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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.

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00:00:00Comme je l'ai dit récemment également, les États-Unis ont conclu un accord sans précédent à la frontière nord
00:00:08des États-Unis,
00:00:09avec un territoire qu'on connaît sous le nom de Groenland, donc un accord avec le royaume du Danemark, un
00:00:17très beau pays.
00:00:20Et le peuple du Groenland donne le contrôle permanent aux États-Unis de sa sécurité.
00:00:28Nous aurons la possibilité totale de faire ce qui est nécessaire pour défendre le Groenland.
00:00:38Et l'Europe, aucun adversaire ne pourra établir de présence militaire au Groenland ou d'investir sans notre approbation écrite.
00:00:49Nous allons bientôt mettre en place une présence militaire importante dans cette zone avec deux très grandes bases militaires.
00:01:01Cet accord sera signé un peu plus tard aujourd'hui.
00:01:04Et j'ai hâte de travailler avec le peuple formidable du Danemark et du Groenland.
00:01:12Nous avons établi un lien et avec cette présence américaine dans l'Arctique et dans l'Atlantique Nord,
00:01:22il y a la possibilité de mieux protéger l'Europe en plus des États-Unis.
00:01:27Cela permet de renforcer également la présence de l'OTAN.
00:01:32Marc, je sais que vous êtes dans la salle et que vous êtes un formidable responsable.
00:01:37Marc, routeux.
00:01:39L'OTAN se renforce plus que jamais.
00:01:43L'OTAN fait des choses qu'on ne pensait pas possibles.
00:01:50On est passé à une part de financement de 2 %, ce qui veut dire plus de protection.
00:01:58La guerre désastreuse entre la Russie et l'Ukraine tue, comme je l'ai dit, des milliers et des milliers
00:02:03de personnes tous les mois.
00:02:05La semaine dernière, en l'honneur du sénateur Lindsey Graham, j'ai signé une nouvelle loi adoptée par le Congrès
00:02:12qui donne davantage d'autorité en matière de droits de douane et je devrais probablement les utiliser.
00:02:18Il est temps d'arrêter la tuerie.
00:02:21Je salue également le travail extraordinaire de notre Première Dame
00:02:24qui a permis le retour en sécurité de nombreux enfants russes et ukrainiens dans leur famille.
00:02:31Merci beaucoup, Madame la Première Dame.
00:02:35Où est-elle ?
00:02:40Elle est quelque part.
00:02:42Je sais qu'elle est là, mais je ne la vois pas.
00:02:46Merci beaucoup, Madame la Première Dame.
00:02:48Beau travail.
00:02:50Le travail est très dur.
00:02:52Cette année, c'est également devenu la première dame à présider une séance du Conseil de sécurité.
00:02:58Elle a fait un très beau travail et aujourd'hui, elle accueille un rassemblement pour notre avenir collectif.
00:03:0660 membres qui veulent améliorer la vie des personnes dans le monde entier.
00:03:11dans le monde entier, donc bravo.
00:03:18Avec l'ambassadeur Mark Waltz, ici à l'ONU, nous avons également travaillé avec de nombreux pays pour faire avancer
00:03:24la plus grande réforme de l'ONU de l'histoire.
00:03:26Nous avons coupé le budget de l'ONU pour la toute première fois.
00:03:30Il a baissé de 15% en 2026.
00:03:33Nous avons éliminé plus de 4000 postes de la bureaucratie onusienne.
00:03:38L'ONU a un énorme, énorme potentiel, je le dis depuis de nombreuses années, mais il faut arrêter d'imposer
00:03:45les objectifs d'extrême gauche, les objectifs mondialistes.
00:03:51J'ai dû intervenir concernant l'organisation maritime internationale qui souhaitait créer en secret la toute première taxe carbone du
00:04:04monde.
00:04:04Une taxe très chère qui aurait fait augmenter les coûts de la navigation commerciale de 10 à 20%.
00:04:13Tant que je serai président, il n'y aura jamais de taxe mondiale.
00:04:19Les États-Unis sont également opposés à la Cour pénale internationale.
00:04:35Nous ne vous permettrons jamais de mener des enquêtes, vu que c'est un tribunal anti-américain qui n'a
00:04:44aucune compétence chez nous.
00:04:46Et j'appelle tous les pays qui sont membres de la CPI à se retirer officiellement de cette institution voyou
00:04:54immédiatement.
00:04:57Il est inacceptable avec toutes les atrocités du monde qu'on ait des responsables des droits humains à l'ONU
00:05:05qui critiquent les États-Unis alors que nous protégeons nos enfants vis-à-vis de cette insanité transgenre concernant ces
00:05:17lois anti-immigration.
00:05:18Ce qu'ils font, c'est incroyable.
00:05:23On a des hypocrites au Conseil des droits de l'homme qui parlent de persécution alors que les chrétiens sont
00:05:34persécutés dans le monde entier.
00:05:35C'est incroyable.
00:05:36Je ne pensais pas avoir à le dire un jour, mais cela se produit depuis bien longtemps.
00:05:41On persécute les chrétiens avec les régimes les plus répressifs du monde, mais on veut que les États-Unis ouvrent
00:05:49leurs frontières aux gangs et aux criminels qui viennent des régions les plus dangereuses du monde.
00:05:54On veut que les pires personnes qui viennent des pires endroits du monde viennent dans notre pays, mais nous ne
00:06:02l'acceptons plus.
00:06:03Il est paradoxal que l'ONU est toute une institution, l'UNESCO, qui protège le patrimoine culturel, mais en promouvant
00:06:17de manière incessante les migrations de masse,
00:06:20qui détruisent justement les plus grandes cultures ou le patrimoine mondial.
00:06:27L'immigration illégale n'a pas de droits humains, mais par contre on a le droit de rester un pays
00:06:32souverain.
00:06:35Nous voulons rester souverains et vous devriez faire la même chose.
00:06:38Les États-Unis rejettent également toute tentative de créer un mécanisme mondial pour contrôler l'intelligence artificielle.
00:06:47On en parle beaucoup en ce moment.
00:06:52qu'on appelle officiellement maintenant Superintelligence Artificielle.
00:06:56On peut changer le nom.
00:07:00Avec ces discours, on a l'impression que l'intelligence artificielle est fausse, alors qu'elle est fantastique.
00:07:10On nous dit qu'il faut faire attention, mais je tiens à vous dire que tous les documents américains, tout
00:07:18le monde devrait le faire, utiliseront le terme super plutôt qu'artificiel.
00:07:23Donc, superintelligence.
00:07:26Et donc, bienvenue à l'ère nouvelle de la superintelligence, SI.
00:07:35Ça sonne bien mieux et c'est bien plus précis.
00:07:42Peut-être que je peux changer les choses.
00:07:44Peut-être pas, vous verrez bientôt si c'est le cas.
00:07:46Donc, super intelligence avec cette technologie.
00:07:54Il y a des gens qui disent qu'on serait tous morts en 12 ans en raison du réchauffement climatique.
00:08:00Puis après, on a décidé de parler de changement climatique parce que la planète se refroidissait, ne se réchauffait pas.
00:08:06C'est les mêmes gens aujourd'hui qui nous disent que l'intelligence artificielle va tous nous tuer, que les
00:08:10robots vont nous attaquer et que ça va être une catastrophe totale.
00:08:14C'est les mêmes gens.
00:08:18C'est le même groupe de gens qui a mis sur pied cette arnaque Russie, Russie, Russie, Ukraine, Ukraine, Ukraine,
00:08:28changement climatique, frontières ouvertes.
00:08:31Et quand on utilise l'intelligence artificielle, il faut bien se rappeler que si on gagne sur cette super intelligence,
00:08:41on rafle tout.
00:08:44Et aujourd'hui, on a énormément d'avance et de loin sur la Chine et sur tous les autres et
00:08:49nous allons continuer comme ça.
00:08:55Je ne vais pas étouffer la croissance de quelque chose qui pourrait être encore plus important que la révolution industrielle
00:09:03ou que la révolution Internet.
00:09:06Et nous serons très prudents.
00:09:08C'est pourquoi nous avons un département de la justice qui a déjà été utilisé.
00:09:13Les choses ont été très bien faites.
00:09:16Elles ont été faites très rapidement.
00:09:18Il y aura des organismes qui limiteront les choses si c'est nécessaire, mais nous n'allons faire qu'encourager
00:09:26la super intelligence.
00:09:28Nous n'allons pas limiter les choses et donc nous allons examiner les choses avec ce département de la justice.
00:09:34Les États-Unis sont en tête sur l'intelligence artificielle.
00:09:38Nous allons le faire de manière sûre et responsable.
00:09:40L'Amérique n'a jamais refusé les évolutions révolutionnaires, quels que soient les défis ou les difficultés.
00:09:57Après 250 ans d'histoire, nous n'abandonnerons jamais cette démarche.
00:10:03C'est ici, à New York, que George Washington a fait lecture de la déclaration d'indépendance à ses troupes
00:10:11en 1776.
00:10:13Et pour la première fois, les patriotes voyaient une flotte d'invasion britannique qui arrivait dans le port,
00:10:23qui venait d'arriver pour écraser la rébellion.
00:10:27Quand des milliers de soldats sortaient de ces bateaux, on n'avait aucune chance, mais nous avons gagné.
00:10:36Et on savait à ce moment-là que le fait de croire dans des grands principes ne suffisait pas.
00:10:41Il faut avoir la volonté, le courage, la force de les défendre.
00:10:44Et alors que nous sommes rassemblés dans cette même ville, deux siècles et demi plus tard,
00:10:50pour parler des grands événements de notre époque.
00:10:54C'est un défi pour tous les pays du monde.
00:10:59Et nous sommes unis, nous nous dressons contre tous les ennemis de l'humanité.
00:11:07Nous ne pouvons pas nous rendre face aux voix qui nous font douter ou qui nous font peur.
00:11:14Et bien ensemble, grâce à des actions audacieuses, nous pourrons rendre le monde bien plus sûr et en faire un
00:11:20monde bien meilleur.
00:11:22Nos pays seront beaucoup plus forts.
00:11:24Nous pourrons développer nos économies.
00:11:27Et on ne parlera plus seulement de paix, de prospérité ou de justice ici, à l'ONU.
00:11:34Nous les défendrons dans le monde entier.
00:11:37Ensemble, nous allons bâtir un avenir pour notre peuple, un avenir plus radieux, encore plus magnifique que jamais dans l
00:11:45'histoire.
00:11:46Merci.
00:11:47Que Dieu bénisse les nations du monde et que Dieu bénisse l'Amérique.
00:11:51Merci beaucoup.
00:11:56Voilà pour ce discours de Donald Trump.
00:11:59Depuis la tribune des Nations Unies à New York, le président Macron doit parler dans la soirée.
00:12:03Bonsoir Louis de Ragnère.
00:12:04Bonsoir Laurence.
00:12:05Oui, il y a 19h30, heure de Paris.
00:12:07Si la chronologie, le timing est respecté.
00:12:10Bonsoir Benoît Perrin, directeur général, contribuable associé.
00:12:13Un tout petit mot rapide, Louis-Éric, sur ce qu'a dit Donald Trump avant qu'on s'intéresse à
00:12:16ce qui va se passer sur les annonces du gouvernement français pour les carburants.
00:12:20Donc il dit qu'un accord entre la Russie et l'Ukraine arrivera plus tôt qu'on ne le pense,
00:12:24que Cuba va tomber, que l'OTAN est plus forte que jamais,
00:12:27que l'Ukraine, eh bien il est temps d'arrêter la tuerie et qu'à l'ONU, il faut arrêter
00:12:33les objectifs d'extrême-gauche.
00:12:34Beaucoup de choses dans ce discours de Donald Trump, Louis de Ragnère.
00:12:37Absolument, et puis il est revenu sur l'état du monde.
00:12:40Ça, Donald Trump aime beaucoup faire ça.
00:12:41Et donc il a rappelé tous les endroits du monde dans lesquels les États-Unis sont intervenus.
00:12:47Et puis il a même dit très fièrement qu'il a mis fin à sept guerres depuis le début de
00:12:54son deuxième mandat comme président des États-Unis.
00:12:56Et puis il y a eu aussi des choses qu'on connaît, auxquelles on est un peu habitué maintenant chez
00:13:00Donald Trump,
00:13:00mais des sorties assez fortes contre le wokisme, contre l'extrême-gauche dont vous parliez tout à l'heure.
00:13:07Et donc voilà, c'est un peu un exercice dans lequel on connaît Donald Trump.
00:13:12Il a rappelé beaucoup de choses qu'il avait déjà dites.
00:13:14Et puis il s'en est aussi pris à certaines instances de l'ONU.
00:13:17Il a rappelé le bienfait des États-Unis d'avoir fait baisser le budget des Nations-Unis,
00:13:22d'avoir réduit le nombre de fonctionnaires de l'ONU, d'avoir lutté contre la bureaucratie.
00:13:28Des thèmes très trumpistes.
00:13:31Et il appelle les pays membres de l'ONU à quitter ces pays, la Cour pénale internationale.
00:13:36Voilà ce que l'on pouvait dire sur ce discours de Donald Trump.
00:13:38Ce sera le dernier discours d'Emmanuel Macron aux Nations-Unis, donc, tout à l'heure,
00:13:42puisque son mandat se termine en mai 2027.
00:13:45On va embrayer sur l'actualité française, mais qui est très liée à l'actualité internationale,
00:13:49puisqu'elle concerne la hausse des prix du carburant.
00:13:51On devrait avoir d'ici quelques minutes, mon cher Benoît Perrin, les annonces du gouvernement.
00:13:55Une brochette de six ministres.
00:13:56Alors, on ne va peut-être pas les écouter tous les six, mais néanmoins, on va écouter ce qu'ils
00:13:59ont à nous dire.
00:14:00Ils vont présenter chacun, je pense, leur dispositif pour les prochains mois.
00:14:05A priori, peut-être de ce que vous en savez, il n'y aura pas de baisse généralisée des taxes,
00:14:10des aides ciblées.
00:14:10Mais avant de vous passer la parole, on va juste rejoindre Corentin Alonzo et Malo Stenner,
00:14:14qui nous attendait depuis un petit moment, depuis une station-service.
00:14:18Bonsoir Corentin.
00:14:19C'est vrai que les automobilistes sont très intéressés par ce qui va être dit ce soir, évidemment, sur CNews.
00:14:25Oui, Laurence, et on est ici, à Issy-les-Moulineaux, dans une configuration que connaissent beaucoup d'automobilistes en France.
00:14:31Vous avez une station totale à 200 mètres qui a été en rupture de stock tout au long de la
00:14:36journée.
00:14:37Les automobilistes étaient donc obligés de venir ici, sur cette station ESSO, où vous le voyez, les prix sont plus
00:14:43élevés.
00:14:442,43 euros pour le gazole, 2,31 euros pour le sans-plomb 98 et 2,19 euros pour le
00:14:51sans-plomb 95.
