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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.

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00:00:00Bonsoir à tous, c'est l'heure de Punchline jusqu'à 18h30.
00:00:03Les déclarations d'Emmanuel Macron hier à la tribune de l'ONU provoquent la colère d'Israël.
00:00:07Le président français, en dénonçant ce qui se passe à Gaza,
00:00:10a aussi affirmé que le Hamas n'avait jamais sévi en Cisjordanie,
00:00:14deux jours seulement après le meurtre d'un franco-israélien,
00:00:17père de six enfants, assassiné par un terroriste dont l'action a été immédiatement saluée par le Hamas.
00:00:22Pourquoi de telles paroles, une telle contre-vérité ? On va en débattre ce soir.
00:00:26Le service public de l'audiovisuel tire à boule et rouge sur notre chaîne
00:00:30après que nous ayons souligné les prises de pollution politique des sportifs et artistes
00:00:33qui vont toujours dans le même sens.
00:00:35Pourquoi cette perte de sang-froid ? Que cache cette agitation, cette fébrilité ?
00:00:39C'est au menu ce soir. On en discutera notamment avec Paul Amard qui est avec nous.
00:00:43Et puis tout à l'heure à 18h, on reviendra avec Henri Guénaud sur la grande peur de la guerre
00:00:47que nos dirigeants agitent à tout bout de champ.
00:00:49Y a-t-il une inflexion, selon lui, dans les discours des uns et des autres,
00:00:53notamment du même président Macron ?
00:00:55C'est ce que l'on verra dans la deuxième partie de Punchline.
00:00:58Mais Paul Amard, il est 17h, l'heure du rappel des grandes lignes de l'actualité
00:01:01avec Félicité Kindoki. Bonsoir, Félicité.
00:01:07Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:01:08La mobilisation des policiers en colère s'est poursuivie ce mercredi.
00:01:13Ce matin, bon nombre d'entre eux ont manifesté devant l'Assemblée nationale.
00:01:16Une manifestation du syndicat Alliance pour réclamer notamment
00:01:19une revalorisation salariale et des moyens supplémentaires.
00:01:22À Lyon, une bijouterie du Carré d'Or a été cambriolée cette nuit à coups de marteaux.
00:01:28Une attaque filmée dont les images témoignent de l'incroyable facilité
00:01:31avec laquelle les cambrioleurs ont pénétré dans le commerce.
00:01:34Les quatre individus ont ensuite pris la fuite à bord d'une voiture volée.
00:01:38Une enquête est ouverte.
00:01:40Après les menaces reçues par le maire de Sainte-Foy-les-Lions,
00:01:43sur fond de trafic de stupéfiants,
00:01:45le préfet du Rhône s'est exprimé sur X.
00:01:47Etienne Guillaume a exprimé son soutien indéfectible envers Bruno Jacolin
00:01:51après ses actes qualifiés d'inacceptables.
00:01:54Depuis mai dernier, le maire subit de nombreuses tentatives d'individuation
00:01:57telles que des tags, ne crevés, insultes ou encore des tirs de mortier sur son balcon.
00:02:02En Italie, la police a découvert plus de 3 millions d'euros en espèces
00:02:06dissimulées dans les murs de la maison d'un présumé baron de la drogue à Naples.
00:02:10Une saisie à la suite d'un renseignement effectué dans le cadre d'une enquête
00:02:14lancée en 2023 et qui aboutit à l'arrestation de 34 personnes
00:02:18accusées d'appartenir à un trafic de stupéfiants.
00:02:21Et on termine avec cette nouvelle.
00:02:22On en sait un peu plus sur l'implication du chef de l'État dans la visite apostolique.
00:02:26Emmanuel Macron va personnellement accueillir le souverain pontife à Orly
00:02:30vendredi matin avant un entretien à l'Elysée.
00:02:32Puis les deux hommes se retrouveront lundi à Metz.
00:02:35En revanche, le président n'assistera à aucune des Metz
00:02:38ce que prononcera Léon XIV.
00:02:40Une absence pour éviter toute critique sous couvert de laïcité.
00:02:44C'est l'essentiel de l'information, Laurence.
00:02:46Merci, j'attendais de savoir si c'était la fin.
00:02:48Félicité Kindoky qu'on retrouve tout à l'heure à 18h.
00:02:50Je salue André Valigny, qui est là.
00:02:51Bonsoir, mon cher André.
00:02:53Avocat ancien ministre, Alexandre Devecchio, journaliste.
00:02:55Bonsoir, Laurence.
00:02:55Et donc Paul Amart, journaliste.
00:02:57Bonsoir, Laurence.
00:02:57Qui a interrompu sa retraite pour venir nous parler ce soir.
00:03:00Merci beaucoup, mon cher Paul.
00:03:02Un tout petit mot, peut-être, avant de démarrer nos débats
00:03:04sur ce maire de Sainte-Foy-les-Lyons qui est menacé.
00:03:07André, vous êtes un élu local.
00:03:09Là, ça prend des proportions.
00:03:10On a l'impression qu'il y a un ensouvagement général.
00:03:13On rentre dans une bijouterie comme dans un moulin.
00:03:16Et là, on insulte les maires, en fait, et on les menace de mort.
00:03:18Non seulement on les insulte, c'est pas vraiment nouveau.
00:03:21Le fait d'être insulté, ça peut arriver parfois dans la fonction d'élu.
00:03:24Mais là, on les menace.
00:03:25On a menacé ce maire.
00:03:27On a tiré des mortiers d'artifice sur son balcon.
00:03:29On l'insulte.
00:03:30J'ai vu des images où les voyous, les trafiquants l'insultent en bas de chez lui.
00:03:35Donc, c'est une dérive très dangereuse qui fait penser aux pires heures de la mafia sicilienne.
00:03:39Exactement.
00:03:40Alors, le préfet, aujourd'hui, dit qu'il apporte son soutien.
00:03:42Heureusement que le préfet apporte son soutien.
00:03:44Mais au-delà des paroles du préfet, il faut vraiment que des mesures soient prises
00:03:47de protection policière pour ce maire, bien sûr.
00:03:49Donc, en fait, c'est une guerre de territoire.
00:03:51Ce sont les dealers qui font la loi, pas la marge, c'est ça ?
00:03:54Plus que ça, c'est un défi lancé à l'autorité,
00:03:57qui est un défi anti-républicain.
00:03:59Et ça ne vaut pas, d'ailleurs, que pour les narcotrafiquants,
00:04:01quand on parlera politique, on pourra aussi en parler
00:04:03de cette tentation de l'insurrection chez le maire de Saint-Denis
00:04:07qui dit, en cas de victoire du RN, insurrection populaire,
00:04:10Mathilde Panot ne dit pas autre chose.
00:04:12Donc, là, il y a une attitude quasiment de sédition face à l'autorité
00:04:16qui est menée ou par des criminels, par des délinquants,
00:04:19ou parfois par des politiques.
00:04:21Donc, sédition qui est généralisée, c'est ça, Alexandre Devecchio ?
00:04:24Oui, on parle parfois du basculement dans un narco-État.
00:04:28Qu'est-ce que c'est un narco-État ?
00:04:30Et quelle est la différence entre le narcotrafique, la mafia,
00:04:33et les simples trafiquants ?
00:04:34C'est que, justement, ils sont dans une guerre de territoire.
00:04:36Ils concurrencent l'État.
00:04:38Là, on est là-dedans.
00:04:40C'est à la fois le résultat du fait qu'on a laissé prospérer quand même les trafics.
00:04:47On a voulu acheter la paix sociale dans certains quartiers
00:04:50en pensant que les trafics allaient y rester circonscrits.
00:04:53Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
00:04:55Et puis, c'est le symptôme d'un affaiblissement général de l'État.
00:04:59On le voit dans tous les domaines.
00:05:01L'hôpital, on l'a vu cet été avec les incendies.
00:05:03Je crois qu'on le voit aussi dans le domaine, malheureusement, du régalier.
00:05:07Un État qui était la force de la nation française.
00:05:11On dit parfois que c'est l'État qui a créé la nation française.
00:05:13Aujourd'hui, cet État est en voie de tiers-mondisation, en réalité.
00:05:18Et ce qui va avec la tiers-mondisation, malheureusement, c'est souvent la mafia.
00:05:21Vous êtes d'accord avec ce mot, tiers-mondisation, André Maligny, ou pas ?
00:05:25J'espère que la France n'est pas encore un pays du tiers-monde.
00:05:28Non, mais en voie.
00:05:30Oui, oui.
00:05:33Je rapproche ce qui se passe à Sainte-Foy-les-Lions
00:05:35de ce qui s'est passé cet été à Alès.
00:05:37Où le maire a été exfiltré, entre guillemets, exfiltré par le raid en pleine nuit
00:05:42parce qu'il était menacé de mort par la DZ mafia.
00:05:45Donc, il y a vraiment, comment dire, une espèce de toute puissance assumée
00:05:50de la part des trafiquants de drogue qui défie maintenant l'autorité,
00:05:53les maires, bien sûr, la police, l'État.
00:05:55De là à faire l'amalgame, Paul, avec le maire de Saint-Denis,
00:05:58c'est quand même pas tout à fait...
00:05:59Non, non, non, je ne fais pas l'amalgame.
00:06:02Je ne fais pas l'amalgame.
00:06:03J'ai distingué les narcotrafiquants des politiques.
00:06:05Pardon, André, mais quand vous avez des activistes,
00:06:08place de la nation, place de la République,
00:06:12appel à l'intifada, vous savez ce que ça veut dire intifada ?
00:06:14C'est un terme arabe qui veut dire soulèvement contre l'autorité.
00:06:17Appel à l'intifada en France.
00:06:18Qu'est-ce que c'est ?
00:06:20Il y a un échec total du régalien en France.
00:06:23L'État, et particulièrement son président,
00:06:25a failli, dans son devoir de protéger les Français,
00:06:29a failli dans ses missions régaliennes.
00:06:30Ça vaut pour les narcotrafiquants, on le voit aujourd'hui,
00:06:33et les élus locaux en payent le prix très chèrement,
00:06:36mais ça vaut aussi pour une certaine partie de la classe politique
00:06:41qui est dans cette attitude de défi à l'État républicain.
00:06:44Bon, vous n'êtes pas d'accord, André, mais en avance.
00:06:48C'est vrai que la France Insoumise, parfois,
00:06:50se laisse aller à des comportements qui peuvent laisser penser
00:06:53que la sédition serait possible.
00:06:54Enfin, ils n'ont pas franchi le pas jusque-là,
00:06:56on n'en est qu'à des paroles verbales, si j'ose dire.
00:06:58Alors que là, les narcotraffitants, eux, ce sont des actes.
00:07:03Oui, mais on ne peut pas dire qu'on n'est qu'à des paroles verbales.
00:07:06Je ne veux pas cibler un élu plutôt qu'un autre.
00:07:08On sait qu'il y a eu des articles dans le Canard ou enchaînés,
00:07:11mais pour l'instant, il n'y a pas de...
00:07:12Non, non, je n'en ai pas parlé de ce qu'il y a à faire.
00:07:14Je n'ai pas parlé d'emploi fictif.
00:07:16Non, non, mais je ne parlais même pas de ça.
00:07:18Dans le Canard ou enchaînés, il y a effectivement eu des liens.
00:07:21Moi, je pense que l'étape d'après sont visées personnellement précisément.
00:07:25Quand il y a un narco-État, des narcotraffics,
00:07:27ça va avec la corruption, l'empire de la corruption.
00:07:30On sait que dans certains quartiers,
00:07:31les élus ont déjà cédé aux clientélistes.
00:07:33Peut-être demain, ils céderont soit au chantage des trafiquants,
00:07:37soit seront-ils corrompus.
00:07:39Donc, c'est une vraie question.
00:07:40C'est l'étape, je pense, d'après sur laquelle il faut être vigilant.
00:07:43Avançons un peu.
00:07:44La question du carburant, du pouvoir d'achat est au cœur des débats depuis des semaines.
00:07:48On a eu des annonces du gouvernement hier.
00:07:51On prolonge en réalité quelques aides qui étaient déjà données.
00:07:55On va peut-être écouter...
00:07:57Alors, Maude Bréjean dit, elle porte parole du gouvernement.
00:07:59100 euros, ce n'est pas rien.
00:08:00Effectivement, ce n'est pas rien pour les gens qui sont vraiment très justes tous les mois.
00:08:04Ce n'est pas non plus Noël avant l'heure.
00:08:08On va y écouter aussi Gabriel Attal, qui est en pleine campagne électorale,
00:08:11lui qui fustige un pays et un gouvernement qui court après les crises
00:08:14sans jamais arriver à reprendre le contrôle.
00:08:18Parfois, on donne l'impression de courir derrière les crises,
00:08:21de gérer leurs conséquences les unes après les autres,
00:08:23sans jamais être suffisamment prêts et suffisamment forts
00:08:26avant que ces crises ne surviennent,
00:08:28pour les éviter et pour les affronter.
00:08:30Or, je suis convaincu que le rôle de la politique
00:08:32ne peut pas être seulement de gérer la crise du moment,
00:08:35puis d'attendre la suivante.
00:08:37Il doit être de comprendre pourquoi notre pays est aussi vulnérable
00:08:41lorsqu'un choc survient
00:08:42et de traiter ces vulnérabilités à la racine
00:08:45pour préparer les prochaines crises.
00:08:47Reprendre le contrôle,
00:08:48c'est le sens même de ma candidature à l'élection présidentielle.
00:08:52Prendre le contrôle, ça veut dire sous texte que le contrôle est perdu.
00:08:56Évidemment, Paul Lamarre.
00:08:57Qui a perdu le contrôle ?
00:08:58Emmanuel Macron.
00:08:59Qui a lui-même nommé Premier ministre Gabriel Attal.
00:09:02C'est plus qu'une critique subliminale
00:09:03et disant que Gabriel Attal, aussi brillant soit-il,
00:09:07parce qu'il l'est,
00:09:08et aussi malin soit-il,
00:09:09à sa part de responsabilité.
00:09:12Non, mais c'est une analyse
00:09:14à laquelle je pourrais souscrire totalement.
00:09:16Je pense qu'effectivement,
00:09:17l'un des problèmes des hommes politiques aujourd'hui,
00:09:19c'est qu'ils sont dans le court terme,
00:09:20ils n'ont pas de vision à long terme.
00:09:22Et du coup, effectivement,
00:09:23ils gèrent les crises
00:09:24plutôt que de les anticiper
00:09:27et puis ils n'ont pas de vision de redressement.
00:09:29Tout ça est vrai.
00:09:30Mais c'est vrai que quand on entend Gabriel Attal,
00:09:33on a l'impression qu'il est dans l'opposition depuis 10 ans.
00:09:36En réalité, il est dans la majorité depuis 10 ans.
00:09:38Ça ne se passait pas merveilleusement
00:09:40quand il était là non plus.
00:09:42Sinon, le président de la République
00:09:43n'aurait pas dissous.
00:09:44Alors, c'était une erreur de dissoudre,
00:09:45mais s'il a dissous,
00:09:46c'est qu'il y avait quelques raisons.
00:09:48Et donc, Gabriel Attal est comptable
00:09:51quasiment des 10 ans de Macron.
00:09:52Ensuite, il a fait deux mois à Matignon
00:09:54ou trois mois.
00:09:55Six mois.
00:09:56Je suis méchant.
00:09:58Enfin, il n'a même pas fait de budget.
00:10:00Donc, il ne peut pas nous expliquer
00:10:02que s'il avait été à Matignon
00:10:03et qu'il était resté,
00:10:04tout irait bien.
