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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Voilà, Sébastien Lecornu recevait cet après-midi les organisations lycéennes et étudiantes
00:06et on va les entendre dans un instant, leurs représentants.
00:11L'idée pour le Premier ministre c'est de faire des annonces très concrètes
00:13pour tenter de sortir de cette crise lycéenne après cinq semaines de contestation et de manifestation.
00:20Alors les micros s'installent et on va donc entendre le ressenti des étudiantes et des étudiants,
00:27des lycéens et des lycéennes qui ont été reçus par le Premier ministre et des réponses concrètes.
00:32C'est ce qui a été annoncé par Matignon, sachant qu'une conférence de presse est prévue dans la foulée,
00:38tenue par les deux ministres en charge du dossier, Edouard Jeffrey pour l'éducation et Philippe Baptiste pour l'enseignement
00:43supérieur.
00:43Ça sera à 17h30.
00:46Alors on va faire la tournée des prénoms pour savoir qui parle.
00:51Louis Lettoublon, vice-président de l'Elysée 1.
00:55Julia Koudada, secrétaire générale de l'association Les Lycéens.
00:58Monica Shannon-Ongmilan, porte-parole de Renouveau-Lycéen.
01:04Emy Bussier, élue au CABL dans l'Académie Orléans-Tours.
01:08Juan Echeverry-Sondoval, élue au Conseil national de la vie lycéenne pour l'Académie d'Orléans-Tours.
01:14Jeanne Feuchot, élue au Conseil national de la vie lycéenne pour l'Académie Orléans-Tours.
01:21Je représente l'Académie de Bordeaux au Conseil national de la vie lycéenne.
01:25Et Nathaniel Combary, président du Conseil d'administration de Renouveau-Lycéen.
01:30Sur cette réunion, on a eu des annonces très très claires de la part du Premier ministre, du ministre de
01:36l'Éducation nationale et du ministre de l'Enseignement supérieur,
01:39qu'on va pouvoir vous détailler.
01:43Bon alors, on peut se répartir les sujets.
01:46Sur la question de Parcoursup, qui est une des revendications les plus importantes que les lycéennes et les lycéens ont
01:53porté,
01:55on a un certain nombre de choses qui ont été annoncées.
01:59Globalement, ce qu'on a, c'est un travail qui va être fait en deux temps.
02:02Et ça, il faut le dire, c'est-à-dire qu'on va avoir des mesures qui seront faites pour
02:05la rentrée 2027,
02:06pour la session 2027 de Parcoursup, pardonnez-moi.
02:09Ces mesures, c'est plus de clarté, plus de lisibilité, plus de transparence,
02:15une lettre de motivation qui va être...
02:18En gros, les formations qui demandent des lettres de motivation devront motiver leur choix de demander cette lettre de motivation.
02:24Une publicité des algorithmes locaux.
02:28Et globalement, tout ça a trait finalement à des mesures, qu'on pourrait dire, esthétiques de lisibilité de la plateforme.
02:39Et c'est à la rentrée 2020... à la session 2028, encore une fois, que nous aurons plus d'avancées.
02:47Et notamment, mercredi, se tiendra un débat à l'Assemblée nationale autour de la question de Parcoursup.
02:52Et ce débat-là permettra de dégager des pistes de travail pour un changement en profondeur du système en vue
03:03de la session 2028.
03:04Sur Parcoursup, on s'en félicite. C'est déjà une première avancée.
03:07Maintenant, il y a nécessité plus tard de refondre plus en profondeur la plateforme après la session 2027 et la
03:11session 2028.
03:13Louis l'a dit, il y a un débat qui sera à l'Assemblée nationale, qui doit avoir lieu aux
03:17alentours de 17 heures,
03:18menée par le Premier ministre, pour recueillir les avis des groupes politiques sur la question de Parcoursup.
03:22Je pense qu'on peut aisément envoyer un message à l'ensemble des partis politiques aujourd'hui
03:26et à les amener sur la responsabilité de ce qu'ils vont pouvoir prendre comme position sur la question de
03:30Parcoursup.
03:30On a besoin aussi d'avoir des relais politiques sur nos demandes.
03:33On a eu un premier pas de la part du Premier ministre et des relais institutionnels.
03:37Il y a nécessité aujourd'hui d'avoir une responsabilité de leur part sur la question de Parcoursup.
03:42On a aussi le sujet, j'y pense, qui est important, des Outre-mer vis-à-vis de la sectorisation.
03:47Aujourd'hui, un lycéen d'Outre-mer ne peut pas aller dans une fac qui est présente en métropole vis
03:55-à-vis de la sectorisation.