00:14:52Et venez voir, justement, avec Malo Stenner, à la pompe, pour vous rendre compte exactement de ce que paye un
00:14:58automobiliste.
00:15:00Donc, 2,43 euros le litre de gazole, ça nous fait, pour 15 litres d'essence de gazole, 36,53
00:15:07euros.
00:15:07Alors, évidemment, les automobilistes, quand ils viennent ici, ils font la grimace.
00:15:13Évidemment, ils espèrent que cette situation ne va pas durer trop longtemps, parce que sinon, ça va avoir, évidemment, des
00:15:19impacts sur leur vie quotidienne.
00:15:22On a pu échanger avec plusieurs automobilistes qui nous disaient que si le prix de gazole, par exemple, pouvait atteindre
00:15:303 euros en décembre,
00:15:31eh bien, ça allait être très compliqué pour eux. Je vous propose d'écouter certains témoignages.
00:15:37Il faut que les dirigeants soient raisonnables et puis ils trouvent des solutions pour arrêter tout ça.
00:15:42Il y a plus de 50 % de taxes sur le prix du gazole, sur le prix de l'essence.
00:15:49Donc, c'est l'État qui doit faire un effort.
00:15:52Trouver des solutions pour pouvoir pallier à ça. Donc, je pense que, pour ma part, les prix doivent être revus
00:15:58à la baisse pour pouvoir aider. Sinon, après, c'est la cata, quoi.
00:16:01C'est vraiment une baisse des taxes. Quand je pense aux taxes qu'on paye sur le carburant, c'est
00:16:06phénoménal.
00:16:08Face à cette flambée des prix, évidemment, la consommation a chuté moins 30 % entre le 11 septembre et le
00:16:1520 septembre.
00:16:16Et l'État qui précise, d'ailleurs, qu'il ne s'en met pas plein les poches.
00:16:19Bien au contraire, depuis le début de la crise, il a perdu 407 millions de recettes fiscales.
00:16:24Car il n'y a pas seulement la TVA qui rentre dans les poches de l'État.
00:16:27Il y a aussi l'assise. C'est une taxe sur le litre, le nombre de litres vendus.
00:16:32Et puisque ce nombre de litres vendus a baissé, les recettes fiscales ont également blessé.
00:16:37Mais quand vous discutez avec des automobilistes à la pompe, eux, ce qu'ils voient, c'est surtout que ce
00:16:42sont eux qui payent la facture.
00:16:44Merci, Corentin Alonso et Malo Steiner, dans une station service.
00:16:48Benoît Perrin, malheureusement, ça va durer.
00:16:50On ne va pas leur dire à nos délais spectateurs que tout va très bien se passer.
00:16:53Ça va redescendre en dessous de la barre des 2 euros.
00:16:55Non, il y a malheureusement peu de chance.
00:16:57Parce que tant que la guerre continuera à s'intensifier, ou en tout cas le mouvement n'aura pas décru,
00:17:03eh bien effectivement, on risque d'avoir des prix qui vont continuer à monter.
00:17:07Alors, il n'y a pas vraiment de risque, a priori, de pénurie.
00:17:10Pour l'instant, il y a quelques stations qui sont concernées.
00:17:13Mais il faut rappeler qu'on a quand même encore des stocks stratégiques.
00:17:16À peu près 3 mois de consommation d'essence.
00:17:18Donc, il n'y a pas vraiment d'enjeu sur les pénuries.
00:17:21En revanche, il y a un véritable enjeu sur les prix.
00:17:23Là, on ne sait pas jusqu'où ça peut aller.
00:17:25On voit bien que le prix du pétrole et du carburant continue vraiment à grimper.
00:17:30Et on attend tous, en tout cas beaucoup de Français, sont en attente de mesures très concrètes du gouvernement.
00:17:35Sachant que, vous l'avez dit, a priori, il n'y aura pas de baisse générale des taxes.
00:17:38Pas de baisse généralisée.
00:17:38Contrairement à ce que font tous nos voisins.
00:17:40Et contrairement à ce que demandent de plus en plus de responsables politiques.
00:17:43Exactement.
00:17:43Je pense notamment au Parti communiste.
00:17:45Qui, lui, demande quoi ?
00:17:46Qui demande le blocage des prix, le blocage des marges.
00:17:49On connaît ça par cœur.
00:17:49Mais qui a demandé aussi la baisse des taxes.
00:17:50Ce matin, Jérôme Gage, qui est donc candidat à l'élection présidentielle et la primaire de la gauche, lui aussi
00:17:57demande la baisse des taxes.
00:17:58Donc, il n'y aura a priori, malheureusement, pas de baisse des taxes.
00:18:01Il y aura très probablement un aménagement de toutes les aides sectorielles qui ont été données jusqu'à présent.
00:18:07Mais pas certain que ça suffise à calmer la douleur, voire pour ne pas dire la colère des Français.
00:18:12Louis Darnier, qui est-ce qu'on voit là sur l'image ?
00:18:14Donc, il y a Roland Lescure.
00:18:15Monsieur Amiel, qui est le ministre du Budget.
00:18:18Maude Bréjean, qui est porte-parole du gouvernement, qui a aussi des compétences en matière d'énergie.
00:18:22Monsieur Papin en charge du commerce.
00:18:23Et donc là, Roland Lescure.
00:18:24Nous étions quittés avant l'été avec un environnement international qui donnait des signes d'amélioration.
00:18:30Le prix du pétrole, je le rappelle, ça peut sembler loin, était descendu à 70 dollars le baril.
00:18:35Le prix de l'essence à la pompe, c'est évidemment l'essentiel pour nos concitoyens, avait commencé à baisser.
00:18:42Force est de constater que cette rentrée présente une situation dégradée.
00:18:48Elle est dégradée dans le monde, mais elle est dégradée aussi au quotidien au niveau du prix à la pompe.
00:18:53Et c'est la raison pour laquelle, à la demande du Premier ministre, nous avons décidé de faire évoluer les
00:18:58dispositifs de soutien,
00:19:00compte tenu d'un contexte international qui s'est détérioré et des difficultés auxquelles sont confrontés nos concitoyens.
00:19:09L'enlisement de la situation, le regain de tension se traduit par une hausse des prix de l'énergie, du
00:19:14gaz et du pétrole, et donc du prix à la pompe.
00:19:18Le prix du diesel a retrouvé son prix le plus haut depuis le début du conflit.
00:19:23Et le prix de l'essence, pour des raisons que je vais présenter rapidement, a désormais dépassé son précédent pic.
00:19:30Nous avons conscience que la situation est très dure pour nos concitoyens, pour ceux qui prennent leur voiture pour aller
00:19:38travailler tous les jours, notamment les plus modestes.
00:19:41C'est pourquoi le Premier ministre a décidé que nous vous présentions aujourd'hui une réponse qui est amplifiée, une
00:19:48réponse qui est élargie,
00:19:50une réponse, c'est important évidemment, David Amiel y reviendra, qui préserve l'équilibre de nos finances publiques.
00:19:58Pourquoi nous en sommes là ?
00:20:01D'abord, rappelez que c'est une situation que nous n'avons pas choisie.
00:20:05Elle s'impose à nous, elle s'impose à nous toutes et nous tous.
00:20:09C'est la conséquence d'un conflit qui bloque des voies de passage stratégiques du commerce mondial,
00:20:15par lesquelles transitaient une bonne partie du carburant, du gaz et du pétrole.
00:20:22On a mis ici une carte des flux mondiaux, vous la connaissez évidemment.
00:20:27La nouveauté, c'est qu'au-delà du détroit d'Hormuz, dans lequel la circulation est très très limitée,
00:20:33les attaques des outils sur le pipeline saoudien d'Est en Ouest qui permettait de rejoindre la mer Rouge,
00:20:40ont limité la capacité de l'Arabie Saoudite à exporter du pétrole.
00:20:44Ils ont par ailleurs limité la circulation au sein de la mer Rouge.
00:20:48Je vous rappelle aussi que les frappes de l'Ukraine sur les capacités de raffinerie en Russie
00:20:54montrent avant tout une capacité de l'Ukraine à se défendre et à se projeter,
00:20:58mais ont un impact très concret.
00:21:00C'est que la Russie est désormais importatrice nette de produits raffinés,
00:21:04notamment d'essence et de diesel,
00:21:06ce qui rajoute de la tension sur le commerce mondial.
00:21:10Les raffineries, notamment les raffineries aux Etats-Unis,
00:21:13sont entrées pour certaines d'entre elles dans une phase de révision régulière
00:21:19qui fait que là aussi, les flux en provenance des Etats-Unis sont limités
00:21:23par rapport à celles et ceux qu'on avait depuis le printemps.
00:21:28Je rappelle que 20 millions de barils passaient par le détroit d'Hormuz au début de la crise.
00:21:32Le blocage de cette route maritime, le blocage des autres routes,
00:21:35fait qu'aujourd'hui, on a moins de volume de pétrole dans le monde,
00:21:39moins de volume de produits raffinés dans le monde.
00:21:43Et ça, évidemment, ça a une conséquence très concrète.
00:21:47Dans le monde, depuis le début du conflit,
00:21:50c'est plus de 500 millions de barils
00:21:52qui ont été déstockés par les pays consommateurs de pétrole.
00:21:57Il y a moins de produits disponibles dans le monde,
00:22:00ce qui évidemment fait augmenter les cours,
00:22:02donc les prix à la pompe.
00:22:05Certaines zones du monde, extrêmement dépendantes aux hydrocarbures,
00:22:08ont des difficultés d'approvisionnement.
00:22:11Je veux être très clair, ce n'est pas le cas de la France.
00:22:15Nous ne nous approvisionnons pas dans les zones que je mentionnais.
00:22:19Nous avons maintenu un approvisionnement extrêmement efficace,
00:22:24que ce soit, vous avez ici sur un graphique,
00:22:26les niveaux de stocks commerciaux, de l'essence, du kérosène, du diesel et du pétrole.
00:22:32Nous n'avons aucun problème d'approvisionnement en France sur aucun de ces carburants.
00:22:38C'est le cas depuis le début de la crise.
00:22:40Je rappelle que par des dispositifs de ce suivi extrêmement précis,
00:22:44nous suivons la situation au jour le jour, avec deux mois de visibilité.
00:22:49Je peux évidemment aujourd'hui vous affirmer que pour les deux mois qui viennent,
00:22:54nous n'avons aucune inquiétude.
00:22:55Mais évidemment, il faut se préparer à une dégradation possible de la situation.
00:23:00Je ne suis pas Donald Trump, je ne suis pas non plus patron des gardiens de la révolution iranienne.
00:23:05Les incertitudes restent fortes et nous devons nous y préparer.
00:23:08Et c'est tout le sens des initiatives portées par le président de la République
00:23:12depuis maintenant plusieurs jours, à la fois à Paris,
00:23:15lors de rencontres avec le Premier ministre irakien,
00:23:19avec des représentants du Royaume de l'Arabie Saoudite,
00:23:22avec à New York hier le président des États-Unis,
00:23:25pour s'assurer qu'on puisse détendre la situation d'approvisionnement
00:23:28et s'assurer, c'est essentiel, que la France ne fasse jamais face à des défis d'approvisionnement.
00:23:35Vous l'avez entendu hier, le président de la République a évoqué avec le président Trump
00:23:39l'idée d'un moratoire sur les frappes, sur les capacités énergétiques en Russie et en Ukraine,
00:23:45qui permettrait par exemple de détendre un peu la situation dans cette région du monde.
00:23:49Le président de la République est au travail, à New York, à Paris,
00:23:55pour limiter les tensions géopolitiques et essayer évidemment de libérer le détroit d'Hormuz,
00:24:00dont on sait qu'il est le nœud économique de ce conflit.
00:24:04Nous suivons la situation avec la plus grande attention,
00:24:08c'est dans l'intérêt de nos concitoyens.
00:24:10Enfin, le lien entre la carte que je vous montrais tout à l'heure
00:24:13et le prix à la pompe de nos concitoyens, il est direct.
00:24:18Notre soutien immédiat, on va y revenir, je souhaite le rappeler,
00:24:22se combine avec une stratégie de plus long terme pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures.
00:24:27La meilleure manière de résister aux crises futures, c'est d'en être immunisé.
00:24:32C'est de continuer à électifier la France.
00:24:35Nous le faisons depuis plusieurs mois et ça fonctionne.
00:24:3840% des véhicules vendus en France étaient des véhicules électriques cet été.
00:24:43Le Leasing Social, et c'est une annonce que je vous fais,
00:24:46a désormais convaincu dans sa troisième lignée.
00:24:5150 000 véhicules il y a deux ans, 50 000 véhicules l'année dernière.
00:24:55On a ouvert la nouvelle édition du Leasing Social.
00:24:5934 000 demandes ont d'ores et déjà été enregistrées.
00:25:03Nous permettons à nos concitoyens de passer à l'électrique.
00:25:06Stéphanie Riste y est sensible avec un dispositif adapté pour les aides à domicile.
00:25:12Face aux crises à long terme, nous en restons convaincus.
00:25:15La réponse réside dans l'électrification.
00:25:18Mais pour autant, évidemment, nous devons continuer à aider nos concitoyens qui sont en première ligne,
00:25:25qui travaillent et dont le prix du plein a fortement augmenté.
00:25:29Dès le début de la crise, l'État a apporté une réponse immédiate,
00:25:34avec des mesures ciblées, des mesures adaptées, des mesures temporaires,
00:25:38en gardant en ligne de mire la préservation de nos finances publiques.
00:25:43Cette stratégie, elle est inchangée.
00:25:46Nous allons amplifier, élargir, rester agiles.
00:25:50Mais nous restons convaincus que c'est en concentrant nos aides sur ceux qui ont le plus besoin, secteurs ou
00:25:57concitoyens,
00:25:57que nous aurons un dispositif d'aide efficace et économe de nos données publiques.
00:26:02Je vais passer maintenant la parole à David Amiel.
00:26:06David.
00:26:11Merci beaucoup.
00:26:13Bonjour à tous.
00:26:15Pour rappeler, évidemment, le contexte dans lequel s'inscrit ce moment,
00:26:19le contexte social, le contexte économique qui vient d'être rappelé par le ministre de l'Économie et des Finances,
00:26:24mais aussi le contexte budgétaire.
00:26:26J'ai vu refleurir, ces derniers jours, ces dernières semaines,
00:26:32des mensonges qu'on avait d'ores et déjà entendus au début de la crise.
00:26:36Le premier mensonge, c'est évidemment celui selon lequel il y aurait une cagnotte.
00:26:41Or, les chiffres le montrent, les chiffres que nous publions de manière inédite,
00:26:44d'ailleurs, tous les dix jours depuis le début de la guerre dans le détroit d'Hormuz,
00:26:48les recettes fiscales liées au carburant, c'est-à-dire la TVA d'une part et les assises de l
00:26:54'autre, diminuent.
00:26:56Nous avons eu ainsi une perte de recettes fiscales uniquement liées au carburant.
