, on se rassure aussi sur la préparation de la Transat Café Lorre.
02:30Et donc du coup, nous, sur tout ce mois de septembre,
02:32on se concentre vraiment sur cet événement-là.
02:44On a en fait trois choses à faire à bord du bateau.
02:48On a une baume à réparer.
02:51On a un foil à réparer.
02:54Et on a une aile de ray de dérive
02:57à repeindre.
02:59C'est trois opérations qui prennent du temps,
03:02qui mobilisent le bateau,
03:03parce qu'on démonte la baume, on démonte le foil,
03:05on démonte la dérive,
03:06le bateau ne peut plus naviguer.
03:08On la pose, on mettra les deux barbattes là.
03:10On la pose là.
03:12On passe le bas au vent, une gale.
03:14Et après, on la translate sur le ponton
03:17et sur ses berres.
03:18Environment 5.
03:19Ce sera bien.
03:21La pose de mini avait été courtée, je pense.
03:24On fait un petit essai.
03:26On va lâcher le équipe.
03:27Fais gaffe à toi, Renan.
03:29La dépose de la baume, c'est vrai que c'est un objet
03:32qui est aussi hyper imposant,
03:34parce qu'il fait quelques centaines de kilos
03:35et il mesure quasiment 12 mètres de long.
03:42C'est impressionnant.
03:43Mais par contre, vu qu'on est uniquement dans l'air
03:45et qu'on a le mât quand même qui peut nous aider
03:47à faire avec des drills, à apporter la baume,
03:50c'est une opération qui est impressionnante
03:51mais qui est assez simple finalement.
04:01Si on veut comparer un ultime à une Formule 1,
04:04il faut se dire que tout le train de pneus,
04:06de suspension, ça va être nos apprentis.
04:07parce que ça nous permet de diriger le bateau
04:09et aussi de le rendre maniable dans de la mer,
04:12qu'il y ait des vagues, qu'il n'y ait pas de vagues.
04:14Par contre, pour la puissance du bateau,
04:16le moteur du bateau, ça va vraiment être tout son gréement,
04:19donc le mât, la baume.
04:21Si jamais la baume venait à la casser,
04:23c'est vraiment une perte de puissance
04:25qu'on ne peut pas se permettre d'avoir sur une course.
04:28Donc on va le réparer.
04:31On va aller vers la gauche dès qu'on peut.
04:34Dès qu'on peut, il faut tenir la porte.
04:40Évidemment, on doit avoir un moteur à 100% de sa perf
04:43et dès qu'il y a un problème sur les éléments du moteur,
04:47en l'occurrence la baume,
04:48on doit le réparer pour être sûr que la baume soit à 100%
04:51de sa performance et de sa fiabilité.
04:55Il y a tout sauf le Powerbat.
04:56Non.
04:59Deux, trois.
05:01Non, c'est pas mal.
05:02Ok.
05:02On peut cingler ?
05:03Oui, on peut cingler.
05:10La suite après, ça va être préparer la chute du foil.
05:14On décide de déposer le foil et la dérive du bateau
05:18pour pouvoir travailler dessus.
05:22On sait que les navigations abîment la surface
05:25des appendices.
05:26Et pour avoir une performance maximum,
05:29il faut que ces surfaces-là soient les plus propres possibles,
05:32autant en termes de surface qu'en termes de peinture.
05:35Et pour ça, on a besoin de beaucoup de temps
05:36pour faire cette préparation de surface-là.
05:39Ok.
05:40Est-ce qu'on commence à essayer de la verticaliser ?
05:42Oui.
05:43Bon, on y va.
05:44Alors du coup, Régis ?
05:48Sur une manutention d'appendices,
05:50généralement, on est cinq à graviter autour du bateau
05:53et on a un plongeur.
05:54Donc ça fait six personnes à mobiliser.
05:57Tu peux aller plus vite.
05:58Plus moi qui coordonne tout l'ensemble.
06:02De toute façon, l'idée, la housse du Flettner,
06:04tu la mets à plat sur l'eau
06:05et puis c'est en montant la dérive
06:07qu'elle va se coller dessus.
06:08Voilà, tu la mets à cheval sur le truc et hop !
06:11Super.
06:11L'idée de cacher les appendices,
06:13c'est de ne pas dévoiler notre stratégie
06:15de forme d'appendices aux autres équipes
06:18et donc du coup, de conserver ce secret
06:19sur quels compromis on a été chercher
06:21sur les formes hydraux de notre dérive.
06:25C'est là où se concentre un peu
06:27tout le secret de l'innovation et de la technologie.
06:30Donc plus on protège ces appendices,
06:33plus on garde de l'avance sur ses concurrents.
06:41Vous pouvez se faire ramener le croc ?
06:42Allez-y.
06:43Il y a un qui fera quatre ?
06:45Déposer la dérive du bateau,
06:46c'est une opération délicate pour plusieurs aspects.
06:48Déjà parce que c'est un appendice qui est lourd,
06:51qui fait plusieurs centaines de kilos.
06:52Vous ne restez pas en dessous de la dérive ?
06:54Le deuxième point, c'est que c'est un appendice qui est sensible,
06:57qui est déjà fragile.
06:58Du coup, on n'a pas envie ni de la faire tomber,
07:00ni de la cogner quelque part,
07:01sinon ça va nous racheter du goulot.