03:56Typiquement, si on a une licence de droit en Outre-mer, on est prioritaire dans cette licence de droit et
04:01non prioritaire dans la licence de droit qui sera à Paris.
04:04C'est pour ça que l'idée, c'est de pouvoir la faire, faire évoluer cette sectorisation à terme pour
04:10les lycéens d'Outre-mer.
04:11Et à Horizon 2028, il y a la question qui se pose de la suppression du lycée d'origine et
04:15donc de la place du contrôle continu.
04:17Et on a évoqué la possibilité, notamment, c'est des échanges qu'on va mener à partir de décembre, janvier,
04:23de supprimer complètement le contrôle continu en classe de première.
04:28On a différentes annonces, on va faire le...
04:30Oui, également, pour compléter sur Parcoursup, il va aussi y avoir une question sur l'enseignement scientifique, à savoir de
04:35si on y enlève pour justement alléger les emplois du temps.
04:38Il y a aussi eu d'autres thématiques, comme par exemple le bâti scolaire, donc il y aura 4 milliards
04:42d'euros pour les régions qui vont devoir répartir entre l'extra.
04:45Par le biais d'un prêt fait à la Caisse des dépôts sur un taux préférentiel, prêt dont les régions,
04:52mais en réalité, toutes les collectivités locales pourront se saisir pour travailler sur le bâti scolaire.
04:59Et donc, là-dessus, tout ça mobilise un certain nombre d'acteurs.
05:04Et c'est pourquoi le Premier ministre a décidé de réunir, soit mercredi, soit jeudi, les acteurs régionaux avec des
05:12lycéennes et des lycéens, nous, oui, enfin des représentants lycéens,
05:19également des ministres, que sont notamment le ministre de l'Éducation nationale et de l'enseignement supérieur, afin qu'on
05:24ait un travail autour de ça.
05:25Toujours sur le bâti scolaire, c'est 1 milliard d'euros qui seront répartis pour rénover les universités sur un
05:32plan pluriannuel à venir.
05:34Il y a également des annonces concernant le nombre d'élèves par classe en seconde, c'est-à-dire que
05:40le ministre de l'Éducation nationale nous garantit, à la rentrée 2027,
05:4428 élèves par classe maximum dans 50% des classes de seconde dans la moitié des établissements les plus défavorisés.
05:53Et ça se ferait sur deux ans, du coup à l'horizon de la rentrée 2028, toutes les classes de
06:00seconde qui ne comporteraient que 28 élèves.
06:02Pour ajouter à ça justement, on va aussi avoir 500 postes supplémentaires pour la rentrée de 2027 concernant les enseignants.
06:09Sachant que les postes sur l'enseignement secondaire ne seraient pas supprimés. Il y a 836 postes, il me semble,
06:16autour des 836 postes qui sont dans les suppressions de postes prévues par le budget.
06:21Pour l'enseignement secondaire, ces suppressions sont annulées. Par un amendement, il faut que ça passe.
06:26Il y a aussi 15 000 places qui vont être ouvertes dans le supérieur. C'est un chiffre qui va
06:29être en discussion, mais on a déjà obtenu ce premier chiffre de 15 000.
06:32On l'a demandé tout à l'heure et donc on s'en félicite. 10 000 places qui vont être
06:35ouvertes pour les BTS.
06:384 000 dans les IUT, donc directement dans les universités.
06:42Et plus ou moins 1 000 pour les filières de santé, comme typiquement les places en IFSI.
06:47Ensuite, sur le sujet de la démocratie scolaire, on est, en tout cas Renouveau-Lycin est ravis de ce sujet
06:51-là.
06:51On va avoir une refonte avec des textes qui vont être publiés, avec des textes qui reprennent toutes les demandes
06:56qu'on avait faites.
06:57Des textes qui vont être publiés sous 15 jours, donc c'est plutôt un très bon point.
07:01Et sur les sujets, le sujet notamment qui est très important du temps scolaire, on va pouvoir discuter avec les
07:06organisations syndicales,
07:08de professeurs, de salariés, pour pouvoir échanger avec eux sur la façon dont on va pouvoir mener ces échanges.
07:15Et l'idée, ce serait de pouvoir publier un texte en février avec les annonces.
07:20Au titre de l'organisation, les lycéens, parce que nos positions doivent être claires.
07:25Nous, ce que nous disons, c'est que sur la question de Parcoursup, on ne va pas a priori vers
07:31une abrogation,
07:31une abrogation que nous appelions de nos voeux.
07:33De la même façon, sur la question des places dans le supérieur, on a 15 000 places, c'est pas
07:38rien.
