Passer au playerPasser au contenu principal
Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans Punchline. Aujourd'hui jusqu'à 18h30, le blocus des lycées se poursuit avec de nombreuses
00:00:07scènes de violence en Ile-de-France, mais également à Lille, Marseille, Toulouse, Bordeaux ou encore Lyon, avec aussi des
00:00:14tirs de mortiers sur les forces de l'ordre, des agressions contre des journalistes.
00:00:19On reviendra sur ce qui s'est passé à Saint-Denis, autour du maire Bali Bagayoko. La France insoumise souffle
00:00:25-t-elle sur les braises de la contestation des jeunes ? On entendra Jean-Luc Mélenchon, présent à la manif
00:00:30des fonctionnaires, place de la République, affirmer qu'il se tenait aux côtés de la justice et qu'il dénonçait,
00:00:36je cite, la « sauvagerie policière ».
00:00:38Le Rassemblement national contre-attaque après les révélations de Mediapart concernant de pseudo-écrits antisémites du président du RN d
00:00:47'attente de 2013, alors qu'il était encore mineur.
00:00:49Jordan Bardella a dénoncé une guerre totale contre le RN, tandis que Marine Le Pen fait bloc avec lui. On
00:00:56les entendra.
00:00:57Voilà pour les grandes lignes de nos débats ce soir. Il est 17h, l'heure du rappel des grandes lignes
00:01:02de l'actualité avec Félicité Kindoki. Bonsoir Félicité.
00:01:07Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:01:09Si l'Union européenne ne prévoit pas de problème d'approvisionnement en énergie cet hiver, elle s'attend en revanche
00:01:15à des prix très élevés.
00:01:17Lors d'une réunion des ministres de l'énergie à Dublin, le commissaire européen a exprimé l'inquiétude d'un
00:01:22hiver difficile.
00:01:23En réaction, il propose de reporter d'un an une loi européenne contre les émissions de méthane liées aux importations
00:01:28d'hydrocarbures.
00:01:29Trois départements du sud de la France seront placés en vigilance orange face aux intempéries à partir de minuit.
00:01:36Il s'agit de la Lozère, du Gard et de l'Hérault.
00:01:38Les intempéries qui frappent les Cévennes aujourd'hui devraient se renforcer significativement dans la nuit
00:01:43et s'étendre sur les territoires à partir de demain matin.
00:01:46Orages, pluies et inondations sont à prévoir.
00:01:48Moscou cherche à intimider l'Europe pour qu'elle réduise son soutien à l'Ukraine, mais cela ne se produira
00:01:54pas.
00:01:54C'est ce qu'a déclaré le porte-parole de la Commission européenne après l'acte de sabotage en Estonie
00:01:59contre un fabricant de drones dont la Russie a été officiellement accusée.
00:02:03L'occasion de rappeler que l'OTAN et l'Union européenne maintiennent leur soutien aux Ukrainiens face aux Russes.
00:02:08Quand le créateur renonce à sa créature, l'Open AI abandonne le lancement d'un nouveau modèle d'intelligence artificielle
00:02:15de pointe.
00:02:16Un modèle jugé trop prompt à s'écarter des consignes.
00:02:19Un nouvel exemple qui témoigne de l'urgence d'adopter un cadre de contrôle et des garde-fous pour encadrer
00:02:25toutes ces nouvelles technologies.
00:02:27Et en terminaux, Mexique où l'ouragan Polo frappe la côte pacifique.
00:02:31L'ouragan Polo qui a touché terre ce matin avec une force qui le classe en catégorie 3 sur 5
00:02:36selon le centre américain des ouragans avec des vents violents notamment allant jusqu'à 175 km heure
00:02:43qui ont provoqué la coupure soudaine de l'électricité dans la localité
00:02:46et plongé l'ensemble des habitants dans l'aupurité la plus totale.
00:02:50Les habitants qui redoutent une saison particulièrement intense en raison du phénomène El Niño.
00:02:54Merci beaucoup, félicité Kine de Kine.
00:02:57Nous sommes avec Louis de Ragnel.
00:02:58Bonsoir Louis, avec Tanguy Hamon du service police, justice de CNews.
00:03:01Merci d'être là, Stanislas Godot.
00:03:03Bonsoir délégué national à l'alliance.
00:03:05Vous avez le gilet bleu que vous aviez lors de la manifestation il y a quelques instants
00:03:08pour les fonctionnaires et Eric Revelle qui est là avec une veste bleue
00:03:12mais elle qui est plutôt une veste de travail on va dire que c'est ça.
00:03:19Oui, on a deux grands sujets dans l'actualité aujourd'hui vous avez compris
00:03:21les manifs de fonctionnaires et malheureusement ce qui se passe dans les lycées
00:03:25et qui se greffent sur cette journée des fonctionnaires
00:03:28mais qui n'a évidemment rien à voir avec ce que réclament les fonctionnaires
00:03:33et puis ce qui se passe du côté du Rassemblement national
00:03:35et la contre-attaque du RN face aux révélations de Mediapart.
00:03:39On commence par ce blocus des lycées.
00:03:4140 interpellations à l'heure où on se parle.
00:03:43Le bilan sera peut-être, et on le verra avec vous Tanguy Hamon,
00:03:46réactualisé en fin de journée.
00:03:48338 établissements concernés.
00:03:50Tout de suite on va partir à Saint-Denis avec Alexis Prince et Godéric Bay.
00:03:54Bonsoir à tous les deux.
00:03:55Alexis, vous êtes sur place depuis ce matin.
00:03:58Est-ce que vous pouvez nous raconter comment s'est déroulée
00:04:00cette journée extrêmement mouvementée à Saint-Denis ?
00:04:07Écoutez, bonsoir Laurence.
00:04:09D'abord, mouvementée, effectivement c'est le terme
00:04:11et de façon peut-être un peu paradoxale,
00:04:13c'est quand la mobilisation s'est calmée vers le début, milieu d'après-midi
00:04:17que nous avons été obligés de quitter les lieux pour des raisons de sécurité
00:04:20parce que la majeure partie des tensions, elles ont eu lieu entre 8h, 8h15 ce matin,
00:04:25heure de début normal des cours où les élèves ont commencé à affluer
00:04:27et on va dire à peu près 13h.
00:04:30Des élèves venus en masse avec des poubelles qu'ils ont installées pour les brûler.
00:04:34Il y a eu plusieurs incendies de poubelles.
00:04:36Une partie de la barrière du lycée Éluard a été renversée.
00:04:39Des élèves dont les revendications, parce qu'on peut en parler,
00:04:42c'est le fond de l'histoire, dans les témoignages que nous avons recueillis
00:04:46qui parlent principalement d'une insalubrité du lycée,
00:04:48de conditions de travail dégradées malgré une rénovation qui est en cours
00:04:52et des revendications qui étaient embrassées par les élus insoumis locaux,
00:04:57Bali Bagayoko évidemment, dont l'arrivée a été acclamée par les élèves.
00:05:01Il y a eu des points particulièrement de tension lorsque les policiers ont gazé
00:05:06et puis ont arrêté un lycéen.
00:05:08Sous nos yeux vous parliez des interpellations tout à l'heure.
00:05:10On a vu un jeune homme se faire menotter et puis un paroxysme
00:05:15lorsque certains médias, dont Frontière, vous avez vu la séquence tout à l'heure,
00:05:18sont arrivés dans le cortège.
00:05:20Bali Bagayoko qui a joué un rôle un petit peu double, on va dire,
00:05:24qui a calmé le jeu souvent par moments en parlant aux élèves
00:05:27comme s'il était tout simplement leur grand frère.
00:05:29On sait qu'il a un passé d'éducateur, d'entraîneur ici à Saint-Denis.
00:05:32Il en connaît beaucoup, il en a appelé beaucoup par leur prénom
00:05:34et il a parfois calmé les tensions entre la police et les étudiants un petit peu vindicatifs.
00:05:39Et de l'autre côté, il soutient leurs revendications.
00:05:43En tout cas, cet après-midi, lorsque nous étions encore sur place,
00:05:46les derniers policiers qui sortaient de l'établissement nous ont indiqué
00:05:48que les cours n'avaient pas repris.
00:05:50On peut donc s'attendre à une nouvelle journée de tensions et de mobilisation demain.
00:05:54Alexis, vous avez été menacé, vous avez été insulté par les manifestants ?
00:06:03Alors nous, pas personnellement, on a eu des collègues d'une autre chaîne d'information
00:06:07qui ont été, on va le dire, exfiltrés sous les insultes.
00:06:11Ils ont dû partir et tout simplement changer d'équipe.
00:06:15En revanche, c'est vrai que ce qu'on a senti, c'est un climat, on va dire,
00:06:19de paranoïa vis-à-vis à la fois de la police, voire qui interpellait qui.
00:06:23On a vu des professeurs parler parce que les élèves mobilisés,
00:06:27les professeurs montaient sur un promontoire devant l'entrée du lycée.
00:06:29se passaient en mégaphone pour essayer de réclamer, par exemple, un avocat
00:06:33pour aller sauver un élève en garde à vue.
00:06:35Et beaucoup de ces professeurs, beaucoup de journalistes
00:06:38qui se présentaient comme tels, en tout cas présents,
00:06:39nous a souvent demandé ce qu'on faisait, pour qui on travaillait.
00:06:42Donc une vraie méfiance vis-à-vis des médias présents
00:06:45avec une filtration, on peut le dire.
00:06:48Merci beaucoup Alexis Prince, Godéric Bay, pour le récit de cette journée à Saint-Denis.
00:06:53On a aussi une séquence où l'on voit les journalistes de frontières agressés.
00:06:58On va peut-être la regarder avant de repartir sur le terrain
00:07:01et essayer de comprendre un peu comment ça se passe sur les autres lycées.
00:07:04On regarde cette séquence où les lycéens s'en sont pris aux journalistes de frontières.
00:07:11J'ai le droit d'être là, j'ai pris des coups, je suis un journaliste, je suis un journaliste.
00:07:16Vous faites quoi ? Écoutez-moi le corps.
00:07:24Vous venez de nous pour provoquer.
00:07:26Vous venez de vous pour provoquer.
00:07:27C'est tout.
00:07:27Vous pour provoquer, je fais mon micro.
00:07:29Vous, vous provoquez là.
00:07:32C'est parce que vous êtes beaucoup trop sûrs de vous.
00:07:35Vous êtes beaucoup trop sûrs de vous.
00:07:37Vous reculez.
00:07:56Messieurs, dames, bonjour.
00:07:58Vous voulez nous parler de vos revendications ou pas ?
00:08:07Donc on voit l'animosité contre certains journalistes.
00:08:10Est-ce qu'il y a des policiers qui ont été blessés à votre connaissance,
00:08:12Stanislas Gaudon ?
00:08:13Il y en a déjà eu hier.
00:08:15Hier, on le fait.
00:08:15Et ça a commencé par là.
00:08:17Il y a même eu des enseignants qui ont été blessés.
00:08:19C'est pour ça que là, il faut dire les choses telles qu'elles sont.
00:08:22C'est qu'on n'est pas dans un conflit social
00:08:24où il y a des revendications affirmées,
00:08:27où on fait des manifestations comme on a pu le faire,
00:08:29notamment cet après-midi pour la fonction publique.
00:08:31Et nous, Allianz, on était représentés.
00:08:33Je crois que là, on est dans autre chose.
00:08:35Et le maire de Saint-Denis est en train de jouer avec le feu et la glace.
00:08:39Parce que quand il dit que la violence, elle peut être légitime, par exemple,
00:08:43en fait, il entretient aussi ce climat d'ultra-violence.
00:08:45Je rappelle une chose.
00:08:46Il n'y a que les forces de sécurité qui ont le monopole de la violence légitime.
00:08:50Et il faut que les choses soient très, très claires.
00:08:51On ne peut pas justifier la violence,
00:08:54et surtout pas à l'encontre des policiers que nous sommes,
00:08:56à l'encontre des enseignants ou à l'encontre de qui que ce soit d'ailleurs.
00:08:59On verra, de toute façon, les mots précis qu'a utilisés Bali Bagayoko.
00:09:04On va peut-être juste, parce que je ne veux pas les faire attendre trop longtemps,
00:09:08partir à Lille.
00:09:08On reviendra sur ce qui se passe en Seine-Saint-Denis.
00:09:10Rejoigne-t-vous Marcheto et Manon Varaldo.
00:09:13Bonsoir à tous les deux.
00:09:14Là, vous êtes aux abords du lycée César Baggio.
00:09:17Comment ça se passe actuellement ?
00:09:19Expliquez-nous.
00:09:22Écoutez, Laurence est très calme aux alentours de ce lycée.
00:09:26En tout cas, ce matin, je peux vous dire que c'était très, très animé.
00:09:28Plusieurs centaines de jeunes, également des policiers en nombre,
00:09:32parce que vous allez le voir, il y a eu des scènes de violence très importantes.
00:09:35Sur ces images de Manon Varaldo, vous allez voir l'incendie
00:09:38qui a donc été provoquée par ces études, enfin en tout cas ces lycéens,
00:09:42juste devant la porte de l'établissement.
00:09:45Le lycée, aujourd'hui, toute la journée a été fermé.
00:09:47On voit donc des vélos, des vélos en libre-service, du mobilier urbain.
00:09:51On voit aussi sur ces images, vous allez le voir, des étuis de mortiers d'artifices.
00:09:56On voit aussi également des étuis de gaz lacrymogène
00:09:59qui ont été utilisés par les forces de l'ordre pour riposter,
00:10:02tenter de disperser, en tout cas, tous ces manifestants.
00:10:06Également, beaucoup de mobiliers urbains ont été détruits.
00:10:09Les abribus aux alentours, au fond de l'image, sur la gauche,
00:10:14vous voyez un panneau publicitaire.
00:10:15Également, l'entrée de l'établissement avec les vitres
00:10:18qui ont été largement détériorées, avec des gravats
00:10:21qui ont été envoyés contre les vitres de cet établissement.
00:10:24Beaucoup de cases.
00:10:25Donc, on a vu dans l'après-midi des employés de la métropole de Lille
00:10:29venir remplacer tout ce mobilier urbain.
00:10:31Également, un feu de signalisation avec une caméra de vidéosurveillance
00:10:34a été changé.
00:10:36Beaucoup de matériel qui a été cassé.
00:10:38On a pu discuter, encore une fois, avec ces lycéens
00:10:40qui se sont rassemblés.
00:10:41Pas forcément, d'ailleurs, des lycéens qui sont dans cet établissement.
00:10:44Mais certains sont venus prêter main forte
00:10:46aux lycéens de cet établissement
00:10:48pour bloquer ce lycée.
00:10:50Beaucoup nous ont exposé leurs revendications,
00:10:53que vous connaissez, qui sont un petit peu partout les mêmes
00:10:55dans les villes qui ont été touchées.
00:10:57Mais beaucoup nous ont également dit, dans la journée,
00:10:59qu'ils sont passés et ont vu tous ces dégâts.
00:11:00Ils ont dit, moi, je suis d'accord pour bloquer.
00:11:02Par contre, cette violence, elle est totalement inacceptable.
00:11:04C'est d'ailleurs le même discours qui a été repris
00:11:06par plusieurs adultes qui sont passés dans la journée
00:11:08à proximité de cet établissement scolaire.
00:11:11Ce que je peux vous dire également,
00:11:12c'est que ces lycéens qu'on a pu interroger ce matin
00:11:15se disent prêts pour remettre le couvert demain matin.
00:11:19Et encore, il y a eu des appels au blocage sur les réseaux sociaux,
00:11:22notamment TikTok ou encore Telegram, des messageries cryptées,
00:11:25pour s'organiser et donc refaire encore des blocus demain.
00:11:29A voir comment, évidemment, la situation, elle va se dérouler demain matin.
00:11:33En tout cas, ce qu'on peut vous dire pour le département du Nord,
00:11:35selon la préfecture, il y a eu 12 établissements concernés
00:11:39par des blocus et 8 interpellations.
00:11:41Merci beaucoup, Thibault Marchot, Manon Varaldo.
00:11:44On voit évidemment qu'il y a plusieurs points de violence dans les lycées.
00:11:48On a parlé de Saint-Denis.
00:11:49Là, on parlait de Lille.
00:11:51Il y a aussi Bordeaux, je crois, où la situation est compliquée.
00:11:54Là, on est à Nantes avec des slogans, des poubelles,
00:11:59des actions contre les policiers, des actions contre les personnels enseignants aussi.
00:12:04C'est une contestation, Louis de Ragnel, qui peut s'étendre encore dans les prochains jours,
00:12:08jusqu'aux prochaines vacances scolaires ?
00:12:09Sur la partie lycée, l'objectif politique est extrêmement clair.
00:12:12C'est tout faire pour que le mouvement s'enracine.
00:12:15Et donc, essayer de faire des émules et créer la contagion d'un lycée à l'autre.
00:12:18Et d'ailleurs, c'est la crainte des policiers et des gendarmes,
00:12:21essentiellement des policiers en l'occurrence, qui gèrent ces dispositifs-là.
00:12:24C'est toujours très compliqué.
00:12:26Je parle sous le contrôle de vous, Stanislas Godon.
