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- #punchline
Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.
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00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans Punchline jusqu'à 18h30.
00:00:03La victoire en Allemagne du parti d'extrême droite AFD dans une élection régionale provoque un séisme politique.
00:00:09Au-delà de l'Allemagne, c'est toute l'Europe qui voit la montée des droites nationalistes,
00:00:13portée par le ras-le-bol des habitants de ne pas être entendus par leurs dirigeants.
00:00:17Pourquoi ? Le Rassemblement National a pris depuis longtemps ses distances avec l'AFD,
00:00:21parti dans les prises de positions inquiétantes, sont une ligne rouge pour Marine Le Pen.
00:00:26Qu'est-ce que cela veut dire pour nous à quelques mois de l'échéance électorale dans notre pays ?
00:00:29On va en débattre.
00:00:31La France Insoumise relance la polémique sur le voile lancée la semaine dernière par le RN,
00:00:35qui veut l'interdire, vous le savez, dans l'espace public.
00:00:37Eh bien, elle affirme que si Jean-Luc Mélenchon est élu, la VAIA sera à nouveau autorisée à l'école.
00:00:42Que pensez-vous ? Ce duel à distance entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
00:00:46Enfin, le pouvoir d'achat, première préoccupation des Français,
00:00:49alors que le projet de budget 2027 n'est toujours pas prêt.
00:00:52L'inquiétude des salariés.
00:00:54Après les déclarations du ministre de l'Économie,
00:00:56Monsieur Lescure se dit prêt à taxer, bien sûr taxer, l'épargne salariale pour financer la sécurité sociale.
00:01:03Voilà pour les grandes lignes de nos débats.
00:01:05Il est 17h et c'est l'heure du rappel des grandes lignes de l'actualité avec Félicité Kindoki.
00:01:09Bonsoir, Félicité.
00:01:13Bonsoir, Laurence. Bonsoir à tous.
00:01:15La proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles a entamé son parcours législatif.
00:01:21Après l'avis du Conseil d'État cet été, le texte est arrivé à l'Assemblée nationale pour y être
00:01:25discuté par les députés.
00:01:27Et dans ce contexte, les manifestations hebdomadaires organisées devant les tribunaux dans le siège de l'affaire Liana
00:01:33reprennent pour maintenir la pression.
00:01:35Les pompiers en grève dès demain.
00:01:37Ils réclament une loi à la hauteur de leurs difficultés et souhaitent obtenir davantage de moyens.
00:01:42Une mobilisation nationale menée en parallèle de la présentation par le gouvernement
00:01:46d'un projet de loi de modernisation du système de sécurité civile.
00:01:50La France a battu hier son record de chaleur nationale pour un mois de septembre.
00:01:5440,3 degrés ont été enregistrés à Lavore dans le Tarn.
00:01:59Un record qui s'inscrit au cours d'un nouvel épisode de chaleur principalement concentré sur le sud de la
00:02:04France.
00:02:04Et après, l'été le plus chaud jamais enregistré par le pays selon Météo France.
00:02:08Le dernier record avait été relevé dans les Landes en 2022.
00:02:11Dans le conflit qui oppose la Russie à l'Ukraine, l'un des émissaires américains évoque des progrès substantiels
00:02:16après leur visite en Russie et en Ukraine, selon l'Elysée.
00:02:20Les négociateurs américains ont fait état lors de leurs échanges hier à Kiev
00:02:24avec des représentants européens d'une nouvelle disponibilité russe à négocier.
00:02:28Et puis du côté russe, le Kremlin n'exclut pas une reprise des pourparlers avec Kiev
00:02:32sous l'égide de Washington.
00:02:34Écoutez les déclarations du porte-parole de la présidence russe, Dmitry Peskov,
00:02:38au lendemain du déplacement en Ukraine des émissaires américains.
00:02:41Nous n'excluons pas la possibilité d'un appel entre les deux présidents,
00:02:47Donald Trump et Vladimir Poutine, après la visite des négociateurs américains.
00:02:53C'était l'essentiel de l'information, Laurence.
00:02:55Merci et beaucoup, félicité. On vous retrouve tout à l'heure à 18h.
00:02:58Je salue Éric Revelle qui est à vos côtés.
00:03:00Bonjour !
00:03:01Il a sursauté d'angoisse.
00:03:02Je suis en même forme.
00:03:03Il est en angoisse, il a sursauté.
00:03:04Bonsoir Éric, ravi de vous accueillir.
00:03:06Vous avez beaucoup de sujets sur le pouvoir d'achat.
00:03:08Vraiment la préoccupation principale des Français.
00:03:10Rachel Cannon, bonsoir.
00:03:11Bonsoir Laurence.
00:03:12Avec nous, en forme.
00:03:13Ah oui, très bien.
00:03:13Je n'ai pas peur quand je dis votre prénom.
00:03:15C'est bon, vous n'allez pas faire un bon 3 mètres comme Éric.
00:03:17Non, non.
00:03:17Et Louis de Ragnel.
00:03:18Moi, je ne faisais pas la sieste non plus.
00:03:20Votre bureau est à 10 mètres exactement du studio.
00:03:22Il arrive toujours en train.
00:03:23Il arrive toujours en train de dire à nos téléspectateurs.
00:03:24En tout cas, merci d'être là.
00:03:26Il y a beaucoup de choses dans l'actualité.
00:03:27J'aimerais qu'on parle de ce qui s'est passé en Allemagne hier soir.
00:03:30Ça a provoqué un tsunami politique.
00:03:32Le parti AFD, Alternative pour l'Allemagne, parti nationaliste, anti-immigration, a remporté près de 44% des voix.
00:03:42L'atome de ce qui va se passer et ce qui se passe déjà dans toute l'Europe, c'est
00:03:45la montée de ces droites nationalistes
00:03:46qui, je le disais, en ont absolument marre et représentent ces habitants qui en ont marre de ne pas être
00:03:51entendus par leurs dirigeants,
00:03:52notamment sur la question de l'immigration.
00:03:53C'est la question que je vais vous poser.
00:03:55On va d'abord écouter le chancelier Mertz.
00:03:57Je pense qu'on a dû recevoir le sonore du chancelier Mertz qui est très bousculé, qui est même très
00:04:02fragilisé par cette élection politiquement.
00:04:05Parce qu'on voit bien et après, on essaiera d'expliquer la différence entre le RN qui a pris ses
00:04:09distances et l'AFD.
00:04:10Parce que ce n'est pas du tout la même chose, c'est important de le préciser.
00:04:13On écoute d'abord le chancelier Mertz et après, on voit ce que ça va impliquer pour nous.
00:04:17On voit ça.
00:04:20Nous devons bien évidemment accepter ce vote.
00:04:23Ce sont les règles de notre démocratie.
00:04:26Mais avec la journée d'hier, il n'y a pas qu'en Saxe que quelque chose a changé, mais
00:04:30dans toute l'Allemagne.
00:04:32Et le résultat de ce vote va avoir des conséquences, notamment sur la situation internationale.
00:04:40Qu'est-ce qu'il sous-entend là, Éric Revelle ?
00:04:43C'est avoir des conséquences sur la situation internationale.
00:04:45Il fait allusion à la Russie ?
00:04:47Il fait allusion à quoi envers le chancelier ?
00:04:49L'AFD, dans son programme international, justement, dit qu'il faut se rapprocher de la Russie et arrêter de financer
00:04:54l'Ukraine.
00:04:55Donc, évidemment...
00:04:56Alors, ce qui s'est passé quand même...
00:04:58Je pense que vous avez eu la bonne analyse, Laurence, mais je voudrais insister dessus.
00:05:01En fait, ce n'est pas en cassant le thermomètre politique qu'on peut tirer des analyses structurantes de ce
00:05:09qui s'est passé dans cette ex-lander d'Allemagne de l'Est.
00:05:14D'abord, les sondages donnaient 40%, ce qui était énorme, ils font 44%.
00:05:17Ils n'ont pas de majorité absolue, ils n'ont pas assez de siège.
00:05:20Donc, on verra si le nouvel homme fort de ce lande sera capable de mener la politique pour laquelle il
00:05:29a été élu.
00:05:29Mais pourquoi je dis qu'il ne faut pas penser casser le thermomètre politique et en tirer des conclusions ?
00:05:35Parce qu'en réalité, sur quoi a fait campagne l'AFD ?
00:05:38Alors, parti d'extrême droite, parti de droite nationale, souverainiste...
00:05:41La remigration, donc les problèmes d'immigration, sur les valeurs aussi, sur les valeurs familiales, etc.
00:05:49Donc, si vous voulez, cette classe politique Merz, dans cette allocution, on n'a pas passé l'extrême,
00:05:53mais il dit aussi à un moment donné, je suis choqué.
00:05:55Mais moi, je suis choqué qu'il le soit, parce qu'en réalité, les électeurs, les 600 000 Allemands qui
00:06:02ont voté pour ce parti,
00:06:03en fait, ils considèrent que ce parti répond à des attentes que d'autres partis ne répondent pas.
00:06:11La CDU, le parti conservateur classique, s'est effondré.
00:06:15Donc, sur l'analyse quand même, Laurence, on peut voir quelque chose d'incroyable.
00:06:21Mais ce n'est pas n'importe quelle droite nationaliste.
00:06:23Non, mais les partis de gouvernement classiques, CDU, conservateur droite et SPD, socialiste en Allemagne,
00:06:30ils s'effondrent de la même manière que les nôtres.
00:06:33C'est-à-dire PS, LR, c'est ça que vous dites ?
00:06:35Oui, mais est-ce que les observateurs, la classe politique allemande, va en tirer les conclusions ?
00:06:41J'entends.
00:06:41C'est bien, vous nous faites l'analyse politique.
00:06:44Mais cette extrême droite-là, ce n'est pas rien, en fait.
00:06:47On va voir avec Nicolas Roger et Mathilde Libanès ce que sont les idées de l'AFD.
00:06:53Encore une fois, attention, écoutez quand même sur ces sujets extrêmement sensibles.
00:07:00Il se présente comme une alternative pour l'Allemagne.
00:07:03Avec son programme, l'AFD est considéré à l'extrême droite de l'échec qui est politique allemand.
00:07:08Il associe des éléments conservatrices nationalistes et d'extrême droite.
00:07:13Certaines de ses propositions sont proches de celles d'autres partis européens dotés d'une bonne dynamique,
00:07:18notamment sur l'immigration ou la défense de la famille traditionnelle.
00:07:22Mais d'autres propositions suscitent davantage d'inquiétudes en Europe et au sein de la population allemande.
00:07:27Au niveau fédéral, l'AFD demande l'arrêt des livraisons d'armes allemandes à l'Ukraine
00:07:32et s'oppose aux sanctions contre la Russie.
00:07:34Certaines propositions sont aussi défendues à l'échelle régionale.
00:07:38En Sachsen-Halt, l'AFD veut lutter contre ce qu'elle présente comme la perturbation d'un complexe de culpabilité
00:07:44lié au nazisme
00:07:45en recentrant les manuels scolaires sur d'autres points de l'histoire allemande.
00:07:49Cette position fait écho aux propos de Maximilien Kras,
00:07:53alors en tête de l'IS de l'AFD pour les élections européennes de 2024.
00:07:58Il avait déclaré qu'il ne fallait pas considérer automatiquement comme criminel
00:08:02toutes les personnes ayant porté un uniforme SS.
00:08:05Trois jours plus tard, Marine Le Pen a acté la rupture avec le parti allemand
00:08:09en annonçant que le Rassemblement national ne siégerait plus avec l'AFD au Parlement européen.
00:08:15Excusez du peu Rachel Kamm, quand on dit effectivement
00:08:18un SS n'est pas automatiquement un criminel, je cite,
00:08:20il faut évaluer la culpabilité au cas par cas.
00:08:23Non, ce n'est pas n'importe quelle droite nationaliste l'AFD, non.
00:08:26Je suis triste pour l'Europe et je suis triste pour l'Allemagne.
00:08:29Vraiment parce que ce symbole il est extrêmement fort
00:08:31et je pense que Merck a le droit d'être choqué,
00:08:35même si effectivement une crise économique, sociale, culturelle et autres,
00:08:39et migratoire est en présence.
00:08:41Là on a franchi quand même quelque chose qui pour l'Europe,
00:08:44pour la promesse européenne et pour toutes les démocraties,
00:08:47est quand même quelque chose d'extrêmement douloureux de revenir.
00:08:50Le fait qu'on puisse dire sereinement que l'uniforme d'un SS,
00:08:54on n'a pas à culpabiliser de ça, c'est vertigineux.
00:08:57Et Arnaud Clarsfeld qui était ce matin chez Romain Desarbres
00:09:00disait exactement la même chose que vous, il dit, je suis triste.
00:09:03Louis Dragnel, l'AFD, ce n'est pas n'importe quel parti politique.
00:09:06L'ERN a opéré une rupture avec l'AFD au Parlement européen.
00:09:10Absolument, pour deux raisons essentielles.
00:09:13Un, pour les dérapages et pas question pour l'ERN
00:09:15dans cette phase de dédiabolisation, de respectabilité,
00:09:19d'être associé à ce parti.
00:09:20Et puis pour d'autres raisons aussi plus stratégiques,
00:09:23c'est-à-dire que le Rassemblement National aujourd'hui,
00:09:25même si ce n'est pas toujours très clair,
00:09:27mais sur la question de l'Ukraine,
00:09:29aujourd'hui en tout cas soutient plutôt du côté de l'Ukraine que de la Russie.
00:09:34Donc à la fois pour des raisons stratégiques,
00:09:36mais aussi pour des raisons de politique et de respectabilité.
00:09:39Moi ce que je trouve intéressant en revanche comme enseignement
00:09:42à tous les peuples européens, à tous les pays européens,
00:09:44c'est si vous ne gérez pas, si vous ne réglez pas les problèmes identitaires,
00:09:48si vous ne gérez pas les questions migratoires,
00:09:50et bien voilà, les peuples n'en peuvent plus.
00:09:53C'est-à-dire que casser le thermomètre politique et s'en rendre compte.
00:09:55Et donc les électeurs voteront pour des partis comme l'AFD ?
00:09:58Alors en France, il n'y a pas de parti strictement sensu comme l'AFD
00:10:03avec exactement le même genre de programme.
00:10:06Personne ne propose la remigration,
00:10:06parce que la remigration c'est que vous prenez tous les immigrés
00:10:08et vous les ramenez chez eux.
00:10:10Exactement.
00:10:11Il n'y a pas un candidat qui le propose en France ?
00:10:13Non, Reconquête en parle quand même beaucoup.
00:10:17Après ça fait partie de ces tentatives de solutions,
00:10:20parce que personne ne sait comment régler au fond le sujet migratoire.
00:10:25Et voilà, moi vraiment cet enseignement-là à tous les responsables politiques,
00:10:28si vous ne réglez pas les problèmes identitaires et migratoires vraiment,
00:10:32et bien voilà ce qui se passe.
00:10:34Ce n'est pas les problèmes identitaires,
00:10:35c'est d'être souverain avec ses principes fondamentaux.
00:10:38C'est-à-dire de regarder notre constitution,
00:10:40de regarder les lois et l'esprit des lois et de les défendre.
00:10:43Après, il y a un autre paramètre que je trouve intéressant,
00:10:47c'est de voir que c'est un land qui est en ex-RDA,
00:10:51et c'est un land qui s'est profondément paupérisé, désindustrialisé.
00:10:56Avec une grande majorité de la population russophone.
00:11:00Exactement, et c'est surtout le sentiment de déclassement qui est très fort.
00:11:06Il y a des paramètres économiques et sociaux aussi qui expliquent ce vote hier soir.
00:11:12Mais la question qu'on peut poser, c'est est-ce qu'il y a eu une véritable réconciliation culturelle
00:11:16entre les deux Allemagnes finalement, par rapport à ce que vous disiez ?
00:11:19Mais qui arrive bien tard.
00:11:20Bah oui, bien sûr.
00:11:21Elle s'est faite sur le plan de l'économie,
00:11:22et encore, parce qu'il y a une paupérisation aujourd'hui,
00:11:24mais sur le plan culturel, la fracture est sans doute toujours là.
00:11:27On écoute juste Philippe Ballard qui était l'invité ce matin de Pascal Praud
00:11:30sur la façon dont il y a trois ans le RN a coupé les ponts avec l'AFD
00:11:33justement à cause de ses déclarations insupportables.
00:11:36Effectivement, des points sur lesquels on peut être d'accord,
00:11:38et c'est pour ça qu'on se siégeait ensemble.