07:3915 000 places notamment en BTS, notamment en IUT, c'est-à-dire pour les filières professionnelles où il y
07:44a de grandes tensions.
07:45Mais sur la question des places en université, on n'a pas d'avancée là-dessus.
07:50Et nous, ce qu'on demande, c'est qu'on ouvre des places dans les universités pour que chaque lycéen
07:57puisse choisir la filière où il va se rendre.
08:01Et de la même façon, on n'a pas de réforme structurelle autour de Parcoursup, dans le sens où on
08:07ne change pas la structure de Parcoursup.
08:09C'est toujours les formations qui sont à l'origine du choix qui est fait pour les élèves.
08:16Et contrairement à d'autres plateformes, c'est pas une plateforme qui est faite pour les élèves, c'est une
08:20plateforme qui est faite pour les formations.
08:22Et c'est ce paradigme-là qu'il nous faut inverser.
08:24De façon plus globale, je crois qu'aujourd'hui, aux lycéennes et aux lycéens, nous pouvons dire que nous avons
08:31eu quelque chose.
08:32Nous avons eu quelque chose, déjà on a la peur du gouvernement.
08:35Nous nous sommes mobilisés depuis maintenant trois semaines, plus d'un mois, pour défendre les revendications des lycéennes et des
08:43lycéens.
08:43Et à ces lycéennes, à ces lycéens, je veux leur dire qu'ils peuvent être fiers d'eux, fiers d
08:48'elles, car le gouvernement a peur.
08:51Le gouvernement a montré qu'il était clairement désorienté par tout ce qu'il se passait.
08:57Et cette peur-là, elle va nous permettre, à nous, représentants lycéens et plus globalement à tous ceux qui portent
09:03les revendications lycéennes et des lycéens,
09:06de s'engouffrer dans une brèche pour en tirer un maximum de choses pour défendre les droits des lycéennes et
09:12des lycéens.
09:12Je pense que même plus globalement, on pourrait dire aujourd'hui qu'on peut tous se féliciter de ces annonces
09:16dans un premier temps.
09:17C'est des annonces très concrètes. On a vu qu'il y avait une méthode qui avait fonctionné, c'est
09:20celle du dialogue.
09:21Une méthode du dialogue, d'avoir travaillé, je pense par exemple à la concertation sur Parcoursup.
09:25On va avoir des annonces très concrètes qui vont pouvoir être effectives pour les lycéens qui sont en terminale,
09:29qui vont pouvoir être impactés directement par ces annonces. On peut se féliciter de tout ça.
09:34La méthode du dialogue a gagné aujourd'hui. Maintenant, ce qu'il faut continuer, et c'est pour ça qu
09:38'on appelle les lycéens à poursuivre la mobilisation,
09:41notamment samedi, à poursuivre à porter des revendications. Nous, ce que l'on attend, et c'est en bonne voie,
09:45on ne va pas vous mentir,
09:45on est tous arrivés à ce rendez-vous en étant un petit peu dégoûtés des échos qu'on avait pu
09:50en entendre
09:51après la rencontre entre le Premier ministre et les « influenceurs », les créateurs de contenus.
09:56On a quand même eu des annonces qui allaient dans notre sens. Maintenant, ce que l'on veut, c'est
10:01avoir certaines évolutions sur certaines annonces.
10:04On pense au nombre de places dans le supérieur et par exemple dans les filières où il y a des
10:07débouchés professionnels existants.
10:09On se félicite de tout ça. Désormais, il faut continuer la mobilisation. Et ce que l'on attend du plus
10:14profond de nous, c'est d'avoir des retours très concrets du terrain.
10:17C'est ce qui nous fera le plus réfléchir et nous concerter sur la poursuite ou non de la mobilisation.
10:23Mais aujourd'hui, félicitons-nous de ce que nous avons fait.
10:26Nous avons réussi à répondre à une partie des revendications des lycéens. Je suis sur le terme « une partie
10:30». On a nécessité de continuer et on est en bonne voie pour réussir.
10:33Mais tu l'as dit, on peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Tout n'est
10:39pas encore satisfait et nous irons au bout.
10:41Nous satisferons les revendications des lycéennes et des lycéens et nous appelons à la mobilisation le 5 novembre et le
10:4931 octobre.
10:51Et plus globalement, il faut le redire, bravo aux lycéennes et aux lycéens qui se sont mobilisés et qui ont
10:56obtenu au moins quelque chose.
10:57C'est la peur du gouvernement. C'est un gouvernement qui, clairement, sent qu'il doit faire quelque chose.
11:03Il doit répondre à nos revendications parce que les lycéennes et les lycéens, finalement, sont capables de faire bouger le
11:11gouvernement.