00:12:28Mais pour les policiers, gérer des lycéens, c'est l'enfer,
00:12:31parce que ce sont des mineurs, parce qu'en plus, tout est filmé.
00:12:34C'est toujours des configurations très compliquées.
00:12:36Et puis là, on voit bien qu'il y a l'œuvre de force politique.
00:12:39Bali Bakayoko, vous l'évoquiez tout à l'heure,
00:12:41est quand même présent quasiment partout dans les manifestations,
00:12:45les mouvements de sa ville.
00:12:45Et à aucun moment, il dit, il essaie de calmer le jeu.
00:12:49À aucun moment, il essaie de faire baisser la tension.
00:12:51Et il joue un jeu...
00:12:52On ne le sait pas, Louis.
00:12:53Il y a sur place, nos envoyés spéciaux disent qu'il a tenté
00:12:56à prendre le dialogue entre les policiers et les gendarmes.
00:12:58Oui, mais tout en disant aux lycéens,
00:12:59allez-y, continuez les mouvements, les blocages, les manifestations.
00:13:02Il ne dit pas, allez, rentrez, travaillez.
00:13:05On va organiser une concertation différemment.
00:13:08Voilà.
00:13:08Il y a une volonté politique de créer la convergence des luttes
00:13:13pour que le mouvement prospère.
00:13:15s'étend à tout le pays.
00:13:16Et derrière, ce qu'on voit très clairement,
00:13:19c'est du harcèlement des policiers.
00:13:21Ce qui est cherché, c'est l'erreur, la faute des policiers.
00:13:24On va essayer de trouver une image, une vidéo avec un trophée
00:13:27pour dire, regardez, c'est bien ce qu'on vous disait,
00:13:29la police est violente.
00:13:31C'est la rentrise des policiers et des gouvernants.
00:13:32Et je termine simplement, je sais qu'on en parlera tout à l'heure,
00:13:34mais quand même, les propos de Jean-Luc Mélenchon,
00:13:36qui dit, voilà, je vous demande de vous imposer,
00:13:39de vous imposer face à la sauvagerie policière.
00:13:42Interposer.
00:13:42Moi, c'est ce que j'ai de vous imposer tout à l'heure.
00:13:44On va l'écouter.
00:13:45Tanguy, vous avez un petit bilan chiffré à nous donner ou pas ?
00:13:48Alors, les chiffres officiels que nous a donnés le gouvernement,
00:13:51le ministère de l'Éducation nationale,
00:13:52c'était à la mi-journée, c'était 40 interpellations.
00:13:55On sait d'ores et déjà que ce bilan va exploser,
00:13:57puisque juste avant de rentrer en plateau,
00:13:59on a appris que la préfecture des Alpes-Maritimes
00:14:02expliquait que sur son seul territoire,
00:14:04il y avait déjà eu 50 interpellations.
00:14:06Donc, évidemment, ce bilan va exploser.
00:14:0850 interpellations pour les Alpes-Maritimes.
00:14:10Hier, c'était 164.
00:14:11Hier, c'était 164 sur l'ensemble de la journée,
00:14:13l'ensemble de la France.
00:14:14Cinq policiers blessés également dans les Alpes-Maritimes.
00:14:18Dans la région lyonnaise, il y a eu 14 interpellations.
00:14:20On sait aussi qu'à Lille,
00:14:22on a vu ce que Thibaut nous a décrit tout à l'heure.
00:14:25Dans la région parisienne,
00:14:26quatre interpellations à Nière pour des violences.
00:14:28À Gennevilliers, il y a une trentaine d'individus cagoulés
00:14:30qui se sont rassemblés devant le lycée.
00:14:32On a vu des inscriptions à CAB.
00:14:34À CAB, ce sont ses insultes contre les policiers.
00:14:36On ne voit pas vraiment le lien
00:14:37avec les revendications des jeunes lycéens.
00:14:41À Ivry aussi, un jeune homme
00:14:43qui a emploité une arme de poing
00:14:44sur une patrouille de police.
00:14:46Extrêmement grave, ça.
00:14:46Exactement.
00:14:47Les policiers qui sont parvenus à le désarmer.
00:14:48Il s'agissait d'un pistolet à bim,
00:14:50mais ça montre vraiment l'état d'esprit de ces jeunes.
00:14:54Tout peut déraper à un moment, en fait.
00:14:56Exactement.
00:14:57Et le cas que vous évoquez est extrêmement grave
00:15:01parce qu'en fait, il a fait non seulement
00:15:02le signe de viser des policiers,
00:15:04mais en plus, il a chambré.
00:15:05Il a fait le signe de chambrer.
00:15:07Comme on chambre une cartouche, en fait.
00:15:08Et heureusement, vous voyez,
00:15:09quand certains disent que les policiers,
00:15:11ils ont le permis de tuer XXL,
00:15:13qu'ils tuent des personnes dans la rue,
00:15:15ben non, ils gardent leur sang-froid
00:15:16et ils interpellent la personne
00:15:18qui, d'ailleurs, a reconnu
00:15:19que c'était une arme factice.
00:15:20Mais vous voyez,
00:15:21comme on est dans un équilibre
00:15:22extrêmement fragile,
00:15:23et vous avez raison de le dire,
00:15:25effectivement, gérer les jeunes lycéens,
00:15:27c'est extrêmement compliqué.
00:15:28Et là, quand on sait qu'il y a en plus
00:15:30une manipulation à la fois
00:15:32de certains partis politiques
00:15:33comme l'extrême-gauche
00:15:35et également des groupuscules,
00:15:37notamment des universités
00:15:40qui attisent le feu aussi
00:15:41et qui manipulent ces jeunes lycéens,
00:15:43je trouve que là,
00:15:45on est dans une situation,
00:15:46une cocotte minute, là,
00:15:48qui peut déraper à tout moment.
00:15:50Écoutons, Jean-Luc Mélenchon,
00:15:51je vous passe la parole,
00:15:52Éric Revelle,
00:15:52qui était alors lu à la manif,
00:15:54place de la République
00:15:55pour les fonctionnaires,
00:15:56et qui en a pas profité
00:15:58pour dire qu'il était
00:15:58aux côtés des lycéens.
00:16:00On écoute.
00:16:01Ce Premier ministre
00:16:02qui croit que c'est nous
00:16:03qui créons les problèmes,
00:16:05nous autres,
00:16:06les insoumis,
00:16:07aux portes des lycées,
00:16:09nous sommes fiers
00:16:10d'être aux portes des lycées
00:16:11pour défendre nos gamins.
00:16:16Parents, militants insoumis,
00:16:19mobilisez-vous
00:16:20pour vous interposer
00:16:22face à la sauvagerie policière.
00:16:29Ceux qui tabassent
00:16:30nos enfants,
00:16:32ceux qui frappent,
00:16:34ceux qui insultent,
00:16:35ceux qui laissent libre cours
00:16:36à leur racisme,
00:16:38vont bientôt nous retrouver
00:16:39sur leur chemin.
00:16:40Il n'y aura ni oubli,
00:16:42ni pardon
00:16:43pour personne.
00:16:45Terrible cette harangue
00:16:46de Jean-Luc Mélenchon
00:16:47et Éric Revelle.
00:16:49Sauvagerie policière,
00:16:50ceux qui tabassent
00:16:50nos enfants.
00:16:51Ainsi sont décrits
00:16:52les gardiens de la paix.
00:16:53Oui, s'il ne s'agissait pas
00:16:54d'un leader politique
00:16:56de premier plan,
00:16:57on pourrait balayer tout ça
00:16:59d'un revers de main,
00:16:59mais il s'agit de Jean-Luc Mélenchon.
00:17:01Il s'agit de Jean-Luc Mélenchon
00:17:02qui est candidat
00:17:03à l'élection présidentielle
00:17:04et qui est donné au second tour
00:17:05de cette élection présidentielle.
00:17:07Les mots qu'il choisit,
00:17:09les menaces qu'il inflige
00:17:10à la fin de son discours,
00:17:11il n'y aura ni pardon,
00:17:12ni oubli.
00:17:14On se demande ce qu'il ferait
00:17:15s'il accédait au pouvoir.
00:17:18Non, moi je suis tétanisé
00:17:20par cette violence
00:17:21qui est en train de prendre
00:17:22une dimension hallucinante
00:17:24avec cette campagne présidentielle.
00:17:26On parlera tout à l'heure
00:17:26de Bardella.
00:17:28Les revendications des lycéens,
00:17:30je les ai regardées à la loupe.
00:17:31Il y en a un certain nombre
00:17:31qui sont exactes.
00:17:33Surcharge de classe, oui.
00:17:35Des preuves qui ne sont pas remplacées
00:17:37alors qu'on est à un mois
00:17:37de la rentrée scolaire.
00:17:39Manque d'infirmiers,
00:17:40d'infirmières, de psychologues.
00:17:41On parle souvent de la santé mentale
00:17:43de nos lycéens.
00:17:45J'ajouterais le manque aussi
00:17:46d'accompagnants pour les élèves
00:17:49en situation de handicap.
00:17:50Tout ça est juste,
00:17:51mais pardon.
00:17:52D'abord, un,
00:17:53ce n'est pas nouveau,
00:17:53c'est structurant.
00:17:54Ce qui est nouveau,
00:17:55c'est cette violence.
00:17:56Ce qui est nouveau,
00:17:56c'est qu'un élève puisse menacer
00:17:59même avec un pistolet factice
00:18:00un policier.
00:18:01Ce qui est nouveau,
00:18:02c'est de voir des lycées dégradés.
00:18:04C'est-à-dire,
00:18:05ils protestent en disant
00:18:06qu'ils n'ont pas assez de moyens,
00:18:07mais ils dégradent eux-mêmes
00:18:08les moyens qu'ils ont.
00:18:10Donc, si vous avez
00:18:10toute cette violence-là,
00:18:12si vous avez un leader politique,
00:18:13c'est le cas de Jean-Luc Mélenchon,
00:18:16qui jette de l'huile sur le feu,
00:18:17je ne sais pas
00:18:18où ça peut s'arrêter.
00:18:19Et je n'ose pas imaginer
00:18:21un drame,
00:18:22mais s'il y avait un drame
00:18:23avec un lycéen,
00:18:25lorsque vous dites
00:18:26il faut s'interposer,
00:18:27je demande à tous mes militants,
00:18:29de mortiers d'artifices,
00:18:30je demande à tous mes militants
00:18:31de s'interposer.
00:18:32Mais que se passerait-il ?
00:18:33Quelle responsabilité
00:18:34aurait la France Insoumise
00:18:35si un drame arrivait
00:18:37à l'encontre d'un lycéen,
00:18:39par exemple ?
00:18:39Ça ne serait pas la faute
00:18:39des policiers,
00:18:41ça ne serait pas la faute
00:18:42de la France Insoumise.
00:18:43C'est ce qui est recherché
00:18:45avec les classes.
00:18:45Là, on ne parle plus d'adultes,
00:18:47on parle de lycéens,
00:18:48c'est-à-dire des gens
00:18:48qui ont 16, 17 ans.
00:18:49Donc des mineurs, normalement.
00:18:50Des mineurs.
00:18:50On verra parmi les interpellations
00:18:52si tous sont mineurs.
00:18:53Il y en a beaucoup,
00:18:53une grande partie
00:18:54qui sont des mineurs.
00:18:55Une grande partie
00:18:55qui sont des mineurs.
00:18:56OK, ça n'y passe.
00:18:56En fait, M. Mélenchon
00:18:58vient d'annoncer son programme.
00:19:00C'est simple,
00:19:01c'est deux mots,
00:19:02c'est le chaos.
00:19:03C'est le chaos.
00:19:04C'est ça, son programme.
00:19:05Et en plus,
00:19:05il va mettre au milieu,
00:19:06en danger,
00:19:07les policiers de terrain
00:19:08qui déjà, je le rappelle,
00:19:10ont 17 policiers par jour
00:19:12qui sont agressés
00:19:12dans l'exercice de leur fonction.
00:19:14C'est ça, la réalité.
00:19:1517 refus d'obtempérer
00:19:17aggravés
00:19:17dans le cadre
00:19:18de l'exercice
00:19:19de leur fonction.
00:19:20Et en fait,
00:19:20avec les propos qu'il tient,
00:19:21comme les propos
00:19:22de M. Bakayoko,
00:19:23il attise la haine.
00:19:24Et donc,
00:19:25il met encore une fois,
00:19:26de plus,
00:19:27une cible dans le dos
00:19:28des policiers.
00:19:29Et là,
00:19:29je trouve que c'est
00:19:30assez irresponsable
00:19:31pour quelqu'un
00:19:31qui brigue la plus haute marche,
00:19:34je dirais,
00:19:35du podium
00:19:35de l'autorité de l'État.
00:19:37Et qui, là,
00:19:37pour l'instant,
00:19:38est dans les sondages qualifiés.
00:19:39On va écouter M. Bakayoko
00:19:41qui était devant
00:19:42le lycée Paul-Éluard
00:19:43à Saint-Denis.
00:19:45Il est irresponsable
00:19:46parce que non seulement
00:19:47ils ne sont pas à la hauteur,
00:19:48vraiment parce que
00:19:49l'ensemble des analyses
00:19:50montrent que
00:19:52l'État
00:19:53est en régression totale
00:19:54sur l'ensemble
00:19:55de ses prérogatives.
00:19:56Prohésion sociale,
00:19:57bien sûr la question éducative,
00:19:58vous avez qu'à regarder,
00:19:59l'État met moins de moyens
00:20:00dans les quartiers populaires
00:20:01que dans les beaux quartiers.
00:20:02Ce n'est pas normal.
00:20:03Ce n'est pas normal.
00:20:04Et pourquoi la revendication
00:20:05légitime de ces jeunes,
00:20:06elles auraient moins d'intérêt
00:20:07que ceux dans les beaux quartiers ?
00:20:08C'est quoi cette affaire ?
00:20:10Voilà,
00:20:10pour Bali Bakayoko,
00:20:11c'est une stratégie
00:20:12qui a mis en place
00:20:13à France Insoumise
00:20:14au plan national, Louis.
00:20:15Là, on voit que le maire
00:20:16de Saint-Denis
00:20:16surtout chauffe à blanc
00:20:17le public qui est en face de lui
00:20:20pour essayer de lui dire
00:20:21« Mais regardez,
00:20:21vous êtes victime d'injustice,
00:20:23tout c'est scandaleux,
00:20:23vous avez raison de vous indigner ».
00:20:25Alors, il ne le dit pas comme ça
00:20:26parce que c'est quelqu'un
00:20:26de très intelligent.
00:20:27Donc, on voit bien
00:20:28que les mots sont très maîtrisés.
00:20:30Il n'y a pas un mot
00:20:30plus haut que l'autre.
00:20:31Il n'y a pas un mot
00:20:32qui peut tomber
00:20:33sous le coup de la loi.
00:20:33Mais très clairement,
00:20:35si vous êtes un jeune lycéen,
00:20:37quand vous écoutez ça,
00:20:38vous vous dites
00:20:38« Bon, il n'y a qu'une seule chose
00:20:39à faire,
00:20:40c'est le blocage,
00:20:41la grève
00:20:42et pourquoi pas
00:20:43un tout petit peu plus ».
00:20:44Moi, ce que je remarque aussi
00:20:45par rapport à ce que disait
00:20:46Jean-Luc Mélenchon tout à l'heure,
00:20:47c'est le cynisme de ces mots.
00:20:49Dans la séquence qu'on écoute,
00:20:50il dit très clairement
00:20:51aux parents
00:20:52« Mobilisez-vous
00:20:53pour protéger nos enfants ».
00:20:54Mais protéger de quoi ?
00:20:55En réalité, il ne dit pas
00:20:56« Protéger nos enfants
00:20:57de la déscolarisation,
00:21:00du manque de moyens,
00:21:00de tout ça ».
00:21:01Il dit de protéger
00:21:02nos enfants des policiers,
00:21:03de la police,
00:21:04de la sauvagerie des policiers.
00:21:05Le mot est incroyable.
00:21:06Et donc, en fait,
00:21:07on oublie complètement,
00:21:09volontairement,
00:21:10le fond de l'affaire
00:21:10qui est,
00:21:12comme le disait très justement
00:21:13Éric Revelle,
00:21:13le manque de moyens,
00:21:14le manque d'encadrement,
00:21:15tout ce que vous voulez
00:21:16sur la paupérisation
00:21:17de l'éducation nationale.
00:21:18Et donc, on transfère
00:21:19le sujet sur
00:21:20« Vous voyez bien,
00:21:20et c'est toujours
00:21:21la même rengaine,
00:21:22on la connaît,
00:21:22ça fait dix ans qu'elle dure
00:21:23et elle prospère
00:21:24de plus en plus.
00:21:25C'est la police qui tue,
00:21:27c'est la police
00:21:28qui nous cible délibérément,
00:21:30c'est la police qui est raciste.
00:21:31Et ça, pour le coup,
00:21:32vous dites ça à un public
00:21:33qui déjà se sent victime
00:21:35et opprimé,
00:21:36eh bien forcément,
00:21:37ça fonctionne
00:21:37et tout ça a un seul but,
00:21:39il est électoraliste.
00:21:40Bien sûr.
00:21:41Stannis Asgodon,
00:21:41comment est-ce que...