00:11:39Par contre, après, les déclarations, c'est des lignes rouges qui ont été franchies
00:11:44sur la Deuxième Guerre mondiale revisitée,
00:11:46sur les Waffen-SS qui n'étaient pas forcément criminels,
00:11:50sur la remigration, le concept de remigration.
00:11:53Si vous voulez, expulser des gens qui sont en situation irrégulière,
00:11:55ça peut paraître paradoxal.
00:11:56On devrait commencer à expulser le million de clandestins qui se trouvent en France
00:11:59et les 120 000 OQTF sur le territoire national qui ne sont toujours pas expulsés.
00:12:04Ça, ça serait déjà une bonne chose.
00:12:06Et puis, il y a des phrases aussi sur les handicapés qui peuvent quand même blesser plusieurs...
00:12:13Ça fait beaucoup, oui.
00:12:14C'est intéressant ce que dit Philippe Ballard.
00:12:16On voit bien que le RN n'est pas du tout sur les positions de remigration,
00:12:21qu'il a vraiment une autre position sur les chiquiers politiques.
00:12:26Oui, c'est clair.
00:12:28La rupture dont vous parliez tout à l'heure au Parlement européen,
00:12:30elle avait fait suffisamment de bruit pour montrer que cette rupture était consommée.
00:12:36Maintenant, je pense que l'opposition d'extrême-gauche en France,
00:12:40évidemment, va tout faire pour tenter de rapprocher le RN de l'AFD.
00:12:46Voilà, alors je ne sais pas comment...
00:12:47Ils ne siègent pas ensemble au Parlement européen.
00:12:48Non, non, c'est ce que je viens de rappeler.
00:12:50Mais voilà, on voit bien d'ailleurs que le match, on en parlera tout à l'heure,
00:12:53mais le match est en train de s'installer en réalité entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
00:12:57Non, mais voilà, en fait, chacun a envie d'avoir l'autre en face au second tour.
00:13:01C'est ça.
00:13:01Alors, peut-être que Mélenchon n'est pas sûr de gagner.
00:13:03Dans les sondages, il est même sûr de perdre.
00:13:05Mais ça veut dire qu'après, Mélenchon pense pouvoir constituer la première force d'opposition à l'Assemblée nationale
00:13:11si Marine Le Pen était élue.
00:13:13Donc, on voit bien qu'en s'envoyant, ce qui s'envoie à la figure régulièrement sur le voile, sur
00:13:18l'islamo-gauchisme,
00:13:20en fait, ils installent ce duel qu'ils veulent préserver coûte que coûte.
00:13:23Ce n'est pas tant qu'ils s'envoient à la figure, c'est qu'ils crantent le débat politique.
00:13:27C'est qu'ils balancent des pavés dans la mare chaque week-end.
00:13:30Et après, évidemment, tout le monde est obligé de te positionner dans la fête.
00:13:32Bien sûr, ils installent le débat autour de...
00:13:35Ça a été abrogé l'apologie du terrorisme, rachet, ça a été la famille c'est pétainiste,
00:13:39ça a été l'amitié, c'est lutter contre le fascisme.
00:13:41Exactement, et LFI est très fort dans ça.
00:13:43C'est-à-dire qu'en fait, LFI fait une campagne sur les réseaux sociaux de communication.
00:13:47Ils savent ô combien créer le buzz avec tout et n'importe quoi, la famille, le voile,
00:13:53tous les marqueurs identitaires, le racialisme, les racisés, la Nouvelle-France, etc.
00:14:00Et donc, ils le font, leur début de campagne, comme ça.
00:14:04Et d'ailleurs, en fait, ils n'ont que cinq mots, à part dire discrimination, racisme,
00:14:09extrême droite, génocide, apartheid, décolonisation, voilà le programme de LFI.
00:14:14Le champ l'exical.
00:14:15Mais vous disiez, Laurence, tout à l'heure, dans votre présentation,
00:14:18que si LFI allait au pouvoir, il permettrait de nouveau à ce que la Bayard rentre...
00:14:22Oui, on va en parler dans un instant.
00:14:23C'est super intéressant.
00:14:24Mathieu Vallée sera avec nous tout à l'heure, Eric.
00:14:26On ne va pas le dire pas tout de suite.
00:14:27C'est exactement l'exemple qu'on peut prendre pour montrer comment il se renvoie.
00:14:29Bien sûr.
00:14:29Et je précise juste sur l'AFD, parce qu'on entendait Philippe Ballard évoquer les handicapés.
00:14:34Effectivement, un leader de l'AFD disait que les politiques d'inclusivité à l'école freinaient la performance à l
00:14:39'école.
00:14:40Ça, franchement, c'est très, très difficile à entendre.
00:14:43C'est absolument insupportable.
00:14:44Quand on sait, quand je pense aux milliers de parents d'élèves dont les enfants sont handicapés,
00:14:48un mal fou à les faire entrer dans les classes, à assurer des cours normaux,
00:14:52vraiment, on pense à vous et on sait à quel point c'est difficile.
00:14:55Un tout petit mot du pouvoir d'achat, parce qu'Eric, c'est la clé aussi de la colère partout.
00:15:00Le pouvoir d'achat, il baisse partout dans toute l'Europe, dans tous les pays occidentaux.
00:15:05Il y a évidemment la boîte à idées, pour quoi ne pas taxer, évidemment.
00:15:09Là, ils veulent taxer les parmes salariales.
00:15:12C'est ce qu'a plus ou moins dit le ministre de l'Économie ce matin.
00:15:15Les Français en ont marre d'être des vaches à l'aise.
00:15:17C'est ce qu'ils nous ont dit, écoutez leur réaction.
00:15:20Alors, on ne les a pas encore, on les aura bientôt.
00:15:22D'où ça sort, cette idée, Eric ?
00:15:24Ça sort du fait que...
00:15:26L'épargne salariale, c'est quand votre patron vous dit, vous mettez 500 francs,
00:15:29500 par tronc, ça date un peu 500 euros, et je vous mets la même chose de côté.
00:15:37Alors, ça sort simplement du fait que, comme Roland Lescure n'a pas envie,
00:15:41il n'a pas les instructions, il n'a pas la majorité pour réduire le train de vie de l
00:15:45'État,
00:15:46il essaie de faire les autres poches, et les poches des Français.
00:15:49La désindexation des retraites, c'est quand même un sujet.
00:15:52Quand j'entends le ministre des Finances qui dit, il n'y a pas de raison que tout le monde
00:15:55fasse des efforts,
00:15:56mais pas les retraités.
00:15:57Mais ceux qui ont un niveau de retraite, ils l'ont payé sur leur cotisation pendant des années et des
00:16:02années de travail.
00:16:03S'ils ont un niveau de retraite de X, c'est parce qu'ils ont cotisé pour avoir un niveau
00:16:07de retraite de X.
00:16:08Donc, ces efforts-là, ils les ont déjà faits.
00:16:10Alors, sur l'épargne salariale, je pense que c'est un ballon d'essai.
00:16:14Je pense que c'est un ballon d'essai.
00:16:15Mais vous savez, il y a un vieux serpent de mer que j'entendais déjà à l'époque,
00:16:21si mes souvenirs sont bons, de Christine Lagarde, ministre des Finances.
00:16:24C'était, est-ce qu'un jour, on va s'attaquer à l'assurance-vie ?
00:16:28Est-ce qu'un jour, on va taxer l'assurance-vie ?
00:16:30Ah, mais ils vont y aller.
00:16:31Bon, là, vous avez 2500 milliards, je crois, d'assurance-vie.
00:16:34Bon, vous voyez bien.
00:16:35Mais alors là, si c'est le cas, je vais vous dire, ça va être...
00:16:38Et puis, il y a tout le projet européen.
00:16:40Vous avez vu la déclaration de Van der Leyen qui estime qu'il y a 10 000 milliards d'euros
00:16:43d'épargne en Europe
00:16:45et que tout ça, tout ça pourrait venir au secours des États déficitaires.
00:16:49Mais enfin, c'est absolument...
00:16:51Vous parlez d'une mobilisation d'épargne ?
00:16:54Oui, oui, au niveau européen.
00:16:54D'une subscription ?
00:16:55Oui, oui, oui, oui, tout ça est dans les tuyaux.
00:16:58Mais moi, je trouve ça absolument hallucinant, hallucinant.
00:17:00Alors, Louis ?
00:17:01Ce qui est très frappant, c'est que sur l'épargne salariale, en réalité, elle est déjà doublement taxée.
00:17:05Donc, ce serait une taxe supplémentaire.
00:17:07Là, le gouvernement, enfin, le ballon d'essai qui a été lancé par Roland Lescure,
00:17:11laisse entendre que ce n'est pas taxé.
00:17:12Non, ça l'est déjà.
00:17:12Bien sûr.
00:17:13Et je crois minimum à hauteur de 30% quand vous mettez la CSG et la CRDS.
00:17:18Il y a d'autres pistes qui ont futé, notamment taxer les indemnités de rupture des CDI au revenu.
00:17:27Même si, pour toutes ces propositions-là, il y a quelques heures, Sébastien Lecornu a dit
00:17:31« Mais non, ce ne sont pas des ballons d'essai ».
00:17:33Il dément catégoriquement toutes ces idées qui ont futé.
00:17:38Alors, je pense que le ministre de l'Économie fait fuiter ça intentionnellement.
00:17:41Il a sans doute ses raisons.
00:17:43Moi, ce qui me frappe, c'est que ça fait 10 jours maintenant qu'il y a des fuites qui
00:17:46sont organisées,
00:17:46qui sont systématiquement démenties.
00:17:48Et l'intégralité de ces fuites, à chaque fois, à aucun moment, il y a des baisses de dépenses de
00:17:55l'État.
00:17:55À aucun moment, il y a une touche franche.
00:17:57À chaque fois, est-ce qu'on va pouvoir taxer davantage ça ?
00:17:59Est-ce qu'on peut revoir ce petit dispositif ?
00:18:02Alors, la semaine dernière, on parlait de revoir les 36 dispositifs d'allocation familiale.
00:18:06On voit bien que le gouvernement est aux avois pour récupérer des centimes.
00:18:09Et à aucun moment, il y a une remise en question par rapport à des dépenses sociales énormes.
00:18:14Pourquoi, à votre avis ?
00:18:15Parce qu'ils cherchent un compromis socialiste.
00:18:17Ils ne veulent pas faire de coupes franches, parce qu'ils sont persuadés que le PS peut ne pas voter
00:18:23la censure.
00:18:23Alors, je pense que c'est une illusion totale.
00:18:25Comment ?
00:18:26Ils peuvent voter la censure.
00:18:26Ils peuvent voter, pardon.
00:18:28Non, le Cornu est persuadé que le PS peut ne pas voter la censure.
00:18:32Or, je pense que c'est inéluctable.
00:18:34Et il n'y aura pas de budget.
00:18:35Si vous voulez des mesures de réduction du train de vie de l'État, il serait certain que...
00:18:38Mais je pense que ce que vous voulez, le PS ne votera jamais, parce qu'on est dans un contexte
00:18:41d'élection présidentielle.
00:18:42Ils ont déjà annoncé...
00:18:43Ils ont leur primaire en octobre.
00:18:44Mais ils ont annoncé, avant même de regarder le texte, parce que le texte ne l'a pas.
00:18:47Ils vont faire la censure.
00:18:47Ils ont dit, avant même de voir le texte, qu'ils censureraient.
00:18:50Ah, le RN, ils n'ont pas dit qu'ils voulaient la censure.
00:18:52Non, ils ont dit que la censure n'était pas écartée.
00:18:54Non, mais c'est complètement antinomique avec les enjeux et les défis que nous avons en présence.
00:19:00On sait très bien que nous devons travailler plus.
00:19:03Ce n'est pas pour reprendre un vieux slogan, mais on doit travailler plus.
00:19:06On doit se relever, justement, des crises sociales, des crises économiques, etc.
00:19:09On doit créer de la richesse.
00:19:11Donc là, le message est complètement antinomique.
00:19:14C'est-à-dire que ce n'est pas du tout encourageant pour les salariés.
00:19:17Si on doit travailler plus et qu'à la fin, finalement, on est encore plus taxés,
00:19:20c'est complètement aux antipodes de tous nos enjeux, de tout ce qu'on doit mettre en place pour se
00:19:25relever.
00:19:26Et puis, vous imaginez l'inquiétude.
00:19:27Toutes les semaines, il y a un ballon d'essai qui sort et on se demande...
00:19:31Après, non, mais il ne faudra pas qu'il y ait au fake news, parce que les gens sont intelligents.
00:19:35Quand ils écoutent quelque chose, ils regardent.
00:19:37S'ils sont concernés, ils sont légitimement inquiets.
00:19:39Et ensuite, le gouvernement dira, mais non, mais jamais on n'a parlé de ça, fake news.
00:19:43Ben non, la preuve en est.
00:19:44C'est un ministre, le ministre de l'économie, qui en a parlé il y a quelques heures.
00:19:47Ce serait intéressant, d'ailleurs, d'interroger Bruno Retailleau.
00:19:50Demain soir, Louis, vous serez avec nous, évidemment, à 21h pour cette émission spéciale sur CNews et Européens,
00:19:55sur ces questions économiques, sur le pouvoir d'achat.
00:19:57Qu'est-ce qu'ils proposent, lui, Bruno Retailleau, pour améliorer le pouvoir d'achat ?
00:20:01Moi, ce qui m'intéresse, c'est où est-ce que, réellement, ils veulent tailler ?
00:20:05On a l'impression que les candidats veulent satisfaire absolument tout le monde.
00:20:08Ils disent, mais oui, il faut des coupes franches, mais personne ne dit clairement où est-ce qu'il veut
00:20:12couper.
00:20:12Oui, il veut enlever 300 000 fonctionnaires.
00:20:13Donc, on va voir.
00:20:15Moi, ça m'intéresse d'avoir l'explication de Bruno Retailleau, demain.
00:20:17Et puis là, on ne parle pas des patrons, des patrons de PME ou des patrons de grandes entreprises
00:20:22qui ont prévu, justement, l'épargne salariale.
00:20:24C'est une promesse aussi entre le patron et les salariés.
00:20:27Éric ?
00:20:28Oui, ça va à l'encontre, d'ailleurs, de tout ce qu'a comporté les différents gouvernements sous Emmanuel Macron.
00:20:35C'était de donner ce que disons du pouvoir d'achat.
00:20:37C'était de permettre à l'entreprise de verser de l'intéressement, de verser de l'épargne salariale.
00:20:43Et là, dans les entreprises privées, qu'ils le peuvent.
00:20:45Ce n'est pas le cas de toutes les entreprises.
00:20:47Et puis, pensez quand même que les PME français sont en grande difficulté.
00:20:51Il y a encore 70 000 patrons et 70 000 PME qui ont fait faillite.
00:20:55Et ce qu'il faut savoir, c'est que les patrons de PME, la plupart, ils n'ont pas le
00:20:59droit à l'assurance chômage.
00:21:00Ils n'ont pas le droit à l'assurance chômage.
00:21:02Donc, ils se retrouvent du jour au lendemain avec leur boîte qui ferme, de 5-6 salariés.
00:21:05Et eux, ils se retrouvent à la rue.
00:21:07On n'en parle jamais de ces gens-là non plus.
00:21:08300 000 suppressions de postes dans la fonction publique, ça, c'est de la coupe dans la dépense publique, Éric,
00:21:13ou pas ?
00:21:14Alors, ça paraît un chiffre, évidemment, faramineux.
00:21:18Moi, je peux voir dans le détail.
00:21:19Est-ce que c'est un remplacement à la retraite ?
00:21:22Alors, oui, mais vous savez, le seul départ à la retraite de fonctionnaires non renouvelés, à mon avis, c'est
00:21:29une goutte d'eau, ça ne suffit plus.
00:21:31Alors, ce qu'on n'arrive pas à comprendre, si vous voulez, c'est qu'on est capable de faire
00:21:34baisser les effectifs par manque d'attrait, parfois, dans l'hôpital public,
00:21:39là où il y aurait besoin de fonctionnaires de la santé.
00:21:43Et vous avez des endroits où, bon, on va souvent parler des agences, notamment de l'État, où on se
00:21:47demande ce que c'est les gens bricoles, vous voyez ?
00:21:49Il y en a un certain nombre.
00:21:51Alors, non, mais là, ça va être un peu l'heure de vérité, parce que quand on parle de...
00:21:56Non, non, parce que les agences d'État, en réalité, Éric, pardon, c'est très, très peu de fonctionnaires.
