- il y a 9 heures
Le 25 mars 2003, Johnny Hallyday est l’invité de Frédéric Lopez dans Comme au cinéma sur France 2. Cette troisième et dernière partie conclut l’entretien consacré à son actualité et à sa carrière au cinéma, notamment autour de la sortie de **_Wanted (Crime Spree)_**. Une archive permettant de retrouver Johnny Hallyday dans son rôle d’acteur et sa relation avec le cinéma.
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00:00Au milieu d'une phrase, il va falloir se mettre en tenue ou pas ?
00:03Non, non, pas du tout.
00:04Mais vous savez, il avait l'air très branché.
00:07Parce que, d'ailleurs je l'ai dit à François Gévévola,
00:11je lui ai dit, il est bizarre quand même de se mettre en scène,
00:13parce qu'il avait des bagouzes à tous les doigts.
00:16Et il était sûr qu'il est metteur en scène, c'est pas l'assistant.
00:19Il dit non, non, c'est le metteur en scène.
00:21J'ai dit tiens, bon.
00:22Et je lui ai dit, pendant le tournage, je lui ai dit,
00:24c'est marrant qu'il mette des bagues à tous les doigts comme ça.
00:27Il me dit, à toute route, tu bois ça bien ?
00:30Je lui ai dit, je suis, c'est bien.
00:32Mais c'est bizarre pour un metteur en scène.
00:34Et bien, à la fin des filles, il n'avait plus de bagues.
00:38Il est resté metteur en scène.
00:42Alors ensuite, toujours dans le contre-emploi,
00:45c'est Laetitia Masson, avec qui vous tournez Love Me.
00:48Là, c'est un chanteur, mais c'est, contrairement à vous,
00:50un chanteur qui n'a pas vraiment de succès.
00:52Un loser, oui.
00:53Ou un has-been, comme on veut.
00:54Bon, ce qui est donc ironie, évidemment, avec vous.
00:58Quand un film de celui-là ne marche pas, comment vous le vivez ?
01:01Je ne le vis pas très bien,
01:03parce que quand on fait quelque chose, on a toujours envie que ça plaise.
01:08Ce n'est pas le fait que ça ne marche pas.
01:10C'est le fait que si ça ne marche pas, c'est que ça ne plaît pas.
01:14Moi, ce que j'aime bien, c'est que ça plaise aux gens.
01:17On fait des choses pour que ça plaise,
01:19on ne fait pas des choses pour que ça ne plaise pas.
01:21Alors, on se dit toujours que, bon, si ça ne marche pas, c'est parce que ça ne plaît pas.
01:24Alors, on se pose des questions.
01:26Pourquoi ça ne plaît pas ?
01:26C'est peut-être parce que le film est trop lent ?
01:28Peut-être parce que le film a été mal lancé ?
01:31Ou parce que le film est trop intellectuel ?
01:34Pas assez grand public ?
01:36Enfin, vous savez, il y a toujours plein de questions qu'on peut se poser.
01:40Et puis, finalement, les gens n'y vont pas parce qu'ils n'ont pas envie de voir le film.
01:42Souvent, ça, c'est simple.
01:44Voilà.
01:44Mais on se remet en question, c'est une torture.
01:45C'est beaucoup plus simple que ça.
01:46Vous savez, je crois qu'aujourd'hui, on est dans une période où les films noirs,
01:51quelle que soit la qualité des films, ne marchent moins bien que les comédies.
01:55Parce que c'est vrai que nous vivons dans une époque
01:58où il y a tellement de choses horribles qui se passent
02:00que les gens ont envie de se détendre et ont envie de rigoler.
02:03Donc, c'est vrai que les comédies, on a tous envie d'aller voir une bonne comédie.
02:06Et je crois que, voilà, la question s'arrête là, tout simplement.
02:17Alors, après Love Me de Laetitia Masson,
02:20il y a L'Homme du train de Patrice Lecomte.
02:22Un film qui a été, voilà, un tournant
02:25puisque vous avez choisi de me raconter votre parcours avec beaucoup d'autodérision.
02:29Mais là, ça ne rigole plus.