00:26:59Je ne parle pas là de l'effet sur le reste de l'économie, j'aurai l'occasion d'y
00:27:02revenir,
00:27:02de 407 millions d'euros par rapport à ce qu'on observait l'année dernière
00:27:07dans un contexte où il n'y avait pas la guerre dans le détroit d'Hormuz
00:27:10et l'augmentation des prix du carburant.
00:27:12Pourquoi ? Parce que nous avons deux impôts principaux sur le carburant,
00:27:17sur le prix à la pompe.
00:27:17La TVA d'une part, qui elle a tendance à augmenter quand les prix augmentent,
00:27:21mais aussi l'accise, qui elle ne dépend que du volume consommé
00:27:25et qui évidemment baisse drastiquement quand les prix augmentent
00:27:29et que les volumes consommés reculent.
00:27:30Et la somme des deux qui donne les recettes fiscales liées au carburant
00:27:33est aujourd'hui très négative pour les comptes publics de l'ordre,
00:27:37je le rappelais et c'est indiqué sur la présentation qui est faite ici,
00:27:41de 407 millions d'euros.
00:27:43Et donc c'est mon premier message aujourd'hui.
00:27:44Il n'y a pas eu, il n'y a pas et il n'y aura pas de cagnotte.
00:27:48Et pour tous ceux qui en douteraient,
00:27:51ce principe que nous avons constaté lors de l'année 2026,
00:27:55à la demande du Premier ministre, on va le sanctuariser pour l'année 2027.
00:27:59Et donc dans le cadre du débat parlementaire,
00:28:02le gouvernement proposera un amendement qui prévoira que
00:28:05si jamais un jour il y avait un éventuel surplus,
00:28:09et bien évidemment l'ensemble serait immédiatement restitué aux Français
00:28:13sous la forme d'aide supplémentaire.
00:28:16Parce que, mesdames et messieurs, il suffit désormais de constater la réalité.
00:28:20Nous avons un déficit public qui se dégrade depuis le début de la guerre
00:28:24dans le détroit d'Hormuz.
00:28:26Nous avons des taux d'intérêt qui ont considérablement augmenté
00:28:29dans l'ensemble du monde développé,
00:28:32mais ils sont à 4,5% aujourd'hui en France.
00:28:35Et tout cela nous oblige évidemment pour protéger le pouvoir d'achat des Français,
00:28:39parce que la hausse des taux d'intérêt percute aussi le pouvoir d'achat des Français.
00:28:43C'est derrière des gens qui ont plus de difficultés à contracter un crédit immobilier.
00:28:48C'est des entreprises, petites entreprises,
00:28:50qui ont plus de difficultés également à contracter des prêts, des crédits.
00:28:54C'est des crédits à la consommation qui se renchérissent.
00:28:56Pour éviter que cela pèse sur le pouvoir d'achat des Français,
00:28:59pour préserver nos comptes publics,
00:29:01nous devons avoir une stratégie d'aide temporaire,
00:29:06d'aide ciblée et d'aide financée.
00:29:07Parce qu'au fond, nous avons deux adversaires dans cette crise.
00:29:13Le premier, c'est l'immobilisme.
00:29:15Et le second, c'est le mensonge.
00:29:18L'immobilisme, évidemment, il serait impossible, insoutenable, insupportable.
00:29:22Je pense évidemment à tous les Français qui aujourd'hui ont besoin de leur voiture
00:29:25pour aller travailler, pour emmener leurs enfants à l'école,
00:29:28pour accompagner un proche,
00:29:29et qui ont besoin d'être davantage soutenus.
00:29:31Mes collègues feront à l'instant des annonces pour continuer à intensifier notre réponse.
00:29:36Mais le second ennemi, ce serait évidemment le mensonge.
00:29:40Et promettre tout et n'importe quoi serait se moquer des gens.
00:29:43Et ceux qui aujourd'hui viennent annoncer des baisses d'impôts générales
00:29:48annonceront demain des hausses de taxes générales pour pouvoir les compenser.
00:29:53Nous ne serons jamais le gouvernement qui promet d'une main
00:29:55pour aller ensuite reprendre de l'autre.
00:29:58Et c'est la raison pour laquelle nous avons cette stratégie d'aides temporaires,
00:30:01d'aides ciblées et d'aides financées par des économies budgétaires,
00:30:05celles que nous avons mises en œuvre depuis le déclenchement de la guerre dans le détroit d'Hormuz.
00:30:09Celles aussi, évidemment, qui seront proposées dans le cadre du projet de loi de finances
00:30:13et qui nous permettent d'apporter des aides réelles,
00:30:16parce que des aides qui ne seront pas reprises demain aux Français qui en ont besoin.
00:30:20Voilà, mesdames et messieurs, je vous propose maintenant de donner la parole à ma collègue Maude Bréjon.
00:30:31Merci, chers collègues.
00:30:33Roland Lescure l'a dit depuis le début de cette crise.
00:30:35On a fait le choix d'une méthode.
00:30:37Cette méthode, elle est simple.
00:30:39C'est agir de manière ciblée, de manière concrète,
00:30:42en priorisant nos dispositifs de soutien vers celles et ceux
00:30:46qui sont le plus exposés aux hausses des prix de l'énergie
00:30:50et depuis plusieurs mois maintenant.
00:30:52Parmi eux, il y a évidemment tous nos concitoyens
00:30:55qui n'ont pas d'autre choix aujourd'hui que de prendre leur voiture pour aller travailler.
00:30:59Je pense notamment à ceux qui vivent loin de leur lieu de travail,
00:31:03à tous ceux pour qui la voiture n'est pas une option,
00:31:06mais bien une nécessité du quotidien et ils sont très nombreux.
00:31:10C'est le sens des mesures que nous présentons aujourd'hui,
00:31:12encore une fois cohérentes avec la doctrine et la méthode
00:31:16qui a été celle du Premier ministre depuis le premier jour de cette crise
00:31:19et à la demande de Sébastien Lecornu.
00:31:22Nous allons donc renouveler l'aide aux grands rouleurs
00:31:25pour les mois d'octobre et de novembre
00:31:27et élargir le nombre de Français pouvant en bénéficier.
00:31:33Concrètement, pour ces bénéficiaires,
00:31:36cette aide représentera l'équivalent de 40 centimes par litre de carburant
00:31:41pour trois mois en moyenne,
00:31:44soit une indemnité totale versée de 100 euros.
00:31:49Au total, c'est donc 5,5 millions de Français
00:31:55qui seront éligibles à cette nouvelle aide de 100 euros
00:31:59contre 3 millions de Français pour la précédente,
00:32:02soit 2,5 millions de nos concitoyens en plus.
00:32:07Nous l'élargissons ainsi à des catégories de revenus plus importantes,
00:32:12jusqu'à 2 035 euros nets par mois pour une personne seule,
00:32:18jusqu'à 6 104 euros nets par mois pour un couple avec enfant,
00:32:22ce qu'on appelle techniquement les déciles 6 et 7.
00:32:25Ça s'explique bien, les Français le comprennent évidemment
00:32:29puisqu'ils le vivent au quotidien.
00:32:31Cette crise dure, une usure réelle se fait sentir,
00:32:35un impact de plus en plus fort sur le pouvoir d'achat des Français,
00:32:39notamment modestes, justifie cet élargissement
00:32:42et ce renouvellement, encore une fois, de cette aide de 100 euros.
00:32:46C'est un effort important, mais c'est un effort qui reste ciblé,
00:32:50encore une fois, vers ceux qui sont les plus touchés
00:32:52par ces hausses des prix à la pompe.
00:32:55La crise dure depuis près de 6 mois, je l'ai dit,
00:32:58et son impact sur le pouvoir d'achat est évidemment croissant.
00:33:02Par ailleurs, le versement de cette aide sera simplifié.
00:33:07Là encore, on tire les leçons de la précédente aide déployée.
00:33:11Pour ceux qui sont déjà inscrits dans le dispositif,
00:33:15à savoir les Français ayant déjà bénéficié de la précédente aide grand rouleur
00:33:20et dont les services de Bercy disposent des informations nécessaires,
00:33:23le versement sera automatique.
00:33:26On parle là des 1,2 million de Français
00:33:29qui ont déjà demandé et touché l'aide de 100 euros
00:33:32ces dernières semaines ou ces derniers mois.
00:33:35Ils n'auront donc aucune démarche supplémentaire à faire pour recevoir cette aide.
00:33:39Le versement interviendra de manière automatique.
00:33:42Pour les nouveaux bénéficiaires,
00:33:44La plateforme en ligne sera accessible simplement et rapidement.
00:33:49Toutes les informations permettant de vérifier son éligibilité
00:33:51et de demander l'aide y seront évidemment disponibles et expliquées.
00:33:57Et je tiens à préciser enfin qu'au sein de cette prolongation,
00:34:01une adaptation au territoire ultramarin
00:34:03est en cours de finalisation avec les acteurs de terrain.
00:34:07Comme d'habitude donc, le guichet sera disponible sur impôts.gouv.fr en octobre.
00:34:14Je voudrais ensuite vous dire un mot du chèque énergie
00:34:18qui est ce dispositif de soutien aux ménages modeste
00:34:21versé habituellement en avril.
00:34:23C'était déjà le cas en avril dernier.
00:34:27Et là aussi, nous voulons donner de la visibilité aux Français.
00:34:30Le chèque énergie sera bien maintenu dans le budget 2027.
00:34:35En tout cas, c'est ce que nous proposerons au Parlement
00:34:38lors du dépôt du projet de loi de finances 2027
00:34:41dans la copie donc que le gouvernement proposera.
00:34:44C'est un dispositif essentiel pour les ménages aux revenus modestes
00:34:48qui permet de prendre en charge une partie de leurs dépenses d'énergie.
00:34:53Cette aide peut être utilisée directement pour régler les factures d'énergie
00:34:56en version papier ou en ligne
00:34:58et les bénéficiaires peuvent également choisir de l'affecter automatiquement
00:35:02à leurs factures d'électricité ou de gaz.
00:35:04En avril dernier, le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:35:08avait déjà permis d'étendre son versement automatique
00:35:12à 700 000 nouveaux bénéficiaires.
00:35:15Concrètement, c'est donc 4,5 millions de bénéficiaires
00:35:19qui recevront ce chèque automatiquement
00:35:22avec des montants allant de 48 à 277 euros
00:35:27en fonction du revenu du ménage.
00:35:29Et nous avons également décidé d'avancer son versement.
00:35:34Il est normalement versé en avril.
00:35:36Il sera versé en janvier, en tout début d'année 2027
00:35:40dans un moment de forte tension sur les prix de l'énergie.
00:35:44Le maintien d'une part et le versement d'autre part au cœur de l'hiver
00:35:48plutôt qu'au printemps,
00:35:50au moment où les factures sont les plus importantes,
00:35:53relève du bon sens.
00:35:55Voilà, vous l'avez compris, notre objectif est simple.
00:35:58Il est cohérent avec les engagements du Premier ministre.
00:36:01D'une part, ne laisser aucun secteur exposé sur le carreau
00:36:04et d'autre part, continuer de manière ciblée,
00:36:07de manière responsable vis-à-vis de nos finances publiques
00:36:09à être aux côtés des Français les plus modestes qui travaillent.
00:36:14Je ne reviendrai pas sur ce que Roland Lescure disait,
00:36:17mais c'est évidemment parfaitement juste.
00:36:20Il s'agit là de réponses de court terme.
00:36:22Il y a aussi les réponses de moyen et de long terme,
00:36:24les réponses structurelles.
00:36:26Cette réponse, c'est d'abord et avant tout le plan d'électrification,
00:36:29le déploiement du plan d'électrification,
00:36:32avec les bons résultats,
00:36:33notamment sur l'achat de véhicules électriques
00:36:35qui ont été explicités par Roland Lescure tout à l'heure.
00:36:38On continue dans cette voie-là.
00:36:40On aura l'occasion de proposer une phase 2
00:36:42du plan d'électrification,
00:36:44mais on continue à marcher sur nos deux jambes,
00:36:46répondre à l'urgence et préparer l'avenir.
00:36:49Je vous propose de passer la parole à Serge Papin,
00:36:52qui va embrayer sur un certain nombre de mesures sectorielles.
00:37:01Merci, Maud.
00:37:04Roland Lescure l'a rappelé.
00:37:05Ce que nous vivons, nous ne l'avons pas choisi.
00:37:08Ce conflit a surgi.
00:37:09Évidemment, il a des conséquences
00:37:10sur le pouvoir d'achat des Français,
00:37:11mais aussi sur la trésorerie des entreprises.
00:37:15Face à cela, on fait front commun.
00:37:17Ma collègue ministre de l'Énergie
00:37:19vient de présenter la part que l'État prend
00:37:21pour soutenir les grands rouleurs.
00:37:23Mais faire front commun,
00:37:24c'est aussi permettre aux entreprises
00:37:27de soutenir leurs salariés,
00:37:29pendant la période.
00:37:30Pour cela, il y a un outil
00:37:32qui s'appelle la prime carburant.
00:37:34L'employeur qui le veut et qui le peut
00:37:36la verse à un salarié.
00:37:38Nous allons l'étendre à un plafond
00:37:41qui passe de 600 à 1 000 euros.
00:37:43C'est une prime qui est défiscalisée
00:37:46et qui n'a pas de charge salariale dessus, bien sûr.
00:37:52Nous faisons ainsi de la prime carburant,
00:37:54une aide concrète aussi au pouvoir d'achat,
00:37:56actionnable par les entreprises,
00:37:58au bénéfice de leurs salariés.
00:38:01Faire front commun, c'est aussi mobiliser nos services,
00:38:03les services de l'État,
00:38:04pour soutenir la trésorerie des entreprises
00:38:07par des reports de cotisations sociales
00:38:09ou des étalements de dette fiscale si nécessaire.
00:38:12Et pour cela, je le dis aux chefs d'entreprise,
00:38:16plus vous saisissez tôt,
00:38:18mieux ceux qui s'en occupent au niveau de l'État
00:38:20pourront vous aider.
00:38:22Les coordonnées de ces personnes sont directement en ligne.
00:38:26Leur numéro de portable, leur adresse mail,
00:38:28vous pouvez les appeler,
00:38:29ce sont les conseillers départementaux CDED
00:38:32ou les commissaires à la prévention CRP.
00:38:36Faire front commun, c'est aussi aider les secteurs
00:38:38et les professions les plus exposées
00:38:41à cette hausse inédite du prix du carburant.
00:38:45C'est notre philosophie depuis les premiers jours de cette crise.
00:38:48Mes collègues Stéphanie Riste pour la santé
00:38:51et Catherine Chabot pour la pêche
00:38:52détailleront les dispositifs qui sont propres à leur secteur.
00:38:56Et moi, je vais parler d'abord du BTP,
00:39:00ces entreprises qui ne peuvent pas, du jour au lendemain,
00:39:02se passer de GNR pour faire tourner leurs engins de chantier.