00:22:00300 000 fonctionnaires, ça veut dire que vous changez clairement le service public en France, une partie du service public
00:22:06en France.
00:22:07Et donc, ça mérite d'être précisé.
00:22:09Moi, je pense que... Alors, c'est des tabous absolus, parce que quand vous tapez, par exemple, dans la fonction
00:22:13publique territoriale,
00:22:15clairement, il n'y a jamais eu autant de recrutement de fonctionnaires de la fonction publique territoriale.
00:22:18Mais que font les élus de terrain ? En réalité, ils recrutent des gens qui, s'ils n'étaient pas
00:22:22recrutés, seraient au chômage.
00:22:23Et donc, ça permet aussi, parfois, de faire du social, et pourquoi pas si on a les moyens,
00:22:29mais aussi de baisser un peu artificiellement le taux de chômage dans sa commune ou dans son département.
00:22:35C'est très important. Et je pense que très souvent, on se trompe de cible.
00:22:38C'est-à-dire que tout le monde dit, oui, c'est la fonction publique d'État.
00:22:40Moi, ce que j'observe, c'est... Alors, je sais que les départements, les présidents de département ont me détesté,
00:22:44mais c'est la non-décentralisation avec les moyens de la décentralisation.
00:22:49C'est le millefeuille administratif qui coûte horriblement cher.
00:22:53Et ce millefeuille administratif était censé rendre le pouvoir aux gens.
00:22:56Les gens ne se sont jamais sentis autant dépossédés.
00:23:00Et quand vous écoutez les acteurs locaux, ils disent exactement la même chose.
00:23:03Et par ailleurs, c'était censé apporter du service public en plus.
00:23:06Les gens ne se sont jamais sentis autant abandonnés par l'État,
00:23:11parce qu'à chaque fois, ils ont l'impression d'être en place d'un mur.
00:23:13C'est important parce que la consommation des ménages,
00:23:16c'est évidemment ce qui fait la croissance en France historiquement.
00:23:19Et vous remarquerez que souvent, quand une industrie périclite disparaît,
00:23:23c'est souvent un hyper, ou un hypermarché qui prend la sélection.
00:23:27Pourquoi ? Parce que grâce à ces salaires de fonctionnaires territoriaux, par exemple,
00:23:31vous alimentez artificiellement une consommation.
00:23:34Je dis, vous l'alimentez artificiellement,
00:23:36parce qu'en fait, ça se traduit par des déficits pour l'État.
00:23:39Mais cette consommation, elle continue de se tenir un peu,
00:23:41parce que précisément, on a créé un volume de fonctionnaires importants
00:23:45qui, évidemment, consomment.
00:23:47Mais tout ça est artificiel, puisqu'on va avoir un déficit de 140 milliards d'euros cette année.
00:23:53Donc tout ça est artificiel.
00:23:54Bon, allez, on fait une petite pause, on va continuer ce débat.
00:23:57On sera rejoints par Mathieu Vallée du Rassemblement national.
00:24:00On parlera du voile, on reparlera du voile,
00:24:01parce que là, c'est la France insoumise qui rajoute une petite couche sur le débat.
00:24:05Elle veut annuler l'interdiction de l'ABAIA à l'école.
00:24:08On rappelle, c'était Gabriel Attal à l'époque,
00:24:10en tant que ministre de l'Education, qui avait imposé l'interdiction de l'ABAIA.
00:24:14On lui dit, c'est pas possible, ça ne marchera pas.
00:24:16Il l'a fait.
00:24:16Eh bien, la France insoumise, si Jean-Luc Mélenchon est élu,
00:24:19reviendra là-dessus.
00:24:20A tout de suite sur CNews.
00:24:23On se retrouve dans Punchline, évidemment,
00:24:26pour évoquer un autre débat autour du voile.
00:24:29On a eu le débat sur le port du voile,
00:24:30l'interdiction du port du voile dans l'espace public la semaine dernière,
00:24:32qui avait été mis sur la table par le Rassemblement national.
00:24:35Eh bien, on a aujourd'hui Mathilde Panot qui dit,
00:24:37si Jean-Luc Mélenchon est élu,
00:24:40eh bien, eux, ils reviendront sur l'interdiction du port de l'ABAIA à l'école.
00:24:43On va écouter d'abord Jean-Luc Mélenchon.
00:24:45Il était à la braderie de Lille,
00:24:47parce que vous savez que tous les candidats,
00:24:48il y a plein de rendez-vous imposés.
00:24:49Là, il y avait Chalon, il y avait Sens avec Jean-Michel Blanquer.
00:24:52Là, il y a la braderie de Lille.
00:24:54Écoutez ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon,
00:24:55qui dénonce une guerre de religion et convoque l'histoire de France.
00:24:59Je voudrais dire,
00:25:01combien je forme le souhait,
00:25:03que nous autres, les Français,
00:25:06nous donnions avoir au monde à cet instant autre chose
00:25:09qu'une inepte discussion,
00:25:12nous, Français,
00:25:13sur le voile que l'on aurait ou non le droit de porter.
00:25:20Nous, les Français,
00:25:22qui avons payé par deux siècles et demi de guerre de religion
00:25:27entre catholiques et protestants,
00:25:29nous devons affirmer que plus jamais sur le sol de notre patrie,
00:25:34il n'y aura de guerre de religion.
00:25:36De guerre de religion, Rachel Kahn, évidemment,
00:25:38les mots sont choisis, comme toujours avec Jean-Luc Mélenchon.
00:25:41Il fait appel à l'histoire de France,
00:25:42les pires périodes de notre histoire.
00:25:45Il y a plusieurs choses.
00:25:46Déjà, Jean-Luc Mélenchon n'a pas changé de conviction,
00:25:48il a changé de stratégie électorale,
00:25:50et on le sait.
00:25:52Après, concernant les guerres de religion,
00:25:53par rapport à ce qui peut se passer dans différents pays du monde,
00:25:57il ne s'agit pas d'une religion,
00:25:58l'islamisme, ce n'est pas une religion.
00:26:00C'est une guerre larvée
00:26:02qui a lieu sur notre territoire.
00:26:04Je pense évidemment
00:26:06à la haine du juif,
00:26:07je pense à ce séparatisme par rapport aux femmes.
00:26:10Là, ce que je peux voir en présence,
00:26:11c'est que les femmes sont devenues finalement
00:26:14un champ de bataille électoral.
00:26:16Aujourd'hui, moi, ça me désespère.
00:26:19Alors, entre ceux qui veulent verbaliser les femmes d'un côté
00:26:22et les autres qui ferment les yeux
00:26:24sur ce qu'est l'islamisme,
00:26:26voilà, on se retrouve avec un Jean-Luc Mélenchon
00:26:28qui, lui, veut faire lever les foules
00:26:29avec son populisme qui lui est cher.
00:26:32Mathieu Vallée nous a rejoint,
00:26:33un re-député du Rassemblement National.
00:26:34Bonsoir.
00:26:34Vous entendez Jean-Luc Mélenchon
00:26:36qui vous dit
00:26:37il n'y aura plus jamais de guerre de religion
00:26:38dans notre pays
00:26:40et Mathilde Panot qui, ce matin,
00:26:41dit nous, on va rétablir le port de la baïa
00:26:43à l'école.
00:26:44Qu'est-ce que vous dites ?
00:26:45En fait, ils vous répondent
00:26:46on a l'impression qu'il y a une espèce de ping-pong
00:26:48entre vous, Rassemblement National,
00:26:49sur l'introduction du voile
00:26:50et eux, ben non, on rétablit la baïa.
00:26:52Ben, M. Mélenchon ne veut pas la guerre des religions
00:26:54mais il veut la guerre à l'école.
00:26:55La réalité, c'est que depuis 2004,
00:26:57la loi qui proscrit les signes religieux
00:27:00ostentatoires au sein de nos écoles,
00:27:02elle est claire, elle est nette, elle est précise.
00:27:03Le Conseil d'État a précisé d'ailleurs
00:27:05ce que c'était que le hijab ou le voile islamique.
00:27:06Donc, en réalité, nous, on va appliquer
00:27:08dans l'espace public, ni plus ni moins
00:27:09que ce qui s'applique déjà dans l'école.
00:27:11Donc, Jean-Luc Mélenchon,
00:27:12il flatte l'idéologie islamiste
00:27:13en voulant porter en étendard la baïa
00:27:16qui, je le rappelle, fait partie des préceptes
00:27:19qu'imposent les frères musulmans.
00:27:20C'est bien pour ça qu'en Égypte,
00:27:21en Arabie Saoudite, dans ces pays arabes,
00:27:22ils interdisent les frères musulmans.
00:27:24Comme le voile est un étendard
00:27:25pour ces organisations fréristes islamistes
00:27:27de pouvoir, si maintenant,
00:27:30introduire cette entrée islamiste
00:27:31qui est un venin pour notre société.
00:27:33Donc, en réalité, la bordélisation
00:27:35et la communautarisation de notre pays
00:27:37continuent avec Jean-Luc Mélenchon.
00:27:39Mais ma question, c'était
00:27:39est-ce que vous avez installé un match
00:27:41entre eux et vous ?
00:27:42Est-ce que, encore une fois,
00:27:43c'est vous, le voile ?
00:27:44Eux, c'est la baïa ?
00:27:45Ça va durer jusqu'à quand sur ces questions-là ?
00:27:47Non, mais eux, ils veulent régresser.
00:27:48Il y a beaucoup d'autres sujets
00:27:49que les Français pouvaient réévoquer.
00:27:50Je serai à votre disposition pour y répondre,
00:27:52mais ils veulent régresser
00:27:54dans une loi qui donne pleinement satisfaction.
00:27:56D'ailleurs, vous noterez que
00:27:58son application n'était pas aussi compliquée
00:28:00qu'on nous l'avait annoncé.
00:28:01Il fallait, soi-disant, mesurer
00:28:03les vêtements, etc.
00:28:04Alors que, moi, je ne prends pas
00:28:06ni les Français,
00:28:06ni les personnels éducatifs
00:28:08pour des imbéciles.
00:28:08Ils sont intelligents,
00:28:09ils savent faire preuve de discernement.
00:28:10Et le Conseil d'État, d'ailleurs,
00:28:11a constaté qu'il savait très bien
00:28:13différencier des vêtements
00:28:14qui avaient un caractère ostentatoire religieux
00:28:16ou pas.
00:28:17C'est simple, c'est net, c'est précis.
00:28:18Moi, je n'ai jamais eu de difficulté
00:28:19à ce que ça soit mis en place,
00:28:20à ce qu'elle soit appréciée
00:28:21par les gens de terrain.
00:28:22Maintenant, nous, on souhaite
00:28:24protéger la femme,
00:28:25protéger notre société du communautarisme
00:28:27et on ne veut pas d'une société
00:28:28à l'anglo-saxon.
00:28:29Je pense que ça a déjà été
00:28:29à Londres ou au Royaume-Uni.
00:28:30Chaque communauté vit selon ses rites,
00:28:32ses coutumes, ses langues, ses religions.
00:28:34Nous, on ne souhaite qu'une seule communauté,
00:28:36c'est la communauté nationale,
00:28:36c'est la communauté de la France.
00:28:37Éric Revelle, il y a eu un changement
00:28:39de position de la part de Jean-Luc Mélenchon
00:28:46qui l'a dit comme mot.
00:28:48Et on voit que le Rassemblement national
00:28:50campe sur une ligne très ferme là-dessus
00:28:53parce qu'à un moment, on s'est dit
00:28:54peut-être que sur le voile,
00:28:55ils n'auront pas jusqu'à l'interdiction.
00:28:57Là, non, c'est à nouveau
00:28:58dans le programme de Marine Le Pen.
00:29:00Alors, Mathieu Vallel,
00:29:01il n'y aura peut-être pas comme moi,
00:29:02mais vous dites cranté.
00:29:04Moi, je dis, en fait,
00:29:05chacun a envie de retrouver l'autre
00:29:07au second tour en face à face.
00:29:09Et Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
00:29:10Le voile, au début, j'ai commenté
00:29:13la sortie de M. Tanguy
00:29:14en disant que c'est une erreur politique.
00:29:15En fait, peut-être pas du tout.
00:29:17En fait, l'interdiction du voile
00:29:19dans l'espace public,
00:29:20ça pousse le vote à la hausse de LFI.
00:29:23Le retour de la BAIA à l'école
00:29:25tel que Mathilde Panot vient de le dire,
00:29:26ça pousse le vote RN à la hausse.
00:29:29Donc, en fait, on voit bien que le match,
00:29:31il est en train de s'établir
00:29:32entre ces deux leaders.
00:29:34Bon, l'un, Marine Le Pen,
00:29:36étant largement en avance
00:29:38sur le second tour,
00:29:39mais peut-être que Mélenchon,
00:29:40derrière, sont législatives
00:29:42et il veut incarner la première force
00:29:43à l'Assemblée nationale.
00:29:44Ce qui empêcherait, d'ailleurs,
00:29:46s'il y a un gros, énorme bloc de gauche,
00:29:48voire d'extrême-gauche,
00:29:50de la mise en application du programme.
00:29:52Mais en fait, oui,
00:29:53Jean-Luc Mélenchon,
00:29:54il a changé de stratégie
00:29:55parce qu'il a changé de conviction.
00:29:57Mais je trouve que ses propos
00:29:58à la foire de Lille
00:29:59ont terriblement vieilli.
00:30:00Parce que quand vous dites,
00:30:01bon, ça se comprend,
00:30:02on ne veut pas réalimenter,
00:30:06bon, il prend le parallèle,
00:30:07protestant catholique,
00:30:08bon, un peu scabreux,
00:30:09mais admettons,
00:30:10on ne veut pas remettre
00:30:11sur la table une guerre de religion.
00:30:12Mais pardon,
00:30:13quand Mme Panot dit
00:30:14on va remettre la vaillard
00:30:15à l'école de la République laïque.
00:30:17C'est un grand classique.
00:30:18Je ne veux pas faire ça
00:30:20et en fait, vous alimentez ça.
00:30:21Écoutez, là,
00:30:21je ne sais pas si ça redéclencherait
00:30:23une guerre de religion,
00:30:24mais en tout cas,
00:30:24ce serait une polémique
00:30:25absolument incroyable
00:30:26avec des situations,
00:30:27d'ailleurs,
00:30:27pour le corps enseignant
00:30:28à l'intérieur de nos lycées
00:30:29ou de nos collèges,
00:30:30ce serait totalement...
00:30:31Oui, rapido.
00:30:32Ce qui est très habile,
00:30:33c'est la tactique.
00:30:34C'est qu'en réalité,
00:30:35avec Jean-Luc Mélenchon
00:30:36d'un côté, Marine Le Pen,
00:30:37vous monopolisez la balle
00:30:38de la présidentielle.
00:30:39Vous êtes en train
00:30:39de vous faire des passes
00:30:40et les autres essayent
00:30:41de sautiller pour dire
00:30:42et moi aussi,
00:30:43j'ai d'autres choses à dire.
00:30:44Et en fait,
00:30:44vous saturez toute la bande passante
00:30:45avec vos sujets à vous
00:30:47et de ce point de vue-là,
00:30:48c'est très réussi.
00:30:49En politique,
00:30:49c'est comme la guerre.
00:30:50On n'a pas encore
00:30:50dévoilé du programme,
00:30:51mais je sais bien,
00:30:52je sais bien.
00:30:52Vous n'en avez pas encore
00:30:53pour votre temps.
00:30:55Et en politique,
00:30:58c'est comme pour la guerre.
00:30:59Si vous pouvez choisir
00:31:00votre adversaire,
00:31:01vous avez toujours
00:31:02un avantage en plus.
00:31:03Mais en plus,
00:31:03sur ce sujet-là,
00:31:05là où il y a un triple avantage
00:31:06avec ce sujet-là,
00:31:08je parle juste
00:31:08d'un point de vue tactique.
00:31:09Premièrement,
00:31:10ce sujet-là vous gonfle
00:31:11et gonfle l'électorat
00:31:12de Jean-Luc Mélenchon.
00:31:13Et par ailleurs,
00:31:14ça a le mérite,
00:31:14le sujet du voile,
00:31:15la laïcité,
00:31:17la question d'identité
00:31:18de place de l'islam.
00:31:19Je suis d'accord avec vous.
00:31:20Là, je ne vous parle que de tactique,
00:31:21c'est que ça fracture
00:31:21toute la droite et le centre.
00:31:23Puisque ça force
00:31:25Gabriel Attal,
00:31:26Édouard Philippe,
00:31:27Bruno Retailleau
00:31:27à se positionner
00:31:28sur des sujets
00:31:29sur lesquels,
00:31:29objectivement,
00:31:30ils ne sont pas du tout à l'aise.
