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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.
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00:00:00Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver aujourd'hui dans Punchline jusqu'à 18h30.
00:00:04Un déplacement surprise d'Emmanuel Macron aujourd'hui à Marseille pour constater le bilan des dégâts
00:00:08après les manifestations et les violences des derniers week-ends.
00:00:11Pas besoin d'état d'urgence, dit le Président de la République qui assure que désormais l'ordre va régner.
00:00:16On verra si cela vous convainc et surtout si cela va se vérifier sur le terrain ce samedi.
00:00:20Du côté des lycéens reçus à Matignon cet après-midi, plusieurs mesures seraient envisagées
00:00:26concernant le remplacement de Parcoursup, des places pour l'enseignement supérieur,
00:00:301 milliard d'euros pour le bâti scolaire, 28 élèves maximum dans certaines classes.
00:00:34Hugo Babet du journal Capital nous dira tout dans un instant.
00:00:38Enfin, on écoutera Marine Le Pen qui hier à Orléans assurait qu'elle allait restaurer l'état de droit,
00:00:42la candidate du Rassemblement national qui surprend toujours les intentions de vote au premier tour dans les sondages.
00:00:48Voilà pour les grandes lignes de nos débats. Il est pile 17h, l'heure du rappel des grands titres de
00:00:52l'actualité avec Félicité Kinnoky.
00:00:53Bonsoir, Félicité.
00:00:57Bonsoir, Laurence. Bonsoir à tous.
00:00:59Procès renvoyé au mois de juin 2027 pour les trois policiers jugés pour homicide involontaire
00:01:05après la mort de Cédric Chouvia lors d'un contrôle routier qui a dégénéré.
00:01:10C'était il y a six ans.
00:01:11Ouvert cet après-midi devant une salle comble au tribunal correctionnel de Paris,
00:01:15la famille et les proches du livreur de 42 ans estiment que les faits sont de nature criminelle
00:01:19et relèvent de la cour d'assises. Écoutez leur avocat.
00:01:21C'est une première victoire d'un point de vue juridique.
00:01:26Parce que le tribunal reconnaît qu'on va pouvoir remettre en cause la qualification,
00:01:31c'est-à-dire des blessures involontaires qui a été retenue par le juge d'instruction.
00:01:36Donc c'est une première victoire.
00:01:37On sait que la question de la compétence du tribunal correctionnel et de la qualification va être rediscutée.
00:01:42Le problème c'est que c'est en juin.
00:01:45Donc ça nous renvoie encore très loin.
00:01:47Et là, à la violence subie déjà depuis le départ, on a une violence symbolique qui est terrible.
00:01:55On a estimé que samedi prochain serait de nouveau à risque en raison des manifestations annoncées.
00:02:00En visite à la mairie de Marseille, ce matin, le président a dénoncé les réseaux sociaux comme danger de la
00:02:06démocratie,
00:02:06les décrivant comme des instruments de mobilisation du pire.
00:02:09En prévision, une série de décisions et de mesures ont été prises pour encadrer ces manifestations.
00:02:15Après justement un mois de mobilisation, le gouvernement a promis d'apporter aujourd'hui des réponses très concrètes aux organisations
00:02:21lycéennes et étudiantes.
00:02:23Sébastien Lecornu les a reçues tour à tour à Matignon cet après-midi.
00:02:27Et dans le même temps, les organisations syndicales de personnel de l'éducation étaient conviées, elles,
00:02:31à une réunion en visioconférence avec le cabinet du ministre de l'Éducation nationale,
00:02:35qui livrera les conclusions du gouvernement à 17h30.
00:02:39Dans l'actualité internationale au Brésil, le président de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva,
00:02:45décroche un quatrième mandat présidentiel face à Flavio Bolsonaro.
00:02:49Avec 51,8% des voix, il devance son rival conservateur de près de 4 millions de voix.
00:02:54Mais la marge de manœuvre de Luiz Inacio Lula da Silva pour gouverner le Brésil s'annonce en réalité limitée
00:03:00après le raz-de-marée des conservateurs aux législatives du 4 octobre dernier.
00:03:04Le parti libéral de Flavio Bolsonaro est la première force politique du pays.
00:03:08Enfin, l'Arabie saoudite dit avoir intercepté trois drones et un missile balistique dans les régions de Riyad et du
00:03:15Sud,
00:03:15tirés par les outils du Yémen.
00:03:17La capitale est ciblée par des attaques répétées des combattants pro-iraniens.
00:03:20En réaction, le Parlement égyptien a autorisé l'envoi d'un soutien militaire à l'Arabie saoudite,
00:03:26conformément à la requête du chef de l'État.
00:03:27C'était l'essentiel de l'information.
00:03:30Merci beaucoup, félicité Kindoky.
00:03:32On vous retrouve tout à l'heure à 18h.
00:03:33Je salue nos invités, Béatrice Brugère et là, bonsoir.
00:03:36Bonsoir.
00:03:36Madame la Vue, secrétaire générale du syndicat Unité Magistrat FO.
00:03:40Nous sommes avec Alexandre Devecchio.
00:03:41Bonsoir, Laurence.
00:03:42Avec donc Hugo Babay du journal Capital.
00:03:44Bonsoir.
00:03:45Et Louis de Ragnel.
00:03:46Bonsoir, Laurence.
00:03:47Vous êtes tous en bleu, c'est bien les garçons.
00:03:49En bleu, en cravate bleue.
00:03:50C'était l'uniforme du jour.
00:03:52Merci d'avoir respecté le code couleur.
00:03:53Oui, il n'y avait pas le temps de l'imposer.
00:03:54Oui, c'est vrai.
00:03:56C'est un lundi matin.
00:03:57On mettra du rouge demain.
00:03:59Allez, chiche.
00:03:59On va voir si vous respectez cela.
00:04:02Bon, on a beaucoup de choses dans l'actualité.
00:04:03On va s'intéresser au déplacement d'Emmanuel Macron,
00:04:06puisqu'il est allé voir à Marseille, déplacement surprise,
00:04:09les dégâts constatés sur les commerces,
00:04:13sur ce qui s'est passé à la fois à Marseille et dans d'autres villes.
00:04:15Béatrice Brugère, on verra avec vous quelle est la réponse pénale.
00:04:18On a un peu de mal à avoir une vision d'ensemble,
00:04:20parce qu'évidemment, les décisions sont individuelles.
00:04:24Elles sont éclatées dans différents parquets différents.
00:04:27Donc, on essaiera tout de même de voir quelle est la bonne réponse pénale
00:04:30à apporter à ce type d'acte de pillage et de vandalisme.
00:04:34Et puis, on évoquera aussi ce qui s'est passé à Trappes
00:04:37avec le parquet national antiterroriste,
00:04:39le procureur qui donnera une conférence de presse tout à l'heure
00:04:41aux alentours de 18 heures.
00:04:43Peut-être qu'on n'en saura plus sur le profil de l'individu
00:04:45qui a ouvert le feu, dont la garde à vue a été interrompue
00:04:47pour des raisons psychiatriques et sur l'enquête,
00:04:50parce qu'on veut aussi avoir tous ces détails.
00:04:53On commente peut-être par Emmanuel Macron.
00:04:55Déplacement surprise à Marseille.
00:04:57Écoutez ce qu'il a dit.
00:04:58Nous n'avions pas anticipé le 17 octobre.
00:05:00Écoutez le président de la République.
00:05:02C'est tout à fait vrai qu'à Marseille comme ailleurs,
00:05:05il n'y avait pas assez de force le 17 octobre.
00:05:07On le sait très bien, parce qu'on n'avait pas du tout anticipé
00:05:10ce qui s'est passé.
00:05:11C'est-à-dire que le 17 octobre n'avait pas été anticipé
00:05:14le fait qu'on aurait autant de forces d'ultra-gauche
00:05:16qui se mobiliseraient dès très tôt le matin,
00:05:19de manière très atypique.
00:05:20C'est-à-dire pas en opportuniste à la fin des cortèges,
00:05:23mais très tôt le matin, ce qui s'est d'ailleurs passé ici.
00:05:26On n'avait pas anticipé qu'on aurait,
00:05:29au-delà de cette mobilisation de l'ultra-gauche,
00:05:31aussi de la délinquance qui viendrait dessus.
00:05:34Et donc les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées.
00:05:37Donc c'est tout à fait vrai.
00:05:39Ce n'est pas ce qui s'est repassé le 24.
00:05:40C'est assez irréel quand même, Alexandre de Vécu.
00:05:42Autant le président dire qu'on n'avait pas anticipé,
00:05:45il n'y avait pas les bonnes forces de l'ordre à disposition,
00:05:47les renseignements n'avaient pas bien fonctionné,
00:05:50mais tout va bien se passer demain.
00:05:52Vraiment, il n'y a pas besoin d'état d'urgence.
00:05:54On continue comme ça.
00:05:55Déjà, ce qui est frappant,
00:05:56et c'est de plus en plus le cas des hommes politiques,
00:05:58mais quand ça vient du chef de l'État lui-même,
00:06:00c'est le réduit au rang de commentateur.
00:06:02C'est-à-dire que généralement,
00:06:04les hommes politiques sont là pour nous dire
00:06:06ce qu'ils vont faire, quelle est leur vision.
00:06:09Là, ils commentent comme s'ils n'étaient pas aux manettes.
00:06:13Donc ça, c'est très étrange.
00:06:15Et ensuite, on a l'impression
00:06:16qu'on n'habite pas dans le même pays.
00:06:18Je crois que ce qui s'est passé
00:06:21était relativement prévisible.
00:06:22Alors certes, c'est vrai,
00:06:23c'est la première fois qu'ils arrivent
00:06:24en début de manif, etc.
00:06:27Mais enfin, les émeutes de banlieue,
00:06:29en 2023, ils n'avaient pas anticipé non plus.
00:06:30Vous vous souvenez, vous avez dit,
00:06:31qui pouvait prévoir ça ?
00:06:33Bah si, moi j'ai grandi dans un pays
00:06:35où les émeutes existaient dès 2005,
00:06:37où certains ont sonné l'alerte en disant
00:06:38si on continue comme ça,
00:06:40on va même vers la guerre civile.
00:06:42Donc ça montre surtout
00:06:42que le président de la République
00:06:44n'a toujours pas fait le diagnostic
00:06:45sur l'état du pays,
00:06:46il ne mesure pas le danger de l'extrême-gauche.
00:06:48Ce n'est pas le faute de l'avoir dit.
00:06:51Et quant à la violence des banlieues
00:06:53qui sont en sécession culturelle,
00:06:56il ne l'a pas mesuré non plus.
00:06:58Et c'est ça qui est le plus dramatique
00:06:59parce que c'est le chef de l'État,
00:07:01c'est la clé de voûte des institutions.
00:07:04Et d'avoir quelqu'un d'aussi déconnecté
00:07:06à la tête du pays,
00:07:07c'est quand même très inquiétant.
00:07:08On va écouter une réaction
00:07:09d'un syndicat de police délégué
00:07:11Unité Paris,
00:07:12Mathieu Raël qui réagit
00:07:13à ce que vient de dire Emmanuel Macron.
00:07:15Pour nous, très franchement,
00:07:17on a toujours du mal
00:07:17à se réjouir de la visite
00:07:18du président de la République
00:07:19parce qu'à chaque fois,
00:07:20elle s'inscrit quand même
00:07:21dans un climat compliqué pour les policiers.
00:07:24Et là, en l'occurrence,
00:07:24je crois qu'on n'avait jamais atteint
00:07:26un climat aussi compliqué.
00:07:28Pour nos collègues,
00:07:30j'entends le président qui dit
00:07:31« plus jamais ça ».
00:07:32Mais on a déjà dit « plus jamais ça ».
00:07:34Il y a peu de temps,
00:07:35quand on a eu la victoire du PSG
00:07:37en Champions League,
00:07:37« plus jamais la main qui tremble,
00:07:39plus la main qui tremble,
00:07:40pas la main qui tremble ».
00:07:40Puis en fait,
00:07:41on se rend compte
00:07:42qu'on tremble quand même
00:07:42un petit peu à chaque fois.
00:07:43Mais il a fallu effectivement
00:07:45que les syndicats de police
00:07:46montent au créneau
00:07:47et notamment nous,
00:07:48unités,
00:07:48pour expliquer
00:07:49qu'on ne pouvait pas
00:07:50sous-dimensionner
00:07:51ce genre de dispositif,
00:07:52qu'il y avait une doctrine
00:07:53de maintien de l'ordre
00:07:53et qu'elle était adaptable
00:07:55à toutes les circonstances
00:07:56et à toutes les situations
00:07:57et que là, en l'occurrence,
00:07:58la doctrine qui avait été mise en place
00:08:00n'était pas du tout adaptée
00:08:02aux circonstances du 17 octobre.
00:08:03Louis Dragnel,
00:08:04sur ce qu'a dit le président Macron,
00:08:05sur ce que disent les policiers.
00:08:06Après, on s'intéressera
00:08:07à ce que la justice
00:08:08aurait pu faire en préventif
00:08:09pour éviter certaines scènes de pillage.
00:08:12Non mais évidemment,
00:08:13ce que dit le policier
00:08:14qu'on interroge là
00:08:16est très juste.
00:08:17Moi, ce qui me frappe beaucoup
00:08:18dans la défense d'Emmanuel Macron,
00:08:20c'est que pour échapper
00:08:21à la responsabilité politique
00:08:22de ce qui s'est passé,
00:08:23à chaque fois,
00:08:24on cherche un bouc émissaire
00:08:25et donc là,
00:08:26c'est tombé
00:08:26sur le renseignement territorial
00:08:28et éventuellement
00:08:29la direction du renseignement
00:08:30de la préfecture de police de Paris.
00:08:31Mais moi,
00:08:32ce qui me frappe
00:08:32dans cette histoire,
00:08:34c'est que là où je rejoins
00:08:34totalement Alexandre Devecchio,
00:08:36c'est que les ingrédients
00:08:37du chaos,
00:08:38on les connaît.
00:08:39Ça fait des années
00:08:40et des années
00:08:40que tout ça est documenté,
00:08:42qu'on voit monter la pression.
00:08:43Même ici même,
00:08:44sur ce plateau Punchline
00:08:46et dans d'autres émissions
00:08:48de CNews,
00:08:48on est là pour commenter,
00:08:50pour expliquer
00:08:50que ça monte,
00:08:51ça monte,
00:08:51ça monte
00:08:52et qu'un jour,
00:08:52il va se passer un drame.
00:08:54Là, le drame s'est produit
00:08:55et on voit bien
00:08:56qu'Emmanuel Macron,
00:08:57plutôt que de montrer
00:08:58qu'il y a une responsabilité politique,
00:09:00pointe la faute
00:09:01sur les policiers
00:09:02et simplement quand même
00:09:03un mot sur,
00:09:04si on rentre dans le détail
00:09:05du renseignement,
00:09:06là où leur travail
00:09:07est extrêmement compliqué,
00:09:09c'est qu'à chaque fois,
00:09:09on leur demande
00:09:10de changer leur capteur.
00:09:12Pendant les Gilets jaunes,
00:09:13on leur reprochait
00:09:13de ne rien avoir vu
00:09:14alors que moi,
00:09:14je me souviens,
00:09:15j'avais lu quasiment
00:09:16la totalité des notes.
00:09:17C'est simplement
00:09:18les responsables politiques
00:09:19qui n'avaient pas voulu
00:09:20croire ce qu'ils lisaient
00:09:21et ce que les policiers
00:09:22leur écrivaient.
00:09:23Non mais c'est véridique
00:09:24parce que j'ai dû lire
00:09:25200 notes de l'époque
00:09:27et là,
00:09:28c'est tellement compliqué
00:09:29de prévoir l'intensité
00:09:32de ce qui va se passer
00:09:33que évidemment,
00:09:34les policiers
00:09:34ne peuvent pas dire
00:09:35à telle place,
00:09:36à tel endroit,
00:09:36il y aura tel mouvement sauvage
00:09:38puisque par définition,
00:09:39un mouvement sauvage,
00:09:40il ne s'anticipe pas.
00:09:42Et le deuxième élément
00:09:43quand même
00:09:44que je trouve assez fort
00:09:45dans la gravité
00:09:46de ce que dit Emmanuel Macron,
00:09:48c'est qu'il donne l'impression
00:09:49que ça y est,
00:09:50tout est réglé.
00:09:51En réalité,
00:09:52la parole est magique,
00:09:53Louis !
00:09:54La parole est magique.
00:09:56La communication gouvernementale
00:09:57depuis samedi soir,
00:09:58en réalité,
00:09:58on a l'impression
00:09:59que c'est une victoire
00:09:59du gouvernement.
00:10:00En réalité,
00:10:02on a simplement évité
00:10:04la casse.
00:10:05On a simplement
00:10:06évité le pire.
00:10:07J'entends.
00:10:07Et en fait,
00:10:08je trouve que
00:10:08ce qui est terrible,
00:10:09c'est qu'on finit
00:10:10par se réjouir
00:10:11de se dire
00:10:11qu'il y a eu
00:10:1170 000 policiers
00:10:12et gendarmes,
00:10:13il n'y a eu
00:10:14que 50 blessés
00:10:15parmi les policiers
00:10:16et les gendarmes.
00:10:17Donc en réalité,
00:10:18c'est une victoire
00:10:18et on peut tous
00:10:19se féliciter.
00:10:20Eh bien non,
00:10:20la victoire,
00:10:21elle arrivera
00:10:24ce n'est pas un bon mot
00:10:25de dire que la paire
00:10:26reviendra.