02:30C'est-à-dire que là, d'un seul coup, tout le monde est épaté par le film.
02:32Et pourtant, on a bien rigolé dans le film.
02:34Vous avez rigolé dans le film.
02:36C'est l'unanimité.
02:37C'est-à-dire que, vraiment, la presse est épatée.
02:39Les critiques sont épatées par vos talents de comédien.
02:41C'est-à-dire que la question, c'est, est-ce que vous êtes devenu bon comédien
02:44ou est-ce que les gens ont ouvert les yeux et que vous n'avez pas changé ?
02:46Vous savez, je crois que pour être bon, il faut avoir quelque chose à défendre.
02:52Quand quelque chose est mauvais à défendre, on peut sauver les meubles.
02:56Mais quand on a un beau texte, quand on a une belle histoire,
03:01c'est un régal.
03:02Parce que, si on est mauvais, là, c'est que, vraiment, il faut changer de métier.
03:10Mais, euh...
03:10Ben là, vous avez été très bon.
03:11Honnêtement, on va voir un extrait.
03:12Vous savez, j'avais des dialogues à défendre qui étaient des beaux dialogues.
03:16J'avais un partenaire, Jean Rochefort, en face de moi, qui était un acteur merveilleux.
03:20J'avais un metteur en scène, Patrice Lecomte, qui est un metteur en scène,
03:24qui aime les acteurs, qui est tendre avec ses acteurs,
03:28qui ne vous dirige pas, mais tout en vous dirigeant.
03:31C'est-à-dire qu'il dit, tu vois, là, ma caméra va aller de là à là,
03:34j'aimerais que tu bouges de là à là.
03:36Et puis, le ton, c'est plutôt ou frivole ou grave.
03:40Voilà, il me donne ses indications.
03:41Puis après, c'est à moi de le faire.
03:42Très belle affiche, très belle rencontre de comédiens
03:45et rencontre de personnages dans le film.
03:47Alors, l'histoire en deux mots, c'est cet homme qui est dans une vie...
03:51Ce sont deux hommes qui veulent s'échanger leur vie.
03:53Chacun dans leur monde sont fatigués de la vie qu'ils mènent.
03:55Ils se croisent.
03:56Ils n'auraient jamais dû se croiser.
03:58Ils se croisent, par hasard, dans une petite ville de province.
04:01L'un vient faire un casse, l'autre est un ancien professeur de français.
04:04Et puis, en mourant, les deux hommes s'échangent leur vie.
04:09Voilà, enfin bon.
04:10On va avoir une scène, très très belle scène entre vous et Jean Rochefort.
04:13C'était une scène particulière pour vous ?
04:16Oui, parce que c'était une scène...
04:18C'était la seule scène où je m'emporte un peu par rapport à Jean.
04:25À ce moment-là, bon, j'en ai marre de le voir se plaindre toujours par rapport à la vie.
04:32Ça vit raté, quoi.
04:32Voilà, bon, ça vit raté.
04:34Et je lui ai dit, mais regarde-toi, t'es magnifique.
04:37Tu vois pas que t'es magnifique ?
04:38C'est le seul moment où je peux un peu le pousser un petit peu à se regarder vraiment dans
04:43une glace.
04:43Alors, il n'y avait pas de glace, c'était le reflet de la vitre de sa maison.
04:49Et puis, alors, je devais le prendre comme ça.
04:51Et puis, il me disait, pas trop fort.
04:55Alors, je lui dis, mais attends, je suis bien obligé de te bouger un petit peu pour t'amener.
04:58Il me dit, mais tu sais, mon âne est discale, puis j'ai mal, et puis truc.
05:03Alors, tu ne le fais pas trop brusquement.
05:06Alors, j'avais...
05:07Je n'osais pas trop.
05:08Alors, il me dit, c'est bien.
05:10Mais tu peux quand même aller un peu plus, parce que là, je suis un peu léger.
05:14Alors, j'allais plus.
05:15Ça fait, ah !
05:16Enfin, bon, bref, ça s'est très bien passé.
05:19Et puis, bon, je suis très content de cette scène.