00:31:31On est mal barrés.
00:31:32Parce qu'on voit bien
00:31:33qu'ils ne sont pas à l'aise.
00:31:34Mais de ce point de vue-là,
00:31:35c'est plutôt réussi.
00:31:35Le terroristisme,
00:31:37les agriculteurs,
00:31:37les buralistes,
00:31:39ils sont en même temps
00:31:40qui sont en train
00:31:41de continuer
00:31:41avec le pays du Nord.
00:31:42Il y a un sujet,
00:31:42il y a très peu de sujets
00:31:43sur lesquels les Français
00:31:44ont tous un avis.
00:31:45Eh bien,
00:31:45sur ce sujet-là,
00:31:46je pense que les Français
00:31:47ont tous un avis
00:31:48et donc chacun
00:31:49se fait son idée.
00:31:50Et comme les candidats
00:31:51de la droite et du centre
00:31:52n'ont pas forcément envie
00:31:53d'avoir un avis très clair
00:31:55puisque c'est des sujets
00:31:56qui sont techniques,
00:31:57complexes parfois,
00:31:58avec des conséquences
00:31:59qu'on ne mesure pas,
00:32:00eh bien,
00:32:00vous les déstabilisez tous
00:32:01et de ce point de vue-là,
00:32:02c'est très réussi.
00:32:03Tu vas aller là-dessus ?
00:32:04Non, mais je vais reprendre
00:32:06Éric Revelle
00:32:07que je connais bien
00:32:07et sans désoblisances.
00:32:10Avec beaucoup de respect.
00:32:12Oui, bien sûr.
00:32:13En plus,
00:32:14c'est quelqu'un
00:32:15qui connaît très bien l'économie.
00:32:16Bref,
00:32:17mais la réalité,
00:32:17M. Reynald,
00:32:18c'est que la tactique,
00:32:20c'est en fait
00:32:21de dévoiler son jeu
00:32:22sans faire de jeu de mots.
00:32:24C'est-à-dire que nous souhaitons
00:32:25mettre carte sur table
00:32:26nos propositions
00:32:27d'accord, pas d'accord.
00:32:28On est en débat
00:32:28avec les macronistes,
00:32:29avec les LFistes,
00:32:30avec le candidat
00:32:31ou la candidate
00:32:32qui sera officiellement investie
00:32:34parce que ce n'est toujours pas
00:32:34qui va aller jusqu'au bout
00:32:35chez le Bloc central.
00:32:36Mais il n'y a pas
00:32:38de calcul malicien.
00:32:38Ils disent qu'ils nous iront tous au bout.
00:32:41Oui, bien sûr.
00:32:43Je dois juste
00:32:43que ce ne sont pas
00:32:44des sujets anecdotiques.
00:32:45Ce ne sont pas des sujets
00:32:47qui sont des marqueurs
00:32:47extrêmement forts.
00:32:49Ce que je peux vous répondre
00:32:49à lui de la dernière rapidement,
00:32:50c'est que je peux vous le dire
00:32:51avec certitude,
00:32:51Marine Le Pen
00:32:52tient beaucoup à ce sujet
00:32:53parce que le terroriste islamiste
00:32:55c'est l'une des plus grosses menaces
00:32:56comme le narcotrafic
00:32:57qui menace l'équilibre,
00:32:58la cohésion
00:32:59et l'unité de la nation.
00:33:00Et donc,
00:33:01il y a 39 mesures.
00:33:02Le voile est une mesure
00:33:04parmi ces 39-là.
00:33:05Mais quand on veut expulser
00:33:05les prédicateurs intégristes
00:33:07qui n'ont rien à faire
00:33:07dans la République,
00:33:08les Mabikouissens
00:33:08ou les Mabajoubi
00:33:09qui ont été signalés
00:33:11par des députés
00:33:11du Rassemblement National,
00:33:12on peut encore le rappeler
00:33:12sans prétention,
00:33:14quand on veut fermer
00:33:14des mosquées
00:33:15qui ne sont pas
00:33:16celles de la République,
00:33:17c'est-à-dire là où on prêche
00:33:18des valeurs antirépublicaines,
00:33:19c'est-à-dire qu'on ne prône pas
00:33:21l'égalité entre les hommes
00:33:22et les femmes,
00:33:22qu'on ne prône pas finalement
00:33:23l'universalité
00:33:24dans nos services publics,
00:33:25la piscine,
00:33:26l'hôpital,
00:33:27les médecins,
00:33:27et bien oui,
00:33:28c'est un sujet
00:33:28qui nous tient fortement à cœur
00:33:29parce qu'on ne joue pas
00:33:38qui estime que la proposition
00:33:38de LFI sur la baïa
00:33:40à l'école
00:33:40est une trahison
00:33:41de la laïcité,
00:33:43la loi qui a interdit
00:33:44le port des incisions religieux
00:33:45à l'école
00:33:45est une bonne loi,
00:33:47elle est bien impliquée,
00:33:49évidemment,
00:33:50c'est une trahison,
00:33:50oui,
00:33:51voilà,
00:33:51chacun doit se positionner,
00:33:53c'est ça la stratégie,
00:33:54en monopolisant la balle,
00:33:55vous forcez tout le monde
00:33:56à chaque fois
00:33:56à se positionner
00:33:57sur votre débat.
00:33:59Le raisonnement inverse,
00:34:00ça ne serait pas
00:34:00qu'eux fassent des propositions ?
00:34:02Mais je suis d'accord
00:34:02Parce qu'Edouard Philippe,
00:34:03je vous dis juste
00:34:04que d'un point de vue
00:34:04tactique,
00:34:05c'est réussi.
00:34:05Edouard Philippe,
00:34:06les seules propositions
00:34:07qu'il a se faire
00:34:07depuis le début de campagne,
00:34:08c'est ce que Marine Le Pen
00:34:08propose depuis plus de 15 ans.
00:34:09Par exemple ?
00:34:10Je ne vous savais pas
00:34:11qu'il nous copierait
00:34:13à ce point-là,
00:34:14mais tant mieux,
00:34:14si nos idées font des émules,
00:34:15tant mieux.
00:34:16Mais la réalité,
00:34:17c'est que sur ma note,
00:34:18par exemple,
00:34:19la fin du droit du sol,
00:34:21la fin du regroupement familial
00:34:22que M. Darmanin
00:34:22avait déjà promis
00:34:23il y a quelques temps
00:34:24lorsque c'était déjà
00:34:24une crise aiguë
00:34:25après notamment
00:34:26le cyclone Chido,
00:34:27donc nous,
00:34:28on n'a pas attendu
00:34:29Edouard Philippe
00:34:30ou Gérald Darmanin
00:34:30ou qui que ce soit
00:34:31pour faire des propositions.
00:34:32Ils se réveillent
00:34:33à l'aube d'une présidentielle
00:34:34à 8 mois,
00:34:34ils ont l'opération
00:34:36du Saint-Esprit
00:34:36qui leur éclaire peut-être
00:34:37leur pensée
00:34:37par des idées
00:34:38qui sont les nôtres,
00:34:39mais on n'est pas sectaires.
00:34:40Si elles peuvent irriguer
00:34:41l'ensemble des candidats,
00:34:42tant mieux,
00:34:43mais les Français
00:34:43préfèrent toujours
00:34:44l'origine de la République.
00:34:44À gauche,
00:34:44il y a quand même aussi
00:34:45ceux qui ne sont pas d'accord
00:34:47pour revenir sur cette loi.
00:34:48J'aimerais qu'on écoute
00:34:48Karim Boamran
00:34:49qui était mon invité
00:34:50ce matin,
00:34:51maire socialiste de Saint-Ouen
00:34:52qui prend position
00:34:53sur le voile
00:34:54pour les mineurs.
00:34:55Tout ce qui peut être
00:34:56imposé aux enfants,
00:34:58petites filles,
00:34:59petits garçons,
00:35:00quel que soit
00:35:01l'objectif cultuel,
00:35:02je m'inscris en faux
00:35:03dans le cadre
00:35:04de la Convention internationale
00:35:05des droits de l'enfant.
00:35:05Bien sûr qu'on ne voit pas
00:35:06nos enfants
00:35:07comme on ne voit pas
00:35:07nos enfants
00:35:08de moins de 5 ans,
00:35:09moins de 100 ans,
00:35:09on n'impose rien
00:35:10à nos enfants.
00:35:11C'est comme tout,
00:35:12c'est comme la liberté
00:35:12de conscience,
00:35:13la liberté de culte,
00:35:14la liberté tout court.
00:35:15Lorsqu'on estime
00:35:16que la personne
00:35:17est assez mature
00:35:18pour pouvoir prendre,
00:35:19faire un choix
00:35:20concernant son orientation
00:35:22culturelle,
00:35:23eh bien libre à elle
00:35:24de voir
00:35:25quel type
00:35:27de tenue vestimentaire
00:35:28elle doit arborer.
00:35:30Au fond, Rachel,
00:35:31ce que dit M. Boamran,
00:35:32c'est un peu
00:35:33ce que dit M. Philippe,
00:35:34c'est un peu
00:35:34cette position médiane
00:35:36où on se dit
00:35:37que ça...
00:35:38Edouard Philippe,
00:35:39je crois, a dit
00:35:39que je ne suis pas choquée
00:35:40quand je vois une femme
00:35:41qui porte le voile
00:35:41dans la rue, c'est ça ?
00:35:43La position de Karine Boamran
00:35:46est très intéressante.
00:35:47Je trouve qu'elle est
00:35:48quand même assez dissonante
00:35:49de celle de François Bayrou.
00:35:51Et en plus,
00:35:51il a le courage
00:35:52d'avoir en face LFI
00:35:54et il se bat
00:35:55comme un diable
00:35:56et on peut le féliciter
00:35:58sur ça.
00:35:59Après, sur la question
00:36:00du voile,
00:36:00moi je suis très dérangée
00:36:02parce qu'il y a
00:36:03un voile,
00:36:04il y a des voiles.
00:36:05Pour moi,
00:36:05il y a des voiles.
00:36:06Et en plus,
00:36:08l'abaya, pour moi,
00:36:09n'est pas un signe religieux.
00:36:11C'est quelque chose
00:36:11de plus insidieux.
00:36:13C'est politique ?
00:36:13C'est plus politique.
00:36:14Pour moi,
00:36:15c'est plus politique.
00:36:15Il y a des voiles.
00:36:16Il y a certains voiles
00:36:17qui sont justement
00:36:18de la tradition
00:36:19et de l'autre côté,
00:36:21des voiles
00:36:22qui instrumentalisent
00:36:23notamment la jeunesse.
00:36:25Et là,
00:36:25on est dans le séparatisme
00:36:27islamiste
00:36:27et c'est très insidieux.
00:36:29c'est pour ça
00:36:30que je suis très dérangée
00:36:31avec le mot laïcité.
00:36:32Pour moi,
00:36:33la laïcité
00:36:33n'a rien à voir,
00:36:34n'a pas grand-chose
00:36:36à voir avec cette question
00:36:37du voile à l'école.
00:36:38Mathieu Vallée ?
00:36:38D'abord,
00:36:39j'ai beaucoup de respect
00:36:40pour Karim Marouane,
00:36:41maire de Saint-Ouen,
00:36:42qui lutte aussi
00:36:43contre l'insécurité.
00:36:43Il faut aussi reconnaître
00:36:44les choses.
00:36:45D'ailleurs,
00:36:45si on a responsabilité,
00:36:46on travaillera à nous
00:36:46avec tous les maires,
00:36:47donc on aura besoin
00:36:48de tout le monde.
00:36:49Vous étiez à la vacances
00:36:50en fin de Saint-Denis ?
00:36:51Non, j'étais dans le Val-de-Marne.
00:36:52Val-de-Marne, pardon.
00:36:53J'avais des camarades
00:36:54et j'ai travaillé à Saint-Denis
00:36:56et à Clichy-Montfermé.
00:36:57Mais parenthèse
00:36:58professionnelle fermée,
00:37:00pardon,
00:37:00mais quand vous dites
00:37:01qu'il y a des voiles,
00:37:01mais c'est comme
00:37:02pour le voile intégral,
00:37:03bien sûr qu'il y a
00:37:03des conjointes,
00:37:05non mais des maris
00:37:05qui imposent,
00:37:06alors là on ne voyait pas
00:37:06du tout le visage,
00:37:07donc c'est différent,
00:37:08mais bien sûr qu'il y en a
00:37:09qui le portaient par choix
00:37:10et il y a des femmes
00:37:11qui le portaient
00:37:11par soumission de leur mari.
00:37:13Mais on ne pouvait pas faire
00:37:14une loi qui distingue
00:37:15l'un et l'autre.
00:37:16Donc il y a une loi
00:37:16simple, claire et précise
00:37:18pour des impératifs
00:37:19de notre public
00:37:19qui a été validée
00:37:20par toutes les instances,
00:37:21qui a été mise en place.
00:37:22Mais pour nous,
00:37:22le voile c'est pareil.
00:37:23Le voile,
00:37:24on ne peut pas s'assurer
00:37:25que la personne
00:37:26qui le porte
00:37:26le fait par volonté
00:37:27ou par soumission,
00:37:28par obligation,
00:37:29par soumission.
00:37:29Donc on veut un choix
00:37:30de société,
00:37:31c'est un choix de société
00:37:31en fait.
00:37:32Ce n'est pas l'idée
00:37:33de faire une chasse
00:37:34aux sorcières
00:37:34ou une chasse au voilé.
00:37:36L'idée c'est de faire
00:37:37finalement la protection
00:37:38des...
00:37:38Si vous voulez
00:37:40mettre des amendes
00:37:40au fond du roi,
00:37:41il va falloir aller
00:37:42mettre des amendes.
00:37:42Je ne veux pas
00:37:42qu'on stigmatise
00:37:44et qu'il y ait des stigmates
00:37:44qui soient faits
00:37:45sur les musulmans
00:37:47et les musulmans
00:37:47qui pratiquent leur foi
00:37:48dans les respects
00:37:49des valeurs de la République.
00:37:49Ahmed Merabé,
00:37:50le policier
00:37:50qui a été tué
00:37:51lors de l'attaque
00:37:52de Charlie Hebdo.
00:37:53C'était un policier musulman
00:37:54qui avait embrassé
00:37:56et qui défendait
00:37:57les valeurs de la République.
00:37:58Donc je ne veux pas confondre
00:37:59islam et islamisme.
00:38:00Mais pour ce voile
00:38:02que les frères musulmans
00:38:03dans une palette de mesures
00:38:04que je peux vous développer
00:38:05et qui a été d'ailleurs développée
00:38:07dans le rapport
00:38:07que le monsieur Rétaillot
00:38:08avait évoqué,
00:38:09eh bien oui,
00:38:10nous faisons un choix
00:38:10de société
00:38:11qui est celle
00:38:12de la place
00:38:12de la femme
00:38:13qui est libre,
00:38:14qui est dévoilée
00:38:14et qui est celle
00:38:15dont on a l'assurance
00:38:16que rien ne lui soit imposé
00:38:18comme pour le voile intégral.
00:38:19Oui, oui,
00:38:19mais je comprends pas.
00:38:21C'est un vrai débat.
00:38:22Mais il y a plein d'autres pays
00:38:23où justement
00:38:24l'islamisme
00:38:25et les frères musulmans
00:38:26et cet islam politique
00:38:28est arrivé.
00:38:29Je pense au Séné,
00:38:29je pense à l'Afrique en fait.
00:38:31Nous, les femmes africaines
00:38:32ont souvent des fichus
00:38:34sur la tête, etc.
00:38:35Et depuis quelques années,
00:38:37ce sont des voiles
00:38:38noirs ou gris
00:38:39ou marrons
00:38:40qui sont arrivés.
00:38:40Et ça, ça ne fait pas partie
00:38:41du tout
00:38:42de la culture africaine.
00:38:43Donc en fait,
00:38:44cet entrisme,
00:38:44il est arrivé
00:38:45dans de nombreux pays
00:38:46et je partage
00:38:47votre position
00:38:47sur ce voile-là.
00:38:49Vous voyez bien
00:38:49qu'à l'école,
00:38:50les personnels d'éducation
00:38:51arrivent à apprécier
00:38:52le caractère ostentatoire
00:38:54d'une apparence religieuse
00:38:55par rapport au voile
00:38:56comme le Conseil d'État
00:38:57l'a reconnu.