00:21:42Alors, vous étiez-vous
00:21:43dans la rue pour d'autres raisons,
00:21:44pour manifester aux côtés
00:21:47de vos collègues fonctionnaires,
00:21:48pour demander plus de moyens
00:21:49pour la fonction publique,
00:21:50c'est bien ça ?
00:21:51Oui.
00:21:51Et donc, vous avez cette colère
00:21:53quand même, ça,
00:21:53qui rejoint ce mouvement.
00:21:55Est-ce que ça à voir,
00:21:57les deux mouvements,
00:21:57ont quelque chose à voir
00:21:58l'un avec l'autre ?
00:21:59Alors, en fait,
00:21:59ça fait plusieurs jours
00:22:00que nous, on mène
00:22:01notamment des actions
00:22:02qu'on appelle
00:22:03les gilets bleus
00:22:03parce qu'avant
00:22:04les gilets jaunes
00:22:05du 17 octobre,
00:22:06il y aura d'abord
00:22:06les gilets bleus
00:22:07et on a fait des actions
00:22:08tout à fait pacifiques.
00:22:09On a même été aux abords
00:22:10notamment du système
00:22:12de sécurité du pape
00:22:14pendant les quatre jours.
00:22:15On a déroulé des banderoles,
00:22:17on a été devant
00:22:17l'Assemblée Nationale,
00:22:18on a fait une grande
00:22:19manifestation le 15 septembre
00:22:21et en fait, vous voyez,
00:22:22sans violence,
00:22:23bon, on dirait
00:22:24de la part des policiers,
00:22:25c'est quand même
00:22:26tout à fait normal.
00:22:26C'est normal.
00:22:27Mais comme quoi,
00:22:28on peut faire des actions
00:22:29de revendication
00:22:30parce qu'effectivement,
00:22:32nous avons besoin de moyens,
00:22:33nous avons besoin
00:22:34de reconnaissance
00:22:34et d'ailleurs,
00:22:35nous attendons toujours
00:22:36la réponse du ministère
00:22:38de l'Intérieur
00:22:38et de Matignon
00:22:39parce qu'on sait
00:22:39qui tient les cordons
00:22:40de la bourse
00:22:41quand même dans ce gouvernement
00:22:42pour savoir si enfin
00:22:43on aura cette prime
00:22:44entre guillemets
00:22:45de risque
00:22:46et de contrats opérationnels
00:22:47qui sera augmentée,
00:22:48qui est complètement bloquée
00:22:50depuis notamment 2019.
00:22:51Je rappelle que Matignon
00:22:53vient d'annoncer
00:22:54le gel du point d'indice
00:22:55des fonctionnaires.
00:22:56Donc là encore,
00:22:57un coup de canif
00:23:00dans le pouvoir d'achat
00:23:01des agents publics
00:23:02et notamment des policiers
00:23:03à qui on demande
00:23:04toujours plus
00:23:05et nous,
00:23:06on est présents
00:23:07à chaque fois.
00:23:07On n'a jamais fait défaut
00:23:08que ce soit les Jeux,
00:23:10que ce soit notamment
00:23:11le pape.
00:23:13On a mobilisé
00:23:13jusqu'à 100%
00:23:14de fonctionnaires
00:23:15qui ont été
00:23:15sur la voie publique.
00:23:16Et puis je rappelle
00:23:17aussi une chose
00:23:17parce qu'on a tendance
00:23:18à l'oublier,
00:23:19c'est tout le reste
00:23:20qui est tout prioritaire.
00:23:22Le terrorisme,
00:23:23les violences,
00:23:25la narcotrafic,
00:23:26les violences intrafamiliales,
00:23:27les violences sexuelles
00:23:28et sexistes.
00:23:28D'ailleurs,
00:23:29il y a un débat
00:23:29à l'Assemblée nationale
00:23:30qui s'ouvre
00:23:31sur la loi intégrale.
00:23:32Vous voyez un peu
00:23:32la chance de travail.
00:23:34Comment est-ce que l'on fait ?
00:23:35Comment on résout
00:23:36cette équation ?
00:23:36Si on n'arrive pas
00:23:37à recruter notamment
00:23:38des agents
00:23:38pour notamment œuvrer
00:23:40au sein de la police nationale,
00:23:41comment va-t-on faire ?
00:23:42Comment va-t-on résoudre
00:23:43cette équation ?
00:23:44Et je rappelle,
00:23:44au bout du bout,
00:23:45ce sont les citoyens
00:23:46qui en payent le prix fort.
00:23:47Dernier élément
00:23:48que je voulais vous montrer,
00:23:49ce qui s'est passé à Grasse.
00:23:51Franck Triviaud nous montre
00:23:52qu'une policière
00:23:53a dû être évacuée
00:23:54à l'hôpital
00:23:55après avoir été blessée
00:23:56à la tête.
00:23:57Franck Triviaud.
00:23:59Une journée particulièrement
00:24:00agitée ici sur la Côte d'Azur
00:24:02avec près de 18 établissements
00:24:05perturbés au total.
00:24:06C'est ce qu'annonce le préfet.
00:24:08Sept lycées,
00:24:09notamment perturbés à Nice.
00:24:10Quatre à Grasse
00:24:11où je me trouve.
00:24:12Deux à Menton.
00:24:14Deux à Cannes.
00:24:15À Grasse,
00:24:15il y a eu des scènes
00:24:16assez violentes
00:24:18autour d'un lycée professionnel.
00:24:20Léon Chiris
00:24:20où des bus ont été caillassés.
00:24:22Une maman
00:24:23qui est sortie en panique
00:24:25de sa voiture
00:24:26ainsi que des jets de projectiles
00:24:28sur les agents
00:24:31des forces de l'ordre.
00:24:32Au total,
00:24:3250 interpellations
00:24:34sur la Côte d'Azur
00:24:35pour jets de projectiles,
00:24:36tirs de mortier,
00:24:38dégradations,
00:24:39outrages et rébellions
00:24:40pour 34 gardes à vue
00:24:42qui sont toujours en cours.
00:24:44La préfecture
00:24:44qui parle également
00:24:45de sept policiers blessés.
00:24:48Cinq à Menton et deux
00:24:50ici donc à Grasse
00:24:51où une jeune policière
00:24:53a reçu notamment
00:24:54un projectile
00:24:55en pleine tête.
00:24:56Le préfet
00:24:57qui précise
00:24:58qu'un retour au calme
00:24:59est revenu
00:25:00tout de même
00:25:01cet après-midi
00:25:01dans la plupart
00:25:02des lycées
00:25:03de la Côte d'Azur.
00:25:05Merci Franck Triviaud.
00:25:06Tanguy Hamon,
00:25:07à quel moment
00:25:07on aura un bilan consolidé
00:25:08de nombre d'interpellations
00:25:10de nombre de blessés
00:25:10aujourd'hui,
00:25:11de lycées occupées ?
00:25:13Le préfet de l'interieur
00:25:13devrait prendre la parole
00:25:14ce soir.
00:25:15Je pense que c'est lui
00:25:16qui pourra donner
00:25:17le bilan définitif
00:25:18de la journée
00:25:20et savoir ensuite,
00:25:21ce qui est important aussi
00:25:22c'est de savoir
00:25:22est-ce qu'il y aura
00:25:23des suites judiciaires
00:25:24parce qu'on sait
00:25:24qu'il y a beaucoup
00:25:25de jeunes enfants,
00:25:26de jeunes mineurs.
00:25:27On sait qu'avec
00:25:28toutes les interpellations
00:25:29d'hier finalement
00:25:30il n'y a pas eu énormément,
00:25:31même aucune comparution
00:25:33sur 164 interpellations ?
00:25:35Vu qu'énormément
00:25:35sont mineurs
00:25:36et je pense qu'il y en a
00:25:37beaucoup d'autres,
00:25:38c'est ce qu'on appelle
00:25:39une composition pénale
00:25:40où ils reconnaissent
00:25:40peut-être l'effet,
00:25:41on leur tape sur les doigts,
00:25:43on leur dit
00:25:43attention,
00:25:43ce n'est pas bien,
00:25:44vous faites un peu
00:25:45de travaux d'intérêt général
00:25:46et c'est fini.
00:25:48Bon,
00:25:48dernier mot.
00:25:49Ça aussi,
00:25:49ça participe
00:25:50à toutes les difficultés
00:25:52que l'on rencontre,
00:25:53c'est l'absence
00:25:54de chaînes pénales
00:25:54finalement
00:25:55qui dysfonctionnent
00:25:56à,
00:25:57je vais le dire,
00:25:58une sous-dotation
00:25:59aussi
00:26:00à ce niveau-là.
00:26:00La justice aujourd'hui,
00:26:023 procureurs
00:26:03pour 100 000 habitants
00:26:03alors que la moyenne
00:26:04est à 12.
00:26:05Je veux dire,
00:26:06on mobilise 77 euros
00:26:08par habitant
00:26:08alors que la moyenne européenne,
00:26:10enfin les Allemands
00:26:10dépensent 146 euros
00:26:11pour la justice.
00:26:12Enfin,
00:26:13je veux dire,
00:26:13il y a quelque chose
00:26:13quand même
00:26:14qui est complètement
00:26:15à côté de la plaque
00:26:15par rapport
00:26:16aux enjeux d'aujourd'hui
00:26:17et sur les mineurs,
00:26:19il y a un vrai sujet
00:26:20sur le code justice
00:26:21pénal des mineurs
00:26:21qui est complètement...
00:26:22Là,
00:26:22ce n'est pas qu'une question
00:26:23de moyens.
00:26:24Bien sûr,
00:26:25et pour ça,
00:26:25nous on va suivre
00:26:26de très près.
00:26:26Alors,
00:26:26il faut attendre aussi
00:26:27pour les policiers blessés
00:26:28parce que vous savez,
00:26:29comme pour la finale
00:26:30de la Ligue des Champions,
00:26:31il y avait quelques dizaines
00:26:32qui étaient annoncées
00:26:33la veille
00:26:34et puis le lendemain,
00:26:34on s'est retrouvés
00:26:35à plusieurs centaines.
00:26:36Donc,
00:26:36il faut être très très prudent
00:26:37puisqu'il va y avoir
00:26:38toutes les déclarations,
00:26:38notamment des blessures
00:26:39en service
00:26:40et puis le suivi judiciaire.
00:26:42Je serais curieux
00:26:42de voir un outrage
00:26:43ou rébellion
00:26:44qui soit puni
00:26:45avec de la prison ferme,
00:26:46avec mandat de dépôt par exemple.
00:26:47Merci beaucoup.
00:26:48On va suivre cette situation
00:26:50comme le laisse sur le feu
00:26:51évidemment dans les lycées.
00:26:52On fait une petite pause,
00:26:53on s'en trouve dans un instant.
00:26:54Je remercie Stanislas Godon
00:26:55et on va évoquer
00:26:56ce qui se passe au RN
00:26:57et la contre-attaque du RN
00:27:00face aux accusations
00:27:01de Mediapart.
00:27:01A tout de suite.
00:27:0517h32,
00:27:05on se retrouve dans Punchline.
00:27:06On va évoquer la contre-attaque
00:27:08du Rassemblement National.
00:27:09Vous le savez,
00:27:09Mediapart hier a publié
00:27:11des messages antisémites
00:27:12datant de 2013
00:27:13qui sont attribués
00:27:14pour l'heure
00:27:15à Jordan Bardella
00:27:16alors qu'il était
00:27:16jeune militant
00:27:18du Front National.
00:27:19Le actuel patron du RN
00:27:21a pris la parole
00:27:21à l'Assemblée Nationale
00:27:22ce matin.
00:27:23Hier, il était
00:27:23sur notre antenne,
00:27:25vous le savez,
00:27:25chez Pascal Praud
00:27:26pour réagir vivement
00:27:27à ces accusations.
00:27:29Écoutez ce qu'il dit
00:27:30à la fois
00:27:31sur le fait
00:27:32que la campagne
00:27:33qui arrive
00:27:33va être d'une violence
00:27:34extrême
00:27:34et sur le fait
00:27:35que rien ne sera
00:27:36épargné au candidat.
00:27:38Il va falloir sortir
00:27:39les casques lourds
00:27:41parce que la campagne
00:27:42sera longue,
00:27:43parce que nous allons
00:27:44être attaqués
00:27:45non pas seulement
00:27:46par nos opposants
00:27:48mais parce que
00:27:48le mouvement
00:27:49que nous représentons
00:27:50dérange
00:27:50et que face
00:27:52à la perspective
00:27:53de voir le RN
00:27:54l'emporter,
00:27:56non seulement
00:27:57nos adversaires
00:27:57semblent obsédés
00:27:58par le RN
00:27:59mais nous sentons
00:28:01depuis,
00:28:03nous depuis plusieurs jours
00:28:05et je dirais
00:28:05de manière visible
00:28:06par le grand public
00:28:07depuis plusieurs heures
00:28:08les prémices
00:28:09d'une guerre totale,
00:28:12de tentatives
00:28:13de déstabilisation
00:28:14de la campagne
00:28:15présidentielle.
00:28:16Ses propos
00:28:17et ses positions
00:28:17n'ont jamais été
00:28:19les miens.
00:28:19Cette opération
00:28:20a très certainement
00:28:21été préparée
00:28:23dans le scénario
00:28:24où j'étais candidat
00:28:25à l'élection présidentielle.
00:28:29Soit Mediapart
00:28:32a mis en œuvre
00:28:34une opération
00:28:35de barbouze,
00:28:37soit une opération
00:28:38de barbouze
00:28:39s'est montée
00:28:39à l'extérieur
00:28:40et Mediapart
00:28:41lui-même
00:28:42s'est fait enfumer
00:28:44aveuglé par la haine
00:28:45qu'il porte
00:28:45pour le Rassemblement
00:28:46national.
00:28:47Nous allons nous battre,
00:28:48nous allons nous battre
00:28:49pour la vérité
00:28:50et nous allons nous battre
00:28:51pour mener cette campagne
00:28:52jusqu'à son terme,
00:28:53y compris si elle dérange
00:28:54et y compris
00:28:55si tout est mis en œuvre
00:28:56pour empêcher
00:28:57le Rassemblement national
00:28:58et Marine Le Pen
00:28:59d'arriver à l'Elysée
00:28:59dans quelques mois.
00:29:00Voilà pour Jordan Bardella.
00:29:02C'était aujourd'hui
00:29:02à l'Assemblée.
00:29:03Eric Revelle,
00:29:03vous n'avez pas regardé
00:29:04CNews hier soir.
00:29:06Vous avez vu
00:29:07que Jordan Bardella
00:29:08était hier sur CNews
00:29:10et aujourd'hui
00:29:10ils ont repris la parole
00:29:11à l'Assemblée nationale.
00:29:12C'était une réunion de groupe,
00:29:13c'est ça ?
00:29:13Lui de Ragnel à l'Assemblée
00:29:14parce qu'il y avait
00:29:14Eric Ciotti,
00:29:15les partenaires alliés
00:29:16du RN.
00:29:17Exactement.
00:29:17Donc c'était une occasion
00:29:18pour Jordan Bardella
00:29:19de distiller
00:29:21ce ne sera pas
00:29:21les éléments de langage
00:29:22et un peu le
00:29:23voilà ce qu'il faut dire,
00:29:24voilà ma conviction
00:29:25sur ce dont on va vous parler
00:29:27tout le temps
00:29:28sur les marchés
00:29:29dans les médias.
00:29:30Là, pour l'instant,
00:29:31on a des révélations
00:29:32de Mediapart
00:29:33qui ne sont pas vérifiées
00:29:35puisqu'il n'y a pas eu
00:29:35de production de documents,
00:29:37on est d'accord.
00:29:38Est-ce qu'on peut imaginer
00:29:40que ce site
00:29:42va faire un feuilleton
00:29:43de cette affaire ?
00:29:44Alors, ça c'est
00:29:45la manière de fonctionner
00:29:47de Mediapart,
00:29:48c'est de feuilletonner
00:29:49systématiquement tout.
00:29:50Donc c'est une espèce
00:29:50de supplice chinois
00:29:51qui publie une chose
00:29:52puis ils égrènent
00:29:54des petites informations
00:29:55au fil du temps
00:29:56pour essayer,
00:29:57c'est un peu la stratégie
00:29:57du Boa à chaque fois.
00:29:59Ensuite, une fois
00:30:00qu'on a dit ça,
00:30:00pour l'instant,
00:30:01il n'y a pas une preuve
00:30:02qui a été publiée
00:30:03en tout cas à ce stade,
00:30:04il n'y a pas un élément
00:30:05qui authentifie
00:30:07les dires,
00:30:07les écrits de Mediapart
00:30:08et pour l'instant,
00:30:09moi j'écoute
00:30:10Jordan Bardella,
00:30:11il dément formellement,
00:30:12donc pour l'instant,
00:30:13voilà, c'est parole
00:30:14contre parole
00:30:14mais lui a démenti
00:30:16catégoriquement.