05:21Ça donne une très, très belle scène, regardez.
05:23C'était mon coin préféré.
05:25C'était pas encore construit autour.
05:28Je respirais à fond.
05:29J'avais la sensation que le monde allait m'appartenir.
05:33Loupé.
05:36Alors, j'ai arrêté de vivre avant d'avoir vieilli.
05:44Tu sais pourquoi les femmes ne te regardent pas dans la rue ?
05:47Parce qu'elles ne me voient pas.
05:48Parce qu'elles sont éblouies.
05:50Qu'elles craquent.
05:51Tu ne t'es pas rendu compte que tu es magnifique ?
05:53Mais regarde !
05:54Il y a à voir là-dedans, non ?
05:59Tout y est.
06:00Plus le temps passe, et plus on est précieux.
06:02C'est ça que tu n'as pas compris.
06:11L'homme du train, que tu me recommandes, vraiment.
06:15Je ne vous ai pas fait beaucoup de compliments depuis le début de l'émission.
06:17Là, franchement, vous m'épatez.
06:18Moi, j'ai eu un gros choc en regardant le film.
06:20Ne le prenez pas mal, mais voir Johnny Hallyden en charentaise, ça a été un choc.
06:23Moi aussi, je ne vais pas me le faire, vous aussi, non ?
06:27Ne me demandez pas, comme beaucoup de gens, non, je n'en porte pas, non, je n'en porterai pas.
06:32C'est pour le film.
06:34Mais à ce moment-là, quand il vous propose ça, le conte, c'est un pervers à ce moment-là,
06:38non ?
06:39Mais est-ce que vous vous dites que ça va casser mon image, mais t'es fou, je ne peux
06:41pas faire ça, franchement ?
06:42Non, je n'ai pas dit ça, non. J'ai trouvé ça bien tout de suite.
06:45Bon, d'accord.
06:46Non, non, j'ai trouvé ça marrant à faire.
06:48Bon, en plus, c'est la première fois que je me dis tiens.
06:51En plus, la vérité, c'est qu'on est vachement bien dedans.
07:00Je demande toujours au Covid-19 de nous raconter ce que leur apporte le cinéma.
07:03Vous avez découvert les charentaises dans ce cinéma.
07:05Je ne les ai pas gardées, mais je les ai découvertes.
07:07Et c'est vrai qu'on est bien dedans, c'est confortable.
07:10Alors, l'envers du décor nous intéresse toujours.
07:12À un moment donné, il y a une fusillade dans le film.
07:14Et il y a des impacts de balles.
07:15Alors, on rappelle comment c'est fait.
07:16C'est qu'il y a au départ des petites explosions sur vous.
07:19Normalement, on a une petite plaque d'acier avec des impacts qui ont des poches de sang dessus,
07:28qui éclatent.
07:29Le sang gicle à travers les vêtements.
07:32L'ordre arrive, je tire, envoyez le truc.
07:36Les plaques n'étaient pas assez fortes.
07:39Ce qui fait que ça m'a brûlé le ventre, la poitrine, etc.
07:43Mais au sang.
07:44C'est-à-dire que vraiment, j'ai pris vraiment le...
07:46Ça m'a brûlé, quoi.
07:48Très fortement.
07:49Et j'ai eu...
07:50À un moment donné, je fais...
07:52Et Patrick Secon croit que je jouais.
07:55Et non, c'est bien, c'est bien, continue.
07:56Je me suis dit, non, arrêtez.
07:58Arrêtez.
07:59Parce que tout n'avait pas explosé.
08:00Je voulais que ça s'arrête.
08:02Arrêtez.
08:02Il dit, oui, c'est bien.
08:04Arrêtez.
08:05Alors, il y a quelqu'un quand même qui a dit, il y a un truc qui ne va pas.
08:07Parce qu'il ne joue pas comme ça devait se faire.
08:10Et ils arrêtent.
08:11Et c'est vrai que j'avais...
08:13Alors, on a tout remis, les trucs ensemble.
08:16Alors, on m'a remis une double plaque.