00:38:57Donc l'intelligence
00:38:58que les personnels éducatifs ont,
00:39:00les personnels de sécurité,
00:39:01les policiers de l'armée
00:39:02auront la même chose.
00:39:02Sur la baïa, par exemple,
00:39:03vous comprenez bien
00:39:04que sur la baïa,
00:39:05c'est un autre phénomène.
00:39:06Mais pour la baïa,
00:39:07je pense que c'est
00:39:08un dévoiement
00:39:09d'un vêtement
00:39:10qui sert à substituer
00:39:11le voile qui est interdit
00:39:12et qui est très clair
00:39:13de la part des islamistes
00:39:14qui veulent absolument
00:39:15que nous...
00:39:16Le Conseil d'État l'a dit
00:39:17c'est une tenue religieuse
00:39:18islamique par destination.
00:39:19Avec une apparence
00:39:20ostentatoire
00:39:21liée à une religion.
00:39:22Mais M. Marwan dit
00:39:23ne voilons pas nos enfants
00:39:24mais ne voilons pas
00:39:25nos femmes.
00:39:26Vous dites
00:39:28interdiction du voile
00:39:28dans l'espace public.
00:39:29C'est bien ce que vous avez.
00:39:30Oui, bien sûr.
00:39:31Vous voulez dire
00:39:31aller mettre des amendes.
00:39:32Mais en fait...
00:39:33Et vos amis policiers,
00:39:34vous les connaissez bien,
00:39:35ils ont ça à faire, vous croyez ?
00:39:36Peut-être.
00:39:37Quand c'est une loi
00:39:38qui est l'émanation du peuple
00:39:39parce qu'en plus
00:39:39ça, ça sera un référendum
00:39:40quand on est policier
00:39:41et gendarme
00:39:42on est évidemment
00:39:43forcément républicain
00:39:43et donc on applique la loi
00:39:44que le peuple vote.
00:39:45Et peut-être que
00:39:46si le peuple ne vote pas
00:39:47elle ne sera pas appliquée
00:39:47mais nous on souhaite
00:39:48que ça soit adopté.
00:39:49Quel autre parti propose
00:39:50de consulter le peuple
00:39:52et de ne pas avoir peur
00:39:52de consulter le peuple ?
00:39:53C'est nous.
00:39:54Donc Mme Ferrari,
00:39:55il y aura de la pédagogie,
00:39:57il y aura de la prévention.
00:39:58Quand vous avez une amende
00:40:00et c'est pour ça
00:40:00que Jean-Philippe Tanguy
00:40:01tout le monde lui est tombé dessus,
00:40:01il expliquait la ceinture.
00:40:03Non pas qu'il voulait faire
00:40:04des comparaisons pour la raison
00:40:05mais il voulait juste expliquer
00:40:06que le policier
00:40:07a son discernement
00:40:08comme le gendarme
00:40:08lorsqu'il contrôle une personne.
00:40:10Demain,
00:40:10enfin maintenant
00:40:11je suis député européen
00:40:11mais je suis en disponibilité.
00:40:13Demain je suis un nouveau policier.
00:40:14Vous faites un feu rouge
00:40:14parce que vous arrivez en retard
00:40:15à CNews.
00:40:16Je vais avoir du discernement
00:40:17parce que c'est la plus-value humaine
00:40:20qu'un robot n'a pas,
00:40:21que l'intelligence artificielle n'a pas.
00:40:23Oui mais il n'y aura pas
00:40:24d'appréciation
00:40:24à géométrie variable sur le point.
00:40:26Mais ce n'est pas
00:40:26de la géométrie variable.
00:40:27La règle sera claire.
00:40:28Ensuite il y aura quand même
00:40:29de la prévention.
00:40:30On n'est pas des fous furieux
00:40:32de la répression.
00:40:33Il y aura quand même
00:40:33une phase de prévention
00:40:34de la voie.
00:40:34Je vais poser une question.
00:40:35Qu'est-ce qu'a voulu dire
00:40:36Jordan Bardella
00:40:37quand il a dit
00:40:37je ne veux pas d'une police
00:40:38du vêtement ?
00:40:40Mais tout simplement
00:40:41parce qu'il n'y a pas
00:40:43de stigmatisation
00:40:43dans cette mesure
00:40:44et qu'on n'est pas en Iran
00:40:47où là-bas,
00:40:47à l'inverse d'ici,
00:40:48là-bas les femmes
00:40:49veulent enlever le voile
00:40:50mais elles se font massacrer
00:40:50quand elles l'enlèvent
00:40:51Est-ce que mettre des amendes
00:40:53avec le discernement
00:40:53que vous mettez en place
00:40:54et qui s'entend,
00:40:55est-ce que ce n'est pas
00:40:56mettre en place
00:40:56une police du vêtement ?
00:40:57Mais pas du tout.
00:40:57On veut mettre en place
00:40:59une police républicaine
00:41:01qui l'est déjà
00:41:01par d'autres métiers
00:41:03que vous connaissez
00:41:03sur la sécurité,
00:41:04sur l'incotrafrique, etc.
00:41:05Pareil pour protéger les femmes.
00:41:07Mais quand il dit
00:41:07on ne veut pas en fait
00:41:08laisser croire
00:41:09qu'on va installer
00:41:09l'inverse de ce qui se fait
00:41:10en Iran.
00:41:11On veut protéger nos femmes.
00:41:12Et quand on dit ça
00:41:13on dit on n'est pas cohérent.
00:41:13Mais si en fait
00:41:14on est cohérent.
00:41:15C'est simplement
00:41:15qu'il faut faire prendre
00:41:16un peu plus
00:41:17de discernement.
00:41:19Non mais je ne vous dites pas
00:41:21mais je vois bien
00:41:21les réseaux sociaux
00:41:22qui le mettent en exemple.
00:41:23On va rester avec nous
00:41:24Mathieu Vallée.
00:41:25On fait une pause.
00:41:26On va revenir
00:41:26sur ce qui s'est passé
00:41:28en Allemagne
00:41:28sur ces réactions
00:41:29qui n'en finissent plus
00:41:30après la victoire
00:41:31de l'AFD
00:41:32un parti d'extrême droite
00:41:34nationaliste
00:41:34dans une des régions.
00:41:36On sera rejoint
00:41:37par Karl Olive
00:41:38de Renaissance
00:41:39et par Philippe Brun
00:41:40du Parti Socialiste
00:41:41qui est candidat
00:41:41à la présidence.
00:41:42C'est là tout de suite.
00:41:44Et on se retrouve
00:41:45pour la suite
00:41:46de Punchline sur CNews
00:41:47pourquoi la victoire
00:41:47en Allemagne
00:41:48du parti d'extrême droite
00:41:49AFD
00:41:50dans une élection régionale
00:41:51provoque un séisme politique.
00:41:53Marine Le Pen
00:41:53a pris depuis longtemps
00:41:54ses distances
00:41:55avec ce parti
00:41:55aux propos inquiétants
00:41:56et sulfureux
00:41:57notamment sur la réhabilitation
00:41:58de certains criminels nazis.
00:42:00Est-ce que cette montée
00:42:01des droites nationalistes
00:42:02dans toute l'Europe
00:42:03aura un impact chez nous
00:42:04sur l'élection de 2027 ?
00:42:06On va en débattre
00:42:07avec mes invités.
00:42:08Et puis le pouvoir d'achat
00:42:09préoccupation majeure
00:42:10des Français
00:42:10qui ont du mal
00:42:11à finir les fins
00:42:12de mois
00:42:12payé leur logement
00:42:13et le carburant
00:42:14avec une nouvelle trouvaille
00:42:15du ministre de l'économie.
00:42:17Monsieur Lescure
00:42:17se dit prêt à taxer
00:42:18l'épargne salariale
00:42:20pour financer
00:42:21la sécurité sociale.
00:42:22On va en débattre
00:42:22ce soir avec Karl Olive,
00:42:24député Renaissance des Yvelines,
00:42:25notre grand témoin du lundi.
00:42:27Bonsoir Karl.
00:42:27Bonsoir Laurent.
00:42:28A vos côtés Philippe Brin,
00:42:29candidat socialiste de l'heure
00:42:30et candidat à l'élection présidentielle
00:42:32et à la première de la gauche.
00:42:33Bonsoir à vous.
00:42:34Bonsoir.
00:42:35Et toujours Mathieu Vallée
00:42:35qui est eurodéputé du RN.
00:42:37Merci d'être avec nous.
00:42:38Effectivement,
00:42:39il y a beaucoup de choses
00:42:40à évoquer aujourd'hui.
00:42:41Peut-être commençons par
00:42:42l'AFD,
00:42:43alternative pour l'Allemagne,
00:42:45ce parti sulfureux
00:42:46qui a remporté les élections
00:42:48dans un land,
00:42:48une région,
00:42:50Sachsen-Hanalt.
00:42:51On va écouter
00:42:52ce qu'en pensent les habitants.
00:42:52Ils sont très partagés
00:42:53parce que je vous ai dit
00:42:54qu'il y avait des propos
00:42:55extrêmement litigieux
00:42:56de ce parti,
00:42:57en tout cas de certains
00:42:57de ces dirigeants.
00:42:58On comprendra aussi
00:42:59pourquoi le RN a pris
00:43:00ces distances.
00:43:00Ensuite, on écoute
00:43:01d'abord les habitants.
00:43:03Les gens sont mécontents.
00:43:04Ce n'est pas garanti
00:43:05que l'AFD fasse mieux.
00:43:06Mais on ne leur a même pas
00:43:07encore donné la chance
00:43:08d'essayer.
00:43:09Oui, ils ne sont pas responsables
00:43:10de ce qui est arrivé.
00:43:11Je pense donc qu'ils méritent
00:43:13qu'on leur donne une chance.
00:43:16Je trouve ça vraiment terrible.
00:43:18Je ne m'attendais pas non plus
00:43:19à ce résultat choquant.
00:43:21Ce matin, j'étais ravie
00:43:22de voir autant de monde
00:43:24dans les rues aller voter.
00:43:26Mais il y avait aussi
00:43:27les mauvaises personnes
00:43:28parmi eux.
00:43:29Et ce qui nous attend maintenant
00:43:31va être terrible.
00:43:35Mais quand on y réfléchit,
00:43:36le fait que près de la moitié
00:43:38des gens aient dit
00:43:38« je vais voter pour eux maintenant,
00:43:40c'est ce que je veux »,
00:43:42c'est un peu inquiétant.
00:43:43Vraiment.
00:43:44Quand on regarde autour de soi
00:43:46et qu'on regarde les gens
00:43:47ici ou là,
00:43:47c'est vraiment inquiétant.
00:43:49Qui est-ce qui est inquiet ?
00:43:50Carl-Olivier, vous êtes inquiet
00:43:51de cette victoire ?
00:43:52Est-ce qu'elle peut avoir
00:43:53une résonance chez nous ?
00:43:54Est-ce que cette montée
00:43:55des droites nationalistes,
00:43:56elle est particulière
00:43:57évidemment en Allemagne,
00:43:59elle n'est pas le symbole
00:44:00que les peuples en ont marre
00:44:01d'être méprisés
00:44:02par ceux qui les dirigent ?
00:44:03Marre de ne pas être écoutés
00:44:04par ceux qui sont en pouvoir
00:44:05depuis des années ?
00:44:06D'abord, je pense que
00:44:07quand on passe de 21%
00:44:08à 44% en 5 ans,
00:44:11ce serait le pire réflexe
00:44:12de penser que ça peut
00:44:14ne pas arriver
00:44:15chez nous en France.
00:44:16Ça, c'est la première des choses.
00:44:19La deuxième, pour moi,
00:44:20des raisons,
00:44:21ce n'est pas tant que
00:44:22ce parti d'extrême droite
00:44:24monte comme une flèche,
00:44:25c'est à l'image
00:44:26de ce qu'on vit chez nous,
00:44:27peut-être que les partis
00:44:29gouvernementaux
00:44:29ne sont pas capables
00:44:30de parler, je veux dire,
00:44:31aux administrés
00:44:32et ne les écoutent pas.
00:44:33Et ça, c'est un vrai danger.
00:44:35Et plus on va taper
00:44:36et sur le RN,
00:44:37et je salue M. Vallet,
00:44:39et sur la France insoumise
00:44:41dont ne fait pas partie
00:44:42M. Brun,
00:44:44plus ça fera monter
00:44:44les écrits de gauche.
00:44:45Et en temps de crise,
00:44:47c'est les extrêmes
00:44:47qui se rejoignent.
00:44:48Mais Carloli,
00:44:48vous mettez un signe égal
00:44:49entre le RN et l'AFD
00:44:51alors qu'ils ont rompu
00:44:51les ponts il y a trois ans,
00:44:53notamment après des propos
00:44:54insupportables
00:44:54de certains dirigeants
00:44:55de l'AFD.
00:44:56J'ai bien compris,
00:44:57mais vous voyez,
00:44:59le micro-trottoir
00:45:00il est assez intéressant
00:45:00en Allemagne.
00:45:01On n'a jamais essayé l'AFD.
00:45:04C'est aussi ce qu'on entend
00:45:05sur le terrain,
00:45:06il faut le dire.
00:45:06On n'a jamais essayé le RN
00:45:08et on a beau expliquer
00:45:10sur le terrain
00:45:11les arguments
00:45:12qui sont les doutes,
00:45:12mais tant qu'on fera
00:45:13la gazelle, par exemple,
00:45:14sur l'insécurité,
00:45:16sur la lutte contre la sécurité,
00:45:18sur l'immigration,
00:45:19patouche,
00:45:20ça appartient au RN.
00:45:20Ben non,
00:45:21ça appartient pas au RN,
00:45:22ça appartient aux Français.
00:45:23Alors M. Vallet,
00:45:24quand vous entendez
00:45:25ce que dit Eckhart-Lolive,
00:45:27ça peut arriver
00:45:27dans notre pays.
00:45:28Et vous,
00:45:29vous vous dites
00:45:29le RN,
00:45:30c'est pas l'AFD ?
00:45:31Ah oui,
00:45:32je ne comprends pas du tout
00:45:33qu'on en compare
00:45:34à ce parti.
00:45:35Pardon,
00:45:36mais nous ne minimisons pas
00:45:38les crimes commis
00:45:39par les nazis.
00:45:40Nous ne souhaitons pas non plus
00:45:41réhabiliter
00:45:41dès la FSS.
00:45:43On ne souhaite pas non plus
00:45:44faire la rémigration.
00:45:45Marine Le Pen a été très claire.
00:45:47Donc je pense que
00:45:48de la même manière
00:45:49que les propositions
00:45:50que nous faisons,
00:45:50on les tient jusqu'au bout
00:45:51et pas en fonction des sondages
00:45:52ou des intentions de vote,
00:45:53Marine Le Pen
00:45:54n'a pas la main qui tremble
00:45:55lorsqu'il s'agit
00:45:56de revenir aux valeurs,
00:45:57aux fondamentaux,
00:45:58à l'ADN,
00:45:59à l'essence même
00:45:59de ce qui nous guide,
00:46:00c'est-à-dire la République.
00:46:02Et les sujets,
00:46:02et Carl Olive,
00:46:03j'espère que durant cette campagne,
00:46:04sur...
00:46:04Là, on parle beaucoup du budget,
00:46:05on a parlé du voile,
00:46:06on a parlé aussi d'immigration
00:46:08avec le mémorandum
00:46:09que Jordan Bardel a signé
00:46:10avec le représentant anglais,
00:46:13M. Farid.
00:46:14Donc je vous dis simplement
00:46:15qu'il faut projet contre projet,
00:46:17idée contre idée.
00:46:18J'ai entendu M. Attal hier
00:46:19dire que c'était aussi son optique.
00:46:21J'espère que tous les candidats
00:46:22présenteront des idées,
00:46:23des propositions,
00:46:25attendent, et je vous rassure,
00:46:26nous, on ne surf pas sur les peurs.
00:46:27Justement, depuis le début,
00:46:28on fait des propositions
00:46:29qui, d'ailleurs,
00:46:30n'étonnent personne.
00:46:31Le voile, c'était une proposition
00:46:32de 2012 de Marine Le Pen.
00:46:33La fin du regroupement familial
00:46:35et le droit du sol,
00:46:35c'est aussi des propositions,
00:46:37on ne va pas aller 10 ou 15 ans en arrière,
00:46:38mais pas plus tard qu'en 2022.
00:46:39Mais je pense qu'il n'y a pas de politique
00:46:40là-dedans, M. Vallès,
00:46:41c'est que c'est ce qu'attendent
00:46:42aussi les Français sur le terrain.