00:10:26La paire reviendra
00:10:27parce qu'on aura pris
00:10:28les bonnes décisions
00:10:29pour mettre hors
00:10:30des têtes de nuire
00:10:31toutes les personnes
00:10:32qui aujourd'hui
00:10:33s'en prennent
00:10:33aux policiers,
00:10:34aux gendarmes
00:10:34et aux institutions.
00:10:35Une question à Béatrice Brugère.
00:10:36Qu'est-ce que la justice
00:10:37aura pu faire avant ?
00:10:39Parce qu'elle va faire après
00:10:40dans la réponse pénale.
00:10:41Est-ce qu'il y avait
00:10:41des moyens,
00:10:42encore une fois,
00:10:43de prononcer
00:10:44des interdictions
00:10:45de manifestation ?
00:10:46Non.
00:10:46Il y a très peu
00:10:47de moyens en réalité
00:10:48à la disposition de la justice
00:10:49pour éviter les casseurs,
00:10:50les pilleurs.
00:10:51Avant,
00:10:52en fait,
00:10:52avant ce que le couple
00:10:55justice-police-renseignement
00:10:57aurait pu faire,
00:10:59mais là,
00:10:59c'est toujours une vision
00:11:00un peu idéalisée,
00:11:01mais puisque vous me posez
00:11:02la question,
00:11:03c'est de faire du renseignement
00:11:04en effet qui dépouche
00:11:06sur de la judiciarisation
00:11:07avec des enquêtes préliminaires,
00:11:09éventuellement,
00:11:11des enquêtes au long terme,
00:11:13mais pas sur cet événement,
00:11:14sur les événements antérieurs
00:11:16qui ont été violents,
00:11:17pour commencer à neutraliser,
00:11:19entre guillemets,
00:11:20ceux qui sont les vrais responsables
00:11:22de ce chaos.
00:11:23Ça,
00:11:24ça pourrait se faire,
00:11:25mais après,
00:11:27c'est de la politique,
00:11:27ça aussi.
00:11:28Je veux dire,
00:11:28c'est une volonté de dire
00:11:30on va commencer
00:11:31à chercher de ce côté-là
00:11:33et pas d'un autre côté.
00:11:35Vous le savez,
00:11:35la priorité de la justice,
00:11:37elle est sur tous les fronts,
00:11:39en vrai,
00:11:39puisque tout est prioritaire.
00:11:41Et d'ailleurs,
00:11:42certains commencent à dire
00:11:43mais oui,
00:11:43mais si on fait ça,
00:11:44on ne va pas faire autre chose.
00:11:45on connaît.
00:11:47Donc,
00:11:49la difficulté aujourd'hui,
00:11:50et ça a été très bien dit,
00:11:52c'est que personne n'anticiperait
00:11:53un.
00:11:54Gouverner,
00:11:54c'est prévoir,
00:11:55donc vous savez,
00:11:56et personne ne prévoit grand-chose.
00:11:58Nous aussi,
00:11:59d'une certaine façon,
00:12:00on a dû s'adapter dans l'urgence,
00:12:02sur certains points chauds,
00:12:03je pense à Paris,
00:12:04etc.,
00:12:05pour faire face
00:12:06à la masse
00:12:08d'interpellations.
00:12:09Donc,
00:12:09ça montre bien
00:12:09que personne des deux côtés
00:12:11n'avait vraiment anticipé
00:12:13l'échelle.
00:12:13C'est-à-dire qu'on a réquisitionné
00:12:15des magistrats
00:12:15pour bosser tout le week-end.
00:12:16Exactement,
00:12:16on a rajouté des audiences,
00:12:18ça a été très compliqué.
00:12:19Bon,
00:12:19alors,
00:12:20tout le monde,
00:12:20c'est toujours une chaîne de solidarité,
00:12:22c'est comme pour la police.
00:12:23Finalement,
00:12:24on a beaucoup de chance en France
00:12:25d'avoir une fonction publique
00:12:27qui soit quand même très engagée
00:12:29et extrêmement,
00:12:30j'allais dire,
00:12:32respectable de ce côté-là
00:12:33parce qu'ils vont sur leurs heures,
00:12:35etc.,
00:12:36faire les choses.
00:12:37Juste sur les blessés,
00:12:39vous avez dit tout à l'heure
00:12:40qu'il y en avait une cinquantaine,
00:12:42on est déjà à plus de 200,
00:12:44je crois,
00:12:44qui ont été mis à jour.
00:12:46Donc,
00:12:47267,
00:12:48oui,
00:12:48pardon,
00:12:48policiers gendarmes blessés,
00:12:49150 chez les manifestants,
00:12:50vous avez raison.
00:12:51On est déjà beaucoup plus haut
00:12:52et ça va continuer peut-être
00:12:53d'ailleurs un petit peu à augmenter.
00:12:54Donc,
00:12:55on ne peut pas se satisfaire
00:12:57d'un bilan comme ça,
00:12:58mais comme on est parti
00:12:59de très très haut,
00:13:00en fait,
00:13:01après,
00:13:01la violence semble
00:13:02presque normalement
00:13:05c'est une vision un peu faussée
00:13:06à mon avis des faits,
00:13:08d'autant plus
00:13:09qu'on n'est que sur une séquence
00:13:11dans une période
00:13:12qu'il faudra analyser
00:13:13sur la durée
00:13:13et qui a commencé
00:13:14il y a déjà quelques années.
00:13:15Absolument.
00:13:15On va écouter juste Jérôme Fourquet
00:13:16avant que je vous passe la parole
00:13:17Hugo Babé
00:13:17sur le bilan économique
00:13:19et le chiffrage,
00:13:20je crois que vous avez
00:13:21le chiffrage exact
00:13:22de ce que ça a coûté aux commerçants.
00:13:23Jérôme Fourquet
00:13:24qui a été invité ce matin
00:13:25de l'ordre des pros,
00:13:26de Pascal,
00:13:27pro qui dit
00:13:28la violence est parfois légitime
00:13:29pour 20% des jeunes.
00:13:3020% des jeunes
00:13:31dans notre pays
00:13:32en 2026,
00:13:33jugent légitimes
00:13:34d'être venus.
00:13:35Écoutez-le.
00:13:36Au fur et à mesure
00:13:37que les générations
00:13:38se renouvellent,
00:13:38vos enfants bien évidemment
00:13:40il y a une sociologie
00:13:42qui se fait
00:13:42et une éducation
00:13:43qui se fait dans la famille
00:13:44mais ils évoluent aussi
00:13:45dans un environnement,
00:13:47dans une société
00:13:47qui a changé.
00:13:48Ils ne vont pas agresser
00:13:50les policiers.
00:13:51Ce que je vous disais tout à l'heure,
00:13:52c'est une minorité
00:13:52qui s'en est prise
00:13:54par exemple
00:13:54aux représentants
00:13:55de l'éducation nationale.
00:13:57Si vous regardez
00:13:57une enquête récente
00:13:59de l'IFOP
00:14:00qui nous dit que
00:14:01et ça revient au sujet
00:14:02que vous abordiez
00:14:02tout à l'heure,
00:14:03à peu près 10%
00:14:04des Français
00:14:04considèrent qu'il est
00:14:05parfois légitime
00:14:06et justifié
00:14:06d'utiliser de violences
00:14:07contre des biens
00:14:08et des personnes
00:14:09pour faire valoir
00:14:10ses propres idées.
00:14:11Chez les jeunes,
00:14:12ça monte à plus de 20%.
00:14:13Donc on peut le voir
00:14:14de deux manières.
00:14:15Soit on dit
00:14:15qu'il y a 80% des jeunes
00:14:16qui rejettent totalement
00:14:17la violence
00:14:18où on peut se dire
00:14:19qu'il y a aussi
00:14:20un jeune sur cinq
00:14:20pour qui recourir
00:14:22à de la violence physique.
00:14:23C'est quand même hallucinant.
00:14:24C'est ce que vous voyez
00:14:25vous dans les tribunaux ?
00:14:26Oui, en fait,
00:14:27c'est ce qu'on voit
00:14:28et c'est ce que surtout
00:14:29personne ne veut voir
00:14:29parce que vous disiez
00:14:31tout à l'heure
00:14:32qu'est-ce que la justice
00:14:32aurait pu anticiper.
00:14:34la violence que certains,
00:14:35je dis certains
00:14:36parce qu'on est encore
00:14:37dans le déni,
00:14:38sur les mineurs
00:14:39que certains dénoncent
00:14:40en disant
00:14:41on n'est pas adapté
00:14:42pour y répondre,
00:14:43montre bien
00:14:44avec ces études sociologiques,
00:14:47en tout cas d'opinion,
00:14:48c'est intéressant,
00:14:49que c'est une réalité.
00:14:50Pourquoi ?
00:14:51Parce qu'en fait,
00:14:51il y a une banalisation
00:14:52de la violence
00:14:53qui est d'ailleurs
00:14:54de plus en plus jeune
00:14:55comme seul mode d'expression
00:14:57pour exister,
00:14:58pour avoir ses droits.
00:15:00Donc c'est plutôt
00:15:01un changement
00:15:03très important
00:15:04qui est en train
00:15:04de se passer
00:15:05et nous,
00:15:06on parle toujours
00:15:06des enfants,
00:15:08vous voyez,
00:15:08non,
00:15:09mais j'ai entendu
00:15:09quand même
00:15:10sur certaines réactions,
00:15:13il y en a qui disent,
00:15:14c'est vrai que c'est terrible
00:15:15cette phrase,
00:15:16la police mutile
00:15:17les enfants,
00:15:18mais qui peut dire,
00:15:20qui ne peut
00:15:21ne pas condamner
00:15:22cette formule ?
00:15:23Sauf que ce n'est pas
00:15:24du tout la réalité.
00:15:24Vous savez,
00:15:25quand vous regardez
00:15:25les images,
00:15:26vous voyez bien
00:15:27qu'en fait,
00:15:27c'est surtout
00:15:28des jeunes ados
00:15:28dans la force de l'âge
00:15:30qui sont du violence
00:15:32incroyable,
00:15:32puisqu'il y en a
00:15:33qui ont même
00:15:34des intentions
00:15:35de tuer.
00:15:35Quand vous jetez
00:15:36un pavé comme ça
00:15:37du haut d'un immeuble,
00:15:38vous tuez quelqu'un
00:15:40si ça vous tombe
00:15:40sur la tête.
00:15:41On en a toujours
00:15:42un sur le plateau
00:15:42de Zénu,
00:15:43parce que nos reporters
00:15:43ne nous ramènent pas
00:15:44sur le terrain.
00:15:45Rien que ça,
00:15:46lancé à pleine...
00:15:46Même lancé,
00:15:48j'allais dire,
00:15:50à bout portant,
00:15:51sur la tête,
00:15:52vous pouvez déjà
00:15:52faire du mal,
00:15:53mais jeter d'en haut,
00:15:54comme on l'a vu
00:15:55de certains toits,
00:15:56ce n'est pas simplement
00:15:57pour ça.
00:15:59Non,
00:15:59c'est des armes
00:16:01et c'est bien
00:16:02qu'il y ait des gens
00:16:03qui commencent
00:16:03à faire ce genre
00:16:04d'enquête
00:16:04sur cette à la fois
00:16:06montée de la violence
00:16:07et cette banalisation.
00:16:09Un criminologue
00:16:10que vous connaissez bien
00:16:10comme Alain Boer
00:16:11le dit,
00:16:12lui,
00:16:12avec d'autres termes
00:16:13qui sont celui
00:16:14du taux d'homicidité,
00:16:15on a basculé aujourd'hui
00:16:17dans une violence
00:16:18très importante
00:16:19sur le taux
00:16:20de la multiplication
00:16:22des tentatives
00:16:24de meurtre,
00:16:25etc.
00:16:26Donc,
00:16:26c'est une réalité.
00:16:27Hugo Babé,
00:16:28le bilan,
00:16:29voilà,
00:16:30côté des manifestants,
00:16:31le bilan économique,
00:16:32qu'est-ce qu'il donne ?
00:16:33Sur les commerces,
00:16:34on est quand même
00:16:34beaucoup moins,
00:16:36un chiffre beaucoup moins
00:16:37important que le week-end
00:16:38du 17 octobre
00:16:39parce qu'il y a une mesure
00:16:40qui a fonctionné,
00:16:40c'est le couvre-feu.
00:16:41Ah bah oui,
00:16:43vous interdisiez
00:16:43aux gens de sortir,
00:16:44c'est sûr.
00:16:45On était donc
00:16:46à 3 000 commerces
00:16:48qui ont eu
00:16:48des tentatives
00:16:49de vandalisme
00:16:50ou du vandalisme,
00:16:511 200 vraiment
00:16:52saccagés pillés.
00:16:53Sur cette semaine,
00:16:55on est à 24 commerces
00:16:56pillés sur toute la France,
00:16:58avec notamment à Marseille,
00:16:59on est passé de 600
00:17:01à 2.
00:17:03Et sur ces 2 commerces
00:17:04pillés,
00:17:05on a 17 interpellations
00:17:07avec seulement 2 commerces.
00:17:09Donc là,
00:17:09on voit qu'il y a
00:17:10un petit tour de vis
00:17:11qui a été donné.
00:17:12Sur le couvre-feu
00:17:13à Marseille.
00:17:13Marseille a fait un couvre-feu
00:17:15très tôt dans la semaine
00:17:16et on se retrouve
00:17:17avec seulement
00:17:182 commerces pillés.
00:17:19Donc la force
00:17:20du couvre-feu
00:17:21a été vraiment
00:17:22sur le domaine économique.
00:17:23Et on a un chiffrage ?
00:17:25On est toujours
00:17:26à plusieurs centaines
00:17:27de millions d'euros.
00:17:28Peut-être milliards d'euros,
00:17:29on ne sait pas.
00:17:29Mais c'est ça,
00:17:29parce que sur les émeutes
00:17:32après l'affaire Naël,
00:17:33on était quand même
00:17:34sur du 790 millions d'euros.
00:17:37Donc on pourrait atteindre
00:17:38rapidement ces chiffres-là,
00:17:40notamment avec la mobilisation
00:17:41du 5 novembre,
00:17:42qui, elle,
00:17:43risque d'être
00:17:44beaucoup plus massif
00:17:45que ce qu'on a vécu
00:17:45ce week-end.
00:17:46Absolument.
00:17:46Et il y a Halloween
00:17:47entre-temps.
00:17:48Attention au samedi
00:17:49de tous les dangers encore.
00:17:50Juste, on écoute Marine Le Pen
00:17:51sur le casseur-payeur,
00:17:52le principe du casseur-payeur
00:17:54et je vous passe la parole.
00:17:55Comme l'a rappelé Jordan,
00:17:57nous appliquerons
00:17:58la règle du casseur-payeur.
00:18:00Et s'il faut payer,
00:18:02s'il faut qu'ils payent
00:18:03toute leur vie,
00:18:04ils paieront
00:18:05toute leur vie.
00:18:06Avec nous,
00:18:07celui qui viole la loi
00:18:09et particulièrement
00:18:10celui qui porte atteinte
00:18:11aux personnes,
00:18:12tout particulièrement
00:18:13aux représentants
00:18:14de l'État,
00:18:14pompiers,
00:18:15professeurs
00:18:16ou policiers,
00:18:17aura trois certitudes.
00:18:19La certitude
00:18:20des poursuites,
00:18:21la certitude
00:18:22de la peine,
00:18:23la certitude
00:18:24de leur exécution.
00:18:26Le casseur-payeur,
00:18:28Béatrice Brugère,
00:18:29c'est pas encore,
00:18:30la loi est encore
00:18:31en gestation.
00:18:32En cours d'examen.
00:18:33En cours d'examen.
00:18:34Juridiquement,
00:18:35ça tient debout ou pas ?
00:18:36Oui, alors,
00:18:37d'abord,
00:18:37ça existait.
00:18:38On l'a eu
00:18:39dans les années 70,
00:18:40après mai 68.
00:18:41Elle a été abrogée
00:18:42en 81
00:18:43avec Badinter
00:18:45parce qu'il y avait
00:18:47une remise en cause
00:18:48d'une sanction collective.
00:18:52Mais c'était pas
00:18:53tout à fait ça,
00:18:54exactement.
00:18:54Cette loi,
00:18:55elle disait pas
00:18:56exactement ça.
00:18:57Elle disait
00:18:57ceux qui se maintiennent
00:18:58volontairement
00:18:59dans un écosystème
00:19:01violent
00:19:02qui va commettre
00:19:03des dégâts
00:19:04seront,
00:19:05d'une certaine façon,
00:19:06responsables.
00:19:07Donc c'était
00:19:07un peu plus subtil
00:19:08que ça.
00:19:09On va voir
00:19:09comment la prochaine
00:19:11sera écrite.
00:19:13Il y a toujours
00:19:14un chemin avec le droit
00:19:15pour faire quelque chose.
00:19:17Mais faut-il encore
00:19:18que ça soit validé ?
00:19:19J'aime beaucoup
00:19:20votre formule.
00:19:20Il y a toujours
00:19:22un chemin avec le droit
00:19:23pour faire le droit
00:19:23ou ne rien faire.
00:19:25C'est ça,
00:19:25en fait.
00:19:26En vrai,
00:19:26c'est vrai.
00:19:27C'est-à-dire que
00:19:27si vous avez
00:19:28un objectif politique
00:19:29et vous dites
00:19:31on va trouver
00:19:31un chemin juridique
00:19:33pour y arriver,
00:19:33il y a toujours
00:19:34un chemin
00:19:35qui peut être
00:19:36extrêmement étroit
00:19:37le chemin
00:19:37mais il existe.