08:18Puis c'est vrai, quand on a eu mal une première fois,
08:21on a toujours une appréhension de le refaire, quoi.
08:26Alors, Patrick me dit, mais écoute,
08:28si tu te sens à l'aise de le faire,
08:30on ne fait pas jeter les trucs,
08:32tu fais semblant, aïe, et puis tu t'écroules pas.
08:34Je dis, non, ça ne va pas du tout.
08:35Parce que ce n'est pas du tout ce qui était prévu.
08:36Alors, bon, on le refait avec une plaque en plus.
08:39Et c'est vrai que je n'ai rien senti.
08:40Et il faisait moins 17, en été, sur...
08:44Dans l'Arnèche, c'est ça, à Nonnaie.
08:46Et avec le sang, le faux sang, tout ça,
08:48qui me coulait partout,
08:49je suis resté 4h30 sans pouvoir bouger
08:52parce que il fallait...
08:53Je ne pouvais pas bouger parce qu'autrement,
08:55tout se dépassait.
08:56Il faisait des gros plans, tout ça.
08:57Voilà, donc, 4h30, moins 17,
09:00sur de la pierre qui est encore plus froide
09:03que les moins 17,
09:04parce que la pierre, ça se rendra plus vite.
09:07C'était une journée...
09:08Avec le sang qui gelait, surtout.
09:09Oui, c'était une journée maudite pour moi.
09:11D'ailleurs, ça ne finit pas très bien.
09:13On peut le dire pour vous.
09:15Donc, effectivement,
09:16L'Homme du train,
09:17le film qui, d'un coup,
09:18vous révèle aux yeux de tout le monde
09:20comme comédien.
09:21Et donc, du coup,
09:21on est impatients de vous voir
09:22bientôt sur les écrans,
09:23le 16 avril,
09:24dans Wanted,
09:25c'est le titre français,
09:26dans un film dans lequel vous jouez
09:27aussi en anglais,
09:28avec...
09:29Wanted,
09:29qui veut dire en français,
09:30rechercher.
09:31Rechercher.
09:31Avec Gérard Depardieu,
09:33Hervé Quetel,
09:34Renaud,
09:35Stéphane Fraisse,
09:36une affiche assez incroyable.
09:40Ça donne bien le temps, en fait,
09:42parce que...
09:44On sent qu'il y a deux degrés, en fait.
09:45Il y a la comédie
09:46et le film de genre, en même temps, en fait.
09:47Le film de genre.
09:48Oui, oui, mais vous savez,
09:49c'est comme font souvent les Américains.
09:51Ce qu'on fait, nous,
09:53beaucoup plus rarement en France,
09:54c'est-à-dire,
09:55les Américains mélangent souvent
09:56la comédie avec l'action.
09:59Alors, nous, en France,
10:00on fait plutôt ou de l'action
10:01ou de la comédie.
10:02Mais les Américains mélangent souvent.
10:03Donc, comme c'est fait par les Américains,
10:05c'est vrai que c'est un film de genre,
10:07un petit peu mélangé l'action et la comédie.
10:09Donc, on l'a dit en début d'émission,
10:10je le rappelle pour ceux qui nous rejoignent,
10:12c'est cette bande de malfaiteurs
10:14qui vont aux Etats-Unis.
10:15Ils sont un peu les pieds-niclés,
10:16ils se trompent de maison.
10:17Les pieds-niclés,
10:17ils sont un peu ringards sur les morts.
10:18Et tout ce qu'ils font,
10:19c'est à côté, quoi.
10:20Alors, évidemment,
10:21on s'interroge sur l'atmosphère,
10:22sur le plateau,
10:23avec cette pléiade de stars.
10:25Vous êtes au Canada,
10:26à Toronto,
10:26vous tournez en anglais.
10:28Ben voilà,
10:28Thierry Colby était sur le tournage.
10:30Regardez.
10:33Toronto, Canada.
10:35Johnny Hallyday,
10:36Gérard Depardieu,
10:38Renaud,
10:39Stéphane Fraisse,
10:40Saïd Tagmawi,
10:41Albert Dray,
10:42mais aussi Richard Bourringer
10:44et Harvey Kettel.
