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  • il y a 10 minutes
L'Assemblée nationale a observé une minute de silence à 15h pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, jeune homme de 26 ans mort dans l'attentat raciste des Yvelines ce vendredi, a annoncé Mathilde Panot en conférence de presse.

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Transcription
00:01Madame la Présidente de l'Assemblée Nationale, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la Présidente Châtelain, chères familles, Monsieur le
00:10maire de Trappes,
00:12permettez-moi avec la même gravité les mots que vous avez employés, les mots que la Présidente de l'Assemblée
00:17Nationale a employés très justement en ce début de séance,
00:22de redire l'ensemble de l'émotion profonde qui traverse le pays, on le sent tous et on le sait
00:27tous depuis plusieurs jours, face à ce drame absolument épouvantable,
00:31avec une pensée évidemment et des condoléances pour la famille de la victime, une pensée pour les familles éprouvées par
00:41le nombre de blessés,
00:42y compris les blessés psychologiques, avec un suivi important que nous devons, que la nation et les pouvoirs publics doivent
00:50à ces blessés,
00:51mais également pour votre territoire, Monsieur le maire, et plus encore pour tous nos compatriotes qui, au moment où on
00:58se parle, ont peur.
01:00Peur pour leur intégrité physique, peur d'être pris pour cible par une violence aveugle, par une haine aveugle.
01:08Et au fond, et je vais redémarrer par là, Madame la Présidente, quand les choses sont peut-être confuses dans
01:14l'esprit de certains, je pense qu'il faut faire preuve de clarté.
01:17Et au fond, un acte qui a été minutieusement préparé et planifié, dans lequel des armes de guerre, une arme
01:28de guerre a été employée,
01:30128 cartouches, ça a été rappelé à l'instant par la Présidente de l'Assemblée nationale, avec un ciblage délibéré
01:37d'un profil de victime, ça s'appelle du terrorisme.
01:41Et l'enquête le montre déjà, dans l'expression du procureur national antiterroriste, la nature même de cette planification.
01:50Les premiers propos qui ont été recueillis par les forces de l'ordre sur le procès verbal d'interpellation,
01:55et évidemment le profil des victimes, ça porte un mot, et il faut qu'on l'assume tous ensemble, dans
02:01la plus grande des clartés,
02:02c'est non seulement un attentat terroriste, mais c'est un attentat terroriste, raciste.
02:08Et si on ne s'accorde pas sur les mots, si on ne met pas les mots sur ce qui
02:11s'est passé,
02:12on rentre évidemment dans une confusion qui est, à mon avis, dangereuse pour la République.
02:17La deuxième des choses, et vous l'avez fait, c'est saluer le sang-froid de la brigade anticriminalité, des
02:22forces de l'ordre.
02:23Le bilan est lourd, il est épouvantable, mais de ce qu'a dit le procureur national antiterroriste, on le sait
02:29bien,
02:29il aurait pu être encore beaucoup plus grave qu'il ne l'est déjà.
02:32Et saluer aussi l'action de la justice, sur laquelle beaucoup trop de personnes, malheureusement, la remettent en cause,
02:37et regarder la rapidité avec laquelle le procureur est en train de mener cette enquête,
02:42est en train de faire la transparence, y compris parce que les familles, les élus du territoire,
02:47réclament cette vérité et cette transparence.
02:50La troisième chose, c'est quand les choses sont confuses, c'est aussi d'être clair sur le rejet de
02:56toute forme de violence.
02:58Le maire de Trappes a répété de nombreuses reprises depuis plusieurs jours une phrase que je trouve juste,
03:04et M. le maire, je me permets de la reprendre à mon compte, c'est « il y a des
03:07discours, en tout cas il y a des gens qui portent des discours et des mots
03:10qui finissent par armer d'autres qui, eux, passent à l'acte ».
03:14Je fais mienne complètement cette phrase, et ça nous rappelle donc aussi qu'il faut lutter de la manière la
03:21plus claire
03:21qu'il soit devant toute forme de recours à la violence, devant toute forme de racisme, devant toute forme d
03:29'antisémitisme,
03:31devant toute forme de discrimination, d'homophobie.
03:34Bref, dans la République, le combat pour ses valeurs, il ne se fait pas à la carte.
03:39Et c'est le message que j'essaie de déployer depuis que je suis Premier ministre,
03:43y compris dans cette Assemblée, lorsqu'on était tous bouleversés par cet affrontement entre ultra-gauche et ultra-droite
03:52avec la mort de Quentin, et dans lequel j'avais rappelé ici qu'on ne pouvait pas opposer un mort
04:04à un autre mort.
04:05Et cette réalité, je le redis, dans la République, on ne peut pas opposer un mort à un autre mort.
04:13Et donc le rejet de cette violence, le rejet de cette ambiguïté, dont je vois quelques remous ici ou là,
04:21n'est pas supportable et n'est pas tolérable, je le dis aussi.

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