00:00Non, non, notre pays est une poudrière, une vraie poudrière. Les événements qu'on a vécu le 17 octobre, ils
00:08peuvent repartir demain à l'occasion de n'importe quelle manifestation, de n'importe quelle décision de justice.
00:17Les gens sont montés les uns contre les autres en permanence dans notre société actuellement. J'entends ici ou là
00:27des appels à la Concorde Nationale. Oui, la Concorde Nationale nous manque considérablement.
00:32C'est-à-dire que je viens à Paris, je vois 10 millions de personnes qui se détestent. Ils se
00:38détestent dans le métro, ils se détestent partout, ils se détestent politiquement, ils se détestent humainement.
00:44Donc la France est devenue véritablement une poudrière.
00:48Vous dites que ça peut reprendre dès demain de telles images, c'est-à-dire malgré toutes les précautions désormais
00:52prises ou le dispositif sécuritaire, rien n'a changé en réalité, des forces violentes en présence.
00:57Oui, bien sûr, parce que 70 000 policiers et gendarmes mobilisés, ça ne tiendra pas 35 000 émeutiers qui arrivent
01:04à Marseille.
01:06On ne peut pas mettre autant de bleus que l'on voudrait ou qu'il faudrait pour tenir des émeutiers.
01:14Vous savez, l'ultra-gauche et les casseurs qu'on a vus ont la même symbolique.
01:24La même manière de faire, ils arrivent en force, ils arrivent en nombre.
01:30Et ça, ça fonctionne.
01:32Si vous avez 200 personnes contre 30 policiers, les 30 policiers, s'ils n'ont pas de moyens ou même
01:37s'ils ont des moyens, ils vont assez vite reculer.