11:11Mais en tout cas, de porter, de défendre leurs droits, notamment en exerçant le blocage.
11:16Concrètement, qu'est-ce qui vous manque pour lever, justement, cette mobilisation ?
11:19D'avoir des résultats concrets du terrain. On a besoin d'avoir des résultats très concrets, d'avoir des travaux
11:24qui débutent sur la question du bâti scolaire.
11:27On a besoin d'avoir et on attend de voir les nouveaux profs qui vont arriver devant parce qu'il
11:32y a des profs devant nous.
11:33On attend de voir des évolutions sur la question du bâti scolaire, sur la question des temps scolaires.
11:37On attend de voir des retours du terrain. Et tant qu'on n'a pas des annonces et des retours
11:42très concrets de ces annonces...
11:43En l'instant, c'est des promesses, en fait.
11:44En global, c'est une trajectoire, en fait, qui est prononcée maintenant. La trajectoire, maintenant, il faut qu'elle aboutisse
11:48à quelque chose de concret.
11:50On va travailler avec tous les ministres, avec tous les conseillers pour pouvoir aboutir à quelque chose qui va pouvoir
11:55nous permettre de lever ces mobilisations
11:57et permettre de changer la vie de l'éducation pour tous les lycéens en France, toutes les lycéennes et lycéennes
12:02en France.
12:02Et maintenant, on attend que cette trajectoire soit respectée par tout le monde et qu'on puisse avancer rapidement et
12:07concrètement.
12:08Est-ce que vous avez dit au Premier ministre que vous alliez, de toute façon, malgré les annonces d'aujourd
12:12'hui, continuer votre mobilisation ?
12:14Le gouvernement en est conscient. Le gouvernement sait que tant que les lycéens qui sont sur le terrain depuis des
12:19mois
12:19n'auront pas directement un retour, entre guillemets, sur engagement, nous allons continuer, nous allons poursuivre la mobilisation
12:25tant qu'encore une fois, nous n'avons pas des retours très concrets du terrain sur les choses évolues.
12:29Nous avons eu des réponses à nos revendications.
12:33En fait, on ne veut pas de concessions, on veut que tout soit pris en compte et que tout soit
12:37amélioré.
12:37Et pardonnez-moi, c'est les organisations lycéennes qui maintenant s'expriment.
12:41Il n'y avait pas que des organisations lycéennes à ce rendez-vous.
12:44Il y avait également des élus du CNVL, des CAVL, des représentants également des lycéens de banlieue.
12:49Et je crois que ce serait intéressant que vous leur parliez.
12:52J'avais aussi... Désolée, j'avais quelque chose à rajouter de toi à un moment.
12:56Au niveau des bacs...
12:57Voilà, les lycéens vont continuer le combat, mais ils sont satisfaits de quelques annonces.
13:03On va revenir dans le détail sur ce qui a été dit.
13:05Alors, principale annonce faite par Sébastien Lecornu aux représentants des lycéens et des étudiants,
13:11c'est donc une réforme de parcours sup sur deux ans,
13:14des places supplémentaires dans l'enseignement supérieur dès la rentrée prochaine.
13:19Et puis, ce plan de rénovation des lycées et des universités d'un montant de 5 milliards d'euros.
13:23Au total, il s'agira de deux prêts.
13:25Alors, sur le plateau, Alexis Duret est avec nous.
13:28Militants au point levé, à Révolution Permanente.
13:30Vous êtes étudiant et vous êtes surveillant au lycée Paul-Éluard à Saint-Denis.
13:35C'est là qu'est parti le mouvement.
13:37C'est de cet établissement.
13:40Bon, on sent quand même des lycéens qui ont apprécié avoir été écoutés par le Premier ministre.
13:46Ils ont obtenu des choses, mais ils disent que la mobilisation doit continuer.
13:49C'est votre état d'esprit ?
13:50Écoutez, moi, je tiens au nom de mon organisation, je le dis clairement,
13:56des solidarisés, je pense, de la tenue des propos qui ont été tenus.
13:58Vous n'êtes pas d'accord avec ce qu'ils disent ?
13:59Je pense qu'évidemment, pour continuer la mobilisation,
14:02mais je pense que sur le reste, il y a un décalage très important, je pense,
14:05entre ce qu'ont exprimé ces organisations lycéennes-là
14:08et ce que ressentent aujourd'hui, je pense, beaucoup d'étudiants et de lycéens
14:11qui sont mobilisés depuis de très nombreuses semaines aujourd'hui.
14:13Parce que pour moi, globalement, s'il fallait résumer
14:15ce que sont que les annonces du gouvernement,
14:17je crois qu'on pourrait dire que c'est un mélange de miettes et d'arnaques, très concrètement.