10:45Je suis très contente
10:46à être ici
10:48avec mes amis français.
10:50Une incroyable brochette d'acteurs
10:51qui a réuni Brad Mierman
10:52pour son premier film
10:53en tant que réalisateur,
10:54Wanted.
10:55Une comédie policière
10:56qui a séduit les uns et les autres
10:57pour des raisons assez diverses.
10:59Calme !
11:00D'abord,
11:00c'était pour remplacer
11:01Christophe Lambert.
11:02Puis je me suis dit
11:03c'est moi une magnifique
11:04d'être avec Johnny,
11:05parce que j'adore Johnny.
11:06D'abord parce que
11:07j'aime bien Brad.
11:08Je trouve que
11:09c'était un super bon scénariste.
11:11Et ensuite,
11:12son scénario était
11:13vraiment bien, quoi.
11:14C'est...
11:15on n'a pas souvent
11:16l'occasion d'avoir
11:17des bons scénarios.
11:19Et puis bon,
11:20c'est un bon m'épérent en scène.
11:22Merci.
11:23Voilà.
11:28Action !
11:35Cut !
11:38Je suis très pote avec le réalisateur,
11:40le scénariste.
11:41Vu que j'en germina,
11:42il m'avait bien aimé.
11:43Il m'a dit
11:44j'ai envie de te faire tourner.
11:45J'ai dit
11:45je n'ai pas très envie de tourner.
11:46Je ne cours pas après ça, quoi.
11:47Après les rôles.
11:49C'est pas ma passion première.
11:52Et il m'a dit
11:52si je t'écris un petit rôle
11:54sympathique,
11:54tu es un froid
11:55et silencieux.
11:57Silencieux,
11:57ça m'arrange,
11:58pas trop de dialogue,
11:59pas trop de texte.
12:15Renaud a dit
12:16banco pour le rôle,
12:17mais il ne se doutait pas
12:18des conditions de travail
12:19en Amérique.
12:20C'est les cadences infernales.
12:23Ici,
12:23c'est vraiment,
12:24c'est beaucoup plus de goût.
12:26On tombe 13-14 heures
12:28et on retourne le lendemain
12:30à 13-14 heures.
12:31Tout est trop lourd.
12:32Le marteau pèse
12:333 kilos de trop
12:34pour le clou.
12:36Les caravanes
12:37sont pleines
12:39de moquettes
12:39qui puent.
12:40Mon ami,
12:41Joël Dupotou,
12:42il parle
12:42anglais perfect.
12:44Perfect !
12:45Perfect !
12:46Gérard Depardieu
12:47parle peut-être
12:47un anglais perfect,
12:48mais ce n'est pas le cas
12:49de tout le monde
12:50sur le plateau.
12:50Albert Drey
12:51n'en parlait pas un mot.
12:53Il a fallu
12:53que je me mette
12:55à l'anglais
12:56tout au moins
12:57sur un plan
12:59musical
12:59et travailler
13:01à domf.
13:02Vous avez une idée
13:03de ce qu'on voit
13:05à Van Gogh
13:07avec 15
13:07?
13:08Excuse-moi ?
13:10De ce qu'on voit
13:11avec 15
13:12des fleurs ?
13:13C'est pire !
13:14De ce qu'on voit
13:15avec 15
13:17des fleurs ?
13:1915 !
13:2015 !
13:21Huit acteurs ensemble
13:23avec des rôles
13:23plus ou moins égaux,
13:25on imagine
13:25l'attention
13:25sur le tournage.
13:26Il y a une telle pression
13:27sur ce film
13:28parce que justement
13:29les gens sont impressionnants
13:30ou parce qu'ils sont lourds
13:34qu'il faut avoir le talent
13:37d'apparaître
13:38et de s'effacer
13:39et de sentir
13:40quand il est bon
13:41d'être là
13:41et quand il est bon
13:42d'être en retrait.
13:44Voilà les mecs,
13:44on est à Chicago.
13:45Faster !