00:10:05En réalité,
00:10:06ce à quoi on assiste,
00:10:07c'est l'accélération
00:10:08de ce à quoi on a assisté
00:10:09depuis 10 ans.
00:10:11Et il en est comptable.
00:10:12C'était l'un des plus proches
00:10:13d'Emmanuel Macron.
00:10:13Alors, André ?
00:10:15Oui, moi, je suis totalement d'accord
00:10:16avec ce que viennent de dire
00:10:17Paul Amard et Alexandre Devecchio.
00:10:19Il y a un sparadrap
00:10:20qui colle aux chaussures
00:10:21de Gabriel Attal
00:10:22comme d'Edouard Philippe.
00:10:23C'est le fait qu'ils ont été
00:10:24premiers ministres de Macron
00:10:25et que depuis 10 ans,
00:10:26ils sont dans la majorité macroniste.
00:10:28Donc, ils ont beau faire
00:10:29tout ce qu'ils veulent
00:10:30et faire toutes les déclarations
00:10:32et la main sur le cœur...
00:10:32Qui appellent à des missions,
00:10:34qui dit...
00:10:35Ça n'est pas crédible.
00:10:36Moi, je me souviens,
00:10:37parce que je suis le plus ancien
00:10:38autour de cette table,
00:10:39de Jacques Chirac
00:10:40par rapport à Giscard d'Estaing.
00:10:42Chirac avait démissionné en 76.
00:10:44Il n'était resté que deux ans
00:10:45à Matignon.
00:10:45Et de 76 à 81,
00:10:47il s'était opposé
00:10:48tout au moins ouvertement
00:10:49à Giscard,
00:10:50ce qui lui a permis
00:10:51de prendre date ensuite.
00:10:53Alors que là,
00:10:54Edouard Philippe et Gabriel Attal,
00:10:55ils sont totalement liés
00:10:56par le bilan de Macron.
00:10:58Oui, bien sûr.
00:10:58Il avait pris date
00:11:00pour très très longtemps après.
00:11:01Il a fallu attendre.
00:11:03La politique, c'est du long terme.
00:11:04Bon, écoutez,
00:11:05est-ce qu'on écoute peut-être
00:11:06Jean-Luc Mélenchon
00:11:07qui a fait une conférence de presse
00:11:08et qui dit, lui,
00:11:09que, eh bien évidemment,
00:11:10la politique du gouvernement
00:11:12est incohérente ?
00:11:12Allez, on l'écoute
00:11:13et on avance.
00:11:15Le gouvernement,
00:11:18visiblement,
00:11:18est dépassé par la situation,
00:11:21fluctue entre des arguments
00:11:22qui ne tiennent pas
00:11:23plus debout les uns que les autres.
00:11:25On a entendu parler
00:11:27d'une prime,
00:11:29je ne sais pas comment
00:11:29on appelle ça,
00:11:30d'un dédommagement,
00:11:31d'un chèque.
00:11:32Et ensuite,
00:11:33divers aides
00:11:33dont on a tous compris
00:11:34qu'elles reposent sur le fait
00:11:35que les ayants droit
00:11:36oublieront peut-être
00:11:37de les réclamer,
00:11:37peut-être parce qu'elles
00:11:39ne sont pas à la hauteur
00:11:40de la situation.
00:11:41Le plus grotesque
00:11:42étant évidemment
00:11:43la proposition
00:11:43de Mme Le Pen
00:11:45puisqu'elle propose
00:11:47de baisser la TVA
00:11:49mais la TVA
00:11:50n'a jamais empêché
00:11:51les prix d'augmenter.
00:11:52Nous, nous proposons
00:11:53le blocage
00:11:54de la marge.
00:11:55Très calme,
00:11:56très très calme
00:11:57le ton
00:11:57de M. Mélenchon
00:12:00Et je crois
00:12:00qu'on est à un tournant
00:12:02de la campagne
00:12:02pour Mélenchon.
00:12:03Il va se présidentialiser,
00:12:05il va se mitterrandiser,
00:12:07les grandes déclarations
00:12:08enflammées,
00:12:09les grandes invectives,
00:12:10tout ça,
00:12:10c'est derrière nous,
00:12:11je pense.
00:12:12Et on va assister
00:12:13à un Mélenchon
00:12:14qui va progressivement
00:12:15endosser les habits
00:12:16d'un président
00:12:17au-dessus de la mêlée,
00:12:18calme,
00:12:19rassurant,
00:12:21rassembleur.
00:12:21D'accord.
00:12:23Pour ceux qui y croiront.
00:12:24Pour ceux qui y croiront
00:12:26au numéro d'artiste.
00:12:27André fait la très bonne analyse.
00:12:29Il va être très patelin.
00:12:31Il va la jouer
00:12:31Mitterrand en 81.
00:12:33Mitterrand d'ailleurs
00:12:34qui avait réussi
00:12:34à fédérer
00:12:35tout en s'alliant
00:12:36avec les communistes
00:12:37au gouvernement
00:12:39après sa victoire.
00:12:40Mais évidemment,
00:12:40il ne faudra pas
00:12:41être dupe.
00:12:44Mélenchon,
00:12:44c'est l'homme
00:12:45le plus brillant
00:12:45aujourd'hui,
00:12:46comme l'était d'ailleurs
00:12:47Jean-Marie Le Pen
00:12:48en son temps.
00:12:48Et donc,
00:12:49il est capable
00:12:49de changer de posture.
00:12:50D'ailleurs,
00:12:51sur le fond,
00:12:51il a changé si souvent.
00:12:53Lui, le franc-maçon.
00:12:54Lui, l'universaliste.
00:12:55Lui, le laïc.
00:12:56Le trotskiste.
00:12:57Devenu soumis
00:12:59aux islamistes
00:13:00prendre ce ton-là.
00:13:01Moi, je ne suis
00:13:02absolument pas dupe
00:13:03et j'espère
00:13:04que les Français
00:13:05ne le seront pas.
00:13:06Alors, Alexandre,
00:13:07les Français seront dupes
00:13:08ou pas ?
00:13:09Non, je pense
00:13:10qu'ils ne seront pas dupes
00:13:11mais en tout cas,
00:13:11il a une stratégie
00:13:12pour être au second tour.
00:13:14Je pense qu'il n'est pas
00:13:15en situation aujourd'hui
00:13:17de réunir
00:13:18d'être tout de suite
00:13:1950% au second tour.
00:13:21Par contre,
00:13:22se qualifier
00:13:22pour ce second tour
00:13:23avec une base solide
00:13:25qu'il a mobilisé
00:13:27sur des enjeux
00:13:28très identitaires,
00:13:29très communautaristes,
00:13:30etc.
00:13:30Et on voit bien
00:13:31que là,
00:13:31c'est la deuxième phase.
00:13:32Il va élargir sa base
00:13:34en allant sur le terrain social
00:13:36et plutôt habilement.
00:13:38Maintenant,
00:13:38on peut parler
00:13:39du fond de sa proposition.
00:13:43je pense que sur le fond,
00:13:46la vérité,
00:13:47c'est que le coût
00:13:48aujourd'hui
00:13:50des carburants,
00:13:51c'est les taxes,
00:13:5360% de taxes.
00:13:54Donc moi,
00:13:55je suis plutôt favorable.
00:13:57Total,
00:13:57je joue plutôt le juge
00:13:58et plutôt bon élève
00:14:00sur ce coup-là.
00:14:01Mais l'État,
00:14:02moi,
00:14:03je pense que la solution
00:14:03la plus rapide,
00:14:04la plus pragmatique,
00:14:05encore une fois,
00:14:06c'est la baisse des taxes.
00:14:07Oui,
00:14:08mais encore faut-il
00:14:08avoir les finances
00:14:09pour pouvoir le faire.
00:14:10Oui,
00:14:10mais je ne peux
00:14:11plus le répéter,
00:14:12ça va coûter plus cher
00:14:13à l'État
00:14:13de ne pas vouloir
00:14:14baisser les taxes
00:14:14que de les baisser
00:14:15puisque ça aura
00:14:16un coût social,
00:14:17un coût en termes
00:14:18de chômage,
00:14:18d'activité,
00:14:19de croissance
00:14:20qui, à la fin,
00:14:21va être plus lourd
00:14:22que de baisser les taxes
00:14:23de manière pragmatique
00:14:25pour soutenir la croissance.
00:14:26Les Français ne sont pas du...
00:14:26On parle de la radicalisation
00:14:28de la vie politique.
00:14:29On peut aussi parler
00:14:29de la radicalisation
00:14:30de l'espace médiatique,
00:14:31mon cher Paul Amart.
00:14:32On a eu à l'exemple
00:14:34de Charles Sapin
00:14:34qui s'est fait éjecter
00:14:35de France Inter
00:14:37parce que les syndicats
00:14:39ne supportaient pas
00:14:41la voix dominante
00:14:43dans cette radio.
00:14:44Il y a aujourd'hui
00:14:44Patrick Cohen
00:14:45qui a critiqué
00:14:46notre ami Pascal Praud
00:14:49notamment parce qu'il a
00:14:50pointé du doigt
00:14:51les prises de position
00:14:52de certains
00:14:53à la fois sportifs
00:14:54et artistes.
00:14:55Il a juste dit
00:14:57certains donnent leur avis
00:14:59sur la situation
00:15:00toujours évidemment
00:15:01dans le même sens.
00:15:01On écoute ce qu'a dit
00:15:02Patrick Cohen
00:15:02et je vous passe la parole.
00:15:05Et Pascal Praud
00:15:05depuis a passé encore
00:15:07un cran
00:15:07en annonçant hier
00:15:09après avoir épinglé
00:15:10l'actrice Adèle Exarchopoulos,
00:15:12l'humoriste Paul Birambel
00:15:13et le journaliste
00:15:14Jean-Michel Apathy
00:15:15qu'il fera chaque matin
00:15:16désormais un point
00:15:18sur les personnalités publiques
00:15:20mobilisées contre le RN.
00:15:21Ces campagnes de dénigrement
00:15:23conduites par ces héros
00:15:24autoproclamés
00:15:25de la liberté d'expression
00:15:26n'ont effectivement
00:15:27qu'un but.
00:15:27Harceler, terroriser,
00:15:29réduire au silence.
00:15:30Les médias bollorés
00:15:31ne se contentent plus
00:15:31de promouvoir ouvertement
00:15:33les parties d'extrême droite.
00:15:34Ils en sont le bras armé.
00:15:36Paul Amart, terroriser.
00:15:38Le mot a été lâché, terrorisé.
00:15:41C'est une charge
00:15:42d'une violence absolument inouïe.
00:15:44Inouïe.
00:15:45Contre un confrère,
00:15:46peut-être contre un concurrent
00:15:48qui tient d'ailleurs
00:15:49cette violence
00:15:50à plusieurs raisons.
00:15:51D'abord,
00:15:53Patrick Cohen manque
00:15:53à son devoir de neutralité.
00:15:55Il le dit
00:15:56sur le service public
00:15:57qui vit grâce
00:15:58à notre argent,
00:15:59nos impôts.
00:16:00Donc Patrick Cohen
00:16:01parle en notre nom.
00:16:02Et cet échange
00:16:03que nous avons eu
00:16:04montre qu'il y a
00:16:04une diversité d'opinions.
00:16:06Moi-même,
00:16:07quand je dirigeais
00:16:07le service politique
00:16:08quand je présentais le 20h,
00:16:09je vous assure
00:16:10que c'était obsessionnel
00:16:11chez moi.
00:16:11Je pensais à l'auditoire
00:16:13en me disant
00:16:14qu'il y avait des gens
00:16:14d'extrême gauche,
00:16:15d'extrême droite,
00:16:16du centre, etc.
00:16:17Et je tenais
00:16:17à respecter cette diversité.
00:16:19Aujourd'hui,
00:16:20Patrick Cohen ne le fait pas.
00:16:21Il y a une deuxième raison.
00:16:22C'est l'attitude
00:16:23de la direction.
00:16:24Je note qu'il fera
00:16:26sans doute son édito
00:16:26demain matin.
00:16:27Donc, il ne sera pas
00:16:29désavoué par la direction
00:16:30qui valide donc
00:16:31cette charge très violente
00:16:32contre un groupe concurrent.
00:16:34et il y a une troisième raison
00:16:35encore plus inquiétante.
00:16:38C'est la méthode
00:16:39choisie par Patrick Cohen
00:16:40qui me fait penser
00:16:41à la version accusatoire
00:16:42de l'extrême gauche,
00:16:45des islamistes.
00:16:46Voilà un garçon
00:16:47qui a été pris
00:16:48en flagrant délit
00:16:49de compromission
00:16:50avec Thomas Le Grand
00:16:51avec un parti,
00:16:52un parti de gauche,
00:16:54mais ce serait,
00:16:54je vous assure,
00:16:55croyez-moi,
00:16:55je suis sincère,
00:16:56ce serait un parti de droite,
00:16:57je dirais exactement
00:16:58la même chose.
00:16:59Et ce garçon
00:17:00qui est coupable
00:17:00de compromission
00:17:01se transforme en procureur
00:17:03et va attaquer
00:17:04un concurrent,
00:17:05un journaliste
00:17:06et le désigne
00:17:07en coupable imaginaire.
00:17:08Coupable de rien,
00:17:10il a été convaincu
00:17:11de, il n'y a pas eu
00:17:12de coupes poursuites,
00:17:13il n'y a pas eu
00:17:13d'enquête,
00:17:14mon cher Paul,
00:17:15sur les propos
00:17:15qui ont été tenus
00:17:16avec Thomas Le Grand
00:17:17de la part de Patrick Cohen
00:17:19sur cette érachie
00:17:20d'Atati à l'époque.
00:17:21On a les éléments
00:17:23sonores,
00:17:24il y a une enquête
00:17:25journalistique
00:17:26qui a été remarquable
00:17:27et qui a démontré
00:17:29la complicité.
00:17:30On ne l'entend pas dire,
00:17:30voilà,
00:17:32mais vous savez,
00:17:34les choses...
00:17:34Laurent,
00:17:35c'est moi qui le dis.
00:17:36C'est vous qui le dis.
00:17:36C'est pas vous.
00:17:37Ok, très bien.
00:17:37André Valigny.
00:17:38Sur cet épisode,
00:17:39Cohen ne dit rien
00:17:40dans la bande son
00:17:41qu'on a entendue.
00:17:42C'est Le Grand
00:17:42qui dit,
00:17:43pour Dati,
00:17:43on fait ce qu'il faut,
00:17:44mais Cohen ne dit rien.
00:17:45Alors Cohen aurait dû
00:17:45se lever,
00:17:46mon cher André.
00:17:48Alors Cohen aurait dû
00:17:49se lever,
00:17:49mon cher André.
00:17:49Oui,
00:17:50alors j'ai une divergence
00:17:51avec Paul Amard
00:17:53sur ce qu'il a dit
00:17:54par rapport à Patrick Cohen.
00:17:55Il n'a pas à être neutre,
00:17:57Patrick Cohen.
00:17:58Il est éditorialiste.
00:17:59Donc,
00:18:01il exprime ce qu'il ressent,
00:18:02il donne son point de vue.
00:18:03Un éditorialiste,
00:18:04par définition,
00:18:05c'est quelqu'un
00:18:05qui fait un éditorial
00:18:06et qui donc prend position.
00:18:08André,
00:18:08d'accord avec vous.
00:18:09Le lundi,
00:18:09Patrick Cohen parle le matin.
00:18:11Le mardi,
00:18:11Charles Sapin parle
00:18:12le lendemain matin.
