Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 20 minutes
Alors que des députés de gauche ont quitté l'hémicycle lors de la prise de parole du député RN Sébastien Chenu, présentant ses "condoléances" à la famille du jeune homme tué lors de l'attentat raciste dans les Yvelines, le Premier ministre dénonce "l'indignité" du "recel politicien" et l'absence d'un "réflexe d'unité républicaine pour défendre les valeurs de la République". 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00L'épouvantable tuerie terroriste sur fond de motivation raciste survenue à Trappes nous a tous choqués et meurtris.
00:09C'est à la famille de ce jeune homme que nous présentons aujourd'hui nos condoléances.
00:16C'est aux familles des victimes que nous pensons également et c'est aux forces de l'ordre que nous
00:21pensons en les remerciant aussi.
00:25Comme si la tension insupportable qui règne dans notre pays ne suffisait pas, le concours de fake news a été
00:34ouvert, relayé par le journal Le Monde et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême gauche.
00:42Ceci ajoute au drame que nous traversons.
00:44Le déshonneur et la honte pour ceux qui tentent ces minables récupérations politicardes démontrent combien leurs intérêts politiciens, on est
00:54loin du pas d'amalgame, prennent le pas sur la concorde nationale appelée de nos voeux par Marine Le Pen
01:02et Jordan Bardella.
01:03Ce qui se joue ici, M. le Premier ministre, c'est ce que notre pays est en train de devenir
01:08ou plutôt ce que nous ne voulons pas qu'il devienne.
01:10Un pays communautarisé, un pays dans lequel les Français, quelles que soient leurs origines, leurs couleurs de peau ou leurs
01:18religions, se sentent menacés.
01:20Un pays dans lequel il soit impossible de dénoncer les mots de notre société et d'y apporter les solutions
01:30courageuses qui ont tant manqué.
01:32Monsieur le Premier ministre, une démocratie s'écroule lorsqu'elle se communautarise.
01:41Une démocratie se rétrécit sous les injonctions.
01:46Une démocratie s'écroule lorsqu'elle se barricade.
01:50Comment comptez-vous restaurer l'état de droit de notre côté avec Marine Le Pen ? Nous y sommes prêts.
02:00Merci, M. le Président de Groupe.
02:12La parole est à M. le Premier ministre, s'il vous plaît, mes chers collègues.
02:17Mme la Présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, M. le Président Chenu.
02:22Ça suffit !
02:27Je vais m'adresser à l'ensemble de l'hémicycle.
02:32J'ai eu le sentiment, Mme la Présidente de l'Assemblée, que vous aviez trouvé le ton juste et les
02:39mots justes dans le discours que vous avez prononcé à l'ouverture.
02:44Et j'ai le souvenir, et je le dis avec beaucoup de tristesse et de gravité, j'ai le souvenir
02:52d'attentats terroristes dans le passé, quel qu'en soit le mobile,
02:55quel qu'en soit le motif des gouvernements de gauche, des gouvernements de droite étaient ici à ce banc et
03:01dans lequel il y avait un réflexe d'unité républicaine pour défendre les valeurs de la République.
03:09Je vais même plus loin, mesdames et messieurs les députés.
03:12Il y avait même un délai de décence, de dignité, dans lequel on pleurait les victimes, dans lequel on respectait
03:22le deuil des familles,
03:24dans lequel on montrait de la compassion, de la fraternité, ce qui n'empêchait pas le débat démocratique,
03:29ce qui n'empêchait pas la droite républicaine de demander des comptes à Manuel Valls ou Bernard Cazeneuve sur les
03:35conditions dans lesquelles tel ou tel attentat avait pu avoir lieu,
03:38ce qui n'empêchait pas la gauche républicaine de demander des comptes au gouvernement de Nicolas Sarkozy sur l'attentat,
03:45par exemple,
03:46prospérité par Mohamed Mera, mais de voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir,
03:55tout sent le recel politicien, marque une forme d'indignité et, croyant combattre le racisme,
04:06précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement National.
04:12Vous devriez justement, précisément, être présent dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat,
04:20défendre l'unité de la République, défendre les valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien
04:27lâcher.
04:28Et cette ambiance particulièrement nauséabonde de ces questions au gouvernement laisse présager de rien de bon pour les semaines et
04:36les mois qui viennent.
04:38Donc moi, mesdames et messieurs les députés, quelles que soient vos sensibilités politiques,
04:42j'en appelle au sursaut et j'en appelle à être debout pour la République.
Commentaires

Recommandations