07:05Oh putain, elle est… c'est bourre hein !
07:08Je peux avancer encore un tout petit peu ?
07:13Ça devient comme ça ?
07:16C'est le bon moment pour finir la manœuvre.
07:19C'est le grand qui arrive.
07:23Et le feuille est encore plus lourd,
07:24il est encore plus imposant.
07:26Ouais, je le tiens plus là.
07:27Tu l'as Erwann là-haut ?
07:28Je l'ai.
07:29Donc on risque encore plus de se blesser
07:30si jamais il y a une mauvaise manip
07:32ou une mauvaise communication.
07:35Ok, j'arrête de lever.
07:36Ouais.
07:36Je pivote.
07:39Ok, je l'ai.
07:41Ok, tu peux descendre là ?
07:44Pour réaliser le travail qu'on a à faire sur le foil et la dérive,
07:47on va s'installer dans notre chantier à la Trinité-sur-Mer.
07:56Faites gaffe au bout les gars, tu peux avancer.
07:59On va repréparer la surface.
08:02Donc du coup, poncer les zones qui ont pu être abîmées
08:04pendant le Fastnet ou les qualifications.
08:07Ils ont pris une bouée de casier,
08:09ça s'est enroulé.
08:10Du coup, le glute, il a cisaillé la carbone
08:13et la bouée, elle est venue appris dessus,
08:14donc elle a pété le bord de fuite.
08:17On sait que plus la surface est lisse,
08:19le meilleur elle se comporte dans l'eau.
08:21Et puis même psychologiquement pour Manteau,
08:22de savoir qu'il a les meilleurs appendices,
08:25les mieux préparés de la terre,
08:26ça lui permet psychologiquement d'aller plus vite aussi.
08:31Ouais, c'est de la vase.
08:32Il y a un côté où on s'en veut un peu,
08:34d'avoir abîmé ou cassé le bateau,
08:36même si on sait pertinemment que c'est pas de notre faute.
08:40Et on pose.
08:43Faites gaffe pour le carénage.
08:44Qu'on décale, si on le décale un peu.
08:47Ouais, je connais.
08:48Ok.
08:50C'est dur de rentrer de la navigation
08:52et dire voilà, le bateau est cassé,
08:53maintenant il faut le réparer.
08:55Donc si on peut être là et on peut le faire,
08:57et partager ces moments-là avec l'équipe,
09:00je pense que c'est important.
09:07Ça va, bienvenue.
09:09Ce qu'on va faire à la baume,
09:10c'est vraiment une réparation en profondeur
09:12de la fissure qu'on a trouvée.
09:15Et à la limite, on peut enlever les esquettes.
09:17Ce qui va permettre de mettre juste
09:18ce qu'il faut en carbone et en résine
09:20pour faire une réparation
09:21et pas plus pour pas transporter du poids pour rien.
09:24Il prend avec le portail.
09:25Ça va pas bien.
09:26C'est l'expression, là.
09:27Hein ?
09:28Ouais.
09:42Quand on passe 10 jours sans naviguer,
09:43c'est pas forcément long,
09:44parce qu'il y a toujours quelque chose à faire
09:46pour éviter d'avoir la sensation de perdre du temps.
10:02On profite du temps qu'on consacre à réparer le bateau
10:05et à le préparer pour utiliser en fait un partenariat
10:09que le groupe a avec le Stade Toulousain.
10:10Allez, on fait le dernier repas de camp !
10:13Pour essayer de comprendre la manière
10:14dont ils entraînent leurs sportifs
10:16et voir comment est-ce que nous,
10:17on pourrait adapter cet entraînement à nos skippers.
10:20Donc, on crée ce déplacement avec Anthony et Julien à Toulouse,
10:24aux côtés des équipes du Stade, aux côtés d'Hugo Mola.
10:26Ça va ?
10:28Salut, ça va ?
10:29C'est ravi.
10:30Alors, je coupe le demi-heure-vous.
10:32Hugo Mola, c'est une figure du rugby français.
10:35D'être accueilli dans les locaux du Stade Toulousain, ça marque.
10:38Donc, on essaie de défendre collectivement
10:40de manière à ce qu'on ne soit pas justement mis à la force.
10:44Et voilà, hop, on est pris.
10:51On accède à la pelouse.
10:53Les joueurs sont en train de s'entraîner.
10:54On voit le niveau d'intensité.
10:56De se retrouver avec des joueurs plutôt stars.
11:00Nous, en tant que marins, on est assez peu starisés.
11:03Le rugby, ils sont quand même très présents médiatiquement.
11:06Donc, on croise des joueurs qu'on est habitués
11:08plutôt à suivre derrière la télé.
11:13L'idée, c'était surtout de se mettre dans un environnement
11:15où finalement, ils allaient pouvoir regarder
11:18comment ils y rendaient possible leur victoire
11:21et comment ils cultivaient cette excellence.
11:23On va très, très loin dans le détail.
11:25On essaye en tout cas d'aller très loin dans le détail.
11:28Donc là, notre aimer...
11:29Dans cet objectif de performance et de monter en gamme,
11:32l'un des enjeux aussi était de réfléchir à savoir
11:34comment est-ce qu'on peut améliorer la qualité de préparation sportive
11:38de nos skippers.