00:46:44Il n'y a pas de politique.
00:46:46Pour moi,
00:46:46ce n'est pas un échange
00:46:49politique-politicien.
00:46:49Sur le terrain,
00:46:55nous emmerder par rapport
00:46:56au pouvoir d'achat.
00:46:57Arrêtez d'ennuyer
00:46:58ceux qui veulent tricher
00:47:00en France.
00:47:01Allons,
00:47:01comme la formule usité,
00:47:03pardon,
00:47:03tout le monde la comprendra,
00:47:04allons emmerder
00:47:05ceux qui emmerdent la France.
00:47:06Mais n'allons pas,
00:47:07encore une fois,
00:47:08taper au portefeuille
00:47:09de celles et ceux
00:47:10qui ont par exemple...
00:47:11Est-ce que vous comprenez
00:47:12jusqu'à le livre ?
00:47:13Et je vous dis avec une sincérité
00:47:14puisque je vous ai connus
00:47:15quand j'étais porte-parole
00:47:16du syndicat indépendant
00:47:16des commissaires de police.
00:47:18Vous comprenez
00:47:18qu'on vous a donné,
00:47:19les Français,
00:47:19la chance,
00:47:20deux fois la chance,
00:47:21avec une majorité absolue
00:47:23en 2017,
00:47:24avec une majorité relative
00:47:25en 2022
00:47:26et que force est de constater
00:47:28et je ne m'en délecte pas.
00:47:29J'aimerais que mon pays,
00:47:30les entreprises,
00:47:31ne soient pas en faillite,
00:47:32que la balance commerciale
00:47:33ne soit pas déficitaire,
00:47:34que l'immigration régulière
00:47:36inonde pas notre pays
00:47:37parce qu'on n'arrive
00:47:38pas à exécuter des OQTF,
00:47:39que l'Algérie nous respecte,
00:47:40que Christophe Gless,
00:47:41journaliste toujours emprisonné
00:47:42dans les geôles algériennes,
00:47:43soit arrivé et libéré
00:47:44pour revenir dans notre pays.
00:47:46Mais tout ça,
00:47:46vous avez un échec
00:47:47et malheureusement,
00:47:49il faut aussi dire les choses.
00:47:50Donc quand même Ferrari,
00:47:51dans cette élection,
00:47:52il y en a qui ont un bilan
00:47:53et nous,
00:47:54vous pouvez aussi en témoigner,
00:47:55vous êtes tous les deux
00:47:55des éditions nationales,
00:47:56nous avons voté
00:47:58des projets de loi,
00:47:59de programmation,
00:48:00les policiers,
00:48:00les gendarmes,
00:48:01la justice,
00:48:01les militaires,
00:48:02quand ça allait dans le sens du pays.
00:48:03Ce que vous n'avez pas toujours fait
00:48:04quand nous on proposait,
00:48:05je sais que vous êtes attachés
00:48:06par exemple,
00:48:06des panneaux.
00:48:06Vous avez la parole dans un instant,
00:48:08là c'est 18h pile,
00:48:09le rappel des titres de l'actualité,
00:48:10vous avez la parole juste après.
00:48:11Félicitez Kindoki.
00:48:16Merci Laurence,
00:48:16rebonsoir à tous.
00:48:17Le procès des meurtriers
00:48:21Leurman argentin Federico Martín Aramburu
00:48:23s'est ouvert aujourd'hui
00:48:24aux assises de Paris.
00:48:26Sur le banc des accusés,
00:48:27les deux hommes de 32 et 35 ans
00:48:29doivent répondre de leurs actes
00:48:30plus de 4 ans
00:48:31après la mort du sportif
00:48:32tué par balle
00:48:33sur la terrasse d'une brasserie.
00:48:34Après une dispute
00:48:35qui avait basculé
00:48:36dans une violence inouïe,
00:48:37accusé d'assassinat
00:48:38et de tentative d'assassinat,
00:48:40il nie toute intention d'homicide.
00:48:42Les buralistes descendent
00:48:43dans la rue pour une semaine,
00:48:44ils réclament un blocage
00:48:46des prix du tabac,
00:48:47un produit qui selon
00:48:48la Confédération des buralistes
00:48:49demande à être encasé.
00:48:51Les buralistes sont cadrés
00:48:51afin de pouvoir opérer
00:48:52leur monopole
00:48:52face à un trafic de cigarettes
00:48:54de plus en plus présent.
00:48:55Des mobilisations
00:48:56qui se tiendront
00:48:57dans 6 villes de France
00:48:58pour dénoncer
00:48:59leur ras-le-bol fiscal.
00:49:01On les écoute.
00:49:02On ne supprime pas
00:49:03cette indexation sur l'inflation.
00:49:06On a un risque d'avoir
00:49:07un prix qui augmente
00:49:08de 50 centimes ou 1 euro.
00:49:09Et là, ça peut être fatal
00:49:10pour un réseau.
00:49:11Il y a 52% de différence
00:49:12entre un paquet,
00:49:14le nôtre que l'on vend,
00:49:15et celui du Pertus
00:49:18ou de la Juncker.
00:49:19C'est carrément des usines
00:49:20à tabac.
00:49:20Et bon, la lutte
00:49:22est complètement déloyale.
00:49:23Ne manquez pas
00:49:24la grande interview
00:49:25demain matin.
00:49:26Le président du comité stratégique
00:49:27des centres Leclerc,
00:49:28Michel-Edouard Leclerc,
00:49:29sera votre invité.
00:49:30Laurence Ferrari.
00:49:31Un rendez-vous à ne pas manquer
00:49:32demain, 8h10,
00:49:33en direct sur notre antenne.
00:49:35C'est un sommet inédit
00:49:37qu'a présenté aujourd'hui
00:49:38Emmanuel Macron
00:49:38avec le soutien
00:49:39de son homologue sud-coréen
00:49:41à Saint-Paul-de-Vence
00:49:42dans le sud de la France
00:49:43pour sa toute première édition.
00:49:44Le sommet Lumière,
00:49:45dédié à la défense
00:49:46du cinéma mondial,
00:49:47menacé par l'intelligence
00:49:48artificielle et les smartphones,
00:49:50a réuni plus de 200 participants
00:49:52venus de 65 pays différents
00:49:53au moment où le cinéma
00:49:55subit ses plus grands bouleversements
00:49:57après le Covid.
00:49:58Et puis, 200 millions d'euros
00:49:59supplémentaires vont être débloqués
00:50:01pour investir dans de grands projets
00:50:03au Groenland.
00:50:04C'est ce qu'a annoncé
00:50:04Ursula von der Leyen
00:50:06en déplacement sur les terres arctiques.
00:50:08La présidente de la Commission européenne
00:50:09souhaite investir dans des projets
00:50:11qui concernent l'énergie,
00:50:12les matières premières critiques
00:50:13et la connectivité au Groenland.
00:50:15Un investissement conséquent
00:50:17mais nécessaire
00:50:17selon l'Union européenne
00:50:19pour notamment contrer
00:50:20les visées de Donald Trump.
00:50:22Merci beaucoup.
00:50:23Félicité Kindoki.
00:50:24On parlait de la victoire
00:50:25de l'AFD en Allemagne.
00:50:27Philippe Brun, vous avez la parole.
00:50:28Vous voulez poser une question
00:50:29à Mathieu Vallet.
00:50:30Vous êtes député socialiste de l'heure.
00:50:31D'abord, je voudrais réagir
00:50:32à cette victoire.
00:50:33Je voudrais rappeler
00:50:34que la région en question,
00:50:35Saxena-Halt,
00:50:35est la plus pauvre d'Allemagne
00:50:37et que c'est un échec
00:50:38pour tout le monde.
00:50:39C'est un échec d'abord
00:50:40pour la CDU,
00:50:41donc la droite
00:50:41qui dirigeait cette région
00:50:43et puis aussi pour la gauche
00:50:45puisqu'on est dans l'ancienne RDA
00:50:47et ce sont des ouvriers
00:50:48et des employés
00:50:49qui ont voté
00:50:49pour l'extrême droite
00:50:50comme c'est le cas
00:50:51aujourd'hui en France.
00:50:52Et donc c'est aussi une alerte
00:50:54pour tous les partis
00:50:55qui ne souhaitent pas
00:50:55l'extrême droite en France,
00:50:56en Europe et nulle part ailleurs
00:50:57de ressaisir
00:50:59et de retrouver
00:51:00les ouvriers
00:51:00et les employés
00:51:01en leur parlant à nouveau
00:51:01sur les sujets
00:51:02qui les concernent.
00:51:03On parlera tout à l'heure
00:51:03de pouvoir d'achat
00:51:04et on aura l'occasion
00:51:05de parler.
00:51:05Non, moi j'ai une question
00:51:06pour M. Vallée
00:51:07puisque vous dites
00:51:08qu'on a coupé les ponts
00:51:09avec l'AFD
00:51:10et vous avez eu raison
00:51:11de le faire
00:51:11parce qu'ils ont eu
00:51:12des propos
00:51:15insupportables
00:51:15et où on faisait
00:51:18l'apologie des nazis.
00:51:19Pourquoi n'avez-vous
00:51:20donc pas rompu
00:51:21avec Mme Méloni
00:51:22qui elle fait
00:51:23l'apologie de Mussolini ?
00:51:25Mais Mme Méloni
00:51:25elle est présidente
00:51:26du conseil italien
00:51:27et elle est à ce poste
00:51:28de manière démocratique.
00:51:29Mais vous savez M. Brun
00:51:32L'AFD fait l'apologie
00:51:33du nazisme
00:51:34pour romper
00:51:34c'est très bien.
00:51:36Mme Méloni
00:51:36fait l'apologie
00:51:37de Mussolini
00:51:38et des fascistes italiens
00:51:39et vous ne rompez pas.
00:51:39Je n'ai pas entendu
00:51:40Mme Méloni
00:51:40elle a dit quoi exactement ?
00:51:41Tout est documenté
00:51:42il y a des membres
00:51:43Vous avez peut-être le temps
00:51:44de passer vos journées
00:51:45à regarder ce que dit Mme Méloni
00:51:46moi je passe mes journées
00:51:47à écouter les français
00:51:48à faire des propositions.
00:51:49Vous êtes allés avec elle
00:51:50et vous souvenez quelqu'un
00:51:51qui fait l'apologie
00:51:52de M. Lini
00:51:52Vous êtes du parti
00:51:54j'ai bien compris
00:51:55vous êtes du parti socialiste
00:51:56est-ce que vous étiez
00:51:58pour François Mitterrand
00:51:59vous n'étiez pas gêné
00:52:00que M. Mitterrand
00:52:01déposait
00:52:01vous sortez déjà les rames
00:52:04vous n'étiez pas gêné
00:52:05je vais vous laisser parler
00:52:07il était résistant
00:52:08en déposant une gerbe
00:52:10sur la tombe
00:52:10du maréchal Pétain
00:52:11lorsqu'il était présent
00:52:11dans la République
00:52:12en contenant René Bousquet
00:52:15qui était dans l'organisation
00:52:16du rafle du Vendive
00:52:19François Mitterrand
00:52:20a été résistant
00:52:22François Mitterrand
00:52:22a été membre
00:52:23du gouvernement provisoire
00:52:24du général de Gaulle
00:52:24ça ne lui a pas empêché
00:52:25d'avoir ces années
00:52:26parlons de 2026
00:52:27parlons de 2026
00:52:28c'est la France de 2026
00:52:30c'est quelque chose fausse
00:52:30qu'on va raconter
00:52:31c'est faux
00:52:32il n'a pas eu la Francisque
00:52:33la plus haute décoration
00:52:34du régime de Vichyre
00:52:35vous savez quand il a reçu
00:52:36la Francisque
00:52:36il est à côté de lui
00:52:37sur la photo
00:52:38sur la fameuse photo
00:52:38qui est dans le film
00:52:39de Vichyre
00:52:41il avait à côté de lui
00:52:42il y a Marcel Barrois
00:52:43qui a été déporté
00:52:44d'accord
00:52:44qui a été déporté
00:52:45moi je n'aurais pas voulu
00:52:46être décoré
00:52:47du but
00:52:47de la plus haute médaille
00:52:49du régime de Vichyre
00:52:50non non
00:52:50cette falsification
00:52:52historique permanente
00:52:52du BRN
00:52:53où tout vaut tout
00:52:54bah écoutez
00:52:54on fera un fast check
00:52:55mais j'ai l'impression
00:52:56que j'ai bien révisé
00:52:57mes cours d'histoire
00:52:58j'espère qu'un jour
00:52:59dans votre vie
00:53:00vous aurez le courage
00:53:01qu'a eu François Mitterrand
00:53:02en 1943-1944
00:53:04de vivre dans la clandestinité
00:53:05de vivre dans le bac
00:53:07franchement le débat
00:53:07c'est pas François Mitterrand
00:53:08s'il vous plaît
00:53:08avançons parce que là
00:53:11vous aurez le courage
00:53:12et je ne veux pas
00:53:13plus le dire
00:53:18j'espère en fait
00:53:21que vous aurez un jour
00:53:22le courage physique
00:53:23et le courage
00:53:24qui a été membre
00:53:26du gouvernement provisant
00:53:26qui a été
00:53:28d'un des plus grands
00:53:31réseaux de résistance
00:53:31d'accord
00:53:32mais ça n'a pas empêché
00:53:33de côtoyer René Bousquet
00:53:34qui était partie prenante
00:53:35de l'organisation
00:53:35de Rav du Bel-Div
00:53:36respecter quand même
00:53:36la mémoire
00:53:38et respecter l'histoire
00:53:39de France
00:53:39c'est aussi aimer son pays
00:53:41alors je vous dis
00:53:42simplement
00:53:43le courage
00:53:43pardon
00:53:44je n'ai pas été président
00:53:45de la République
00:53:45et je n'aspire pas
00:53:45à l'être comme vous
00:53:46mais par contre
00:53:47pendant 20 ans
00:53:48j'avais du courage
00:53:49face aux émeutiers
00:53:49face aux islamis
00:53:50j'ai été pris en intervenance
00:53:51sur les terrasses
00:53:51du 13 novembre
00:53:52face aux voyous
00:53:53quand des fois
00:53:54j'ai sauvé une femme
00:53:54avec mes frères d'armes
00:53:55des victimes
00:53:56de violences conjugales
00:53:57non mais par contre
00:53:57je ne suis pas en garde à vue
00:53:58donc je vais juste répondre
00:53:59à ce point là
00:54:00et je vais vous dire
00:54:01je ne sais pas
00:54:02ce que vous avez fait
00:54:02dans le passé
00:54:03dans votre vie
00:54:03mais ne venez pas
00:54:04sur un terrain
00:54:04où vous allez y perdre
00:54:05des roues
00:54:06parce que vous êtes
00:54:07sur un terrain très souleur
00:54:07Mélanie
00:54:08on est très loin
00:54:09M. Brun
00:54:11du Parc socialiste
00:54:12veut être un truc
00:54:14à brevet de républicanisme
00:54:16mais ils n'ont pas
00:54:17finalement l'arrière propre
00:54:18donc M. Brun
00:54:19ce n'est pas état
00:54:20assumez votre passé historique
00:54:22donc expliquez-moi
00:54:22pourquoi vous ne rompez pas
00:54:24avec Mélanie
00:54:24qui elle fait
00:54:25la politique
00:54:25je vous ai dit
00:54:26M. Brun
00:54:27que les déclarations
00:54:28dont vous parlez
00:54:29de Mélanie
00:54:30elle est présidente
00:54:31du conseil italien
00:54:31elle est élue
00:54:32par les Italiens
00:54:33elle représente
00:54:34le gouvernement italien
00:54:35et de la même manière
00:54:36que les autres gouvernements
00:54:38lorsqu'ils sont élus
00:54:39par le peuple
00:54:39contrairement à vous
00:54:40on ne veut pas
00:54:40faire la deuxième route
00:54:41dans la rue
00:54:41comme les marchionnistes
00:54:43nous on respecte
00:54:44le verdict des urnes
00:54:45c'est pas à la France
00:54:46de dire qu'il doit être
00:54:47le président du conseil italien
00:54:47L'AFD est élue démocratiquement
00:54:48vous vous rompez
00:54:49avec Mélanie
00:54:51elle fait l'apologie
00:54:53des fascistes
00:54:53et là vous nous rompez
00:54:54M. Brun
00:54:55Mélanie
00:54:55elle n'a pas nié
00:54:56les crimes commis
00:54:57par les nazis
00:54:57elle n'a pas voulu
00:54:58réhabiliter des vaffes
00:54:59de l'SS
00:54:59donc on va faire
00:55:00toute la mission sur ça
00:55:01vous êtes mal placé
00:55:03vis-à-vis surtout de moi
00:55:04pour me faire
00:55:05des leçons de république
00:55:07revisitez
00:55:07revisitez votre histoire
00:55:09dans le sens
00:55:09réviser votre histoire
00:55:10pour moi ce qui me rappelle
00:55:11c'est que vous n'êtes pas
00:55:13exprimé M. Brun
00:55:14sur l'AFD
00:55:14et globalement
00:55:15je pense que vous pensez
00:55:16la même chose
00:55:16de l'AFD
00:55:19ben oui
00:55:19la silence en fait
00:55:20je pense
00:55:23vous vous assumez
00:55:24d'avoir
00:55:24citté l'AFD
00:55:25et vous ne sentez pas
00:55:27proche de ce parti
00:55:27on n'est pas proche
00:55:28mais on n'est pas proche du tout
00:55:29et je pense que
00:55:31celles et ceux
00:55:32qui nous écoutent
00:55:32et les français sur le terrain
00:55:34sont passés à autre chose
00:55:35parce que pour le coup
00:55:36ce qui les intéresse
00:55:37c'est que le frigo
00:55:38se remplisse
00:55:41sur le frigo
00:55:41qui peut se remplir
00:55:43je prends le cas
00:55:43par exemple de l'Italie
00:55:44mais on pourrait prendre
00:55:45l'Allemagne
00:55:46le Portugal
00:55:46l'Espagne
00:55:47on a un sujet
00:55:47c'est que pour moi
00:55:48la politique de l'offre
00:55:49et peut-être qu'on va pouvoir
00:55:50parler de ça
00:55:50en matière du pouvoir d'achat
00:55:52passera à mon sens
00:55:53par une activité économique
00:55:55qui doit reprendre
00:55:56et l'activité économique
00:55:58qui doit reprendre
00:55:58au même titre
00:55:59que le départ
00:56:00des français en retraite
00:56:02doit passer par certainement
00:56:04revoir ce qui s'est passé
00:56:05avec Mme Aubry
00:56:06sur les 35 heures
00:56:06Mme Mélanie
00:56:07c'est 40 heures
00:56:08en Allemagne
00:56:09on est à 40 heures
00:56:10en Angleterre
00:56:12on est bien plus
00:56:13avec des fourches codines
00:56:15qui nous permettraient
00:56:16monsieur Vallée
00:56:17je ne suis pas le porte-parole
00:56:19de Mélanie
00:56:19je ne fais pas partie
00:56:21du même groupe
00:56:22que Mélanie
00:56:22je ne sais pas
00:56:23vous me regardez tous
00:56:23en me demandant
00:56:24je suis français
00:56:26je ne sais pas personne
00:56:28je vais vous dire un truc
00:56:29on s'en fout
00:56:30c'est pas le sujet
00:56:32ça va mieux s'en dire
00:56:33mais ça a mieux en disant
00:56:33donc je termine
00:56:34juste pour dire
00:56:35qu'à mon sens
00:56:36aujourd'hui
00:56:37là où les français
00:56:37veulent que le frigo
00:56:39se remplisse
00:56:40le sujet
00:56:41on a une valeur travail
00:56:42mais vraiment
00:56:43on a une valeur travail
00:56:43qu'on doit pouvoir défendre
00:56:44il faut qu'on travaille
00:56:45il faut qu'on travaille plus
00:56:46on n'est pas un microclimat
00:56:47la France est le pays
00:56:49où avec 35 heures
00:56:51aujourd'hui
00:56:52et en plus
00:56:52celles et ceux
00:56:53qui veulent bosser un peu plus
00:56:54on vient les taxer
00:56:55on ne peut pas s'en sortir
00:56:56comme ça
00:56:57qui a supprimé
00:56:57les heures supplémentaires
00:56:58rémunérées
00:56:59défiscalisées
00:56:59François Hollande
00:57:00voilà François Hollande
00:57:01qui a proposé
00:57:02de rétablir
00:57:03et vous avez des gros soucis
00:57:04avec ce que vous avez soutenu
00:57:05ce que vous avez voté
00:57:06et ce que vous avez défendu
00:57:07j'en ai parlé au président
00:57:09il y a 4 jours
00:57:10quel ?