00:18:13Ah mais,
00:18:14moi sur Charles Sapin,
00:18:15j'ai dit sur ce plateau
00:18:16à plusieurs reprises
00:18:16que je n'étais pas choqué
00:18:17que Charles Sapin
00:18:18ait deux minutes
00:18:19sur France Appareil.
00:18:19Moi de mon temps,
00:18:20de mon temps si j'ose dire.
00:18:21Marcel Tria,
00:18:22communiste,
00:18:22parlait le matin.
00:18:23Le lendemain matin,
00:18:24j'ai invité François d'Orsival,
00:18:25Valeurs Actuelles,
00:18:26qui parlait à son tour.
00:18:28La diversité.
00:18:28Et Marcel Tria était communiste.
00:18:30Je l'ai dit.
00:18:30Oui,
00:18:31vous ne l'avez pas dit
00:18:31qu'il était communiste.
00:18:32Si,
00:18:32il l'a dit.
00:18:33Oui,
00:18:34je me souviens très bien.
00:18:35Cohen,
00:18:36éditorialiste,
00:18:36a le droit de dire
00:18:37ce qu'il a envie de dire,
00:18:38notamment de s'en prendre
00:18:40à Pascal Praud.
00:18:41C'est une sorte de ping-pong
00:18:42entre France Inter
00:18:43et CNews,
00:18:44et notamment le plateau
00:18:45de Pascal Praud
00:18:45et de William Goldnadel.
00:18:46Tous les soirs,
00:18:47ils font une charge
00:18:49contre France Inter.
00:18:50Et donc,
00:18:51France Inter répond.
00:18:52Ce qui m'étonne,
00:18:52moi,
00:18:52c'est qu'on assiste aujourd'hui
00:18:53à une dérive.
00:18:54Le débat politique
00:18:55se transfère maintenant
00:18:56dans les médias.
00:18:57C'est-à-dire que...
00:18:58Parce que les politiques
00:18:59ne disent plus rien.
00:19:01Peut-être.
00:19:02Pas faux, Alexandre.
00:19:03Effectivement.
00:19:03Non, mais c'est vrai.
00:19:04Alexandre ?
00:19:04Non, pour répondre
00:19:05à André Valigny sur...
00:19:07Effectivement,
00:19:08je suis heureux
00:19:08de vous l'entendre dire,
00:19:10Patrick Cohen
00:19:10est éditorialiste.
00:19:12Et je dis ça
00:19:12parce qu'au moment
00:19:14de l'affaire Le Grand,
00:19:17des fameux enregistrements,
00:19:19j'avais fait débattre
00:19:20sur la question
00:19:20du pluralisme
00:19:21au Figaro,
00:19:23Patrick Cohen
00:19:23et Mathieu Bocoté.
00:19:25C'est très intéressant.
00:19:26Vous pourrez retrouver
00:19:27l'échange.
00:19:28Et Patrick Cohen
00:19:28s'est vertué à dire
00:19:29je suis un éditorialiste
00:19:32mais je ne suis pas
00:19:32un vrai éditorialiste.
00:19:34Je ne fais pas
00:19:34comme les autres.
00:19:35Je me contente
00:19:36de faire du factuel.
00:19:37Vous pourrez retrouver
00:19:38l'échange.
00:19:39Et ce à quoi
00:19:39Mathieu Bocoté
00:19:40lui avait répondu
00:19:41en fait,
00:19:42on fait le même métier
00:19:42sauf que moi,
00:19:43j'assume
00:19:44que je suis engagé,
00:19:45que je défends
00:19:46une sensibilité des idées
00:19:47et vous,
00:19:48vous ne le faites pas.
00:19:48Et oui,
00:19:49et moi je suis d'accord
00:19:50avec Mathieu Bocoté,
00:19:51je le redis,
00:19:51je lui avais dit en privé
00:19:52avec Patrick Cohen,
00:19:53oui,
00:19:54vous êtes un éditorialiste,
00:19:55même un excellent éditorialiste,
00:19:57vous le prouvez,
00:19:59plutôt d'une sensibilité centriste
00:20:01ou extrême centriste
00:20:02si je veux faire mon travail
00:20:04d'éditorialiste
00:20:05et être un peu polémiste.
00:20:06Oui,
00:20:07Le Grand est le meilleur
00:20:09éditorialiste
00:20:09d'extrême centre.
00:20:10Le Grand, pardon.
00:20:11Cohen est aujourd'hui
00:20:12le meilleur éditorialiste
00:20:13d'extrême centre
00:20:14de France.
00:20:15Simplement,
00:20:15il faut qu'il l'assume
00:20:16et qu'il arrête
00:20:17de se cacher.
00:20:18Maintenant,
00:20:18ce qui est intéressant,
00:20:19c'est le timing,
00:20:20je dirais.
00:20:22Évidemment.
00:20:22Le timing.
00:20:23Pourquoi attaquer
00:20:24CNews aujourd'hui
00:20:25sur quelque chose
00:20:26en plus
00:20:27qui est un peu absurde ?
00:20:29Pascal Praud
00:20:30n'a harcelé personne,
00:20:31il n'a fait que noter
00:20:32qu'il n'a terrorisé personne
00:20:33pour les mots
00:20:34attaçants.
00:20:34Non, il a juste expliqué
00:20:35qu'effectivement,
00:20:37les artistes pouvaient
00:20:39militer contre le haine,
00:20:40on ne verra jamais.
00:20:41C'est seulement dans un sens.
00:20:42Voilà,
00:20:42c'est seulement dans un sens.
00:20:43C'est que dans un sens,
00:20:44pas dans l'autre.
00:20:44Ce qui est une évidence,
00:20:45donc ce n'est pas du harcèlement.
00:20:47Donc, c'est ridicule,
00:20:48mais on voit bien
00:20:48que les attaques
00:20:49contre CNews
00:20:50viennent au moment
00:20:51où France Inter
00:20:52est en très grande difficulté
00:20:54suite à l'affaire Sapin.
00:20:56Puisque si quelqu'un
00:20:57doit vraiment remplir
00:20:58des exigences
00:21:00en matière de pluralisme,
00:21:01c'est le service public
00:21:02parce qu'il est censé
00:21:03représenter tous les Français.
00:21:05Donc, on voit bien
00:21:06qu'il y a une part
00:21:06de contrefeu
00:21:08d'allumé par Patrick Cohen
00:21:10qui, je le répète,
00:21:11est un excellent
00:21:13éditorialiste.
00:21:14Allez, Paul Amar,
00:21:14le dernier mot.
00:21:15Inversion déontologique,
00:21:16je note simplement,
00:21:18mon cher André,
00:21:19que lorsque Pascal Praud
00:21:20dit ce qu'il dit
00:21:21le soir à 20h,
00:21:22vous êtes face à lui.
00:21:24Et vous dites
00:21:25ce que vous pensez
00:21:27de ses propos
00:21:27et vous pouvez même
00:21:28le contredire.
00:21:29Ça m'arrive.
00:21:30Oui, oui, tout à fait.
00:21:31Je vous regarde,
00:21:32je vous écoute.
00:21:33Et lorsque Patrick Cohen
00:21:34ou quiconque
00:21:36dit ce qu'il pense,
00:21:37et en général,
00:21:38ça va dans le même sens
00:21:38sur France Inter,
00:21:40personne n'est en face
00:21:40pour le contredire.
00:21:41C'est tout.
00:21:42Ça, vous ne le contestez pas,
00:21:44mon cher ami André.
00:21:45Non, mais c'est sûr
00:21:45qu'à France Inter,
00:21:46il y a plus de gens
00:21:47de gauche
00:21:48que de gens
00:21:48qui ne sont pas de gauche.
00:21:50Et c'est la raison
00:21:51pour laquelle
00:21:52cette affaire Sapin
00:21:53est malheureuse
00:21:54parce que France Inter
00:21:55s'est tiré une balle
00:21:56dans le pied
00:21:57après la commission d'enquête,
00:21:58le rapport à l'oncle.
00:22:00Radio France
00:22:00et France Inter en particulier
00:22:01avaient l'occasion
00:22:02de montrer
00:22:02que le pluralisme,
00:22:03ça existe.
00:22:05Et cette espèce
00:22:05de cabale contre Sapin
00:22:07qui certes venait
00:22:07de Valeurs Actuelles,
00:22:08qui est un journal
00:22:09très, très, très,
00:22:09très à droite,
00:22:10condamné en plus,
00:22:12tombe très mal
00:22:12pour Radio France
00:22:13en laissant en difficulté.
00:22:15J'ajouterais
00:22:15parce que j'ai dit
00:22:16qu'il allumait
00:22:17un contrefeu
00:22:18pour une façon critique
00:22:21qui visait France Inter.
00:22:22Je pense qu'aussi
00:22:24il donne des gages.
00:22:25Moi, je pense
00:22:26parce que je connais
00:22:26un peu
00:22:27comment ça fonctionne
00:22:28France Inter.
00:22:29Et je disais
00:22:30qu'il était d'extrême-centre.
00:22:31Et en fait,
00:22:31il est assez en minorité
00:22:32chez France Inter,
00:22:33il faut bien dire la vérité.
00:22:34Aujourd'hui,
00:22:35qui est-ce qui tient
00:22:35France Inter,
00:22:36en tout cas au niveau
00:22:37syndical,
00:22:38c'est l'extrême-gauche.
00:22:39C'est la France insoumise.
00:22:40D'ailleurs,
00:22:41on a bien vu
00:22:41que Jean-Luc Mélenchon
00:22:42avait été le premier
00:22:43à se féliciter
00:22:44de l'élection
00:22:45de Charles Sapin.
00:22:45Donc, je pense
00:22:46qu'il leur dit aussi
00:22:46« moi aussi,
00:22:48je combats
00:22:48l'extrême-droite,
00:22:50etc. »
00:22:51Parce qu'il sait
00:22:52qu'il y a
00:22:52d'une certaine manière,
00:22:54je pense que c'est
00:22:54le prochain sur la liste.
00:22:55En vérité,
00:22:56la logique stalinienne
00:22:58est en branle
00:22:58et on voit bien
00:22:59que la gauche radicale
00:23:00ne supporte
00:23:01aucune contradiction.
00:23:02Donc, un jour,
00:23:03Patrick Cohen
00:23:03sera victime,
00:23:04lui aussi,
00:23:05de cette sanction.
00:23:07Ce que dit Alexandre
00:23:08est tout à fait pertinent.
00:23:09Je pense que
00:23:10cette offensive médiatique
00:23:11participe d'une grande
00:23:12offensive, en fait,
00:23:13de plus grande ampleur
00:23:14politique
00:23:15où le danger
00:23:16d'extrême-droite
00:23:17est mis en avant,
00:23:18le danger fasciste.
00:23:20Toute la campagne
00:23:21présidentielle
00:23:21va être marquée
00:23:22par ce danger.
00:23:23Pour l'instant,
00:23:24imaginaire,
00:23:24Marine Le Pen
00:23:25n'est pas au pouvoir.
00:23:26On ne peut même pas
00:23:27tirer un bilan
00:23:28d'un mandat
00:23:29d'un dirigeant
00:23:31d'extrême-droite.
00:23:31On ne peut pas le faire.
00:23:32Donc, on est dans le virtuel
00:23:33et là,
00:23:34il y a comme une
00:23:35une jonction
00:23:36qui est faite
00:23:37entre le monde
00:23:38politique d'extrême-gauche
00:23:40et le monde médiatique
00:23:41sous emprise
00:23:42d'extrême-gauche
00:23:43pour mener
00:23:43cette campagne
00:23:44sur un danger
00:23:45pour l'instant
00:23:46imaginaire.
00:23:47Allez, petite pause.
00:23:47On se retrouve
00:23:48dans un instant.
00:23:49On évoquera les propos
00:23:49d'Emmanuel Macron
00:23:50hier soir
00:23:51à la tribune de l'ONU.
00:23:53Propos à la fois
00:23:54sur la Russie
00:23:55et l'Ukraine
00:23:55mais surtout sur Israël
00:23:57qui ont fait bondir.
00:23:58On vous explique pourquoi
00:23:59dans un instant.
00:23:59A tout de suite.
00:24:03On se retrouve
00:24:03dans Punchline.
00:24:04André Valini
00:24:05Daniela,
00:24:05Alexandre Devecchio
00:24:06et Paul Amar.
00:24:07On va évoquer
00:24:07le discours
00:24:08d'Emmanuel Macron
00:24:09hier soir
00:24:09à la tribune
00:24:09des Nations Unies
00:24:11à New York
00:24:12dans laquelle
00:24:13il a vivement
00:24:14critiqué
00:24:14l'inaction internationale
00:24:16au Proche-Orient
00:24:17et puis surtout
00:24:18il a braqué
00:24:18les projecteurs
00:24:19sur la situation
00:24:20à Gaza
00:24:20et il a dit
00:24:21dans un premier temps
00:24:21que c'était un spectacle
00:24:22qui nous fait honte
00:24:23à tous
00:24:23ce qu'il a dit
00:24:24et ensuite
00:24:25il a affirmé
00:24:26que le Hamas
00:24:27n'avait jamais
00:24:28sévi en Cisjordanie
00:24:30on va voir
00:24:30pourquoi ça fait bondir
00:24:31évidemment
00:24:31les Israéliens
00:24:33écoutons d'abord
00:24:34exactement
00:24:34très précisément
00:24:35ce qu'a dit
00:24:36le président français
00:24:38Regardez ce qui se passe
00:24:39en Cisjordanie
00:24:42où chaque jour
00:24:43des violations
00:24:45sont faites
00:24:46au nom de quoi ?