00:39:06L'aide sera donc prolongée de 20 centimes par litre.
00:39:11On l'avait mise en place pour les entreprises
00:39:13de moins de 50 salariés.
00:39:15On la prolonge jusqu'au 31 décembre.
00:39:18Ce sont 35 000 entreprises qui sont éligibles à cette aide.
00:39:23Et pour celles qui ont besoin de trésorerie rapidement,
00:39:27BPI France a mis en place ce qu'on appelle des prêts flash,
00:39:30des prêts d'urgence qui sont disponibles rapidement.
00:39:34Pour les agriculteurs, l'aide GNR est également reconduite
00:39:37jusqu'au 31 décembre.
00:39:39Et je rappelle les travaux de consultation aussi des agriculteurs
00:39:43qui sont en route, qui sont menés par ma collègue Annie Gennevard
00:39:46dans un plan plus global appelé plan sécheresse agricole.
00:39:51Enfin, je veux rebondir sur la règle d'or
00:39:53qu'a évoqué mon collègue David Amiel.
00:39:56Cette règle, évidemment, elle s'applique à l'État
00:39:59comme à tous les acteurs de la chaîne carburant.
00:40:02La surveillance des marges de transport et de distribution se poursuit.
00:40:07D'autant plus attentivement que les prix des produits raffinés
00:40:11ont augmenté.
00:40:12Donc tout le monde doit jouer le jeu.
00:40:14Et j'y serai particulièrement vigilant.
00:40:17Nous avons un observatoire que nous mettons à jour chaque semaine
00:40:21et qui permet d'évaluer l'évolution des marges des distributeurs de carburant.
00:40:27A ce jour, on n'observe pas d'effet d'aubaine.
00:40:29Mais si nous venions à constater justement des dérapages,
00:40:34on prendra très vite des mesures, notamment pour encadrer les marges.
00:40:38Tout cela est prêt.
00:40:40Nous continuons avec mes collègues à suivre l'évolution de la situation,
00:40:43jour après jour.
00:40:44Ce conflit, nous ne l'avons pas choisi,
00:40:46mais nous choisissons ensemble de faire front commun
00:40:48pour les Français, pour les entreprises et pour les travailleurs.
00:40:52Voilà, je passe la parole maintenant à ma collègue Catherine Chabot.
00:41:00Cette crise impacte directement la rentabilité des entreprises de pêche
00:41:05et ça a été rappelé par mes collègues.
00:41:08Depuis le début, le gouvernement est aux côtés des pêcheurs
00:41:11avec un objectif, leur permettre de continuer à sortir en mer
00:41:14et de pouvoir rémunérer leurs équipages,
00:41:18exercer leur travail dans de bonnes conditions,
00:41:21alimenter toute la chaîne de valeur jusqu'à nos assiettes.
00:41:25Alors, ces aides carburants pour les pêcheurs
00:41:28vont donc être prolongées jusqu'à la fin de l'année,
00:41:31jusqu'à la fin décembre.
00:41:33C'est inédit car nous donnons de la visibilité sur 4 mois.
00:41:36Le montant de l'aide sera par ailleurs indexé à l'évolution du cours du carburant
00:41:42au maximum de ce que permet le cadre européen,
00:41:46quelle que soit la hausse des cours dans les semaines à venir.
00:41:49Alors concrètement, cela signifie que l'aide couvrira 70%
00:41:53de la hausse des coûts du carburant par rapport à la situation d'avant crise.
00:41:58Concernant les versements de ces aides,
00:42:01les paiements ont été accélérés considérablement ces dernières semaines
00:42:06et nous maintenons ce rythme.
00:42:08Pour la deuxième phase, le guichet ouvrira dans les tout prochains jours
00:42:12et nous prenons l'engagement que chaque dossier sera payé,
00:42:16chaque dossier complété sera payé sous maximum 4 semaines.
00:42:21Enfin, pour répondre aux difficultés de trésorerie,
00:42:25le gouvernement met en place un prêt à taux zéro garanti par l'Etat
00:42:30qui pourra aller jusqu'à 50 000 euros
00:42:33et qui sera opéré par le réseau territorial de BPI France
00:42:37au plus près des entreprises.
00:42:39Les armateurs pourront demander ce prêt dès le 1er octobre
00:42:43à travers un formulaire dédié sur le site de BPI France
00:42:46et il sera versé à partir de mi-octobre.
00:42:49Il s'agit là d'un prêt à court terme, 36 mois,
00:42:52avec la possibilité d'un différé de remboursement de 12 mois
00:42:56sans garantie ni collatérale demandée à l'emprunteur.
00:43:00Je le rappelle, c'est donc un prêt qui vise à soulager les entreprises,
00:43:06les trésoreries des entreprises qui en ont le plus besoin.
00:43:09Voilà, je vous remercie.
00:43:10Je passe la parole à ma collègue Stéphanie Rispe.
00:43:14Voilà, donc pour ces ministres qui se sont succédés
00:43:18pour annoncer les dispositifs.
00:43:21En fait, il n'y a que des dispositifs étendus,
00:43:23Béonard Perrin.
00:43:24Donc, dispositifs étendus pour les gros rouleurs
00:43:27jusqu'à la fin de l'année, en moyenne 100 euros,
00:43:29par exactement ce qui était déjà en place.
00:43:32Le chèque énergie versé en avril,
00:43:34qui sera versé en janvier.
00:43:38M. Papin qui dit qu'il y a un relèvement de la prime
00:43:40de carburant défiscalisé, 1000 euros.
00:43:43Et Mme Chabot, Catherine Chabot,
00:43:45aide au carburant des pêcheurs programmés.
00:43:49Rénouveau sous le soleil.
00:43:50On rallonge un petit peu tout, quoi.
00:43:51Voilà, c'est ça.
00:43:52Non, c'est exactement ça.
00:43:52Alors d'abord, le premier objectif du gouvernement,
00:43:54c'était d'expliquer que ce n'est pas de sa faute.
00:43:56Que de toute façon, tout est dû à la crise internationale.
00:43:58On n'a pas voulu la crise.
00:43:59Il n'y a pas de sujet de pouvoir d'achat en France.
00:44:00Il n'y a pas de sujet de niveau des taxes en France.
00:44:02Non, le sujet, c'est simplement la guerre.
00:44:04Premier point.
00:44:04Deuxième point, effectivement, vous l'avez dit.
00:44:06Ce sont principalement les LED, justement,
00:44:09aux grands rouleurs qui sont prolongées
00:44:11et qui sont même un peu corrigées.
00:44:12Parce que, comme vous le savez,
00:44:14l'aide aux grands rouleurs était destinée
00:44:15à peu près à 3 millions de conducteurs.
00:44:17Il n'y en a que 1,5 qui l'ont demandé.
00:44:19Pourquoi ?
00:44:19Notamment parce que les démarches étaient complexes.
00:44:22Et donc, du coup, ce que dit le gouvernement aujourd'hui,
00:44:25c'est qu'ils vont simplifier les démarches.
00:44:27Deuxième problématique,
00:44:28c'est que cette aide n'était pas assez large.
00:44:30C'est-à-dire que les critères étaient très étroits.
00:44:32Pour vous donner un exemple,
00:44:33pour une personne qui habitait seule,
00:44:35eh bien, elle ne pouvait pas toucher cette aide
00:44:37si elle touchait plus de 1 500 euros par mois.
00:44:40Raison pour laquelle,
00:44:41vous avez un certain nombre d'infirmières libérales
00:44:42qui étaient au-dessus de ce niveau
00:44:44et qui, du coup, n'étaient pas éligibles à cette aide.
00:44:46Donc, le gouvernement essaie de corriger un petit peu
00:44:49les limites de cette aide aux carburants.
00:44:51Et puis, effectivement,
00:44:52une multitude d'aides pour les professionnels,
00:44:55que ce soit pour les agriculteurs,
00:44:56que ce soit pour le BTP,
00:44:57que ce soit pour les pêcheurs,
00:44:59avec des reconductions d'aide.
00:45:01Donc, tout ça pour dire que je ne suis pas certain
00:45:04que les Français ne soient ni surpris,
00:45:07ni ravis des annonces qui ont été faites aujourd'hui
00:45:09compte tenu de la souffrance qui est la leur aujourd'hui.
00:45:12Bien sûr, et compte tenu des perspectives
00:45:14qu'on a évoquées juste avant ces prises de parole,
00:45:16c'est-à-dire que le prix de l'essence va continuer à monter
00:45:18et que ce n'étaient pas ces cotaires sur une jambe de bois
00:45:21qui vont aider.
00:45:21Louis de Grenoble.
00:45:22Concrètement, il y avait une demande aussi
00:45:23qui était formulée par quand même
00:45:25un certain nombre de candidats à la présidentielle
00:45:27et de partis politiques.
00:45:28C'était la baisse des taxes.
00:45:29Eh bien, pas de baisse de taxes.
00:45:31Ça, pour le coup, c'est clair.
00:45:32Le gouvernement maintient sa position.
00:45:35Donc, je pense que forcément,
00:45:36ça va faire réagir politiquement.
00:45:38Et tout ça intervient dans un contexte
00:45:39dans lequel le gouvernement s'apprête
00:45:41à présenter son budget.
00:45:42Et on voit bien que Sébastien Lecornu
00:45:44marche sur un fil
00:45:46parce qu'il a dramatisé la situation
00:45:47en expliquant la semaine dernière
00:45:49qu'il n'y avait plus d'argent,
00:45:50que les caisses sont vides.
00:45:51Et je pense que là, il se dit
00:45:53je ne vais pas faire le contraire de ce que je dis,
00:45:56de ce que j'ai dit la semaine dernière.
00:45:57Donc, il ne faut surtout pas donner l'impression
00:45:59qu'en réalité, il y a une possibilité
00:46:01d'avoir, entre guillemets, un peu de gras.
00:46:03L'objectif premier de Sébastien Lecornu,
00:46:04c'est de rassurer les marchés financiers
00:46:06et donc de surtout montrer,
00:46:08en tout cas d'afficher un objectif
00:46:10de maîtrise des dépenses.
00:46:12De contenir les dépenses.
00:46:13Mais encore une fois,
00:46:15je trouve que le débat se résume assez simplement.
00:46:18D'un côté, il y a les dépenses.
00:46:19De l'autre côté, il y a les recettes.
00:46:20Et je ne vois pas de...
00:46:23Il n'y a pas eu une inflexion
00:46:24de la part du gouvernement
00:46:25qui dit, pour financer ces aides,
00:46:28on va tailler dans telle et telle dépense.
00:46:31On voit qu'il y a quand même cette volonté
00:46:33de continuer de satisfaire tout le monde
00:46:34et donc de ne satisfaire en réalité personne.
00:46:37Éric Nolot, Mme Rist, qui est la ministre de la Santé,
00:46:39qu'on vient de voir,
00:46:40les infirmières auront un bonus ruralité de 80 euros
00:46:43si elles font plus de 100 kilomètres par jour.
00:46:4680 euros, ça va vite, hein ?
00:46:48Très vite.
00:46:48À 100 kilomètres par jour.
00:46:49Est-ce qu'ils sont complètement déconnectés ?
00:46:52De toute façon, en effet, il y avait deux messages.
00:46:54Le premier, c'est en effet,
00:46:55ce n'est pas de notre faute.
00:46:55C'est la faute de la situation internationale,
00:46:57les guerres, etc.
00:46:58Et le deuxième message,
00:46:59pas question de baisser les charges,
00:47:01les taxes.
00:47:03Alors, est-ce que ça va suffire ?
00:47:04Parce que là, il y a une petite musique qui monte.
00:47:05On s'est dit, les gilets jaunes,
00:47:07c'est partie d'une histoire de taxes sur les carburants.
00:47:09Il ne faudrait pas que ça recommence.
00:47:10Donc, est-ce que ça suffira ?
00:47:11Oui, mais c'était dû au gouvernement, pour le coup.
00:47:13Voilà, exactement.
00:47:14Là, on ne peut pas dire...
00:47:15Mais comme ça monte un peu quand même,
00:47:16le but, c'était quand même
00:47:17de désamorcer la situation.
00:47:19Bon, écoutez, vous citez les chiffres.
00:47:21C'est toujours bon à prendre
00:47:22pour les gens qui vont prendre 80 euros ou 100 euros.
00:47:24Mais enfin, on voit bien
00:47:25que le problème du pouvoir d'achat,
00:47:26ce n'est pas un bricolage
00:47:28avec une litanie de mesures
00:47:30catégorie par catégorie.
00:47:31Ça relève d'une politique d'ensemble,
00:47:33d'une relance du travail en France,
00:47:35de la production en France.
00:47:36Et ce n'est pas en distribuant des chèques.
00:47:38Alors, je sais bien que la période
00:47:40ne s'y prête pas.
00:47:41C'est une période préélectorale,
00:47:43prébudgétaire aussi.
00:47:44Mais on ne s'en sortira jamais comme ça.
00:47:45Ça éteindra peut-être l'incendie,
00:47:47mais le vrai problème du pouvoir d'achat
00:47:49n'est absolument pas traité aujourd'hui.
00:47:51Benoît Perrin, il y a beaucoup de candidats
00:47:52qui demandent une baisse de taxes
00:47:54sur le carburant.
00:47:55Marine Le Pen demande une baisse
00:47:57de la TVA de 20 à 5,5
00:47:59sur à la fois les carburants
00:48:02mais aussi toute l'énergie.
00:48:04Est-ce que ce sont des mesures
00:48:05qui sont extrêmement coûteuses ou pas ?
00:48:07Alors, ce sont des mesures coûteuses.
00:48:09Pourquoi ?
00:48:10Parce qu'en fait, le carburant
00:48:11rapporte beaucoup d'argent à la France.
00:48:12Vous avez la fameuse assise
00:48:14qui rapporte 30 milliards d'euros par an.
00:48:17Et vous avez la TVA
00:48:18qui rapporte 10 milliards d'euros par an.
00:48:20Tout ça, ça fait donc 40 milliards.
00:48:22Vous voyez, l'État se sert grassement
00:48:24lorsque vous allez faire votre plan.
00:48:27Donc, dès lors que vous touchez
00:48:28à un petit paramètre,
00:48:29effectivement, dans un sens ou dans l'autre,
00:48:31ce sont vraiment des milliards
00:48:32qui sont en jeu.
00:48:33Donc, la logique du gouvernement,
00:48:35c'est en fait la même
00:48:36que ceux des gouvernements
00:48:38depuis 50 ans.
00:48:39C'est-à-dire qu'en gros,
00:48:40on ne touche pas la dépense publique.
00:48:41Ça, on n'y touchera jamais.
00:48:43Donc, du coup, forcément,
00:48:44les recettes, c'est un petit peu difficile
00:48:46d'y toucher, puisque par définition,
00:48:47si vous baissez un peu vos recettes
00:48:48et que vous ne touchez pas
00:48:49à la dépense publique,
00:48:50eh bien, qu'est-ce qui se passe ?