11:40Est-ce que vous êtes à 100% prêt pour vous entraîner ?
11:43Est-ce que vous avez des courbatures ?
11:44Est-ce que le dodo s'est bien passé ?
11:46On a plein de questionnaires aussi pour les joueurs, pour le staff.
11:50C'est super intéressant d'échanger avec Saad,
11:53qui est responsable du pôle data au Stade Toulousain.
11:57Eux, la performance est essentiellement humaine
11:59et donc ils instrumentent leurs joueurs
12:02pour connaître leur état de santé, leur état de performance.
12:05Ça m'a toujours intéressé la data
12:07pour essayer d'améliorer tous les process de la performance.
12:10Et les objectifs souvent, c'est comme vous, c'est la victoire.
12:13Là, c'est vraiment eux, les joueurs, qui sont au cœur de cette analyse.
12:16Et tu as fait un par un, un petit bilan,
12:19où tu discutes avec eux.
12:20Donc je sors cinq ans, six ans, ce que j'ai donné.
12:22Le déplacement, l'explosivité, le poids de corps,
12:25le temps de jeu, les blessures...
12:27C'est le mec qui connaît le mieux tous les joueurs d'iClub.
12:30Je ne sais pas si je connais le mieux,
12:32mais on essaye d'avoir le max d'infos possibles
12:34pour justement avoir des prises de décisions objectives.
12:37Nous, aujourd'hui, la data, elle est focus surtout sur notre machine.
12:41C'est notre bateau qui est connecté.
12:43C'est la machine, notre outil de travail.
12:45Et pas du tout nous.
12:47C'est vrai qu'il y a très peu d'études sur les marins,
12:50sur ce qu'on vit,
12:52comment notre corps humain vit une course au large.
12:56On n'a aucune donnée là-dessus.
12:59Fréquences cardiaques, sommeil, fréquences inspiratoires...
13:03On le mesure en perso avec la montre,
13:06mais pas vraiment sur l'eau, non.
13:08On analyse aussi un petit peu nos cycles de sommeil de temps en temps.
13:11On a dû le faire.
13:12J'ai dû le faire en 20 ans.
13:13J'ai dû le faire deux fois.
13:15Et puis surtout, on ne s'échoque pas du tout.
13:17Tu peux dormir.
13:18Et puis là, tu as une arme qui sonne
13:19parce que c'est le vent qui change de direction fortement.
13:23Dans l'instant, tu te mets à mouliner et tu as une demi-heure de colonne.
13:27Et il y a froid.
13:28Il y a raison de plus que vous, on y doré à vous.
13:31Oui, justement pour voir.
13:32On a pu échanger sur des tas de domaines sur lesquels on fait vite un parallèle avec notre sport à
13:38nous.
13:38Il y a une passerelle évidente dans la performance humaine d'aller apprendre des choses sur les organismes des marins.
13:47Quand on rentre sur la pelouse, on s'engage.
13:49Quand on monte sur le bateau, on switch et on s'engage.
13:52Et ce passage au Stade Toulousain, il m'a fait prendre conscience que pour démarrer les courses, démarrer les transats,
13:58il fallait penser un peu à rugby et dire qu'il n'y a pas de round d'observation.
14:02Au coup d'envoi, il faut directement être dans l'engagement.
14:05Il faut s'y être conditionné avant mentalement.
14:16Et nous, on s'est dit comment est-ce qu'on peut s'appuyer sur le Stade Toulousain, sur leur
14:20expérience,
14:21pour accompagner Julien et Anthony dans cette orientation de performance.
14:25Comment est-ce qu'on va les entraîner eux ?
14:27Et comment est-ce qu'on peut s'appuyer sur ce qui se fait le mieux aujourd'hui dans le
14:30monde du rugby,
14:31en l'occurrence avec le Stade Toulousain ?
14:33Bien !
14:36On s'arrête là !
14:50Au départ de la Trinité, pour Lorient, qui va être le port d'accueil pour les 24 heures ultimes,
14:55on peut se dire que le bateau est checké, en tout cas à 95 %.
14:59L'équipe fait un travail super sur tous les aspects du bateau,
15:03et donc toutes les armes sont peaufinées pour batailler sur ces 24 heures ultimes.
15:08C'est parti !
15:15Les 24 heures ultimes, c'est un peu le warm-up de la grande course qui suit,
15:19en l'occurrence la Transat Café L'Or pour cette année.
15:22On va faire un petit brief pour le...
15:24Juste pour répéter la procédure de sauter à l'eau de départ,
15:27parce que c'est toujours quand on est nombreux qu'on fait des bêtises.
15:31En course au large, ça serait un peu exagéré de dire qu'on gagne la course sur le départ.
15:36Probablement non, mais la perte, oui.
15:38C'est important de répéter pour que Antho et Julien soient les plus rassurés possible sur notre capacité à prendre
15:44en main le bateau.
15:44Et du coup, plus on répète, plus on est à l'aise, et plus on est dans une atmosphère qui,
15:49je ne vais pas dire cool,
15:51mais dans une atmosphère rassurante et sereine.
15:54Et on refera pareil le jour de la 24h ultime.
15:59Comme ça, on aura déjà fait deux fois cet exercice dans la semaine.