00:30:17Ce qu'on peut aussi noter,
00:30:18c'est que depuis
00:30:19plusieurs années maintenant,
00:30:21Jordan Bardella
00:30:22et Marine Le Pen
00:30:22ont quand même
00:30:23fait un nettoyage
00:30:24qui est sans doute,
00:30:25il y a encore des choses
00:30:26à faire mais,
00:30:27et d'ailleurs,
00:30:27en interne,
00:30:28ça leur a été reproché
00:30:30dès qu'il y avait
00:30:31un soupçon
00:30:31d'antisémitisme,
00:30:32de propos déviants
00:30:34ou qui tombent
00:30:35sous le coup de la loi,
00:30:36immédiatement,
00:30:36les profils,
00:30:37les candidats
00:30:38aux élections
00:30:38que ce soit municipales,
00:30:39législatives
00:30:40étaient immédiatement
00:30:41écartées.
00:30:42Pour terminer,
00:30:43la question,
00:30:44même si,
00:30:44voilà,
00:30:45pour l'instant,
00:30:45il n'y a pas de preuves
00:30:46donc on ne sait absolument pas
00:30:47si c'est vrai
00:30:48ou si c'est faux,
00:30:48je pense que,
00:30:49peu importe,
00:30:50en tout cas,
00:30:50c'est la seule stratégie
00:30:51possible pour Jordan Bardella
00:30:53et l'impact électoral,
00:30:54je pense qu'il n'y a pas
00:30:55un électeur du premier tour
00:30:57du Rassemblement National
00:30:58qui est sensible
00:30:59à ce genre de choses
00:31:00parce que c'est quelque chose
00:31:01qu'ils ont beaucoup entendu
00:31:01depuis des années et des années,
00:31:02ils savent très bien
00:31:03qu'aujourd'hui,
00:31:04le Jordan Bardella
00:31:05qu'ils connaissent,
00:31:05c'est celui qui est allant
00:31:06en Israël,
00:31:07c'est celui qui était
00:31:08à la manifestation
00:31:09contre l'antisémitisme
00:31:10et c'est celui
00:31:11qui est irréprochable
00:31:12aujourd'hui
00:31:12sur ces sujets-là.
00:31:14Le vrai problème,
00:31:15la difficulté
00:31:16pour le RN maintenant,
00:31:17c'est,
00:31:18en fait,
00:31:18c'est toute la stratégie
00:31:19qui a essayé
00:31:20de mettre en place
00:31:20Marine Le Pen,
00:31:21c'est les électeurs
00:31:22du second tour.
00:31:23Donc ce sont les indécis,
00:31:24ceux qui n'ont jamais voté
00:31:26jusqu'à maintenant
00:31:27pour le RN
00:31:28et que Marine Le Pen
00:31:29cherche à convaincre
00:31:30et c'est tout son défi
00:31:32pour pouvoir remporter
00:31:34cette élection présidentielle
00:31:35si elle le souhaite.
00:31:36Éric Revelle,
00:31:37une situation évidemment
00:31:38inextricte à câble,
00:31:40le président du RN
00:31:41mis en bloc,
00:31:41farouchement,
00:31:42dépose plainte d'ailleurs
00:31:44et il y a
00:31:45ces accusations
00:31:46qui sont en l'air.
00:31:48Oui,
00:31:48bon,
00:31:48la saison
00:31:49des boules puantes
00:31:51commence tout
00:31:52cette année,
00:31:53si j'ose dire,
00:31:53en élection présidentielle
00:31:54mais on a l'habitude
00:31:55de ce genre de manœuvre.
00:31:56Maintenant,
00:31:57je pense que si Mediapart
00:31:58a des preuves
00:31:59apparemment écrites,
00:32:01Mediapart,
00:32:02feuilletonnera
00:32:02et diffusera
00:32:04petit à petit
00:32:06les propos
00:32:06qui sont prêtés
00:32:07à Jordan Bardella,
00:32:09ce qui est sûr
00:32:09c'est que
00:32:11ça télescope
00:32:12quand même
00:32:12assez durement
00:32:13la stratégie
00:32:14de normalisation
00:32:15de Marine Le Pen
00:32:16qui pourtant
00:32:17avait exclu son père,
00:32:18vous vous en souvenez,
00:32:19pour des propos
00:32:21antisémites
00:32:24du rassemblement
00:32:25national.
00:32:26Maintenant,
00:32:27je note quand même
00:32:28plusieurs choses,
00:32:28si vous voulez,
00:32:29le timing,
00:32:29ce n'est jamais un hasard
00:32:31le timing,
00:32:32on a vu
00:32:33que dimanche
00:32:34au Sénat,
00:32:35le Rassemblement
00:32:36national a fait
00:32:37une percée historique
00:32:38puisqu'il constitue
00:32:39un groupe
00:32:39avec 15 représentants
00:32:40et que du coup,
00:32:41tout cela est passé
00:32:43par pertes et profits
00:32:45si j'ose dire
00:32:45politiques
00:32:46parce qu'évidemment
00:32:46quand vous avez
00:32:47autant de sénateurs
00:32:48RN ou apparentés
00:32:49qui rentrent au Sénat,
00:32:51c'est pour le parti
00:32:52de droite nationale
00:32:53un formidable tremplin
00:32:54en vue des élections
00:32:55présidentielles.
00:32:56Donc ça,
00:32:56on n'en a pas parlé
00:32:57puisque l'affaire
00:32:58Bardella vient d'éclater.
00:33:00Maintenant,
00:33:01il parle de barbouserie.
00:33:02Marine Le Pen
00:33:03prise un peu
00:33:03au dévoté hier
00:33:04sur un salon
00:33:06Batimat
00:33:08a parlé de...
00:33:09On va l'écouter là
00:33:10parce qu'elle a pris
00:33:11la parole aussi.
00:33:11Bon,
00:33:13si encore une fois
00:33:14Mediapart
00:33:15sort des preuves
00:33:17convaincantes,
00:33:17je pense que
00:33:18les deux hypothèses
00:33:19mériteront d'être vérifiées
00:33:20que Bardella avance
00:33:21et je pense qu'il y en a
00:33:22au moins deux.
00:33:24Un,
00:33:24il s'agit d'infos grossiers,
00:33:26il parle de porter plainte
00:33:27en diffamation publique,
00:33:28on verra,
00:33:29ou deux,
00:33:30on ne peut pas l'exclure,
00:33:31que les enquêteurs
00:33:32de Mediapart
00:33:33qui ont aussi
00:33:34dénoncé,
00:33:35vous vous en souvenez,
00:33:36vous vous en souvenez
00:33:36de l'affaire Cahuzac
00:33:37qui était un ministre
00:33:37socialiste du budget,
00:33:39c'est aussi Mediapart,
00:33:40qu'il se soit fait...
00:33:41Les infos étaient fausses
00:33:42au début,
00:33:43finalement ils ont eu raison.
00:33:44Voilà,
00:33:44et je pense à d'autres choses
00:33:46aussi sur des financements
00:33:47de campagne présidentielle
00:33:48où Mediapart
00:33:48s'est pris un peu
00:33:49les pieds dans le tapis.
00:33:50Oui,
00:33:50ça a été reconnu
00:33:51comme faux
00:33:51lors du processus.
00:33:52Donc si vous voulez,
00:33:53on peut imaginer aussi
00:33:54cette hypothèse,
00:33:55on verra,
00:33:55on verra,
00:33:56et là aussi bien
00:33:57Marine Le Pen
00:33:58que M. Bardella
00:33:59semble sûr de leur fait.
00:34:00On ne peut pas exclure
00:34:01qu'ils se soient faits
00:34:02enfumés
00:34:03et qu'on leur ait
00:34:04montré sous le nez
00:34:05des documents
00:34:06qui étaient ou frelatés,
00:34:07incomplets ou truqués.
00:34:08Je ne sais pas.
00:34:09Au coton,
00:34:10Marine Le Pen,
00:34:10elle,
00:34:11elle estime que cette affaire
00:34:12est l'occasion
00:34:12de rendre publique
00:34:12la véritable nature
00:34:14de Mediapart.
00:34:15Elle s'est exprimée
00:34:15ce matin à l'Assemblée.
00:34:17Nous arriverons
00:34:18au travers
00:34:19de cette grossière manipulation
00:34:21à démontrer
00:34:23la véritable nature
00:34:25de Mediapart
00:34:26et à montrer
00:34:27aux médias
00:34:28dont certains
00:34:29sont présents
00:34:30dans cette salle
00:34:31qu'ils n'ont absolument
00:34:32aucune raison
00:34:33d'avoir
00:34:34la fascination
00:34:35qu'ils semblent avoir
00:34:36pour ce média
00:34:39qui est un média
00:34:41militant
00:34:42d'extrême-gauche
00:34:43assumer
00:34:45cette très pénible
00:34:47affaire
00:34:48va nous permettre
00:34:49de démontrer
00:34:50et de révéler
00:34:51peut-être à ceux
00:34:52qui ne le savent pas
00:34:52le vrai visage
00:34:54de ce média
00:34:55le vrai visage
00:34:56de ceux
00:34:57qui le conçoivent
00:34:58les vrais objectifs
00:34:59qui sont les leurs
00:35:01et qui n'ont rien à voir
00:35:02avec un objectif
00:35:03journalistique.
00:35:04Pour Marine Le Pen
00:35:05très pénible affaire
00:35:07évidemment
00:35:07on ne peut pas
00:35:08s'empêcher
00:35:08de penser
00:35:09à ce qu'a dit
00:35:09Éric Revelle
00:35:10elle a fait partir
00:35:12son père
00:35:13du Front National
00:35:14à l'époque
00:35:15pour des propos
00:35:16antisémites.
00:35:16Je pense que c'est
00:35:17l'acte le plus difficile
00:35:18qu'elle a eu à faire
00:35:19dans toute sa vie
00:35:20et d'ailleurs
00:35:20je me souviens
00:35:21après la mort
00:35:22de son père
00:35:22on était ensemble
00:35:23on interviewait
00:35:23Marine Le Pen
00:35:25pour le JD News
00:35:26et elle était bouleversée
00:35:27c'est vous qui lui
00:35:28aviez posé la question
00:35:29voilà
00:35:29qu'est-ce qui a été
00:35:30le plus douloureux
00:35:31je crois
00:35:31dans toute votre carrière
00:35:32c'est d'exclure mon père
00:35:34de cette formation politique
00:35:36ce qu'on voit bien
00:35:37c'est que
00:35:38pour Marine Le Pen
00:35:39et Jordan Bardella
00:35:40c'est vraiment
00:35:41le pire truc
00:35:41qui puisse leur arriver
00:35:42en ce moment
00:35:43c'est-à-dire que
00:35:43pour l'instant
00:35:44la campagne
00:35:45démarre très très bien
00:35:46ils sont très très hauts
00:35:47dans les sondages
00:35:48de manière totalement inédite
00:35:49il y a encore des sondages
00:35:50qui sont sortis
00:35:51en début de semaine
00:35:53où Marine Le Pen
00:35:54je crois était à 35
00:35:55ou 36 degrés
00:35:5636% d'intention de vote
00:35:57dès le premier tour
00:35:58donc c'est un chiffre
00:35:59très élevé
00:35:59et elle voit que
00:36:01voilà encore une fois
00:36:02on remet ça
00:36:06dans ses pieds
00:36:07ensuite
00:36:07si on prend un tout petit peu
00:36:09de recul
00:36:09par rapport à
00:36:10à ces accusations
00:36:11aujourd'hui les français
00:36:12savent
00:36:13quel travail de Mediapart
00:36:15beaucoup de français
00:36:15ont quand même
00:36:16ouvert les yeux
00:36:16l'objectif effectivement
00:36:18n'est pas journalistique
00:36:19l'objectif
00:36:19ils poursuivent
00:36:20un objectif politique
00:36:21très clair
00:36:22comme ils l'ont fait
00:36:23à de nombreuses reprises
00:36:24lors de campagnes électorales
00:36:25et je pense qu'aujourd'hui
00:36:27vous écoutez
00:36:28vous demandez
00:36:28à des français sincères
00:36:29je pense qu'il n'y a pas
00:36:30un français sincère
00:36:31qui vous dit aujourd'hui
00:36:32que Marine Le Pen
00:36:33ou Jordan Berdella
00:36:34sont antisémites
00:36:35il suffit de simplement
00:36:36regarder les enquêtes
00:36:37d'opinion auprès
00:36:38des français juifs
00:36:39et bien le vote
00:36:41en faveur du Rassemblement
00:36:43national n'a jamais été
00:36:44aussi élevé
00:36:44qu'aujourd'hui
00:36:46écoutons encore
00:36:46une réaction politique
00:36:47celle de Preska Thévenot
00:36:49qui elle
00:36:50évoque le Rassemblement
00:36:51national
00:36:52il n'y a pas
00:36:53de grandes surprises
00:36:54sur des faits
00:36:56d'antisémitisme
00:36:56au sein du Rassemblement
00:36:57national
00:36:58la flamme ne s'est jamais
00:36:59éteinte
00:37:00le Front national
00:37:01reste bien présent
00:37:02dans les armoires
00:37:03les tiroirs
00:37:03derrière les rideaux
00:37:04derrière les armoires
00:37:05sous le tapis
00:37:06au sein
00:37:06des instances
00:37:08de Marine Le Pen
00:37:09souvenez-vous
00:37:09il y a encore
00:37:10quelques heures
00:37:11de cela
00:37:11lors des élections
00:37:12au sénatorial
00:37:13un candidat au sénatorial
00:37:14était un ex-membre
00:37:16d'un groupuscule
00:37:17néo-nazi
00:37:18on a eu aussi
00:37:18tout le troupeau
00:37:19de brebis galeuses
00:37:20j'ai envie de vous dire
00:37:21fort heureusement pour elle
00:37:22elle ne se retrouve
00:37:23plus égarée aujourd'hui
00:37:24parce qu'elles ont trouvé
00:37:24leur berger
00:37:25en la parole
00:37:26et en la voix
00:37:27de Jordan Bardella
00:37:28le ton est donné
00:37:29récrevelle
00:37:30alors on est au mois
00:37:31de septembre
00:37:32cette affaire aurait été
00:37:33au mois de mars
00:37:34ça aurait été plus compliqué
00:37:35oui
00:37:36on peut même
00:37:37on peut penser
00:37:38que si le coût est monté
00:37:39encore une fois
00:37:40j'en sais rien
00:37:41mais si le coût est monté
00:37:41il valait mieux
00:37:42qu'il soit un peu plus proche
00:37:43du premier tour
00:37:44que là à sept mois
00:37:45où il va y avoir
00:37:46plein d'autres péripéties
00:37:48autres boules puantes
00:37:49bon alors chacun
00:37:50fait son beurre politique
00:37:51Madame Presneau
00:37:54Prisca Tevenou
00:37:54elle fait son beurre politique
00:37:56comme tout le monde
00:37:56bon très bien
00:37:58elle soutient
00:37:58monsieur Edouard Philippe
00:37:59Attal
00:38:00Attal
00:38:00bon Attal
00:38:01je m'y perds un peu
00:38:02au final il n'y en aura plus qu'un
00:38:04mais ce que je veux dire
00:38:04c'est que
00:38:05moi ça ne me choque pas
00:38:06que chacun essaie
00:38:07de tirer la couverture à soi
00:38:08en disant
00:38:09je vais essayer de récupérer
00:38:10quelques pourcentages
00:38:11si tant est que ça prenne
00:38:12auprès des électeurs
00:38:13je n'en sais rien
00:38:14mais moi ce qui me chagrine le plus
00:38:15et ce qui me met le plus en colère
00:38:17c'est quand j'entends
00:38:19des porte-parole
00:38:20de la France Insoumise
00:38:21faire un procès
00:38:22en antisémitisme
00:38:24potentiel
00:38:24à monsieur Bardella
00:38:25si vous voulez
00:38:26alors ça
00:38:26ça c'est
00:38:27enfin ça je ne peux pas supporter
00:38:28parce que
00:38:29alors s'il y a bien des gens
00:38:30qui tutoient la frontière
00:38:31et depuis des mois
00:38:33c'est quand même bien
00:38:34de ce côté-là
00:38:35de l'échiquier politique
00:38:36qu'on les trouve
00:38:36bon mais
00:38:37voilà
00:38:38c'est la campagne présidentielle
00:38:39vous avez raison Laurence
00:38:40elle va être très violente
00:38:41elle va être très violente
00:38:42et je vous donne mon biais
00:38:43que
00:38:44ce qui vient de se passer là
00:38:45on aura d'autres affaires
00:38:46qui vont sortir
00:38:47sur d'autres personnages politiques
00:38:49là pour l'instant
00:38:50évidemment
00:38:50on est focalisé
00:38:51sur Le Pen-Bardella
00:38:53parce que
00:38:53comme le dit
00:38:53très justement Louis
00:38:55ils sont largement en tête
00:38:57pour passer
00:38:58pour passer au second tour
00:38:59mais il va y avoir
00:39:00d'autres choses
00:39:00vous allez voir
00:39:01bien sûr
00:39:01et il y en a un peu marre
00:39:03si vous voulez
00:39:03on se souvient
00:39:03de l'affaire Fillon
00:39:05les français
00:39:06ils ont besoin
00:39:06de choisir
00:39:08tranquillement
00:39:08ils n'ont pas besoin
00:39:09bon maintenant
00:39:10encore une fois
00:39:11moi j'attends
00:39:12l'épreuve de Mediapart
00:39:13j'attends de voir
00:39:14ce qu'ils vont sortir
00:39:14ce qu'ils vont feuilltonner
00:39:16et comment
00:39:17dans ces cas-là
00:39:18M.Bardella
00:39:19et Mme Le Pen
00:39:19répondraient