00:24:48Le Hamas
00:24:49n'a jamais sévi
00:24:50en Cisjordanie
00:24:51Le Hamas
00:24:52n'a jamais sévi
00:24:53en Cisjordanie
00:24:54Paul Amar
00:24:54c'est totalement faux
00:24:55évidemment
00:24:56ce n'est pas le Hamas
00:24:57qui est au pouvoir
00:24:57en Cisjordanie
00:24:58c'est l'autorité palestinienne
00:24:59le Hamas fait des morts
00:25:01pas plus tard
00:25:01qu'il y a deux jours
00:25:02un terroriste
00:25:03a abattu un père de famille
00:25:04Pardon de le dire
00:25:04aussi brutalement
00:25:05il s'agit du président
00:25:06de la république
00:25:07mon propos paraîtra
00:25:08peut-être diffamatoire
00:25:09c'est tout simplement
00:25:10une déclaration mensongère
00:25:12mensongère
00:25:12tout simplement
00:25:13deux jours
00:25:15avant ce discours
00:25:16quelques jours
00:25:16avant ce discours
00:25:17la veille du jour
00:25:18du grand pardon
00:25:19qui est une fête sacrée
00:25:20chez les juifs religieux
00:25:22un homme
00:25:23qui s'appelle
00:25:23Néthanel Chukroun
00:25:25qui était avec son fils
00:25:26qui se baignait
00:25:27dans une rivière
00:25:28a été tué
00:25:29son fils
00:25:29a réussi à s'enfuir
00:25:30sur l'ordre
00:25:31injonction de son père
00:25:32lui a été tué
00:25:33par un membre du Hamas
00:25:35quasiment tous les deux jours
00:25:37il y a des attentats
00:25:38commis par le Hamas
00:25:40si une élection
00:25:41aujourd'hui
00:25:41je vous assure
00:25:42avait lieu en Cisjordanie
00:25:44à laquelle tient tant
00:25:45le président de la république française
00:25:4780% des palestiniens
00:25:50de Cisjordanie
00:25:50voterait pour le Hamas
00:25:52c'est une des raisons
00:25:53pour lesquelles Mahmoud Abbas
00:25:54n'organise pas d'élection
00:25:56depuis 20 ans
00:25:58par peur
00:25:58par peur
00:25:59d'être débordée
00:26:01et si une élection
00:26:02devait avoir lieu demain
00:26:03la Cisjordanie
00:26:04deviendrait un nouveau Gaza
00:26:05d'avant le 7 octobre
00:26:07je ne comprends pas
00:26:09le chef de l'Etat
00:26:09je suis intrigué
00:26:10par cette obsession
00:26:11israélienne
00:26:12a-t-il parlé
00:26:13au cours de son discours
00:26:14le dernier de son mandat
00:26:15de ses deux mandats
00:26:16il pouvait en profiter
00:26:17des persécutions
00:26:18contre les chrétiens
00:26:19en Orient
00:26:21massacrés
00:26:22au Nigeria
00:26:22massacrés en Afrique
00:26:24à deux jours
00:26:24de la visite du pape
00:26:26a-t-il parlé
00:26:27je n'ai pas écouté
00:26:28tout son discours
00:26:28comme vous l'avez dit
00:26:29j'étais en retraite
00:26:30pour écrire un livre
00:26:31a-t-il parlé
00:26:32de Christophe Glez
00:26:34détenu
00:26:34par le pouvoir algérien
00:26:36depuis tant de temps
00:26:37vous êtes une des rares
00:26:38sinon la seule
00:26:38chère Laurence
00:26:39a évoqué son sort
00:26:41tous les jours
00:26:41dans l'émission
00:26:42que vous présentez
00:26:43sur CNews
00:26:44a-t-il parlé
00:26:45des musulmans
00:26:46des ouïghours
00:26:47massacrés par les chinois
00:26:48non
00:26:49la Cisjordanie
00:26:50je vais le dire aussi brutalement
00:26:51sous forme de question
00:26:52qui est ma question
00:26:53qui n'est pas la vôtre
00:26:54monsieur Macron
00:26:55que doit-il
00:26:56au monde arabo-musulman
00:26:58que doit-il au Qatar
00:26:59pour se comporter ainsi
00:27:01point d'interrogation
00:27:02alors
00:27:02c'est le jugement sévère
00:27:04évidemment
00:27:04de Paul Hamard
00:27:05qui fait réagir
00:27:06en Israël
00:27:08Benjamin Netanyahou
00:27:09rappelle que
00:27:10des terroristes du Hamas
00:27:10mènent des attaques
00:27:11contre les juifs
00:27:12presque tous les jours
00:27:13et qu'ils ont assassiné
00:27:14d'innombrables civils
00:27:15israéliens
00:27:16en Cisjordanie
00:27:17lui il parle
00:27:17de la Judée Samarie
00:27:18nous nous parlons
00:27:19de la Cisjordanie
00:27:19on va juste écouter
00:27:20peut-être
00:27:21Éric Danon
00:27:22ancien ambassadeur
00:27:23de France en Israël
00:27:24qui souligne
00:27:25que la responsabilité
00:27:26du Hamas
00:27:26est passée sous silence
00:27:27en Cisjordanie
00:27:28écoutons Éric Danon
00:27:29Ce qui me gêne
00:27:32dans le discours
00:27:33c'est la dimension morale
00:27:35d'abord
00:27:36mais qu'est-ce que c'est que ça
00:27:37un spectacle
00:27:38qui nous fait honte
00:27:39à tous
00:27:40mais il ne dit pas
00:27:41clairement
00:27:42qui produit
00:27:43ce spectacle
00:27:44et toute la suite
00:27:45du discours
00:27:46semble désigner
00:27:47Israël
00:27:48évidemment
00:27:49c'est-à-dire
00:27:50les opérations militaires
00:27:52la situation
00:27:53les colons
00:27:54en Cisjordanie
00:27:55etc.
00:27:57Le Hamas
00:27:57lui c'est comme
00:27:58s'il n'avait pas
00:27:59de responsabilité
00:28:00là-dedans
00:28:00dans le discours
00:28:01de l'an dernier
00:28:02Emmanuel Macron
00:28:03avait parfaitement
00:28:04rappelé
00:28:05le 7 octobre
00:28:06et le rôle
00:28:07du Hamas
00:28:08dans la crise
00:28:09là
00:28:09c'est passé
00:28:11sous silence
00:28:12La première partie
00:28:13du discours
00:28:14où il dit
00:28:14à Gaza
00:28:15c'est une honte
00:28:16un spectacle
00:28:16qui nous fait honte
00:28:17à tous
00:28:17André Valli
00:28:18le président sait
00:28:19que le Hamas
00:28:20évidemment
00:28:20sévit dans Cisjordanie
00:28:21le quai d'Orsay
00:28:22a tenté après
00:28:23de dire
00:28:23qu'il y avait
00:28:24une erreur de traduction
00:28:25le passage
00:28:26a d'ailleurs été retiré
00:28:27du replay
00:28:28de cette intervention
00:28:29il y a une gêne
00:28:30évidemment
00:28:31du côté du pouvoir
00:28:32Je n'arrive pas
00:28:32à comprendre
00:28:33ce qui s'est passé
00:28:33est-ce qu'il s'est laissé
00:28:34emporter
00:28:35par son discours
00:28:37devant une assemblée
00:28:38c'est vrai
00:28:39majoritairement acquise
00:28:40à la cause palestinienne
00:28:41c'était son dernier discours
00:28:42à l'ONU
00:28:43parce que soit
00:28:44il n'est pas au courant
00:28:45de ce que le Hamas
00:28:47fait en Cisjordanie
00:28:48et c'est grave
00:28:48soit il est au courant
00:28:50et c'est encore plus grave
00:28:51d'avoir dit ça
00:28:51donc je n'arrive pas
00:28:52à comprendre
00:28:52ce qui s'est passé
00:28:53pourquoi il a dit ça
00:28:54c'est une gaffe
00:28:55à un moment donné
00:28:56il ne s'est pas calculé
00:28:57je suis peut-être
00:28:58un peu naïf
00:28:58je mets ça
00:28:59sur le compte
00:29:00de l'emportement
00:29:01de l'hubris peut-être
00:29:03de parler devant l'ONU
00:29:04pour la dernière fois
00:29:05Vous pensez vraiment
00:29:06que c'est une gaffe
00:29:07de la part du président français
00:29:09qui a reconnu
00:29:10l'état de Palestine
00:29:11qui pointe du doigt
00:29:12l'action d'Israël à Gaza
00:29:14Vous croyez vraiment
00:29:14que c'est une gaffe ?
00:29:15Non mais je crois
00:29:15qu'il a bien fait
00:29:17de reconnaître
00:29:18l'état de Palestine
00:29:18même si ça n'a pas produit
00:29:19beaucoup d'effets jusque-là
00:29:20il a raison de dire
00:29:22que ce qui se passe
00:29:22en Cisjordanie
00:29:23est inacceptable
00:29:24de la part des colons
00:29:25Encore un soldat israélien
00:29:26blessé dans une attaque
00:29:27à la voiture billet
00:29:27en Cisjordanie
00:29:28Oui mais enfin
00:29:28les colons
00:29:29souvent soutenus
00:29:30par l'armée israélienne
00:29:31se comportent très mal
00:29:32en Cisjordanie
00:29:32Non non
00:29:33combattus par l'armée israélienne
00:29:34croyez-moi
00:29:34Pas tous
00:29:35Ah non non
00:29:36croyez-moi
00:29:36ça se passe assez violemment
00:29:38entre colons
00:29:39et soldats israéliens
00:29:40Vraiment
00:29:41En tout cas
00:29:43sur le Hamas
00:29:44il a commis une erreur
00:29:46pour ne pas dire
00:29:47une faute majeure
00:29:48en disant ce qu'il a dit
00:29:49Je peux pas
00:29:50d'un mot simplement
00:29:51J'ai cité tout à l'heure
00:29:52l'homme qui a été abattu
00:29:53père de 6 ans
00:29:54Nathalie Chukroon
00:29:55il est franco-israélien
00:29:57le président de la république
00:29:58aurait pu
00:29:58il est donc français
00:29:59Vous savez au cours
00:29:59de cette tournée en Afrique
00:30:00Emmanuel Macron
00:30:01avait dit
00:30:02s'adressant aux algériens
00:30:03aux franco-algériens
00:30:04vous êtes français à 100%
00:30:07algériens à 100%
00:30:08soyez fiers
00:30:09moi je le suis
00:30:10Les franco-israéliens
00:30:11seraient-ils français à 0% ?
00:30:13On se pose la question
00:30:14Alexandre Devecchio
00:30:15sur ce qui s'est passé
00:30:16à l'ONU
00:30:16ce discours
00:30:17Non
00:30:18j'ai pas non plus
00:30:19d'explication
00:30:20toutes les hypothèses
00:30:21sont sur la table
00:30:23celles que suggère
00:30:24Paul Hamas
00:30:25celle de Lubris
00:30:26ça pourrait être
00:30:27quelque chose
00:30:27qui ressemble
00:30:28au président de la république
00:30:29la dernière fois
00:30:29qu'il parle à l'ONU
00:30:30il fait
00:30:31il fait des images
00:30:32mais moi je m'interroge
00:30:33toujours
00:30:35sur le sort
00:30:36de la France
00:30:37je suis pas un spécialiste
00:30:38de géopolitique
00:30:40même si j'ai mon idée
00:30:41sur la question
00:30:41effectivement
00:30:42ce qu'il a dit
00:30:42est factuellement
00:30:44mais on a aujourd'hui
00:30:46en France
00:30:47une montée
00:30:48de l'islamisme
00:30:49on est nous-mêmes
00:30:50on a nous-mêmes
00:30:51il n'y a pas si longtemps
00:30:52que ça
00:30:52et même encore très récemment
00:30:54été touché
00:30:54violemment
00:30:55par le terrorisme
00:30:56on a une communauté
00:30:58on a une communauté
00:30:59juive
00:31:00qui a peur
00:31:01qui quitte
00:31:02le pays
00:31:03donc aller dire ça
00:31:05c'est vraiment
00:31:06être extrêmement léger
00:31:08par rapport
00:31:09à la situation
00:31:10française
00:31:10et mettre même
00:31:11les
00:31:11et pour le coup
00:31:13c'est mettre en
00:31:13sans vouloir faire
00:31:14mon Patrick Cohen
00:31:16alors je dis pas
00:31:16mais d'une certaine manière
00:31:17il met
00:31:18en danger
00:31:19les juifs
00:31:20les juifs français
00:31:21et même les français
00:31:22parce qu'il justifie
00:31:24par là
00:31:24l'islamisme
00:31:26il pointe du doigt
00:31:27un bouc émissaire
00:31:28donc je trouve que
00:31:29pour un président
00:31:30de la république
00:31:31c'est extrêmement
00:31:31ça dénote
00:31:32une forme
00:31:33d'insouciance
00:31:34presque
00:31:35qui ne correspond pas
00:31:35à la gravité
00:31:36de la situation
00:31:37géopolitique internationale
00:31:38mais aussi
00:31:39de la situation
00:31:41française
00:31:42qui est grave
00:31:42et dramatique
00:31:44vous savez qu'après
00:31:45le 7 octobre
00:31:47une réunion
00:31:48très discrète
00:31:49a eu lieu à Gaza
00:31:50entre des dirigeants
00:31:51du Hamas
00:31:52et des diplomates français
00:31:54et le Hamas
00:31:55a obtenu une faveur
00:31:56c'est lui-même
00:31:56qui a choisi
00:31:57les Gazaouis
00:31:59qui ont été
00:32:00exfiltrés
00:32:01de Gaza
00:32:02et qui sont aujourd'hui
00:32:03en France
00:32:03qui sont aujourd'hui
00:32:04en Europe
00:32:04il y a des membres
00:32:05du Hamas
00:32:06qui sont aujourd'hui
00:32:07en Europe
00:32:07qui se promènent
00:32:08en Belgique notamment
00:32:09et qui donc
00:32:10peuvent passer
00:32:11d'un pays
00:32:11à l'autre
00:32:12et il y a même
00:32:13un attentat
00:32:15considérable
00:32:15qui a été heureusement
00:32:16une tentative d'attentat
00:32:18déjoué
00:32:18déjoué en Allemagne
00:32:19et qui était
00:32:22imaginé
00:32:22projeté
00:32:23par des membres
00:32:24du Hamas
00:32:25voilà
00:32:25on rajoute
00:32:27un dernier mot
00:32:27c'est bon
00:32:28on a évoqué
00:32:29ça
00:32:29Emmanuel Macron
00:32:30par ailleurs
00:32:31n'assistera pas
00:32:33aux messes
00:32:34en tout cas
00:32:35à la messe
00:32:36du pape
00:32:37à Paris
00:32:38d'ailleurs
00:32:38à aucune messe
00:32:39a priori
00:32:39il va l'accueillir
00:32:40à son arrivée
00:32:42mais visiblement
00:32:44le courant ne passe pas
00:32:45entre le souverain pontife
