00:00L'épouvantable tuerie terroriste sur fond de motivation raciste survenue à Trappes nous a tous choqués et meurtris.
00:09C'est à la famille de ce jeune homme que nous présentons aujourd'hui nos condoléances.
00:16C'est aux familles des victimes que nous pensons également et c'est aux forces de l'ordre que nous
00:21pensons en les remerciant aussi.
00:25Comme si la tension insupportable qui règne dans notre pays ne suffisait pas, le concours de fake news a été
00:34ouvert, relayé par le journal Le Monde et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême gauche.
00:42Ceci ajoute au drame que nous traversons.
00:44Le déshonneur et la honte pour ceux qui tentent ces minables récupérations politicardes démontrent combien leurs intérêts politiciens, on est
00:54loin du pas d'amalgame, prennent le pas sur la concorde nationale appelée de nos voeux par Marine Le Pen
01:02et Jordan Bardella.
01:03Ce qui se joue ici, M. le Premier ministre, c'est ce que notre pays est en train de devenir
01:08ou plutôt ce que nous ne voulons pas qu'il devienne.
01:10Un pays communautarisé, un pays dans lequel les Français, quelles que soient leurs origines, leurs couleurs de peau ou leurs
01:18religions, se sentent menacés.
01:20Un pays dans lequel il soit impossible de dénoncer les mots de notre société et d'y apporter les solutions
01:30courageuses qui ont tant manqué.
01:32Monsieur le Premier ministre, une démocratie s'écroule lorsqu'elle se communautarise.
01:41Une démocratie se rétrécit sous les injonctions.
01:46Une démocratie s'écroule lorsqu'elle se barricade.
01:50Comment comptez-vous restaurer l'état de droit de notre côté avec Marine Le Pen ? Nous y sommes prêts.
02:00Merci, M. le Président de Groupe.
02:12La parole est à M. le Premier ministre, s'il vous plaît, mes chers collègues.
02:17Mme la Présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, M. le Président Chenu.
02:22Ça suffit !
02:27Je vais m'adresser à l'ensemble de l'hémicycle.
02:32J'ai eu le sentiment, Mme la Présidente de l'Assemblée, que vous aviez trouvé le ton juste et les
02:39mots justes dans le discours que vous avez prononcé à l'ouverture.
02:44Et j'ai le souvenir, et je le dis avec beaucoup de tristesse et de gravité, j'ai le souvenir
02:52d'attentats terroristes dans le passé, quel qu'en soit le mobile,
02:55quel qu'en soit le motif des gouvernements de gauche, des gouvernements de droite étaient ici à ce banc et
03:01dans lequel il y avait un réflexe d'unité républicaine pour défendre les valeurs de la République.
03:09Je vais même plus loin, mesdames et messieurs les députés.
03:12Il y avait même un délai de décence, de dignité, dans lequel on pleurait les victimes, dans lequel on respectait
03:22le deuil des familles,
03:24dans lequel on montrait de la compassion, de la fraternité, ce qui n'empêchait pas le débat démocratique,
03:29ce qui n'empêchait pas la droite républicaine de demander des comptes à Manuel Valls ou Bernard Cazeneuve sur les
03:35conditions dans lesquelles tel ou tel attentat avait pu avoir lieu,
03:38ce qui n'empêchait pas la gauche républicaine de demander des comptes au gouvernement de Nicolas Sarkozy sur l'attentat,
03:45par exemple,
03:46prospérité par Mohamed Mera, mais de voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir,
03:55tout sent le recel politicien, marque une forme d'indignité et, croyant combattre le racisme,
04:06précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement National.
04:12Vous devriez justement, précisément, être présent dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat,
04:20défendre l'unité de la République, défendre les valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien
04:27lâcher.
04:28Et cette ambiance particulièrement nauséabonde de ces questions au gouvernement laisse présager de rien de bon pour les semaines et
04:36les mois qui viennent.
04:38Donc moi, mesdames et messieurs les députés, quelles que soient vos sensibilités politiques,
04:42j'en appelle au sursaut et j'en appelle à être debout pour la République.
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