00:39:20à ce genre de
00:39:21dernière réaction
00:39:22de quelques hommes
00:39:24politiques
00:39:25à propos
00:39:26de ce
00:39:27qu'a dit Mediapart
00:39:30ses propos sont absolument
00:39:33révoltants
00:39:34et s'ils sont exacts
00:39:35et c'est ce qu'affirme
00:39:36le journal Mediapart
00:39:38il démontre
00:39:39une nouvelle fois
00:39:40que l'antisémitisme
00:39:41est l'ADN
00:39:42de l'extrême droite
00:39:43française
00:39:44il peut être surpris
00:39:45l'extrême droite
00:39:46reste l'extrême droite
00:39:47regardez le parcours
00:39:48de Jordan Bardella
00:39:49il s'est engagé
00:39:50à l'époque
00:39:51il y avait Jean-Marie Le Pen
00:39:52on a des photos de lui
00:39:53tout sourire avec Jean-Marie Le Pen
00:39:54donc il a dit l'an dernier
00:39:55qu'il n'était pas antisémite
00:39:56le Rassemblement National
00:39:57porte un héritage
00:39:58et cet héritage
00:40:00tout le monde le connaît
00:40:01c'est celui de la xénophobie
00:40:02c'est celui du racisme
00:40:04une cravate
00:40:04ne lave pas
00:40:05de l'antisémitisme
00:40:06qui est l'héritage
00:40:07du Rassemblement National
00:40:09et derrière la façade
00:40:10qui s'est fait polir
00:40:12et bien il y a toujours
00:40:13le même poison du racisme
00:40:14d'où le fait
00:40:15qu'il nous faudra
00:40:16les battre en 2027
00:40:18voilà pour Mathilde Panot
00:40:19et quelques élus d'opposition
00:40:21moi je vois
00:40:22plusieurs types de réactions
00:40:24s'agissant de LFI
00:40:25c'est quand même
00:40:26les champions
00:40:26des jeux de mots antisémites
00:40:27très récents
00:40:28là pour le coup
00:40:28c'est documenté
00:40:29c'est dit
00:40:30derrière un micro
00:40:32rescapé
00:40:32qu'ils aillent camper
00:40:33toutes ces blagues
00:40:34antisémites
00:40:35qui n'ont jamais fait rire personne
00:40:36et bien globalement
00:40:38ils n'ont pas été
00:40:38tellement embêtés
00:40:39par la justice
00:40:40et moi c'est ça
00:40:41qui m'a le plus choqué
00:40:42dans cette séquence
00:40:43et puis s'agissant
00:40:44de Dominique de Villepin
00:40:45c'est la personne
00:40:46la plus ambiguë
00:40:47sur cette question
00:40:48pour des raisons
00:40:49je pense d'abord
00:40:50et avant tout
00:40:51électoralistes
00:40:52donc derrière tout ça
00:40:53on voit bien
00:40:53que la politique reprend ses droits
00:40:55et que tout est bon
00:40:56en réalité
00:40:56on voit bien
00:40:57que tout le système
00:40:57se remet en marche
00:40:58d'une manière ou d'une autre
00:40:59pour empêcher
00:41:00le Rassemblement National
00:41:01de progresser
00:41:02et à chaque fois
00:41:02avec cette volonté
00:41:03de leur coller
00:41:04une étiquette antisémite
00:41:06alors que s'il y a bien
00:41:07une chose
00:41:08en tout cas
00:41:08dans la période récente
00:41:09qu'on ne peut pas reprocher
00:41:10à Jordana de Bardella
00:41:11ou à Marine Le Pen
00:41:11c'est leur côté
00:41:13extrêmement limpide
00:41:13clair sans aucune ambiguïté
00:41:15que ce soit sur
00:41:16ce qui s'est passé en Israël
00:41:18il y a quelques
00:41:19le 7 octobre
00:41:21et puis de manière générale
00:41:22sur la progression
00:41:23la lutte contre
00:41:23l'antisémitisme en France
00:41:25ils sont irréprochables
00:41:26et encore une fois
00:41:27je vous dis ça
00:41:27parce que je vois bien
00:41:28si demain
00:41:28il y a des preuves qui sortent
00:41:29là c'est par rapport
00:41:30à ce qu'on connaît
00:41:31de l'histoire
00:41:33si demain
00:41:33il y avait des preuves
00:41:35confirmées
00:41:35qui sortaient
00:41:36évidemment
00:41:36Mediapart dénonce
00:41:37une violence sidérante
00:41:38du RN
00:41:39après ses révélations
00:41:40sur Jordana de Bardella
00:41:41c'est vraiment
00:41:41l'arrosé
00:41:42parce que Mediapart
00:41:43sont quand même
00:41:43les champions
00:41:44de la violence
00:41:45et puis par ailleurs
00:41:46Mediapart n'est pas du tout
00:41:46irréprochable
00:41:47sur l'antisémitisme
00:41:48moi je me souviens
00:41:49d'émissions
00:41:50qui avaient été tournées
00:41:51où ils invitaient
00:41:52sur leur plateau
00:41:53des gens
00:41:54qui remettaient ouvertement
00:41:55en question
00:41:55ce qui s'était passé
00:41:56le 7 octobre
00:41:57je pense que Mediapart
00:41:58et puis je rappelle
00:41:59que ça a été fondé
00:41:59par Edith Uplenel
00:42:00bien sûr
00:42:01et bien entendu
00:42:01ça fait un urgent AFP
00:42:03puisque c'est une information
00:42:04de première importance
00:42:05petite pause
00:42:05on va se retrouver
00:42:06dans un instant
00:42:06avec Laure Lavalette
00:42:07du RN
00:42:07Léon Desfontaines
00:42:09porte-parole du PCF
00:42:10on reviendra d'abord
00:42:12sur la colère
00:42:13des lycéens
00:42:13avec une journée
00:42:15de tension aujourd'hui
00:42:16et visiblement
00:42:17un mouvement
00:42:17qui va se poursuivre
00:42:18et puis on reviendra
00:42:19sur les accusations
00:42:20de Mediapart
00:42:21à tout de suite
00:42:24De retour
00:42:25dans Punchline
00:42:26sur CNews
00:42:26nous sommes avec
00:42:27Léon Desfontaines
00:42:28porte-parole du Parti
00:42:29communiste français
00:42:29bonsoir à vous
00:42:30avec Laure Lavalette
00:42:31député du Var
00:42:32et porte-parole du Rassemblement
00:42:33national
00:42:33merci d'être avec nous
00:42:34et avec Louis de Ragnel
00:42:35Eric Revelle
00:42:36toujours
00:42:36on a deux grands sujets
00:42:38dans l'actualité
00:42:38évidemment ce blocage
00:42:39des lycées
00:42:40cette journée d'action
00:42:40des fonctionnaires
00:42:42il y avait
00:42:42d'après les syndicats
00:42:44et la CGT
00:42:45environ 300 000 personnes
00:42:46dans la rue
00:42:47pour des réclamations
00:42:48sur les salaires
00:42:49les moyens alloués
00:42:50à la fonction publique
00:42:51et il y a
00:42:52ces images
00:42:53des blocages
00:42:54et des violences
00:42:55devant un certain
00:42:56nombre de lycées
00:42:57à la fois en Ile-de-France
00:42:58mais aussi à Toulouse
00:42:59à Lyon
00:43:00à Bordeaux
00:43:01on va rejoindre
00:43:02dans un instant
00:43:03nos envoyés spéciaux
00:43:04mais c'est vrai
00:43:05que c'est absolument
00:43:06frappant de voir
00:43:07qu'on est reparti
00:43:08dans un cycle de violence
00:43:09devant les lycées
00:43:10et on va faire le point
00:43:12avec ce qui s'est passé
00:43:13on n'a pas encore
00:43:14de bilan consolidé
00:43:15sur les interpellations
00:43:16alors on se parle
00:43:17mais il reste
00:43:18d'y avoir plus
00:43:19que 40 interpellations
00:43:20qui étaient le bilan
00:43:21de la mi-journée
00:43:21on fait le point
00:43:22avec lui à Paris
00:43:24la colère des lycéens
00:43:26gronde encore ce mardi
00:43:30poubelles incendiées
00:43:31barricades dressées
00:43:32et grilles arrachées
00:43:33devant certains
00:43:34établissements scolaires
00:43:35il est une nouvelle fois
00:43:36impossible d'accéder
00:43:38à sa salle de classe
00:43:39je suis arrivé
00:43:40et du coup j'ai vu
00:43:40que les gens ont commencé
00:43:41à installer des poubelles
00:43:43des panneaux
00:43:44installer des choses
00:43:45devant le portail
00:43:47pour bloquer l'entrée
00:43:48de base
00:43:49on voulait juste
00:43:50en mode de faire comprendre
00:43:51qu'en ce moment
00:43:52l'éducation
00:43:53ça part totalement en vrille
00:43:54que les lycées
00:43:55on a l'impression
00:43:56qu'ils commencent
00:43:56à être un peu oubliés
00:43:58le mouvement
00:43:59est soutenu
00:44:00par plusieurs membres
00:44:00de la France Insoumise
00:44:01sur ces images
00:44:03Louis Boyard
00:44:04est accueilli
00:44:04en grande pompe
00:44:05par les lycéens
00:44:08mêmes acclamations
00:44:08pour Bali Bagayoko
00:44:09qui face au débordement
00:44:11devant certains lycées
00:44:12remet en cause
00:44:13l'action des forces de l'ordre
00:44:14mais c'est pas
00:44:15les jeunes qui sont plus calmes
00:44:16ce sont les forces de l'ordre
00:44:17qui sont plus calmes
00:44:18parce que ce qui a été
00:44:19demandé au commissaire
00:44:20c'est d'arrêter d'attiser
00:44:22de demander à leurs équipes
00:44:23bien sûr
00:44:23de se tenir à distance
00:44:24de ne pas provoquer
00:44:26c'est tout ce qu'on leur demande
00:44:27de ne pas provoquer
00:44:28ces jeunes
00:44:28ils vont rester
00:44:29ils vont dire leur message
00:44:30seulement si jamais
00:44:31il y a des provocations
00:44:32forcément ils vont réagir
00:44:33vous si je vous mets une gif
00:44:34forcément vous allez réagir
00:44:35à Paris
00:44:36à Paris
00:44:37moins d'une dizaine de lycées
00:44:38sur les 90
00:44:38auraient été concernés
00:44:40par des tentatives
00:44:41de blocage ce mardi
00:44:42sur les réseaux sociaux
00:44:43certains lycéens
00:44:44appellent à faire perdurer
00:44:46leur mouvement
00:44:47et on verra les réactions
00:44:48politiques dans un instant
00:44:49Laure Lavallette
00:44:50est-ce que vous comprenez
00:44:51ces blocages
00:44:51ces violences urbaines
00:44:52comme les a qualifiés
00:44:53hier le ministre de l'Intérieur
00:44:54Laurent Nunez
00:44:55Non c'est toujours
00:44:56très frappant d'ailleurs
00:44:57je faisais le parallèle
00:44:58avec le week-end
00:45:01où nous venons de vivre
00:45:02avec 800 000 personnes
00:45:03dans la rue
00:45:04pour la venue du pape
00:45:05et pas une poubelle
00:45:06de brûlée
00:45:07et une vitrine abîmée
00:45:08et là où cette violence
00:45:09elle est impardonnable
00:45:10d'un autre côté
00:45:11quand vous avez le maire
00:45:11LFI qui arrive
00:45:12et qui dit que la police
00:45:14provoque
00:45:14on voit bien
00:45:15qu'il y a un vrai souci
00:45:16il y a une inversion des valeurs
00:45:17moi évidemment
00:45:18je pense qu'il y a
00:45:19beaucoup à faire
00:45:19dans l'éducation
00:45:20et il n'y a qu'à voir
00:45:21les derniers classements PISA
00:45:23oui je veux que nos enfants
00:45:24apprennent à lire
00:45:24à écrire
00:45:25oui je veux la fin
00:45:26du collège unique
00:45:26pour que les enfants
00:45:27se sentent mieux
00:45:28et qu'on puisse avoir
00:45:29des filières d'excellence
00:45:30qu'il faut évidemment
00:45:30remettre à l'honneur
00:45:31je pense que ça n'est pas
00:45:32la bonne façon de faire
00:45:34et puis encore une fois
00:45:35sous la 5ème république
00:45:35la femme politique que je suis
00:45:37ne peut qu'inciter les gens
00:45:39à aller voter
00:45:39et la meilleure façon
00:45:40de se faire entendre
00:45:41c'est évidemment
00:45:41le bulletin de vote
00:45:42la bonne nouvelle
00:45:42c'est que le 18 avril
00:45:43et le 2 mai
00:45:44nous allons tous être amenés
00:45:46à aller aux urnes
00:45:46et à nous exprimer
00:45:47L'urne des Fontaines
00:45:48il y a une instrumentalisation
00:45:49politique
00:45:50de ces mouvements lycéens
00:45:52de cette contestation lycéenne
00:45:55honnêtement non
00:45:56moi je n'ai pas identifié
00:45:57y compris je me suis rendu
00:45:58sur certains établissements
00:45:59scolaires
00:45:59je n'ai pas identifié
00:46:00d'instrumentalisation politique
00:46:01en tout cas ce qui est sûr
00:46:02c'est qu'aujourd'hui
00:46:02les lycéennes et les lycéens
00:46:04qui se mobilisent
00:46:04qui se mobilisent
00:46:05pour une bonne raison
00:46:06l'état de l'éducation nationale
00:46:07va mal
00:46:07vous en parlez d'ailleurs
00:46:08régulièrement sur votre plateau
00:46:10sur les plateaux télévisés
00:46:11où on entend des enseignants
00:46:13notamment qui sonnent
00:46:14l'alarme
00:46:14pas depuis une semaine
00:46:15pas depuis cette rentrée
00:46:16mais depuis plusieurs années
00:46:17et l'état
00:46:19de l'éducation nationale
00:46:20c'est considérablement dégradé
00:46:21et donc moi aujourd'hui
00:46:22je comprends
00:46:22les lycéennes et les lycéens
00:46:23qui se mobilisent
00:46:24dans l'écrasante majorité
00:46:26d'ailleurs se mobilisent
00:46:27sans aucune violence
00:46:28par contre avec des revendications
00:46:29l'abrogation de parcours sup
00:46:30les moyens supplémentaires
00:46:32dans l'éducation nationale
00:46:33et je pense que c'est sur ça
00:46:34qu'on devrait concentrer
00:46:35nos propos
00:46:35parce qu'on a un débat budgétaire
00:46:37qui arrive
00:46:37la question ce n'est pas
00:46:38d'attendre les élections présidentielles
00:46:39c'est qu'on a un débat budgétaire
00:46:40qui arrive à l'Assemblée nationale
00:46:41les lycéens et le personnel éducatif
00:46:43se mobilisent à juste titre
00:46:45et j'espère qu'ils seront entendus
00:46:46J'entends ce que vous dites
00:46:47il y a seulement des actes violents
00:46:49qu'on a sous les yeux
00:46:50est-ce que vous les condamnez
00:46:51est-ce que vous trouvez
00:46:51qu'ils sont légitimes
00:46:53de s'en prendre aux forces de l'ordre
00:46:54de s'en prendre au personnel enseignant
00:46:55de s'en prendre à d'autres élèves
00:46:57Il n'est jamais légitime
00:46:58de s'en prendre à des fonctionnaires
00:46:59à des agents
00:47:00qu'ils soient à l'éducation nationale
00:47:02ou du côté des forces de l'ordre
00:47:04évidemment
00:47:04ce n'est pas la mobilisation
00:47:06et je ne crois pas
00:47:06que c'est en dégradant
00:47:07l'établissement scolaire
00:47:08qu'on se fera entendre
00:47:09notamment pour la défense
00:47:10de l'éducation nationale
00:47:11Encore une fois
00:47:12je préfère concentrer les propos
00:47:13sur le fait qu'aujourd'hui
00:47:14il y a une mobilisation
00:47:14qui ne se fait pas que d'ailleurs
00:47:15dans les banlieues
00:47:16pas que dans les quartiers populaires
00:47:17On avait des mobilisations
00:47:19dans toutes les communes
00:47:19mais y compris à Tarbes
00:47:20au lycée Curie de Tarbes
00:47:22par exemple
00:47:22il y a une mobilisation
00:47:23qui s'est passée
00:47:24de manière non violente
00:47:25et c'est ces revendications-là
00:47:27aujourd'hui
00:47:27que les lycéennes et les lycéens
00:47:28veulent mettre à l'ordre du jour
00:47:30ils ont raison de se mobiliser
00:47:31encore une fois
00:47:31Aujourd'hui on a deux établissements
00:47:33sur trois
00:47:33où il manque au moins un enseignant
00:47:36on a des lycéens
00:47:38qui sont en première en terminale
00:47:39qui n'ont pas de prof de mathématiques
00:47:40par exemple
00:47:41et c'est profondément insupportable
00:47:42ils ont tout à fait raison
00:47:43cette colère elle existe
00:47:44et ils se mobilisent finalement
00:47:45contre l'assignation à résidence