00:48:52Vous avez des déficits qui cavalent.
00:48:54Et comme on est effectivement
00:48:56vraiment scruté
00:48:57par les marchés financiers aujourd'hui,
00:48:59le gouvernement se dit,
00:49:00puisque je ne veux pas toucher
00:49:01à la dépense publique,
00:49:02eh bien, il ne faut pas
00:49:02que je touche aux recettes.
00:49:03Donc, il ne faut pas, effectivement,
00:49:05baisser les taxes.
00:49:05Et je pense que c'est ça
00:49:06la problématique
00:49:07de nos responsables politiques.
00:49:08Mais c'est un mauvais calcul
00:49:09ou pas, Benoît ?
00:49:10Alors, c'est un mauvais calcul.
00:49:11C'est même un mauvais calcul
00:49:12en recettes,
00:49:13puisque d'ailleurs,
00:49:13le ministre l'a très bien
00:49:14expliqué tout à l'heure,
00:49:16le prix est tellement haut
00:49:17que les Français s'adaptent.
00:49:18Et les recettes de l'État
00:49:20par rapport à il y a un an
00:49:21ont baissé d'à peu près
00:49:22400 millions.
00:49:23Pourquoi ?
00:49:23Ce n'est pas parce que l'État
00:49:24a baissé les taxes
00:49:25ou parce que l'État fait des efforts.
00:49:26C'est parce que les Français
00:49:27consomment beaucoup moins.
00:49:29Vous savez que sur les six derniers mois,
00:49:30la moyenne de baisse
00:49:31de consommation de carburant,
00:49:33c'est à peu près 5% par mois.
00:49:35Donc, vous imaginez un petit peu
00:49:36que par définition,
00:49:37puisque le prix est élevé,
00:49:39les Français s'adaptent,
00:49:40les Français consomment
00:49:41moins de carburant.
00:49:42Et il ne faut jamais oublier
00:49:43qu'ils consomment moins de tout court.
00:49:44Et justement, j'allais y venir.
00:49:45Et c'est ça le drame de la France.
00:49:47C'est que comme on a une croissance
00:49:48qui est très molle
00:49:48et que 50% de la croissance,
00:49:51c'est de la consommation,
00:49:52quand vous avez une consommation
00:49:53des ménages qui se contracte,
00:49:56eh bien vous avez une croissance
00:49:57qui se contracte.
00:49:57Et je rappelle quand même
00:49:58que premier trimestre 2026,
00:50:01on est en récession.
00:50:02Deuxième trimestre 2026,
00:50:03on est à zéro de croissance.
00:50:05Troisième trimestre 2026,
00:50:07j'ai très peur qu'effectivement,
00:50:08on retourne dans des chiffres négatifs,
00:50:09sachant que le gouvernement,
00:50:11il y a quelques mois,
00:50:12quelques semaines, pardon,
00:50:13a déjà abaissé son objectif de croissance
00:50:14à 0,5%.
00:50:16Si ça se trouve,
00:50:17on va être en deçà de 0,5%.
00:50:19Et dans ce cas-là,
00:50:20la construction budget 2027
00:50:22sera encore plus difficile
00:50:24que ce qui était initialement prévu.
00:50:25C'est incroyable.
00:50:26L'équation se complexifie chaque jour.
00:50:31L'équation était déjà impossible
00:50:33il y a un an,
00:50:34il y a deux ans,
00:50:34sauf que personne n'a rien voulu voir.
00:50:37Vous savez,
00:50:37le vieil adage,
00:50:39gouverner,
00:50:39c'est prévoir.
00:50:40On voit bien que là,
00:50:41le gouvernement n'a absolument pas
00:50:42anticipé de possibles crises.
00:50:44Et moi,
00:50:45ce que je déplore aujourd'hui,
00:50:46c'est qu'il n'y a plus aucun amortisseur.
00:50:47C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:50:48on vit la crise de l'énergie,
00:50:49la crise du carburant.
00:50:50Mais demain,
00:50:51il y aura peut-être une crise
00:50:51dans un autre secteur.
00:50:53Et là,
00:50:53le gouvernement,
00:50:54les caisses sont vides,
00:50:55donc il ne peut plus rien faire.
00:50:56Mais pourquoi ?
00:50:57Il y a des raisons à ça.
00:50:58C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
00:50:59avait quand même été élu en 2017
00:51:01sur une promesse
00:51:03de désendettement,
00:51:04de supprimer un nombre
00:51:07de postes de fonctionnaires,
00:51:08réduction des impôts,
00:51:11réduction des dépenses publiques.
00:51:12Et rien n'a été fait.
00:51:13Il y a quasiment plus d'un million
00:51:14de fonctionnaires en plus
00:51:15depuis 2017.
00:51:17Et sur les autres sujets,
00:51:18le bilan est quand même
00:51:19très mauvais pour Emmanuel Macron.
00:51:21Et donc,
00:51:21aujourd'hui,
00:51:21le gouvernement est dans une situation
00:51:23dans laquelle il a tellement dépensé
00:51:24par le passé
00:51:25qu'ils ne peuvent plus rien faire d'autre
00:51:27que d'essayer de colmater les fuites,
00:51:28de mettre des petits pansements
00:51:29partout où ils peuvent.
00:51:30Et à la fin,
00:51:31ce qui est vrai,
00:51:31c'est que ce sont les Français
00:51:32qui trinquent
00:51:33et qui sont obligés
00:51:34de...
00:51:34Enfin,
00:51:35qui subissent aussi cette situation.
00:51:36Ce n'est pas seulement
00:51:36le président de la République
00:51:37parce que quand il y a eu
00:51:38les discussions budgétaires,
00:51:39dès qu'il était question
00:51:40de baisser les dépenses publiques,
00:51:42il y avait un parti qui disait
00:51:43« Ah, ça, non ! »
00:51:44On n'y touche pas.
00:51:45Ah, ça, non !
00:51:45Non, on n'y touche pas.
00:51:46Même les Républicains
00:51:47ont joué à un jeu
00:51:48extrêmement dangereux
00:51:49sur la question
00:51:49même de la réforme
00:51:50des retraites
00:51:51qui n'est pas en train d'appuyer.
00:51:54Nos voisins européens
00:51:55ont pu justement
00:51:57soulager leur population
00:51:58en baissant les taxes.
00:51:58Mais quels voisins ?
00:51:59Par exemple,
00:52:00l'Allemagne,
00:52:01il y a quelques centimes.
00:52:03Vous avez l'Italie,
00:52:03vous avez l'Espagne,
00:52:04vous avez l'Autriche.
00:52:05Il y a beaucoup de pays
00:52:06qui ont baissé les taxes.
00:52:08Mais pourquoi
00:52:08elles ont baissé les taxes ?
00:52:09Parce que précisément,
00:52:11les réformes ont été menées
00:52:12le moment où il fallait.
00:52:13Et donc du coup,
00:52:14comme ils ont plus ou moins
00:52:16rétabli leurs équilibres financiers,
00:52:17autrement dit,
00:52:18ils ont des déficits
00:52:19largement inférieurs aux nôtres,
00:52:21et bien ils peuvent se permettre
00:52:22en fait ce petit extra.
00:52:24C'est comme un ménage
00:52:25qui est censé économiser un peu
00:52:27pour le jour
00:52:27où sa chaudière explose.
00:52:28Bon ben là,
00:52:29la chaudière de la Maison France
00:52:32a explosé,
00:52:32et bien on n'a plus un radis
00:52:33pour payer la réparation.
00:52:34L'Allemagne,
00:52:35la baisse est conséquente
00:52:36sur les frais à la pompe.
00:52:37C'est 17 centimes.
00:52:39La grosse pression des Allemands
00:52:40parce qu'effectivement,
00:52:42eux aussi sont pris à la gorge
00:52:43et donc demandent vraiment
00:52:44des agissements très concrets.
00:52:46Et c'est vrai que la mesure
00:52:47qui est la plus radicale,
00:52:48mais qui parallèlement,
00:52:49encore une fois,
00:52:50nécessite des économies,
00:52:52en parallèle,
00:52:53c'est évidemment la baisse des taxes.
00:52:54Et encore une fois,
00:52:55les gouvernements étrangers
00:52:56l'ont quasiment tous fait.
00:52:57Et c'est pour ça
00:52:58qu'on peut être frustré
00:52:58quand on voit les explications
00:52:59données par le gouvernement français.
00:53:01C'est qu'ils ne parlent jamais
00:53:02de ce qui est fait à l'étranger.
00:53:03Jamais.
00:53:03C'est parce que les gouvernants étrangers
00:53:07ont demandé des efforts
00:53:08à leurs concitoyens,
00:53:10ont fait les réformes adéquates,
00:53:11alors qu'en France,
00:53:12rien n'a été fait.
00:53:13Et donc,
00:53:13on se retrouve dans une situation
00:53:14qui est celle que nous connaissons aujourd'hui,
00:53:16à savoir,
00:53:17les marges de manœuvre
00:53:17sont quasiment inégalables.
00:53:18Mais la colère est partout
00:53:19un peu pareille
00:53:20que dans tous les pays d'Europe
00:53:21sur ce problème de la vie chère
00:53:23et du pouvoir d'achat
00:53:24et de l'essentiel.
00:53:24On voit que la colère gronde
00:53:25mais moi j'ai quand même
00:53:26le sentiment qu'en France
00:53:27c'est plus fort qu'ailleurs
00:53:29quand on regarde
00:53:29la presse étrangère
00:53:31parce que précisément
00:53:32il y a ce sentiment
00:53:33des Français
00:53:33de voir que le gouvernement
00:53:34en réalité est dos au mur,
00:53:36ne peut rien faire,
00:53:37n'a plus aucun levier.
00:53:38Mais encore une fois,
00:53:39pour une bonne raison,
00:53:40c'est parce que l'argent
00:53:41a été dépensé
00:53:42sans compter pendant des années.
00:53:43Moi je me souviens très bien
00:53:44de la campagne de réélection
00:53:45d'Emmanuel Macron en 2022.
00:53:47Chaque semaine,
00:53:48il y avait une annonce,
00:53:49une promesse
00:53:49de dépenser un milliard de plus.
00:53:51Eh bien à la fin,
00:53:52ce n'est pas étonnant
00:53:53si on se retrouve
00:53:54dans la situation d'aujourd'hui.
00:53:55Et ce que je trouve
00:53:56encore plus choquant aujourd'hui,
00:54:00c'est que par rapport
00:54:01à la proposition de budget
00:54:02qui a été faite
00:54:03par le gouvernement,
00:54:04il n'y a pas non plus,
00:54:04il y a un affichage,
00:54:06une volonté de baisser,
00:54:08de faire des réductions
00:54:09de dépenses de 54 milliards
00:54:11mais il n'y a pas une volonté
00:54:12de réforme structurelle
00:54:14du fonctionnement de l'État
00:54:15pour engager une véritable
00:54:19pente baissière
00:54:20des dépenses publiques.
00:54:21C'est ça le véritable projet.
00:54:23La vérité,
00:54:24c'est qu'ils vont gérer
00:54:24les affaires courantes
00:54:25jusqu'à la présidentielle,
00:54:27Louis, on le sait tous.
00:54:28Vous avez raison,
00:54:28mais entre-temps,
00:54:29les intérêts sur la dette
00:54:30continuent de courir
00:54:31et aujourd'hui,
00:54:32c'est en train de devenir
00:54:33le plus important
00:54:35de la dépense de l'État.
00:54:35Le calendrier est tellement défavorable
00:54:37que ça va être un bricolage
00:54:38en espérant
00:54:40pour le Premier ministre
00:54:41passer à nouveau
00:54:42à travers les gouttes
00:54:42mais rien d'important
00:54:43ne peut être entrepris,
00:54:44c'est sûr.
00:54:45Un petit mot avant,
00:54:46vous vouliez dire quelque chose ?
00:54:47Non, et le bricolage
00:54:47ne suffit même pas
00:54:48puisque ce qui est assez intéressant
00:54:50c'est qu'on nous a parlé
00:54:51effectivement d'un effort budgétaire
00:54:52de plus de 50 milliards
00:54:54et ça n'a pas calmé les marchés
00:54:55c'est-à-dire que le taux
00:54:57auquel la France
00:54:59emprunte sur les marchés
00:55:00deux fois par mois
00:55:01a continué en quelque sorte
00:55:02à monter.
00:55:03Donc vous voyez,
00:55:03même ce plan
00:55:06ne suffit pas
00:55:07à rassurer les marchés
00:55:07sachant que ce plan,
00:55:08il faut vraiment le rappeler,
00:55:09ce n'est pas 54 milliards d'économies,
00:55:12c'est un effort budgétaire
00:55:13c'est-à-dire que
00:55:15concrètement,
00:55:15si vous ne faites rien,
00:55:16la dépense publique
00:55:16elle progresse naturellement.
00:55:18Vous avez des prestations sociales
00:55:19qui sont indexées sur l'inflation,
00:55:20vous avez de plus en plus
00:55:21de retraités,
00:55:22vous avez de plus en plus
00:55:22de dépenses maladie,
00:55:23vous avez la masse
00:55:24de salariés des fonctionnaires
00:55:26qui augmente.
00:55:27Donc si vous ne faites rien,
00:55:27ça progresse naturellement.
00:55:29Là, ce qu'a fait le gouvernement
00:55:30c'est qu'il a juste ralenti la hausse.
00:55:32Donc il n'y a pas
00:55:32un euro d'économie.
00:55:33Il y a 40 milliards
00:55:35de dépenses supplémentaires
00:55:37en 2027
00:55:37par rapport à 2026.
00:55:39La moyenne
00:55:40depuis qu'Emmanuel Macron
00:55:41a été élu,
00:55:42c'est à peu près
00:55:4250 milliards
00:55:43de dépenses supplémentaires par an.
00:55:44Là, on est à 40 milliards.
00:55:45Donc il ne faut pas faire croire
00:55:47qu'il y a des économies
00:55:49au niveau du budget.
00:55:50Ce n'est pas vrai.
00:55:50Ce n'est pas vrai.
00:55:51Et de la même manière,
00:55:52les opposants qui disent
00:55:53« Oh là là,
00:55:54c'est un budget d'austérité »,
00:55:55eux aussi racontent des craques.
00:55:56Petite pause.
00:55:57On sort une seconde
00:55:59de cette conférence
00:56:00sur les prix du carburant.
00:56:01Un petit droit de réponse
00:56:02de Ségolène Royal
00:56:04qui réagit aux propos tenus
00:56:05hier sur CNews
00:56:06par François Durugy
00:56:07qui était notre invité
00:56:08qui l'avait mise en cause
00:56:09qui avait dit
00:56:10qu'il l'estimait
00:56:11qu'elle avait à l'époque
00:56:12ruiné la région
00:56:14Poitou-Charente.
00:56:15Écoutez ce que Mme Royal
00:56:16lui répond.