00:19:39Alexandre,
00:19:39je vous ai vu
00:19:40bondir là.
00:19:40Non,
00:19:40parce que je trouve
00:19:42que la conversation
00:19:42est surréaliste
00:19:43en fait.
00:19:44C'est la logique
00:19:46quand on détruit
00:19:47le bien public
00:19:47d'être sanctionné
00:19:49et de commencer
00:19:49par rembourser
00:19:50ce qu'on a détruit.
00:19:52Ce n'est pas la logique
00:19:52jusqu'à présent.
00:19:53Non,
00:19:53parce que justement
00:19:54on a dérivé
00:19:55vers une société
00:19:57des individus
00:19:58complètement dingue
00:19:58où les individus
00:19:59ont tous les droits
00:20:00où ils n'ont plus
00:20:00aucun devoir.
00:20:02C'est quand même,
00:20:03ça a été rappelé.
00:20:04Après 1968,
00:20:06personne ne pouvait
00:20:07contester le fait
00:20:08que ceux qui cassent
00:20:09paient.
00:20:11Donc ça montre
00:20:12où on en a
00:20:13et ça montre
00:20:14qu'il va falloir aussi
00:20:15régler des problèmes
00:20:16de société.
00:20:18c'est-à-dire qu'il ne suffit
00:20:20pas de faire
00:20:21une opération
00:20:22de police
00:20:22avec 70 000 policiers.
00:20:24C'était nécessaire
00:20:26mais d'abord
00:20:26on ne pourra pas
00:20:26le faire
00:20:27tous les week-ends
00:20:27et ensuite
00:20:28il va falloir
00:20:29guérir la société.
00:20:30Expliquer aux gens
00:20:31que ce ne sont pas
00:20:32simplement des individus
00:20:33qui ont tous les droits
00:20:34mais qu'il faut protéger
00:20:35l'intérêt général
00:20:37et qu'ils ont aussi
00:20:38un minimum
00:20:39de devoirs.
00:20:40Et là,
00:20:40ça me paraît délirant
00:20:41qu'il n'y a aucun homme...
00:20:43Enfin, si Marine Le Pen
00:20:44le fait
00:20:44mais que le président
00:20:45de la République
00:20:46ne fasse pas cela.
00:20:47On est en train
00:20:48de traiter les émeutes
00:20:49comme un phénomène
00:20:51météorologique.
00:20:52C'est-à-dire
00:20:52c'est à l'être tourange
00:20:54on va avoir
00:20:54un samedi compliqué
00:20:56et puis finalement
00:20:57il y a
00:20:59quelques milliers
00:21:00de voitures brûlées
00:21:01bon c'est pas trop grave
00:21:02c'était des intopéries
00:21:03où on a résisté
00:21:04aux cyclones.
00:21:05Mais on ne peut pas
00:21:05traiter ça
00:21:07de cette manière-là.
00:21:08C'est totalement
00:21:09aberrant.
00:21:09Je pense qu'en plus
00:21:10la majorité des Français
00:21:11sont pour qu'on retrouve
00:21:12le sens de l'intérêt général.
00:21:13Alors sur le plan juridique
00:21:14pour être complète
00:21:15il y a déjà des mesures
00:21:16ça existe
00:21:17pour faire payer
00:21:17non mais je le dis
00:21:18qu'on ne croit pas
00:21:18quand même
00:21:19que ça n'existe pas
00:21:20quelqu'un qui est condamné
00:21:21parce qu'il a cassé quelque chose
00:21:22c'est très très compliqué
00:21:23quand même
00:21:24c'est ça qui est intéressant
00:21:25c'est là où il va falloir travailler
00:21:26aujourd'hui
00:21:27si on parle du cas concret
00:21:28c'est quoi ?
00:21:28C'est la justice administrative
00:21:29qui casse en général ?
00:21:31Non non pas du tout
00:21:31au niveau civil
00:21:32vous êtes déjà responsable
00:21:34civilement
00:21:34des dégâts que vous avez causés
00:21:36sur le plan pénal
00:21:37heureusement
00:21:38mais en fait
00:21:38après la question
00:21:39c'est qu'on a une jurisprudence
00:21:41de la cour de cassation
00:21:43qui est très stricte
00:21:44sur la proportionnalité
00:21:47et sur les revenus
00:21:48qui fait qu'en effet
00:21:49et vous avez raison
00:21:50c'est très compliqué
00:21:51c'est mal fait
00:21:51c'est peu fait
00:21:52et donc c'est inefficace
00:21:53Aujourd'hui
00:21:54si on regarde très concrètement
00:21:55il y a deux mesures
00:21:56en fait il y a deux arguments
00:21:57qui sont opposés
00:21:58aux artisans de cette loi
00:21:59casseur-payeur
00:22:00qui sera examinée
00:22:01demain au Sénat
00:22:02la première
00:22:03c'est quelle est la définition
00:22:04d'un attroupement
00:22:05et jusqu'à quelle distance
00:22:06on considère que quelqu'un
00:22:07est dans un attroupement
00:22:08ce qui permet
00:22:09de le rendre pénalement responsable
00:22:12On est obligé
00:22:13de le définir
00:22:15et donc il y a un débat
00:22:16pour savoir
00:22:16est-ce que c'est 50 mètres
00:22:17100 mètres
00:22:17150 mètres
00:22:18et évidemment
00:22:20le deuxième sujet
00:22:20que vous souleviez implicitement
00:22:22c'est l'individualisation
00:22:23de la peine
00:22:24c'est-à-dire qu'on est quand même
00:22:25en France
00:22:26avec ce principe
00:22:27d'individualisation de la peine
00:22:28et donc considérer
00:22:29qu'entre guillemets
00:22:30on ferait une exception
00:22:32parce qu'un type
00:22:33se retrouve
00:22:33entre guillemets
00:22:34malgré lui
00:22:35dans une manifestation
00:22:36et on considère
00:22:37que s'il est là
00:22:38qu'il y a eu les sommations
00:22:38à l'insulte
00:22:39il y a une chose
00:22:40mais c'est ça le sujet
00:22:42c'est pas une chose
00:22:43c'est le sujet
00:22:44du débat de demain au Sénat
00:22:46qu'il soit difficile
00:22:47d'établir la preuve
00:22:48à la limite
00:22:48moi je veux bien l'entendre
00:22:49mais moi j'ai l'impression
00:22:50que même quand la preuve
00:22:51est complètement établie
00:22:52on considère que les gens
00:22:53sont insolvables
00:22:54même les travaux
00:22:54d'intérêt généraux
00:22:55vous m'arrêtez si je me trompe
00:22:57il faut que la personne
00:22:58qui soit condamnée
00:23:00à l'FR
00:23:01accepte la peine
00:23:02ça paraît complètement
00:23:03c'est vrai
00:23:04je dis peut-être une bêtise
00:23:05pas du tout
00:23:06c'est tout à fait juste
00:23:06c'est surtout
00:23:08avec l'individualisation
00:23:09de la peine
00:23:09c'est surtout
00:23:10l'individualisation
00:23:11de la responsabilité
00:23:12le sujet
00:23:14avant la peine
00:23:15c'est surtout qu'on ne peut pas
00:23:16être collectivement responsable
00:23:18sur le plan pénal
00:23:20de manière de la loi
00:23:22c'est ça le coeur
00:23:24du sujet de ce texte
00:23:25moi je pense que
00:23:26c'est le mot
00:23:27qu'a employé Alexandre Devecchio
00:23:28c'est-à-dire que c'est
00:23:28l'intérêt général
00:23:29qui doit primer
00:23:30sur les intérêts particuliers
00:23:31et au nom de l'intérêt général
00:23:33moi je pense que
00:23:34cette mesure
00:23:34juridiquement aussi
00:23:35vous parliez de petits chemins
00:23:37qui existent
00:23:37je pense qu'il y a un chemin
00:23:39qui existe
00:23:39alors après il faut
00:23:40mener un bras de fer
00:23:41avec le conseil constitutionnel
00:23:42il faut convaincre
00:23:43un certain nombre de personnes
00:23:44mais je crois que c'est faisable
00:23:46il ne serait-ce que
00:23:47dans l'avis du conseil d'état
00:23:48le conseil d'état
00:23:49qui a examiné
00:23:50ce projet de loi
00:23:50avant qu'il arrive
00:23:51il a déjà encadré
00:23:52ce projet
00:23:53pour que ça passe
00:23:54derrière au conseil constitutionnel
00:23:55et donc quand on a vu
00:23:57le projet a été abordé
00:23:59en commission
00:23:59au Sénat la semaine dernière
00:24:01il y a eu deux mesures en plus
00:24:02l'élargissement du dispositif
00:24:03au RSA
00:24:04et une peine complémentaire
00:24:06d'interdiction
00:24:06du territoire français
00:24:07et on n'est pas sûr
00:24:08que ces deux mesures-là
00:24:09passent le conseil constitutionnel
00:24:11mais si je peux me permettre
00:24:12juste avant de passer à autre chose
00:24:14il y a quand même deux problèmes
00:24:16un
00:24:16ça va être
00:24:18d'arrêter de penser
00:24:19qu'on fait des lois
00:24:20pour régler des problèmes
00:24:21de délinquance
00:24:23faut-il encore
00:24:23que ces lois soient exécutées
00:24:25et là on a un gros sujet
00:24:26quand même
00:24:27et que la loi
00:24:29ne sera pas juste
00:24:30comme ça
00:24:31un cadre
00:24:31pour dire ça c'est fait
00:24:32c'est comme
00:24:33la météo
00:24:34ça s'est passé
00:24:34le cyclone est passé
00:24:35et la deuxième chose
00:24:36il faut arrêter de penser
00:24:38que c'est le judiciaire
00:24:39qui va régler un problème
00:24:40de société
00:24:40qui est un problème
00:24:41de violence
00:24:42qui va être un problème
00:24:43beaucoup plus fort
00:24:44et c'est pas nous
00:24:45qui allons régler
00:24:46tous ces problèmes
00:24:47vous êtes un maillon
00:24:48de la chaîne
00:24:49quand même indispensable
00:24:49allez petite pause
00:24:50on se retrouve dans un instant
00:24:51Hugo Babet
00:24:52vous étiez à Matignon
00:24:53cet après-midi
00:24:53où les lycées ont été reçus
00:24:55des annonces
00:24:56qui vont être faites
00:24:57dans quelques instants
00:24:57et vous allez nous les annoncer
00:24:59parce que c'est pas moi
00:25:00c'est les influenceuses
00:25:01alors parce que
00:25:02c'est absolument génial
00:25:03il y a des influenceuses
00:25:04qui ont été invitées
00:25:05par Sébastien Le Corvenu
00:25:06par DM
00:25:07donc par message direct
00:25:09et elles ont tout révélé
00:25:10avant les ministres
00:25:11génial
00:25:11on fait une pause
00:25:12vous nous racontez tout
00:25:13à tout de suite
00:25:16on se retrouve dans Punchline
00:25:17sur CNews
00:25:18Carl Olive nous a rejoint
00:25:19député EPR
00:25:21bonsoir mon cher Carl
00:25:22bonsoir Laurence Ferrer
00:25:22on va parler des lycéens
00:25:23parce qu'ils ont été reçus
00:25:24à Matignon
00:25:25cet après-midi
00:25:25Hugo Babet
00:25:26c'est tout ce que
00:25:27les ministres ont annoncé
00:25:28dans un instant
00:25:28on n'aura même pas besoin
00:25:29de les écouter
00:25:29ça va être merveilleux
00:25:30d'abord on va écouter
00:25:31alors deux jeunes femmes
00:25:32qui sont non pas
00:25:33des syndicats lycéens
00:25:34des syndicalistes lycéennes
00:25:37mais qui sont des influenceuses
00:25:39des créatrices de contenu
00:25:40qui sont spécialisées
00:25:41dans l'éducation
00:25:42dans l'orientation
00:25:43elles vont nous expliquer
00:25:45comment elles ont été
00:25:46convoquées par
00:25:48ou invitées par
00:25:49les services du premier ministre
00:25:51c'est 100% un plan de communication
00:25:53du gouvernement
00:25:53on a été contacté hier
00:25:55par un DM Insta
00:25:57donc évidemment
00:25:58maintenant il y a
00:26:00de manière sûre
00:26:02une volonté
00:26:03de nous instrumentaliser
00:26:04honnêtement
00:26:05la phrase qu'il aimait bien
00:26:06nous rappeler
00:26:07c'est qu'il n'était plus là
00:26:08dans six mois
00:26:08qu'il n'était pas en campagne
00:26:09ça se voit que potentiellement
00:26:11personnellement
00:26:11il a envie d'améliorer les choses
00:26:13mais c'est un peu peine perdue
00:26:15voilà donc ça c'est
00:26:17la politique 2026
00:26:18on vous contacte par
00:26:18direct DM
00:26:20ça veut dire message direct
00:26:21exactement
00:26:21sur Instagram
00:26:22sur Instagram
00:26:23voilà le niveau
00:26:25André
00:26:25qu'est-ce qu'il leur a dit
00:26:27sinon sur le fond
00:26:28plusieurs annonces
00:26:29qui ont en fait
00:26:30été annoncées
00:26:31par le premier ministre
00:26:32avant même de recevoir
00:26:33les lycéens et les étudiants
00:26:34qui l'ont pris un peu mal
00:26:36parmi les annonces
00:26:37on m'étonne
00:26:37un prêt
00:26:39de 4 milliards d'euros
00:26:40via la caisse des dépôts
00:26:41destinée aux régions
00:26:42pour rénover
00:26:44les bâtiments
00:26:44les bâtiments publics
00:26:46les lycées
00:26:48et un plan de rénovation
00:26:49d'environ 1 milliard d'euros
00:26:51qui là est consacré
00:26:52aux universités
00:26:54à côté de ça
00:26:55on a une réforme
00:26:56de Parcoursup
00:26:57qui va se dérouler
00:26:57entre les rentrées
00:26:592027 et 2028
00:27:01avec notamment
00:27:02plus de transparence
00:27:03et de lisibilité
00:27:05sur les critères
00:27:06de sélection
00:27:06le fameux algorithme
00:27:09de Parcoursup
00:27:09on a également
00:27:10les effectifs
00:27:12au lycée
00:27:12avec un objectif
00:27:14de 28 élèves
00:27:15par classe
00:27:15notamment en seconde
00:27:17et des places supplémentaires
00:27:20dans les universités
00:27:2115 000 places supplémentaires
00:27:23qui sont notamment
00:27:24dans l'industrie
00:27:25et les sciences
00:27:2610 000 places
00:27:27dans l'industrie
00:27:27et les sciences
00:27:28très bien
00:27:28donc là tout ça
00:27:29ça a été annoncé
00:27:30avant que les syndicats
00:27:32soient reçus
00:27:32c'est absolument merveilleux
00:27:33et en plus on a eu
00:27:34forcément le commentaire
00:27:35à la fois
00:27:36des créatrices de contenu
00:27:37c'est ça
00:27:37on a eu le commentaire
00:27:38des créatrices de contenu
00:27:39qui ont notamment
00:27:40mis en avant
00:27:40sur ce dernier volet
00:27:42des places en université
00:27:43le fait qu'il y a
00:27:44126 000 étudiants
00:27:45qui se sont retrouvés
00:27:46sans affectation
00:27:47après Parcoursup
00:27:48et qu'on se retrouve
00:27:49avec 15 places seulement
00:27:50supplémentaires
00:27:51annoncées par le gouvernement
00:27:52c'est hallucinant
00:27:53on va juste écouter
00:27:54quand même
00:27:54les syndicats lycéens
00:27:55en tout cas
00:27:55ceux qui veulent bien
00:27:56nous répondre
00:27:57parce qu'il y a ceux
00:27:57qui ne veulent pas nous répondre
00:27:58qui ont une certaine idée
00:27:59de la liberté de la presse
00:28:01donc Nathalie Combaré
00:28:03par exemple
00:28:03du Renouveau Lycéen
00:28:04qui dit
00:28:05on se félicite
00:28:06pour la modification
00:28:07de Parcoursup
00:28:08c'est pas une suppression du tout
00:28:09non c'est vraiment
00:28:09c'est une refonte complète
00:28:11de Parcoursup
00:28:12ça sent l'embaille
00:28:13mais bon allez
00:28:15comme dira l'autre
00:28:17Sur Parcoursup
00:28:18on s'en félicite
00:28:19c'est déjà une première avancée
00:28:20maintenant il y a nécessité
00:28:21plus tard
00:28:21de refondre plus en profondeur
00:28:23la plateforme
00:28:23après la session 2027
00:28:24et la session 2028
00:28:26Louis l'a dit
00:28:27il y a un débat
00:28:28qui sera à l'Assemblée nationale
00:28:29qui doit avoir lieu
00:28:30aux alentours de 17h
00:28:31menée par le Premier ministre
00:28:32pour recueillir les avis
00:28:33des groupes politiques
00:28:34sur la question de Parcoursup
00:28:35je pense qu'on peut aisément
00:28:37envoyer un message
00:28:37à l'ensemble des partis politiques
00:28:39aujourd'hui
00:28:39et à les amener
00:28:40sur la responsabilité
00:28:41de ce qu'ils vont pouvoir
00:28:42prendre comme position
00:28:42sur la question de Parcoursup
00:28:43on a besoin aussi
00:28:45d'avoir des relais politiques
00:28:46sur nos demandes
00:28:47on a eu un premier pas
00:28:48de la part du Premier ministre
00:28:49et des relais institutionnels
00:28:51il y a nécessité aujourd'hui
00:28:52d'avoir une responsabilité
00:28:53de leur part
00:28:53sur la question de Parcoursup
00:28:54je crois qu'aujourd'hui
00:28:55aux lycéennes et aux lycéens
00:28:57nous pouvons dire
00:28:58que nous avons eu
00:28:59quelque chose
00:29:00nous avons eu quelque chose
00:29:01déjà on a la peur
00:29:02du gouvernement
00:29:03nous nous sommes mobilisés
00:29:04depuis maintenant
00:29:05trois semaines
00:29:06plus d'un mois
00:29:09pour défendre
00:29:09les revendications
00:29:10des lycéennes et des lycéens
00:29:11et à ces lycéennes
00:29:13je veux leur dire
00:29:14qu'ils peuvent être
00:29:15fiers d'eux
00:29:15fiers d'elle
00:29:16car le gouvernement a peur
00:29:19le gouvernement
00:29:21a montré
00:29:22qu'il était clairement
00:29:23désorienté
00:29:24par tout ce qu'il se passait
00:29:24et cette peur là
00:29:26elle va nous permettre
00:29:27à nous
00:29:28représentants lycéens
00:29:29et plus globalement
00:29:30à tous ceux
00:29:31qui portent
00:29:31les revendications
00:29:32lycéennes et des lycéens
00:29:34de s'engouffrer
00:29:35dans une brèche
00:29:37pour en tirer
00:29:37un maximum de choses
00:29:38voilà
00:29:39le gouvernement
00:29:40a peur de nous
00:29:41voilà le bilan
00:29:42de quatre semaines
00:29:43de mouvements
00:29:44qui est tout à fait légitime
00:29:45sur certaines revendications
00:29:46qui est totalement illégitime
00:29:48sur les violences
00:29:49et les casseurs
00:29:49et donc le gouvernement
00:29:51a peur de nous
00:29:51car l'olive
00:29:52c'est merveilleux
00:29:53quelle séquence
00:29:53mais la séquence
00:29:54dans le manuel
00:29:55de tout ce qu'il ne faut pas faire
00:29:56en politique
00:29:56elle est là
00:29:57elle tient en une tournée
00:29:57qu'est-ce que vous voulez
00:29:58que je vous dise
00:29:58de l'ancienne
00:29:59que dans ce pays
00:30:01il faut
00:30:02pardonnez-moi l'expression
00:30:03attendre qu'il y ait
00:30:04un bordel innommable
00:30:05pour pouvoir commencer
00:30:06à réagir
00:30:06et dans ce domaine
00:30:07comme dans d'autres
00:30:09malheureusement
00:30:10je ne me permettrai pas
00:30:11de vous demander votre âge
00:30:12mais en 1986
00:30:13je passe mon bac
00:30:15on n'a pas de parcours sup
00:30:17on n'a pas d'admission
00:30:18post-bac
00:30:19chacun se débrouille
00:30:20et ça se passe plutôt bien
00:30:21c'était en quelle année
00:30:22vous dites 86 ?