00:57:11Hollande
00:57:11d'accord
00:57:12non non
00:57:13Hollande
00:57:13puisque c'est lui
00:57:13qui a supprimé
00:57:14cette mesure
00:57:15mise en place
00:57:16par Nicolas Sarkozy
00:57:17et là on va être actuel
00:57:17et vous savez quoi
00:57:18il le regrette
00:57:20il regrette
00:57:21d'avoir supprimé
00:57:22bien sûr
00:57:22mais je pense
00:57:23comme il faisait
00:57:23la campagne va être géniale
00:57:25il est député
00:57:26je ne vais pas m'immiscer
00:57:29dans le débat sur Mélanie
00:57:30mais si vous gagnez
00:57:31la primaire
00:57:32si vous êtes élu
00:57:33président de la République
00:57:34ce qu'à Dieu ne plaise
00:57:35vous savez quoi
00:57:36dans un sommet européen
00:57:37vous seriez obligé
00:57:37de serrer la main
00:57:38de Mme Mélanie
00:57:38et obligé de serrer
00:57:39si la FD a gagné en Allemagne
00:57:40c'est pas la question
00:57:41la différence entre
00:57:41serrer la main
00:57:42parce qu'on est entre
00:57:43deux états souverains
00:57:43et soutenir politiquement
00:57:45pardon mais c'est ce que disait
00:57:46Valet
00:57:47elle est chef d'un gouvernement
00:57:48alors juste dernier mot
00:57:50Mathieu Valet
00:57:52parce qu'après vous devez
00:57:53nous quitter
00:57:53travailler plus
00:57:54est-ce que ça fait partie
00:57:55du programme économique
00:57:56de Marine Le Pen
00:57:57je vous parle du travailler plus
00:57:59on travaille plus ou pas
00:58:00on a bougé 35 heures ou pas
00:58:02attendez attendez
00:58:03on ne va pas faire
00:58:04de la télé-réalité ici
00:58:05je sais que c'est une chaîne
00:58:06de qualité
00:58:06donc je dis simplement
00:58:07que les heures supplémentaires
00:58:08défiscalisées et rémunérées
00:58:09nous l'avons défendue
00:58:10dans notre contre-budget
00:58:12et lorsque ça a été supprimé
00:58:13par M. Hollande
00:58:14et je sais que M. Brun
00:58:15a des phases d'amnésie
00:58:16et sur l'histoire de son parti
00:58:17et sur l'histoire de ses anciens présidents
00:58:18et sur les mesures
00:58:19que vous avez supprimées
00:58:20comme le délit de séjour irrégulier
00:58:21vous l'avez bien supprimé en 2012
00:58:22ça vous avez révisé vos classiques
00:58:24ça ne sert à rien
00:58:24très bien
00:58:26ça ne sert à rien
00:58:27combien de gens étaient condamnés
00:58:29l'histoire ne sert à rien
00:58:30vos mesures ne servent à rien
00:58:31et protéger les Français
00:58:31combien de gens
00:58:32ont été condamnés
00:58:33pour délit de séjour irrégulier
00:58:34avant 2012 ?
00:58:35il y a eu
00:58:35un commissaire
00:58:35c'est un spécialiste
00:58:36oui
00:58:37je ne suis pas à l'oral
00:58:37de l'ENA
00:58:3912 condamnations
00:58:39c'est pourquoi
00:58:41c'est une condamnation
00:58:42parce que ça n'a pas eu le temps
00:58:43d'être mis en place
00:58:44et c'était un outil
00:58:44à l'espoir pour les policiers
00:58:45mais sur le corps d'achat
00:58:47que Marine Le Pen
00:58:49donc on travaille plus
00:58:50pour gagner plus
00:58:51parce que ça n'a pas eu le temps
00:58:52de produire tous ces effets
00:58:53comme les peines planchers
00:58:54de Nicolas Sarkozy
00:58:55quand on veut
00:58:56tuer son chien
00:58:57on dit qu'il a la rage
00:58:57faites comme vous êtes spécialiste
00:58:58pour démontrer
00:58:59des grands effets d'annonce
00:59:00à la fin
00:59:01il n'y a rien qui se passe
00:59:01je suis passé
00:59:02à Sarkozy
00:59:04et je termine
00:59:05M. Brun
00:59:10vous êtes un peu mélanchonnisé
00:59:11parce que vous coupez
00:59:11beaucoup la parole
00:59:12mais je veux dire
00:59:12que sur le point d'achat
00:59:14Marine Le Pen
00:59:14avait fait un axe majeur
00:59:15et je regarde aussi
00:59:16Karl-Oliv
00:59:16de sa campagne présidentielle
00:59:18de 2022
00:59:19ramener finalement
00:59:20la TVA par exemple
00:59:21pour le fuel
00:59:21le carburant
00:59:22l'énergie de 20%
00:59:23à 5,5%
00:59:24d'accord pas d'accord
00:59:25ça baisse la facture
00:59:26l'exception ibérique
00:59:27de l'Espagne et du Portugal
00:59:28qui permet non pas
00:59:30de sortir du marché européen
00:59:31de l'électricité
00:59:32mais des règles
00:59:32ça a permis de faire
00:59:33bousser les factures
00:59:34pardon pas sérieusement
00:59:35M. Brun
00:59:35ça a permis de baisser
00:59:36les factures de 20 à 30%
00:59:37j'espère que vous aurez des idées
00:59:38en tant que candidat
00:59:39à la primaire socialiste
00:59:40mais la réalité
00:59:41c'est que
00:59:41on fait aussi de propositions
00:59:43par exemple
00:59:44vous vous faites des chèques
00:59:44mais nous on veut la même chose
00:59:46pour tous les Français
00:59:46les produits de première instance
00:59:47à 0%
00:59:48arrêtez de généraliser
00:59:48parce que moi
00:59:49vous savez
00:59:50je suis moi
00:59:50les autres sont pris
00:59:51non mais je parle de vous deux
00:59:52non mais ne parlez pas de nous deux
00:59:53car l'Oliv ça s'énerve
00:59:54non je ne m'énerve pas du tout
00:59:55mais je pense qu'il faut
00:59:57franchement
00:59:57je fais des propositions
00:59:58non mais il faut qu'on soit concret
00:59:59par rapport à ça
01:00:00c'est pas quoi moi je vous disais
01:00:01c'est pas concret
01:00:02alors je vais vous dire
01:00:03votre proposition
01:00:05sur la retraite
01:00:06c'est quelque chose
01:00:07très populiste
01:00:08qui ne fonctionnera pas
01:00:10parce que encore une fois
01:00:11la France n'est pas
01:00:12un micro climat
01:00:12c'est quoi la réforme de retraite
01:00:13car l'Oliv
01:00:15bah si
01:00:16parce que vous parlez
01:00:16je ne sais pas
01:00:17que vous la maîtrisez
01:00:18en un mot carl
01:00:18parce que c'est la pause
01:00:19je dis simplement
01:00:20que quand vous allez
01:00:21sur les annuités
01:00:22telles que je l'ai entendu
01:00:23de la part d'un certain nombre
01:00:2440 annuités
01:00:25quand on a travaillé
01:00:25à l'âge de 20 ans
01:00:26donc moi ma mère
01:00:27elle a commencé à 14 ans
01:00:28elle a un parcours
01:00:29qui est brisé
01:00:30parce qu'elle a eu des fêtes
01:00:30elle a été dénoncée économique
01:00:32elle ne peut pas partir
01:00:33à 60 ans
01:00:34parce qu'elle n'a pas
01:00:34de justice d'annuité
01:00:35c'est pas une justice sociale
01:00:36qu'elle peut partir tôt
01:00:37quand on a
01:00:37pour s'acquitter sa vie
01:00:38à travailler
01:00:39vous ne pensez pas
01:00:40à la jeunesse
01:00:41pardonnez-moi
01:00:41on veut mieux les former
01:00:43et mieux les mettre
01:00:43sur le marché
01:00:44vous aussi vous êtes
01:00:44mélenchonnisé
01:00:45oh non
01:00:46je ne vous insulte pas
01:00:47dans le monde du travail
01:00:47c'est 25 ans de moyenne
01:00:4840 annuités
01:00:49on est bien à 65 ans
01:00:51excusez-moi
01:00:51j'ai pas fait
01:00:53plus 12
01:00:54mais on est bien
01:00:5540 annuités
01:00:56si vous démarriez
01:00:56à 25 ans
01:00:57c'est 42 annuités
01:00:58quand vous avez travaillé
01:00:59après l'âge de 20 ans
01:01:00mais vous maîtrisez mal
01:01:00notre réforme
01:01:01je vous la règle
01:01:01mais moi je vous parle
01:01:02de notre réforme
01:01:03je pense qu'il en est
01:01:04vous démarrez à 25 ans
01:01:05vous terminez à quel âge ?
01:01:06bah avec
01:01:07pardon
01:01:07ah bah avec
01:01:0842 annuités
01:01:09donc c'est vrai
01:01:10très simple
01:01:10mais oui
01:01:11ça fait 67 ans
01:01:1267 ans
01:01:12mais oui
01:01:13mais c'est normal
01:01:14si vous rentrez plus tard
01:01:15sur le marché du travail
01:01:16vous partez plus tard
01:01:17mais nous on vous parle
01:01:18de ceux qui sont rentrés
01:01:19plus tôt
01:01:20et plus durs
01:01:21et que vous comme d'autres
01:01:22dans Folchheim
01:01:22sur CNews
01:01:25vous avez fait passer
01:01:25notre réforme des retraites
01:01:26en 49-3
01:01:27il n'y a pas eu de débat
01:01:27donc je me fais pas
01:01:28sur la démocratie
01:01:29on se retrouve dans Punchline
01:01:31on va parler du pouvoir d'achat
01:01:32c'est la première préoccupation
01:01:33des français
01:01:33de ceux qui nous regardent
01:01:34ce soir
01:01:34les carberants
01:01:35je ne sais pas si vous avez
01:01:36fait le plein
01:01:37forcément ce week-end
01:01:38sans doute
01:01:38Carl Olive
01:01:39Philippe Brun
01:01:39Eric Revelle
01:01:40c'est absolument délirant
01:01:42à quel moment
01:01:43est-ce qu'on va voir
01:01:43les prix baisser
01:01:44vont-ils baisser
01:01:45je poserai la question
01:01:46demain à Michel-Edouard Leclerc
01:01:47qui sera mon invité
01:01:47écoutez ce qu'en pensent
01:01:48les français
01:01:49parce que là
01:01:49on est au coeur
01:01:50au coeur du réacteur
01:01:51pour les français
01:01:53ça fait grimper en fait
01:01:54c'est la loterie
01:01:55je fais la moitié du bac
01:01:56à 85 euros
01:01:57ma technique
01:01:58c'est le régulateur de vitesse
01:02:01au maximum
01:02:02je sors pied avec la voiture
01:02:03je fais beaucoup à pied
01:02:05et puis
01:02:05de temps en temps
01:02:06je pars
01:02:07moins souvent
01:02:07les filles
01:02:08après sont des pneus
01:02:09ah oui ça par contre
01:02:10oui
01:02:10je les surgonfle
01:02:11on peut les surgonfler
01:02:11de 0,3 bar
01:02:14et ça permet
01:02:15de consommer
01:02:16un petit peu moins
01:02:17encore Carl Olive
01:02:18on est dans le dur
01:02:19les propositions des candidats
01:02:21on les attend
01:02:21parce que le prix du carburant
01:02:23il ne va pas baisser
01:02:23et là honnêtement
01:02:25il y a une vraie responsabilité
01:02:27du gouvernement
01:02:27je pense qu'on doit d'abord
01:02:29aller pour le coup
01:02:30attaquer
01:02:30comme je le disais
01:02:31sur votre plateau
01:02:32la semaine dernière
01:02:33non pas les super profiteurs
01:02:34mais celles et ceux
01:02:35qui ont la possibilité
01:02:37dans l'heure
01:02:37de pouvoir faire baisser
01:02:39ces prix
01:02:39de les bloquer
01:02:40comme l'a fait Total
01:02:41à 1,99€
01:02:43il faut rendre à ce qui s'est passé
01:02:44à Total
01:02:45comme je le disais
01:02:46la semaine dernière
01:02:47est-ce que c'est vrai
01:02:48qu'il y a 7 français sur 10
01:02:49qui utilisent leur véhicule
01:02:50et pas pour se faire plaisir
01:02:52pour aller au travail
01:02:53on a ce sujet-là
01:02:54et ce sujet-là
01:02:55il est aussi lié
01:02:55à la conjoncture
01:02:56et vous le savez
01:02:57internationale
01:02:57avec le D3 d'Ormus
01:02:59qui ne facilite pas
01:03:00les choses
01:03:01mais il y a peut-être
01:03:02un choc à envoyer
01:03:03pardon de le dire
01:03:04et je balais devant la porte
01:03:05quoi qu'il en coûte
01:03:06un choc à envoyer
01:03:08comme le font
01:03:09notamment l'Espagne
01:03:10et le Portugal
01:03:10où on est carrément
01:03:11à 40 ou 50 centimes de moins
01:03:13alors Philippe Brun
01:03:14vous avez une solution vous ?