00:56:17Un ancien ministre
00:56:18amateur de Omar
00:56:19payé par les contribuables
00:56:20a tenu sur votre antenne
00:56:21des propos diffamatoires.
00:56:23Il a repris le verbatim
00:56:24d'un adversaire politique jaloux
00:56:25de la réussite de Poitou-Charente
00:56:26qui n'a pas augmenté
00:56:27les impôts pendant 10 ans
00:56:28et qui était classé
00:56:29au premier rang des régions
00:56:30dans plusieurs domaines
00:56:31économie, emploi, écologie,
00:56:33culture, lycée et démocratie
00:56:34parfaitement régé.
00:56:35Géré comme le prouve
00:56:36le quittus de la Cour des comptes.
00:56:38Voilà, cela est dit.
00:56:39Eh bien on attend
00:56:39la réponse de la réponse
00:56:40de Raphaël Glucksmann
00:56:42et comme ça
00:56:42ça sera monté le sujet.
00:56:44C'est important de dire
00:56:45et de donner
00:56:47les droits de réponse.
00:56:48Ah oui, ça va être
00:56:49soirée pop-corn.
00:56:50Ça va partir
00:56:50dans une bonne ambiance.
00:56:51On se retrouve dans un instant
00:56:52sur CNews
00:56:53et nous serons
00:56:55avec Alain Madelin.
00:56:55On va revenir sur ces problèmes
00:56:56de pouvoir d'achat
00:56:57et comment s'en sortir.
00:56:58A tout de suite.
00:57:02Bonsoir à tous.
00:57:02On se retrouve
00:57:03pour la suite de Punchline
00:57:04avec les annonces du gouvernement
00:57:05censées amortir le choc
00:57:06de la flambée des prix
00:57:07à la ponte.
00:57:08Pas de nouveauté.
00:57:09Juste une prolongation
00:57:10des aides déjà en place
00:57:11pour les gros rouleurs,
00:57:12pour les pêcheurs,
00:57:13le chèque énergie
00:57:14sera versé un peu plus tôt
00:57:15en janvier.
00:57:17Relèvement de la prime
00:57:17défiscalisée pour les salariés
00:57:18versée par les entreprises.
00:57:20Bref, rien de nouveau.
00:57:21On va en débattre
00:57:22avec Alain Madelin
00:57:23qui est ancien ministre.
00:57:24Bonsoir à vous.
00:57:25Bonjour.
00:57:25Et qui est optimiste
00:57:26malgré tout.
00:57:27Super.
00:57:27Vous restez avec nous.
00:57:28On a besoin
00:57:29d'un peu d'optimisme.
00:57:30D'abord, c'est le rappel
00:57:31des grandes lignes
00:57:31de l'actualité
00:57:32avec Margot Siffer.
00:57:32Bonsoir Margot.
00:57:36Bonsoir Laurence.
00:57:37Bonsoir à tous.
00:57:38Face à l'envolée
00:57:39des prix du carburant,
00:57:40l'exécutif se mobilise.
00:57:42L'aide aux gros rouleurs
00:57:43sera prolongée
00:57:44et élargie
00:57:45à 5,5 millions de Français.
00:57:47Le soutien au BTP
00:57:48et à l'agriculture
00:57:49sera également reconduit
00:57:50jusqu'en décembre prochain.
00:57:51Quant au chèque énergie,
00:57:524,5 millions de Français
00:57:54pourront en bénéficier
00:57:55dès janvier prochain.
00:57:56Autant de sujets
00:57:57qui seront évoqués
00:57:58demain matin
00:57:59dans la grande interview
00:58:00Europe 1 C News.
00:58:01Jean-Philippe Pottanguy
00:58:02sera votre invité.
00:58:03Laurence, dès 8h10.
00:58:05Les transports verront
00:58:06leurs tarifs augmentés
00:58:07vendredi et samedi
00:58:08de 10% en Ile-de-France.
00:58:10Jour de la visite
00:58:11du pape Léon XIV à Paris.
00:58:13Une douzaine de stations
00:58:14devraient être fermées.
00:58:15800 personnes supplémentaires
00:58:17seront déployées
00:58:17sur le réseau de transport
00:58:18pour assurer la sécurité.
00:58:20500 autres
00:58:21pour accueillir
00:58:21et guider le public.
00:58:24Donald Trump
00:58:25a pris la parole
00:58:25cet après-midi
00:58:26devant l'Assemblée générale
00:58:27des Nations Unies.
00:58:28Il dit avoir le choix
00:58:29entre anéantir l'Iran
00:58:30ou passer un accord
00:58:31qui pourrait intervenir
00:58:33après les législatives
00:58:34prévues en novembre
00:58:35aux Etats-Unis.
00:58:35Le président américain
00:58:36assure également
00:58:37qu'un compromis
00:58:38avec la Russie
00:58:39et l'Ukraine
00:58:39sera conclu
00:58:40plus tôt qu'on ne le pense.
00:58:42Et puis,
00:58:42le phénomène climatique
00:58:43à Nino
00:58:44représente une menace
00:58:45importante pour la santé.
00:58:46C'est l'alerte lancée
00:58:47ce mardi
00:58:47par les Nations Unies.
00:58:49Les risques sanitaires
00:58:50seraient multiples
00:58:51comme le fait
00:58:51d'aggraver certaines maladies,
00:58:52de favoriser
00:58:53la malnutrition
00:58:54et le choléra
00:58:55ou encore
00:58:55d'accroître
00:58:56une mauvaise qualité de l'air.
00:58:59Merci beaucoup Margot.
00:59:00C'est faire,
00:59:01nous sommes avec Eric Nolot,
00:59:02avec Louis-Déoragnel
00:59:02et donc Alain Madelin
00:59:03qui garde le moral
00:59:05et qui garde la pêche.
00:59:06Merci d'être avec nous.
00:59:07Les aides sont prolongées.
00:59:10Il n'y a pas eu d'annonce
00:59:10évidemment renversante
00:59:12de la part du gouvernement.
00:59:13On écoute juste
00:59:14Maude Bréjean,
00:59:15ministre de l'énergie
00:59:16sur le dispositif
00:59:17Brorouleur.
00:59:17Puis vous allez nous dire
00:59:18si c'est par la bonne focale
00:59:19qu'on prend ce problème.
00:59:22Ok, votre grand soupir
00:59:23me guide un tout petit peu
00:59:24vers votre réponse.
00:59:25On écoute Mme Bréjean ?
00:59:27Non mais c'est un gouvernement
00:59:28il est dans une situation impossible.
00:59:30Il prend les décisions
00:59:31qu'il estime les meilleures.
00:59:33On peut tous avoir
00:59:34un avis différent.
00:59:35On peut tous regretter
00:59:36qu'il n'y ait pas
00:59:37de marge de manœuvre
00:59:38qui permettrait
00:59:39une baisse franche
00:59:40de la fiscalité
00:59:40pour tout le monde.
00:59:41Bon, ben voilà,
00:59:42il fait ce qu'il peut.
00:59:43Allez, écoutons
00:59:43Maude Bréjean
00:59:44sur les gros rouleurs.
00:59:46Nous allons donc
00:59:47renouveler l'aide
00:59:48aux grands rouleurs
00:59:49pour les mois d'octobre
00:59:50et de novembre
00:59:52et élargir
00:59:53le nombre de Français
00:59:54pouvant en bénéficier.
00:59:57Concrètement,
00:59:58pour ces bénéficiaires,
01:00:00cette aide
01:00:00représentera
01:00:01l'équivalent
01:00:02de 40 centimes
01:00:04par litre de carburant
01:00:05pour 3 mois
01:00:07en moyenne,
01:00:08soit une indemnité
01:00:10totale versée
01:00:11de 100 euros.
01:00:13Au total,
01:00:14c'est donc
01:00:145,5 millions
01:00:16de Français
01:00:175,5 millions
01:00:18de Français
01:00:19qui seront éligibles
01:00:20à cette nouvelle aide
01:00:22de 100 euros
01:00:23contre 3 millions
01:00:24de Français
01:00:25pour la précédente,
01:00:26soit 2,5 millions
01:00:28de nos concitoyens
01:00:30en plus.
01:00:31Donc vous dites
01:00:31à la maintenant
01:00:32qu'ils ne peuvent pas
01:00:32faire plus en réalité ?
01:00:33Personne n'a la baguette magique ?
01:00:35Dans la situation actuelle,
01:00:35non,
01:00:36ne demandez pas
01:00:37d'être d'accord
01:00:37avec ce dispositif.
01:00:38Alors, super.
01:00:39Des aides,
01:00:40le gros rouleur,
01:00:41oui, mais le petit rouleur
01:00:42qui n'a pas d'argent
01:00:43pour finir le mois.
01:00:44Qu'est-ce qu'on fait ?
01:00:44Toutes les solutions
01:00:46sont très difficiles
01:00:47lorsque l'on commence
01:00:48à segmenter,
01:00:48moi et moi.
01:00:49En plus,
01:00:50nous sommes un pays pauvre.
01:00:51Je dis tout ça
01:00:52un pays pauvre ?
01:00:53Oui, bien sûr.
01:00:54Ça fait 15 ans
01:00:54que je dis ça.
01:00:55Ça fait 15 ans
01:00:55que vous m'entendez dire
01:00:56attention,
01:00:57il y a urgence sociale,
01:00:58attention,
01:00:59regardez la feuille de paix
01:01:00du salarié moyen,
01:01:02attention,
01:01:02je peux démonter
01:01:03avec vous
01:01:04le système imbécile
01:01:05que l'on a créé
01:01:06avec des aides
01:01:07sur les bas salaires
01:01:08qui a finalement
01:01:10smicartisé
01:01:11la société française,
01:01:12entretenu beaucoup
01:01:13trop de gens
01:01:14dans une couche extrêmement pauvre
01:01:16et donc c'est vrai
01:01:17que quand vous réfléchissez
01:01:18que la moitié de la population
01:01:19vit avec au fond
01:01:20moins de 2200 euros par mois
01:01:22et c'est vie avec,
01:01:24ça ne signifie pas
01:01:24qu'elle vit avec
01:01:25parce que derrière
01:01:25il y a toutes les dépenses
01:01:26on peut vivre bien
01:01:28à 2000 euros.
01:01:30Il y a toutes les dépenses
01:01:31obligatoires,
01:01:32le reste à vivre
01:01:33c'est beaucoup moins que ça
01:01:34et c'est extrêmement difficile.
01:01:36Est-ce que vous savez
01:01:36qu'il y a au moins 15%
01:01:37des Français
01:01:37qui sont à quelques euros
01:01:38en fin de mois ?
01:01:39Est-ce que vous savez
01:01:40qu'il y a 15 ou 20%
01:01:41des Français
01:01:41qui aujourd'hui
01:01:42craignent le pépin
01:01:43de 100 euros
01:01:43parce qu'ils n'ont pas
01:01:44les 100 euros devant eux ?
01:01:45Et les 100 euros devant eux
01:01:46c'est ça,
01:01:47c'est ce qui arrive
01:01:48à l'heure actuelle.
01:01:49Vous imaginez l'angoisse ?
01:01:50Donc le vrai problème
01:01:51à mon avis c'est ça,
01:01:52pourquoi est-on devenu
01:01:53un pays aussi pauvre ?
01:01:55Et qu'est-ce qu'il faut faire
01:01:56pour dépanner
01:01:57l'urgence sociale ?
01:01:58Et qu'est-ce qu'il faut faire
01:01:58à moyen terme
01:01:59et à long terme
01:02:00pour essayer de retrouver
01:02:01vraiment la prospérité ?
01:02:02Parce que là
01:02:03on ne va pas se mentir,
01:02:04les prix à la pompe
01:02:04ne vont pas baisser,
01:02:06la situation dans les trois normes
01:02:07n'est pas réglée,
01:02:08Trump dit qu'effectivement
01:02:09ça pourrait se débloquer
01:02:10mais on n'y est pas,
01:02:11on a des mois
01:02:12et des mois
01:02:13ça va se compliquer
01:02:15devant nous Alain Madeleine.
01:02:16Peut-être que le gouvernement
01:02:17à un moment donné
01:02:19renoncera à ses trois d'assises,
01:02:20ce n'est pas si simple
01:02:21pour une mesure horizontale,
01:02:23je n'en sais rien.
01:02:2430 milliards par an ?
01:02:25Je sais une seule chose
01:02:25c'est qu'il n'a pas
01:02:26de marge de manœuvre
01:02:27et que le vrai problème
01:02:29c'est celui-là.
01:02:31D'accord,
01:02:32alors qu'est-ce qu'on fait
01:02:32Louis Dragnel ?
01:02:33Non moi c'est,
01:02:34pardon,
01:02:34je reviens sur la question
01:02:35que vous avez reposée
01:02:37Alain Madeleine,
01:02:37vous avez dit plusieurs fois
01:02:38qu'on était un pays pauvre
01:02:40et sur quels critères
01:02:42vous jugez
01:02:42qu'on est un pays pauvre ?
01:02:43Sur celui-là,
01:02:44une personne sur deux
01:02:46que vous croisez
01:02:46dans la rue,
01:02:47dans un supermarché
01:02:49et autre,
01:02:49c'est moins de 2000 euros
01:02:51et avec,
01:02:52par exemple,
01:02:52s'il y a des crèches,
01:02:53les prix des crèches
01:02:54qui se sont envolées
01:02:55et puis les prix de l'alimentaire,
01:02:56le prix de la viande,
01:02:57mais vraiment,
01:02:58c'est dur,
01:02:59la vie elle est très dure.
01:03:00Mais la question pour se poser...
01:03:01Je suis extrêmement surpris
01:03:01depuis 15 ans que je dis ça
01:03:03des politiques qui ont l'air
01:03:04de vivre un peu confortablement
01:03:05à l'extérieur
01:03:07de cette réalité.
01:03:07S'il y avait deux mesures
01:03:09responsables
01:03:10ou trois mesures peut-être
01:03:11de la situation
01:03:12dans laquelle on est,
01:03:13selon vous,
01:03:14quelles sont-elles ?
01:03:15Alors ne me demandez pas,
01:03:16je pourrais en parler
01:03:17et regarder
01:03:18tous les candidats
01:03:19qui en ce moment
01:03:20sont en train de dire
01:03:21« Ouais,
01:03:22le pouvoir d'achat,
01:03:22il faut qu'on fasse quelque chose »
01:03:23et qui sortent des mesures
01:03:25les plus farfelues
01:03:27les uns que les autres.
01:03:30La réalité...
01:03:30La mesure la plus farfelue
01:03:32que vous avez entendue,
01:03:33c'est quoi Alain Madelin ?
01:03:33La dernière,
01:03:34c'est le tube de la rentrée
01:03:36pour rapprocher
01:03:37le nut du bret,
01:03:38le brut du net.
01:03:39Alors il y a tous les candidats
01:03:40qui changent ça.
01:03:41Regardez Édouard Philippe,
01:03:42regardez Gabriel Attal,
01:03:44regardez...