00:30:221986-67
00:30:24il y avait encore
00:30:25les ABCD là
00:30:26et bien oui exactement
00:30:27on va bac B
00:30:28etc
00:30:28bon on va bac C
00:30:29donc on ne doit pas être
00:30:30l'un l'un de l'autre
00:30:31et ça se passe bien
00:30:32parce que c'est plutôt
00:30:33c'est plutôt emphatique
00:30:35ce que je viens de dire
00:30:35absolument
00:30:35comme on vous a dit
00:30:39parce que chacun
00:30:41est responsable
00:30:42là on parle de la forme
00:30:44mais qui est des influenceuses ?
00:30:46là on a vu des influenceuses
00:30:47je disais à mon collègue
00:30:49que j'ai inauguré
00:30:50le stade de football
00:30:51incroyable
00:30:52de Rabat au Maroc
00:30:53habituellement
00:30:54on a des voyages de presse
00:30:55avec 120 personnes
00:30:57120 journalistes
00:30:58bon ben là
00:30:59il n'y a pas 120 journalistes
00:30:59il y a 10 journalistes
00:31:01et 110 influenceurs
00:31:02parce que c'est le nouveau
00:31:03voilà c'est le nouveau canal
00:31:04à la mode
00:31:04ici comme ailleurs
00:31:06mais là ils savent
00:31:07avant les syndicats
00:31:08avant même que les ministres
00:31:09parlent
00:31:09non mais ça
00:31:09c'est ouf
00:31:10Laurence Ferraï
00:31:10franchement je ne crois pas
00:31:12je pense que dans le week-end
00:31:13le téléphone
00:31:13c'est exactement ce qu'on a vécu
00:31:16ce matin
00:31:16oui
00:31:16que les journalistes soient
00:31:18prévenus après
00:31:19c'est pas la première
00:31:20que les syndicalistes
00:31:21soient prévenus
00:31:22après
00:31:23j'en suis pas convaincu
00:31:24là n'est pas le sujet
00:31:25juste peut-être
00:31:26pour dire les choses
00:31:28ça va plutôt
00:31:29dans le bon sens
00:31:30en quoi que vous avez interviewé
00:31:31vous avez fait un micro-trottoir
00:31:32avec des étudiants
00:31:33qui sont plutôt responsables
00:31:34j'en ai entendu d'autres
00:31:35de toute façon
00:31:35on pourrait
00:31:36comme les écolus
00:31:37je leur donnais le Sahara
00:31:386 mois après
00:31:38il n'y aurait plus un grain de sable
00:31:40il faut que ça avance
00:31:41et il faut que les jeunes
00:31:43puissent avoir effectivement
00:31:44un une orientation
00:31:45deux une destination
00:31:46trois pour pouvoir étudier
00:31:47et j'irais
00:31:48étudier dans de bonnes conditions
00:31:49j'ajoute un tout petit point
00:31:51si vous me le permettez
00:31:51on parle des 4 milliards
00:31:53je crois monsieur
00:31:53vous avez annoncé
00:31:544 plus 1 ça fait 5
00:31:56de près
00:31:56et j'explique pourquoi
00:31:58on parle des régions
00:31:59je croyais qu'on avait plus de sous
00:32:00je croyais qu'on était
00:32:01mais pour le coup
00:32:02parce que les régions
00:32:03ont la compétence
00:32:04de la rénovation
00:32:05ou de la construction
00:32:06des lycées
00:32:08des lycées en France
00:32:09ce sera le cas par exemple
00:32:10en région Île-de-France
00:32:11où Valérie Pécresse
00:32:12la présidente
00:32:12a annoncé 44 millions
00:32:14d'investissements
00:32:14pour la rénovation
00:32:15je vous ai dit
00:32:16pour réparer les dégâts
00:32:18un petit peu
00:32:19monsieur Vecchio
00:32:19de ce qui ne s'est pas passé
00:32:21depuis 1986
00:32:22par exemple au lycée
00:32:23Le Corbusier à Poissy
00:32:24je suis très heureux
00:32:25et j'aimerais bien que
00:32:26les sanitaires par exemple
00:32:27puissent être réparés
00:32:28très rapidement
00:32:28parce que depuis que j'ai passé
00:32:30mon bac en 86
00:32:30je crois qu'il s'est passé
00:32:31grand jour
00:32:31juste une question
00:32:33sur ces 4 milliards
00:32:34la Banque des Territoires
00:32:35a chiffré à 40 milliards
00:32:37d'euros
00:32:38l'enveloppe nécessaire
00:32:40pour rénover
00:32:41les lycées en France
00:32:434 milliards
00:32:43est-ce que ça suffit ?
00:32:44mais monsieur
00:32:45vous me diriez
00:32:460, 10, 20, 30
00:32:48c'est jamais suffisant
00:32:49et ça date pas d'hier
00:32:50je prends un exemple
00:32:51qu'il a de 1986
00:32:52ça fait 40 ans
00:32:54que ça se passe comme ça
00:32:5440 ans
00:32:55donc j'ai envie de dire
00:32:56ce qui est pris
00:32:57n'est plus à prendre
00:32:57et moi je salue
00:32:59justement
00:32:59les revendications
00:33:01légitimes
00:33:01et je dirais
00:33:02la solidarité
00:33:04et l'entraide
00:33:04des lycéens
00:33:06et je parle des lycéens
00:33:07l'immense majorité des lycéens
00:33:09et pas des lycéens
00:33:09pas des farcis
00:33:11qui passent leur temps
00:33:12à polluer la vie des lycéens
00:33:12l'exemple de Vecchio
00:33:13l'histoire des annonceurs
00:33:15des influenceurs pardon
00:33:17annonceurs on aime bien
00:33:17oui
00:33:19là de plus
00:33:21ça fait sourire comme ça
00:33:22mais en fait
00:33:23je trouve que c'est très révélateur
00:33:25et c'est aussi
00:33:27une clé d'explication
00:33:29pour comprendre
00:33:29là où on en est
00:33:30aujourd'hui
00:33:31c'est-à-dire
00:33:32qu'on est déjà
00:33:33dans une société liquide
00:33:34hyper individualiste
00:33:35et on a un pouvoir
00:33:37qui a accentué
00:33:39cette situation-là
00:33:41moi
00:33:41les syndicats
00:33:43je vais vous dire
00:33:44ça dépend lesquels
00:33:45mais je m'en méfie plutôt
00:33:46mais s'il y a des corps
00:33:47si il y a des corps
00:33:48je dis ça dépend lesquels
00:33:50sauf Béatrice
00:33:52sauf Béatrice
00:33:52mais sinon
00:33:53je m'en méfie plutôt
00:33:53mais je crois
00:33:54que s'il y a des corps
00:33:55intermédiaires
00:33:56c'est pas pour rien non plus
00:33:57et que le rôle
00:33:59du pouvoir
00:34:00c'est de respecter
00:34:01malgré tout
00:34:01ces corps intermédiaires
00:34:04et pas d'aller voir
00:34:05des influenceurs
00:34:06qui ne représentent
00:34:07qu'eux-mêmes
00:34:08et qui sont
00:34:09le symbole absolu
00:34:10vous avez compris Alexandre
00:34:11c'est parce qu'ils n'ont plus
00:34:12enfin ils ne savent plus
00:34:13à quel sens vouer
00:34:14mais non
00:34:14mais c'est un problème
00:34:16c'est que vraiment
00:34:17vous êtes au bout du rouleau
00:34:18mais je suis d'accord
00:34:19mais c'est que vous êtes
00:34:20au bout du rouleau
00:34:21et donc vous accentuez encore
00:34:22cette société du narcissisme
00:34:25absolu
00:34:26l'État a peur de nous
00:34:26vous avez vu la conclusion
00:34:28mais donc
00:34:29donc
00:34:30voilà
00:34:30je pense que
00:34:32l'État
00:34:33devrait justement garantir
00:34:34une forme de stabilité
00:34:35essayer de reconstruire
00:34:36un certain nombre
00:34:37de repères
00:34:37c'est fini Alexandre
00:34:38c'est terminé
00:34:39c'était l'état d'avant
00:34:40et ils aggravent
00:34:40la situation
00:34:41et en plus je pense
00:34:42qu'ils ne comprennent rien
00:34:43parce que je pense
00:34:43que dans leur tête
00:34:44les influenceurs
00:34:46tiennent quelque chose
00:34:46ah on va éviter la casse
00:34:48parce qu'ils
00:34:49j'en sais rien
00:34:49j'essaie de m'expliquer
00:34:51pourquoi ils font ça
00:34:52or je crois que
00:34:53c'est pas le cas
00:34:54si vous voulez
00:34:55les réseaux sociaux
00:34:56sont peut-être
00:34:56ont accentué le mal
00:34:58mais il y a une malaise
00:34:59une violence
00:35:01qui ne gagne pas
00:35:02des réseaux sociaux
00:35:03ça n'explique pas
00:35:04les réseaux sociaux
00:35:04jouent un rôle
00:35:05d'amplificateur
00:35:06et d'ailleurs
00:35:06d'après ce que j'ai compris
00:35:07dans la loi
00:35:07il y a un tout petit alinéa
00:35:09qui dit que
00:35:10à certains moments
00:35:11on peut couper
00:35:12les réseaux sociaux
00:35:13ou en tout cas
00:35:13supprimer certains contenus
00:35:14qui appellent à l'insurrection
00:35:15il y a un vrai warning là-dessus
00:35:17c'est ce qui a été fait
00:35:18pour les pillages
00:35:19suite au rendez-vous
00:35:20avec les plateformes
00:35:21exactement
00:35:21Béatrice Bougère
00:35:22je vais juste répondre
00:35:22parce que je remercie Alexandre
00:35:24d'être l'exception
00:35:25dans sa condamnation
00:35:26non mais en même temps
00:35:27je dis qu'il fallait les respecter
00:35:28même si je m'en méfie
00:35:29cette séquence pour moi
00:35:30c'est un enterrement
00:35:31de première classe
00:35:31de ce qu'il pouvait rester
00:35:33encore de dialogue social
00:35:34si le dialogue social
00:35:36a encore du sens
00:35:37là il n'en a plus du tout
00:35:39à savoir que
00:35:40le dialogue social
00:35:41c'est pour éviter
00:35:42tout ce qu'on a eu
00:35:42en vrai
00:35:43un dialogue social
00:35:44qui fonctionne
00:35:44c'est pas de manifestation
00:35:46dans la rue
00:35:46non seulement
00:35:47le dialogue social
00:35:49n'a pas fonctionné
00:35:50avant
00:35:50ce qui est quand même
00:35:51un sujet
00:35:52et c'est quelque chose
00:35:54qu'il faudra rétablir
00:35:54je crois
00:35:55si c'est possible
00:35:56mais en plus
00:35:57il ne fonctionne plus
00:35:58après
00:35:58puisque en fait
00:36:00la séquence
00:36:01qu'on vient de voir
00:36:01à savoir
00:36:02que ce sont des influenceurs
00:36:04en fait
00:36:04c'est une bataille
00:36:05de représentation
00:36:06maintenant
00:36:06c'est à dire
00:36:07on est dans
00:36:08la pure communication
00:36:10la pure communication
00:36:11et je sais
00:36:12qu'il y a
00:36:13un homme politique
00:36:13sur ce plateau
00:36:14mais ancien journaliste
00:36:16c'est la fin
00:36:17du vrai politique
00:36:18en vrai
00:36:18parce que le vrai politique
00:36:20dans le dialogue social
00:36:20c'est d'être quand même
00:36:22en capacité
00:36:23chacun de faire un pas
00:36:25c'est pas juste
00:36:25dans un sens
00:36:26d'ailleurs au passage
00:36:27et surtout
00:36:28de régler un problème
00:36:29de fond
00:36:29là on ne règle
00:36:30aucun problème
00:36:31de fond
00:36:31mais Béatrice
00:36:32toute la société
00:36:34en fait
00:36:34plus personne
00:36:35n'occupe son rôle
00:36:36c'est à dire qu'aujourd'hui
00:36:36vous avez un parti politique
00:36:37qui est devenu syndicaliste
00:36:39vous avez
00:36:40non mais
00:36:40je ne parle pas de vous
00:36:42je parle de la France insoumise
00:36:43et vous n'êtes pas
00:36:43la France insoumise
00:36:44enfin en tout cas
00:36:45je ne le sais pas
00:36:45mais je confirme
00:36:47non mais je vous
00:36:48taquine là-dessus
00:36:50le deuxième sujet
00:36:51c'est que les syndicats
00:36:52aujourd'hui
00:36:52sont complètement
00:36:53peut-être pas dans la magistrature
00:36:54mais sont dépassés totalement
00:36:56par des groupes
00:36:57les gilets jaunes
00:36:58ou les périgélies jaunes
00:36:59et donc on voit bien
00:37:00que plus personne n'a son rôle
00:37:01et donc le gouvernement
00:37:02ne sait plus tellement
00:37:03à quel interlocuteur
00:37:04se confier
00:37:04simplement quand même
00:37:05un mot sur la mesure
00:37:07de rénovation
00:37:08Parcoursup
00:37:08alors là
00:37:09non mais attendez
00:37:10ce qui est quand même
00:37:11assez incroyable
00:37:12c'est que je pense
00:37:12qu'il y a un consensus
00:37:13c'est-à-dire que
00:37:14tout le monde déteste
00:37:15Parcoursup
00:37:15tout le monde veut
00:37:16la destruction
00:37:17de Parcoursup
00:37:17mais derrière cette réalité-là
00:37:20chacun a une idée
00:37:21totalement différente
00:37:21plus de visibilité
00:37:23plus de transparence
00:37:24mais attendez
00:37:24si on supprime
00:37:25Parcoursup
00:37:25et qu'on revient
00:37:26j'écoute à la fille
00:37:27supprimons Parcoursup
00:37:28et revenons au système d'avant
00:37:29c'est-à-dire qu'il n'y a plus
00:37:30aucune sélection
00:37:30c'est-à-dire que
00:37:31vous n'avez plus aucun intérêt
00:37:32par exemple
00:37:33à faire en sorte
00:37:34que votre enfant
00:37:35aille dans un établissement
00:37:36un peu exigeant
00:37:37parce que vous enlevez
00:37:39tous les coefficients multiplicateurs
00:37:41tous les mécanismes
00:37:42de correction
00:37:42et donc tous les gens
00:37:44qui ont des enfants
00:37:45pour lesquels ils veulent
00:37:46une éducation un peu exigeante
00:37:47vont dire
00:37:47bon ben en fait
00:37:48on va aller dans le bahut
00:37:49du coin
00:37:50avec un mauvais niveau
00:37:51et puis comme ça
00:37:52ça ne permettra de compenser
00:37:53et donc moi je suis très curieux
00:37:55quand même d'avoir
00:37:56une vision précise
00:37:57de ce que veut faire
00:37:58le gouvernement
00:37:58de Parcoursup
00:37:59parce que là pour le coup
00:38:01tout le monde
00:38:01n'a rien à dire
00:38:03je reviens juste
00:38:04sur ce que disait
00:38:06Madame Brugère
00:38:06en disant que
00:38:07l'abondance de biens
00:38:08ne nuit pas
00:38:08je pense que les syndicats
00:38:10ont parfaitement leur place
00:38:11aujourd'hui
00:38:12y compris dans le contrat
00:38:13dont vous parlez
00:38:14à juste titre
00:38:14sur le lien social
00:38:16d'ailleurs on l'a vu
00:38:17sur l'organisation
00:38:17des manifestations
00:38:18je pense que si
00:38:19entre guillemets
00:38:20elles se sont bien passées
00:38:21et on ne va pas applaudir
00:38:23de s'en bléser
00:38:24dans les grottes de l'or
00:38:24parce que ça s'est mieux passé
00:38:26que la semaine dernière
00:38:27c'est aussi parce que
00:38:28les syndicats
00:38:28ont pris les choses en main
00:38:30ensuite je pense qu'aujourd'hui
00:38:31on a un sujet
00:38:31avec notre jeunesse
00:38:32la jeunesse
00:38:33elle ne regarde pas
00:38:34les chaînes d'info
00:38:34la jeunesse
00:38:35elle lit moins les journaux
00:38:36la jeunesse
00:38:37elle n'écoute pas la radio
00:38:38la jeunesse
00:38:38qu'est-ce qu'elle fait
00:38:39elle passe beaucoup de temps
00:38:40et il faut le dire
00:38:41sur les réseaux sociaux
00:38:42et notamment
00:38:42chez les influenceurs
00:38:43et je pense que
00:38:44je ne connais pas
00:38:45ces deux influenceurs
00:38:46ces deux noiselles
00:38:47que nous avons vues tout à l'heure
00:38:47créatrices de contenu
00:38:48je pense qu'autour de la table
00:38:51et peut-être sur tout
00:38:52le premier étage
00:38:53de la rédaction de CNews
00:38:54elles ont dix fois plus
00:38:56de milliers
00:38:56de centaines de milliers
00:38:58de followers
00:38:59qui fait que
00:39:00le canal
00:39:01va être un canal direct
00:39:02que les jeunes
00:39:03n'ont plus aujourd'hui
00:39:04je pense que c'est bien
00:39:04de le rappeler
00:39:05sinon on passera
00:39:06à côté de quelque chose
00:39:07elles ont combien ?