14:21Je veux dire, si on parle des 5 milliards, c'est un prêt aux collectivités territoriales.
14:25Ce sont les régions qui s'occupent du bâti.
14:28– Voilà, donc je veux dire, déjà, c'est un prêt.
14:30C'est un ridicule et en parallèle, je veux dire,
14:32le gouvernement investit 6 milliards cash pour l'armée dans le dernier budget.
14:36Je veux dire, il y a des choses qui sont assez explicites.
14:38Du côté des…
14:40– Parcoursup, alors, je sais que vous êtes pour l'abrogation de Parcoursup.
14:45La Parcoursup sera maintenue, alors peut-être cet outil changera de nom,
14:49mais il sera réformé quand même.
14:50C'est ce que promet le gouvernement, plus de transparence, moins d'algorithmes.
14:54– C'est ça, mais centralement sur la transparence, voilà, je veux dire,
14:56je crois que le gouvernement n'a pas compris ce qu'était la revendication du mouvement.
15:00Non seulement l'abrogation, mais surtout, c'est un refus de la sélection,
15:03aujourd'hui, qui est exprimé dans ce mouvement.
15:05On ne veut pas de la transparence.
15:06Moi, en effet, par exemple, je surveille un au lycée Paul-Éluard.
15:09Nos élèves, ils sont discriminés par Parcoursup.
15:11Avec de la transparence, la situation, elle va être différente.
15:14– Peut-être que ça permettra de mettre en lumière cette discrimination, si elle existe.
15:17– On la connaît déjà, et je veux dire, nous, on ne veut pas une réforme
15:21pour que demain, les lycéens qui sont privés…
15:22– Donc, ce n'est pas suffisant, vous dites, il faut continuer la mobilisation
15:24le 31 octobre et le 5 novembre.
15:27– Évidemment, je pense qu'il faut poursuivre la mobilisation,
15:29parce que pour le moment, je veux dire, on est très, très loin de ce qu'il faudrait.
15:33Je veux dire, il faudrait des… au moins, je veux dire,
15:35les collectivités, aujourd'hui, sont déjà énormément en difficulté pour pouvoir…
15:40Et je vais là, on propose un prix.
15:41Et il faudrait des milliards et des milliards, il faudrait des places.
15:43– On avait entendu le montant de 12 milliards, d'ailleurs,
15:46qui était souvent 12 milliards, c'est ce que demandaient certains représentants lycéens.
15:50– Ah mais, Guillaume Lacroix, vous qui êtes président du Parti radical de gauche,
15:53est-ce que la réponse du gouvernement est suffisante ?
15:56– D'abord, ce sont les lycéens qui s'expriment, et je pense que c'est bien,
15:58ils ont fait la démonstration de leur volonté de discuter, ils sont allés à Matignon.
16:02Après, on connaît la jeunesse, elle est intransigeante,
16:05j'entendais, le gouvernement a peur, il faut qu'il ait peur,
16:07nous ne lâcherons pas tant que nous n'aurons pas tout obtenu.
16:09Bon, il faut savoir, à un moment aussi, arrêter les combats,
16:12ne serait-ce que parce que la France a besoin de retrouver du calme.
16:14– Là, ce sont les vacances scolaires.
16:17– Mais ce qu'il dit, c'est que le 5 novembre, le retour en classe va être perturbé,
16:21si c'est le 5 novembre.
16:22– Écoutez, on verra, après, sur les pistes,
16:24moi je crois qu'il y a depuis longtemps un débat dans ce pays sur Parcoursup,
16:27alors, ce n'est pas une religion Parcoursup,
16:29il ne s'agit pas d'être absolument pour ou absolument contre,
16:31il s'agit d'entendre que depuis de nombreux mois et années,
16:34les familles entières estiment qu'il y a un problème de transparence,
16:36et c'est bien qu'on y revienne.
16:38Je suis un peu plus dubitatif sur le prêt aux régions,
16:40parce que, vous savez, moi je trouve qu'à ce moment,
16:42on a une crise budgétaire terrible, les lycées, c'est les régions.
16:46Les régions ont des budgets.
16:48Les régions doivent payer les lycées.
16:50– Donc on n'a pas besoin de leur prêter de l'argent.
16:51– Écoutez, moi je suis élu dans une région, gérée par la droite,
16:55où on trouve de l'argent pour payer des radiateurs dans les locaux de chasse,
16:58soutenus par les collègues de M. Nicolet du RN.
17:01Je pense qu'on a encore dans nos régions les moyens de trouver de l'argent
17:05pour aller vers les lycées, il me semble que ce serait une priorité,
17:07sans que l'État aille à s'en mêler.