13:46Le fait de me dire
13:47« Mais te rends compte,
13:48Albert,
13:48tout à coup,
13:49t'as quand même
13:50Gérard Depardieu,
13:51t'as quand même
13:51Johnny Hallyday,
13:52t'as Renaud,
13:53tu as Stéphane Fraisse,
13:56tu as Saïd. »
13:59Bon, il va falloir gérer
14:01tout ce monde
14:02et je pense que ça s'est bien passé
14:05dans ce sens-là.
14:09Ça demande beaucoup de discipline
14:11et beaucoup de rigueur.
14:12Ce sont des gens
14:13avec de grandes personnalités
14:14qui prennent beaucoup de place
14:16donc il faut essayer
14:16de slalomer
14:18entre toutes ces personnalités.
14:19Il y a des gens
14:20qui font ce métier,
14:21qui se prennent très au sérieux
14:22et là,
14:23on peut dire que
14:24Johnny et Renaud
14:25et moi-même,
14:25bon,
14:26les gens pensent
14:27de moi ce qu'ils veulent
14:28mais il y a quand même
14:29une petite distance.
14:31Gérard est un acteur
14:33qui n'a pas d'égo,
14:35qui est un acteur généreux
14:37avec les autres aussi,
14:38avec les autres acteurs.
14:39C'est toujours quelqu'un
14:40qui est là derrière,
14:40même off-camera,
14:41il est là pour donner
14:42la réplique
14:42ce qui n'est pas toujours
14:44le cas de tout le monde.
14:45Moi c'est la même chose
14:46et puis Renaud
14:47c'est la même chose.
14:48Je manquais un peu d'assurance
14:49vis-à-vis du metteur en scène,
14:50vis-à-vis de toute cette équipe
14:51technique que je ne connaissais pas,
14:52qui me découvrait,
14:54vis-à-vis des gens
14:54qui se disent
14:55bon,
14:55c'est un chanteur,
14:56qu'est-ce qu'il veut foutre au cinéma,
14:58il a intérêt à être bon
14:58sinon on l'attend en tournant.
15:01Chacun apporte sa personnalité,
15:04nous nous amusons beaucoup
15:05mais au moment où je dis action,
15:08chacun fait son travail.
15:11Leurs égaux restent vraiment
15:12derrière la porte.
15:14Voici un jeune et talentueux acteur
15:16qui va devenir
15:16une très grande star
15:17en France un jour.
15:35Donc là c'est bon à savoir,
15:37quand on a des difficultés en anglais
15:38qu'on accroche,
15:39vous êtes bons camarades.
15:40Je voulais dire,
15:41oui,
15:41non mais on s'est beaucoup amusé
15:42pendant le film.
15:43Mais il y avait une très bonne équipe
15:45et je voudrais dire un petit mot
15:47quand même sur Albert Drey
15:49qui est un acteur que j'aime,
15:51vraiment que j'aime beaucoup,
15:52qui a beaucoup de mérite
15:53dans ses films.
15:54Parce que c'est vrai,
15:54vous savez,
15:55c'est pas évident,
15:56ce garçon ne parlait pas
15:58un mot d'anglais.
16:01Il a appris,
16:02je crois qu'il fait partie
16:04des acteurs de ses films
16:05qui a le plus de dialogue.
16:07Il a appris tout phonétiquement
16:09sans savoir ce qu'il disait,
16:11ce qui n'est pas évident.
16:12Il passait des nuits,
16:13des nuits,
16:14des nuits entières
16:15dans sa chambre
16:15en train d'apprendre phonétiquement
16:17les dialogues qu'il avait à dire,
16:19à jouer le lendemain.
16:22Je lui tire mon chapeau
16:24parce que c'est pas évident.
16:26Je ne sais pas si...
16:27Moi j'aurais pu le faire
16:28dans une langue
16:29que je ne connais pas
16:30comme il l'a fait en anglais.
16:31Il me dit bravo.
16:37En tout cas,
16:37je ne sais pas
16:38si vous vous rendez compte
16:38de l'effet que ça fait
16:39sur nous, cette image
16:40quand on voit tous les trois
16:41Renaud, Gérard Depardieu
16:42et vous,
16:43ça donne envie
16:43d'aller voir le film
16:44parce qu'on va voir le résultat.