00:39:08c'est que les créatrices
00:39:09à 150 000, 200 000
00:39:10150 000, 200 000
00:39:11c'est pas mal
00:39:11je pense que le rôle
00:39:12de l'État
00:39:13c'est d'encourager
00:39:14les jeunes
00:39:14à lire des journaux
00:39:16à apprendre à l'école
00:39:17je suis désolée
00:39:18je suis un peu
00:39:18un vieux réactionnaire
00:39:20on est bien d'accord
00:39:22mais de...
00:39:22bien sûr
00:39:23on a tous intérêt
00:39:24à les inciter
00:39:25à lire
00:39:25et à lire
00:39:26les grands journaux
00:39:28comme le Figaro
00:39:29et de regarder
00:39:30des sites référencés
00:39:32avec des vraies rédactions
00:39:33des vrais journalistes
00:39:34qui peuvent les informer
00:39:35non ?
00:39:35vous n'êtes pas d'accord
00:39:36Béatrice Brugère ?
00:39:37si, complètement
00:39:38justement
00:39:38j'étais d'accord
00:39:39il nous reste un tout petit peu
00:39:40de temps
00:39:40Béatrice
00:39:41parce qu'on va écouter
00:39:42tout à l'heure
00:39:43le procureur du PNAT
00:39:45le parquet national
00:39:45antiterroriste
00:39:46il va sans doute
00:39:47revenir sur le profil
00:39:48du principal suspect
00:39:50dans cet abominable attentat
00:39:52de vendredi dernier
00:39:53un mort
00:39:53cinq blessés
00:39:55un suspect
00:39:56qui s'appelle
00:39:56Kevin T
00:39:56dont la garde à vue
00:39:57a été interrompue
00:39:58pour des raisons psychiatriques
00:40:00sans doute
00:40:00un point sur
00:40:02le profil
00:40:03de ce suspect
00:40:03et sur l'enquête
00:40:06qu'est-ce que vous pensez
00:40:07qu'il peut dire
00:40:08ce soir
00:40:09le procureur ?
00:40:11alors déjà
00:40:11je pense que c'est
00:40:12très important
00:40:13d'attendre
00:40:13ce que va dire
00:40:14le procureur
00:40:16du parquet
00:40:17antiterroriste
00:40:17parce que c'est
00:40:18le seul à habiliter
00:40:19par rapport
00:40:20à une procédure
00:40:20que je rappelle
00:40:21qui est encore
00:40:24discrète
00:40:24et secrète
00:40:25enfin qui est
00:40:26confidentielle
00:40:26tout le monde parle
00:40:27sans avoir lu
00:40:28quoi que ce soit
00:40:30donc c'est le seul
00:40:30à habiliter
00:40:31à dire
00:40:31où on en est
00:40:32vraiment dans l'enquête
00:40:33quel est le profil
00:40:34etc
00:40:35moi ce que je trouve
00:40:36regrettable
00:40:37c'est l'instrumentalisation
00:40:38immédiate
00:40:38qui a été faite
00:40:39de cette tragédie
00:40:40d'ailleurs au passage
00:40:42on a vite oublié
00:40:43les victimes
00:40:43pour en faire
00:40:44tout de suite
00:40:45quelque chose
00:40:46de politique
00:40:47d'abord la procédure
00:40:48est très complexe
00:40:49donc personne ne comprend
00:40:51pas toujours
00:40:52comment ça fonctionne
00:40:53du peu que je peux dire
00:40:55moi sur cette procédure
00:40:56aujourd'hui
00:40:57c'est que contrairement
00:40:59à ce que certains
00:41:00ont voulu dire
00:41:01parce qu'ils ont voulu
00:41:02que ça soit leur version
00:41:04on ne sait pas grand chose
00:41:05du profil justement
00:41:06et même
00:41:07il semblerait
00:41:08qu'on ait affaire
00:41:08à quelqu'un
00:41:09qui a des troubles
00:41:09psychiatriques
00:41:10dont on verra
00:41:11s'ils ne sont pas verrés
00:41:12ou s'ils sont simplement
00:41:14provisoires
00:41:15prise de stupéfiants
00:41:16on a connu tout ça
00:41:18ça veut dire quoi
00:41:19ça veut dire que
00:41:19en garde à vue
00:41:21il n'a pas pu rester
00:41:22en garde à vue
00:41:23parce que
00:41:23l'examen médical
00:41:24qui est un examen
00:41:25qu'on fait tout de suite
00:41:26évidemment
00:41:28a déclaré
00:41:28qu'il n'était pas
00:41:29en capacité
00:41:30de faire des déclarations
00:41:31ça veut dire quoi
00:41:32ça veut dire
00:41:33qu'il a été transféré
00:41:34à l'infirmerie psychiatrique
00:41:36qui s'appelle
00:41:37l'I3P
00:41:38de la préfecture de police
00:41:39si je ne me trompe pas
00:41:40deux solutions
00:41:41soit vraiment
00:41:42il n'est pas en capacité
00:41:43de poursuivre une audition
00:41:44et à ce moment là
00:41:46l'enquête continuera
00:41:47quand même
00:41:47s'il y a une ouverture
00:41:48d'information
00:41:49c'est à dire
00:41:49la saisine d'un juge
00:41:50d'instruction
00:41:50où il pourra
00:41:51sur un mandat d'amener
00:41:53peut-être être auditionné
00:41:55s'il en est capable
00:41:56ou alors
00:41:57c'est du provisoire
00:41:58son incapacité
00:42:00à être entendu
00:42:00et c'est ce que dira
00:42:01sans doute le procureur
00:42:02tout à l'heure
00:42:02et la garde à vue
00:42:03sera reprise
00:42:05c'est très rare
00:42:05une suspension
00:42:06quand même
00:42:07c'est pas une procédure
00:42:08très courante
00:42:10par contre
00:42:10ce qui est plus courant
00:42:12c'est que souvent
00:42:13on a affaire
00:42:13quand même
00:42:14à des déséquilibrés
00:42:15ça c'est quand même
00:42:16plus courant
00:42:16plus classique
00:42:18donc avant de tirer
00:42:19des conclusions
00:42:21de ses intentions
00:42:22de ses mobiles
00:42:23faut-il encore
00:42:24qu'on s'assure
00:42:26qu'il soit en capacité
00:42:27d'avoir un vrai discernement
00:42:28et donc l'enquête
00:42:29et c'est le plus important
00:42:32continuera
00:42:32elle va être longue
00:42:33c'est très technique
00:42:35il y aura des expertises psychiatriques
00:42:38pour déterminer vraiment
00:42:39si c'est la question
00:42:41de la responsabilité
00:42:42de l'abolition
00:42:42de l'altération
00:42:43de l'altération
00:42:45vous savez qu'on a
00:42:46on a changé la loi
00:42:47et je m'arrête là
00:42:48depuis l'affaire Alimi
00:42:49sur la question
00:42:52de l'absorption
00:42:54de drogue
00:42:55qui pourrait justement
00:42:56là il y avait cocaïne
00:42:58je crois
00:42:58exactement
00:42:59et donc on verra
00:43:00et c'est pour ça
00:43:01que j'attends moi
00:43:02puisque la seule personne
00:43:04qui peut en parler
00:43:04c'est le procureur
00:43:06donc attendons de voir
00:43:07ce qu'il nous donne
00:43:08comme élément
00:43:08et après éventuellement
00:43:10on pourra en tirer
00:43:11un peu plus
00:43:12que ce que j'ai entendu
00:43:12ce week-end
00:43:13bien sûr
00:43:14un tout petit mot
00:43:14car elle avant de faire la pause
00:43:16c'est juste que j'entends
00:43:16ce que vous dites
00:43:17madame Brugère
00:43:17c'est très compliqué
00:43:18d'entendre ça
00:43:20de la part des français
00:43:20et des familles
00:43:21qui sont endeuillées
00:43:22un tout petit exemple
00:43:23moi j'ai
00:43:25une personne déséquilibrée
00:43:27devant chez moi
00:43:285h du matin
00:43:29nous
00:43:29nu
00:43:30dans une robe de chambre
00:43:31avec un couteau
00:43:32de 40 cm
00:43:33qui vient m'égorger
00:43:34qui veut m'égorger
00:43:36il est arrêté
00:43:38on sait précisément
00:43:39où il est
00:43:39où il habite
00:43:40ce qu'il fait
00:43:41et quelques semaines plus tard
00:43:42le procureur me dit
00:43:43on n'a rien pu faire
00:43:43parce qu'effectivement
00:43:44il n'y a pas de
00:43:45il y a une altérité
00:43:46chez cette personne-là
00:43:47il doit être en soin
00:43:49et seulement en soin
00:43:50et voilà ce qui se passe
00:43:51très très régulièrement
00:43:52quand on voit les images
00:43:53terribles
00:43:54que j'ai vu également
00:43:55sur CNews
00:43:55de cet homme
00:43:57entre guillemets
00:43:57il n'y a aucun problème
00:43:59il n'y a aucun problème
00:44:00d'altérité
00:44:00quand il vient tranquillement
00:44:03recharger son pistolet
00:44:04pour essayer de tuer
00:44:05d'altération
00:44:06d'altération
00:44:08sur ce sujet
00:44:09c'est vrai que c'est
00:44:10difficilement entendable
00:44:12pour les français
00:44:13ce que je dis par là
00:44:13c'est que
00:44:13même si c'est une altération
00:44:14pardon
00:44:15il y a une enquête judiciaire
00:44:16une information
00:44:17qui va poursuivre
00:44:18je ne connais pas
00:44:18votre affaire
00:44:19mais il y a quelques moyens
00:44:22malheureusement
00:44:22c'est un exemple
00:44:23parmi d'autres
00:44:23d'accord
00:44:24et il y a aussi
00:44:25des trous
00:44:25dans la raquette
00:44:26allez on va faire
00:44:27une petite pause
00:44:28on vous remercie
00:44:28beaucoup Béatrice
00:44:30on remercie Hugo Babet
00:44:31pour toutes les informations
00:44:32exclusives qu'il nous a donné
00:44:33sur ce qui s'est passé
00:44:33à Matignon
00:44:34c'était très très
00:44:35très instructif
00:44:37on fait une pause
00:44:38on se retrouve dans un instant
00:44:39on évoquera cet attentat
00:44:41à caractère raciste
00:44:42Emmanuel Macron
00:44:43a-t-il parlé trop tôt
00:44:43c'est ce qu'on verra
00:44:44à la lumière
00:44:45de ce que dira le procureur
00:44:46on sera rejoint
00:44:46par Mathieu Vallet
00:44:48du RN
00:44:48à tout de suite
00:44:52on se retrouve dans Punchline
00:44:53pour la deuxième partie
00:44:54Mathieu Vallet
00:44:55eurodéputé RN
00:44:56nous a rejoint
00:44:56merci d'être avec nous
00:44:57bonsoir
00:44:58on va suivre en direct
00:45:00dans un instant
00:45:00une conférence de presse
00:45:02du procureur antiterroriste
00:45:03qui va évoquer l'enquête
00:45:05et le profil de l'assaillant
00:45:06qui a ouvert le feu à Trappes
00:45:07vendredi faisant la mort
00:45:08et cinq blessés
00:45:09un attentat à caractère raciste
00:45:10selon les premiers éléments
00:45:12d'information
00:45:13c'est ce que l'on va suivre
00:45:14évidemment dans cette édition
00:45:15mais d'abord
00:45:16le rappel des titres
00:45:16de l'actualité
00:45:17avec Félicité Kindok
00:45:24rebonsoir Laurence
00:45:25bonsoir à tous
00:45:25c'est une nouvelle réponse
00:45:27du gouvernement
00:45:28après un mois de mobilisation
00:45:29lycéenne et étudiante
00:45:30le remplacement
00:45:31de Parcoursup
00:45:32est envisagé sur deux ans
00:45:33mais aussi
00:45:34des prêts
00:45:35pour améliorer
00:45:35l'état des bâtiments
00:45:36ou encore une augmentation
00:45:37du nombre de places
00:45:38à l'université
00:45:39des annonces dévoilées
00:45:40à la mi-journée
00:45:41par des influenceuses
00:45:42du domaine de l'éducation
00:45:44satisfaites
00:45:44après la rencontre
00:45:45avec le Premier ministre
00:45:46Sébastien Lecornu
00:45:47les ministres de l'éducation nationale
00:45:49Edouard Geffray
00:45:49et de l'enseignement supérieur
00:45:51les organisations lycéennes
00:45:53étudiantes
00:45:53qui se félicitent
00:45:54mais souhaitent
00:45:55maintenir la mobilisation
00:45:56Emmanuel Macron estime
00:45:58que samedi prochain
00:45:59serait d'ailleurs
00:46:00de nouveau à risque
00:46:01en raison des manifestations
00:46:02annoncées
00:46:03en visite à la mairie
00:46:04de Marseille
00:46:05ce matin
00:46:05le chef de l'état
00:46:06est allé à la rencontre
00:46:07des forces de l'ordre
00:46:07face aux policiers
00:46:08il a prévenu
00:46:09plus jamais
00:46:10le 17 octobre
00:46:11plus jamais
00:46:12nous ne laisserons
00:46:13de tels débordements
00:46:14après une première réunion
00:46:16aujourd'hui
00:46:17à Téhéran
00:46:18l'Iran
00:46:18dit s'être accordé
00:46:19avec les hauts responsables
00:46:21de la Turquie
00:46:21du Pakistan
00:46:22et de l'Arabie Saoudite
00:46:23pour poursuivre
00:46:24les discussions
00:46:25entre alliés
00:46:25du pacte de la Mecque
00:46:26et médiateurs régionaux
00:46:27l'objectif de ces échanges
00:46:29est de renforcer
00:46:30leur coopération
00:46:30mais aussi
00:46:31de favoriser
00:46:32la désescalade
00:46:33entre les partis
00:46:33à la crise actuelle
00:46:34encourager le dialogue
00:46:35et les solutions diplomatiques
00:46:37notamment en matière
00:46:38de paye de sécurité
00:46:39dans la région
00:46:39en Jordanie
00:46:41trois membres
00:46:41d'une même famille
00:46:42ont été arrêtés
00:46:43ce matin
00:46:44suspectés de l'attaque
00:46:45meurtrière
00:46:45perpétrée vendredi
00:46:46contre l'église grecque
00:46:48orthodoxe du sud du pays
00:46:49lors de laquelle
00:46:50neuf personnes
00:46:51ont été tuées
00:46:5125 blessées
00:46:52les trois suspects
00:46:53ont été arrêtés
00:46:54dans une maison abandonnée
00:46:55de Karak
00:46:55où ils s'étaient retranchés
00:46:56après avoir ouvert le feu
00:46:57sur un cortège funéraire
00:46:58il s'agit de deux frères
00:47:00le troisième
00:47:01et leur beau-frère
00:47:02tous adhèrent
00:47:03à l'idéologie
00:47:04takfiriste
00:47:05un islamisme extrémiste
00:47:06blessé lors de leur arrestation
00:47:08ils sont hospitalisés
00:47:09enfin ne manquez pas
00:47:10la grande interview
00:47:11demain matin
00:47:12le président
00:47:12et directeur général
00:47:14des coopératives
00:47:15U
00:47:15Dominique Schelcher
00:47:16sera à votre invité
00:47:17Laurence Ferrari
00:47:18un rendez-vous
00:47:19à ne pas manquer
00:47:19demain 8h10
00:47:20en direct
00:47:21sur notre antenne