17:08Et on fausse complètement le débat quand on commence à remettre encore
17:12de la double couche, au moment où, je crois,
17:14il faut absolument trouver des économies dans le fonctionnement de l'État.
17:18– Alors, Alexandre Nicolich est avec nous, député européen,
17:21membre du bureau national du RN.
17:22Est-ce que vous pensez que les mesures du gouvernement
17:25vont calmer les choses et mettre fin à cette crise ICN ?
17:29– Ça dépend, ceux qui sont sérieux et qui avaient des revendications sérieuses,
17:32peut-être qu'ils pourront les entendre, peut-être que c'est ce qu'ils souhaitaient.
17:36Je sais qu'il y en a d'autres qui, quoi qu'il arrive, prôneront toujours la violence,
17:39la casse, la révolution et seront toujours en désaccord.
17:43Après, moi, j'écoutais sur le fond, je pense le point levé notamment.
17:45Je pense sincèrement que les revendications…
17:47– Vous pensez qu'on n'est pas une audience sérieuse ?
17:48Parce que vous pensez que c'est sérieux, là, ce que défend le gouvernement aujourd'hui ?
17:50– Oui, oui, je pense que vous prenez par ailleurs la violence,
17:51mais je ne vais pas revenir là-dessus parce que je préfère parler des questions de fond.
17:53– Je peux répondre après ?
17:54– Non, non, non, s'il vous plaît.
17:55– Attends, chacun son tour.
17:56– Parce que je vais répondre sur ce que vous avez dit sur le fond,
17:58parce que je pense que c'est ce qui intéresse le plus les lycéens.
18:01Vous avez par exemple parlé du refus de la sélection.
18:04Mais aujourd'hui, vous savez que ceux qui ont un master en France,
18:0624% des jeunes qui ont un master en France,
18:0918 mois après leur master ont un emploi alimentaire
18:11parce qu'il n'y a pas de débouché.
18:13Vous avez 22% de ceux qui sont en lettre,
18:15eux, ils n'ont pas d'emploi alimentaire, ils sont au chômage.
18:17Donc aujourd'hui, on a un problème justement
18:19avec des orientations pour une voie générale et un tout-fac,
18:23justement, sans débouché.
18:24Et le rôle, c'est de faire de la prospective
18:27et de voir dans quelles filières
18:29il va y avoir justement des emplois demain.
18:31Vous, votre invitation à ne pas avoir de sélection,
18:35ça va déboucher sur un chômage
18:40pour énormément de jeunes français
18:42parce que là déjà, il n'y a pas aujourd'hui
18:43de débouché concret, professionnel.
18:46Si vous avez demain, c'est ce que font d'autres pays,
18:50une sélection dès le collège,
18:52nous on prenait jusqu'à maintenant…
18:53– Parcoursu par 11 ans, c'est ce que vous prenez.
18:55Vous prenez, je veux dire, parcoursu.
18:56– Vous savez, l'Allemagne, c'est 10 ans,
18:59l'Autriche, c'est 10 ans,
19:00ils ont des bien meilleurs résultats que nous,
19:01il y a plein de pays.
19:02Nous, on prône 13 ans,
19:03on considère qu'à 13 ans,
19:04il faut une très sélection
19:06parce que quand vous avez,
19:07là, c'était très bien dit,
19:09en seconde, quand il y a une demande d'avoir,
19:11et donc c'est ce que fera le gouvernement,
19:12avec 28 élèves par classe.
19:13Aujourd'hui, en filière générale…
19:14– C'est pas partout dans les établissements en difficulté.
19:17– Vous savez, en général, c'est combien aujourd'hui ?
19:18– En filière générale, en seconde…
19:20– Vous savez, c'est combien aujourd'hui en filière générale ?
19:23– Vous le savez ou pas ?
19:23– De quoi ?
19:24– Il y a combien d'élèves par classe ?
19:25– Mais entre 35 et 40 aujourd'hui,
19:26c'est ça la situation.
19:27– Mais va vous représenter.
19:28– Mais non, mais moi, je travaille dans un lycée, monsieur,
19:30où il y a 35 et 40 élèves par classe.
19:31– Vous n'avez même pas les chiffres.
19:32– Après, c'est le moyen.
19:33– Non, c'est la réalité du terrain, monsieur.
19:34– Oui, d'accord, de la moyenne et en filière professionnelle.
19:37– Oui, mais c'est précisément d'où part le mouvement,
19:39il part de banlieue, monsieur.
19:40Le mouvement part de banlieue,
19:42et c'est précisément au cœur des revendications des lycéens,
19:44c'est qu'ils sont 35 et 40 par classe.