16:45Voilà.
16:46Et on vous conseille le résultat
16:47donc c'est le 16 avril,
16:49je vous le rappelle,
16:50sur les écrans,
16:50Wanted.
16:51Qu'est-ce qu'on peut dire
16:52pour donner aux gens
16:53envie d'aller le voir ?
16:53C'est vrai que c'est un film
16:54qui ne se prend pas au sérieux.
16:55Écoutez, c'est un film
16:56qui ne se prend pas au sérieux.
16:57Il y a de l'action,
16:58on rigole.
16:59On ne va pas se prendre
17:00la tête comme ça.
17:02On passe un bon moment,
17:03bon, si les gens
17:04qui ont envie de passer
17:04un bon moment,
17:05écoutez, allez voir Wanted
17:07ou un autre film
17:09si on a un autre
17:10qui est marrant aussi.
17:11Enfin, faites comme vous voulez.
17:18Il sort le 16 avril
17:19et il sera en avant-première
17:21à Paris au Festival
17:21du Film de Paris.
17:23Le 29, avec toute l'équipe,
17:24le 29 mars,
17:25toute l'équipe du Film
17:25sera réunie
17:27au Festival de Paris
17:28et puis, chose particulière,
17:30vous êtes très cinéphile,
17:32on l'a compris,
17:32vous aimez le cinéma,
17:33vous êtes intéressable là-dessus.
17:35Alors, à propos d'autres films,
17:36je crois que vous voulez
17:36nous faire partager
17:37un coup de cœur,
17:37un film que vous avez vu
17:38en projection privée
17:39et que vous voudriez
17:40conseiller aux téléspectateurs.
17:41Je voulais en parler
17:42parce qu'il y a un film
17:43que j'aime beaucoup.
17:44J'ai mis mes petites notes
17:45avec moi.
17:46Allez, un coup de cœur,
17:46ça s'appelle.
17:47J'ai un coup de cœur
17:47pour un film que j'ai vu
17:48que c'est un film formidable.
17:50C'est un film qui s'appelle
17:51Toutes les filles sont folles.
17:52Ça, on le savait,
17:53mais bon.
18:01C'est un premier film
18:03qui est réalisé par Pascal,
18:05au féminin,
18:07ou Zadou.
18:08Et il faut voir ce film
18:09parce que c'est une comédie déjantée,
18:11si vous aimez ça.
18:12C'est une très bonne comédie.
18:14Je vais vous raconter
18:14un petit peu d'histoire.
18:17Céleste, la trentaine,
18:18souffre de ne pas connaître
18:19le grand amour.
18:20Sa sœur, Rosalie,
18:22la console
18:23en lui soutenant
18:24que l'amour n'existe pas.
18:25Un beau jour,
18:26sur une impulsion,
18:27Céleste décide
18:28de kidnapper un jeune homme.
18:30C'est pas moi
18:30que ça arriverait, ça.
18:32Entraînant sa sœur, Rosalie,
18:34dans sa lubie.
18:35Méprise à son propre piège,
18:37dans la panique,
18:38elle se trompe d'homme
18:39et l'aventure commence.
18:41Pas mal, non ?
18:43C'est comme ça.
18:44Il n'a aucun intérêt
18:45dans le film,
18:46c'est un vrai coup de cœur.
18:47Je ne suis pas producteur,
18:48je ne joue pas dans le film,
18:49simplement c'est un coup de cœur
18:51parce que j'ai adoré ce film.
18:52Alors, ça s'appelle
18:53Toutes les filles sont folles
18:54et effectivement,
18:55en une phrase,
18:56Antoine Dulerie dit que
18:57les filles ont toujours
18:58attendu le prince charmant,
18:59cette fois,
19:00elle le kidnappe.
19:01Voilà.
19:01Je suis libre.
19:04Regarde un tout petit extrait,
19:05ça se passe dans un commissariat,
19:06ce sont les filles
19:07qui ont kidnappé le garçon.