00:47:22merci félicité
00:47:22on est donc avec
00:47:24Luneur Agnel
00:47:25Carl Olive
00:47:25Tanguy Amon
00:47:26nous en revient
00:47:26du service police
00:47:27justice de CNews
00:47:28mais c'est à dire
00:47:28d'être là
00:47:28Mathieu Vallet
00:47:29heureux député
00:47:30RN
00:47:30et Alexandre Devecchio
00:47:31on va entendre
00:47:32dans un instant
00:47:33le procureur national
00:47:35antiterroriste
00:47:36le procureur du parquet
00:47:37national antiterroriste
00:47:38pour être très précis
00:47:39à propos de ce qui s'est passé
00:47:40à Trappes
00:47:41un attentat
00:47:42dont on suspecte
00:47:44qu'il ait des motivations
00:47:45racistes
00:47:45on va d'abord
00:47:46regarder
00:47:47ces séquences
00:47:48terribles
00:47:48où il y a une vidéo
00:47:50on voit le tireur
00:47:52dans une station de service
00:47:53et puis je vous passe
00:47:53la parole
00:47:54Mathieu Vallet
00:47:55en espérant
00:47:55qu'on arrive
00:47:56à vous entendre
00:47:56avant que le procureur
00:47:57ne parle
00:47:59les images sont glaçantes
00:48:01elles sont filmées
00:48:02par une caméra
00:48:03de vidéosurveillance
00:48:04d'une station
00:48:05service de Trappes
00:48:07on y voit
00:48:07Kevin T
00:48:0839 ans
00:48:09le principal suspect
00:48:10de l'attaque
00:48:11qui a eu lieu vendredi
00:48:12il arrive sur place
00:48:14arme à la main
00:48:15et se dirige
00:48:16vers un homme à terre
00:48:17qu'il vient de blesser
00:48:18par balle
00:48:18l'arme utilisée
00:48:19un pistolet mitrailleur
00:48:21datant de la seconde guerre mondiale
00:48:22semble s'enrayer
00:48:23avec sang-froid
00:48:24et détermination
00:48:25le suspect
00:48:26tente de la recharger
00:48:27il s'y reprend
00:48:28à plusieurs reprises
00:48:30face à lui
00:48:31en bas à droite
00:48:32la victime
00:48:32que nous avons choisi
00:48:33de ne pas montrer
00:48:34est au sol
00:48:35grièvement blessée
00:48:36dans une flaque de sang
00:48:37Kevin T persiste
00:48:39il tente de la battre
00:48:40d'après le parquet national
00:48:42antiterroriste
00:48:43l'homme blessé
00:48:43a été hospitalisé
00:48:45en urgence absolue
00:48:46après les faits
00:48:47le suspect
00:48:48quitte les lieux
00:48:48il s'agit de la quatrième étape
00:48:50de son périple meurtrier
00:48:51au cours de laquelle
00:48:52une autre victime
00:48:53a été blessée
00:48:54il sera ensuite
00:48:55dans une pharmacie
00:48:56où il blesse
00:48:57deux autres personnes
00:48:58puis une dernière
00:48:59dans la commune voisine
00:49:00de Laverrière
00:49:01à l'issue d'un examen psychiatrique
00:49:03réalisé samedi soir
00:49:04sa garde à vue
00:49:05a été levée
00:49:06il a été placé
00:49:07à l'infirmerie psychiatrique
00:49:08de la préfecture
00:49:09de police de Paris
00:49:10quatre de ses proches
00:49:11avaient aussi été placés
00:49:12en garde à vue
00:49:13elles ont été levées hier
00:49:15Mathieu Vallès
00:49:16garde à vue a été levée
00:49:17on attend des précisions
00:49:18évidemment
00:49:18du procureur
00:49:20de toute façon
00:49:21l'acte est abominable
00:49:23une personne tuée
00:49:25cinq blessés
00:49:26avec encore une fois
00:49:28un homme
00:49:29dont on se demande
00:49:30s'il avait
00:49:31son discernement
00:49:33aboli
00:49:33ou pas
00:49:34et on aura peut-être
00:49:35la réponse
00:49:35dans un instant
00:49:36oui d'abord
00:49:37lorsqu'il y a eu
00:49:38des attentats précédents
00:49:38à Paris
00:49:39sur le pont de Biarracay
00:49:40ou encore
00:49:40je regardais
00:49:41à Romance-sur-Isère
00:49:42ou Villejuif
00:49:42on a eu des précédents
00:49:44terroristes
00:49:45qui étaient suivis
00:49:46ou qui avaient des troupes
00:49:47psychiatriques
00:49:47ce qui n'empêche pas
00:49:48d'être jugé
00:49:49ou ce qui n'empêche pas
00:49:50qu'il y ait de la poursuite
00:49:50évidemment de l'instruction
00:49:51ou de l'enquête
00:49:52et moi je vais évidemment
00:49:53apporter
00:49:54je l'ai déjà fait vendredi
00:49:55avec Marine Le Pen
00:49:56et Jordan Bardella
00:49:57le soutien à ces victimes
00:49:58à cette homme qui est décédée
00:49:59à cette fille
00:49:59qui a entre la vie et la mort
00:50:00de 12 ans
00:50:06le suspect
00:50:07au raid et au déménage
00:50:08qui est intervenu
00:50:08au domicile du suspect
00:50:09qui avait piégé son domicile
00:50:11et je veux aussi dire
00:50:12que
00:50:12on permettrait
00:50:13que l'extrême gauche
00:50:14et certains Nervi
00:50:16et Proxy
00:50:17font une certaine
00:50:18récupération ignoble
00:50:19nous dès qu'on avait parlé
00:50:20en vous accusant
00:50:20d'avoir votre part
00:50:22de responsabilité
00:50:22le monde a dû en urgence
00:50:23rectifier un article
00:50:24dans lequel il disait
00:50:24qu'il y avait des tracts du ARN
00:50:25dans le véhicule
00:50:25ce n'était pas le cas
00:50:26donc moi je trouve
00:50:27qu'il y a une abjecte
00:50:29volonté de récupérer
00:50:31ce crime
00:50:32pour en fait
00:50:33faire des choux politiques
00:50:35et des choux électoraux
00:50:35qui sont complètement ignobles
00:50:37voilà donc la réalité
00:50:38c'est ça
00:50:39et je vois Thomas Porte
00:50:40par exemple
00:50:40ou certains élus
00:50:41de la France Insoumise
00:50:42qui ont diffusé
00:50:43des photos d'une personne
00:50:44qui a commenté
00:50:45ce crime en s'en félicitant
00:50:46et des photos que
00:50:48Jean-Philippe Tanguy
00:50:49moi ou Marine Le Pen
00:50:50avions prises
00:50:50il y a plus d'un an
00:50:51et qu'on ne connaissait pas
00:50:52cette personne
00:50:52qui a fait un commentaire
00:50:53sur Facebook
00:50:53vous voyez
00:50:54tous les moyens sont bons
00:50:54dans cette campagne politique
00:50:56pour certains
00:50:56faire leur beurre électoral
00:50:57sur le dos de mort
00:50:58de victimes
00:50:58de personnes qui luttent encore
00:51:00pour rester en vie
00:51:01et donc moi je trouve
00:51:02que c'est abject
00:51:02rappelez-vous
00:51:03le seul fait est que
00:51:04on ait évoqué nous
00:51:05les profils
00:51:06et une volonté
00:51:06que ça ne se reproduise plus
00:51:07après l'assassinat de Philippines
00:51:09mais aussi de Lola
00:51:10donc toutes ces victimes
00:51:12dont les auteurs
00:51:13étaient des personnes
00:51:14sous le QTF
00:51:14on avait été taxés
00:51:15de récupération
00:51:16plus tard que nous
00:51:16nous nous battions sur les faits
00:51:18et c'est surtout
00:51:18parce que le politique
00:51:19doit faire en sorte
00:51:20que les drames
00:51:20ne se reproduisent plus
00:51:21en tout cas
00:51:21que tout soit mis en oeuvre
00:51:22pour protéger les français
00:51:23donc moi c'est ce que je trouve
00:51:24abject dans le cadre
00:51:25de cette campagne
00:51:25on peut débattre des arguments
00:51:27on peut débattre des idées
00:51:28on peut ne pas être d'accord
00:51:29mais la ficelle est grosse
00:51:30et je trouve que
00:51:31quand il y a eu un mort
00:51:32quand il y a une fille
00:51:33qui se bat pour rester en vie
00:51:34et d'autres victimes
00:51:34qui ont été impactées
00:51:35je pense que le mémoire
00:51:36des choses
00:51:37c'est d'être factuel
00:51:38de se battre
00:51:38pour que ça ne se reproduise plus
00:51:39et de proposer un programme
00:51:40qui protège les français
00:51:41Carole Olive
00:51:42sur cet attentat
00:51:43si il y a bien un sujet
00:51:44sur lequel on devrait avoir
00:51:45une concorde politique
00:51:46c'est bien notamment
00:51:47sur celui-ci
00:51:48c'est bien sur celui-ci
00:51:49et moi à titre personnel
00:51:51j'ai participé
00:51:51à la marche blanchière
00:51:53au Bervillier
00:51:53il se trouve que
00:51:54le jeune homme
00:51:55qui a été tué
00:51:56était né à Poissy
00:51:57c'est un enfant de Poissy
00:51:58comme je le suis
00:51:59agent au conseil départemental
00:52:00des Yvelines
00:52:01et c'est vrai que j'aurais aimé
00:52:03Sportif accompli
00:52:03Sportif accompli
00:52:04en MMA
00:52:05à la Hatch Academy
00:52:06qui fait un travail remarquable
00:52:07en termes d'intégration
00:52:08et arrêtons de stigmatiser
00:52:09évidemment
00:52:11et il faut aussi saluer
00:52:12le travail des forces
00:52:14de sécurité
00:52:15une nouvelle fois
00:52:16qui vient montrer
00:52:17s'il le fallait
00:52:18que la police
00:52:18n'est pas là du tout
00:52:19pour tuer
00:52:20comme on peut l'entendre
00:52:21parfois dans la bouche
00:52:22de qui je pense
00:52:24et vous le savez
00:52:24l'extrême gauche
00:52:26mais que ces personnes là
00:52:28sont là pour nous protéger
00:52:29et heureusement
00:52:29que les forces de sécurité
00:52:31sont intervenues
00:52:32le plus rapidement possible
00:52:33parce qu'on aurait eu
00:52:34un carnage
00:52:35mais j'aimerais vraiment
00:52:37qu'on puisse avoir
00:52:37tellement une concorde
00:52:38politique nationale
00:52:39mais à qui l'idée de vous
00:52:40mais comme encore une fois
00:52:42il y a de la récupération
00:52:42dans tous les sens
00:52:43des conclusions hâtives
00:52:45qui sont tirées
00:52:46et ça c'est vraiment
00:52:47dommageable
00:52:47pour tout le monde
00:52:49elle est terminée
00:52:50et après Louis
00:52:51saluer le discours
00:52:53le discours du maire
00:52:55d'Aubervilliers
00:52:57Sophie-Anne Karoumi
00:52:59qui a justement
00:53:00élevé le débat
00:53:02et c'est bien
00:53:03de pouvoir le rappeler
00:53:04les maires sont
00:53:05les fantassins de la République
00:53:06et dans ces moments-là
00:53:07on peut s'appuyer
00:53:08sur les maires
00:53:09alors là-dessus
00:53:10Mathieu Vallée
00:53:11vous êtes d'accord
00:53:11j'imagine avec
00:53:12Karl-Olive
00:53:13il faut s'appuyer
00:53:14sur les maires
00:53:14ah oui
00:53:15dans le passé
00:53:16il y a eu des attentats
00:53:17qui ont visé
00:53:17des policiers
00:53:18des militaires
00:53:19je pense notamment
00:53:20aux attentats de mars
00:53:212019 avec moi
00:53:21Ahmed Mérin
00:53:22et qui ont aussi visé
00:53:23des compatriotes juifs
00:53:24l'école Osara Thora
00:53:25qui a vu des enfants
00:53:27exécutés d'une balle
00:53:28dans la tête
00:53:28des bambins
00:53:29qui avaient la fleur de l'âge
00:53:31et puis vous avez aussi
00:53:32l'hyper cachère
00:53:33vous avez aussi
00:53:33cette policière municipale
00:53:35Clarissa Jean-Philippe
00:53:36Ahmed Mérabé
00:53:38donc les policiers
00:53:39les gendarmes
00:53:41municipaux et nationaux
00:53:41d'ailleurs pour les policiers
00:53:42les personnes de confession juive
00:53:44qui ont été visées en tant que telles
00:53:45quand le chef de l'état
00:53:45explique que c'était une première
00:53:47ah oui
00:53:47ils ont rectifié en urgence
00:53:48mais sur des sujets aussi sérieux
00:53:50aussi importants
00:53:51et qui touchent
00:53:51à l'identité
00:53:52et au fondement
00:53:53de notre république
00:53:54de notre démocratie
00:53:55et de notre pays
00:53:55ce si beau pays
00:53:56la France
00:53:57il faut être précis
00:53:58et surtout
00:53:58il ne faut oublier
00:53:59aucune victime
00:54:00et il faut faire en sorte
00:54:01que la lutte contre le racisme
00:54:03contre l'islamisme
00:54:04contre tous ces poisons
00:54:05qui assassinent
00:54:06et qui tuent dans notre pays
00:54:07soient exercées
00:54:09et dénoncées
00:54:09de la même manière
00:54:10et combattues
00:54:10avec la même vigueur
00:54:12c'est ce que d'ailleurs
00:54:12Marine Le Pen a exposé hier
00:54:13dans le meeting
00:54:15que nous avons fait
00:54:16la renaissance de notre pays
00:54:17elle part aussi par
00:54:18le combat
00:54:20implacable
00:54:20contre ces idéologies
00:54:22qui en fait
00:54:23assassinent et exécutent
00:54:24notre république
00:54:24avec nos compatriotes
00:54:26qui se sont ciblés
00:54:26en fonction de leur religion
00:54:27de nos portes de peau
00:54:28qui s'est relativement bien passé
00:54:29grâce à la très forte présence
00:54:30policière sur le terrain
00:54:31absolument
00:54:32je remercie
00:54:34toutes les forces de l'ordre
00:54:35et notamment
00:54:37les gendarmes mobiles
00:54:38et les CRS
00:54:39la CRS suite
00:54:39et les compagnies de CRS
00:54:40traditionnelles
00:54:41qui ont fait un travail
00:54:42remarquable avec les effectifs
00:54:43de sécurité publique
00:54:43qui étaient venus
00:54:44jusque depuis la région parisienne
00:54:45notamment le Val d'Oise
00:54:46et notamment de la province
00:54:49la Bac de Nantes
00:54:49j'ai croisé beaucoup d'effectifs
00:54:50et donc on les remercie
00:54:51même si on est inquiets
00:54:52de voir qu'il faille mobiliser
00:54:533000 policiers et gendarmes
00:54:54pour faire un meeting
00:54:56démocratique
00:54:56la campagne
00:54:57elle est encore 6 mois devant elle
00:54:58vous pensez que ça va être
00:54:59la même chose à chaque fois
00:55:00Mathieu Vallet ?