00:47:47parce qu'aujourd'hui
00:47:47quand on vient d'un milieu populaire
00:47:49que ce soit en campagne
00:47:50ou en banlieue
00:47:51et bien évidemment
00:47:52on est aujourd'hui inquiet
00:47:54parce que tout simplement
00:47:54on a conscience
00:47:55que Parcoursup
00:47:56ne sera pas favorable
00:47:57et que potentiellement
00:47:58on ne pourra pas accéder
00:47:58à la filière
00:47:59On poursuit ce débat
00:48:00dans un instant
00:48:01avec Laure Lavalette
00:48:01Louis de Ragnel
00:48:02Éric Revelle
00:48:02Léon Desfontaines
00:48:03mais c'est l'heure du rappel
00:48:04des titres de l'actualité
00:48:05avec Félicité Kindoki
00:48:06Bonsoir Félicité
00:48:10Bonsoir Laurence
00:48:10Bonsoir à tous
00:48:11La mobilisation
00:48:12de la fonction publique
00:48:14aura réuni
00:48:1530 000 manifestants
00:48:17rien qu'à Paris
00:48:18selon la préfecture
00:48:18depuis les quatre coins
00:48:20de l'Hexagone
00:48:20les fonctionnaires
00:48:21ont crié leur ras-le-bol
00:48:23des bas salaires
00:48:24et protesté
00:48:25contre le recul
00:48:26de leur pouvoir d'achat
00:48:27un mouvement rejoint
00:48:28dans la capitale
00:48:29par 8 000 pompiers
00:48:30qui continuent
00:48:31de réclamer
00:48:31davantage de moyens
00:48:32La sénatrice de Gironde
00:48:34Edwige Diaz
00:48:35a été désignée
00:48:36présidente
00:48:37du nouveau groupe
00:48:38Rassemblement National
00:48:39au Sénat
00:48:39une annonce faite
00:48:40par le président
00:48:41du parti
00:48:41Jordan Bardella
00:48:42pour la première fois
00:48:43lors des élections
00:48:44sénatoriales
00:48:45l'ERN
00:48:46et ses alliés
00:48:46de l'Union des Droites
00:48:47pour la République
00:48:48ont constitué
00:48:49un groupe parlementaire
00:48:50il sera composé
00:48:51d'au moins 15 sénateurs
00:48:52l'ancienne députée
00:48:53âgée de 38 ans
00:48:54dirigera ce groupe
00:48:55dont le nom officiel
00:48:56n'a pas encore été dévoilé
00:48:57Coup dur pour LFI
00:48:59la justice administrative
00:49:00a annulé
00:49:01l'élection du maire
00:49:02insoumis de Vénitieux
00:49:03en raison d'irrégularité
00:49:05sur la liste RN-UDR
00:49:07deux autres victoires
00:49:08du parti sont menacées
00:49:09à Vaux-en-Velin
00:49:10et à Saint-Fonce
00:49:10toujours dans la banlieue lyonnaise
00:49:12et selon l'ex-maire
00:49:13Idir Boumerti
00:49:14les problèmes
00:49:15autour de la liste RN
00:49:16étaient connus
00:49:17de la mère sortante
00:49:18du procureur
00:49:18et de la préfecture
00:49:19ce qui n'a pas empêché
00:49:20qu'elle soit enregistrée
00:49:21ne manquez pas
00:49:22la grande interview
00:49:24demain matin
00:49:24l'ancien Premier ministre
00:49:25et candidat
00:49:26renaissance à l'élection
00:49:27présidentielle
00:49:27sera votre invité
00:49:29Laurence Ferrari
00:49:29un rendez-vous
00:49:30à ne pas manquer
00:49:31demain 8h10
00:49:32en direct
00:49:33sur notre antenne
00:49:33et puis Emmanuel Macron
00:49:35et son épouse Brigitte
00:49:36ont entamé
00:49:36une visite d'Etat
00:49:37de deux jours
00:49:38en Espagne
00:49:39au programme
00:49:39dîner de gala
00:49:40au Palais Royal
00:49:41et rencontre
00:49:42avec des étudiants
00:49:43au sujet de la démocratie
00:49:44et des réseaux sociaux
00:49:45l'objectif
00:49:46souligner
00:49:46les grandes convergences
00:49:47entre les deux pays
00:49:48en matière européenne
00:49:50Merci beaucoup
00:49:51félicité Kindoki
00:49:52et nous avons aussi
00:49:53comme tous les soirs
00:49:54une pensée
00:49:55pour notre confrère
00:49:56Christophe Gleès
00:49:56qui est toujours
00:49:57emprisonné en Algérie
00:49:58et qui n'a rien à faire
00:49:59en détention
00:49:59dans ce régime
00:50:01Nous sommes avec
00:50:02Laure Lavalette
00:50:03avec Léon Desfontaines
00:50:04on parle de ce qui se passe
00:50:05dans les lycées
00:50:06pas d'instrumentalisation politique
00:50:08Laure Lavalette
00:50:08nous dit Léon Desfontaines
00:50:10de ce qui se passe
00:50:10on va peut-être écouter
00:50:11alors je ne sais pas
00:50:11si on a Jean-Luc Mélenchon
00:50:12qui est là
00:50:14on va l'écouter
00:50:14il était cet après-midi
00:50:15place de la République
00:50:16pour la manif des fonctionnaires
00:50:17et je vous passe la parole ensuite
00:50:19Premier ministre
00:50:20qui croit que c'est nous
00:50:21qui crèons les problèmes
00:50:22nous autres
00:50:23les insoumis
00:50:24aux portes des lycées
00:50:26nous sommes fiers
00:50:27d'être aux portes des lycées
00:50:29pour défendre nos gamins
00:50:33parents
00:50:35militants insoumis
00:50:37mobilisez-vous
00:50:38pour vous interposer
00:50:40face à la sauvagerie
00:50:42policière
00:50:46ceux qui tabassent
00:50:48nos enfants
00:50:50ceux qui frappent
00:50:51ceux qui insultent
00:50:52ceux qui laissent
00:50:53libre cours
00:50:54à leur racisme
00:50:55vont bientôt
00:50:56nous retrouver
00:50:57sur leur chemin
00:50:58il n'y aura
00:50:59ni oubli
00:50:59ni pardon
00:51:00pour personne
00:51:02voilà pour ces menaces
00:51:03l'instrumentalisation
00:51:04évidemment on la connaît
00:51:05monsieur Desfontaines
00:51:06est dans son rôle
00:51:07il ne peut pas vous dire
00:51:07l'inverse
00:51:08mais quand on voit
00:51:08ces images
00:51:09évidemment qu'il y a
00:51:10une instrumentalisation
00:51:10mais comme à chaque fois
00:51:11souvenez-vous
00:51:12quand on a vu les émeutes
00:51:12avec Naël sur les plateaux
00:51:14aucun responsable politique
00:51:16à la fille
00:51:16n'a appelé au calme
00:51:17ils appellent au contraire
00:51:18à la violence
00:51:19ils mettent de l'huile
00:51:20sur le feu
00:51:20et entendent
00:51:21Jean-Luc Mélenchon
00:51:21quand même dire
00:51:22c'est quoi
00:51:23sauvagerie policière
00:51:24c'est absolument
00:51:25hallucinant
00:51:26cette inversion
00:51:26des valeurs
00:51:27au contraire
00:51:28nous nous pensons
00:51:28qu'il faut absolument
00:51:29réarmer moralement
00:51:30et physiquement
00:51:31les policiers
00:51:31l'ordre est du côté
00:51:33de la justice
00:51:33la force naturelle
00:51:35est du côté
00:51:35évidemment de la loi
00:51:37la loi
00:51:37il faut la respecter
00:51:39alors évidemment
00:51:40ça ne fait jamais plaisir
00:51:41mais c'est
00:51:42ce qui maintient
00:51:43notre ordre
00:51:44notre ordre républicain
00:51:46on en a évidemment besoin
00:51:47et puis nous
00:51:48on est plutôt
00:51:48du côté des policiers
00:51:49si on touche un policier
00:51:50on veut qu'il y ait une peine
00:51:51planchée
00:51:52obligatoire
00:51:53évidemment
00:51:54et qu'on aille en prison
00:51:55directement
00:51:55ces propos
00:51:57mais ils sont très fidèles
00:51:58finalement à ce qu'on connaît
00:51:59d'LFI
00:51:59encore une fois
00:52:00voilà
00:52:00le 18 avril
00:52:02et le 2 mai
00:52:02sera j'espère
00:52:03évidemment
00:52:03une occasion
00:52:04de les balayer
00:52:05et de ne plus en entendre pas
00:52:06Léon Desfontaines
00:52:07vous avez entendu
00:52:07Jean-Luc Mélenchon
00:52:08vous avez un commentaire
00:52:09à faire
00:52:09vous avez condamné
00:52:09j'avais entendu
00:52:10c'est un propos absolument
00:52:10terrible monsieur Desfontaines
00:52:11mais quel commentaire à faire
00:52:12je veux dire
00:52:13Jean-Luc Mélenchon
00:52:13est dans son rôle
00:52:14de candidat à l'élection présidentielle
00:52:15et libre à lui
00:52:16donc moi j'ai rien à redire
00:52:18là-dessus
00:52:18y compris
00:52:19par contre
00:52:20oui j'ai vu moi
00:52:20des parlementaires
00:52:21de la France insoumise
00:52:22et d'autres
00:52:22des élus
00:52:23qui se sont mobilisés
00:52:24devant les lycées
00:52:25pour s'interposer
00:52:25en effet et tant mieux
00:52:26parce que parfois
00:52:27ça a permis tout simplement
00:52:28d'éviter des débordements
00:52:31comme on a pu en voir
00:52:31à travers les images
00:52:32que vous venez de démontrer
00:52:33maintenant moi je le redis
00:52:34encore une fois
00:52:34le sujet
00:52:35encore une fois
00:52:36le sujet je ne crois pas
00:52:37encore une fois
00:52:38je ne crois pas que le sujet
00:52:38ce soit la question des violences
00:52:40la question des violences
00:52:41je ne crois pas
00:52:41que ce soit la question des violences
00:52:42encore une fois
00:52:43je vois bien
00:52:43où Mme Lavalette
00:52:44veut amener le débat
00:52:45le débat
00:52:45c'est les questions
00:52:46des moyens de l'éducation nationale
00:52:47et vous dites
00:52:48et vous dites Mme Lavalette
00:52:49qu'il faudra voter
00:52:50bien à l'élection présidentielle
00:52:52mais vous n'avez aucun mot
00:52:53pour l'éducation nationale
00:52:53j'ai regardé même
00:52:54le contre-budget
00:52:55qui a été présenté
00:52:56l'année dernière
00:52:56par M. Tanguy
00:52:57qui est votre monsieur
00:52:58économie à l'Assemblée nationale
00:52:59il propose 0 euro supplémentaire
00:53:01pour l'éducation nationale
00:53:02et donc la réalité
00:53:03c'est qu'est-ce que vous proposez
00:53:05pour l'éducation nationale
00:53:05vous voulez toujours
00:53:06détourner le propos
00:53:07vous voulez toujours détourner
00:53:08le propos
00:53:08sur la question des violences
00:53:09vous en parlez quoi
00:53:10la fin du collège unique
00:53:12est-ce que ça vous parle
00:53:12est-ce que vous pensez
00:53:13que c'est important
00:53:14de refaire
00:53:14de ces filières
00:53:15des filières d'excellence
00:53:16je suis favorable
00:53:18à créer des filières professionnelles
00:53:19je vais terminer
00:53:20si vous voulez bien
00:53:20développer les filières professionnelles
00:53:21vous me posez une question
00:53:22j'y réponds Mme Lallette
00:53:22je peux l'étayer
00:53:23mais effectivement
00:53:25on ne peut pas faire croire
00:53:26à toute une classe d'âge
00:53:26que tout le monde
00:53:27va avoir son bac
00:53:28avec des mentions
00:53:28pour arriver en fac
00:53:29et finalement passer 6 ans en fac
00:53:30et pour ne pas avoir de diplôme
00:53:32ça retarde aussi l'entrée
00:53:34sur le monde du travail
00:53:35ce qui est une vraie question
00:53:36dans la réflexion des retraites
00:53:37puisque nous nous pensons
00:53:38qu'il faut que les français
00:53:39aillent plus tôt
00:53:40sur le monde du travail
00:53:42je vais terminer
00:53:42si vous voulez bien
00:53:44c'est l'hôpital
00:53:45qui se fout de la charité
00:53:46excusez-moi de vous dire
00:53:46et ça pose une vraie question
00:53:48c'est 27 ans
00:53:49l'âge en France moyen
00:53:50de rentrer sur le monde du travail
00:53:51et justement
00:53:52parce qu'on a laissé
00:53:52trop de gens partir en fac
00:53:55et n'arriver à rien
00:53:56au final
00:53:57ça pose une vraie question
00:53:57il faut revaloriser ces métiers
00:53:59faire des métiers d'excellence
00:54:00que ce soit des aides soignantes
00:54:01des plombiers
00:54:01je veux dire que même
00:54:02notre PIB s'en trouvera mieux
00:54:03parce qu'on aura une productivité
00:54:05qui sera améliorée
00:54:06qu'est-ce que vous proposez
00:54:07à ces dizaines de milliers
00:54:08centaines de milliers
00:54:09de jeunes bacheliers
00:54:10qui aujourd'hui
00:54:10ne sont pas pris
00:54:11à l'université
00:54:12qui ne sont pas pris
00:54:12dans les classes préparatoires
00:54:14qui ne sont pas pris
00:54:14en BTS
00:54:15qui pourraient pourtant être
00:54:16justement
00:54:16les ouvriers qualifés
00:54:17dont vous parlez demain
00:54:18qui pourraient être
00:54:19les ingénieurs
00:54:19dont nous avons
00:54:20notre pays
00:54:20manque cruellement
00:54:22et aujourd'hui
00:54:22la sélection à l'entrée
00:54:23à l'université
00:54:24parcoursup notamment
00:54:25qui a été mise en place
00:54:26empêche un certain nombre
00:54:27de jeunes de se réaliser
00:54:28et c'est contre ça
00:54:28que les jeunes se mobilisent
00:54:29les jeunes aujourd'hui
00:54:30ils se mobilisent
00:54:31avec un mot d'ordre
00:54:31on veut être utile à la société
00:54:33mais on nous met des barrières
00:54:34il faut faire sauter ces barrières
00:54:35c'est ce que proposent
00:54:36les lycéens dans cette rue
00:54:37et dans les rues
00:54:38et dans les mobilisations
00:54:39dans les lycées
00:54:39et ils ont raison
00:54:40par contre le Rassemblement National
00:54:41vous ne proposez
00:54:42absolument rien
00:54:42J'ai quand même une question
00:54:43pour M. Desfontaines
00:54:44là effectivement
00:54:44vous dites que vous condamnez
00:54:47ces égollences
00:54:48mais je vais y répondre
00:54:49mais la question c'est
00:54:50est-ce que la prochaine fois
00:54:50aux prochaines élections
00:54:51est-ce que vous continuerez
00:54:52à vous accoquiner
00:54:54j'allais dire avec LFI
00:54:54puisque vous avez besoin d'eux
00:54:56vous êtes chacun
00:54:57la béquille l'un de l'autre
00:54:57est-ce que là ce soir
00:54:58vous pouvez prendre l'engagement
00:54:59de dire moi quand je vois ça
00:55:00et quand je vois Jean-Luc Mélenchon
00:55:01parler de sauvagerie policière
00:55:02je refuse éthiquement
00:55:04de me remettre avec eux
00:55:06au moment des élections
00:55:06c'est ça
00:55:07vous ne voulez pas répondre
00:55:08sur la question de parcours sub
00:55:09sur la question de parcours sub
00:55:10je vais vous dire
00:55:10la différence entre vous et moi
00:55:11c'est que moi j'en ai rempli
00:55:12trois des parcours sub
00:55:13déjà j'ai perdu 10 ans
00:55:14de santé mentale
00:55:15tellement je trouve
00:55:16cet objet absolument
00:55:17donc vous voulez le supprimer aussi
00:55:19en tout cas
00:55:19je ne sais pas exactement
00:55:20ce que nous allons dire
00:55:21sur le sujet
00:55:22parce que je ne suis pas
00:55:22dans la commission éducation
00:55:23nous ne savons pas tous
00:55:24sur Poulon
00:55:24mais en tout cas
00:55:26ce que je peux vous dire
00:55:26c'est qu'effectivement
00:55:31j'en ai rempli trois
00:55:32des parcours sub
00:55:33et je peux vous assurer
00:55:33qu'effectivement
00:55:34je ne trouve pas qu'à l'outil
00:55:35que le sujet
00:55:36soit absolument
00:55:37sur la solidarité
00:55:39avec la France insoumise
00:55:40et l'alliance
00:55:41infinie de la gauche
00:55:42on peut raconter tout
00:55:43n'importe quoi
00:55:43vous n'êtes pas sans savoir
00:55:44quand même
00:55:44qu'il y a un candidat
00:55:45du parti communiste
00:55:46aujourd'hui
00:55:47qui s'appelle Fabien Roussel
00:55:47et qui sera candidat
00:55:48jusqu'au bout
00:55:49il l'a affirmé
00:55:50pourquoi ?