00:32:46et le président français
00:32:47qui a refusé
00:32:48d'ailleurs tous les honneurs
00:32:49dignes d'état
00:32:50remise de décoration
00:32:51c'est ça
00:32:52de mémoire
00:32:53on lui a proposé
00:32:54de lui remettre
00:32:54une décoration
00:32:55visite privée
00:32:56à Notre-Dame
00:32:58visiblement
00:32:58le pape a refusé
00:32:59tout ça
00:33:00est-ce que ça aurait pu
00:33:00braquer notre président
00:33:02André Valigny
00:33:03est-ce que vous avez
00:33:03des informations
00:33:04exclusives
00:33:04à nous livrer
00:33:05non je n'ai pas
00:33:06d'informations
00:33:06exclusives
00:33:07mais c'est vrai
00:33:07que la presse
00:33:09bruise de rumeurs
00:33:10disant qu'il y aurait
00:33:11un peu d'eau dans le gaz
00:33:12entre le Vatican
00:33:13et l'Elysée
00:33:14dans l'eau bénite
00:33:14dans l'eau bénite
00:33:15oui dans l'eau bénite
00:33:16à l'occasion
00:33:17de cette visite papale
00:33:18sur le fait
00:33:19qu'il n'assiste pas
00:33:20à la messe
00:33:21Jacques Chirac
00:33:22comme Nicolas Sarkozy
00:33:23d'ailleurs
00:33:23n'avait pas assisté
00:33:24aux messes
00:33:24des papes
00:33:25lorsqu'ils sont venus
00:33:26c'est une espèce
00:33:27de respect de la laïcité
00:33:28Madame Macron
00:33:29sera présente
00:33:30elle est catholique
00:33:30on le sait
00:33:32Sébastien Lecornu
00:33:32sera là
00:33:33il est catholique
00:33:33pratiquant
00:33:34on le sait aussi
00:33:34je crois en revanche
00:33:35que Macron a fait savoir
00:33:36qu'il n'était pas croyant
00:33:37il y a quelques années
00:33:38ah bon
00:33:39oui
00:33:41donc il y a une espèce
00:33:42de cohérence
00:33:43alors je compte sur vous
00:33:43pour vérifier l'information
00:33:45je crois que l'est exact
00:33:46Emmanuel Macron
00:33:47avait assisté
00:33:47à la messe
00:33:48donnée par le pape
00:33:49François
00:33:50à Marseille
00:33:51au stade Vélodrome
00:33:53absolument
00:33:54donc la rumeur
00:33:55vous y étiez
00:33:56donc il avait assisté
00:33:57oui là il y était
00:33:57c'est la géométrie variable
00:33:59alors la rumeur intéressante
00:34:00dit mais je pense que c'est vrai
00:34:01que Emmanuel Macron
00:34:02a proposé
00:34:03au pape
00:34:04d'arriver avec lui
00:34:06à Notre-Dame
00:34:07et de lui présenter
00:34:08tous les corps de métier
00:34:09qui ont contribué
00:34:10à la restauration
00:34:11de Notre-Dame
00:34:12ce que le pape a refusé
00:34:13donc vous avez dit hubris
00:34:15hubris
00:34:15vous avez dit hubris
00:34:17on va juste écouter
00:34:18quelques archives
00:34:19des présidents
00:34:19que vous avez évoqués
00:34:20qui reçoivent des papes
00:34:21et puis je vous passe la parole
00:34:22à Alexandre
00:34:23sur le fait que le président Macron
00:34:24n'ira pas à la messe du pape
00:34:26Léon XIV pardon
00:34:28Notre devoir
00:34:29et notre volonté
00:34:32s'accordent à préserver
00:34:35comme un bien très précieux
00:34:37la liberté pour chacun
00:34:39de croire
00:34:40La France et le Saint-Siège
00:34:42se rejoignent
00:34:43dans ce combat
00:34:44pour un monde
00:34:45qui place l'homme
00:34:46au coeur de tout projet
00:34:49Très Saint-Père
00:34:49vous honorez la France
00:34:52et vous honorez la France
00:34:53au travers d'un attribut
00:34:55qui lui est particulièrement cher
00:34:57sa culture
00:34:59Pas de discours donc
00:35:00d'Emmanuel Macron
00:35:01mon cher Alexandre
00:35:02pour accueillir Léon XIV
00:35:02Oui Emmanuel Macron
00:35:03qui n'a pas de chance
00:35:04avec les papes
00:35:05parce qu'il se prend
00:35:05vent sur vent
00:35:06C'était déjà le cas
00:35:08François déjà
00:35:08C'était déjà le cas
00:35:09Très frais
00:35:10C'est pour ça qu'on imagine
00:35:11pourquoi il est un peu énervé
00:35:12parce qu'effectivement
00:35:13quand on voit ces images
00:35:13tout le monde a eu le droit
00:35:14à sa rencontre avec le pape
00:35:16qui a priori
00:35:17est aussi un chef d'état
00:35:19donc ça pourrait être logique
00:35:20qu'il rencontre aussi
00:35:22un autre chef d'état
00:35:23donc je ne sais pas pourquoi
00:35:24Emmanuel Macron
00:35:24doit mal s'y prendre
00:35:25Je pense que
00:35:26le souverain pontife
00:35:29les souverains pontifs
00:35:30ont le souci
00:35:31d'apparaître humbles
00:35:32en réalité
00:35:33de ne pas apparaître
00:35:34instrumentalisés
00:35:35par qui que ce soit
00:35:36et je me dis
00:35:36que dans ces invitations
00:35:37la ficelle doit être grosse
00:35:39puisque à chaque fois
00:35:40il se prend
00:35:41il se prend la porte
00:35:42donc bon
00:35:44il n'est plus là
00:35:44pour très longtemps
00:35:46Emmanuel Macron
00:35:47mais il n'a pas progressé
00:35:48entre François et Léon
00:35:50dans ses techniques
00:35:51d'approche du pape
00:35:52visiblement
00:35:53Le pape va quand même
00:35:54venir à l'Elysée
00:35:55demain soir
00:35:56je crois qu'il va faire
00:35:56un discours
00:35:57aux autorités politiques
00:35:58à l'Elysée
00:35:59il y aura un discours
00:36:00Après peut-être
00:36:01le pape n'a pas oublié
00:36:02la loi sur l'euthanasie
00:36:03la loi sur la fin de vie
00:36:05peut-être que ça fait partie
00:36:07évidemment
00:36:09des motifs
00:36:09de ce refus
00:36:10Sans doute
00:36:11en réalité
00:36:11la vérité c'est que Léon
00:36:12veut s'adresser avant tout
00:36:13aux croyants
00:36:14Il ne vient pas en tant
00:36:15que chef d'Etat
00:36:16en France
00:36:17il vient en tant
00:36:17que chef
00:36:18de l'Eglise
00:36:21et son message
00:36:22est avant tout
00:36:23le message
00:36:24d'un prêtre
00:36:25en fait
00:36:25en réalité
00:36:26ou d'un pape
00:36:27en tout cas
00:36:28Il vient évangéliser
00:36:29et qui est très intéressé
00:36:31Alexandre
00:36:31par le regain de foi
00:36:32notamment chez les jeunes
00:36:33il y a eu des records
00:36:34de baptêmes
00:36:36là ces derniers mois
00:36:37et c'est sans doute ça
00:36:38qui doit vraiment intéresser
00:36:39le pape Léon XIV
00:36:40et écoutez
00:36:41alors j'aimerais bien
00:36:42qu'on écoute une archive
00:36:42de Jean-Paul II
00:36:43qui est venu lui
00:36:45au bourgis en juin
00:36:45en 1980
00:36:47et qui interpellait
00:36:50la France
00:36:50en réalité
00:36:51écoutez ce qu'il disait
00:36:51Alors
00:36:54permettez-moi
00:36:56pour
00:36:58conclure
00:37:00de vous interroger
00:37:02France
00:37:05fille aînée
00:37:08de l'Eglise
00:37:10es-tu
00:37:13fidèle
00:37:14aux promesses
00:37:16de ton baptême
00:37:18qu'est-ce que c'est
00:37:20incroyablement fort
00:37:20ce discours
00:37:21es-tu fidèle
00:37:22aux promesses
00:37:23de ton baptême
00:37:24France
00:37:24fille aînée
00:37:25de l'Eglise
00:37:26la réponse
00:37:27elle n'est pas
00:37:28très très évidente
00:37:29si on regarde
00:37:29ce qui s'est passé
00:37:30au plan politique
00:37:31ces dernières années
00:37:32mon cher André Valigny
00:37:33c'est vrai que
00:37:34vous en avez parlé
00:37:35à l'instant
00:37:35la loi sur l'euthanasie
00:37:37a braqué
00:37:38c'est le moins qu'on puisse dire
00:37:38le Vatican
00:37:40moi j'étais allé au Vatican
00:37:42lorsque j'étais au gouvernement
00:37:43à plusieurs reprises
00:37:44et j'avais
00:37:44pu m'entretenir rapidement
00:37:46avec le pape François
00:37:49qui à l'époque
00:37:50déjà
00:37:51n'était pas très content
00:37:52du mariage
00:37:53entre personnes
00:37:54de même sexe
00:37:54il m'en avait fait
00:37:56plus ou moins le reproche
00:37:56comme je représentais
00:37:57le gouvernement
00:37:58de Hollande
00:37:58et Valls
00:37:59donc là c'était
00:38:00le mariage homosexuel
00:38:01mais alors l'euthanasie
00:38:02c'est encore plus grave
00:38:03si j'ose dire
00:38:04aux yeux de l'Eglise
00:38:04c'est le tabou ultime
00:38:05Alexandre Devecchio
00:38:06évidemment
00:38:07oui
00:38:08et ça dit des choses
00:38:09aussi sur la
00:38:10la civilisation
00:38:12occidentale
00:38:13qui peut-être
00:38:14renonce à ses fondements
00:38:15et c'est là
00:38:15où le message politique
00:38:16pas politique
00:38:17spirituel du pape
00:38:19sera intéressant
00:38:21donc je crois que oui
00:38:22il est question
00:38:23dans ce voyage
00:38:25plutôt de spiritualité
00:38:26de savoir aussi
00:38:28quelle est la place
00:38:29des vieux pays chrétiens
00:38:31dans le monde chrétien
00:38:33le pape François
00:38:34s'adressait plutôt
00:38:35à la périphérie
00:38:37Jean-Paul II
00:38:38avait réveillé l'Est
00:38:41et d'une certaine manière
00:38:42comme le dit
00:38:43le cardinal Bustio
00:38:44peut-être que le souverain pontife
00:38:46Léon
00:38:46veut réveiller l'Ouest
00:38:48donc je crois que
00:38:49c'est ces enjeux-là
00:38:50qui les intéressent
00:38:51et pas les enjeux
00:38:52politiciens
00:38:54et sans doute
00:38:54est-ce une manière aussi
00:38:56de montrer
00:38:58son mécontentement
00:39:00sur cette question
00:39:00de l'euthanasie
00:39:02de ne pas
00:39:04se rapprocher
00:39:05d'Emmanuel Macron
00:39:05je pense que sans doute
00:39:06le pape
00:39:07le Vatican
00:39:08est sans doute
00:39:09attentif
00:39:09à l'évolution
00:39:10quand même
00:39:10de notre pays
00:39:12à ses assauts répétés
00:39:13même s'il ne le dira pas
00:39:14évidemment
00:39:15parce qu'il ne fera pas
00:39:16de discours politique
00:39:17de ce point de vue
00:39:17à ses assauts répétés
00:39:19contre ce que j'appellerais moi
00:39:20la singularité française
00:39:21origine chrétienne
00:39:22fille aînée de l'église
00:39:24qui semble l'oublier parfois
00:39:25et crédo
00:39:27si j'ose dire
00:39:27laïque
00:39:28il y a une singularité française
00:39:30et il y a des attaques
00:39:31répétées
00:39:32de la part de qui vous savez
00:39:33contre cette identité française
00:39:35et je pense
00:39:36et effectivement
00:39:36Alexandre a raison de dire
00:39:37que cette identité
00:39:38peut s'émousser
00:39:40au fil du temps
00:39:41pour peu que le peuple français
00:39:42ne réagisse pas
00:39:43pour le coup
00:39:45il est plus philosophique
00:39:46que politique
00:39:48mais là
00:39:49il y a une vraie menace
00:39:50qui pèse
00:39:50sur cette singularité
00:39:52beaucoup plus que l'identité
00:39:53et je suis sûr
00:39:54que le pape
00:39:55est attentif
00:39:56à cette menace là
00:39:57bien sûr
00:39:57alors il y aura pas mal
00:39:58de politiques quand même
00:39:59qui assisteront à la messe
00:40:00mon cher André
00:40:01des gens du gouvernement
00:40:03alors je ne retrouve pas
00:40:04exactement la DPS
00:40:06monsieur Rotaillot
00:40:07enfin tous les gens
00:40:08qui sont
00:40:09c'est intéressant
00:40:10de monsieur Bardella
00:40:11je crois
00:40:12sera présent
00:40:13c'est aussi un moment
00:40:15peut-être
00:40:16de communion nationale
00:40:17on peut l'espérer
00:40:17ou ça ne sera pas vraiment
00:40:19le temps de la trêve
00:40:20ça peut l'être
00:40:22ça peut être la trêve
00:40:23ça dure une heure
00:40:23une heure et demie
00:40:24donc pendant une heure et demie
00:40:26c'est vrai que
00:40:27la question religieuse
00:40:28enfin la présence du pape
00:40:30va peut-être
00:40:31permettre d'échapper
00:40:32un peu aux querelles
00:40:32politiciennes
00:40:34mais pour revenir à
00:40:35il y aura aussi
00:40:36Marine Le Pen
00:40:36Gabriel Attal
00:40:37et Dorfier
00:40:37à la laïcité
00:40:38et au respect de la laïcité
00:40:40par le chef de l'état
00:40:41le général de Gaulle
00:40:42qui Dieu sait
00:40:42s'il était pratiquant
00:40:43avec une chapelle
00:40:45à l'Elysée
00:40:45il allait à la messe
00:40:46tous les dimanches
00:40:46à Colombay
00:40:47lorsqu'il allait
00:40:48lorsqu'il assistait
00:40:49à une messe
00:40:50en tant que prison
00:40:50de la République
00:40:51il ne communiait pas
00:40:52en revanche
00:40:53quand il était à Colombay
00:40:54à titre privé
00:40:55personnel
00:40:55il communiait
00:40:57donc il faisait bien
00:40:58la différence
00:40:59entre le chef de l'état
00:41:00et le chrétien
00:41:02Charles de Gaulle
00:41:02et ça ça a de l'importance
00:41:03encore aujourd'hui
00:41:04Alexandre de Vecchio ou pas ?