19:46– Monsieur, et aujourd'hui, en filière professionnelle,
19:47vous avez 18 élèves par classe, en moyenne,
19:50aujourd'hui en filière professionnelle.
19:52Donc, il y a aujourd'hui un déficit d'élèves sur les voies professionnelles.
19:56– Donc, il faut favoriser les filières professionnelles et courtes.
19:58– Oui, et demain, et demain, ce qui pourra donner…
20:00– Les lycéens professionnels bloquent leur établissement aujourd'hui, monsieur,
20:02parce que précisément, les gens, par exemple, des lycéens professionnels de Saint-Denis,
20:05ils disent qu'eux, ils ne trouvent pas de stage.
20:07– Oui, mais je suis d'accord avec vous.
20:08– Ils étudient, le lycé parquet dit à Saint-Denis, allez, allez.
20:10– Vous êtes d'accord, mais monsieur, c'est justement…
20:13– Mais si, vous êtes d'accord, on va laisser la parole aux autres aussi.
20:16Jean-Christophe Couville, le policier, moi, ce que je retiens,
20:18c'est que la mobilisation continue.
20:19Il y aura donc une journée d'action et de manifestation
20:23samedi prochain, le 31, et puis le 5 novembre,
20:26à l'appel des syndicats, ça sera jeudi.
20:29J'ai entendu ce matin à Marseille, Emmanuel Macron dire
20:34qu'il n'y aura plus jamais de 17 octobre.
20:37Il se félicitait d'ailleurs de la bonne tenue des manifestations ce week-end.
20:42Vous avez ou partagé l'optimisme du chef de l'État ?
20:44– Moi, je ne m'avancerai jamais, parce qu'effectivement,
20:46ce n'est pas une science exacte.
20:48L'optimisme, alors samedi dernier, ça s'est bien tenu.
20:50Alors attention, il y a quand même des policiers blessés.
20:52Quand j'ai des policiers qui sont blessés,
20:54je ne peux pas dire que tout s'est bien passé.
20:56Après, les policiers sont fatigués, c'est normal.
20:58Ça fait depuis plus d'un mois que tous les jours,
21:00on a des manifestations de lycéens qu'il faut encadrer aussi.
21:04Là, on a des manifestations, on voit des affrontements.
21:06Bordeaux, il y avait 1000 black blocs qui étaient mis à sac.
21:09Heureusement, on a réussi à les bloquer,
21:12mais en fait, c'est des combats de rue.
21:14Donc, à mon avis, il y a cette fatigue,
21:16fatigue mentale, fatigue physique.
21:17– Mais est-ce qu'il y a suffisamment de force à mobiliser
21:21si ça continue encore sur plusieurs semaines ?
21:24Est-ce que les policiers vont tenir ?
21:26– C'est la vraie question, c'est qu'à un moment donné,
21:28quand vous travaillez à 75% de trop de présence,
21:31notamment sur les samedis,
21:33ça veut dire autant de policiers qui ne sont pas avec leur famille,
21:35pas avec les enfants, qui n'ont pas de repos.
21:38Donc, à un moment donné, cette fatigue-là
21:40fait aussi qu'à un moment donné, vous avez moins de résilience.
21:42Et quand tous les week-ends, vous partez à la guerre,
21:44je peux dire qu'à un moment donné, vous avez moins de patience aussi
21:46avec des casseurs et des casseurs.
21:47– Partir à la guerre, ça fait agir.
21:48– Partir à la guerre, il y a un décalage immense.
21:51– Ah oui, immense.
21:52– Il y a des jeunes qui ont perdu leur main,
21:54il y a des jeunes graves.
21:55– Encore la dernière manifestation,
21:56il y a des personnes qui ont perdu ses mains.
21:57– Des jeunes de 15 ans, ils sont traités comme des animaux.
21:59Je ne sais pas si vous avez vu les images
22:01des jeunes de 15 ans, de Paul-Éluard
22:03et de d'autres lycées du 93,
22:05qui ont été au dépôt de Bobigny.
22:09– Le mieux, c'est de ne pas aller en garde à vue,
22:14vous pouvez me laisser finir ce que j'ai envie de dire,
22:16s'il vous plaît.
22:16Aujourd'hui, vous avez vu ces images
22:18de comment sont traités des jeunes de 15 ans,
22:19de 14 ans, de 16 ans,
22:21qui sont mis dans des images des dépôts à Bobigny.
22:23– Et les 900 policiers blessés, ça ne vous touche pas, monsieur ?
22:25– Et vous, monsieur, des enfants qui ont perdu leurs yeux.