00:55:50parce que tout simplement
00:55:50nous avons des différences
00:55:51de faire
00:55:52nous avons des différences
00:55:53programmatiques
00:55:53avec Jean-Luc Mélenchon
00:55:54et donc Fabien Roussel
00:55:55aujourd'hui est candidat
00:55:56et donc moi aujourd'hui
00:55:56je représente Fabien Roussel
00:55:58et donc il sera candidat
00:56:00lors des élections présidentielles
00:56:02en avril prochain
00:56:03qui d'ailleurs
00:56:03Fabien Roussel
00:56:04nous rejoint beaucoup
00:56:05sur la baisse de la TVA
00:56:06sur la TVA à 0%
00:56:08sur les produits
00:56:08de première nécessité
00:56:09qu'attend-il
00:56:10pour venir chez nous
00:56:11Fabien Roussel ?
00:56:12vous n'allez pas selon
00:56:12la nationalisation
00:56:13de Total Énergie ?
00:56:14vous êtes favorable ?
00:56:15contre ?
00:56:15vous y êtes opposé évidemment
00:56:16mais en fait à chaque fois
00:56:17qu'on veut s'attaquer
00:56:18justement au capital
00:56:19et là où il y a
00:56:19la production des chasses
00:56:20vous y êtes opposé ?
00:56:20pas du tout
00:56:20parce que c'est assez marrant
00:56:21parce que pour le coup
00:56:21avec Fabien Roussel
00:56:23on arrive à avoir
00:56:24des points de convergence
00:56:25et vous le savez très bien
00:56:25sur la nationalisation
00:56:26de Total Énergie ?
00:56:26bah écoutez
00:56:27la question se pose
00:56:28la question peut se poser
00:56:30vous êtes favorable
00:56:31à la nationalisation ?
00:56:32en tout cas ce que je peux vous dire
00:56:32c'est que quand ça va
00:56:33dans le bon sens
00:56:33on n'est pas sectaire
00:56:34comme vous
00:56:34on n'est pas dogmatique
00:56:35donc effectivement
00:56:36on peut réfléchir à des questions
00:56:37même quand elles sont soumises
00:56:38par d'autres
00:56:38c'est une grande différence
00:56:39parce que si moi
00:56:40j'ai peut-être voté
00:56:41des amendements
00:56:41qui n'étaient de notre famille politique
00:56:42je peux vous assurer
00:56:43que l'inverse
00:56:43n'est jamais arrivé
00:56:44autant vu ce que vous proposez
00:56:46je ne crois pas
00:56:47en tout cas
00:56:47vous savez quand vous êtes
00:56:48notamment votre système
00:56:49de retraite par capitalisation
00:56:50je vais vous dire
00:56:51monsieur Desfontaines
00:56:51vous pouvez dire ce que vous voulez
00:56:52quand on représente
00:56:5311 millions d'électeurs
00:56:54quand on voit les sondages
00:56:55moi je veux bien
00:56:55vous pouvez penser
00:56:56que je suis complètement hors sol
00:56:57mais un tout petit peu
00:56:58d'humilité quand même
00:56:59encore une fois
00:56:59on regarde ces sondages
00:57:00on peut faire vivre la démocratie
00:57:01mais bien sûr
00:57:01on peut être opposé à vous
00:57:02évidemment
00:57:02mais vous ne pouvez pas balayer
00:57:04vous avez une culture
00:57:05du débat qui est tout relative
00:57:06si vous voulez laisser une femme parler
00:57:07ça ne me pose pas de problème
00:57:08si on peut faire vivre le débat
00:57:09c'est bien aussi
00:57:10d'accord
00:57:10mais en tout cas
00:57:11vous ne pouvez pas balayer
00:57:11moi j'avais une question
00:57:14à vous poser
00:57:14mais si on fait les temps de parole
00:57:15je pense que vous êtes gagnante
00:57:15madame
00:57:16ne vous inquiétez pas
00:57:16alors on n'a pas les chronos
00:57:18parce qu'on n'est pas sur un débat
00:57:19pardon
00:57:19je vous pose une question à vous
00:57:21vous dites que
00:57:22justement pour la campagne présidentielle
00:57:24vous allez soutenir votre candidat
00:57:25jusqu'au bout
00:57:25il sera candidat au premier tour
00:57:26et vous l'espérez au second
00:57:28mais là vous avez une occasion
00:57:30en réalité
00:57:30de marquer une différence
00:57:31avec Jean-Luc Mélenchon
00:57:32et on sent que vous n'êtes pas
00:57:33si à l'aise que ça
00:57:34pour dire
00:57:35les propos de Jean-Luc Mélenchon
00:57:36et bien je les condamne
00:57:37mais je ne vois pas
00:57:38ce qu'il y a à condamner
00:57:39à la sauvagerie policière
00:57:40monsieur Desfontaines
00:57:42attendez
00:57:42on va revenir
00:57:43c'est moi qui vous pose la question là
00:57:44allez-y monsieur
00:57:44excusez-moi
00:57:45alors je vais le formuler différemment
00:57:46est-ce que vous pourriez dire
00:57:48la même chose que Jean-Luc Mélenchon
00:57:49vous pourriez dire
00:57:49Léon Desfontaines
00:57:50dit deux points
00:57:51ouvrez les guillemets
00:57:51je vous appelle à vous interposer
00:57:54face à la sauvagerie policière
00:57:55est-ce que vous êtes capable de dire ça ?
00:57:56non je ne le dirai pas
00:57:57mais encore une fois
00:57:57j'ai des différences
00:57:58alors si vous ne le dites pas
00:57:59est-ce que vous le condamnez ?
00:58:00mais non je ne le condamne pas pour autant
00:58:01qu'est-ce qu'il dit par là
00:58:02Jean-Luc Mélenchon ?
00:58:03qu'est-ce que ça vous choque ?
00:58:05mais moi ce qui me choque
00:58:06ce qui me choque
00:58:07si vous voulez venir sur le département
00:58:08est-ce que cette phrase vous choque ?
00:58:09vous allez me dire
00:58:09ce qui me choque
00:58:10c'est le manque de moyens
00:58:10de l'éducation nationale
00:58:11ce qui me choque
00:58:11non non non
00:58:12je vais venir sur les violences
00:58:13je vais venir sur les violences
00:58:14parce que vous m'y amenez
00:58:15mais encore une fois
00:58:16je crois que ce n'est pas
00:58:16le sujet de la soirée
00:58:17mais vous m'y amenez
00:58:17je vais répondre à votre question
00:58:19en toute politesse
00:58:21oui mais encore une fois
00:58:22je ne pense pas
00:58:22que le sujet de la soirée
00:58:23ce soit les propos
00:58:23de Jean-Luc Mélenchon
00:58:24mais bien la mobilisation exemplaire
00:58:25dans les lycées
00:58:26mais je vais répondre
00:58:27à votre question
00:58:27sur cette question
00:58:28qu'est-ce qu'il fait
00:58:30il y a 10 ans
00:58:31j'ai 30 ans
00:58:32donc il y a 12 ans
00:58:33j'ai bloqué
00:58:33mon établissement scolaire
00:58:34mon lycée
00:58:35pendant 3 jours
00:58:36on l'a bloqué
00:58:37on n'a pas eu
00:58:37aucun département
00:58:39pacifiquement
00:58:39il n'y a eu aucun département
00:58:40vous pouvez même
00:58:40aller retrouver les archives
00:58:41pour vous croire
00:58:42je suis un peu plus loin
00:58:43à l'époque
00:58:44et je suis un peu moins gris
00:58:45mais
00:58:46mais vous étiez déjà communiste
00:58:48le problème est là
00:58:49et ce que je voulais dire
00:58:50c'est que la réalité
00:58:51c'est que dans les politiques
00:58:53de maintien d'ordre
00:58:53elles ont évolué
00:58:54et moi je l'ai vu
00:58:55je l'ai vu aujourd'hui
00:58:56je le vois en tant qu'élu
00:58:56même à Amiens
00:58:57je vois qu'aujourd'hui
00:58:58quand il y a des établissements scolaires
00:58:59qui se mobilisent
00:59:00il y a systématiquement
00:59:01une charge contre les lycées
00:59:02moi je vous rappelle
00:59:04une anecdote
00:59:05je ne sais pas si vous l'avez en tête
00:59:06mais moi je vous rappelle
00:59:06ça avait fait grand bruit
00:59:07à l'époque où j'étais justement lycéen
00:59:08une mobilisation devant le lycée
00:59:10Bergson à Paris
00:59:10où il y avait un agent de police
00:59:13qui avait mis une droite
00:59:16à un lycéen qui s'était mobilisé
00:59:17il s'était fait mettre à pied directement
00:59:18ça avait fait polémique
00:59:19pendant un mois
00:59:19pendant un mois
00:59:20il y avait une polémique
00:59:21aujourd'hui c'est des violences
00:59:22et des images de violences
00:59:23qu'on voit systématiquement
00:59:24et donc on a un niveau de tension
00:59:25dans la société qui est monté
00:59:27je vous coupe vraiment
00:59:28sur une chose
00:59:29c'est qu'il y a énormément de scènes
00:59:30qu'on a pu observer
00:59:31qu'on a pu documenter
00:59:32où ce sont réellement
00:59:33les lycéens qui mettent le feu
00:59:35ce sont les lycéens qui chargent
00:59:36et la police qui défend
00:59:38et puis par ailleurs
00:59:39est-ce que vous pensez aussi
00:59:40à tous ces lycéens
00:59:41qui veulent tout simplement
00:59:42aller à l'école
00:59:43et qui ne le peuvent pas
00:59:44et là je rebondis
00:59:46sur les propos du ministre de l'Intérieur
00:59:47Laurent Nunez
00:59:48qui a dit
00:59:48quand il y a un blocage total
00:59:50et bien là pour le coup
00:59:51la consigne est très ferme
00:59:52il a donné l'ordre
00:59:54de permettre l'ouverture des lycées
00:59:56et je pense qu'il y a plein de parents
00:59:57qui trouvent légitime
00:59:58cet ordre du ministre de l'Intérieur
00:59:59C'est ça le problème pour vous
00:59:59M. Desfontaines ?
01:00:00Allez-y
01:00:00Moi je pense que le problème
01:00:01c'est qu'en fait
01:00:02et d'ailleurs dans l'histoire
01:00:03de la Ve République
01:00:04on est truffé de mobilisations lycéennes
01:00:06d'ailleurs qui ont permis des succès
01:00:07l'abrogation de la loi Devaquet
01:00:08par exemple en est un exemple
01:00:10la question du contrat
01:00:11Vous n'étiez pas né je crois
01:00:12C.P.O. j'étais né
01:00:13j'étais pas encore mobilisé
01:00:15Devaquet ?
01:00:15Pas mon âge de marché
01:00:16Mais en tout cas
01:00:17C'est des lycéens
01:00:18Mais déjà communiste
01:00:19Non en 2005
01:00:20j'étais un peu jeune quand même
01:00:22et je
01:00:23pour revenir sur les propos
01:00:24Devaquet c'était bien d'abord
01:00:25Il y a eu des mobilisations lycéennes
01:00:27qui se sont faites
01:00:28de manière non violente
01:00:29et qui ont permis
01:00:29d'obtenir des victoires
01:00:30Moi je pense que c'est une bonne chose
01:00:32C'est une bonne chose
01:00:33que les lycéens se mobilisent
01:00:34C'est violent
01:00:34Pas partout
01:00:36Vous avez des exemples
01:00:37Vous avez des images
01:00:38et je les dénonce avec force
01:00:38Mais il y a déjà une vingtaine
01:00:39de policiers au tapis
01:00:40Et encore une fois avec force
01:00:41Je les dénonce avec force
01:00:43La violence n'a pas sa place
01:00:44dans les mobilisations
01:00:44et elle n'a pas sa place
01:00:45devant les lycées
01:00:46Mais encore une fois
01:00:46dans les lycéens et les lycéens
01:00:47qui sont mobilisés
01:00:48y compris dans l'interview
01:00:49que vous avez montré tout à l'heure
01:00:49d'une jeune lycéenne
01:00:50qui dit
01:00:50on s'est mobilisé
01:00:51parce que l'éducation nationale
01:00:53part à volo
01:00:54si je reprends ces termes
01:00:55et elle a raison
01:00:56et elle ne se mobilise pas
01:00:57de manière violente
01:00:58cette jeune lycée
01:00:59Et donc aujourd'hui
01:01:00c'est une bonne chose
01:01:00que les lycéens se mobilisent
01:01:02pour leur avenir
01:01:02parce qu'encore une fois
01:01:03s'ils veulent pouvoir
01:01:04étudier demain
01:01:05dans une université
01:01:06s'ils veulent pouvoir
01:01:06être utiles pour le pays
01:01:07et bien il faut faire sauter
01:01:08les verrous qui sont mis en place
01:01:09et notamment par consul
01:01:10Et donc ils ont tout à fait raison
01:01:12de le mettre en place
01:01:12On repose les pas dans un instant
01:01:14avec Éric Revelle
01:01:15qui aura une question à vous poser
01:01:16et après on évoquera aussi
01:01:19les accusations
01:01:19qui pèsent contre M. Bardella
01:01:21et qui sont proférées
01:01:21par Mediapart
01:01:22A tout de suite
01:01:25On se retrouve dans Punchline
01:01:26avec Laure Lavalette du RN
01:01:28avec Léon Desfontaines
01:01:29du PCF
01:01:30Éric Revelle a une question
01:01:31à vous poser
01:01:31une dernière question
01:01:32sur les lycéens
01:01:33Pas sur les lycéens
01:01:34Non pas sur les lycéens
01:01:36parce que M. Desfontaines
01:01:36au nom du Parti communiste français
01:01:38a balayé d'un revers de main
01:01:39la capitalisation
01:01:41Il faut quand même sauver
01:01:41le système par répartition
01:01:42Alors on ne part pas
01:01:43sur un débat de 2h
01:01:44Non mais j'avais entendu
01:01:46lorsque Jordan Bardella
01:01:47était candidat
01:01:48qu'il était pour une dose
01:01:49de capitalisation
01:01:50idée reprise
01:01:52par Marine Le Pen
01:01:52qui affichait plutôt
01:01:53un programme étatiste
01:01:54à ce moment-là
01:01:55Bon la capitalisation
01:01:56ça c'est un point
01:01:57qui ne vous rassemble pas
01:01:58Comme la TVA ?