00:41:05oui ça en a
00:41:06mais enfin là par contre
00:41:07je crois que c'est pas du tout
00:41:08la raison pour laquelle
00:41:09Emmanuel Macron
00:41:09n'assiste pas au messe
00:41:10parce que vous l'avez rappelé
00:41:11il était à Marseille
00:41:13donc il aurait pu y assister
00:41:15sans communier
00:41:16c'est pas ce qu'on lui demandait
00:41:18donc après moi je pense
00:41:19que c'est bien
00:41:19qu'un chef d'état
00:41:20fasse la distinction
00:41:21mais faire la distinction
00:41:23est une chose
00:41:24la séparation entre
00:41:25l'église et l'état
00:41:26oublier qu'on est
00:41:27un pays de culture chrétienne
00:41:28où on est une autre
00:41:30et ce qui est un peu
00:41:32regrettable aujourd'hui
00:41:33c'est qu'on a le sentiment
00:41:36qu'un certain nombre
00:41:37d'hommes politiques
00:41:38ont honte du fait
00:41:40qu'il y a une large part
00:41:41de notre histoire
00:41:41pas toute notre histoire
00:41:42elle se résume pas seulement
00:41:43au catholicisme
00:41:44mais enfin c'est quelque chose
00:41:45d'important
00:41:46judéo-chrétienne
00:41:47allons-y
00:41:48les racines judéo-chrétiennes
00:41:49judéo-chrétiennes
00:41:50le judéo-chrétiennes va bientôt
00:41:51disparaître
00:41:53les racines elles le sont
00:41:54judéo-chrétiennes
00:41:56voilà grecques romaines
00:41:57mais la partie catholique
00:41:59semble être honteuse
00:42:01alors qu'on peut ne pas
00:42:02être catholique
00:42:03ne pas être pratiquant
00:42:04et pourtant être attaché
00:42:06à cette histoire
00:42:07qui se lie d'ailleurs
00:42:08dans nos paysages
00:42:09dans les monuments
00:42:11partout en fait
00:42:11sur le territoire français
00:42:13et en tout cas
00:42:13on suivra sur CNews
00:42:15ces trois jours de visite
00:42:17un vendredi, samedi, dimanche
00:42:18même lundi
00:42:18quatre jours pardon
00:42:19de visite du pape
00:42:21qui ira à Lourdes
00:42:23aussi
00:42:23et à Metz
00:42:24où il scélérera
00:42:25une messe
00:42:26voilà
00:42:27je me sens très concentré
00:42:28mon cher André Valéry
00:42:30on passerait
00:42:31au confessionnal
00:42:32après l'émission
00:42:32petite pause
00:42:33on se retrouve dans un instant
00:42:34on sera avec Henri Guénaud
00:42:36on reviendra
00:42:37sur la partie
00:42:38du discours
00:42:40d'Emmanuel Macron
00:42:40qui concernait plutôt
00:42:41la Russie
00:42:43et l'Ukraine
00:42:43et puis un petit peu
00:42:44de pouvoir d'achat aussi
00:42:45à tout de suite
00:42:49et on se retrouve
00:42:50dans Punchline
00:42:50pour la suite
00:42:51de notre émission
00:42:52dernier discours
00:42:53d'Emmanuel Macron
00:42:54hier à la tribune
00:42:54des Nations Unies
00:42:55avant la fin
00:42:56de son mandat présidentiel
00:42:57situation au Moyen-Orient
00:42:59tirade contre Israël
00:43:00soutien militaire
00:43:01réaffirmé à l'Ukraine
00:43:02que faut-il retenir
00:43:03de ce dernier tour de piste
00:43:04du président français
00:43:04qui a provoqué
00:43:06la fureur d'Israël
00:43:07on va en débattre ce soir
00:43:07avec Henri Guénaud
00:43:08qui est notre invité
00:43:09lui qui dénonce
00:43:10le fait que nous marchons
00:43:11vers la guerre
00:43:12comme des somnambules
00:43:13voilà pour Punchline
00:43:15juste après le rappel
00:43:16des grandes lignes
00:43:17de l'actualité
00:43:17avec Félicité Kindoki
00:43:19qui est là sur ce plateau
00:43:19bonsoir Félicité
00:43:24bonsoir Laurence
00:43:25bonsoir à tous
00:43:26Sébastien Lecornu
00:43:27tend la main
00:43:27aux socialistes
00:43:28tentés par la censure
00:43:30dans la perspective
00:43:30de l'élection présidentielle
00:43:32dans un courrier
00:43:33adressé aux députés
00:43:34et aux sénateurs PS
00:43:35le Premier ministre
00:43:35propose de les rencontrer
00:43:37pour bâtir
00:43:38comme l'an dernier
00:43:38un compromis
00:43:39sur le budget
00:43:40pour 2027
00:43:41de son côté
00:43:42le député
00:43:42Philippe Brun
00:43:43se dit lui
00:43:43victime d'un coup
00:43:44monté
00:43:45voire même
00:43:45d'une exécution politique
00:43:47après le rejet
00:43:48par la justice
00:43:49de sa demande
00:43:49de réintégration
00:43:50à la primaire socialiste
00:43:51Philippe Brun
00:43:52assure que
00:43:53les accusations
00:43:53de violence
00:43:54de la part
00:43:54d'une de ses collaboratrices
00:43:56sont fausses
00:43:57et ont pour but
00:43:58de l'empêcher
00:43:58d'être candidat
00:43:59il a annoncé
00:44:00et saisir la cour d'appel
00:44:01ne manquez pas
00:44:02la grande interview
00:44:03demain matin
00:44:04le maire d'hiver droite
00:44:05de Bézier
00:44:05Robert Ménard
00:44:06sera votre invité
00:44:07Laurence Ferrari
00:44:08un rendez-vous à ne pas manquer
00:44:09demain 8h10
00:44:10en direct
00:44:11sur notre antenne
00:44:12dans l'affaire
00:44:13de prise illégale
00:44:14d'intérêt
00:44:14autour de l'armateur
00:44:15MCS
00:44:16un non-lieu
00:44:17a été requis
00:44:18au bénéfice
00:44:19de l'ex-bras droit
00:44:20d'Emmanuel Macron
00:44:20Alexis Roller
00:44:22qui a toujours contesté
00:44:24son toute infraction
00:44:254 ans après sa mise en examen
00:44:27et 6 ans après l'ouverture
00:44:29de l'information judiciaire
00:44:30le parquet national financier
00:44:31a demandé au juge d'instruction
00:44:33de clore le dossier
00:44:34la suite est désormais
00:44:35entre les mains
00:44:36du magistrat instructeur
00:44:37et puis l'Azerbaïdjan
00:44:38qui a gracié
00:44:39Martin Ryan
00:44:40un français emprisonné
00:44:42depuis 2023
00:44:43pour espionnage
00:44:44une décision qui intervient
00:44:46peu de temps après
00:44:46la levée des sanctions européennes
00:44:48visant le milliardaire
00:44:49Alisher Ousmanov
00:44:50considéré comme un proche
00:44:51du pouvoir à Bakou
00:44:53que demandait la France
00:44:55la diplomatie française
00:44:56a salué un geste humanitaire
00:44:58Martin Ryan
00:44:58devrait regagner la France
00:44:59dans la soirée
00:45:00Merci beaucoup
00:45:01Félicité Kindoki
00:45:02et on rappelle aussi
00:45:03que notre confrère
00:45:04Christophe Glaze
00:45:05est toujours emprisonné
00:45:06en Algérie
00:45:07on attendait sa libération
00:45:08elle n'est toujours pas survenue
00:45:10donc solidarité
00:45:11avec notre confrère
00:45:12qui est toujours
00:45:13aux mains du régime algérien
00:45:15Henri Guénaud est avec nous
00:45:15bonsoir Henri
00:45:16Bonsoir
00:45:16on va évoquer avec vous
00:45:17ce discours d'Emmanuel Macron
00:45:18on a évoqué l'aspect
00:45:20Israël il y a quelques instants
00:45:21on va parler de ce qu'il a dit
00:45:22à propos de l'Ukraine
00:45:23et de la Russie
00:45:23mais vous vouliez reprendre
00:45:25un mot d'un mot
00:45:25ce qu'on a dit sur le pape
00:45:27la venue du pape
00:45:27Léon XIV
00:45:28vous avez dit
00:45:29c'est pas qu'une question
00:45:30de laïcité
00:45:31le fait qu'Emmanuel Macron
00:45:32ne se rende pas
00:45:32à la messe
00:45:33qu'est-ce que vous vouliez nous dire
00:45:34je ne sais pas pour quelle raison
00:45:36il ne se rend pas à la messe
00:45:37et au fond
00:45:37je me en contrefiche
00:45:38voilà
00:45:39mais je veux dire que
00:45:41d'abord la question de la laïcité
00:45:42est très particulière
00:45:43la question de la laïcité
00:45:45et la fille née de l'église aussi
00:45:47je veux dire que c'est
00:45:49rendait à César ce qui est à César
00:45:50à Dieu ce qui est à Dieu
00:45:51voilà
00:45:51c'est pas quelque chose
00:45:52qui est étranger
00:45:54à notre héritage
00:45:56de civilisation chrétienne
00:45:58puisque cet héritage
00:45:59il est fondé
00:45:59précisément sur la distinction
00:46:01du temporel et du spirituel
00:46:03alors pendant des siècles
00:46:04l'État
00:46:05s'est confondu
00:46:06avec la religion
00:46:08on les a séparés
00:46:10mais je veux dire
00:46:11ça ne peut pas être en soi
00:46:12un vrai
00:46:13un véritable objet
00:46:15de combat avec
00:46:16enfin
00:46:17comment dire
00:46:18voilà
00:46:19d'affrontement
00:46:20avec l'église
00:46:22à condition évidemment
00:46:23qu'on ait une conception
00:46:24raisonnable de la laïcité
00:46:26c'est-à-dire qu'elle ne soit pas
00:46:26un combat
00:46:27elle-même contre la religion
00:46:28bon
00:46:29ce problème a été réglé
00:46:30depuis longtemps
00:46:31depuis Léon XIII au moins
00:46:33avec
00:46:35donc il n'y a pas
00:46:36voilà
00:46:36il peut y avoir
00:46:37mais il peut y avoir
00:46:38en revanche des sujets
00:46:39voilà
00:46:40le pape
00:46:40ce que je voulais dire
00:46:41c'est simplement que
00:46:42le pape
00:46:42c'est pas un chef d'État
00:46:43comme un autre
00:46:44mais c'est pas non plus
00:46:45un chef spirituel
00:46:46comme un autre
00:46:47il est à la fois
00:46:47un chef d'État
00:46:48et un chef spirituel
00:46:49et ça en fait un personnage
00:46:50tout à fait à part
00:46:51ce qui me gêne
00:46:52dans la présentation
00:46:53qu'on donne aujourd'hui
00:46:54pas spécialement vous
00:46:55mais de ce voyage
00:46:57c'est qu'on a l'air
00:46:58d'opposer les deux
00:47:00or les papes ont tout fait
00:47:02pour rester des chefs d'État
00:47:02voilà
00:47:03c'est-à-dire qu'ils l'ont été longtemps
00:47:06tout en distinguant normalement
00:47:07le temporel et le spirituel
00:47:08mais quand même
00:47:09le rôle du pape
00:47:10c'est de porter la parole de Dieu
00:47:13dans le temporel
00:47:15dans le monde tel qu'il est
00:47:16y compris dans le monde politique
00:47:18voilà
00:47:19donc
00:47:19et dans la société
00:47:20bon
00:47:21ils sont restés des chefs d'État
00:47:23volontairement
00:47:23pour ça qu'il reste encore
00:47:24le Vatican
00:47:25donc
00:47:26qu'il y a des nonces apostoliques
00:47:28donc ils sont des ambassadeurs
00:47:29des vrais ambassadeurs
00:47:30pas seulement des évêques
00:47:31des vrais ambassadeurs
00:47:32donc il a un rôle politique
00:47:33c'est ce que vous nous dites
00:47:34il a forcément
00:47:35enfin il a un rôle
00:47:36dans la politique
00:47:37ça ne veut pas dire
00:47:38que c'est un homme politique
00:47:39mais c'est à la fois
00:47:41un chef d'État
00:47:42c'est-à-dire une institution temporelle
00:47:43et un chef spirituel
00:47:44mais quoi de plus politique
00:47:45que justement
00:47:46de ne pas faire de la politique
00:47:47en refusant
00:47:48en refusant
00:47:49je ne sais pas
00:47:50apparemment
00:47:51il a refusé un certain nombre
00:47:52des événements
00:47:53que lui est proposé
00:47:54Emmanuel Macron
00:47:55moi je vais vous dire
00:47:56mon sentiment
00:47:56je ne sais pas
00:47:57si ça vient d'Emmanuel Macron
00:47:58ou si ça vient du pape
00:47:59mais si ça vient
00:48:01de l'un, de l'autre
00:48:01ou des deux
00:48:02c'est une erreur
00:48:04voilà
00:48:04celui
00:48:04regardez d'ailleurs
00:48:05vous avez passé un extrait
00:48:07du discours de Jean-Paul II
00:48:08Jean-Paul II
00:48:09est l'exemple
00:48:11magnifique
00:48:11de ce qu'est
00:48:13un grand pape
00:48:14qui est à la fois
00:48:15un homme d'État
00:48:16engagé dans le monde
00:48:17et portant
00:48:18la parole de Dieu
00:48:19dans le monde
00:48:19et un chef spirituel
00:48:21voilà
00:48:22et personne
00:48:22en fait personne
00:48:23ne lui a contesté
00:48:24ça
00:48:25il a même réussi
00:48:25à imposer ça
00:48:27au pays de l'Est
00:48:28au régime communiste
00:48:29je veux dire que
00:48:30c'est ça
00:48:31c'est ça un pape
00:48:32voilà
00:48:32un pape dans ce qu'il y a
00:48:33de plus grand
00:48:34et de plus conforme
00:48:35à sa vocation
00:48:36donc je ne sais pas
00:48:37de qui c'est la faute
00:48:38mais je pense
00:48:39qu'il ne faut pas
00:48:39les opposer
00:48:40qu'on distingue
00:48:41à certains moments
00:48:42je crois que c'est André
00:48:43qui parlait
00:48:44du général de Gaulle
00:48:45et de sa manière
00:48:48de communier
00:48:49mais c'était parfait
00:48:50il était chrétien
00:48:51personne ne le
00:48:52catholique
00:48:52personne ne lui reprochait
00:48:54mais lui
00:48:55s'obligeait
00:48:56en tant que chef de l'État
00:48:57en tant que chef d'État
00:48:59à un certain comportement
00:49:00à une forme
00:49:01à une forme de respect
00:49:02précisément
00:49:03de la séparation
00:49:04de l'Église
00:49:04et de l'État
00:49:05ça ne l'empêchait pas
00:49:06d'être chrétien
00:49:06et ça ne l'empêchait pas
00:49:07d'être catholique
00:49:08et d'agir d'ailleurs
00:49:09en tant que tel
00:49:10dans sa façon de gouverner
00:49:12voilà
00:49:12donc il allait à la messe
00:49:13pas gênant
00:49:14il ne communiait que
00:49:15dans l'intimité
00:49:16quand il était
00:49:17quand il était
00:49:18mais est-ce que
00:49:19franchement
00:49:19le pape là
00:49:20dans l'état actuel
00:49:21des choses
00:49:21avec un président
00:49:22qui de toute manière
00:49:23n'en a plus
00:49:23que pour quelques mois
00:49:24est-ce que c'est vraiment
00:49:25utile
00:49:27de rencontrer Emmanuel
00:49:28un président
00:49:29qui a priori
00:49:30a fait voter
00:49:31l'euthanasie
00:49:32avant de partir
00:49:33c'est peut-être
00:49:33un message politique
00:49:34justement
00:49:34de ne pas le rencontrer
00:49:36mais il va le rencontrer
00:49:37il va le rencontrer
00:49:39c'est une visite officielle
00:49:40c'est pas une visite d'état
00:49:41mais c'est une visite officielle
00:49:42de ne pas en faire plus
00:49:43que le service minimum
00:49:44vous m'avez compris
00:49:45de toute façon
00:49:46il va le rencontrer
00:49:47quant au fait que
00:49:48le souverain pontife
00:49:49que ce soit pour le mariage
00:49:52homosexuel
00:49:52ou que ce soit
00:49:53pour l'euthanasie
00:49:54il est normal
00:49:55et il faut l'accepter
00:49:56qu'on soit d'accord ou pas
