00:00Vous savez, en géopolitique, il y a un principe qui est plus fort que tous les autres,
00:03c'est le principe de réalité.
00:05Et la dynamique imposée par les accords d'Abraham
00:08ne dépend plus du leader israélien qui sera désigné après cette élection.
00:13Mais ce qui est important de noter ce soir,
00:15c'est comme l'a rappelé tout à l'heure mon ami Olivier Pardot,
00:19c'est la victoire de la démocratie,
00:21parce que c'est le premier scrutin post-7 octobre
00:25et c'est une victoire de la participation.
00:30Vous savez, en France, on a l'habitude de juger une élection présidentielle
00:33au regard du taux d'abstention.
00:35Eh bien, ici, on parle de taux de participation.
00:38Participation historique pour les Israéliens, 77 %,
00:41participation historique pour la communauté arabe, à près de 80 %.
00:46Et donc, ce soir, on a une élection avec un résultat qui doit encore évoluer,
00:51parce que vous savez qu'il y a 600 000 votes des Israéliens de l'étranger
00:56et des soldats qui n'ont pas encore été dépouillés
00:58et qui représentent à peu près 15 mandats,
01:0015 mandats qui doivent être redistribués.
01:03Et ces 15 mandats vont définir quelle sera réellement
01:06la prochaine coalition d'Israël.
01:08Mais quelle que soit cette coalition,
01:10elle est dans une dynamique d'intégration régionale.
01:12Et c'est ça qui, aujourd'hui, compte,
01:15c'est de voir que ce Moyen-Orient progresse
01:17avec une démocratie, une démocratie israélienne
01:20qui a encore exprimé et montré aujourd'hui
01:22et donné une leçon à ceux qui la caricaturent
01:25trop souvent sur le plateau de télé.