16:02Et puis ça nous permettra d'entre nous en discuter la semaine prochaine pour qu'est-ce qu'on aurait
16:06pu faire mieux.
16:07Comme dans tout sport de haut niveau, on passe beaucoup de temps à répéter,
16:10et l'exercice du départ qui est très spécifique, ça fait partie des gammes qu'il faut répéter.
16:14Bah c'est parti.
16:17Vas-y, pousse, pousse, pousse, pousse, pousse, pousse, pousse. Marche avant, Ronan.
16:20Il n'y a rien de mieux que de le faire en grandeur nature pour être sûr que ça matche
16:24bien.
16:25Top devant, on peut pousser derrière ?
16:28Ok, trop bien, parfait les autres. On peut même se décrocher si on veut.
16:34On va vers ce qu'on attend avec Antho, c'est-à-dire de la confrontation.
16:38On sait qu'on est jeune en termes d'entraînement et de navigation par rapport aux autres avec le bateau.
16:43Ce serait certain, mais en tout cas, on a l'envie, on a l'envie de bien faire.
16:53On fait une fausse ligne de départ avec une bouée dans la baie de Quiberon
16:57et avec le sommet rigide qui a rejoint après, qui fait l'autre comme si c'était un vrai départ.
17:06Antho et Julien, ils sont vraiment déjà dans la stratégie du départ.
17:11Donc du coup, nous, on va les soulager de toute cette partie de préparation technique du bateau.
17:18Ce sera à foil pour le départ.
17:21On peut mettre le chariot à moins un pour l'instant, Papo ?
17:23Ouais.
17:24Les répétitions, elles servent pour Antho et Julien de déterminer quel timing, quelle distance, quelle position par rapport à la
17:32ligne.
17:32Pour info, un mille de la ligne à 15 nœuds, c'est deux minutes.
17:36Et ça ne peut pas faire l'objet de cafouillages le jour J, donc il faut répéter.
17:42Entre 10 et 20 minutes avant le départ, là, Antho et Julien reprennent les rênes du bateau.
17:48Bonne heureuse !
17:50Bonne heureuse !
17:51Et c'est là qu'on va quitter le bord avec un bateau qui en confie pour le départ.
17:56Ok, on est synchronisés sur le timing ici, Antho ?
18:00C'est tout de suite ! C'est tout de suite !
18:02C'est Papo, c'est tout de suite !
18:04On a dit, on débarque à 10h30, il est déjà à 8h30.
18:07Ça fait déjà deux minutes que…
18:08Donc la partie entraînement départ, ça se passe bien à ceci près que le matin, on a découvert que nos
18:16combis sèches qu'on était censés mettre pour sauter à l'eau.
18:19L'école latex était dégradée avec le temps, donc on n'a pas testé les combis sèches.
18:25Donc on a fait toute la simulation, mais en débarquant sur un semé rigide de façon classique.
18:32Et puis là, t'as Antho et Julien, qui sont tous les deux tout seuls à bord, qui manœuvrent pour
18:38partir lancer sur notre ligne de départ.
18:43On est encore à plus de 1000 mètres de la ligne, il faut se rapprocher un peu.
18:47Une fois que t'as accéléré, si tu fais un gros verreouet pour gagner deux sous ?
18:52On est à une certaine distance de la ligne, il va falloir le lancer à pleine vitesse et il faut
18:55qu'on ait une bonne vision du temps que ça va prendre pour arriver ni trop tôt ni trop tard.
18:59On est à 1400 mètres de la ligne.
19:0625 secondes.
19:0825 secondes, on est à 180 mètres de la ligne.
19:125, 4, 3, 2, 1, top.
19:17Et on coupe la ligne maintenant.
19:21On est pile gain.
19:22Pour moi, on coupe vraiment super franchi du timing, donc c'est bien ce qu'on voulait pour vraiment ajuster
19:28notre lancée.
19:34Donc la partie entraînement, ça se passe parfaitement bien.
19:38Antho et Julien coupent la ligne virtuelle au top.
19:42Et juste après, ils s'arrêtent.
19:44On les rejoint avec les sumets rigides.
19:46On embarque à bord les quelques équipiers qui vont faire la navigation jusqu'à Lorient.
19:54On se retrouve à Lorient ?
20:02Au moment où le bateau repart, au moment de redérouler le gennaker, ça ne marche pas.
20:10On a un bout qui se coince et qui bloque un peu le déroulé de la voile.
20:15Et là, ça a fait crack, c'est ça ?
20:19Ça me fait plaisir.
20:21Là, la guette, j'ai entendu craquer.
20:23Le système d'enroulement ne fonctionne plus.
20:25Donc on se retrouve avec la voile déroulée, mais sans pouvoir la rouler et la ranger.
20:30On borde du J0 à Pau.
20:32Peux-tu choquer ?
20:33Ouais, vas-y, choc, choc, beaucoup.
20:36Non, mais ce qu'il faut, c'est rouler la voile et la ranger.
20:39Sur un bateau de 32 mètres avec 450 mètres carrés de toile, c'est un peu scabreux.
20:45Il faut du monde, Willy, sur la voile.
20:48Fais gaffe qu'elle ne se gaufle pas.
20:50On peut tomber la voile, choquer un peu encore.
20:53C'est des situations où on ne peut pas perdre du temps.