00:55:02le but c'était de faire peur
00:55:03à nos militants
00:55:04mais comme nos militants
00:55:05sont courageux
00:55:06déterminés
00:55:06et respectueux
00:55:07profondément attachés
00:55:08à la République
00:55:09ils ont fait massivement
00:55:10de déplacements
00:55:10donc celles et ceux
00:55:11qui voulaient leur faire peur
00:55:12qui voulaient leur mettre
00:55:12la trouille au ventre
00:55:13et les empêcher de venir
00:55:14ça n'a pas marché
00:55:14puis d'ailleurs
00:55:15on a eu un beau rassemblement
00:55:16je sais que ça a éveillé
00:55:17quelques grincheux
00:55:18finalement
00:55:19quelques aigris
00:55:20notamment de gauche
00:55:21et d'extrême gauche
00:55:22j'ai vu qu'en même temps
00:55:22de Nio et M. Fort
00:55:23étaient étonnés
00:55:24qu'on danse
00:55:24et qu'on fasse la fête
00:55:25bah oui
00:55:25nous on n'est pas
00:55:27rabougris
00:55:27et donc on fait la fête
00:55:28et M. Bagayoko
00:55:29le matin
00:55:30lorsqu'il est venu manifester
00:55:31dans les rues
00:55:32d'Orléans
00:55:33au lieu de s'occuper
00:55:34de sa ville
00:55:34puisqu'on ne voit pas
00:55:35souvent ça
00:55:35il a le droit de manifester
00:55:36il a le droit de manifester
00:55:37donc c'est marrant
00:55:38c'est l'arroseur à arroser
00:55:39en même temps de lui
00:55:39il se plaît qu'on fasse
00:55:40la fête avant un meeting
00:55:41sauf que M. Bagayoko
00:55:43faisait la fête
00:55:43dans la manifestation
00:55:44en disant qu'il y avait eu
00:55:45après l'attentat
00:55:46terroriste et raciste
00:55:47de Trappes
00:55:48qu'il fallait imposer
00:55:49une décence
00:55:49mais enfin
00:55:50à bout d'un moment
00:55:50il faut arrêter
00:55:51de prendre les français
00:55:52pour des imbéciles
00:55:52il faut être cohérent
00:55:53dans son discours
00:55:54il y a un sujet
00:55:55quand même
00:55:56on le sait à coup sûr
00:55:57qui va faire l'objet de débat
00:55:58c'est celui qui aura
00:55:59autour de la responsabilité pénale
00:56:02de Kevin T
00:56:03justement
00:56:03qui est mis en cause
00:56:04enfin qui est l'auteur
00:56:06de cette tuerie
00:56:07qui a eu lieu
00:56:08en fin de semaine dernière
00:56:09moi je pense
00:56:10qu'il faut être cohérent
00:56:11et moi j'ai toujours été
00:56:12pour la lever
00:56:13de cette irresponsabilité pénale
00:56:16que ce soit
00:56:16quand ça concernait
00:56:17Mireille Knoll
00:56:18quand ça concernait
00:56:19Madame Alimi
00:56:20Madame Alimi
00:56:21enfin de manière générale
00:56:22et je trouve que
00:56:25la psychiatrisation
00:56:26un peu tout
00:56:26touche vraiment
00:56:28ses limites
00:56:28dans notre période
00:56:30contemporaine
00:56:31parce qu'en fait
00:56:32ça déresponsabilise
00:56:33systématiquement
00:56:34les personnes
00:56:34et si vous prenez
00:56:36un tout petit peu
00:56:37de recul
00:56:37évidemment
00:56:38il faut être complètement fou
00:56:39pour commettre
00:56:40cet attentat là
00:56:40donc non mais
00:56:41l'irresponsabilité pénale
00:56:42vous pouvez la trouver
00:56:43il faut être fou
00:56:44pour aller tuer des enfants
00:56:46dans une école à Toulouse
00:56:46il faut être fou
00:56:47pour aller en Syrie
00:56:48pour aller commettre
00:56:49des atrocités
00:56:50donc en fait
00:56:51sinon vous mettez
00:56:52tous les gens
00:56:53qui commettent des atrocités
00:56:54vous les mettez
00:56:55dans une autre catégorie
00:56:55et vous ne les jugez jamais
00:56:57moi je pense que
00:56:58pour les victimes
00:56:59il faut impérativement
00:57:00qu'il y ait un procès
00:57:01concernant cette personne là
00:57:03et qu'elle soit condamnée
00:57:04à la hauteur
00:57:05de ce qu'elle a fait
00:57:06mais je trouve que
00:57:08évidemment que la personne
00:57:09doit être soignée
00:57:10moi je ne dis pas
00:57:11qu'elle ne doit pas être soignée
00:57:12si elle est
00:57:12si elle est
00:57:13si elle est soignée
00:57:14elle est soignée
00:57:15la personne prend son traitement
00:57:17et ensuite elle est jugée
00:57:18en fonction des actes
00:57:19qu'elle a commis
00:57:20je suis entièrement d'accord
00:57:21avec ce qui était dit
00:57:23évidemment les récupérations
00:57:24sont odieuses
00:57:27mais ça ne doit pas
00:57:28enlever le fait
00:57:29que moi aussi
00:57:30je suis contre
00:57:30cette irresponsabilité pénale
00:57:32il faut savoir
00:57:32que c'est terrible
00:57:33alors dans le cas de Sarah Lémy
00:57:34en plus
00:57:35il n'était pas schizophrène
00:57:36c'est parce qu'il avait
00:57:37pris trop de shit
00:57:38mais ce qui est terrible
00:57:40c'est que les victimes
00:57:41n'ont pas le droit
00:57:42à un procès
00:57:42moi je pense qu'à la limite
00:57:43si la personne
00:57:45est malade mentale
00:57:46il faut l'enfermer ensuite
00:57:47à vie dans un hôpital psychiatrique
00:57:49mais qu'au moins
00:57:50il y ait un procès
00:57:51une transparence
00:57:52quand les faits
00:57:53sont aussi graves que ceux-là
00:57:55les victimes méritent
00:57:57qu'on aille jusqu'au bout
00:57:58et méritent même
00:57:59une peine prononcée
00:58:00même si après
00:58:01elle est exécutée
00:58:01elle n'est pas exécutée
00:58:02un tout petit mot
00:58:03Mathieu Vallès
00:58:04sur ce qui s'est passé
00:58:06cet après-midi à Matignon
00:58:07où le Premier ministre
00:58:07a reçu des organisations
00:58:09syndicales lycéennes
00:58:10leur a proposé
00:58:11donc la réforme
00:58:12de Parcoursup
00:58:13près de 4 milliards d'euros
00:58:14auprès des régions
00:58:151 milliard d'euros
00:58:16de rénovation
00:58:17de financement
00:58:19pour rénover les universités
00:58:20des classes à 28
00:58:20et les autres organisations
00:58:22lycéennes
00:58:22appellent à la mobilisation
00:58:24après leur rencontre
00:58:25avec Lecornu
00:58:26avec le Premier ministre
00:58:27Monsieur Lecornu
00:58:28c'est-à-dire que tout ça
00:58:28n'a servi à rien
00:58:29qu'ils sont sortis
00:58:30en disant que le gouvernement
00:58:31avait peur d'eux
00:58:32donc ils poursuivaient
00:58:33la mobilisation
00:58:34Non mais je constate
00:58:35qu'il a fallu
00:58:361,2 milliard d'euros
00:58:37de dégâts en deux jours
00:58:38le 17 et le 18 octobre
00:58:39pour qu'on ait une réaction
00:58:40du gouvernement
00:58:41et du président de la République
00:58:42mais comme après
00:58:42les Gilets jaunes
00:58:43donc ce gouvernement
00:58:45accrédite la thèse
00:58:46de dire
00:58:46il faut casser
00:58:47il faut piller
00:58:48il faut brûler
00:58:48il faut attaquer
00:58:49pour avoir une réponse
00:58:50ne serait-ce que politique
00:58:51donc moi je pense
00:58:52à ces commerçants
00:58:52aujourd'hui
00:58:53qui sont à genoux
00:58:53y compris ceux
00:58:54qui n'ont pas été pillés
00:58:55saccagés ou agressés
00:58:56mais qui lorsque samedi
00:58:58à Orléans
00:58:59toutes les boutiques
00:58:59sont fermées
00:58:59ou qui samedi
00:59:00dans toutes les grandes métropoles
00:59:01et les villes françaises
00:59:02à Reims
00:59:03à Lille
00:59:03à Paris
00:59:04les commerçants
00:59:05non seulement
00:59:05dû fermer boutique
00:59:06mais se barricader
00:59:07et bien c'est un chiffre
00:59:08d'affaires
00:59:08qui est en moins
00:59:09et je salue aussi
00:59:10la mobilisation
00:59:10des forces de sécurité
00:59:11intérieure
00:59:12à Paris
00:59:12à Lyon
00:59:13à Marseille
00:59:14à Grenoble
00:59:14pour le 6x et ville
00:59:15ça a été compliqué
00:59:17je ne sais pas si vous le savez
00:59:17mais samedi
00:59:18il y avait
00:59:19toutes les compagnies de CRS
00:59:20qui étaient sur le pont
00:59:21les 59 compagnies
00:59:22avec les 5 unités
00:59:24de projection rapide
00:59:25qui ont été engagées
00:59:26notamment la 8 à Orléans
00:59:27mais aussi
00:59:27les autres compagnies
00:59:28à Marseille
00:59:29à Nantes
00:59:29à Toulouse
00:59:32et à Lyon
00:59:34qui étaient engagées
00:59:35et bien vous avez
00:59:35toutes les compagnies
00:59:36qui étaient engagées
00:59:37combien de temps
00:59:38on va tenir comme ça ?
00:59:39Combien de temps
00:59:39on va tenir comme ça ?
00:59:40Ah bah c'est surtout avec
00:59:40combien de blessés ?
00:59:41Il y a énormément de blessés
00:59:43267 blessés
00:59:43en une journée
00:59:44et à Paris
00:59:45les compagnies d'intervention
00:59:46aussi je vais les citer
00:59:47de la préfecture de police de Paris
00:59:48ont fait de très belles interpellations
00:59:49des charges réglementaires
00:59:51qui permettent
00:59:51de faire reculer les casseurs
00:59:53et à Lyon
00:59:53j'en termine là
00:59:54j'ai aimé cette interpellation
00:59:56des policiers
00:59:56de sécurité publique
00:59:57qui en flagrant délit
00:59:58ont pris un individu
00:59:59qui voulait visiblement
01:00:01soit leur lancer
01:00:02des bouteilles en verre
01:00:04qui servent aussi
01:00:04par un peu de cocktail
01:00:05au lotop
01:00:05qui a été mis en joue
01:00:06par une arme non létale
01:00:07pour protéger la sécurité
01:00:08et l'intégrité physique
01:00:09des agents
01:00:09et qui ont permis
01:00:10de faire une belle interpellation
01:00:11vous voyez
01:00:11quand les ordres sont clairs
01:00:12quand les moyens sont mis en oeuvre
01:00:13et quand la volonté
01:00:15de ne pas laisser faire
01:00:16les casseurs est là
01:00:16et bien ça marche
01:00:17les policiers et les gendarmes
01:00:18ils ont juste besoin
01:00:19de moyens
01:00:19de soutien
01:00:20et une détermination sans faille
01:00:21il n'y a pas d'empathie
01:00:22pour les casseurs
01:00:23mais d'empathie du chef de l'Etat
01:00:24pour les forces de sécurité intérieure
01:00:25y compris les services
01:00:26de renseignement
01:00:27qui doivent être plus écoutés
01:00:29et mieux réarmés
01:00:29je sais qu'il manque
01:00:30600 fonctionnaires
01:00:31au renseignement territorial
01:00:32Karl-Olive
01:00:32tout ça pour ça
01:00:33les organisations lycéennes
01:00:35mais si
01:00:36mais dépêchez-vous
01:00:37avant que le proc parle
01:00:38mais là
01:00:39donc ils appellent
01:00:40à la continuation du mouvement
01:00:42mais vous vous rappelez
01:00:43l'on se faire
01:00:44mais c'est hallucinant
01:00:45cette séquence du jour
01:00:46est hallucinante
01:00:47nous plonger dans l'enfance
01:00:48vous vous souvenez
01:00:48de ce petit gâteau
01:00:49qui s'appelait
01:00:49Catebury
01:00:50c'était toujours plus
01:00:52bah là c'est toujours plus
01:00:53M.Catbury un tout petit peu plus
01:00:55et M.Catbury un petit peu plus
01:00:55ça parle pas aux jeunes
01:00:57qui sont là
01:00:57M.Catbury
01:00:58si vous demandez quelque chose
01:00:59c'était pas suffisant
01:01:00pas suffisant
01:01:00pas suffisant
01:01:01bah M.Catbury
01:01:01il est plus là
01:01:02non mais s'il est là
01:01:03il va y aller
01:01:04non non c'est fini
01:01:05ils vont tout lâcher
01:01:06le mouvement continue
01:01:07je le disais tout à l'heure
01:01:08et encore une fois
01:01:09c'est pas du tout
01:01:10faire offence
01:01:10à ces jeunes
01:01:11qui réclament
01:01:12des choses
01:01:13qui sont légitimes
01:01:14et sur lesquelles
01:01:15on a mis
01:01:15encore une fois
01:01:16beaucoup de temps
01:01:16on fait peur au gouvernement
01:01:17beaucoup de temps
01:01:18c'est un numéro de claquette
01:01:19il faut l'accepter
01:01:20comme tel
01:01:21Mme Ferrari
01:01:23je dis simplement
01:01:24qu'il faut remettre
01:01:25un logiciel
01:01:26ce logiciel
01:01:27il va être remis
01:01:27on l'espère
01:01:29pour le prochain
01:01:30président de la république
01:01:32en attendant
01:01:32d'ici 8 mois
01:01:33il est peut-être temps
01:01:34de répondre
01:01:35urgemment
01:01:36avec un plan
01:01:37presque un plan
01:01:38Marshall
01:01:38sur l'éducation
01:01:39parce que c'est par là
01:01:40que ça commence
01:01:40on parlait du socle
01:01:41de la jeunesse
01:01:42il y a beaucoup d'argent
01:01:42le plan Marshall
01:01:44on n'a pas un sou
01:01:45on n'a plus un sou
01:01:47sauf qu'à chaque fois
01:01:48on en trouve
01:01:48par ici
01:01:49on a trouvé un fil d'arbre
01:01:51il faudrait peut-être
01:01:52commencer par
01:01:53bali devant notre porte
01:01:54faire des économies
01:01:55restructurer
01:01:55tout ce qu'on peut restructurer
01:01:57et là c'est pas
01:01:57il y avait 10 ans
01:01:59de quinquennat
01:01:59d'Emmanuel Macron
01:02:00moi je suis d'accord
01:02:01avec vous
01:02:03arrêtez de me prendre
01:02:04sous prétexte
01:02:04que j'ai une amie
01:02:05que je ne sois pas d'accord
01:02:07avec lui
01:02:07il me semble avoir
01:02:08suffisamment montré
01:02:09que dans la réciprocité
01:02:11sur les droits
01:02:11et les devoirs
01:02:12sur le fait
01:02:12que dans les collectivités
01:02:14on est capable
01:02:14de faire des choses
01:02:15et qu'il faut inciter
01:02:16les bon maires
01:02:17à être aidés
01:02:18plutôt que systématiquement
01:02:19on va encore proposer
01:02:21d'aller ponctionner
01:02:22les mairies etc
01:02:24je pense qu'effectivement
01:02:25on a un vrai sujet
01:02:27avec notre jeunesse
01:02:28à laquelle on a du mal
01:02:29à s'exprimer
01:02:31on a du mal
01:02:31à se faire entendre
01:02:32c'est pour ça
01:02:33qu'on va chercher
01:02:33les influenceurs
01:02:34je le redis comme
01:02:35non mais je le redis
01:02:35tout à l'heure
01:02:37ça serait tellement mieux
01:02:38comme le disait
01:02:39monsieur De Vecchio
01:02:40et il le disait
01:02:41vous m'avez fait sourire tout à l'heure
01:02:42vous parlez de réactionnaire
01:02:43mais on est tous
01:02:44des réactionnaires
01:02:45puisqu'on a appris
01:02:46je crois à lire
01:02:46à écrire
01:02:47à compter
01:02:48à l'époque
01:02:48où on n'a pas inventé
01:02:49la machine
01:02:49à courber les bananes
01:02:50et pourtant
01:02:51on a fait des études
01:02:52et puis on est très heureux
01:03:12là il y a carlito
01:03:13ça n'empêche pas
01:03:14que cette jeunesse
01:03:14n'a pas l'air
01:03:15de beaucoup l'écouter
01:03:16donc peut-être
01:03:17elle l'aurait plus respectée
01:03:18s'il avait incarné
01:03:19la figure du président
01:03:20de la République
01:03:21de même
01:03:21que cette jeunesse
01:03:22elle a surtout besoin
01:03:23d'adultes
01:03:24et d'adultes
01:03:25qui se comportent
01:03:26en adultes
01:03:26je dirais
01:03:27et quand les hommes politiques
01:03:28vont voir les influenceurs
01:03:30je crois qu'ils ne se comportent
01:03:31ni en hommes politiques
01:03:32ni en adultes
01:03:32alors Mathieu Vallée
01:03:33je reviens sur
01:03:34ce qui est sur notre écran
01:03:36moi je vais saisir
01:03:37au titre de l'article 40
01:03:38les procureurs de la République
01:03:39puisqu'il y a eu visiblement
01:03:40hier à Trappes
01:03:42un rassemblement
01:03:42de personnes
01:03:43fous furieux
01:03:44qui ont appelé
01:03:45à des groupes
01:03:46d'autodéfense populaire
01:03:47suite à cet attentat
01:03:48ignoble
01:03:48raciste et terroriste
01:03:50il y a aussi
01:03:51un autre jeune
01:03:51qui dit
01:03:51on casse ensemble
01:03:52on fait finalement
01:03:54le bordel ensemble
01:03:54pourquoi on n'est pas capable
01:03:55de se réunir
01:03:56suite à cet attentat
01:03:56et en présence d'Assa Traoré
01:03:58donc il y a des vidéos
01:03:59que je vais reprendre
01:04:00et je vais faire un signalement parqué
01:04:01parce qu'il n'est pas
01:04:03que cet attentat
01:04:04amène à toutes les dérives
01:04:05et ouvre la porte
01:04:07à tout ce qui est inacceptable
01:04:08en termes de respect
01:04:09d'état de droit
01:04:10de la République
01:04:11l'état de droit