01:01:59Non mais c'est pareil
01:02:01vous savez il y a beaucoup
01:02:02de Français qui font déjà
01:02:03de la capitalisation
01:02:03quand vous avez une assurance vie
01:02:04vous faites déjà de la capitalisation
01:02:05quand vous avez des parts de retraite
01:02:07vous avez déjà la capitalisation
01:02:08la vraie question
01:02:09c'est que nous on a de l'ambition
01:02:10aussi pour la retraite
01:02:11par répartition
01:02:12parce qu'on a envie
01:02:13de relancer
01:02:13figurez-vous
01:02:14la productivité
01:02:15et en relançant l'industrie
01:02:17en faisant baisser
01:02:17évidemment
01:02:18les tarifs de l'électricité
01:02:20pour être fidèle
01:02:21à ce que disait
01:02:21le général de Gaulle
01:02:22et de faire de la France
01:02:23un paradis énergétique
01:02:24mais si parce que si ce système
01:02:26de retraite vit bien
01:02:27il y aura moins besoin
01:02:28aussi de capitalisation
01:02:29et les Français
01:02:29déjà sans épargner
01:02:31auront des retraites
01:02:32tout à fait valables
01:02:33et il faut aussi relancer
01:02:34la natalité
01:02:34vous savez que
01:02:35productivité et natalité
01:02:36sont les deux mamelles
01:02:37j'allais dire
01:02:37du système de retraite
01:02:38tel qu'on le connaît
01:02:39et j'ai beaucoup d'idées
01:02:40Monsieur Revelle
01:02:40je reviendrai vous en parler
01:02:41Les Mediapart
01:02:42dénoncent à l'instant
01:02:43la violence sidérante
01:02:44du Rassemblement National
01:02:45après ses révélations
01:02:46sur Monsieur Bardella
01:02:47des messages antisémites
01:02:49datant de 2013
01:02:50ont été attribués
01:02:52au président du RN
01:02:52par ce site Mediapart
01:02:54il était alors
01:02:55jeune militant
01:02:56du Front National
01:02:57on va l'écouter
01:02:57il était ce matin
01:02:58à l'Assemblée Nationale
01:03:00écoutez Jordan Bardella
01:03:01qui dit qu'on essaye
01:03:02de l'assassiner politiquement
01:03:04Je vois depuis
01:03:05plusieurs heures
01:03:07non pas seulement
01:03:08une tentative
01:03:09d'assassinat politique
01:03:10parce que en fait
01:03:10l'objectif c'est
01:03:11de tuer ma carrière politique
01:03:12je vois
01:03:14tous ceux qui hurlent
01:03:15avec les loups
01:03:17et je vois
01:03:17toute la classe politique
01:03:19à commencer par la gauche
01:03:20et par l'extrême gauche
01:03:21qui s'est mise
01:03:22en ordre de bataille
01:03:23pas il y a 10 ans
01:03:24pas il y a 5 ans
01:03:25mais il y a 2 ans
01:03:26derrière la France insoumise
01:03:27aux élections législatives
01:03:30qui glorifiait
01:03:31les actes du 7 octobre
01:03:32comme des actes
01:03:33de résistance
01:03:35qui multiplie
01:03:36les jeux de mots
01:03:36pas il y a 10 ans
01:03:37pas il y a 15 ans
01:03:39mais là il y a encore
01:03:40quelques mois
01:03:40les jeux de mots
01:03:41antisémites
01:03:41à l'égard de dirigeants
01:03:43politiques
01:03:43d'intellectuels
01:03:44ou de penseurs
01:03:45nous n'avons aucune
01:03:46leçon à recevoir
01:03:47de la part de ces gens-là
01:03:48Voilà
01:03:49violence sidérante
01:03:50du RN
01:03:51dit Mediapart
01:03:52lors Lavalette
01:03:53c'est la belle inversion
01:03:54des valeurs
01:03:54encore comme la sauvagerie
01:03:55policière
01:03:56peut-être
01:03:56la violence
01:03:57elle vient évidemment
01:03:58de Mediapart
01:03:58de ces accusations
01:04:00qui sont des faux grossiers
01:04:01nous userons évidemment
01:04:02de la justice
01:04:03pour défendre
01:04:05l'honneur de Jordan Bardella
01:04:06bien évidemment
01:04:07après voilà
01:04:08il faut prendre ça
01:04:08d'où ça vient
01:04:09c'est Mediapart
01:04:10c'est un journal militant
01:04:11d'extrême gauche
01:04:12et pour ces gens-là
01:04:14comme j'allais dire
01:04:15pour la famille politique
01:04:15de monsieur Desfontaines
01:04:16la fin justifie les moyens
01:04:17et effectivement
01:04:18on est en passe
01:04:19je pense
01:04:20de diriger le pays
01:04:21de renverser la table
01:04:22de remettre de l'ordre
01:04:23dans nos comptes publics
01:04:24dans la sécurité
01:04:24dans l'immigration
01:04:25je pense que ça donne
01:04:26le vertige
01:04:27à nos adversaires politiques
01:04:28qui sont prêts à tout
01:04:29et la preuve
01:04:30là c'est absolument scandaleux
01:04:32parce qu'effectivement
01:04:33ils vont feuilletonner
01:04:34on connaît
01:04:35les méthodes de Mediapart
01:04:36ils vont commencer
01:04:36ils n'ont pas voulu
01:04:37je crois transmettre
01:04:38à Jordan Bardella
01:04:39qui a demandé les écrits
01:04:40donc ça va durer un peu
01:04:42et j'allais dire
01:04:43ça fait une ingérence
01:04:44absolument terrible
01:04:45dans la campagne présidentielle
01:04:46parce que pendant
01:04:46qu'on parle de ça
01:04:47on ne parle pas des français
01:04:48qui n'arrivent pas
01:04:48à faire leur plein d'essence
01:04:49qui n'arrivent pas
01:04:50à remplir leur frigidaire
01:04:51sur des allégations
01:04:52archi fausses
01:04:53donc c'est vrai
01:04:54que c'est très énervant
01:04:55et Jordan Bardella
01:04:56a raison de dire
01:04:57qu'on n'a aucune leçon
01:04:58à recevoir
01:04:58qui peut douter
01:04:59un seul instant
01:05:00de la sincérité
01:05:01de Jordan Bardella
01:05:02Jordan Bardella
01:05:03a été reçu en 2025
01:05:04par le gouvernement israélien
01:05:05il le disait encore hier
01:05:07je crois sur votre antenne
01:05:08il est tellement
01:05:08j'allais dire presque lisse
01:05:09que tous les reportages
01:05:12les reportages
01:05:13les compléments d'enquête
01:05:14qui ont été faits sur lui
01:05:15finalement abandonnent
01:05:16tellement je veux dire
01:05:17on a déjà tout cherché
01:05:19ce Jordan Bardella
01:05:19c'est ça qui est très étonnant
01:05:21c'est ce timing
01:05:21on sent bien
01:05:22que la cabale
01:05:23avait été préparée
01:05:23surtout s'il allait
01:05:25être candidat
01:05:26à l'élection présidentielle
01:05:27je vous l'avais dit
01:05:27je ne sais pas si vous vous souvenez
01:05:28lors de la grande interview
01:05:29c'est le début
01:05:30je pense que ça ne va pas
01:05:32s'arrêter jusqu'au 18 avril
01:05:34on sait
01:05:34on est des marins
01:05:35de gros temps
01:05:36mais ça secoue
01:05:37très fort très tôt
01:05:38alors Léon Desfontaines
01:05:39sur ce que dit Mediapart
01:05:41sur les propos attribués
01:05:42à Jordan Bardella
01:05:42on peut juger évidemment
01:05:44l'orientation politique
01:05:45de tel ou tel journal
01:05:45en revanche
01:05:46moi je mettrai en garde
01:05:47sur le fait quand même
01:05:47qu'il y a un travail
01:05:48et un travail journalistique
01:05:49qui est fait
01:05:49moi j'ai une question
01:05:49à poser à la main
01:05:50elle est très simple
01:05:51c'est si Mediapart
01:05:52demain sort justement
01:05:53ses preuves
01:05:53est-ce que vous continuerez
01:05:54à soutenir Jordan Bardella
01:05:55malgré le fait
01:05:56qu'il ait tenu ses propos
01:05:56est-ce que vous le ferez ?
01:05:57je vous assure que la question
01:05:58ne se pose pas en ces termes
01:05:59la question c'est soit
01:06:00Mediapart sort ça
01:06:02et on accusera en faux
01:06:03parce que Jordan Bardella
01:06:04n'a jamais tenu ses propos
01:06:05soit Mediapart lui-même
01:06:06a été floué
01:06:07ce qui est possible aussi
01:06:07il peut y avoir
01:06:08une tentative de déstabilisation
01:06:09et peut-être que Mediapart
01:06:11et peut-être que Mediapart
01:06:11ce tient indéfectible
01:06:12à votre président
01:06:13non mais ça ne peut pas arriver
01:06:14moi je connais Jordan Bardella
01:06:15parce que je le connais
01:06:16je peux vous assurer
01:06:17qu'il n'est pas antisémite
01:06:18le Jordan Bardella
01:06:19qui disait que
01:06:19Jean-Marie Le Pen
01:06:20n'avait pas tenu
01:06:21de propos antisémites
01:06:21vous savez très bien
01:06:22que c'est un autre débat
01:06:23c'est un autre temps
01:06:24non mais très bien
01:06:24je veux dire
01:06:25ça ne paraît pas non plus
01:06:27aussi absurde que cela
01:06:28quand on connaît
01:06:28le Rassemblement National
01:06:29quand on connaît
01:06:30les propos de Jordan Bardella
01:06:31ces derniers temps
01:06:31c'est complètement absurde
01:06:33de pouvoir imaginer
01:06:33qu'il y ait une once
01:06:34d'antisémitisme
01:06:35dans Jordan Bardella
01:06:35de deux choses l'une
01:06:38soit Mediapart
01:06:39sort des documents
01:06:40on arrive à prouver
01:06:41que ce sont des faux
01:06:42et à ce moment-là
01:06:43ça aura bien
01:06:44Mediapart sera sorti du bois
01:06:45on sait à quel point
01:06:46c'est un organe politique
01:06:47je vous rappelle
01:06:48très politique
01:06:49quand même
01:06:49deux de ces journalistes
01:06:50avaient déjà été condamnés
01:06:51parce qu'ils ont financé
01:06:52l'islamisme
01:06:53enfin je ne dis ça
01:06:54je ne dis rien
01:06:54soit encore une fois
01:06:55peut-être que Mediapart
01:06:56de bonne foi
01:06:58a été influencé
01:06:59et à ce moment-là
01:07:00Mediapart se retournera
01:07:01et si jamais
01:07:01ces preuves
01:07:02ça n'arrivera pas
01:07:03est-ce que vous êtes
01:07:04en soutien indéfectible
01:07:06à monsieur Bardella
01:07:07je suis désolé
01:07:08mais ces propos-là
01:07:08en tout cas
01:07:09ils me font froid dans le dos
01:07:09ils me font froid dans le dos
01:07:11et pour être tout à fait honnête
01:07:12en réalité
01:07:13aujourd'hui
01:07:14venant de Jordan Bardella
01:07:15et au vu des propos
01:07:16qu'il a tenus
01:07:16et des positions qu'il a tenues
01:07:17et bien
01:07:19la question se pose
01:07:20la question elle se pose
01:07:21aujourd'hui
01:07:21ces propos-là
01:07:21ils me font aussi froid dans le dos
01:07:22et à chaque fois
01:07:23que quelqu'un chez nous
01:07:24mais un peu comme chez vous
01:07:25d'ailleurs
01:07:25parce que souvenez-vous
01:07:26votre responsable local
01:07:28d'Aubagne
01:07:29je crois qu'il a tenu
01:07:30des propos antisémites
01:07:34vous l'avez évidemment exclu
01:07:35quand vous l'avez issue
01:07:36elle a eu des propos
01:07:37d'une violence
01:07:38d'une violence antisémite folle
01:07:40qui condamne
01:07:41qui a permis notamment
01:07:41de contaminer Jean-Marie Le Pen
01:07:42pour ses propos antisémites
01:07:43on a ce point commun
01:07:45qui est peut-être
01:07:45un peu différent
01:07:46du bloc central
01:07:46parce qu'ils ont réinvesti
01:07:48monsieur Rébérod
01:07:48qui a fait un salut nazi
01:07:49dans l'Assemblée nationale
01:07:50sans que ça ne gêne personne
01:07:50en tout cas je peux vous dire
01:07:51que ça n'arrivera pas
01:07:52soit Mediapart sera condamné pour faux
01:07:54soit alors
01:07:54il se retournera
01:07:55contre celui
01:07:56qui l'aura manipulé
01:07:57dans tous les cas
01:07:57en fait
01:07:58c'est profondément insupportable
01:07:59aujourd'hui
01:07:59que des responsables politiques
01:08:00bien sûr
01:08:01on verra ce que dit la justice
01:08:02mais que des responsables
01:08:03moi j'ai plutôt confiance
01:08:03dans les journalistes de Mediapart
01:08:04mais j'ai plutôt
01:08:05ça c'est une grande différence
01:08:06entre vous et moi
01:08:07mais en tout cas
01:08:07c'est profondément insupportable
01:08:08et je pense que vous pouvez en convenir
01:08:09qu'aujourd'hui
01:08:10des responsables politiques
01:08:11puissent tenir des propos antisémites
01:08:13xénophobes
01:08:13et pouvoir malgré tout
01:08:15se présenter aux élections
01:08:16et donc nous on a fait
01:08:17une proposition de loi
01:08:18et on en fait
01:08:19Mme Lavalette
01:08:19c'est LFI
01:08:20c'est Mme Aubon
01:08:21c'est M. Guiron
01:08:22mais non mais
01:08:23vous ne pouvez pas dire tout
01:08:23et n'importe quoi
01:08:24vous avez des députés
01:08:25dans votre groupe
01:08:25qui parlent des dragons célestes
01:08:27David Guiron
01:08:27qui sont condamnés
01:08:28pour incitation à la haine raciale
01:08:30et antisémite
01:08:30ce sont vos amis aux élections
01:08:31vous avez beau sourire
01:08:32c'est Mme Lavalette
01:08:33entre deux phrases
01:08:34pour me laisser dire les mots
01:08:35tout va bien
01:08:35allez-y
01:08:36il faut assumer
01:08:37aujourd'hui on fait une proposition de loi
01:08:39on l'avait fait à l'époque
01:08:40en 2022
01:08:41Fabien Roussel l'avait fait
01:08:42on la remet aujourd'hui
01:08:43à l'heure du jour
01:08:44notamment pour rendre inéligibles
01:08:46les personnes condamnées
01:08:47pour incitation à la haine raciale
01:08:48et xénophobie
01:08:49à l'époque
01:08:49que le Rassemblement National
01:08:50s'y a été opposé
01:08:51moi aujourd'hui je ne comprends pas
01:08:52pourquoi le Rassemblement National
01:08:53qui se dit justement
01:08:54grand défenseur
01:08:55dans la lutte
01:08:55contre la montée de l'antisémitisme
01:08:57ne vote pas cette loi
01:08:58c'est profondément insurmortable
01:08:59aujourd'hui
01:08:59que des responsables politiques
01:09:00qui ont été condamnés
01:09:01condamnés
01:09:02pas accusés
01:09:03condamnés
01:09:03pour antisémitisme
01:09:04puissent se présenter
01:09:05aujourd'hui aux élections
01:09:07et donc on le voit bien
01:09:08avec cette histoire
01:09:08que personne aujourd'hui
01:09:10n'est potentiellement tout blanc
01:09:12et en l'occurrence
01:09:13quand on regarde
01:09:13le groupe du Rassemblement National
01:09:14on a quand même
01:09:15des parlementaires
01:09:16des députés
01:09:16qui ont été condamnés
01:09:17justement
01:09:17sous les coups de cette loi
01:09:18et qui pourraient être rejetés
01:09:20très attention à ce que vous dites
01:09:21parce qu'il y a quand même
01:09:22la diffamation
01:09:23oui oui très bien
01:09:23je vous les retrouverai
01:09:24je vous les ressortirai
01:09:25sur vos réseaux sociaux
01:09:25ne vous inquiétez pas
01:09:26je les ressortirai
01:09:27ne vous inquiétez pas
01:09:28en tout cas
01:09:29aujourd'hui
01:09:30ceux qui ont été condamnés
01:09:31par la houle à Guesso
01:09:31sont de votre camp
01:09:32du Rassemblement National
01:09:33l'antisémitisme décomplexé
01:09:34alors actuellement
01:09:34les Français ont des yeux pour voir
01:09:36elle est du côté
01:09:36de vos amis d'Aléfi
01:09:37enfin je vais dire
01:09:38quand vous avez des propos
01:09:38qui sont terribles
01:09:39donc pourquoi vous ne soutenez pas
01:09:40cette loi
01:09:40parce qu'on est moins liberticide
01:09:42que vous figurez-vous
01:09:43parce que l'antisémitisme c'est
01:09:44non mais bien sûr
01:09:45qu'on condamne l'antisémitisme
01:09:46et bien sûr
01:09:46et un élu pourrait se présenter
01:09:48il pourrait être Premier ministre
01:09:49il pourrait être président de la République
01:09:50mais la grande différence
01:09:50entre vous et nous
01:09:50c'est que nous c'est pas
01:09:51la Corée du Nord
01:09:51c'est à dire que si
01:09:53les électeurs pensent
01:09:54qu'il ne faut pas les lire
01:09:55parce qu'il a tenu de tels propos
01:09:56et bien à ce moment-là
01:09:57il perd
01:09:57vous voyez je veux dire
01:09:58exactement comme M. Catenance
01:09:59qui avait tapé sa femme
01:10:00et bien c'est pareil
01:10:01finalement c'est aux Français
01:10:02de décider s'ils veulent un député
01:10:04qui a eu une violence
01:10:04une violence féminicide
01:10:06mais encore une fois
01:10:07je pense qu'un élu de la République
01:10:08qui a tenu des propos antisémites
01:10:09n'a pas sa place
01:10:10dans quelconque émissaire
01:10:10aujourd'hui
01:10:11et du côté de vos amis
01:10:12mais vous n'êtes pas d'accord
01:10:12mais quand vous avez
01:10:13Mme Obono
01:10:14qui est incapable de dire
01:10:15que le Hamas
01:10:15est un mouvement terroriste
01:10:17ce sont vos amis
01:10:19vous vous désistez
01:10:20les uns les autres
01:10:21mais parce que vous
01:10:21vous désistez les uns les autres
01:10:22aux dernières législatives
01:10:24je veux dire
01:10:24qu'est-ce que vous avez
01:10:25à nous reprocher nous
01:10:25parce qu'à chaque fois
01:10:26vous parlez de la France Insoumise
01:10:26moi je ne suis pas
01:10:27à la France Insoumise
01:10:27d'avoir fait partie
01:10:28du nouveau Front Populaire
01:10:29d'avoir fait partie
01:10:30de la NUPES
01:10:31et qui vous reproche
01:10:32aujourd'hui
01:10:33vous êtes engagé
01:10:34au Front National
01:10:34sous Jean-Marie Le Pen
01:10:35qui a été condamné
01:10:36à de multiples reprises
01:10:37pour l'antisémitisme
01:10:37et des propos antisémites
01:10:38c'est la fin de ce débat
01:10:39Léon Desfontaines
01:10:40merci
01:10:42Louis Doréna
01:10:42Eric Revelle
01:10:43dans un instant
01:10:44Christine Kelly
01:10:44on fasse à l'info
01:10:45demain 8h10
01:10:46le rendez-vous
01:10:47pour la grande interview
01:10:47sur CNews et Europe 1
01:10:48ce sera Gabriel Attal
01:10:50bonne soirée
01:10:50à demain

Recommandations