00:49:57il faut accepter
00:49:58qu'il ait une opinion
00:50:00et qu'il la dise
00:50:01c'est son rôle
00:50:02c'est pareil
00:50:03sur l'avortement
00:50:04moi je suis
00:50:05chrétien
00:50:05catholique
00:50:06et je suis tout à fait
00:50:08pour que l'avortement
00:50:10soit légalisé
00:50:12bon alors après
00:50:12on peut discuter des limites
00:50:13on peut discuter de tout ça
00:50:14mais je sais le rôle du pape
00:50:17que de dire que
00:50:18l'église en tant que telle
00:50:20que sa conception
00:50:22de la religion catholique
00:50:25lui fait condamner
00:50:27l'avortement
00:50:27il faut l'accepter
00:50:28même en tant que catholique
00:50:30donc il ne faut pas exclure
00:50:31mon cher Henri Guenot
00:50:32qu'il y ait glissé
00:50:33dans les discours du pape
00:50:34dans les homélies
00:50:35quelques messages
00:50:35qui auraient une portée
00:50:37autre que
00:50:37c'est pas une portée
00:50:38autre
00:50:38c'est normal
00:50:39c'est normal
00:50:40il est normal
00:50:41qu'un souverain pontif
00:50:42dise je suis contre
00:50:43l'euthanasie
00:50:43ou le suicide assisté
00:50:44c'est son rôle
00:50:45c'est son rôle
00:50:46voilà
00:50:46et donc il le fait
00:50:47en tant que souverain pontif
00:50:48c'est à dire à la fois
00:50:49en tant que chef d'état
00:50:50chef de l'église
00:50:51et représentant de Dieu
00:50:53sur terre
00:50:53pour les catholiques
00:50:54voilà c'est normal
00:50:55voilà
00:50:56on l'accepte
00:50:57on est d'accord
00:50:57ou on n'est pas d'accord
00:50:58on peut d'ailleurs
00:50:58lui répondre
00:50:59mais il faut l'accepter
00:51:01cette parole
00:51:04spirituelle
00:51:04elle est nécessaire
00:51:05au monde
00:51:05voilà
00:51:05c'est pas la seule
00:51:06mais celle-là
00:51:07est nécessaire au monde
00:51:08en tout cas
00:51:08elle est nécessaire
00:51:09à notre monde
00:51:10à notre civilisation
00:51:12et c'est tout à fait
00:51:13normal
00:51:14il faut l'accepter
00:51:15qu'on soit d'accord
00:51:15ou pas d'accord
00:51:16avec le fond du message
00:51:17qui est délivré
00:51:18ça n'a rien à voir
00:51:19avec la vérité
00:51:20et on a bien compris
00:51:21votre message
00:51:21avançons un petit peu
00:51:22écoutons ce qu'a dit
00:51:23Emmanuel Macron hier
00:51:24dans ce discours à l'ONU
00:51:26on a parlé de la partie
00:51:27concernant Israël
00:51:28Gaza et la Cisjordanie
00:51:29il y a aussi
00:51:30ce qu'il a dit
00:51:31concernant la Russie
00:51:32et l'Ukraine
00:51:33soutien réaffirmé
00:51:34militaire à l'Ukraine
00:51:36d'ailleurs avec
00:51:36des frappes russes
00:51:38sur Kiev
00:51:39qui sont au plus haut
00:51:40depuis mars 2022
00:51:41ces derniers temps
00:51:42c'est un véritable déluge de feu
00:51:43qui s'abat sur l'Ukraine
00:51:44écoutez ce qu'a dit
00:51:45Emmanuel Macron
00:51:45puis vous allez nous dire
00:51:46c'est une inflexion
00:51:47dans le discours
00:51:48d'Emmanuel Macron
00:51:49depuis quelque temps
00:51:52une vie
00:51:53égale une vie
00:51:54la paix
00:51:55et la sécurité
00:51:55sont indivisibles
00:51:57et tous
00:51:58y ont droit
00:51:59en Ukraine
00:52:00depuis près de 5 ans
00:52:01la Russie poursuit
00:52:02une guerre cruelle
00:52:03contre les civils
00:52:04et occupe
00:52:05le territoire
00:52:06d'un pays souverain
00:52:06la France continuera
00:52:08d'apporter un soutien
00:52:09sans faille
00:52:10aux aspirations légitimes
00:52:12du peuple ukrainien
00:52:13à la paix
00:52:13à la sécurité
00:52:14et à l'avenir
00:52:15dans le même temps
00:52:16elle ne ménagera
00:52:17aucun effort
00:52:18pour que s'engage
00:52:19au plus vite
00:52:20une négociation utile
00:52:21entre l'Ukraine
00:52:22et la Russie
00:52:23nous devons défendre
00:52:25les Ukrainiens
00:52:26et les défendre
00:52:26plus que jamais
00:52:27avant l'hiver
00:52:28qui s'annonce
00:52:28les défendre en matière
00:52:30d'énergie
00:52:31les défendre
00:52:32pour avoir davantage
00:52:33d'intercepteurs
00:52:34et protéger
00:52:35leur population civile
00:52:36voilà pour Emmanuel Macron
00:52:38négociation entre l'Ukraine
00:52:39et la Russie
00:52:40est-ce qu'il y a eu
00:52:40une inflexion
00:52:41dans le discours
00:52:42du président Macron
00:52:42selon vous
00:52:43vous qui disiez
00:52:44encore une fois
00:52:44on marche vers la guerre
00:52:46comme des somnambules
00:52:46moi je sais pas
00:52:47quand j'écoute
00:52:48je regarde
00:52:49les chaînes de télévision
00:52:51je lis les journaux
00:52:52j'écoute la radio
00:52:52on est en guerre
00:52:53donc c'est plus
00:52:54on y va
00:52:55on est en guerre
00:52:56en tout cas
00:52:56tout le monde
00:52:57parle comme ça
00:52:58donc il n'y a pas
00:52:59une inflexion
00:53:00il y a une suite logique
00:53:01à tout ce que fait
00:53:02la diplomatie française
00:53:03depuis le début
00:53:04de cette guerre
00:53:05voilà donc
00:53:05alors on peut être
00:53:06pour ou contre
00:53:07mais on voit bien
00:53:08qu'il y a une
00:53:10contribution très nette
00:53:11à l'engrenage
00:53:12qui peut nous conduire
00:53:13à la guerre
00:53:14voilà
00:53:15on parle déjà
00:53:16comme si c'était le cas
00:53:17quand on se réarme
00:53:18on se réarme pas
00:53:18pour faire face
00:53:19au danger du monde
00:53:19on se réarme
00:53:20contre la Russie
00:53:22on fournit des armes
00:53:23à l'Ukraine
00:53:24on a des discours
00:53:25extrêmement hostiles
00:53:26vis-à-vis de la Russie
00:53:27on peut très bien
00:53:28mais il faut en assumer
00:53:29les conséquences
00:53:29la conséquence
00:53:30c'est qu'on fait monter
00:53:31la tension
00:53:32quand vous faites monter
00:53:33la tension
00:53:33elle monte
00:53:34voilà
00:53:35vous savez l'engrenage
00:53:36ou l'escalade
00:53:37c'est réciproque
00:53:38c'est à dire
00:53:38je suis violent avec vous
00:53:39vous êtes violent avec moi
00:53:40quand vous êtes violent avec moi
00:53:41je suis encore plus violent avec vous
00:53:42c'est quelque chose
00:53:43on a l'impression que
00:53:44cette vérité humaine
00:53:45absolument essentielle
00:53:46et évidente
00:53:48échappe
00:53:48à tous nos dirigeants
00:53:50et nos commentateurs
00:53:51quand vous dites ça
00:53:52on vous dit
00:53:53ah oui mais c'est les héros
00:53:54qui ont commencé
00:53:54mais franchement
00:53:56le problème
00:53:56d'un chef d'état français
00:53:57c'est pas de savoir
00:53:58c'est une réalité intangible
00:54:01on s'en fiche
00:54:01c'est pas le rôle
00:54:02d'un chef d'état français
00:54:03c'est pas de savoir
00:54:04qui a commencé
00:54:04c'est de savoir
00:54:05comment on arrête la tuerie
00:54:06ou alors
00:54:07on pense que ça mérite
00:54:08il faut faire la guerre
00:54:09parce qu'on est
00:54:10directement menacé
00:54:11voilà
00:54:12et là
00:54:13on est dans cette espèce
00:54:15dans cette situation étrange
00:54:17où on vous dit
00:54:17ah non non
00:54:18on fait pas la guerre
00:54:19mais on va la faire
00:54:20voilà
00:54:21et donc
00:54:21c'est pas ce que dit Emmanuel Macron
00:54:22dans ce qu'on a entendu
00:54:23mais
00:54:24non mais c'est ce qu'il a dit
00:54:25il y a quelques jours
00:54:26en tout cas il l'avoue
00:54:27il a dit autre chose
00:54:28il dit il y a une guerre hybride
00:54:29qui nous a mené par la Russie
00:54:30oui mais la guerre hybride
00:54:31c'est déjà pratiquement la guerre
00:54:33si vous voulez
00:54:33parce que
00:54:34qu'est-ce qu'il a dit
00:54:35depuis quelques jours
00:54:36depuis une semaine
00:54:36c'est
00:54:37on va faire des exercices
00:54:39tout y passe
00:54:40on va fournir
00:54:41on va autoriser
00:54:43peut-être des entreprises stratégiques
00:54:44enfin privées
00:54:45à mettre
00:54:46des dispositifs
00:54:48d'antidrones
00:54:49à pouvoir
00:54:50avoir l'autorisation
00:54:51de tirer
00:54:52bon
00:54:53c'est-à-dire
00:54:54on crée un climat
00:54:55qui est un climat belliciste
00:54:57il faut le reconnaître
00:54:58et le climat belliciste
00:54:59il a cette particularité
00:55:00qu'il peut très bien
00:55:01il peut entraîner
00:55:02vous savez
00:55:03c'est l'histoire
00:55:03des anticipations
00:55:05autoréalisées
00:55:05alors les marchés
00:55:06ils connaissent très bien ça
00:55:07mais il n'y a pas que les marchés
00:55:09ça fait partie
00:55:09de la vie des sociétés humaines
00:55:12se préparer à la guerre
00:55:13est une chose
00:55:14préparer la guerre
00:55:16dans le but de l'affaire
00:55:17en est une toute autre
00:55:18je sens qu'André Valigny
00:55:18n'est pas tout à fait d'accord
00:55:19avec ce que dit Henri Guénaud
00:55:20allez-y André
00:55:22on est dans un débat contradictoire
00:55:23Henri Guénaud dit
00:55:24peu importe de savoir
00:55:25qui a commencé la guerre
00:55:26non pas peu importe
00:55:28pas peu importe
00:55:29peu importe pour un gouvernant
00:55:29pour un citoyen
00:55:30pour André Valigny
00:55:31ou pour moi
00:55:31ça peut importer
00:55:32mais pour un chef de l'état
00:55:33non
00:55:35premièrement
00:55:35donc c'est Poutine
00:55:36qui a déclaré la guerre
00:55:37c'est une dictature en plus
00:55:38qui a attaqué une démocratie
00:55:39ça n'est pas neutre
00:55:40pour les autres démocraties
00:55:41ça n'est pas neutre
00:55:42et puis
00:55:42troisième élément
00:55:43comment vous expliquez
00:55:45que la France
00:55:45ne soit pas seule
00:55:46dans cette espèce
00:55:47de préparation
00:55:49de plus en plus active
00:55:50à une guerre éventuelle
00:55:50puisque
00:55:51les pays baltes
00:55:52se préparent
00:55:53de plus en plus
00:55:53avec des plans d'évacuation
00:55:55ils renforcent
00:55:55la sécurité
00:55:57à leurs frontières
00:55:57la Norvège
00:55:58et la Finlande
00:56:00ont adhéré à l'OTAN
00:56:01le concept
00:56:02de dissuasion nucléaire
00:56:03avancée
00:56:04du président Macron
00:56:05ce concept
00:56:07est approuvé
00:56:07par de plus en plus
00:56:09de pays
00:56:09l'Angleterre
00:56:10la Pologne
00:56:10l'Allemagne
00:56:11la Hollande
00:56:11la Belgique
00:56:12comment vous expliquez
00:56:13la France
00:56:13n'est pas seule
00:56:14à préparer une éventuelle guerre
00:56:16que je ne souhaite pas
00:56:16avec Poutine
00:56:17alors
00:56:18en 14 non plus
00:56:19en 40 non plus
00:56:20on n'est jamais
00:56:22sauf quand Trump
00:56:22fait la guerre
00:56:23en général
00:56:24on n'est pas seul
00:56:25c'est un engrenage global
00:56:26alors maintenant
00:56:26moi je fais quand même
00:56:27une petite différence
00:56:28entre la France
00:56:29l'Allemagne
00:56:29le Royaume-Uni
00:56:30la Belgique
00:56:31les Pays-Bas
00:56:32et puis les Pays-Bas
00:56:33les Polonais
00:56:34les Suédois
00:56:35les Finlandais
00:56:36qui sont à la frontière
00:56:38de cette région
00:56:39voilà
00:56:39et qui
00:56:40dans l'imaginaire desquels
00:56:44et même dans la chair
00:56:45desquels
00:56:46les guerres du passé
00:56:48ont laissé des triches
00:56:48très profondes
00:56:50alors les torts
00:56:51ne sont pas que d'un côté
00:56:52il faut se rappeler quand même
00:56:53que si les Russes
00:56:54sont venus
00:56:55un jour
00:56:56en Ukraine
00:56:56c'était appelé
00:56:57par les Cossacks
00:56:58pour se débarrasser
00:56:59des Polonais
00:56:59qui occupaient
00:57:00la totalité de l'Ukraine
00:57:01et tout ça
00:57:02c'est une vieille histoire
00:57:03vous savez
00:57:04entre 1914
00:57:05et 1945
00:57:07on compte à peu près
00:57:0830 millions de morts
00:57:09dans cette région
00:57:1030 millions de morts
00:57:12ça ne comporte pas
00:57:14la Suède
00:57:14mais il faut savoir
00:57:16il faut souvenir aussi
00:57:17qu'une partie
00:57:18des Pays-Baltes
00:57:19et une partie
00:57:20de la Pologne
00:57:21d'aujourd'hui
00:57:21c'était juste
00:57:22l'Allemagne d'hier
00:57:24c'est une très vieille histoire
00:57:26très douloureuse
00:57:27en 1945
00:57:28dans cette région
00:57:29on a pratiqué
00:57:31la plus grande
00:57:32épuration ethnique
00:57:32de l'histoire
00:57:33celle qui a chassé
00:57:34près de 15 millions
00:57:35d'Allemands
00:57:35d'une terre
00:57:36qu'ils occupaient
00:57:37depuis des siècles
00:57:38on s'en souvient
00:57:38évidemment
00:57:39mais aujourd'hui
00:57:40la réalité
00:57:41est que ces pays-là
00:57:42sont terrorisés
00:57:42mais c'est sûr
00:57:43on fait juste la pause
00:57:44et on reprend exactement
00:57:45là où on s'est arrêté
00:57:46dans un instant
00:57:47sur CNews
00:57:48parce que ce que vous vous dites
00:57:49est très intéressant
00:57:54on se retrouve
00:57:54dans Punchine
00:57:55avec Henri Guéno
00:57:56André Valigny
00:57:56et Alexandre Devecchio
00:57:57monsieur Valigny
00:57:58vous vous interrogez
00:57:59sur la dissuasion
00:58:00nucléaire avancée
00:58:01proposée par Emmanuel Macron
00:58:02à ses collègues européens
00:58:04on m'a interrogé
00:58:04sur deux choses
00:58:05et puis sur le fait
00:58:07que nous n'étions pas seuls
00:58:07et nous ne sommes pas seuls
00:58:09j'ai répondu
00:58:11sur les pays voisins
00:58:12qui ont une histoire
00:58:14dramatique
00:58:15tragique
00:58:15avec la Russie
00:58:17sur l'Allemagne
00:58:18la France
00:58:19la Grande-Bretagne
00:58:21c'est autre chose
00:58:22vous avez affaire
00:58:23à des chefs d'Etat
00:58:26de gouvernement
00:58:26qui sont dans une situation
00:58:28de fragilité politique
00:58:29très très grande
00:58:30monsieur Mers
00:58:31son prédécesseur
00:58:33c'était pareil
00:58:33là c'est de pire en pire
00:58:35le président Macron
00:58:37le premier ministre anglais
00:58:39sont tous
00:58:40dans des positions très
00:58:41et c'est hélas
00:58:43une disposition
00:58:44de la nature humaine
00:58:45que lorsque vous êtes