01:04:11que nous voulons remettre en place
01:04:13Marine Le Pen l'a dit hier
01:04:14puisque c'est devenu
01:04:15le grand n'importe quoi
01:04:15pour certains
01:04:16et donc je vais demander
01:04:16au parquet
01:04:17de se saisir de ces faits
01:04:19qui sont documentés
01:04:20par des vidéos
01:04:21qui ont été filmées
01:04:22par les personnes participantes
01:04:23et qui visiblement
01:04:24sont des trophées
01:04:25et qui mettent à mal et à bas
01:04:26nos valeurs républicaines
01:04:28c'est important
01:04:28que nos valeurs soient respectées
01:04:29et que les seuls
01:04:30qui fassent la justice en France
01:04:31c'est les juges
01:04:32qui s'expriment
01:04:33au nom du peuple français
01:04:34et les seuls
01:04:34qui mènent des enquêtes
01:04:35c'est les policiers
01:04:35et les gendarmes
01:04:36c'est bien de le rappeler
01:04:37parce que dans un moment
01:04:38aussi critique
01:04:39et difficile
01:04:40que nous traversons actuellement
01:04:41avec la crise des CN
01:04:42avec cet attentat
01:04:43avec tous les sujets
01:04:44dont vous évoquez ici
01:04:45sur votre plateau
01:04:45je ne parle même pas aussi
01:04:46de votre chaîne
01:04:47qui a été ciblée
01:04:48lors du moment de recueillement
01:04:50alors que c'était BFM TV
01:04:51et non pas ces news
01:04:52mais n'y empêche
01:04:52ça ne change rien
01:04:53que ce soit n'importe quel sujet
01:04:55exactement
01:04:55dans une démocratie
01:04:56c'est bien que la presse
01:04:57puisse s'exprimer
01:04:58et ne pas être chassée
01:04:58comme ça a été le cas
01:04:59lors de ce moment de recueillement
01:05:01à Trappes
01:05:01Merci de le dire
01:05:02Tanguy, un tout petit mot
01:05:04de ce qu'on attend
01:05:04le procureur
01:05:06du parquet national antiterroriste
01:05:08qui va faire le point
01:05:09qu'est-ce que l'on sait
01:05:10actuellement de l'individu
01:05:11dont la garde à vue
01:05:12a été interrompue
01:05:12pour des raisons psychiatriques
01:05:14il s'appelle Kevin T
01:05:15On sait que c'est un individu
01:05:17qui dit souffrir
01:05:17de schizophrénie
01:05:18et qui suit un traitement
01:05:20pour cela
01:05:21comme l'a dit Louis
01:05:22c'est vrai qu'un des points
01:05:23extrêmement importants
01:05:24de cette enquête
01:05:25et de cette affaire
01:05:26c'est la responsabilité pénale
01:05:27est-ce que son discernement
01:05:29a été altéré
01:05:30est-ce qu'il peut être jugé
01:05:31oui ou non
01:05:32est-ce que son discernement
01:05:33a été altéré
01:05:34ou tout à fait absent
01:05:36on sait qu'il avait consommé
01:05:37du cannabis
01:05:38et de la cocaïne
01:05:39alors désormais
01:05:40depuis la mort
01:05:41de madame Alimi
01:05:42ce n'est plus du tout
01:05:43une circonstance
01:05:44qui fait en sorte
01:05:46qui excuse le geste
01:05:47c'est même une circonstance
01:05:48aggravante
01:05:49donc si on arrive
01:05:50à prouver
01:05:51que c'est à cause de ça
01:05:52qu'il agit de cette façon
01:05:53il sera jugé
01:05:54mais c'est vrai
01:05:54que c'est un point
01:05:55extrêmement important
01:05:56et puis ce qui sera
01:05:57aussi important
01:05:58c'est de savoir
01:05:59s'il avait autour de lui
01:06:00une nébuleuse
01:06:01des personnes
01:06:02avec qui il discutait
01:06:03et qui l'ont poussé
01:06:04à l'acte
01:06:05savoir aussi
01:06:05pourquoi est-ce qu'il a agi
01:06:06de cette façon
01:06:07tout cela
01:06:08le PNAC
01:06:08le Parquet National Antiterroriste
01:06:10par la voix du procureur
01:06:12va devoir l'expliquer
01:06:13mais c'est vrai
01:06:13qu'il y a encore
01:06:14énormément de questions
01:06:16auxquelles il va falloir répondre
01:06:17et la question de l'arme
01:06:18aussi
01:06:18savoir comment est-ce qu'il a pu
01:06:19se procurer cette arme
01:06:20qui date de la seconde guerre mondiale
01:06:22une arme plutôt de collection
01:06:23il nécessite un permis
01:06:24ce type d'arme
01:06:25non c'est plutôt une arme
01:06:26de collectionneur
01:06:27c'est vrai qu'effectivement
01:06:28il faut aussi
01:06:28avoir des permis
01:06:29savoir est-ce qu'il a
01:06:31est-ce qu'il est passé
01:06:32par un réseau détourné
01:06:33est-ce qu'il se les procurer
01:06:35via les réseaux sociaux
01:06:36tout ça
01:06:37il va falloir y répondre
01:06:37Mathieu Vallée
01:06:40je repensais à tout un autre sujet
01:06:42aux manifestations
01:06:43qui a eu lieu samedi
01:06:44donc pardon
01:06:45de changer de sujet
01:06:46je n'avais demandé
01:06:48à ce que les policiers
01:06:49les gendarmes
01:06:50mais singulièrement
01:06:50les policiers de sécurité publique
01:06:52soient équipés de casques
01:06:53de vêtements de protection
01:06:55de vêtements adaptés
01:06:56notamment en tir de mortier
01:06:57au jet de cocktail Molotov
01:06:58il y a eu des livraisons
01:07:00et des effets vestimentaires
01:07:01qui sont arrivés dans les services
01:07:02je souhaite que ça continue
01:07:03parce que vous l'avez dit
01:07:05dans votre antenne
01:07:05il me semble
01:07:06lors des journées du 17h
01:07:07et 18h
01:07:08ce qui a précédé les blocus
01:07:09il y a eu plus de 1000 policiers
01:07:11et gendarmes
01:07:11et sapeurs-pompiers blessés
01:07:13267 samedi
01:07:13il est important
01:07:14que leur intégrité physique
01:07:15soit garantie
01:07:16par l'état
01:07:17dont ils sont les représentants
01:07:18et dont ils défendent
01:07:19l'exécution des lois
01:07:20votées par les parlementaires
01:07:21j'ajoute un mot
01:07:22à ce que dit Mathieu Vallée
01:07:23surtout que ce n'est pas prêt
01:07:24de s'arrêter
01:07:24ce qu'on a bien compris
01:07:25et je crois que tous les policiers
01:07:26et gendarmes
01:07:27ont bien conscience
01:07:28du fait que
01:07:28ce type de rassemblement
01:07:30de mobilisation
01:07:31d'émeutes urbaines
01:07:31va se poursuivre
01:07:33jusqu'à l'élection présidentielle
01:07:34et on a déjà même
01:07:35l'agenda des prochains jours
01:07:36moi j'ai exhumé
01:07:37les 4-5 prochaines dates
01:07:39pendant lesquelles
01:07:40ça va être l'enfer
01:07:42pour les policiers
01:07:43et les gendarmes
01:07:43mais écoutez
01:07:44le 30 octobre
01:07:45vous avez
01:07:46une casserole
01:07:47là d'organiser
01:07:47devant l'Assemblée nationale
01:07:49et devant toutes les mairies
01:07:50de France
01:07:50suivie d'une mine de silence
01:07:51en hommage
01:07:52aux victimes
01:07:53de la police
01:07:54je cite
01:07:54et victimes de l'extrême droite
01:07:56le 31 octobre
01:07:57vous avez l'acte 3
01:07:58enfin le dit acte 3
01:08:00devant l'Assemblée nationale
01:08:02devant les mairies
01:08:03manifestation
01:08:04avec je cite
01:08:05une demande d'amnistie
01:08:06des manifestants
01:08:08et des militants
01:08:08interpellés à tort
01:08:09par la police
01:08:10le 2 novembre
01:08:11vous avez un nouveau blocus
01:08:12des lycées
01:08:13le 5 novembre
01:08:14vous avez l'intersyndicale
01:08:16qui organise sa manifestation
01:08:17je crois que Louis
01:08:17je vais vous interrompre
01:08:18le 19 novembre
01:08:18on va écouter
01:08:19le procureur
01:08:20qui s'exprime
01:08:21sur CNews
01:08:22on l'écoute
01:08:25allez-y monsieur le procureur
01:08:26nous vous écoutons
01:08:30mesdames, messieurs
01:08:32permettez-moi
01:08:32d'adresser mes premiers mots
01:08:33à l'ensemble des victimes
01:08:34et à leurs proches
01:08:35nous nous partageons
01:08:37les mois
01:08:37et à qui je tiens
01:08:38à faire part
01:08:39de tout mon soutien
01:08:41ensuite des événements
01:08:42intervenus
01:08:43le 23 octobre 2026
01:08:44dans la matinée
01:08:44à Trappes
01:08:45et à La Verrière
01:08:46dans le département
01:08:47des Yvelines
01:08:47le parquet national
01:08:48antiterroriste
01:08:49s'est comme vous le savez
01:08:50très rapidement
01:08:51saisie de ces faits
01:08:52avisé par le procureur
01:08:54de la république
01:08:54de Versailles
01:08:55nous avons ainsi ouvert
01:08:56une enquête de flagrance
01:08:57des chefs suivants
01:08:59assassinat et tentative
01:09:00d'assassinat en relation
01:09:01avec une entreprise
01:09:02terroriste
01:09:02en visant
01:09:03dès la saisine
01:09:04la circonstance aggravante
01:09:06que les faits ont été commis
01:09:07à raison de l'appartenance
01:09:08vraie ou supposée
01:09:09à une prétendue race
01:09:11une ethnie
01:09:11une nation
01:09:12ou une religion déterminée
01:09:14acquisition et détention
01:09:15d'armes de catégorie
01:09:16A et B
01:09:17en relation avec une entreprise
01:09:18terroriste
01:09:19tentative de destruction
01:09:20par un moyen dangereux
01:09:22en relation avec une entreprise
01:09:23terroriste
01:09:23et assunions de malfaiteurs
01:09:25terroristes
01:09:25en vue de la préparation
01:09:26de crimes contre les personnes
01:09:29Les investigations
01:09:30ont été confiées
01:09:31à la sous-direction
01:09:31antiterroriste
01:09:32de la direction nationale
01:09:33de la police judiciaire
01:09:34service coordonnateur
01:09:35à la direction générale
01:09:37de la sécurité intérieure
01:09:38ainsi qu'aux directions
01:09:39zonales
01:09:40et à la direction
01:09:40interrégionale de Versailles
01:09:42de la police nationale
01:09:44Les premières investigations
01:09:46notamment les auditions
01:09:47des témoins et victimes
01:09:48permettent de préciser
01:09:49le déroulement des faits
01:09:50de la façon suivante
01:09:52Le 23 octobre 2026
01:09:54aux alentours de 10 heures
01:09:56un individu
01:09:57ultérieurement identifié
01:09:58comme étant Kevin T
01:09:59ouvrait le feu
01:10:00à l'aide d'un pistolet
01:10:01mitrailleur
01:10:02en 8 lieux
01:10:03dans le cadre
01:10:04d'un périple
01:10:04de 12 kilomètres
01:10:05sur les communes
01:10:06de Trappes
01:10:07et La Verrière
01:10:08avant d'être interpellé
01:10:09à Coignères
01:10:10toute commune
01:10:11située dans le département
01:10:12des Yvelines
01:10:13La première scène de crime
01:10:15se déroulait
01:10:16au niveau de l'avenue
01:10:16Hector Berlioz
01:10:17à Trappes
01:10:18où il visait
01:10:19depuis son véhicule
01:10:20une autre voiture
01:10:21sans faire de blessés
01:10:23La deuxième scène de crime
01:10:24intervenait au niveau
01:10:25de la maison de la santé
01:10:26également avenue
01:10:27Hector Berlioz
01:10:28où il tirait
01:10:29en direction d'un homme
01:10:30sans l'atteindre
01:10:32La troisième scène de crime
01:10:33avait lieu au niveau
01:10:34du square Louis Pergot
01:10:35à Trappes
01:10:36où il assassinait
01:10:37M. Pengo Bossio Vangui
01:10:39La quatrième scène de crime
01:10:41se déroulait
01:10:42au niveau de l'intersection
01:10:43Maurice Ravel-Clément Adère
01:10:44à Trappes
01:10:45où il tirait
01:10:45depuis son véhicule
01:10:46en direction d'un autre véhicule
01:10:48occupé par une personne
01:10:49sans la blesser
01:10:51La cinquième scène de crime
01:10:53intervenait au niveau
01:10:53de l'avenue
01:10:54Henri Barbuse à Trappes
01:10:55où il tirait
01:10:56depuis son propre véhicule
01:10:57sur celui d'une autre personne
01:10:58sans la blesser
01:11:00La sixième scène de crime
01:11:01se déroulait
01:11:02au niveau de la station essence
01:11:03Esso
01:11:04située boulevard
01:11:05Martin Luther King à Trappes
01:11:06où après être sorti
01:11:07de son véhicule
01:11:08il tirait sur un autre véhicule
01:11:10ainsi que sur des personnes
01:11:11aux abords de la station essence
01:11:12et en blessait gravement une
01:11:14à l'entrée de la boutique
01:11:16La septième scène de crime
01:11:17avait lieu au niveau
01:11:18de la pharmacie
01:11:18Bois de l'étang
01:11:19située à La Verrière
01:11:20où il tirait
01:11:21et blessait gravement
01:11:22deux personnes
01:11:23après être sorti
01:11:24de son véhicule
01:11:26Enfin
01:11:26la huitième scène de crime
01:11:28se déroulait toujours
01:11:28à La Verrière
01:11:29où il tirait
01:11:30à de nombreuses reprises
01:11:31et blessait gravement
01:11:32une enfant
01:11:33de 11 ans
01:11:35A ce stade de l'enquête
01:11:37au cours de ces
01:11:38huit scènes de crimes
01:11:39réparties sur les deux communes
01:11:40alors que l'ensemble
01:11:41des personnes impliquées
01:11:42sont encore en cours
01:11:43d'identification
01:11:44ou d'audition
01:11:44nous déplorons
01:11:46une personne décédée
01:11:48M. Pingo Bossiovangui
01:11:49âgé de 26 ans
01:11:51et de nationalité française
01:11:52quatre personnes
01:11:53gravement blessées
01:11:55trois d'entre elles
01:11:56sont toujours hospitalisées
01:11:57à l'heure où je vous parle
01:11:58et le pronostic vital
01:11:59de l'une d'entre elles
01:12:00est toujours engagé
01:12:02en revanche
01:12:02celui de l'enfant
01:12:03de 11 ans
01:12:04gravement blessé
01:12:05n'est plus engagé
01:12:06depuis hier
01:12:07trois personnes
01:12:08ont été plus légèrement blessées
01:12:09huit personnes
01:12:10directement visées
01:12:11par les tirs
01:12:12n'ont pas été blessées
01:12:13physiquement
01:12:13parmi elles
01:12:14se trouve une autre enfant
01:12:15âgée de 12 ans
01:12:18l'association d'aide aux victimes
01:12:19France Victime 118
01:12:20a été saisie
01:12:21pour leur apporter
01:12:22aide et soutien
01:12:23dès le 23 octobre 2026
01:12:25un centre d'accueil
01:12:26des victimes
01:12:27est impliqué
01:12:28était mis en place
01:12:29par le préfet des Yvelines
01:12:30dans les hôtels de ville
01:12:31de Trappes
01:12:32et de La Verrière
01:12:32avec l'appui des maires
01:12:34de ces communes
01:12:34une cellule d'urgence
01:12:36médico-psychologique
01:12:37était également déployée
01:12:38par le préfet
01:12:41nous avons par ailleurs
01:12:42appris
01:12:43que depuis hier soir
01:12:44des vidéos représentant
01:12:45certaines scènes d'attaque
01:12:46circulaient sur les réseaux sociaux
01:12:48je vous rappelle
01:12:49qu'au terme
01:12:50de l'article 35
01:12:51quater
01:12:52de la loi du 29 juillet
01:12:531881
01:12:54sur la liberté de la presse
01:12:56la diffusion
01:12:57et la reproduction
01:12:58des circonstances
01:12:59d'un crime
01:12:59ou d'un délit
01:13:00lorsque cette reproduction
01:13:02porte gravement atteinte
01:13:03à la dignité
01:13:04de la victime
01:13:05et qu'elle est réalisée
01:13:06sans l'accord
01:13:07de cette dernière
01:13:07et punie
01:13:08de 15 000 euros
01:13:09d'amende
01:13:10je ne peux ainsi
01:13:11qu'appeler
01:13:12à la responsabilité
01:13:13de chacun
01:13:13et demander expressément
01:13:15que par respect
01:13:16pour les victimes
01:13:17et conformément
01:13:18à la loi
01:13:18aucune image
01:13:20des faits
01:13:20ou les portées
01:13:21atteintes
01:13:21à leur intégrité
01:13:22ne soit diffusée
01:13:26dès les premières
01:13:27informations
01:13:28transmises
01:13:29par le procureur
01:13:29de la République
01:13:29de Versailles
01:13:30la gravité
01:13:31intrinsèque
01:13:32des faits
01:13:33caractérisées
01:13:33par l'existence
01:13:34d'un périple meurtrier
01:13:35particulièrement préparé
01:13:37l'usage
01:13:37d'un pistolet mitrailleur
01:13:39et le ciblage
01:13:40de nombreuses victimes
01:13:41dont des enfants
01:13:41nous a conduit
01:13:43à retenir
01:13:43des qualifications
01:13:44terroristes
01:13:44et donc
01:13:45notre compétence
01:13:47le profil
01:13:49de la majorité
01:13:49des victimes
01:13:50et certains propos
01:13:51qui auraient été tenus
01:13:52par le mise en cause
01:13:53nous ont par ailleurs
01:13:54conduit à retenir
01:13:55la circonstance aggravante
01:13:56qui a été