01:03:15Oui alors moi j'ai proposé
01:03:16dans un interview aux Parisiens
01:03:18qu'on baisse de 30 centimes
01:03:20la taxe sur l'essence
01:03:22Comment ?
01:03:23Bon on baisse de 30 centimes
01:03:24c'est la PSTPE
01:03:25Oui mais on récupère où l'argent ?
01:03:26Non et donc on récupère où l'argent ?
01:03:27Et bien de l'autre côté
01:03:29en taxant
01:03:30non pas les super profits
01:03:32c'est très compliqué
01:03:32au niveau européen de le faire
01:03:33mais de taxer
01:03:34les activités de trading
01:03:35aujourd'hui
01:03:36pourquoi il y a une différence
01:03:37aussi importante
01:03:37il y avait votre tableau tout à l'heure
01:03:38on voyait le prix du Brent
01:03:39qui lui n'évolue pas vraiment
01:03:40et les prix à la pompe
01:03:41qui eux explosent
01:03:42parce qu'il y a des profits
01:03:43qui sont générés colossaux
01:03:44sur la spéculation
01:03:45et d'après les études
01:03:47qui sont faites au niveau européen
01:03:48les 4 plus grandes compagnies européennes
01:03:50vont réaliser
01:03:51un bénéfice cumulé semestriel
01:03:53de 20 milliards
01:03:54uniquement sur le trading
01:03:55c'est-à-dire que c'est le trading
01:03:56la spéculation
01:03:56qui explique aujourd'hui
01:03:58l'explosion des prix
01:03:59c'est pas le manque de volume
01:04:01passant par le détroit d'Hormuz
01:04:02on est dans une augmentation
01:04:03qui est exponentielle
01:04:04par rapport à la réalité
01:04:05du marché aujourd'hui
01:04:06moi je dis
01:04:06le trading doit être taxé
01:04:07et il faut baisser les prix
01:04:08encore une fois un exemple
01:04:10la spéculation quoi
01:04:11j'ai fait un rapport
01:04:12à l'Assemblée là-dessus
01:04:12le gouvernement espagnol
01:04:13ils ont fait cette baisse
01:04:15à la pompe
01:04:16et qu'est-ce qui s'est passé ?
01:04:17et bien ça a coûté
01:04:18beaucoup moins cher
01:04:18aux finances publiques
01:04:19que ce qu'on pouvait penser
01:04:20pourquoi ?
01:04:21parce que les gens
01:04:21ont continué d'aller consommer
01:04:22et donc les autres taxes
01:04:25qu'il y a sur l'essence
01:04:26ils ont continué à progresser
01:04:27et donc ça n'a coûté
01:04:28à la fin que 80 millions d'euros
01:04:29alors là la consommation
01:04:30a vraiment baissé
01:04:31ça n'a coûté que 80 millions d'euros
01:04:32à la fin au gouvernement espagnol
01:04:33moi je veux dire quelque chose
01:04:34il y a toute une France aujourd'hui
01:04:35qui vit un drame social
01:04:36et qui ne peut pas vivre
01:04:37avec une essence
01:04:38un gasoil
01:04:38à plus de 2 euros le litre
01:04:39c'est impossible
01:04:40et moi je vais vous dire
01:04:41une chose
01:04:42je dis aussi à Carl Olive
01:04:44les chèques ça suffit
01:04:45les petits chèques
01:04:46comme ceux du gouvernement
01:04:48il n'y a que
01:04:48les aides gros rouleurs
01:04:49il n'y a que 20% des Français
01:04:50qui sont éligibles
01:04:51c'est dans le rapport
01:04:52que j'ai fait à l'Assemblée
01:04:53qui finalement l'ont demandé
01:04:54donc c'est un fiasco total
01:04:56la seule chose qui fonctionne
01:04:57c'est ce qu'ont fait
01:04:58les socialistes espagnols
01:04:59c'est de baisser les taxes
01:05:00alors baissons les taxes
01:05:01vraiment
01:05:01et en échange
01:05:03trouvons les moyens
01:05:04de mettre à contribution
01:05:05les grandes compagnies
01:05:06qui sont des profiteurs de crise
01:05:08au moment où nous nous parlons
01:05:09mais je vais vous dire
01:05:09moi je suis en partie d'accord
01:05:10avec ce que vous dites
01:05:11monsieur Brun
01:05:11mais quand je vous entends dire
01:05:12arrêter les chèques
01:05:13et derrière le seul mot
01:05:15que vous avez à la bouche
01:05:15c'est on va faire des taxes
01:05:16ça c'est la maison
01:05:20de gauche socialiste
01:05:21qui ressort
01:05:22vous trouvez normal vous
01:05:23que Total
01:05:23il réalise autant
01:05:24de super profits
01:05:25sur le dos des gens
01:05:26j'ai donné l'exemple de Total
01:05:27monsieur Brun tout à l'heure
01:05:28il plafonne les prix
01:05:29aujourd'hui à la fois
01:05:30avant d'imaginer
01:05:31une seule seconde
01:05:32une taxe supplémentaire
01:05:35commençons
01:05:35commençons
01:05:36et donnons l'exemple au français
01:05:37par aller chercher
01:05:39des économies
01:05:40qu'on peut faire
01:05:41très rapidement
01:05:42et on a des propositions
01:05:43enfin quand je dis
01:05:43on a des propositions
01:05:44moi j'ai des propositions
01:05:46à partager
01:05:47parce que vous
01:05:47vous pensez qu'il n'y a qu'un faux compte
01:05:48pourquoi vous n'êtes pas au pouvoir
01:05:49parce qu'à un moment donné
01:05:50vous avez été mauvais
01:05:51d'accord
01:05:51vous voyez ce que je veux dire
01:05:52depuis 10 ans
01:05:53vous n'avez pas fait les économies
01:05:54pour baisser les taxes
01:05:55non mais attendez
01:05:57les gilets jaunes
01:05:58le Covid
01:05:58et moi je vais vous dire
01:05:59monsieur Brun
01:05:59c'est la faute des gilets jaunes
01:06:04dans ce que je dis
01:06:05et j'ai été maire
01:06:06pendant une petite dizaine d'années
01:06:07je me suis toujours battu
01:06:08par rapport à cela
01:06:09à faire en sorte
01:06:10que nous ayons
01:06:11une gestion méticuleuse
01:06:12et encore une fois
01:06:13qu'on ait de la justesse
01:06:15dans les décisions
01:06:16qui étaient les nôtres
01:06:16je vais vous donner un exemple
01:06:17en matière de pouvoir d'achat
01:06:19on a 1600 agences de l'état
01:06:20et je ne vous parle pas
01:06:21des 1600 agences
01:06:22je vais vous parler
01:06:23de 400 opérateurs
01:06:24qui bénéficient
01:06:25de 73 milliards
01:06:27de subventions publiques
01:06:28chaque année
01:06:2973 milliards
01:06:30de subventions publiques
01:06:31chaque année
01:06:31on est en train de se demander
01:06:32avec le gouvernement
01:06:34d'ailleurs
01:06:34s'il y a des personnes
01:06:35du gouvernement
01:06:35qui regardent
01:06:36peut-être écouter en sérieux
01:06:37ce qu'on va peut-être partager
01:06:39vous avez des agences
01:06:41je prends le cas
01:06:42de juste deux petits exemples
01:06:44que j'avais notés
01:06:44l'établissement public
01:06:45du Marais-Poix-de-Vin
01:06:46par exemple
01:06:47non mais
01:06:48un million
01:06:48un million
01:06:49de subventions publiques
01:06:50je ne dis pas
01:06:51qu'il ne sert pas à grand chose
01:06:52je dis juste
01:06:53que dans le même temps
01:06:54l'office français
01:06:55de biodiversité
01:06:56fait quasiment la même chose
01:06:57bon ben là
01:06:58on peut peut-être
01:06:58aller réduire
01:07:00qui c'est qu'il a créé
01:07:01l'office français
01:07:02de biodiversité
01:07:02question
01:07:03je ne sais pas
01:07:03qui il a été créé
01:07:04par le gouvernement Macron
01:07:06vous savez combien d'agences
01:07:06ont été créées
01:07:07sous les dix dernières années
01:07:09l'agence de la cohésion
01:07:10des territoires
01:07:11le président de la République
01:07:12dès qu'il fait un discours
01:07:12il annonce une agence nouvelle
01:07:14c'est votre ami
01:07:14le président de la République
01:07:15oui c'est
01:07:16est-ce que vous lui avez donné
01:07:17vos propositions
01:07:18de l'économie
01:07:18mais bien sûr
01:07:19que j'ai donné
01:07:19des propositions
01:07:20j'en donne
01:07:20mais arrêtez systématiquement
01:07:22de généraliser
01:07:22parce que moi
01:07:23je vais vous dire
01:07:23et j'ai du respect pour vous
01:07:25parce que je trouve
01:07:25que vous êtes
01:07:26le plus à droite
01:07:27des socialistes
01:07:28c'est pas beaucoup plus
01:07:30la capitalisation
01:07:31pour les retraites
01:07:32je trouve que c'est une
01:07:33je trouve que c'est une
01:07:35idée assez intéressante
01:07:36mais à un moment donné
01:07:37il faut aussi être lucide
01:07:39et moi
01:07:39je suis force de proposition
01:07:41par rapport à ce que je vous dis
01:07:42est-ce que vous partagez
01:07:43ce que je viens de dire par exemple
01:07:44de quoi ?
01:07:46sur la réduction
01:07:46notamment des
01:07:48contributeurs d'État
01:07:49de subvention
01:07:49moi je pense que c'est ça
01:07:50on a créé beaucoup trop d'agences
01:07:51qu'il faut remettre
01:07:51les compétences dans les ministères
01:07:53qu'il faut arrêter
01:07:53à cette démultiplication
01:07:54est-ce que vous pensez
01:07:55on ne va pas commencer par là
01:07:56plutôt que de systématiquement
01:07:57comme je l'entends dans votre bouche
01:07:58de voir aller taxer
01:07:59sur la vérité
01:08:00il y a un rapport qui a été fait
01:08:00par des gens qui sont proches
01:08:01de vous au Sénat
01:08:02qui dit que maximum
01:08:03on gagnera moins d'un milliard
01:08:05on gagnera moins d'un milliard
01:08:07revenez à l'essence Eric
01:08:07donc l'essence quand même rappelée
01:08:09sur l'essence
01:08:10sur l'essence
01:08:10un il faut baisser les taxes
01:08:12parce que l'État
01:08:13gagne quand même de l'argent
01:08:14sur l'augmentation
01:08:14mais il en perd
01:08:15parce que les volumes
01:08:16baissent énormément
01:08:16et il faut voir
01:08:17aujourd'hui
01:08:17les gens qui sont rentrés
01:08:18de vacances
01:08:19ça a été catastrophique
01:08:19moi chez moi
01:08:25leur caddie
01:08:25pendant presque un kilomètre
01:08:27il faut vous rendre compte
01:08:28de ce que ça veut dire aujourd'hui
01:08:29que vous êtes une personne âgée
01:08:30que vous êtes une personne
01:08:31porteuse de handicap
01:08:31parce que le clair
01:08:32c'est certainement des prix
01:08:34des prix trop
01:08:34Eric, ça marquerait
01:08:35de taxer
01:08:36de baisser 30%
01:08:37oui ça c'est ce que
01:08:38tout le monde réclame
01:08:40maintenant je suis moins sûr
01:08:41dans le lien
01:08:42que met en place
01:08:43Philippe Brun
01:08:44entre baisser le prix
01:08:45de l'essence
01:08:46et donc augmenter
01:08:48la consommation
01:08:48et que l'État
01:08:49se referait
01:08:50sur les recettes de TVA
01:08:51qu'elle perdrait
01:08:52sur le prix de l'essence
01:08:53sur la consommation
01:08:54évidemment
01:08:54mais juste
01:08:55je voulais me permettre
01:08:56monsieur le député
01:08:57de vous reprendre
01:08:57sur un sujet quand même
01:08:58et rapidement Eric
01:08:59oui parce que vous dites
01:09:00il y en a marre
01:09:01ces groupes pétroliers
01:09:03qui font des milliards
01:09:04de bénéfices
01:09:05sur la distribution
01:09:06du carburant
01:09:06vous savez combien ça représente
01:09:08la distribution du carburant
01:09:09pour Total
01:09:09en France
01:09:10par rapport aux bénéfices
01:09:11que le groupe fait
01:09:12à l'exploration
01:09:13ou à l'exploitation
01:09:14attention
01:09:14la distribution
01:09:15c'est uniquement
01:09:16les stations
01:09:16qui sont que 20% des stations
01:09:18mais attention
01:09:19Total ne fait pas
01:09:19que distribuer lui-même
01:09:21il vend à l'Eau Claire
01:09:22à Carrefour
01:09:22à Intermarché
01:09:24d'accord
01:09:24c'est rien du tout
01:09:25c'est quelques centaines
01:09:26de millions d'euros
01:09:27sur des dizaines
01:09:28de milliards de bénéfices
01:09:29faits par Total
01:09:30et vous avez vu la déclaration
01:09:31de Poyanet
01:09:32qui devrait vous intéresser
01:09:33parce que vous voulez
01:09:33taxer de nouveau
01:09:34les entreprises
01:09:35on arrête le plafonnement
01:09:36le patron de Total
01:09:37dit attention
01:09:38si on nous impose
01:09:39de nouveau cette taxe
01:09:40on arrête de plafonner
01:09:41de la taxation
01:09:41sur les Français
01:09:42parlons de la taxation
01:09:43des chiffres
01:09:44il n'y a pas que moi
01:09:45qui la propose
01:09:45il y a 6 pays européens
01:09:46oui je sais bien
01:09:48Mme Mélanie
01:09:49elle le propose
01:09:55il y a 6 pays européens
01:09:57dont l'Autriche
01:09:57et pas non plus
01:09:58des gens de gauche
01:09:58qui disent qu'il faut
01:09:59taxer les super profits
01:09:59des compagnies pétrolières
01:10:01Karl-Olivre
01:10:01on va s'en sortir ou pas ?
01:10:02il nous reste 30 secondes
01:10:03moi je suis raisonnablement optimiste
01:10:04donc on va s'en sortir
01:10:05si et seulement si
01:10:06on prend des décisions
01:10:07qui soient décisions pragmatiques
01:10:08et pour le coup
01:10:09je crois qu'on partage
01:10:10avec M. Brun
01:10:10comment on soit allé demander
01:10:11aux maires
01:10:12comment ils gèrent
01:10:12leur collectivité
01:10:13si on gérait le pays
01:10:14comme les maires
01:10:15géraient leur collectivité
01:10:16je pense que le pays
01:10:17serait en bien meilleure santé
01:10:17allez merci à tous les trois
01:10:19d'avoir participé
01:10:20à ce débat dans Pellstein
01:10:20on vous suivra
01:10:21dans la primeur de la gauche
01:10:22M. Brun
01:10:23Karl-Olivre
01:10:24lundi prochain
01:10:24Eric Lourvel
01:10:25très bientôt
01:10:25demain matin
01:10:26Michel-Edouard Leclerc
01:10:27venez à 8h10
01:10:28vous saurez tout
01:10:29sur le pouvoir d'achat
01:10:30l'inflation
01:10:31en général
01:10:31il a plutôt de bonnes prédictions
01:10:32Michel-Edouard Leclerc
01:10:34et puis demain à 21h
01:10:35n'oubliez pas le rendez-vous
01:10:36avec Bruno Retailleau
01:10:37c'est la première grande émission politique
01:10:39de CNews
01:10:39objectif
01:10:40Elysée
01:10:412027
01:10:42bonne soirée à demain
01:10:42et bien sûr
01:10:43c'est Christine Cali