00:00Simplement, à la question de l'assimilation, c'est ajouter le nombre,
00:03qui forcément pose une question, parce que pour assimiler,
00:06il faut d'abord que la personne qui s'arrache à ses propres racines
00:10fasse le choix douloureux d'inscrire sa descendance dans d'autres racines que les siennes.
00:15C'est un choix pas évident, qui demande du temps et qui demande de l'attention,
00:19et que le pays apporte cette attention et la volonté de transmettre
00:23ce qui est sa substance, à savoir la France.
00:27Or, il y a eu un double mouvement.
00:28Il y a eu le nombre, et en France, il y a eu la bataille sur précisément cet héritage.
00:33Est-ce qu'on le garde ou pas ?
00:34C'est ça la bataille aujourd'hui entre la Nouvelle-France,
00:37ce n'est pas juste « venez comme vous êtes », ce qui a été le leitmotiv pendant des années
00:44et des années.
00:45Là, aujourd'hui, c'est « vous allez faire la Nouvelle-France »,
00:49c'est-à-dire que l'ancienne, puisqu'ils la reconnaissent dans le terme même de Nouvelle-France,
00:53n'existe plus, vous allez en faire ce que vous voulez.
00:55On va la régénérer, cette idée révolutionnaire tellement pas nouvelle.
00:59On va régénérer la France.
01:01Et vous avez de l'autre côté des gens qui vous disent « bah non, pardon,
01:03il y a des milliers d'années d'histoire qui nous précèdent,
01:06nous sommes des héritiers ».
01:08Elle est là, la bataille entre la gauche et la droite depuis très longtemps,
01:10et on n'a pas attendu LFI pour se faire traiter d'extrême droite,
01:13parce qu'on reconnaissait un héritage,
01:15ou qu'on pensait que la France avait débuté un peu avant 1789.
01:18C'est pas nouveau, ça n'a pas attendu LFI,
01:20et les responsabilités sont de loin, au-delà des frontières de LFI.