01:03:44Je crois qu'il n'y a pas
01:03:45un candidat qui ne le dit pas.
01:03:46Même François Hollande.
01:03:48Bien sûr.
01:03:49C'est le tube du MEDEF,
01:03:51il a été lancé par le MEDEF.
01:03:52Oui, oui.
01:03:52Ils auraient pu en faire un pin.
01:03:53Comme si...
01:03:55Comme si c'était à l'État
01:03:56de faire la feuille de paix
01:03:58des salariés.
01:03:59Mais vous réfléchissez
01:04:00dans quel état on est ?
01:04:00À l'État de faire
01:04:01la feuille de paix
01:04:02des salariés.
01:04:03Et comme si c'était possible
01:04:04de le faire...
01:04:05Non, l'idée,
01:04:05c'était d'avoir moins de charges,
01:04:07que le coût du travail
01:04:08soit moins important
01:04:09pour que ça bénéficie aux salariés.
01:04:11Non, mais c'est ça l'idée.
01:04:11Bravo, bravo.
01:04:12Mais non, je ne devrais pas
01:04:13être applaudi.
01:04:13Donc je supprime les charges.
01:04:15Mais je ne peux pas les supprimer.
01:04:16Donc je les transfère.
01:04:17Je les transfère à qui ?
01:04:19Ah oui, ça c'est important.
01:04:19C'est de l'impôt en plus.
01:04:20Ah oui, des impôts en plus, oui.
01:04:22Donc je fais des impôts en plus.
01:04:23Je fais quoi ?
01:04:24Une TVA sociale.
01:04:25Deux à trois points.
01:04:26Quatre points, cinq points
01:04:27disent certains.
01:04:28La TVA sociale,
01:04:29je vais taxer la consommation.
01:04:30La consommation de qui ?
01:04:33Des gens qui ne sont pas salariés
01:04:34puisque c'est pour la faire
01:04:35la feuille de paix des salariés.
01:04:36Donc je vais faire payer
01:04:37les non-actifs,
01:04:38à savoir les commerçants,
01:04:41les artisans,
01:04:41les agriculteurs, etc.
01:04:43Et puis aussi,
01:04:44je ne sache pas les actifs non-salariés,
01:04:46mais aussi les non-actifs,
01:04:47les chômeurs et bien d'autres,
01:04:49les retraités.
01:04:50Je vais les faire payer
01:04:51pour faire les fins de mois
01:04:55meilleurs des salariés.
01:04:57Vous vous rendez compte ?
01:04:58La tension sociale,
01:04:58on prend aux uns pour donner aux autres.
01:05:00Et puis en plus, regardez.
01:05:00Alors on fait quoi là ?
01:05:01Si vous regardez la solution...
01:05:03Qu'est-ce qu'on doit faire ?
01:05:03Je termine.
01:05:04J'enfonce le dernier clou,
01:05:05si vous me permettez.
01:05:06Non mais comme vous êtes un optimiste,
01:05:07je suis là pour l'instant
01:05:08c'est le négatif.
01:05:09Le dernier clou.
01:05:10Allez, je vous donne.
01:05:12Avec 2%,
01:05:12je vais vous donner 40 euros par mois
01:05:15au niveau du salaire moyen.
01:05:18Mais je vous ai augmenté la TVA.
01:05:19Alors je vais vous en reprendre 20.
01:05:21Donc tout ça pour 20 euros
01:05:23fin de mois sur les fautes de paix ?
01:05:24Non mais vous vous rendez compte ?
01:05:25Oui, c'est farfelu.
01:05:26Oui, c'est farfelu.
01:05:28Bon, donc il y a plein d'autres propositions.
01:05:29Et le drame, c'est que
01:05:31justement,
01:05:31si vous me demandez une mesure immédiate,
01:05:33je n'ai pas dans ma poche.
01:05:35Je n'ai pas dans ma poche.
01:05:35Pourquoi vous l'avez là ?
01:05:37Je n'ai pas dans ma poche.
01:05:38Un changement de...
01:05:38J'aurais une solution,
01:05:39le carré chez Hormel mérite
01:05:40vraiment d'être travaillé.
01:05:42C'est-à-dire de gens aux gens.
01:05:43Autrefois,
01:05:44qu'est-ce qu'on se faisait
01:05:44quand on avait une fin de mois difficile ?
01:05:46On essayait de bosser un peu plus.
01:05:48Un peu plus.
01:05:49Avoir un deuxième boulot.
01:05:50Avoir une autre activité.
01:05:52On a fait ça dans ma famille.
01:05:53On n'était pas très riches.
01:05:53Mais il y avait toujours
01:05:55une autre activité
01:05:56qu'on pouvait trouver
01:05:58pour pallier vraiment
01:05:59à l'imprévu et au nécessaire.
01:06:01Aujourd'hui,
01:06:01ce n'est pas possible.
01:06:02C'est extrêmement difficile.
01:06:03Je crois que c'est de ce côté-là.
01:06:04Vous avez des difficultés.
01:06:06Si vous bossez un peu plus,
01:06:07on va trouver tous les moyens.
01:06:08Tous les moyens possibles
01:06:09pour essayer de vous dépanner
01:06:11dans les formes politiques.
01:06:12Donc, heures supplémentaires,
01:06:14fiscalisées,
01:06:14cumul emploi retraite.
01:06:15Oui, puis il y a plein d'autres choses.
01:06:17Les plateformes,
01:06:17il y a plein d'autres idées
01:06:18sur cette question.
01:06:20Toute une série de métiers
01:06:21nouveaux à inventer.
01:06:23Et Dieu sait s'il y en a aujourd'hui.
01:06:25Il y en a.
01:06:26Éric Nelot, une question à la main de là.
01:06:28Ce qu'on a entendu
01:06:29dans la conférence de presse,
01:06:30c'est un gouvernement
01:06:30qui cherche à parer
01:06:31aux plus pressés
01:06:32parce qu'il faut éteindre une crise.
01:06:33Moi, ce qui m'étonne
01:06:34dans vos réponses,
01:06:35c'est qu'à aucun moment
01:06:36vous dites qu'il faudrait
01:06:37quand même une vision d'ensemble,
01:06:38un plan d'ensemble.
01:06:40Moi, je me réfère toujours
01:06:41aux années gaulo-pompidoliennes
01:06:42où tout d'un coup,
01:06:43des hommes d'État disent
01:06:44il faut que la France travaille,
01:06:46il faut que la France crée,
01:06:47il faut que la France produise,
01:06:48il faut arrêter
01:06:49d'être une nation de service,
01:06:50etc.
01:06:51Et il se passe des miracles.
01:06:52Est-ce que c'est encore possible
01:06:53dans la France actuelle ?
01:06:54Bien sûr.
01:06:55Alors, deux choses.
01:06:57On a d'abord besoin de croissance.
01:07:00Il n'y a pas de croissance en France.
01:07:01Il y a 0,5%.
01:07:02A 0,5%,
01:07:03vous savez en combien de temps
01:07:04vous doublez votre niveau de vie
01:07:05ou celui de vos enfants ?
01:07:06150 ans.
01:07:08150 ans.
01:07:09C'est désespérant, c'est jamais.
01:07:11Et donc, à ce moment-là,
01:07:12vous avez le sentiment
01:07:13d'être dans une société
01:07:14où ce qui est gagné par l'un,
01:07:15les riches,
01:07:16est perdu par les autres,
01:07:17ceux qui sont en bas de l'échelle.
01:07:18Et donc, c'est un peu
01:07:19la guerre de tous contre toutes.
01:07:20On essaye à s'apprendre aux uns
01:07:21pour donner aux autres.
01:07:22D'où le transfert,
01:07:22la TVA sociale,
01:07:23avec de fumeux prétextes
01:07:25pour faire ça.
01:07:26Mais voyez donc
01:07:26l'état de tension sociale.
01:07:28Donc, la chose la plus urgente,
01:07:30c'est de faire redémarrer
01:07:32la croissance.
01:07:33D'autant que j'ai une très bonne nouvelle.
01:07:35On est preneur.
01:07:36Oui, on prend.
01:07:38Et là, l'émission bascule
01:07:39dans un moment très positif.
01:07:40C'est bascule la croissance,
01:07:42la nouvelle croissance.
01:07:44Nous sommes en train
01:07:44de changer de monde.
01:07:46Nous passons de la société industrielle
01:07:47à une nouvelle civilisation
01:07:49sous le poids
01:07:50des technologies extraordinaires.
01:07:52On a peur de ces technologies.
01:07:53Mais il faut les regarder
01:07:54du côté positif.
01:07:55Et avec, effectivement,
01:07:57l'intelligence artificielle,
01:07:58avec les robots, bien sûr,
01:08:00mais aussi avec les génétiques,
01:08:02avec la guérison
01:08:03des nouvelles maladies,
01:08:04avec l'énergie
01:08:06qui va être abondante
01:08:07et pas chère.
01:08:08Tout ça, c'est dans les tuyaux.
01:08:09C'est dans les tuyaux,
01:08:10je vous assure de ça.
01:08:11Et je pourrais le montrer
01:08:12si on me laissait un peu de temps.
01:08:14On va vous la laisser.
01:08:15Vraiment, soyez positif
01:08:16de ce côté-là.
01:08:17Et donc, cette nouvelle croissance,
01:08:18il faut être capable
01:08:19de l'accueillir.
01:08:20Il ne s'agit pas de faire
01:08:21seulement des réformes,
01:08:22les réformes qu'on aurait dû faire
01:08:23hier ou avant-hier.
01:08:24Il s'agit de faire aussi
01:08:25des réformes du futur,
01:08:26celles qui vont permettre
01:08:27d'accueillir la nouvelle croissance.
01:08:29Et cette nouvelle croissance,
01:08:30quand vous regardez
01:08:31les prévisions de beaucoup,
01:08:34techno-optimistes,
01:08:34un peu comme moi,
01:08:35mais c'est vrai qu'on dit
01:08:36que tout ça, ça va faire...
01:08:38Je prends la dernière,
01:08:40celle de Stanford
01:08:41et d'Entropy.
01:08:43La dernière, c'est 13,5%
01:08:45de croissance en 2030.
01:08:48Pas mal.
01:08:49On achète.
01:08:50Et 13,5%, là où
01:08:51les nouvelles technologies
01:08:52pourront se déployer.
01:08:54Je ne vous donne pas
01:08:55ce chiffre pour sûr
01:08:56ni quoi que ce soit,
01:08:56mais je vous dis,
01:08:57en tout cas,
01:08:57il y a un espoir
01:08:58d'une nouvelle croissance.
01:08:59Et la nouvelle croissance,
01:08:59elle se fait comment ?
01:09:00Elle se fait bien sûr
01:09:01avec des entreprises,
01:09:02des grandes,
01:09:03puis des toutes petites maintenant
01:09:04qui vont se développer,
01:09:05mais des grandes
01:09:06et des moyennes entreprises.
01:09:09Mais elles ont besoin
01:09:10d'une fiscalité de la croissance,
01:09:11ça c'est sûr.
01:09:12Mais elles ont besoin aussi,
01:09:14surtout,
01:09:15qu'on les désentrave
01:09:16de toute une série
01:09:17de réglementations
01:09:17qui les paralysent.
01:09:18Je pourrais expliquer comment.
01:09:20Il faut faire un droit.
01:09:21Il ne faut pas essayer de dire
01:09:22prochain gouvernement,
01:09:23il va vous faire des lois formidables
01:09:24et vous allez voir,
01:09:25on va bousculer
01:09:26les réglementations inutiles.
01:09:27Non.
01:09:27Il faut donner aux gens
01:09:28qui sont en bas,
01:09:28qui connaissent
01:09:29où ça ne marche pas,
01:09:30le droit de...
01:09:32la permission
01:09:33de transformer
01:09:37les réglementations
01:09:37qui les entravent.
01:09:39Beaucoup de choses,
01:09:40d'ailleurs,
01:09:40c'est un peu ça.
01:09:40Il ne faut pas chercher
01:09:41une solution par en haut.
01:09:43Il faut regarder chaque fois
01:09:44comment on peut trouver
01:09:45une solution par en bas.
01:09:46C'est le cas pour ça.
01:09:47Et puis, le deuxième point,
01:09:49c'est le plus important peut-être,
01:09:50c'est que la productivité d'un pays,
01:09:52la croissance donc,
01:09:53c'est la croissance des entreprises,
01:09:55mais c'est aussi l'efficacité
01:09:56de l'action publique.
01:09:57Et là, on a une richesse formidable.
01:09:59Notre État public
01:10:00est très, très, très inefficace.
01:10:02Donc, il a énormément
01:10:03à gratter
01:10:05du côté de l'efficacité,
01:10:06de l'efficacité de l'État,
01:10:09réinventer l'État,
01:10:10refonder la protection sociale
01:10:11et bien sûr,
01:10:12pour des tas de politiques publiques,
01:10:14les passer au crible
01:10:15et puis surtout, regardez
01:10:16comment on peut accueillir
01:10:18les extrêmes innovations
01:10:19qui arrivent maintenant
01:10:20et qui font que, bien sûr,
01:10:21on va être obligé
01:10:22de réinventer l'école,
01:10:23de refonder la protection sociale
01:10:25dans tous les domaines.
01:10:26Quel programme ?
01:10:27Le progrès est là.
01:10:28Ah non, maintenant,
01:10:29restez avec nous.
01:10:29C'est un programme d'après-guerre, en fait.
01:10:31Ce qui est terrible,
01:10:32c'est que je n'entends
01:10:34aucun des candidats
01:10:36parler de ça
01:10:37alors que ça pourrait être
01:10:38un formidable raison d'espérance.
01:10:39Petite pause.
01:10:39Vous restez avec nous.
01:10:40On a encore plein de choses
01:10:41à vous demander.
01:10:41On continue à parler peut-être
01:10:42d'économie
01:10:43au sens plus large du terme.
01:10:45A tout de suite
01:10:45avec Alain Madelin,
01:10:46Éric Noulot et Louis Doreignel.
01:10:51Et on se retrouve dans Punchleil
01:10:52avec Alain Madelin
01:10:53en pleine forme.
01:10:54Juste un petit tour
01:10:54dans les stations-service.
01:10:55Corentin Alonzo
01:10:56est toujours sur place.
01:10:57Qu'est-ce qu'ont pensé
01:10:58les automobilistes ?
01:10:59Alors, on ne peut pas dire
01:11:00que ce soit des annonces
01:11:01du gouvernement.
01:11:03Une prolongation des aides
01:11:04au gros rouleur.
01:11:04En fait, on prolonge
01:11:05un petit peu tout.
01:11:06Vous êtes avec Manu Seineur.
01:11:07Qu'est-ce qu'ils en ont pensé
01:11:08en un mot, Corentin ?
01:11:11Eh bien, Laurence,
01:11:12nous sommes à l'heure
01:11:13où les automobilistes
01:11:14rentrent du travail.