20:55Il faut que ça aille très vite.
20:56C'est un sprint, quoi.
20:58Et c'est 15 minutes, on donne tout.
21:02Il faut être précis dans nos gestes, il faut aller vite.
21:04Mais j'ai confiance en l'équipage.
21:07Et voilà, on est nombreux à bord.
21:10Le but, c'est de ne pas avoir, toi, le truc sur le pont, comme ça, pour envoyer.
21:24Et on change de galette, on ne prend pas le risque.
21:27Il faut trouver une solution pour réparer cette pièce.
21:30Pour appeler Jérène, lui, la recette de dossier.
21:34On fait des révisions, on fait des checks réguliers, mais de toute façon, ça arrive.
21:39On a le matériel pour pouvoir remplacer quand ça arrive.
21:41Oui, ça devrait arriver, de toute façon.
21:44Par contre, ça met le doigt sur un dysfonctionnement
21:47qu'il ne faut absolument pas que ça arrive en course.
21:52Je n'ai aucun doute sur le fait qu'on va résoudre ce petit problème rapidement.
21:58Mais c'est un petit problème qui peut engendrer d'autres gros problèmes.
22:11C'est un petit problème.
22:17Attention derrière, après, il faut repousser aussi.
22:20OK ?
22:21Une journée frustrante parce qu'on a toujours envie que le convoyage se passe 100 heures
22:27et qu'on n'alourdisse pas le travail de l'équipe une fois le bateau arrivé à Lorient.
22:58Uneという systèmes qui a montré, c'est un petit segur.
23:00C'est un peu dur.
23:00D'auteur de l'équipe de l'équipe de l'équipe.
23:01Vous n'avez pas, je vais vous laisser, aidez-vous?
23:01Les 24 heures ultimes, c'est une course qui se déroule en deux temps.
23:04Il y a une partie de run en équipage et puis une partie pendant 24 heures en double.
23:21On va retrouver l'ensemble des concurrents qui vont faire aussi la Transat Café L'Or.
23:27Il y a SVR Lazartig, Banque Populaire et Sodebo
23:29qui vont être nos trois adversaires sur ces 24 heures ultimes.
23:42Le matin de run, on est assez serein.
23:45Le bateau est prêt, ça, on sait.
23:47À tous les concurrents, à tous les concurrents,
23:51c'est 24 heures ultime, bienvenue pour cette journée de run.
24:02Les journées de run, c'est les journées de vitesse en ligne de départ entre deux bouées et on est
24:08mis d'arriver à 1 000, donc à peu près 1,8 km juste après.
24:16Le truc qui se rapproche le plus, c'est contre la montre.
24:18Il y a une porte d'entrée et une porte de sortie.
24:20On passe autant de fois qu'on veut, mais on est topé à l'entrée et à la sortie, il
24:24faut faire le meilleur chrono.
24:26C'est un peu comme les essais de Formule 1.
24:33Pour nous, c'est un moment qui est important parce que c'est un peu le moment où les écuries
24:36viennent montrer leurs muscles, se jauger,
24:38montrer qu'il est le plus fort, chacun se regarde.
24:41C'est important de ne pas simplement faire de la figuration parce que les autres nous regardent.
24:46Est-ce qu'ils sont prêts ? Est-ce qu'ils ne sont pas prêts ?
24:48C'est vrai qu'il y a tous les adultes qui sont là, donc c'est encore une journée où
24:52on peut essayer de se confronter par rapport aux autres.
24:55Mais si on peut mettre un petit coup de pression et dire qu'on a eu de temps en temps
25:01les meilleurs temps dans les sessions de run,
25:03voilà, c'est toujours bon à prendre.
25:06Ah, ils vont vite quand même !
25:08Le premier run se passe bien, les bateaux reviennent, partent sur le deuxième run,
25:12et comme il n'y a vraiment pas beaucoup de vent, on suit le bateau, mais assez proche.
25:17Attention pour le départ d'actual. Stop pour l'actual.
25:23Sur le second run, on est déjà lancé sur le run, et puis d'un coup on entend une détonation,
25:30parce qu'on a une pièce qui tient plusieurs tonnes de charge d'une voile d'avant qui explose.
25:35Oh la vache ! Il y a un truc qui est tombé en haut, et la galette qui a explosé.
25:41La voile se décroche de son point d'attache.
25:45au moment où la pièce casse.
25:47Je vois même un plouf juste devant le sommet rigide que je pilotais, qui était à 50 mètres du bateau.
25:53Oh putain, incroyable !
25:55Ah ouais !
25:56C'est la galette qui est cassée !
25:58Les joues de la galette !
26:03Ça va, le bateau il s'est relevé.
26:05Écoute là où vous faites changement de galette ?
26:07Changement de galette ?
26:07Mais comme la galette de J1, elle roule dans l'autre sens, on enlève la ligne, enfin on brisole un
26:12peu.
26:12C'est une situation complètement anormale.
26:17Heureusement qu'il n'y avait pas beaucoup de vent, l'équipage a maîtrisé la situation très rapidement.
26:23Ça suppose quand même de faire tomber la roile qui fait 350 mètres carrés.
26:28La faire tomber sans la rouler, d'habitude on la roule sur elle-même avant de la faire tomber.
