00:00Alors, visiblement, il semble avoir beaucoup confiance dans les policiers, puisque cette affirmation, au final, elle ne repose que sur
00:06les épaules d'un seul groupe, à savoir les forces de sécurité intérieures.
00:09Et donc, quand il dit qu'il n'y aura plus jamais de 17 octobre, ou en tout cas qu
00:12'il appelle de ses voeux qu'il n'y en ait plus, il dit quoi ?
00:15Il dit « je m'en remets entièrement à vous », dans un contexte, je rappelle, de crise économique et
00:21sociale profonde de notre pays, qui n'a pas commencé avec les mouvements lycéens.
00:25Et encore une fois, il dit aux policiers, la main sur le cœur, à quel point il est reconnaissant à
00:30leur endroit, tout en ayant, quand même depuis quelques années, peu, comment dit-on, d'empathie et de pédagogie lorsqu
00:36'il s'agit de dialogue social.
00:38On va en parler, on va en parler du soutien qu'il a apporté, mais je sens évidemment, plus que
00:42votre ironie, mais une forme de colère aussi froide par rapport au manque de soutien que vous estimez du président
00:48vers les Bleus, comme on dit.
00:49Mais on est en train d'acter, Linda Kebab, de samedi en samedi qu'on aura un dispositif sécuritaire inédit,
00:55massif sur le terrain.
00:56Est-ce que matériellement, est-ce que techniquement, est-ce que humainement, ça peut tenir ?
01:00En fait, vous avez raison, c'est ce qu'il est en train d'acter. Il l'a dit, il
01:04y a le 17, le 24, il y aura samedi prochain, puisqu'une intersyndicale appelle encore à manifester,
01:09il y aura le 5 novembre, et il l'a dit, il a parlé de tous les samedis.
01:13En fait, on est reparti comme en 40, ou plutôt comme en 2018-2019 avec le mouvement des Gilets jaunes.
01:18Sauf qu'à l'époque, une fois encore, on lui avait dit, attention, vous avez épuisé les forces.
01:22Et là, à nouveau, il y a épuisement des forces. Il y a parfois du désengagement.
01:27On a eu plusieurs dizaines, centaines de CRS la semaine dernière, heureusement avant le samedi, qui ont été malades et
01:36qui ont dû consulter leur médecin.
01:38Et ça, il le sait. Et donc, on ne peut pas indéfiniment presser le citron en pensant qu'il va
01:42pouvoir donner du jus pendant des mois et des mois,
01:45sans aucune considération, sans aucune reconnaissance. Mais au-delà de ça, Mme Mabrouk, moi, ce qui m'interpelle,
01:49c'est que quand il dit, je compte sur vous pour les samedis à venir, dans l'absolu, il va
01:55les faire tenir comment, ces policiers ?
01:56On ne peut pas être sur des plans de rappel à 75% de taux de présence en permanence.
02:00Il l'a dit lui-même que les policiers ont dû revenir sur leur congé, que c'est du temps
02:04au moins avec leur famille, etc.
02:06Mais enfin, la crise sociale, elle frappe aussi les policiers.
02:09Et donc, du coup, d'un côté, on est conscient des sacrifices qu'ils font.
02:12Et de l'autre côté, on leur dit, bon, ben, tenez bon.
02:15Par contre, derrière, n'oubliez pas, dans six mois, c'est la fin de mon mandat,
02:19puisqu'il a parlé lui-même de l'échéance présidentielle.
02:22Dans six mois, c'est la fin de mon mandat.
02:23Et puis, on verra si le suivant vous remerciera pour les fautes que j'ai moi-même commises.
02:27En tout cas, moi, c'est comme ça que je l'entends et mes collègues également.
02:29Hélène, le compte, on va rappeler dans quelques instants ce dispositif.
02:32Et puis, ce qui est demandé, simplement encore, Linda.