01:11:15On leur a donc posé la question
01:11:17pour savoir ce qu'ils en pensent.
01:11:18Il y a trois types de réactions.
01:11:20D'abord, ceux qui sont fatalistes
01:11:22et qui nous disent
01:11:23que de toute façon,
01:11:24les prix sont ce qu'ils sont
01:11:25et qu'il va bien falloir
01:11:26à un moment ou à un autre
01:11:27payer son essence.
01:11:29Même si on fait
01:11:29beaucoup de kilomètres,
01:11:31finalement,
01:11:31il n'y a pas de possibilité
01:11:34d'améliorer la situation.
01:11:35Il y a enfin
01:11:36ceux qui sont également
01:11:37en colère
01:11:38et qui nous disent
01:11:39qu'il faut soit bloquer les prix,
01:11:402 euros au maximum
01:11:42le litre,
01:11:43ça nous paraît suffisant
01:11:44ou bien baisser
01:11:45la TVA sur l'essence.
01:11:47Et enfin,
01:11:47il y a ceux qui balayent
01:11:48d'un revers de main
01:11:49cette proposition du gouvernement
01:11:51d'élargir ce dispositif
01:11:52des gros rouleurs
01:11:53puisque, selon eux,
01:11:54ce dispositif
01:11:55ne concerne que
01:11:56trop peu de monde.
01:11:57Ceux qui gagnent
01:11:58plus de 2035 euros net
01:12:00par mois
01:12:00en sont exclus.
01:12:02Ça fait 5 millions
01:12:02de personnes
01:12:03mais il y a
01:12:0440 millions d'automobilistes
01:12:05au moins en France
01:12:07et donc ce dispositif
01:12:08est insuffisant.
01:12:10Voilà ce qui se dit
01:12:11ici au bord de la route,
01:12:12Laurence.
01:12:13Merci beaucoup,
01:12:14Quentin,
01:12:14on a besoin
01:12:15avec Malo Steiner.
01:12:16Juste,
01:12:16on écoute une petite archive
01:12:17qu'on a ressortie
01:12:17à la Madeleine
01:12:18en 1974.
01:12:19On posait exactement
01:12:20la même question
01:12:21aux automobilistes
01:12:22qui trouvaient déjà
01:12:22que le prix de l'essence
01:12:23était complètement dingue.
01:12:25Écoutez cette archive
01:12:26des années
01:12:27Giscard Pompidou.
01:12:29Monsieur,
01:12:30est-ce qu'après l'annonce
01:12:30des nouveaux prix
01:12:31de l'essence
01:12:32applicables
01:12:32des minuit,
01:12:33les gens
01:12:34se sont précipités
01:12:35à vos pompes ?
01:12:37Affolantes.
01:12:38On avait la queue
01:12:40jusqu'au feu rouge là-bas.
01:12:43On a vendu
01:12:433500 litres
01:12:44en deux heures.
01:12:46Alors que pensez-vous
01:12:47de cette nouvelle
01:12:47augmentation de l'essence ?
01:12:48Que la voiture
01:12:49c'est une bâche à lait.
01:12:50Je pense que c'est scandaleux,
01:12:51c'est toujours le même
01:12:51qui trinque, c'est tout.
01:12:52Madame,
01:12:53que pensez-vous
01:12:53de l'augmentation
01:12:53du prix de l'essence ?
01:12:54Ça ne me fait pas plaisir
01:12:55du tout.
01:12:56Et puis,
01:12:58parfois c'est un peu
01:12:59Léo se succède
01:13:00un peu trop rapidement.
01:13:02Rien ne change
01:13:03à la Madeleine,
01:13:04rien ne change
01:13:05d'homobiliste
01:13:06à chalet.
01:13:07En plus,
01:13:08d'ailleurs,
01:13:08c'est à cette époque-là,
01:13:11la consommation
01:13:12de l'essence
01:13:14d'une voiture
01:13:16thermique
01:13:16comme aujourd'hui,
01:13:18c'était, je crois,
01:13:1916% d'un SMIC.
01:13:20Aujourd'hui,
01:13:21c'est 8%.
01:13:22Donc, c'était plus,
01:13:23vous nous dites.
01:13:24Oui, paradoxalement.
01:13:25Donc, ce n'était pas mieux avant.
01:13:26C'est ça,
01:13:26c'est le sous-texte
01:13:27de ce que vous voulez dire.
01:13:28Bon, alors,
01:13:28on cherche les raisons
01:13:29d'être optimistes ce soir.
01:13:30Vous nous dites,
01:13:31on va vivre la décennie
01:13:32la plus fabuleuse
01:13:34des peut-être
01:13:3450 dernières années.
01:13:36On a du mal à voir où ?
01:13:37Parce que là,
01:13:38on voit les nuages noirs
01:13:39qui s'amoncèlent
01:13:39sur l'économie française.
01:13:41On voit le FMI
01:13:41qui nous regarde,
01:13:42les agences de notation,
01:13:43la dette,
01:13:44le mur de la dette.
01:13:45Et on se dit,
01:13:45mais qu'est-ce qui lui prend
01:13:47à Alain Madeleine ?
01:13:49Sur la dette,
01:13:50permettez-moi une réflexion.
01:13:51Vous dites,
01:13:52le FMI,
01:13:53les agences de notation.
01:13:54Oui, bien sûr.
01:13:55Oui.
01:13:56Mais il regarde l'avenir
01:13:57et même assez loin.
01:13:59Je pense que s'il voyait
01:14:00que la France
01:14:02s'est engagée
01:14:03dans des réformes profondes
01:14:05dans tous les secteurs
01:14:07et que non seulement
01:14:08ce sont des réformes
01:14:09qui vont permettre
01:14:10de faire des économies,
01:14:11etc.,
01:14:11budgétaires,
01:14:12mais que surtout
01:14:13ce sont des réformes
01:14:13qui vont permettre
01:14:14d'accueillir l'avenir,
01:14:16d'avoir presque
01:14:17un avenir d'avance.
01:14:18On a pris un avenir de retard.
01:14:19C'est le moment
01:14:20d'en prendre un avance
01:14:21et qu'il regarde ça
01:14:22et il dit,
01:14:23ah ouais,
01:14:23la France,
01:14:23c'est quand même...
01:14:25Quelle vision ?
01:14:25Qui propose ces réformes ?
01:14:27Alain Madeleine ?
01:14:27Qui propose ces réformes ?
01:14:29Qui aujourd'hui propose
01:14:31ces réformes pour 2027 ?
01:14:32C'est un petit problème, oui.
01:14:34Ah, c'est un petit problème.
01:14:35C'est pas un petit paramètre.
01:14:35Il y a un candidat
01:14:36qui propose ça ?
01:14:39Monsieur Retailleau ?
01:14:41Non.
01:14:43Non.
01:14:44Rien gêné.
01:14:45Qu'est-ce qu'il y a ?
01:14:45Vous n'allez pas le trouver,
01:14:46quoi, vraiment.
01:14:46Non, je dirais Lissnard,
01:14:48parce que Lissnard,
01:14:49il est franchement
01:14:50dans cette optique-là.
01:14:51Il comprend tout ça.
01:14:53Il va faire paraître
01:14:54un bouquin, d'ailleurs,
01:14:55sur ce thème-là prochainement.
01:14:56Je dirais qu'il a
01:14:57une vision d'avance.
01:14:58Il n'est absolument pas
01:14:59dans le moule
01:15:00des candidats
01:15:01d'hier et d'avant-hier.
01:15:02Est-ce que je peux
01:15:02vous faire une objection ?
01:15:03Oui.
01:15:04Pour tempérer votre optimisme,
01:15:05c'est plus mon caractère,
01:15:06mais ce que vous proposez,
01:15:09ça demande
01:15:09une majorité politique,
01:15:11en plus d'un homme
01:15:12qui incarne.
01:15:13Et dans les situations
01:15:14où on est,
01:15:15c'est très, très loin
01:15:15d'être évident.
01:15:16Oui, bien sûr.
01:15:18Donc, c'est une difficulté
01:15:19supplémentaire.
01:15:19Non, mais à mon plan,
01:15:20il y a un petit problème politique.
01:15:21Oui, c'est ça que je...
01:15:22C'était le sens
01:15:22de ma question.
01:15:23Oui, mais s'il y a
01:15:25un problème politique,
01:15:25il faut convaincre
01:15:26des hommes politiques
01:15:29que ça peut être
01:15:29beaucoup mieux,
01:15:30que le pays
01:15:31a d'énormes chances
01:15:32et de potentiel
01:15:33devant lui,
01:15:34et il faut convaincre
01:15:35l'opinion.
01:15:37C'est un beau combat, non ?
01:15:38Bien sûr,
01:15:39mais l'opinion,
01:15:39elle est lassée
01:15:40des discours politiques,
01:15:41Alain Madeleine.
01:15:42On l'a menée en bâtiment
01:15:43depuis 30 ans.
01:15:44Justement, vous avez raison.
01:15:45Elle est lassée
01:15:46des discours politiques
01:15:48mais est-ce qu'elle est lassée
01:15:49de...
01:15:50On va bien voir.
01:15:51Mais de confronter
01:15:53sa vision de l'avenir,
01:15:55ses peurs,
01:15:55ses craintes, etc.,
01:15:57avec ce que je viens de dire.
01:15:59Ce que je viens de dire,
01:16:00c'est ni de gauche,
01:16:01ni de droite.
01:16:02C'est vraiment
01:16:03pour nous tous.
01:16:05Et je crois que
01:16:07c'est quelque chose
01:16:08qu'il faut tenter,
01:16:09en tout cas.
01:16:09C'est ce que je vais essayer
01:16:10de faire.
01:16:10Non ?
01:16:10Louis ?
01:16:11Non, mais je cherchais
01:16:12des exemples optimistes
01:16:15et le nom de Ravier Milei
01:16:17m'est apparu à l'esprit
01:16:18parce que, pour le coup,
01:16:19lui a proposé...
01:16:20Non, mais quand vous enlevez
01:16:21les excès,
01:16:21mais par rapport
01:16:22à la transformation du pays,
01:16:23le modèle économique,
01:16:24il essaye de moderniser son pays,
01:16:26de le faire sortir
01:16:27de l'inflation,
01:16:28de le faire à nouveau exister
01:16:29dans le concert des nations
01:16:30et, globalement,
01:16:31il est en train
01:16:31de poursuivre cette voie
01:16:32et ça a l'air de fonctionner.
01:16:34Est-ce que, pour vous,
01:16:34c'est un exemple inspirant ?
01:16:36Évidemment,
01:16:37l'Argentine n'est pas la France,
01:16:38mais par rapport
01:16:39à l'optimisme
01:16:40que ça peut susciter...
01:16:42Je pense que Milei
01:16:43est un grand intellectuel.
01:16:47Tout ce que je viens de dire,
01:16:48ça lui aurait très bien.
01:16:50Et ce qu'il dit lui aussi,
01:16:52sur un point,
01:16:52ça me va très bien.
01:16:53C'est-à-dire que le futur,
01:16:56t'as pas à faire de plan.
01:16:58Tu as juste à le permettre.
01:17:00À faire les institutions
01:17:01qui permettront d'accueillir le futur.
01:17:03Sur l'école,
01:17:03je ne sais pas
01:17:04ce qu'elle va être, l'école.
01:17:05Je n'en sais pas trop.
01:17:06Je sais qu'il faut...
01:17:07J'ai des idées, bien sûr,
01:17:08mais d'autres ont d'autres idées.
01:17:10Et puis, il faut donc
01:17:11expérimenter des tas de choses.
01:17:12Donc, il faut un modèle
01:17:13qui puisse expérimenter très vite
01:17:15le maximum de choses
01:17:16pour avancer.
01:17:18Et ce que je viens de dire
01:17:18sur l'école,
01:17:19c'est valable
01:17:20sur énormément de choses.
01:17:21Je pourrais dire la même chose
01:17:22sur la protection sociale.
01:17:24Je pourrais dire la même chose,
01:17:25bien évidemment,
01:17:25sur beaucoup de réformes
01:17:26qui concernent l'État.
01:17:28sur la protection sociale.
01:17:31Il faut mettre de la concurrence.
01:17:33Et la concurrence,
01:17:34elle va permettre
01:17:35des tas d'expérimentations,
01:17:36de modèles sociaux de l'avenir.
01:17:38Le modèle social de l'avenir,
01:17:39ce ne sera pas
01:17:40de rembourser la maladie.
01:17:42Ce sera de vous...
01:17:43Je vous abonne
01:17:44à un modèle de santé.
01:17:45Je prends tout en charge.
01:17:47Et je me charge
01:17:48de votre prévention.
01:17:49Et on va regarder avant,
01:17:50avec vous,
01:17:50comment on va pouvoir
01:17:51prévenir les maladies.
01:17:52Comment vous allez devoir faire
01:17:53un certain nombre d'efforts,
01:17:54d'ailleurs, dans la prévention.
01:17:56Et puis, on soignera.
01:17:58On dit aujourd'hui
01:17:58que la science va être capable
01:18:00bientôt de soigner
01:18:00toutes les maladies.
01:18:01Je ne sais pas combien
01:18:02de temps ça va prendre,
01:18:02mais je pense que c'est
01:18:03la bonne direction.
01:18:04Et puis, on ira
01:18:05vers la longévité.
01:18:06On essaiera de vous faire vivre
01:18:07le plus longtemps possible,
01:18:08en bonne santé, bien sûr.
01:18:10Donc, c'est ce modèle-là
01:18:11qui est très différent.
01:18:12Ça n'a rien à voir
01:18:12avec l'étatisation
01:18:14de la sécurité sociale
01:18:15que l'on prépare.
01:18:16Il faut revenir
01:18:17à l'assurance mutuelle.
01:18:18Ça, c'est quelque chose
01:18:19de moderne.
01:18:20On n'en prend pas le chemin
01:18:21dans les programmes présidentiels
01:18:22qu'on a sous les yeux,
01:18:23à la Madeleine.
01:18:24Vraiment, on n'en prend pas
01:18:25le chemin.
01:18:26Oui.
01:18:27Il va falloir inventer
01:18:27quelque chose.
01:18:28Ah oui, c'est pour ça
01:18:28que quand je regarde le passé,
01:18:30je suis un peu triste
01:18:30de ce que l'on n'a pas fait.
01:18:32Quand je regarde l'avenir,
01:18:33je suis enthousiaste.
01:18:33Et quand je regarde le présent,
01:18:35je suis un peu atterré, quand même.
01:18:37Bon, écoutez,
01:18:38on va essayer
01:18:38de ne pas être atterré.
01:18:39En tout cas, merci
01:18:40d'être venu nous insuffler
01:18:41un peu de votre enthousiasme.
01:18:42Merci.
01:18:42Éric Nolou,
01:18:43Louis de Ragnell.
01:18:49sera mon invité
01:18:51dans la matinale
01:18:52CNews Europe 1.
01:18:53À demain.

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