19:08Regardez la situation
19:08de Saint-Vers, regardez.
19:10Ça vous dit quelque chose ?
19:12Voilà les valiseuses.
19:14Pas nous,
19:14c'est lui qui nous a enlevés.
19:17Qu'est-ce que tu as dit là ?
19:18C'est lui le pervers,
19:18il nous a plaqué contre un arbre.
19:20On va s'expliquer là.
19:21Mais il est grave lui, hein ?
19:22Dites-le la vérité, bordel !
19:23Il nous a kidnappés et...
19:25Il nous a fouettés
19:26et vu du sang partout,
19:27c'est horrible.
19:28Je t'ai tourné la peau !
19:28Tu gueules !
19:30Tu gueules !
19:30Tu gueules !
19:31On va aller dans la cellule,
19:32on va s'expliquer en gros !
19:33Tu nous a fouettés, hein ?
19:35Arrêtez, arrêtez !
19:36Arrêtez !
19:37Arrêtez !
19:37Arrêtez, je me perce une couille.
19:41Arrêtez, arrêtez !
19:42Arrêtez, arrêtez !
19:44Arrêtez, arrêtez !
19:45Arrêtez, arrêtez !
19:45Emmène-le !
19:46Emmène-le, emmène-le !
19:48Viens là !
19:52Laissez-nous partir,
19:53sinon je m'encroche !
19:54Elle est grave elle !
20:01Voilà, toutes les filles sont folles,
20:03vous avez bien excité en avant-première
20:04grâce à Johnny.
20:05Ça sort le 7 mai.
20:06On aura l'occasion d'en reparler, effectivement.
20:08C'est un film très réussi, un peu déjanté,
20:09et on sent que ça fonctionne sur le public, hein ?
20:11Comme quoi...
20:11Oui, mais c'est très drôle.
20:12Vous avez le flair.
20:13Moi, j'ai beaucoup ri pendant la production de ce film.
20:16Alors moi, je voudrais dire aux téléspectateurs
20:17que l'émission n'est pas terminée.
20:18Il y a votre pote Gérard Darmon
20:19qui va nous rejoindre sur ce plateau tout à l'heure,
20:21Bernard Campan, Chantal Lobby,
20:23Zoé Félix, Roberto Benigny,
20:25qui viendra après La Vie est Belle
20:26présenter son film,
20:27qui est très très attendu,
20:28vous imaginez ça ?
20:29Mais je voudrais sincèrement
20:30D'abord, dire merci à Laetitia Hallyday
20:33qui nous a beaucoup aidé
20:33pour faire cette émission.
20:34Très sincèrement,
20:35c'est aujourd'hui votre anniversaire de mariage.
20:368 ans de mariage,
20:37on peut vous applaudir.
20:42Et puis,
20:44dans les yeux avec beaucoup de sincérité,
20:46vous remerciez pour votre générosité
20:48pendant toute l'émission
20:48et ce sens de l'autodérision.
20:50J'ai passé un très bon moment grâce à vous.
20:52Merci à vous.
20:53Merci beaucoup, Johnny.
20:54Merci.
20:58Merci.
20:58Merci beaucoup.
21:00Je vous propose de regarder un reportage
21:02sur les super-héros.
21:04Je ne sais pas si vous avez vu
21:04Spider-Man l'année dernière.
21:06Bien sûr.
21:06Spider-Man a fait un carton
21:08et il y a Daredevil sur les écrans
21:09depuis une semaine.
21:10Et c'est le début d'une longue série,
21:12vous allez le voir,
21:12puisqu'on verra Hulk,
21:13l'homme vert qui se transforme,
21:15Spider-Man 2,
21:16X-Men 2,
21:17Batman 5.
21:18Voilà.
21:19Batman 5.
21:20Donc c'est vous dire
21:21si les super-héros fascinent,
21:23pourquoi fascinent-ils autant ?
21:24C'est ce que vous allez comprendre
21:25dans cette enquête de Pierrick Becquet.
21:27J'allais m'entraîner, moi.
21:28Merci à la télé.
21:29Merci beaucoup.