22:28– Vous savez, vous déresponsabilisez des jeunes.
22:30– Vous avez vos deux mains.
22:31– Vous avez vos deux mains.
22:31– Vous déresponsabilisez ces jeunes,
22:32parce que systématiquement, les affaires que vous évoquez,
22:34notamment à Tours, il avait un mortier dans les mains.
22:37Eh bien, vous déresponsabilisez des jeunes,
22:39parce que oui, si vous ne prenez pas un mortier,
22:44– Eh bien, vous exposez beaucoup moins, effectivement,
22:46à justement, que la force légitime de la police s'exerce.
22:49– Vous devriez avoir honte de vous exprimer aujourd'hui
22:51sur ce plateau télé, quand on apprend.
22:53– Vous devriez appeler au calme et parler de fond.
22:54– Aujourd'hui, on a appris que celui qui a commis l'attentat à Trappes
23:00avait des tracts du RN dans sa voiture.
23:01– C'est faux, mais ça vient d'être démenti par le monde.
23:03– Vous voyez, vous vous montez.
23:05– C'est une info qui n'est pas confirmée.
23:07– C'est une info qui n'est pas confirmée, sauf que…
23:09– C'est une info qui est sorti par le monde,
23:09et c'est une info où vous devriez avoir honte.
23:12– Attendez, parce que là, on parle dans tous les sens.
23:14– Parce qu'il y a quelques jours, votre porte-parole
23:15disait qu'on avait affaire à des ordres de barbares
23:18qui venaient au-delà du périphérique.
23:19– Attendez, monsieur Duré, monsieur Duré.
23:21– Évidemment que ça a été assez incident sur ce qui s'est passé à Trappes.
23:23– Mais pas en étant.
23:24– Vos idées, on est responsables de ce qui s'est passé,
23:26et moi, je tiens à rendre hommage par ailleurs
23:28à la personne qui a été tuée à Trappes.
23:29Je me solidarise de toutes les victimes
23:31dont vos idées sont responsables de ce qui s'est passé.
23:34Il faut le dire extrêmement clairement, il y a des rassemblements ce soir.
23:36Il appelle tout le monde à venir se rassembler en nommage.
23:38– Monsieur Duré, calmez-vous, je peux vous écouter tout le monde.
23:41– Moi, je l'ai posé, j'ai attendu qu'il finisse.
23:43– On ne va pas repartir sur Trappes-là.
23:45– Ah bah si, moi je veux bien, parce que là, il vient d'accuser
23:47aujourd'hui le Rassemblement National, et je vais juste rappeler
23:50que le Rassemblement National combat toute forme de racisme et de racialisme,
23:55contrairement aujourd'hui à une extrême-gauche qui parle de racisé,
23:58qui prône des réunions non mixtes, c'est-à-dire qui se basent sur la couleur de peau,
24:01et qui prône un repli sur soi communautaire et racialiste,
24:05qui est aux antipodes des valeurs françaises et des valeurs du Rassemblement National.
24:08– On va se calmer.
24:09– Et je vais conclure juste par dire que l'individu qui a tué lamentablement,
24:15et j'ai moi aussi une pensée pour les victimes,
24:17la seule manifestation politique à laquelle il avait participé,
24:20c'était une manifestation d'extrême-gauche en 2018 pour balestiner.
24:23– On va revenir, attendez, M. Nicolich, M. Nicolich, c'est bon, vous avez répondu.
24:28– M. Nicolich, c'est bon, vous avez répondu.
24:29– M. Nicolich, c'est une raison, monsieur, c'est lunaire de dire ça.
24:32– Mais je vais vous dire, monsieur, ce qui est fou, c'est une réalité.
24:34– Stop, stop, on arrête, on va se calmer, on va se calmer, on va faire une pause, on va
24:40revenir.
24:40– Je parle juste avec des éléments, je ne mens pas, contrairement à monsieur.
24:42– D'accord, mais ça parle…
24:42– Je pense que ça mérite qu'on réponde avec sérieux sur des éléments.
24:44– Très bien, mais là, ça parle dans tous les sens,
24:47donc on va revenir sur ce que M. Lecornu a annoncé aux lycéens,
24:51sur cette mobilisation qui va continuer et sur le rôle des influenceuses
24:54parce que le Premier ministre, avant de recevoir des responsables lycéens et étudiants,
24:58a reçu des influenceuses sur l'éducation.
25:01C'est elles d'ailleurs qui ont les premières relayées les propositions du gouvernement.
25:05C'est assez étonnant et ça sera décrypté dans un instant par Raphaël Gravy.
25:08A tout de suite, avec un peu plus de calme.
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