26:32Là elle est tombée en vrac sur le pont, donc tu avais vraiment un espèce de truc.
26:39Euh, rupture de la chape de la galette, euh, on va essayer de comprendre ce qui s'est passé.
26:49En fait c'est vraiment très agaçant quand ça arrive en course.
26:52Ça fait deux fois en deux jours qu'on a un souci avec, et là il a fini par casser
26:56complètement.
26:57Oh c'est chiant quoi, mais c'est des choses qui arrivent quoi.
27:04Je pense que dans notre sport, c'est le sport mécanique, il faut en casser des pièces,
27:07il faut en casser des choses, il faut faire des erreurs.
27:09La déclipe, tu l'as déclippée pour encuiller ?
27:11Bon là il n'y a pas besoin de la déclipper, je ne pense pas.
27:13Commence à démonter, je te dis laquelle on va mettre.
27:17Donc rapidement on se rend compte que c'est un défaut de blocage à un axe qui a fait que
27:22la pièce s'est cassée.
27:24Je suis rassuré sur le fait que si on vérifie que l'axe est bizarre d'enclencher,
27:28la pièce ne peut pas casser, en tout cas comme elle a cassé là.
27:31On a du sper sur toutes les pièces qui pourraient empêcher que le bateau navigue.
27:35Donc on a un sper qu'on a pu remplacer.
27:41Les aléas techniques, c'est la vie de ce type de choses.
27:44Même si on a le sentiment d'être bien, voilà, bon, un aléa.
27:48Donc là il y a une petite lumière qui s'allume, qui quignote en disant attention une fois, mais il
27:56faut faire attention.
28:09C'est bon.
28:10C'est bon.
28:12C'est bon.
28:14C'est bon.
28:14C'est bon.
28:15C'est bon.
28:16En tout cas, on a été assez agréablement surpris de ses performances, justement, dans des conditions très légères, très light.
28:24On fait des très jolies runs.
28:25On est premier sur l'un, second sur l'autre.
28:27On est au rendez-vous, donc pas de problème.
28:30On fait deuxième à cette journée de run.
28:33En général, derrière SVR, un des bateaux les plus performants.
28:38Donc c'est plutôt une très bonne journée pour nous.
28:46En sort de cette journée de run, c'est vrai que l'équipage, on est bien fatigué.
28:53Ok, devant, on va reculer un peu plus.
28:57Mais on sait très bien que la journée n'est pas finie, parce qu'il faut tout de suite basculer
29:00sur la préparation du bateau pour le lendemain, pour les 24 heures ultimes en double.
29:05On va préparer nos sacs, se réveiller tôt le matin pour partir pour 24 heures de course très intense, quasiment
29:11sans sommeil.
29:13On a de la météo à travailler le soir.
29:18Assis.
29:19Assis.
29:20Hello.
29:21Ça va ?
29:22Pour les 24 heures ultimes avec Julien, on a peu ATD avec des météorologues, avec des routeurs.
29:28Avant le départ de la course, on a préparé nos navigations, notre stratégie, notre tactique et essayer d'analyser la
29:34météo.
29:35Ça, c'est le vent du modèle au départ.
29:37Quand je dis de départ, c'est juste après Penman.
29:39Juste après Penman.
29:41Pour nous aider dans cette préparation météo, on a fait appel à Erwan Israël, qui est un navigant de l
29:48'équipe Gitana, qui a couru sur ce bateau du temps où il s'appelait Gitana 17.
30:02C'est très enrichissant de l'avoir en tant que routeur, parce qu'il connaît bien la machine, il connaît
30:08bien le bateau.
30:09Vous avez vu, le ciel sera plutôt gris, vent de sud, vent chaud.
30:15On fait notre point météo et on voit avec Erwan et Julien que ça va être une course qui va
30:21partir vite, mais très lente sur la fin de parcours.
30:25Il y a des transitions et une zone de calme plat, de néant, de vent qui devrait nous embêter sur
30:30ce parcours de 24 heures.
30:33Ce qui est sûr, c'est que plus tu traverses tôt et plus t'es énorme, mieux c'est.
30:35Et après, tu changes de stratégie si tu vois que ça arrive vite.
30:40En fait, si t'es là, t'as encore toutes les options à cet endroit-là.
30:44Si t'as traversé le front, tu paries sur l'avancement du front, parce que s'il s'arrête, t
30:51'es mort. Tu pourras pas le redoubler.
30:53Et donc, il faut faire un petit pari sur l'avenir. Comment va évoluer cette zone ?
30:58Donc, en fait, c'est impossible de savoir. Moi, je suis incapable ce soir de vous dire si vous avez
31:03passé le front.
31:04Il y a encore beaucoup d'incertitudes cette veille de départ et on a hâte au lendemain matin pour avoir
31:08les derniers fichiers météo.
31:09Alors que là, le routage naturel, il fait complètement du tout.
31:40Bonjour à tous.
31:41Ravis de vous retrouver.
31:42Bonjour à tous.
31:42C'est pour le départ de la quatrième édition des 24 heures ultimes ici depuis Lorient.
31:48Les 24 heures ultimes, c'est notre première course en double avec Julien.
31:53C'est une course vraiment de manœuvre, dense.
31:56Ça va être assez physique.