00:58:47un pouvoir fragile
00:58:48vous cherchez
00:58:49à vous relégitimer
00:58:49c'est pas forcément
00:58:51conscient délibéré
00:58:52mais c'est ainsi
00:58:53c'est ainsi
00:58:54et donc le statut
00:58:55du chef de guerre
00:58:56autour duquel
00:58:57doit se faire
00:58:57l'union sacrée
00:58:58c'est fantastique
00:58:59l'effet de rappe
00:59:00c'était justement
00:59:01j'allais vous interroger
00:59:02là-dessus
00:59:03je peux juste répondre
00:59:04sur la dissuasion avancée
00:59:05c'est tout simple
00:59:06on peut faire
00:59:07toute la dissuasion avancée
00:59:08qu'on veut
00:59:08mais si on met le doigt
00:59:09dans un quelconque
00:59:12engagement automatique
00:59:13même si c'est le président
00:59:14qui à la fin décide
00:59:15alors là
00:59:16on est fou
00:59:17on est fou
00:59:18il faut absolument
00:59:19garder le droit
00:59:20au dernier moment
00:59:21de se dire
00:59:22j'interviens
00:59:23ou j'interviens pas
00:59:23même dans l'article 5
00:59:25de l'OTAN
00:59:25il n'y a pas d'automaticité
00:59:26c'est ce que l'on croit
00:59:28donc il faut garder
00:59:29toujours
00:59:31parce que
00:59:32quand même
00:59:32là c'est l'apocalypse
00:59:33c'est pas
00:59:33une trombonade de santé
00:59:35il faut garder
00:59:36c'est d'ailleurs
00:59:37l'erreur
00:59:38qu'on a commise en 14
00:59:39c'est qu'on avait créé
00:59:40tellement d'engagement
00:59:41automatique
00:59:42que finalement
00:59:43l'engrenage
00:59:44il nous a emporté
00:59:45tout le monde
00:59:45tout le monde
00:59:46et ça a fait 20 millions
00:59:47de morts
00:59:47c'est quand même beaucoup
00:59:49Justement 14
00:59:49vous avez fait une tribune
00:59:51il y a quelques années
00:59:52au début du déclenchement
00:59:53de la guerre
00:59:54dans le Figaro
00:59:54où vous expliquez
00:59:55que nous marchions vers la guerre
00:59:56comme des somnambules
00:59:58là vous expliquez
00:59:59qu'on a des chefs d'état
01:00:00affaiblis en Europe
01:00:01je dirais que c'est pire que ça
01:00:02on a des états européens
01:00:04en crise
01:00:06en crise
01:00:06presque
01:00:08des démocraties en crise
01:00:09et ça
01:00:09ça rappelle effectivement
01:00:11la situation
01:00:11d'avant 14
01:00:12ou d'avant
01:00:14d'avant 40
01:00:14est-ce que vous
01:00:15vous faites la même
01:00:16est-ce que le pas parallèle
01:00:18peut aller plus loin
01:00:18et est-ce que face à la crise
01:00:20justement
01:00:22occidentale
01:00:22presque
01:00:23est-ce que certains
01:00:24peuvent se dire
01:00:24avoir la tentation
01:00:25de résoudre la crise
01:00:26dans un conflit
01:00:28généralisé
01:00:29encore une fois
01:00:29sans que ça soit
01:00:30forcément délibéré
01:00:31oui bien sûr
01:00:32on n'est pas dans la théorie
01:00:33du complot
01:00:33je parle d'engrenage
01:00:34je ne suis pas dans la théorie
01:00:35du complot
01:00:36je suis dans celle
01:00:36de l'engrenage
01:00:37et de l'escalade
01:00:38et ça
01:00:39alors ça se fait
01:00:40dans des conditions
01:00:40différentes
01:00:41des personnages différents
01:00:42c'est pas la même chose
01:00:43qu'en 14
01:00:44ni en 40
01:00:44mais quand même
01:00:45dans toutes les guerres
01:00:46cet engrenage
01:00:47on le retrouve
01:00:48c'est-à-dire
01:00:49il y a une série
01:00:50de la violence réciproque
01:00:51et ça finit
01:00:52dans l'escalade
01:00:53alors moi depuis 4 ans
01:00:54on m'explique
01:00:55que pas du tout
01:00:55ça n'arrivera pas
01:00:56et puis d'ailleurs
01:00:57il n'y a pas de ligne rouge
01:00:58pour la Russie
01:00:58on voit bien
01:00:59chaque fois qu'on en franchit
01:01:00une il ne se passe rien
01:01:00mais la ligne rouge
01:01:01la dernière
01:01:02on ne le sait qu'après
01:01:03on ne le sait qu'une fois
01:01:04qu'on a déclenché
01:01:06l'apocalypse
01:01:07et il me semble
01:01:08qu'effectivement
01:01:09il y a
01:01:10cette espèce
01:01:10de tentation
01:01:11irrépressible
01:01:13de provoquer
01:01:14une situation
01:01:15dans laquelle
01:01:15l'unité
01:01:16se fait autour du chef
01:01:18parce que
01:01:19la nation
01:01:20est menacée
01:01:21peut-être
01:01:21dans son existence même
01:01:23et ça
01:01:24c'est une situation
01:01:25extrêmement dangereuse
01:01:26et c'est précisément
01:01:27dans ces moments-là
01:01:28où il ne faut pas
01:01:28jouer avec le feu
01:01:29c'est-à-dire qu'il ne faut pas
01:01:31accroître l'attention
01:01:32il ne faut pas nourrir
01:01:33l'attention
01:01:33parce qu'à force
01:01:34de la nourrir
01:01:36ça finit
01:01:37par réunir
01:01:38toutes les conditions
01:01:39pour que ça arrive
01:01:40et le rôle de la France
01:01:41la vocation de la France
01:01:42ce n'est pas celle-là
01:01:43alors je reviens
01:01:44un instant
01:01:44sur ce que disait
01:01:45André
01:01:45il disait
01:01:46mais c'est une dictature
01:01:48qui attaque une démocratie
01:01:51Staline
01:01:51ce n'était pas vraiment
01:01:53une démocratie
01:01:54ça n'a pas empêché
01:01:56Churchill
01:01:57anticommuniste primaire
01:01:58d'aller boire de la vodka
01:01:59avec Staline
01:02:01pour s'allier à Staline
01:02:02bon
01:02:02ça n'a pas empêché
01:02:03le général de Gaulle
01:02:04de réserver son premier voyage
01:02:07à Moscou
01:02:08premier voyage officiel
01:02:09après le moment
01:02:10de la libération
01:02:12vous êtes obligé
01:02:13de vivre dans le monde
01:02:14avec des gens
01:02:15qui ont parfois
01:02:15les mains pleines de sang
01:02:16qui sont des dictateurs
01:02:17épouvantables
01:02:18mais c'est le prix à payer
01:02:20pour éviter
01:02:21que tout le monde
01:02:22s'entretue tout le temps
01:02:23je prends un instant
01:02:24sur le discours
01:02:25parce que je l'ai lu
01:02:26ce discours
01:02:26il y a quelque chose
01:02:27d'Emmanuel Macron
01:02:28à l'ONU
01:02:30c'est extraordinaire
01:02:31d'abord on ne devrait plus
01:02:33en faire des discours
01:02:33comme ça
01:02:34qui brassent tout
01:02:34et qui disent rien
01:02:35mais il y a quelque chose
01:02:36quand même dans ce discours
01:02:37c'est une vision du monde
01:02:39qui ne correspond
01:02:40à aucune réalité
01:02:41et qui ne correspond
01:02:43à aucune réalité
01:02:44est extraordinairement dangereuse
01:02:46par exemple
01:02:46expliquez-nous
01:02:47sur un point
01:02:48qui résume tout
01:02:51il dit
01:02:51il faut réformer
01:02:53le conseil de sécurité
01:02:53parce que
01:02:54voilà
01:02:54ces procédures
01:02:55qui ne débouchent jamais
01:02:56parce qu'il y a
01:02:56les droits de veto
01:02:57or
01:02:59si l'ONU
01:03:00nous a rendu
01:03:00un seul service
01:03:01depuis 1945
01:03:03c'est précisément
01:03:05d'avoir construit
01:03:06ainsi
01:03:06parce qu'elle a construit
01:03:07ainsi le conseil de sécurité
01:03:08pourquoi
01:03:09le conseil de sécurité
01:03:10évidemment
01:03:11il prend en compte
01:03:12la réalité
01:03:13qu'on n'avait pas
01:03:13pris en compte
01:03:14les fondateurs
01:03:14de la société des nations
01:03:15en 1920
01:03:17et il dit
01:03:17voilà
01:03:17de toute façon
01:03:18faire
01:03:19empêcher la guerre
01:03:20ou venir à la guerre
01:03:21par la guerre
01:03:21et par la confrontation
01:03:23des superpuissances
01:03:24c'est pire que tout
01:03:25donc
01:03:27ce qu'on a fait
01:03:27c'est un disjoncteur
01:03:29c'est exactement
01:03:30le rôle du disjoncteur
01:03:31en électricité
01:03:31la tension monte
01:03:32et il y a le droit de veto
01:03:33et le droit de veto
01:03:34il empêche une chose
01:03:35il n'a pas empêché
01:03:36les conflits locaux
01:03:36il a empêché
01:03:37la confrontation
01:03:38entre les blocs
01:03:39et il a empêché
01:03:40la troisième guerre mondiale
01:03:41et ça il faut en rester là
01:03:43à mon sens
01:03:43un dernier mot
01:03:44Henri Guéno
01:03:44oui il est question
01:03:46de réformer le droit de veto
01:03:47en cas de crime de masse
01:03:49même
01:03:50donc ça c'est peut-être
01:03:50si les Chinois font
01:03:51un crime de masse
01:03:52demain qu'est-ce qu'on fait
01:03:53la discussion n'est pas
01:03:54près d'aboutir
01:03:55parce que ça fait
01:03:55des années et des années
01:03:56qu'on a envie de réformer
01:03:58l'ONU
01:03:59et donc le droit de veto
01:04:00en particulier
01:04:01sur Poutine quand même
01:04:02je crois qu'il ne faut pas
01:04:03être naïf
01:04:04parce que
01:04:05moi je me souviens
01:04:06d'avoir été à la commission
01:04:07des affaires étrangères
01:04:08du Sénat
01:04:09une semaine avant
01:04:09l'invasion de l'Ukraine
01:04:10l'ambassadeur russe
01:04:12était reçu par le Sénat
01:04:13je l'interroge
01:04:14et je lui dis
01:04:15comme tout le monde
01:04:15à l'époque
01:04:15vous êtes en train
01:04:16de masser des troupes
01:04:17il y a 100 000 soldats russes
01:04:19aux frontières de l'Ukraine
01:04:20vous allez attaquer
01:04:21vous allez attaquer
01:04:22et l'ambassadeur russe
01:04:23mais pas du tout
01:04:24Poutine l'a dit
01:04:25la semaine dernière
01:04:25on n'attaquera jamais l'Ukraine
01:04:27donc voilà
01:04:28je ne veux pas
01:04:29qu'on marche vers la guerre
01:04:30comme des somnambules
01:04:30mais je ne veux pas
01:04:31non plus qu'on soit naïf
01:04:32par rapport à Poutine
01:04:33quand il dit
01:04:34qu'il ne veut pas
01:04:34faire la guerre à l'Europe
01:04:35ne soyons jamais naïfs
01:04:36face aux Russes
01:04:37notamment par rapport à Poutine
01:04:38ce qui est absolument certain
01:04:39c'est qu'il ne veut pas
01:04:40envahir l'Europe
01:04:41d'abord il n'en a pas les moyens
01:04:42et en plus ça ne l'intéresse pas
01:04:44en réalité
01:04:44moi je ne suis pas pro-Poutine
01:04:45je veux que mon pays
01:04:47soit fort
01:04:48je veux qu'il soit armé
01:04:50même surarmé
01:04:50si vous voulez
01:04:51pour dissuader
01:04:52toute personne
01:04:53de venir
01:04:54nous chercher des noises
01:04:55mais simplement
01:04:59cette idée
01:05:00de faire
01:05:00d'abord la guerre
01:05:01par procuration
01:05:01est une idée
01:05:02immonde
01:05:03en réalité
01:05:04on va faire la guerre
01:05:06jusqu'au dernier ukrainien vivant
01:05:07c'est ça qu'on dit
01:05:08ce sont les ukrainiens
01:05:09qui nous demandent
01:05:10de venir
01:05:10ce sont les ukrainiens
01:05:11qui nous demandent
01:05:12de venir les aider
01:05:12on n'a pas décidé
01:05:14d'y aller
01:05:14on me dit
01:05:15les ukrainiens
01:05:15ils veulent rentrer dans l'OTAN
01:05:16ils ont bien le droit
01:05:17et c'est un état souverain
01:05:18ils ont le droit de demander
01:05:19c'est comme dans l'Europe
01:05:20et nous on a le droit
01:05:21de dire non
01:05:22voilà
01:05:22s'ils rentrent dans l'OTAN
01:05:23on crée une zone de tension
01:05:24qui n'en finira plus
01:05:27et notre intérêt
01:05:27à tous
01:05:29à toute l'Europe
01:05:30c'est pas
01:05:31c'est pas
01:05:32de détruire la Russie
01:05:33on n'y arrivera pas
01:05:34mais si on le faisait
01:05:35ce serait un catastrophe
01:05:36pour toute l'Eurasie
01:05:38je vous rappelle une chose
01:05:38c'est que nous ne sommes pas
01:05:39un continent
01:05:40nous sommes un morceau
01:05:41de continent
01:05:41et le continent
01:05:42ça s'appelle l'Eurasie
01:05:43mais personne ne veut détruire
01:05:44la Russie
01:05:45personne ne veut détruire
01:05:46la Russie
01:05:47moi j'ai entendu des gens
01:05:48jusqu'à ce que la Russie
01:05:49soit battue
01:05:49jusqu'à ce qu'elle soit vaincue
01:05:50oui qu'elle soit vaincue
01:05:51en Ukraine
01:05:52ça c'est sûr
01:05:52il faut qu'elle soit vaincue
01:05:53en Ukraine
01:05:54vous savez très bien
01:05:54que si elle est vaincue
01:05:55elle ne sera pas vaincue
01:05:56en Ukraine
01:05:56elle sera vaincue tout court
01:05:59il y a des gens
01:05:59qui veulent aller jusqu'à Moscou
01:06:00il y en a plein
01:06:01non non non
01:06:02non je suis d'accord
01:06:03non il ne faut pas
01:06:04on ne veut pas aller jusqu'à Moscou
01:06:05on veut que l'Ukraine
01:06:06reste l'Ukraine
01:06:06libre et indépendante
01:06:07c'est différent
01:06:10dernier mot Henri
01:06:11le rôle de la France
01:06:12c'est pas ça
01:06:12c'est pas de se mêler
01:06:15de toutes les guerres du monde
01:06:16c'est d'essayer
01:06:17de les empêcher
01:06:18ou de les arrêter
01:06:20voilà c'est pas
01:06:20et d'autre part
01:06:21je rappelle quand même une chose
01:06:22c'est que
01:06:23dans la doctrine gaullienne
01:06:24qui est jusqu'à présent
01:06:25la doctrine de la France
01:06:26et heureusement
01:06:28la France reconnaît les états
01:06:30elle ne reconnaît pas les régimes
01:06:31et il faut s'en tenir là
01:06:33bon il peut y avoir des choses
01:06:34qui nous déplaisent énormément
01:06:35sur ce
01:06:37sur quoi nous avions
01:06:37des responsabilités
01:06:38je pense
01:06:39aux accords de masse
01:06:40je pense aux accords
01:06:41sur le Karabakh
01:06:43ou je pense
01:06:44à ce qui devrait être
01:06:45notre mission
01:06:46civilisatrice
01:06:47c'est à dire
01:06:48les chrétiens d'Orient
01:06:48je pense aussi
01:06:50pardon aux chrétiens
01:06:50de Cisjordanie
01:06:52ou ceux du Liban
01:06:53là qu'est-ce qu'on fait
01:06:54qu'est-ce qu'on a fait
01:06:55rien
01:06:55bon merci Henri Guénaud
01:06:57André Valli
01:06:58c'était passionnant de vous entendre
01:06:59Alexandre Devecchio
01:06:59dans ce débat contradictoire
01:07:00sur CNews
01:07:01dans un instant
01:07:02Christine Kelly
01:07:02pour Face à l'Info
01:07:04demain matin dans la matinale
01:07:05notre interview politique
01:07:06avec Robert Ménard
01:07:07le maire de Bézil
01:07:08bonne soirée à vous
01:07:09à demain
01:07:09Sous-titrage Société Radio-Canada

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