31:59Le départ est donné devant Lorient le samedi midi, avec un parcours qui va être autour de la pointe de
32:06Bretagne, avec un point un peu au sud et avec un retour des bateaux attendus le dimanche matin.
32:16Il y a quatre concurrents.
32:18Sodebo, SVR, Banque Populaire Actuelle.
32:24C'est une course où on a envie de rester au contact de la flotte des concurrents et continuer à
32:28se jauger, à se mesurer, à se renifler, quoi.
32:37Parfait. Allez, profitez bien.
32:39Bonne neuve.
32:40Allons.
32:41Bonjour.
32:42Il y a un enjeu psychologique.
32:48Parce que si on sort d'une course comme ça en ayant gagné, on a un petit truc psychologique en
32:55plus.
32:55Alors qu'à l'inverse, si on n'a pas gagné, on se met une petite pression.
33:02Allez, locule, locule !
33:03Pour le départ, on choisit de se placer sous le vent de la flotte.
33:08Donc, on privilégie surtout l'angle avec lequel on va revenir vers la ligne de départ.
33:14On a bien bossé dessus, on a bien bossé sur l'axe avec lequel on veut couper la ligne.
33:19On est à 1 000 de la ligne.
33:21Il y a Banque Pop qui lance. Un peu.
33:23Voilà, qui se rapproche de la ligne.
33:26Il faut aller chasser un peu Sodebo et prendre sa place.
33:30Il faut plus que Banque Pop et SVR, ils avancent sur nous.
33:32Bonne off alors.
33:34Là, j'essaye de lancer.
33:38Il y a SVR et Banque Pop populaire qui sont un peu plus derrière.
33:41Mais on sent que Sodebo, par contre, il est un peu plus tôt sur la ligne, un peu plus à
33:45l'attaque.
33:45Et nous, on voulait essayer de vraiment partir sous son vent.
33:48Essayer de partir vraiment au top départ, à la seconde près.
33:51Il va être tôt, Sodebo ?
33:53Oui !
33:56Tu peux le faire ?
33:57Ouais, t'es bien pour l'avouer !
33:594, 3, 2, 1...
34:02C'est bien, regarde !
34:03C'est bien, regarde !
34:04Hop là !
34:05C'est fini !
34:05C'est parti !
34:06Départ de 24 heures.
34:08Et Kamas, t'as vu le start ?
34:11Ouais !
34:12Et c'est un bon départ qui vient de nous être confirmé par le comité de course.
34:15Le bateau actuel, avec Anthony Marchand et Juin Villon aux avant-postes.
34:21Ils franchissent la ligne de départ, lancés à 100% de leur vitesse,
34:26à 2, 3 secondes après le top départ.
34:30C'est pas le truc parfait.
34:32La copie parfaite.
34:33Le 20 sur 1.
34:36Déjà, c'est une petite victoire.
34:37On a vraiment respecté notre idée de base.
34:40On était assez contents de nous, en tout cas, avec Julien.
34:43C'est bien, c'est bien, Anthony.
34:45Jusqu'au nouveau vent derrière le roi, on veut voler.
34:48Ça colle pour nous, pour personne d'autre.
34:52Le bateau, c'est le premier à monter sur ses foils et à voler.
34:55À s'échapper, du coup.
34:56Parce qu'ils ont la possibilité de faire la route qu'ils veulent,
34:59donc ils peuvent passer en mode vol.
35:02La photo est parfaite.
35:05Pour l'instant, c'est Actuel Ultime 4,
35:07avec Anthony Marchand et Julien Villon qui sont en tête.
35:10Mais bon, ce n'est que le début de la course, bien évidemment.
35:12La course n'est pas finie au moment du top départ.
35:15Et c'est surtout le début d'une bonne épopée de 24 heures,
35:19de plein de manœuvres, de changements de voile.
35:21J'ai l'impression qu'on a poils trop écartés en G2.
35:24Je ne suis pas tiens.
35:25Oui, je suis d'accord.
35:27On continue de chercher nos réglages.
35:29Le bateau n'était pas très stable en vol.
35:31On volait beaucoup trop haut.
35:32On a réussi à l'assagir.
35:34On est crispé un peu à la barre.
35:36C'est les premières heures de barre aussi, donc très nouveau.
35:45Après le départ, on a un bord très rapide
35:48qui nous emmène vers l'archipel des Glénans.
35:50Puis après, une descente très rapide vers la mer d'Iroise
35:55où on doit aller chercher cette première marque de parcours.
35:58Et ça, ça se fait à haute vitesse, au-dessus de 40.
36:01On est bord à bord avec SVR Lazartic
36:04et puis Banque Populaire, en particulier Banque Populaire.
36:09Les bateaux sont à 3-4 longueurs l'un de l'autre.
36:13On sent qu'on est dans le match,
36:14que le bateau va vite à ces allures-là
36:16et que c'est un début de course conforme à nos attentes.
36:23Et la réalité, c'est que ça ne se passe pas aussi bien qu'on l'avait imaginé.
36:31On fait une première erreur à la manœuvre sous le vent.
36:35Une erreur un peu de jeunesse.
36:38Il y a à la fois un virage à 180 degrés et un changement de voile à faire.
36:43On se fait un peu happer par la proximité de Banque Populaire
36:47et on n'a pas envie de lâcher un mètre.
36:48Et au final, on fait une manœuvre trop compliquée par rapport au temps à la bouée qu'on a.
36:55On était partis tête baissée et je pense qu'on aurait dû prendre un peu plus de gras,
37:01de marge un peu sur nos manœuvres.
37:05On met une voile en partie dans l'eau au moment de l'affaler.
37:09Et on est obligé de ralentir le bateau pour bien tout sécuriser.
37:12Et donc tout est un peu fait en catastrophe et on perd pas mal de temps sur cette manœuvre.
37:22À ce moment de la course, on sait qu'on n'a pas le droit de perdre de temps
37:25à cause de cette zone de calme à venir.
37:28Donc les cinq minutes qu'on a perdu au passage de cette marque,
37:31ça peut être en notre défaveur pour la suite du parcours.
37:36Ce petit décalage de temps, il a coûté très cher après.
37:39Il y a eu deux salles de ambiance.
37:42Il y a les deux premiers, SVR et Banque Populaire,
37:45qui ont des conditions qui leur permettent d'aller vite et dans la bonne direction.
37:49Et il y a les deux derniers qui vont moins vite et pas dans la bonne direction.
37:52Enfin, la double peine.
38:02C'est un peu, on avance.
38:07Pendant toute la nuit, on est plus proche de ce débot.
38:09On a perdu un peu le contact avec Banque Populaire et SVR.
38:12En tout cas, on est toujours à cœur d'essayer de trouver nos bonnes options
38:15pour essayer de les rattraper.
38:19Ça serait bien qu'ils nous attendent un peu, là.
38:22Pour l'instant, ils ont du vent.
38:25Le vent commence à mollir, comme prévu.
38:28Mais on a toujours un peu de vent pour avancer pendant toute la nuit.
38:30Et là, on change de voile.
38:32On met une grosse voile devant, un grand, grand génois.
38:35On appelle ça un gillien.
38:37Elle est sur le consulteur ?
38:39Putain, ouais.
38:42Attends, j'ai le vent devant.
38:45C'est trop fort, toi.
38:47C'est la gaine qui a pété.
38:50Et cette biene de notre gillien casse.
38:53On entend une grosse détonation.
38:55On n'a pas la bonne voile en ce moment.
38:57On peut handicapant.
38:58On fonctionne en mode dégradé.
39:00On n'a plus la voile optimale.
39:02Donc j'ai de garder cette voile pendant toute la fin de la course.
39:05Alors que le vent va encore plus se mollir et on ne pourra plus changer de voile.
39:08Et donc, on sait qu'on va être défavorisés pendant toute la suite.
39:12Il faudrait un petit coup de pouce du vent, là, que ça forcisse un peu pour se faire un peu
39:15mieux et plus à l'aise avec cette toile.
39:19Et au final, pendant toute la nuit, on se bat, on lutte, le jour se lève et on est toujours
39:24au contact de Sodebo.
39:31Et la problématique, c'est que les deux premiers, ils ont réussi à rester dans cette zone de vent.
39:36Et nous, avec Sodebo, on se fait croquer complètement par la molle au petit matin, par le calme plat.
39:42Et donc là, on arrive dans des conditions de vent faibles, nulles, presque.
39:46Donc là, le jeu est fait.
39:48On sait très bien qu'on ne pourra pas terminer la course proche des deux premiers.
39:52C'est comme si nous avions mis un caramel, Bankpop et SVR, et voilà, ça fait chier.
39:58C'est vraiment essentiel de se rendre compte qu'on ne peut pas gagner si on n'est pas à
40:03chaque instant au top des décisions,
40:05de la performance, des choix, de l'attention, etc.
40:08Et ce n'est pas la course diverse à mesure.
40:12Il ne faut pas perdre un mille, pas un mètre, parce que les quelques mètres et mille que tu perds,
40:17avec un peu de malchance météorologiquement parlant, je parle,
40:22ça peut se transformer en des kilomètres d'écart.
40:27Quand on me dit qu'on n'a pas pris la bonne option et qu'on n'a pas eu
40:30de chance,
40:30parce que pour le coup, on n'a pas eu le système météo,
40:34on a raté la bonne séquence et on s'est retrouvé scotché.
40:38Et non, je ne veux pas entendre ça.
40:41C'est parce qu'à un moment donné, on n'a pas pris la bonne option d'une façon ou
40:44d'une autre.
40:56Il y en a deux qui sont arrivés huit heures avant nous sur une course de 24 heures.
41:00C'est quand même terrible parce qu'au final, on ne finit pas notre course, on n'est pas au
41:03rendez-vous.
41:05Samuel me dit que je n'investis pas dans un projet comme ça pour ça, on ne peut pas se
41:09satisfaire de ça.
41:11J'ai un échange avec Anthony et je lui dis clairement que je ne suis pas satisfait.
41:17On sait qu'on a fait quelques petites erreurs et le résultat est plutôt une claque à l'arrivée.
41:34J'ai passé 24 heures sur un des plus gros bateaux de course du monde.
41:39C'est un challenge de traverser l'Atlantique pour ce genre de machine.
41:45Il faut pas qu'il fasse la course en fonction des autres.
41:49On est là pour faire un résultat, pas pour se glorifier d'être au milieu du plateau.
41:532.
41:541.
41:552.